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Le multiplicateur de crédit : est la théorie qui explique, quel montant de crédit (de masse monétaire)

peut être distribué par les banques à partir de la base monétaire créée par la banque centrale.

Pour illustrer la notion du multiplicateur de crédit, supposant que vous êtes un particulier et vous
demandez un crédit auprès de votre banque à un montant de 100000 dh par exemple pour acheter
une voiture.

Alors le crédit vous est accordé et les 100000 dh viennent de créditer votre compte, et bien vous
allez dépenser cet argent bien sur pour acheter votre voiture. Donc les 100000 dh vont se retrouver
sur le compte du concessionnaire dans une autre banque. Alors le crédit a fait le dépôt dans une
autre banque. Bien évidemment, la banque du concessionnaire va prêter à nouveau cet argent à
quelqu’un d’autre qui a un autre besoin de financement, donc le dépôt là va faire le crédit, de la
même manière l’argent va se retrouver à nouveau en solde créditeurs d’un autre compte d’un autre
agent dans une autre banque.

Donc à partir d’un crédit initial : « le crédit a fait un dépôt, le dépôt a fait un crédit, sous réserve que
la banque doit respecter des règles prudentielles qui font que les banques ne peuvent pas prêter la
totalité de qu’on leur confie. D’une part elles doivent garder des réserves obligatoires c-à-d un
pourcentage des dépôts que les banques doivent absolument les mettre sur un compte à la banque
centrale pour qu’elle reste solvable. Et d’autre part, elles doivent garder une partie des dépôts pour
pouvoir honorer la demande de liquidité des clients.
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Le multiplicateur du crédit s’écrit à partir de cette formule : K =
𝑟+𝑏−𝑟∗𝑏

Avec : K : multiplicateur de crédit ; r : Reserve obligatoire ; b : le rôle de la préférence pour la liquidité


c-à-d ce qu’il faut conserver parce que les clients vont demander de la liquidité

Le taux de crédit débiteur : Taux d’intérêt exprimé en pourcentage fixe ou variable appliqué au
capital emprunté ou au montant de crédit utilisé sur une base annuelle. C’est à partir de ce taux que
les intérêts des mensualités sont calculés. En effet, le taux débiteur est fixé librement par chaque
organisme financier, dans le seul respect des taux d’usure (taux maximum que tous les prêteurs sont
autorisés à pratiquer lorsqu'ils accordent un crédit), fixés par la Banque Centrale

Le taux de crédit créditeur :

L’actif/ passif BAM : Notre système bancaire se complexifie puisqu’il se trouve maintenant composer
d’une multitude de banques commerciales et d’une Banque Centrale. La Banque Centrale est au
cœur de l’enchevêtrement du système bancaire. On peut apprécier la place et le rôle de la Banque
Centrale dans la création monétaire en faisant référence à son bilan. Ce dernier se présente
généralement de la manière suivante :

 Les stocks d’or sont généralement gérés par l’Institut d’émission. Les devises étrangères
(dollar, yen, franc suisse…) sont utilisées lors des interventions sur le marché des changes
pour assurer la stabilité de l’Euro.
 Les concours au Trésor représentent les bons du Trésor que la Banque Centrale a acheté aux
intermédiaires financiers. Il s’agit donc d’une créance de la Banque Centrale sur le Trésor.
 Les effets et titres regroupe l’ensemble des prêts que la Banque Centrale a consenti aux
banques commerciales par ses interventions sur le marché monétaire. La Banque Centrale
refinance les banques commerciales lorsque ces dernières sont incapables de faire face aux
opérations de financement des agents non financiers (compensation interbancaire).
 Les billets et pièces constituent la monnaie Banque Centrale (précisons que les pièces sont
en fait produites par le Trésor Public). Il s’agit d’une créance qu’ont les banques
commerciales et les agents non financiers sur la Banque Centrale.
 Le compte courant du Trésor rappelle qu’en consentant à ce dernier des concours, la Banque
Centrale se voit dans l’obligation de lui créer un compte.
 Les comptes courants des banques commerciales sont également appelés réserves
obligatoires. Ils répondent à des dispositions légales et facilitent le mécanisme de
compensation interbancaire.