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République Tunisienne

Ministère de la planification et du Développement Régional


Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives

ITCEQ/N°22/2012

Caractéristiques du tissu
Industriel tunisien en 2011 :
Cadre institutionnel et Financement des PME.

BouAli Mounira

2012

________________________________________________________________

27 Rue de Liban - 1002 Tunis- Belvédère – Tunisie – Tél :(+216) 71 802 044

Fax : (+216) 71 787 034 Site Web: www.ieq.nat.tn e-mail : ieq@mdci.gov.tn

1
Sommaire

I. Avant Propos ....................................................................................................................... 3


II. Caractéristiques du tissu industriel ........................................................................................ 5
A. Structure du tissu industriel tunisien en 2011 ................................................................. 5
1. Dénombrement des entreprises tunisiennes ................................................................. 5
2. Diversité sectorielle des entreprises au niveau des industries manufacturières dans le
secteur formel : ................................................................................................................... 7
III. Cadre institutionnel des PME ........................................................................................... 14
A. Environnement et promotion des PME ....................................................................... 14
A1- Les politiques de promotion des PME. .................................................................. 15
1. La promotion de l’esprit entrepreneurial .................................................................. 15
2. L’analyse du profil du promoteur .............................................................................. 15
A2. Les programmes pour la promotion des PME. .................................................... 17
1- Le programme de mise à niveau : PMN ...................................................................... 17
2- Le Programme de Modernisation Industrielle : PMI ................................................... 18
3-Le programme d’appui à la compétitivité des entreprises et à la facilitation de l’accès
au marché (PCAM) : ....................................................................................................... 20
B. Financement des PME................................................................................................... 21
1- Le Fonds National de Garantie FNG ........................................................................... 21
2 - Le Fonds de Promotion et de Décentralisation Industrielle : FOPRODI.................... 22
3 - La société tunisienne de garantie : SOTUGAR .......................................................... 23
4- Le Fonds National de Promotion de l'Artisanat et des Petits Métiers : FONAPRAM 24
5- La Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises : BFPME ............... 24
Annexes ................................................................................................................................... 26

2
I. Avant Propos

Dès la fin des années 1990 et en perspective de l’application effective de


l’accord de libre échange avec l’UE, la Tunisie a été parmi les premiers pays à
lancer en 1996, un programme de mise à niveau (PMN) du secteur industriel.
Ce programme visait principalement une restructuration et une modernisation
du tissu industriel Tunisien et un renforcement de la compétitivité des
entreprises tunisiennes. Par ailleurs, un nouveau programme européen, dit de
modernisation industrielle (PMI), a été lancé en novembre 2003. Il met l’accent
sur le soutien des institutions publiques au secteur privé (API, centres
techniques), sur l’accès au financement, ainsi que sur la maîtrise de l’immatériel
(management, innovation, développement, gestion, organisation, marketing,
méthode de production…). Parallèlement, le gouvernement tunisien a mis à la
disposition des PME tunisiennes un financement prenant en charge 70% des
frais de développement de l’immatériel au sein de leurs structures.

Pour les pays en développement, les PME constituent un facteur potentiel


appréciable dans le processus de développement économique et social. La
flexibilité de leur structure, leur capacité à s'adapter aux fluctuations du marché,
leur aptitude à assurer une intégration économique et le développement des
régions, toutes ces qualités leur donnent une place prépondérante dans la
politique industrielle des pays préoccupés par le développement et surtout la
préservation de l'emploi.

Le tissu industriel tunisien est composé du secteur informel et du secteur formel.


Le secteur informel est défini en utilisant les critères relatifs au statut juridique
de l’unité, à la taille de l’entreprise en termes d’effectifs de salariés et à la tenue
d’une comptabilité de l’entreprise, de façon à ce que le secteur couvre les
entreprises ayant les caractéristiques suivantes :
- Statut juridique : personnes physiques,

3
- Employant moins de 6 salariés,
- N’ayant pas de comptabilité,
Quant au secteur formel, il est constitué des petites entreprises qui emploient
entre 6 et 49 salariés, des moyennes entreprises entre 50 et 199 salariés et des
grandes entreprises qui embauchent plus de 200 salariés et suivent généralement
le régime réel d’imposition.
Les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries
(PMI) constituent aujourd'hui les principaux piliers de l'économie moderne.
S’employant dans la majorité des secteurs, elles occupent le premier rang dans
la création d'emplois, la production des biens et services et la génération de la
valeur ajoutée, la richesse, et la croissance non seulement dans les pays
industrialisés mais aussi dans les pays en voie de développement.
L’analyse descriptive du tissu industriel tunisien montre sa fragilité du fait de sa
composition où le secteur formel ne présente que 3%, le secteur informel
représente 97% du tissu industriel et abrite toutes les entreprises qui ne
parviennent pas à respecter les normes minimales du secteur formel. La
concentration des activités au niveau du secteur informel dans le commerce et la
réparation et les services aux entreprises explique la complémentarité entre le
secteur formel et l’informel il y a une certaine dualité entre les deux secteurs.
Il apparaît donc, qu’à l’instar des économies développées, l’Etat tunisien assume
un rôle d’animateur et de régulateur d’une politique d’appui aux PME pour
promouvoir la croissance et la création d’emplois. Le cadre institutionnel et
juridique mis en place est semblable à celui qui existe à l’échelle internationale.
Des avantages et des incitations fiscales et parafiscales ont beaucoup encouragé
le secteur formel, ce qu’on peut constater c’est que le secteur informel a été plus
ou moins ignoré, les micro-entreprises et les indépendants ont subi une
ségrégation du côté législatif ou institutionnel. Il est donc fort utile de repenser à
la décentralisation industrielle.
En fait si l’objectif est de diversifier le contenu du tissu industriel, il est
recommandé de restructurer l’informel, le moderniser, tout en insistant sur le
développement régional et de redéfinir la PME ; le fait d’élargir la taille des

4
PME permettra de faire bénéficier une bonne partie du secteur informel des
avantages du formel, des études d’évaluation du code d’incitation aux
investissements ont eu lieu, elles étaient à titre comparatif au niveau
international et à titre d’estimation et de recensement des lois et décrets.
Des mesures sont à réviser ou à prendre pour inciter les entrepreneurs à
s’installer dans les régions du SUD et de l’Ouest. A l’état actuel des choses, il
faut des codes d’investissement spécifiques à chaque région ou par groupement
de région, d’après l’analyse descriptive du tissu industriel par région, la forte
concentration des entreprises du secteur formel est localisée dans le district de
Tunis et dans les régions côtières. Ce constat se confirme aussi en terme de
dynamisme du fait que les créations d’entreprises aient lieu dans ces mêmes
régions.
II. Caractéristiques du tissu industriel
A. Structure du tissu industriel tunisien en 2011
1. Dénombrement des entreprises tunisiennes1
Au 31 décembre 2011, le nombre d’entreprises recensées s’élève à 602222
unités de production, le secteur informel compte 583849 unités de production
qui représentent 96.9% de l’ensemble du tissu industriel, de son con côté le
secteur formel contient 18373 entreprises.

