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VI. MESURE DES M.E.

S (Matières en suspension)

1. Définition Les matières en suspension (MES) constituent l’ensemble des particules minérales et/ou
organiques présentes dans une eau naturelle ou polluée. Elles peuvent être composées de particules
de sable, de terre et de sédiment arrachées par l’érosion, de divers débris apportés par les eaux
usées ou les eaux pluviales très riches en MES, d’êtres vivants planctoniques (notamment les algues).
Elles correspondent à la concentration en éléments non dissous d’un échantillon. L’abondance des
matières en suspension dans l’eau favorise la réduction de la luminosité et abaisse la production
biologique du fait, en particulier, d’une chute de l’oxygène dissous consécutive à une réduction des
phénomènes de photosynthèse. 2. Principe Les MES s’obtiennent soit par filtration des effluents peu
chargés soit par centrifugation des solutions, séchage jusqu’à obtenir un résidu sec. Pour le suivi de la
station du CREPA, la détermination des MES se fera par filtration sur filtre en fibres de verre compte
tenu de l’origine domestique des effluents. La mesure des MES par filtration repose sur le principe de
la double pesée : un volume d’eau est filtré sur une membrane (préalablement pesée à vide) de 1,5
microns et les résidus sur cette dernière sont pesés. Le rapport de la différence de masse sur le
volume d’eau filtré donne la concentration des MES en milligramme/litre. 3. Appareillage et verrerie

Equipement de filtration sous vide ; Filtres en microfibres de verre Wattman GF/C (Æ 47mm) ;
Fioles jaugées ou éprouvettes graduées ; 4. Réactifs Ce protocole de détermination n’utilise pas de
réactifs. 5. Mode opératoire

Prendre une membrane GFC et la marquer avec précaution pour ne pas l’abîmer ; Peser la
membrane et noter sa masse à vide M0 ; Placer la membrane sur la rampe de filtration ; Bien agiter
l’échantillon ; Prélever un volume de l’échantillon et le transvider sur la membrane ; Procéder à la
filtration : le volume filtré ne doit pas dépasser 1 litre et la filtration et ne doit pas durer plus d’une
demie heure. Récupérer la membrane après la filtration, puis la placer dans une étuve à 105°C
pendant 1h30 mn pour enlever l’excès d’eau ;

21

Peser de nouveau la membrane, après séchage, puis noter sa masse M1. 6. Expression des résultats
Le rapport entre la différence des masses et le volume filtré donne la concentration de matières en
suspension dans l’échantillon. On applique la formule suivante :

(Eq. 21)

CMES : concentration des MES en mg/l ; M0 : masse de la membrane avant filtration ; M1 : masse de
la membrane après filtration ; V : volume d’échantillon filtré.
es constituants contenus dans un liquide, de la taille et masse d'une
molécule à celle d'une cellule, peuvent être séparés par centrifugation.
Ces particules sont soumises à plusieurs types de force: la force de
gravité, la poussée d'Archimède et pour la majorité d'entre elles;
l'agitation moléculaire.
Cet article présente les différentes techniques de centrifugation, avec
leurs contraintes techniques et leurs utilisations possibles.

1. Principe de la technique

Gilles Camus Pas de licence spécifique (droits par défaut)


Forces s'exerçant sur une particule en suspension dans un liquide
La gravité et la poussée d'Archimède sont faibles, comparées à l'agitation moléculaire.
Celle dernière peut entraîner un mouvement de la particule, mais, comme elle n'a pas de
direction privilégiée, statistiquement l'ensemble des particules ne se déplace pas.

La centrifugation permet de séparer des constituants de taille et de masse très


variables contenus dans un liquide, depuis des molécules jusqu’à des cellules
entières. Tous les constituants contenus dans un échantillon sont soumis à la
gravité, force qui s’exerce du haut vers le bas, et à la poussée d’Archimède,
force qui s’exerce du bas vers le haut. En dehors du cas particulier dans
lequel ces deux forces sont parfaitement équilibrées (voir plus bas « La
centrifugation à l’équilibre »), on pourrait donc s’attendre qu’avec le temps
tous les constituants finissent par tomber au fond du récipient dans lequel ils
se trouvent (sédimentation) ou remontent à la surface. C’est d’ailleurs ce qui
arrive pour certains. Mais pour la majorité d’entre eux, un autre phénomène
intervient qui empêche ce résultat : l’agitation moléculaire. Elle n’a pas de
direction privilégiée, et à l’échelle microscopique l’agitation moléculaire est de
très loin plus importante que la gravité et la poussée d’Archimède, de sorte
que les effets de ces dernières sont négligeables (voir Fig. 1).