Tableau n°1 : Répartition des entreprises par taille

Effectif structure
Micro entreprises et
indépendants 583849 97%

1
En Tunisie, le dénombrement des entreprises est réalisé par l’Institut National de la Statistique(INS).
Le Répertoire National des Entreprises est l’élément central du dispositif de mesure de la démographie des
entreprises. L’utilisation de ce répertoire comme point de départ de l’analyse des caractéristiques de la PME
nécessite au préalable de préciser la définition de PME utilisée et les modalités de sélection des entreprises dans
le répertoire.

5
Petites 14891 2,5%
Moyennes 2676 0,4%
PME 17567 2.9%
Grandes 806 0,1%
Total 602222 100%
Source : INS,RNE Compilations ITCEQ

Les petites entreprises sont au nombre de 14891 et représentent 2.5% des


entreprises recensées en 2011 et les moyennes entreprises qui comptent 2676
unités de production représentent 0.4% des entreprises totales. A leurs tours, les
grandes entreprises représentent 0.1%, soit l’équivalent de 833 unités de
production.
Hormis, le secteur informel, les petites et moyennes entreprises (PME)
représentent 95.6% du secteur formel, quant aux grandes entreprises, elles
représentent la partie restante soit 4.4% (806 unités de production).

1- Diversité sectorielle des entreprises


La répartition des entreprises par secteur de l’ensemble du tissu industriel, fait
ressortir que 43.4% des entreprises appartiennent au secteur du commerce,
17.3% au secteur du transport et 12.0% aux industries manufacturières.
S’agissant du secteur informel, ses activités sont concentrées au niveau des
services et essentiellement au niveau du commerce et du transport.
De son côté le secteur formel montre de fortes concentrations des PME au
niveau, des industries manufacturières, du commerce et des services aux
entreprises en affichant des proportions respectives de l’ordre de 42.2%, 20.4%,
et 11.4%. A leurs tours les grandes entreprises, se distinguent par des
concentrations au niveau des industries manufacturières (55.7%) et au niveau
des services aux entreprises (14.1%).

Tableau n°2 : Diversité sectorielle des entreprises tunisiennes en 2011

FORMEL

ACTIVITE INFORMEL PETITES MOYENNES PME GRANDES TOTAL

6
Agriculture et Pêche 0,4% 2,8% 3,0% 2,8% 2,6% 0,4%

Ind.Manufacturières 11,0% 39,3% 58,5% 42,2% 55,7% 12,0%

Construction 4,3% 8,7% 6,8% 8,4% 6,6% 4,4%

Commerce 44,2% 22,6% 8,2% 20,4% 4,7% 43,4%

Hôtels Et Restauration 4,7% 5,6% 5,5% 5,6% 8,9% 4,7%

Transport&postes 17,7% 4,6% 3,1% 4,4% 3,2% 17,3%


Services Aux
Entreprises 9,2% 11,6% 10,5% 11,4% 14,1% 9,3%

Education 3,3% 2,8% 2,1% 2,7% 1,1% 3,3%

Services Collectifs 5,0% 1,5% 1,2% 1,4% 0,9% 4,9%

Autres 0,2% 0,6% 1,1% 0,7% 2,1% 0,3%

Total 100% 100% 100% 100% 100% 100%


Source : INS, RNE ,Compilations de l’ITCEQ

2. Diversité sectorielle des entreprises au niveau des industries manufacturières


dans le secteur formel :
Les grandes entreprises et les PME représentent respectivement 5.7% et 94.3%
des industries manufacturières dans le secteur formel, à elles seules les petites
entreprises accaparent presque les trois quarts des PME (74.4%).
Les PME sont fortement concentrées au niveau des industries textiles et
habillement (28.0%) et au niveau des industries agricoles et alimentaires
(19.7%). Par contre pour les autres secteurs, elles ont eu une part qui oscillait
entre 2.4% et 7.6% à l’exception de l’activité de la métallurgie et du travail des
métaux où les entreprises représentent 8.8%.

Tableau n°3 : Répartition sectorielle des entreprises dans les Industries Manufacturières
Formel Total

7
Petites Moyennes PME Grandes
Effectif 1416 131 1547 50 1597
Industries Agricoles et pourcentage 18,0% 1,7% 19,7% 0,6% 20,3%
Alimentaires
Effectif 1456 743 2199 173 2372
Industries Textiles et pourcentage 18,5% 9,4% 28,0% 2,2% 30,2%
Habillement
Effectif 254 89 343 26 369
Industries du cuir et de la pourcentage 3,2% 1,1% 4,4% 0,3% 4,7%
chaussure
Effectif 442 158 600 79 679
Fabrication de machines et
équipements Mécaniques, pourcentage 5,6% 2,0% 7,6% 1,0% 8,6%
Electriques et
Electroniques
Travail du bois et Effectif 177 13 190 0 190
fabrication d'articles en pourcentage 2,3% 0,2% 2,4% 0,0% 2,4%
bois
Industries du papier et du Effectif 234 53 287 8 295
carton. Edition et pourcentage 3,0% 0,7% 3,7% 0,1% 3,8%
Imprimerie
Effectif 187 46 233 18 251
pourcentage 2,4% 0,6% 3,0% 0,2% 3,2%
Industries chimiques
Effectif 224 57 281 10 291
Industries du caoutchouc et pourcentage 2,8% 0,7% 3,6% 0,1% 3,7%
des plastiques
Fabrication d'autres Effectif 259 67 326 35 361
produits minéraux non pourcentage 3,3% 0,9% 4,1% 0,4% 4,6%
métalliques
Effectif 596 94 690 15 705
Métallurgie et Travail des pourcentage 7,6% 1,2% 8,8% 0,2% 9,0%
Métaux
Effectif 239 46 285 8 293
pourcentage 3,0% 0,6% 3,6% 0,1% 3,7%
Industries Extractives
Effectif 364 69 433 27 460
Autres Industries pourcentage 4,6% 0,9% 5,5% 0,3% 5,9%
Manufacturières
Effectif 5848 1566 7414 449 7863
Total pourcentage 74,4% 19,9% 94,3% 5,7% 100%
Source : INS, RNE ,Compilations de l’ITCEQ

2. Diversité régionale des entreprises


Toute taille confondue, le District de Tunis accapare plus du tiers du tissu
industriel, l’implantation des entreprises du secteur informel s’est surtout
effectuée dans le District de Tunis (35.1%), au Centre-Est (24.2%) et au Nord
Est (13.2%).

8
Graphique n°1 : Diversité régionale des entreprises en 2011 du secteur informel

40%
secteur informal
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%

Graphique n°2 : Diversité régionale des entreprises en 2011 du secteur formel

60%
petites
50% moyennes

40% grandes

30%

20%

10%

0%

Pour le secteur formel, toute catégorie confondue, la ventilation des entreprises


selon la taille et la région montre la prédominance de ces dernières dans le
District de Tunis (45.0%) et dans la région du Centre Est (30.6%).
Les régions de l’Ouest attirent beaucoup moins les entreprises qui préfèrent le
District de Tunis (45.0%), le Centre-Est (30.6%), et le Nord-Est (13.1%). Le
Centre Est comprend 30.6% des unités de production du secteur formel dont
29.5% sont des PME.

9
Dans le District de Tunis, on recense 213239 unités de production en 2011
contre 122934 en 2000, soit une progression de 73.4%. Réparti en secteur
informel et formel, le premier compte 204963 unités de production et le second
ne représente qu’une part de 3.9%.
Le gouvernorat de Tunis accapare une part supérieure à 50% de l’effectif des
entreprises. Un découpage sectoriel fait ressortir une forte concentration des
activités de commerce de détail et celles de l’immobilier, de location et des
services aux entreprises et des activités financières dans le gouvernorat de Tunis.
De son côté, le gouvernorat de Ben Arous abrite 39572 unités de production en
2011 contre 22313 en 2000, en accroissement de 77.3%, les entreprises du
secteur formel ont un effectif relativement faible par rapport à celui de
l’informel (1688).
Le nombre d’entreprises installées dans le gouvernorat de l’Ariana est en
progression de 90.6% par rapport à l’année 2000 en passant de 19207 unités de
production à 36618 en 2011. De même dans le gouvernorat de Manouba une
hausse de 79.5% a été enregistrée en passant de 12439 à 22323, le nombre
d’entreprises du secteur formel est de 408 dont les PME représentent presque
400 en 2011.
Le nombre d’entreprises dans la région du Nord Est a enregistré une hausse de
64.8%, localisée essentiellement dans les gouvernorats de Nabeul et Bizerte, et
aussi une hausse de 78.1% entre 2000 et 2011 dans le gouvernorat de Zaghouan.

Graphique n°3 : Diversité régionale des entreprises


District de Tunis

10
Mannouba

Ben Arous
2011

2000

Ariana

Tunis

0 20 000 40 000 60 000 80 000 100 000 120 000

Graphique n°4 : Diversité régionale des entreprises Nord Est

Bizerte

Zaghouan 2011
2000

Nabeul

0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000

La région du Nord Ouest représente une part de 8.3% du total des entreprises du
tissu industriel. L’effectif des entreprises alloué à cette région est en progression
de 30.3% entre les années 2000 et 2011 en passant de 38330 unités de
production à 49961. Le secteur formel compte seulement 518 entreprises dont
10 sont grandes, le reste appartient à la catégorie des PME.

Graphique n°5 : Diversité régionale des entreprises

11
Nord Ouest

Siliana

Le Kef

2011
2000
Jendouba

Beja

0 5 000 10 000 15 000 20 000

Tous les gouvernorats du Nord Ouest ont enregistré des hausses en terme
d'effectifs d’entreprises, en particulier Béja et Jendouba en représentant
respectivement 67.7% et 21.6%.
Une ventilation plus fine des entreprises par activité et par gouvernorat montre
que l’activité du commerce de détail et la réparation d’articles domestiques sont
les plus répandues dans cette région et que les industries manufacturières sont
faiblement représentées.
S’agissant de la région du Centre Est, le nombre d’entreprises représente
environ le quart du tissu industriel (24.4%), il s’est accru de 66.3% par rapport à
l’année 2000, les gouvernorats de Sousse et Monastir ont eu une hausse des
effectifs d’entreprises sur la période 2000-2011. De son côté le gouvernorat de
Sfax a vu l’effectif des entreprises s’accroitre de 54.3% de même pour le
gouvernorat de Mahdia qui a enregistré une hausse de 57.3%

12
Graphique n°6 : Diversité régionale des entreprises
Centre Est

Sfax

Mahdia

2011
2000
Monastir

Sousse

0 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000 60 000

La composition du secteur formel dans cette région nous renseigne que les PME
représentent 95.9% dont 81.9 % des entreprises sont de petite taille alors que les
grandes ont une part de 4.1%.
Un découpage par activité fait ressortir qu’en 2011, sur 17059 entreprises
exerçant dans les industries THC, 6257 unités de production sont installées dans
cette région (36.7%), il en est de même pour les activités de commerce en
occupant 23.5%.
Le nombre d’entreprises dans la région du Centre Ouest qui comprend les
gouvernorats de Kairouan, Sidi Bouzid et Kasserine, a accusé une hausse de
46.5% entre 2000 et 2011 en passant de 31663 unités de production à 46377.
Toutefois, il importe de signaler que cet effectif ne représente que 7.7% du tissu
industriel et que tous les gouvernorats ont enregistré des hausses respectives de
l’ordre de 40.7%, 49.5% et 53.7%.