Gilles Camus Pas de licence spécifique (droits par défaut)


Forces s'exerçant sur une particule en suspension dans un liquide soumis à
centrifugation
La gravité et la poussée d'Archimède sont augmentées, au contraire de l'agitation
moléculaire, et ne sont plus négligeables. Ayant une direction privilégiée, elles peuvent
entraîner un mouvement global des particules vers le haut, si la poussée d'Archimède
est supérieure à la gravité apparente, ou vers le bas, dans le cas inverse.
En faisant tourner l’échantillon, on fait apparaître une nouvelle force, la force
centrifuge, qui est une accélération qui s’exerce radialement vers l’extérieur de
l’axe de rotation (voir Fig. 3). Pour un constituant donné, en choisissant
correctement la vitesse de rotation, l’accélération obtenue peut devenir
prépondérante par rapport à l’agitation moléculaire (voir Fig. 2), ce qui
entraîne sa sédimentation vers le fond du récipient ou sa remontée.
L’accélération obtenue, notée g, est fonction de la vitesse angulaire de rotation
et de la distance à l’axe de rotation. Elle est donnée par la formule suivante :

g = w2 r = 1,119 x 10-5 x r x n2

avec :

 w : vitesse angulaire (rad/s) ;

 r : distance à l’axe de rotation ;

 n : nombre de rotations par minute (rpm).

Gilles Camus Pas de licence spécifique (droits par défaut)


La force centrifuge
Notons que le tube contenant l’échantillon n’étant pas plat, dans une
expérience donnée la distance au rotor est comprise dans une fourchette. Par
convention, dans les protocoles en dehors de toute autre précision, on donne
l’accélération obtenue au fond du tube, c’est-à-dire à la distance maximale.
Par ailleurs, on indique généralement l’accélération souhaitée de préférence à
la vitesse de rotation du rotor, car dans ce dernier cas le résultat dépend du
rotor utilisé. A charge donc pour l’expérimentateur d’adapter la vitesse de
rotation selon le rotor utilisé.
2. Le matériel
Une centrifugeuse est une machine équipée d’un axe de rotation enfermé dans
une enceinte. Excepté pour les centrifugeuses de paillasse dont la vitesse de
rotation et le temps typique d’utilisation sont relativement limités, il est
nécessaire d’empêcher l’échauffement des échantillons. Pour cela, l’enceinte
est réfrigérée et souvent soumise à un vide poussé pour éviter les frottements.
Par ailleurs, un rotor qui tourne à haute vitesse (jusqu’à 100 000 rpm) possède
beaucoup d’énergie cinétique. Potentiellement, il peut donc faire beaucoup de
dégâts en cas de problème. C’est pourquoi l’enceinte de la centrifugeuse est
blindée. Les normes actuelles imposent qu’un rotor se détachant de son axe à
pleine vitesse de rotation doit rester confiné dans l’enceinte de la centrifugeuse.
De plus, la centrifugeuse elle-même ne doit pas se déplacer de plus d’un mètre
par rapport à sa position initiale.

Le rotor qui supporte les tubes contenant les échantillons doit à la fois être
suffisamment solide pour supporter les forces qui s’exercent sur lui (on peut
atteindre plusieurs dizaines de tonnes pour des gros rotors) et le plus léger
possible, sa propre masse étant soumise à l’accélération centrifuge. Le meilleur
matériau actuel est le titane, avec son excellent rapport poids/résistance,
d’autant qu’il est également non-magnétique. Le seul inconvénient est son prix
élevé. On le réserve pour les rotors de forte capacité et/ou à haute vitesse de
rotation. On utilise, sinon, des alliages d’aluminium, plus rarement de l’acier
(pour des rotors ne tournant pas très vite). Chaque rotor possède une vitesse
maximum de rotation (donc d’accélération) pour laquelle il est garanti. Ce
maximum est diminué après un certain nombre de rotations effectuées pour
tenir compte du vieillissement. Il est évident que chaque rotor est adapté à
certains modèles de centrifugeuses, qui elles aussi ont une vitesse maximum
de rotation.

Il existe essentiellement deux grands types de rotors, les rotors à angle fixe, et
les rotors à godets mobiles. Il existe également un troisième type de rotors, les
rotors verticaux, mais ils sont beaucoup moins utilisés. Dans un rotor à angle
fixe, les tubes sont placés dans des logements creux généralement inclinés
entre 15 et 40°. La surface du liquide, horizontale à l’arrêt, devient verticale en
rotation sous l’effet de l’accélération centrifuge. Ce type de rotor est
parfaitement adapté à une centrifugation différentielle (voir « La centrifugation
différentielle ») mais moins à une centrifugation à l’équilibre (voir « La
centrifugation à l’équilibre »). Dans les rotors à godets mobiles (d’où le nom
anglais de swinging ou SW qui est couramment utilisé), les tubes sont placés
dans des godets qui sont libres de prendre tous les angles possibles entre la
verticale et l’horizontale. Lors de la rotation, le godet va donc adopter l’angle
pour lequel l’accélération subie s’exercera toujours du haut vers le bas du tube.
Cette situation est particulièrement intéressante dans le cas d’une centrifugation
à l’équilibre.