Graphique n°7 : Diversité régionale des entreprises


Centre Ouest

13
Sidi Bouzid

Kasserine 2011
2000

Kairouan

0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000

En effet une comparaison du nombre d’entreprises localisées dans la région du


Centre Est par rapport à celui du Centre Ouest, montre que ce dernier ne
représente que 31.6% du premier en 2011 et que l’effectif des entreprises dans
les activités de commerce dépasse celui des industries manufacturières.
Le nombre d’entreprises localisées dans la région du Sud Est s’est accru de 36%
entre 2000 et 2011, pour ces trois gouvernorats on signale la forte présence des
activités de commerce et des transports. Il est à mentionner qu’en 2011, le
nombre d’entreprises dans cette région représente 7% du total du tissu industriel,
les PME ne représentent que 0.1%
S’agissant des entreprises localisées au Sud Ouest, elles relèvent du secteur
informel et représentent 4% du total du tissu industriel, il ya presque une
absence totale des PME.

III. Cadre institutionnel des PME

A. Environnement et promotion des PME

14
Pour promouvoir les PME tunisiennes, les pouvoirs publics ont mis en œuvre
plusieurs réformes visant, en particulier, le cadre réglementaire, la fiscalité, le
système d’incitation et le système financier. Ces mesures sont à la fois variées,
dynamiques et tentent d’accompagner les PME au cours des différentes phases
de leurs activités. Ainsi, on distingue des mesures destinées à la promotion de
l’esprit entrepreuneurial et la création des PME, au développement et à la
pérennité de l’entreprise, à l’amélioration du climat des affaires et de son accès
au financement.
A1- Les politiques de promotion des PME.
Le dispositif institutionnel d’appui à l’entrepreneuriat en Tunisie compte plus de
25 établissements et intervenants dédiés au soutien des promoteurs à travers
plusieurs mécanismes.
1. La promotion de l’esprit entrepreneurial
La promotion de l’esprit entrepreneurial en Tunisie cible la diffusion de la
culture de l’initiative dans le domaine de l’emploi par la vulgarisation des
démarches de création d’une entreprise et la communication des nouveautés
relatives aux encouragements et mesures gouvernementales offertes aux
nouveaux et jeunes promoteurs.
A ce niveau « L’Agence de Promotion de l’Industrie » (API) a lancé des
campagnes de sensibilisation pour promouvoir les activités du « Centre de
Soutien à la Création des Entreprises » (CSCE). Egalement « l’Agence
Tunisienne de l’Emploi » (ATE) ainsi que « la Banque de Solidarité » (BTS)
participent à la médiatisation des informations relatives aux mécanismes de
création des petites entreprises.

2. L’analyse du profil du promoteur


Dans le but d’augmenter les chances de réussite des PME, plusieurs institutions
procèdent à l’analyse du profil du nouveau promoteur pour identifier la
compatibilité entre ses aptitudes professionnelles, son niveau d’éducation et les
caractéristiques du projet, et dans un deuxième temps l’orienter pour combler les
lacunes constatées.

15
Par exemple, « L’Agence Tunisienne de l’Emploi » (ATE) et « Le Centre de
Soutien à la Création des Entreprises » en coopération avec « l’Agence de
Promotion de l’Industrie » se chargent des interviews d’orientation des
demandeurs d’emploi aussi bien que des porteurs d’idées et identifient le profil
du promoteur. De plus, « Le Centre National d’Information et d’Orientation
Professionnelle » organise des sessions d’orientations approfondies pour aider le
futur promoteur à exploiter ses points forts et à réaliser son bilan professionnel à
l’instar de « L’espace entreprendre » qui est doté d’une grille d’évaluation, et
d’une méthodologie d’adéquation du projet par rapport au promoteur.

-L’étude du projet et l’élaboration du plan d’affaires

Au niveau de cette phase, le législateur a institué une prime d’étude au titre de


l’assistance technique offerte au jeune promoteur inexpérimenté ainsi qu’un
congé pour entreprendre au profit des futurs promoteurs en exercice.
En outre, les programmes et manuels CEFE (création d’entreprises et formation
d’entrepreneurs) sont un ensemble d’instruments d’apprentissage et de
formation pour le développement des compétences entrepreneuriales des
diplômés des universités et des centres de formation professionnelle et les
licenciés pour des raisons techniques.

De même, « L’espace entreprendre » et le CSCEC fournissent des références et


une documentation abondante et assistent le futur promoteur quant à la
recherche des informations relatives à la constitution de l’étude du projet.

Le dernier évènement dédié à la promotion des PME est le lancement de la


campagne nationale pour la création et le développement des PME par le
ministère de l’industrie, de l’énergie et des PME avec le concours de l’API, du
PMI (programme de modernisation de l’industrie : une initiative de la
commission européenne) et l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de

16
l’artisanat. L’organisation de la campagne au niveau national à Tunis (Avril
2005) a été suivie par une campagne au niveau régional (à partir de Mai 2005).
Cette campagne ouvre à priori de nouveaux horizons devant les créateurs
potentiels d’emplois, diplômés et autres initiateurs de projets et permet de
diffuser la culture entrepreneuriale en mettant en place une stratégie globale au
profit du tissu industriel sur tout le territoire tunisien pour exhiber les différentes
composantes du cadre juridique et institutionnel de la création des PME. La
campagne comporte les volets de soutien à la création d’entreprise, de la qualité
et du coaching en impliquant l’ensemble du tissu institutionnel d’appui à
l’entrepreneuriat.

A2. Les programmes pour la promotion des PME.

Le développement des PME tunisiennes a suscité l’instauration d’un dispositif


qui traduit la volonté de renforcer la compétitivité. Ce dispositif repose sur deux
grands programmes :
- Le programme de mise à niveau PMN.
- Le programme de Modernisation industrielle PMI.

1- Le programme de mise à niveau : PMN


Les autorités tunisiennes ont inscrit le programme de mise à niveau des
entreprises dans le IXe plan (1996-2001) et le Xe plan de développement (2002-
2006), en incitant les entreprises à moderniser leur outil de production et leurs
pratiques de gestion. La deuxième phase du programme retenue dans le Xe plan
(2002-2006) est caractérisée par des mesures spécifiques prises à l’égard des
PME afin de mieux les inclure2.
Les dites mesures s’articulent autour de quatre axes, à savoir une compagne
nationale de sensibilisation reposant sur un nouvel instrument de pré-diagnostic,
des facilités de trésorerie au profit des consultants et des entreprises pour

2
Mesures présidentielles de Mai 2002 en faveur de la PME

17
encourager l’investissement immatériel, une amélioration de l’encadrement par
le recrutement de cadres, le coaching du chef d’entreprise et l’intégration de
l’entreprise dans des réseaux et la mise à disposition des instruments
convenables pour contribuer à la restructuration financière. Ces axes recouvrent
les instruments suivants :
* La réalisation de pré-diagnostic des PME pour identifier les principales forces
et faiblesses et du potentiel de développement de l’entreprise pour l’initier à
s’engager dans un plan de mise à niveau dont le coût est pris en charge par le
FODEC (Fonds de Développement et de Compétitivité Industrielle) et
l’encouragement des consultants à la réalisation d’actions immatérielles
collectives structurantes au profit des PME (un lot de trois entreprises est le
minimum pour solliciter l’avantage).
* La prise en charge partielle par le FODEC des salaires des cadres recrutés dans
le cadre de mise à niveau, soit 70% du salaire annuel de trois cadres au
maximum avec un plafond de 7000 par an.
* Le versement d’une avance sur la prime relative aux investissements matériels
aux PME dont les programmes de mise à niveau sont approuvés et où les
investissements ne dépassent pas 500 MDT. Cette avance représente 50% du
montant de la prime avec un plafond de 40 MDT.
Le programme de mise à niveau s’est de plus en plus orienté vers les petites et
moyennes entreprises dont l’investissement est inférieur à 3 MDT, et cette
tendance est en train de se renforcer. Cependant, la poursuite du programme de
mise à niveau nécessite de toucher des entreprises plus petites en terme de taille
d’investissement et moins bien structurées.

2- Le Programme de Modernisation Industrielle : PMI

Ce programme finance, par le biais d’un don de l’union européenne, l’assistance


et l’expertise nécessaires à la réalisation des trois grands programmes
nationaux : le coaching, la qualité et la création d’entreprises. Le PMI fournit
également une assistance technique de nature plus institutionnelle en faveur de

18
la métrologie, de la normalisation, de la propriété industrielle et de l’accès des
PME au financement.

-Le Programme National de Coaching : PNC

Le Programme National de Coaching représente un nouveau mécanisme en


faveur des PME, il vise à donner une impulsion décisive à la productivité de
l’entreprise et donc à sa compétitivité industrielle en l’invitant à miser sur les
investissements immatériels. 400 PME industrielles et de service peuvent
bénéficier du soutien de ce programme.
Ce programme s’étend sur 3 ans (2005-2007). Il met à la disposition des
entreprises bénéficiaires des experts tunisiens et internationaux qui seront
chargés d’assurer l’assistance technique et l’accompagnement durant la phase de
réalisation des phases convenues.
Le financement : ce programme bénéficie de l’appui financier de l’Etat à travers
le fonds de compétitivité industrielle (FODEC) et de l’Union Européenne à
travers le programme de modernisation industrielle (PMI). La contribution de
l’entreprise bénéficiaire se limite à 2100D du coût du programme.
-Le Programme National de la Qualité : PNQ

Le programme national de la qualité (PNQ) vise à assister les entreprises cibles


pour mettre en place des systèmes de management qualité, de sécurité, de
l’hygiène, de l’environnement et des systèmes de management sectoriels et ce en
vue de leur certification selon des normes et des référentiels internationaux dans
divers domaines (ISO 9001, ISO 14001, OHSAS 18001,…).
Le PNQ met à la disposition des entreprises bénéficiaires, des experts tunisiens
et internationaux (20 à 60 hommes/jours d’expertises selon la nature du projet
d’assistance) qui seront chargés d’assurer l’assistance technique et
l’accompagnement durant la phase de mise en place du système de management
de la qualité.
-Le Programme National de Soutien à la Création d’Entreprises.

19
Ce programme vise l’accompagnement de 120 promoteurs de projets industriels
ou de service liés à l’industrie (2005-2007). Il met à la disposition des
promoteurs un ensemble d’outils permettant :
• Le soutien à l’identification des projets (Etudes de positionnement stratégique
des branches industrielles en Tunisie et dans les marchés concurrents,
monographies sectorielles couvrant tous les secteurs industriels)
• L’accompagnement dans la réalisation (formation soutenue, service et
logistique continus, appui logistique, assistance orientée vers l’étude du projet et
l’initiation aux méthodes de gestion et le rapprochement avec les instances
financières
• Le soutien pour mieux bénéficier des facilitations et des incitations à
l’investissement accordés par l’Etat (la présence décentralisée de 24
représentations régionales de l’API au service des créateurs et des entreprises
pour assurer une écoute continue, un encadrement spécifique et une base de
données (zoning industriels).
3-Le programme d’appui à la compétitivité des entreprises et à la
facilitation de l’accès au marché (PCAM) :
Le programme de modernisation des industries (PMI) initialement prévu pour la
période 2003-2008 et prorogé d’une année, a pris fin en décembre 2009 pour
laisser la place au programme d’appui à la compétitivité des entreprises et à la
facilitation de l’accès au marché (PCAM).
Etalé sur quatre années (2010-2013) et doté d’une enveloppe de 23 millions
d’euro, le programme d’appui à la compétitivité des entreprises et à la
facilitation de l’accès au marché poursuit trois objectifs principaux :
- améliorer la capacité des entreprises tunisiennes bénéficiaires à répondre aux
exigences réglementaires et normatives du marché communautaire et ce pour les
secteurs des industries mécaniques et électriques, du secteur agroalimentaire, du
secteur des services liés à l’industrie et du secteur des industries des matériaux
de construction.
- Optimiser et adapter l’infrastructure qualité tunisienne aux exigences du
marché européen afin de pouvoir conclure des accords de reconnaissance

20
mutuelle dans le domaine de l’évaluation de la conformité (ARM-ACAA), pour
les secteurs soutenus par le PCAM.
- Préparer la Tunisie à une éventuelle extension des accords de reconnaissance
mutuelle à d'autres secteurs stratégiques.
Il est à signaler que le programme d’appui à la compétitivité des entreprises et à
la facilitation de l’accès au marché s'articulera autour de deux axes
d'intervention: l'appui aux entreprises (qualité et coaching) et l'appui à
l'infrastructure qualité.

B. Financement des PME


Dans le contexte de l’économie tunisienne, le financement bancaire demeure le
principal instrument de financement des entreprises alors que le recours à la
finance directe est relativement récent. En outre, les banques commerciales
restent l’acteur prédominant, et ce malgré le développement d’une gamme
diversifiée d’institutions financières telles que le leasing, le factoring, les
SICAV, les SICAR et les SICAF.
En revanche, la problématique des modes de financement des PME demeure, ce
qui explique les mesures prises pour développer les mécanismes et les
institutions publiques de soutien pour renforcer les fonds propres et les capitaux
longs des PME : Fonds National de garantie, le FOPRODI, le FONAPRAM, la
société tunisienne de garantie SOTUGAR et la banque de financement des
petites et moyennes entreprises BFPME.
1- Le Fonds National de Garantie FNG

Le Fonds National de Garantie (FNG) est destiné à garantir le dénouement de


certaines catégories de prêts consentis par les banques sur leurs ressources
ordinaires ou d'emprunts en faveur des PME et des crédits accordés à l'ensemble
des agriculteurs contre les risques de sécheresse.

Les crédits et participations éligibles à la garantie du FNG sont :

21
- Les crédits à court terme d’exploitation accordés aux petits et moyens
agriculteurs et pêcheurs.

- Les crédits à moyen et long termes accordés aux petits et moyens agriculteurs
ou pêcheurs et aux entreprises à caractère coopératif ou mutualiste bénéficiant
de l'aide de l'Etat dans le cadre du Code d'incitations aux investissements.

- Les crédits à court, moyen et long terme accordés aux petites et moyennes
entreprises travaillant dans le secteur des industries manufacturières et dans les
activités de services éligibles aux concours du FOPRODI.

- Les crédits à moyen terme finançant les investissements dans le secteur de


l'artisanat et des petits métiers éligibles aux concours du FONAPRAM.

- Les crédits de préfinancement des exportations et d'escompte d'effets


représentatifs de créances sur l'étranger.

- Les crédits de culture saisonnière et les crédits d'investissement consentis aux


agriculteurs.

- Les crédits à moyen terme consentis aux projets bénéficiant des concours du
Fonds d'Incitation à l'Innovation dans les Technologies de l'Information (FITI).

- Les micro-crédits accordés par les associations

- Les participations des SICAR réalisées dans les petites et moyennes entreprises
travaillant dans les secteurs des industries manufacturières et des services et
bénéficiant des concours du FOPRODI et dans les projets bénéficiant des
concours du FITI.

2 - Le Fonds de Promotion et de Décentralisation Industrielle : FOPRODI

Le FOPRODI a pour tache de favoriser la promotion des entrepreneurs


(nouveaux promoteurs); encourager la création et le développement des PME et
mettre en œuvre des mesures d'incitation à la décentralisation des

22
investissements dans le domaine industriel. Pour la petite et moyenne entreprise
PME, le FOPRODI intervient comme suit :

- Pour la première tranche de l'investissement et jusqu’à 1 million de dinars, la


participation imputée sur les ressources du FOPRODI ne doit pas dépasser 30%
du capital minimum.

- Pour le reliquat de l'investissement et jusqu'à 3 millions de dinars, la


participation du FOPRODI ne doit pas dépasser 10% du capital additionnel
minimum.

- Une prime d'étude et d'assistance technique représentant 70% du coût global


de l'étude et de l'assistance technique plafonnée à 20000 dinars.

3 - La société tunisienne de garantie : SOTUGAR

L’article 24 de la loi n°2002-101 du 17/12/2002 relative à la loi des finances


pour l'année 2003, a institué un régime de garantie de certaines catégories de
prêts accordés par les établissements de crédits, aux moyennes entreprises dans
l'industrie et les services et de certaines catégories de participations réalisées par
les sociétés d'investissement à capital risque dans le capital des entreprises
concernées; ce système de garantie est appelé « Régime de garantie des crédits
accordés aux moyennes entreprises dans l'industrie et les services et des
participations dans leur capital ».

Le partage des montants irrécouvrables entre le régime de garantie (SOTUGAR)


et la Banque ou la SICAR s'effectue conformément à la répartition suivante :

- Dans le cas des projets réalisés dans les zones de développent régional, les
projets initiés par les nouveaux promoteurs et les projets bénéficiant du
concours du fonds d'incitation à l'innovation dans les technologies de
l'information : 75 % par la SOTUGAR et 25 % par la banque ou la SICAR.

23
- Dans le cas des autres entreprises : 60% par la SOTUGAR et 40% par la
banque ou la SICAR.

4- Le Fonds National de Promotion de l'Artisanat et des Petits Métiers :


FONAPRAM

L'objectif du fonds est de favoriser la promotion des projets à caractère artisanal


et à encourager les petits métiers à travers une prime d'investissement égale à
6% du coût du projet ou une dotation remboursable sur 11 ans avec un délai de
grâce ne dépassant pas la durée de remboursement du crédit bancaire avec un
taux d'intérêt de retard de 4%.

5- La Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises :


BFPME

La BFPME est entièrement dédiée aux petites et moyennes entreprises pour


contribuer au financement de la création des entités productives (hors secteur
touristique et promotion immobilière) dont le coût total est compris entre 80
mille et 4 millions de dinars ou des projets d’extension (hors secteur touristique
et promotion immobilière) dont le coût total (immobilisations nettes + nouveaux
investissements) est compris entre 80 mille et 4 millions de dinars. La BFPME
finance l’investissement matériel (terrain exclu) et immatériel à la création et au
niveau de l’extension par l’octroi de crédits à moyen et long termes.

Missions de la banque :
• Compléter le dispositif de financement actuel et dynamiser le rythme de
croissance de l’investissement et de soutenir l’initiative privée en favorisant
l’émergence des projets innovants.
• Apporter l’assistance et le soutien nécessaires pour faciliter la création de
PME et favoriser le développement des PME existantes en finançant les
opérations d’extension.
Edifier un nouvel outil qui viendra consolider l’intervention des opérateurs du
système financier en :
a. Développant une dynamique dans l’identification des créneaux porteurs ;

24
b. Développant une expertise dans l’étude des projets faisant appel aux
technologies les plus avancées.
c. Evaluant rigoureusement les potentialités de développement que recèlent les
projets à financer ;
d. Assurant un suivi étroit des réalisations.
e. Financement des investissements effectués par les entreprises évoluant dans
les secteurs éligibles dont le coût d’investissement se situe entre 100.000 Dinars
et quatre millions de Dinars.
f. Financement des PME au titre des marchés publics avec la possibilité d’octroi
d’avances aux entreprises adjudicataires de ces marchés.
g. Intervention de la banque entre 25% et 50% du coût du projet avec un plafond
de un million de Dinars.
Il est à noter cependant que la banque intervient en cofinancement avec les
autres organismes de financement de la place (banques, SICARs, organismes de
leasing…) et contribue à la couverture d’une partie du risque à travers la
SOTUGAR. En outre, la BFPME contribue au renforcement des fonds propres
de l’entreprise directement par une ligne dédiée au capital risque ou
indirectement par ses relations avec les SICARs de la place.

25
Annexes

Annexe1

Définition d’une entreprise


Toute personne morale ou physique exerçant une activité industrielle, commerciale, agricole
ou toute autre profession libérale telle que définie par le décret portant création du répertoire
national d’entreprises. En pratique les unités du répertoire sont identiques aux entreprises
disposant d’une patente auprès de la direction générale du contrôle fiscal.
Patente : elle représente l’autorisation d’exercer une activité commerciale ou artisanale contre
paiement d’une somme d’argent, accordée de la part du ministère des finances selon deux
régimes :

26
1-Régime réel d’imposition : les entreprises sont imposées sur la base des bénéfices
réellement réalisés et doivent à cet effet respecter un certain nombre d’obligations et
déclaratives. Lorsque l’un des régimes du bénéfice réel est retenu, il s’applique :
- Aux bénéfices réalisés par l’entreprise.
- A la TVA.
2- Régime forfaitaire d’imposition : ce régime s’applique sous certaines conditions aux
entreprises (généralement les personnes physiques) dont le chiffre d’affaire annuel ne dépasse
pas 30.000 Dinars.
Les moyennes entreprises emploient un effectif salarié compris entre 50 et 199 salariés et
suivent le régime réel d’imposition. Et les grandes entreprises (200 salariés et plus), elles
suivent le régime réel d’imposition.

Annexe2
Définitions de la PME
En Tunisie il n’existe pas une définition légale de la (PME), mais plutôt
des définitions implicites adoptées par le programme de mise à niveau (PMN),
la banque de financement des petites et moyennes entreprises BFPME et de la
bourse des valeurs mobilières. En effet, suite aux mesures présidentielles de mai
2002, le PMN s’est orienté vers les petites et moyennes entreprises dont
l’investissement est inférieur à trois millions de dinars alors que la BFPME
(dédiée exclusivement aux financement des PME) contribue au financement de
la création des entités productives (hors secteur touristique et promotion
immobilière) dont le coût total est compris entre 80 mille et 4 millions de dinars

27
ou des projets d’extension (hors secteur touristique et promotion immobilière)
dont le coût total (immobilisations nettes + nouveaux investissements) est
compris entre 80 mille et 4 millions de dinars. Quant à la bourse, en se référant
au décret 77-608, modifié par le décret 2005-2397, elle considère comme PME,
les entreprises dont les critères d'actifs immobilisés nets et d'effectif n'atteignent
pas les seuils suivants: Quatre millions de dinars en ce qui concerne le montant
d'actifs immobilisés nets et 300 personnes en ce qui concerne l'effectif total.
Pour le cas de la Tunisie, la définition de la PME retenue dans le cadre de
l’élaboration du répertoire national des entreprises se réfère au nombre de
salariés embauchés et classe dans la catégorie des petites entreprises (PE), celles
qui emploient entre 6 et 49 salariés, dans celle des moyennes entreprises (ME)
celles qui emploient entre 50 et 199 salariés et les grandes entreprises (GE) 200
salariés et plus.

Annexe3
Au niveau international ; les définitions de la PME, sont très disparates du fait de la
diversité et des spécificités structurelles des économies. A titre d’exemple, l’Union
Européenne, considère comme moyennes entreprises les entités employant moins de 250
salariés et dont, soit le chiffre d’affaires annuel est inférieur ou égal 40 millions d’euros, soit
le total du bilan ne dépasse pas 43 millions d’euros. Les petites entreprises sont celles qui
emploient moins de 50 salariés et dont, soit le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions
d’euros, soit le total de bilan ne dépasse pas 10 millions d’euros. Cette définition
communautaire de la PME n’a pas empêché l’adoption des définitions appropriées aux
contextes nationaux.
En Allemagne par exemple, les PME sont définies comme des entreprises employant entre 10
et 500 personnes ou dont le chiffre d’affaires est inférieur à 50 millions d’euros alors que la
France adopte la définition communautaire des PME tout en distinguant les très petites

28
entreprises qui embauchent entre 10 et 19 employés. Aussi, la République tchèque adopte la
définition européenne mais les entreprises qui opèrent dans l’industrie primaire (ex.
l’agriculture) ne sont pas considérées comme des PME même si elles emploient moins de 250
salariés. Par contre, en Hongrie, seul le critère du nombre des employés embauché est retenu
dans la définition d’une PME. Ainsi, sont appelées petites entreprises, les entités employant
entre 10 et 49 salariés et moyennes entreprises, les entités employant entre 50 et 249 salariés.
Pour ce qui est des autres pays, nous citerons la définition mexicaine vu sa complexité : La
définition de la PME au Mexique dépend du secteur d’activité et du nombre des employés, ce
qui permet d’identifier la matrice suivante :
- Au niveau de l’industrie, les petites entreprises emploient entre 31 et 100 salariés et les
entreprises de taille moyenne engagent de 101 à 500 employés.
- Au niveau des activités de commerce, les petites entreprises emploient entre 6 et 20
salariés et les entreprises de taille moyenne engagent de 21 à 100 employés.
- Au niveau des services non financiers, les Petites entreprises emploient entre 21 et 50
salariés et les entreprises de taille moyenne engagent de 51 à 100 employés.
En résumé, deux approches se distinguent :
-Une approche dimensionnelle globale, fonction de la taille de l’entreprise en terme de
nombre des salariés et/ou le volume du chiffre d’affaires et/ou la taille du bilan.
-Une approche sectorielle et dimensionnelle, fonction de l’activité exercée et d’un critère
dimensionnel.

Annexe4
COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DU MARCHÉ FINANCIER RELATIF À LA
DÉFINITION DE LA NOTION DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
OPÉRANT DANS LES SECTEURS LIBRES À LA CONSTITUTION AU SENS DE
L'ARTICLE 21 BIS DU DÉCRET N° 77-608 DU 27 JUILLET 1977

Pour la mise en conformité de la traduction française à la version originale arabe du


communique du CMF relatif à la définition de la notion des petites et moyennes entreprises
opérant dans les secteurs libres à la constitution au sens de l'article 21 bis du décret n° 77-
608 du 27 Juillet 1977, le critère «montant d’immobilisations nettes» s'entend «actifs nets
immobilisés» conformément au système comptable des entreprises et englobe:
- les immobilisations incorporelles.
- les immobilisations corporelles.
- les immobilisations financières.

De ce fait, le texte à prendre en considération est le suivant:

29
Pour l'application des dispositions de l'article 21 bis du décret n° 77-608 du 27 juillet 1977, tel
que modifié et complété par les textes subséquents et notamment par le décret n° 2005-2397
du 31 août 2005, exonérant de l'approbation préalable de la Commission Supérieure
d'Investissement, la participation étrangère dans le capital des petites et moyennes entreprises
opérant dans les secteurs libres à la constitution, sont considérées comme petites et moyennes
entreprises, conformément aux recommandations du conseil interministériel du lundi 13 mars
2006, les entreprises dont les critères d'actifs immobilisés nets et d'effectif n'atteignent pas les
seuils suivants:
- quatre millions de dinars en ce qui concerne le montant d'actifs immobilisés nets;
- et 300 personnes en ce qui concerne l'effectif total.
Pour les sociétés anonymes, la justification de l'observation de ces deux conditions s'effectue
par la présentation d'une attestation délivrée par le commissaire aux comptes indiquant
l'effectif total et le montant des immobilisations corporelles nettes.
Le décompte du montant des actifs immobilisés nets se fait par référence au montant arrêté à
la clôture du dernier exercice. Pour, les sociétés qui ne sont pas tenues d'arrêter des états
financiers à la date de la réalisation de l'opération de participation étrangère, le décompte par
le commissaire aux comptes se réfère au cumul des actifs immobilisés tel que validé à la fin
du mois précédant le mois de réalisation de l'opération.
La détermination de l'effectif total est effectuée sur la base du critère prévu par l'article 5 de
l'Arrêté des ministres des Finances et du tourisme, du commerce et de l'artisanat du 28 février
2003, portant homologation du barème des honoraires des auditeurs des comptes des
entreprises de Tunisie.
Bulletin du CMF 2588 du Mercredi 03 Mai 2006

30
Annexe 5
Principes d’action de l’OCDE concernant le financement des PME et de
l’entrepreneuriat

• Concentrer l’aide au stade de l’amorçage tout en préservant la flexibilité par le biais d’un
large éventail d’instruments financiers : prêts adossés à des actifs, location-bail, prêts du
secteur non financier, titrisation de créances, crédit commercial... ;
• Adapter le principe du partage des risques et effectuer des évaluations pour orienter les
programmes publics ;
• Faire connaître aux PME, par des programmes ciblés (adaptés aux disparités régionales,
sectorielles et culturelles), les options de financement disponibles ;
• Favoriser les outils de financement du développement local (pépinières d’entreprises,
grappes innovantes de PME, parcs scientifiques et technologiques, agences de
développement) en mettant en place des stimulations financières adaptées ;
• Multiplier les outils adaptés à des besoins précis ;
• Améliorer la gestion et les connaissances financières de PME (gestion bancaire des dossiers
de prêts aux PME, création d’agences privées d’évaluation du crédit.) ;
• Renforcer les fonds de garantie et utiliser les fonds publics connexes ;
• Maintenir les commissions et les dispositifs de garantie à un niveau abordable.

31
Annexe6 : Principales institutions impliquées dans la politique de développement
des PME en Tunisie
Institutions Type Titre du Bénéficia Activités Endroit Durée
programme ires
Centre d’Appui à la Task Force Assistance Dans 1998
PME (CAPMI), partie PMI technique, tout le jusqu’à
de l’Agence de modernisation pays présent
promotion de Gouv. Promotion de la 1985
l’Industrie (API) Bourse sous-traitance et du Dans jusqu’à
Nationale de partenariat à travers tout le présent
Sous-Traitance l’orientation, la mise pays
et de en relation et les
Partenariat activités
promotionnelles
Centres Techniques Gouv Entrepris Assistance
. es privées technique, études Dans
diagnostiques, tout le
formation, études pays
techniques et de
marché, information
Bureau de Mise à Gouv Assistance Dans 1996
Niveau . technique, services tout le jusqu’à
de conseil reliés au pays présent
programme de mise
à niveau
Centre de Promotion Gouv. Soutien à Dans 1973
des Exportations l’exportation, crédit, tout le jusqu’à
(CEPEX) assistance technique pays présent
Union Tunisienne de Centre de 1980
l’Industrie, du ONG Formation des PME Formation pour les Dans jusqu’à
Commerce et de Dirigeants des dirigeants des PME tout le présent
l’Artisanat (UTICA) Petites et pays
Moyennes
Entreprises
CFDPME
Institut Arabe des ONG Entreprise Information, Dans 1984
Chefs d’Entreprises s privées formation, mise en tout le jusqu’à
(IACE) relation, gestion et pays présent
marketing
Sociétés Fin. Entreprise Participation aux Dans 1990
d’Investissement à s privées fonds propres, tout le jusqu’à
Capital-Risque surtout les soutien à la gestion pays présent
(SICAR) PME

Institutions Type Titre du Bénéficiaires Activités Endroit Durée


programme

32
Fonds National de Fin. Petites Garantie de crédit Dans 1981
Garantie activités tout le jusqu’à
économiques pays présent

Fonds de Promotion Fin PME Crédit FOPRODI Dans 1973


et de tout le jusqu’à
Décentralisation pays présent
Industrielle renouvelé

Euro-Tunisie Entreprises
Union Européenne Int. Entreprise employant Crédit, formation Dans 2000-
(ETE) plus de 10 tout le 2002
travailleurs pays

Union Européenne Int. Coopération Soutien à la Dans


euro- coopération tout le
méditerranéenne commercial pays
des PME

Organisation des Soutien intégré


Nations Unies pour Int. aux PME dans Assistance technique Dans
le développement la région et financière tout le
industriel (ONUDI) méditerranéenne pays

Conférence des
Nations Unies sur le Int. Méditerranée Soutien à la Dans
Commerce et le 2000 modernisation des tout le
Développement PME pays
(CNUCED)

33
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