Quel que soit le rotor utilisé, un point crucial concerne l’équilibrage. Un rotor doit
être parfaitement équilibré, c’est-à-dire que la masse en chaque point doit être
idéalement identique à celle du point symétrique par rapport à l’axe de rotation.
Concernant le rotor en lui-même, cela est du ressort du constructeur. Notons
cependant que pour les rotors à angle variable, les godets sont numérotés et
ont une place assignée sur le rotor qu’il convient de respecter. Mais bien
entendu l’expérimentateur doit équilibrer les échantillons qu’il va centrifuger.
Pour cela, il faut équilibrer les tubes deux à deux, chaque couple de tubes
devant être placé symétriquement par rapport à l’axe de rotation. En revanche,
il n’est pas nécessaire que tous les couples de tubes aient exactement la même
masse. La tolérance est fonction de l’accélération qui sera imposée. Pour
donner une idée, dans le cas d’une centrifugation à 100 000 g (vitesse classique
pour du fractionnement subcellulaire) une différence de 0,1 gramme entre deux
tubes entraîne un balourd de 10 kg que l’axe de rotation doit supporter, contre
100 g pour une centrifugation à 1 000 g.

3. Le coefficient de sédimentation
Lors d’une centrifugation, la vitesse de sédimentation d’une particule va être
fonction de sa masse, de son volume et de la densité du solvant (ce qui
détermine la poussée d’Archimède), de l’accélération à laquelle elle est
soumise, mais également aux forces de frottement liées à son déplacement
dans la solution, forces qui vont dépendre de la taille et de la forme de la
particule. La vitesse de sédimentation fait donc intervenir de nombreuses
variables, c’est pourquoi elle n’est pas calculée mais mesurée
expérimentalement. On mesure donc un coefficient de sédimentation exprimé
en Svedberg (S) qui correspond à 10-13 s. Plus la valeur est élevée, plus la
vitesse de sédimentation est importante. Pratiquement, on mesure la vitesse de
déplacement d’un front de migration de la particule étudiée.

4. La centrifugation différentielle
Dans ce type de centrifugation, le principe est de séparer les différents
constituants le plus souvent à l’aide de plusieurs cycles de centrifugation à
accélération croissante. Dans une première centrifugation à faible accélération,
les éléments les plus massifs vont sédimenter et former un culot au fond du
tube. Tous les autres éléments (pour lesquels l’accélération a été trop faible
pour contrebalancer les effets de l’agitation moléculaire, ou pour lesquels le
temps de centrifugation a été trop court) vont rester dans la fraction liquide
appelée alors surnageant. On récupère alors séparément le surnageant et le
culot ce qui revient à avoir séparé les constituants qui les composent. Cette
méthode est par exemple couramment utilisée pour récupérer les éléments
figurés (les cellules) du sang qui sédimentent pour des accélérations très faibles
(quelques dizaines de g).

Au besoin, on peut recommencer un second cycle de centrifugation avec le


surnageant précédent, mais avec une accélération plus importante.
Progressivement, on sépare ainsi les différents constituants en terminant par
les éléments les plus petits et ayant le moins de différence de densité avec le
solvant. Précisons que les fractions obtenues sont généralement loin d’être
pures, d’autant que les échantillons initiaux sont souvent complexes (exemple
du broyat total d’un tissu). L’intérêt est justement de pouvoir traiter des
échantillons très complexes, et ce sur des volumes importants avec des rotors
adaptés.

Le choix des accélérations dépend du matériel à traiter. Le plus souvent, il y a


une phase de mise au point permettant d’adapter le protocole à partir des
données de la littérature. Une fois mis au point, le protocole est utilisé dans un
but préparatif. La figure 4 dresse une liste non exhaustive des constituants
cellulaires et des valeurs d’accélération nécessaires pour les faire sédimenter.
Figure 4 : Valeurs indicatives des conditions de sédimentation pour quelques constituants

Constituant cellulaire Conditions de sédimentation

Noyau 10 minutes à 500 g

Mitochondries, lysosomes, peroxysomes 10 minutes à 5 000 g

Réticulum endoplasmique, appareil de Golgi 1 heure à 100 000 g

Ces valeurs peuvent varier en fonction du matériel utilisé, la composition des membranes pouvant en particulier
modifier la densité des constituants. On constate que des constituants différents sédimentent approximativement
dans les mêmes conditions. Pour pouvoir les séparer il faut d’autres méthodes, par exemple une centrifugation à
l’équilibre sur gradient de saccharose (voir ci-dessous) qui permet de séparer les différents compartiments de
l’appareil de Golgi (on parle plutôt de fractions enrichies).

5. La centrifugation à l’équilibre
Gilles Camus Pas de licence spécifique (droits par défaut)
Exemple de gradient discontinu
L'échantillon a été représenté au sommet ce qui suppose qu'il soit moins dense que la
première couche de solution de saccharose. Il arrive que l'on place l'échantillon au fond,
au besoin en ayant au préalable augmenté sa densité en ajoutant du saccharose (par
exemple).

Dans une centrifugation à l’équilibre, les différents constituants atteignent une


position dont ils ne vont plus bouger, car étant en équilibre. Or l’équilibre est
atteint lorsque la densité d’une particule est égale à la densité du solvant, ce
qui entraîne que la force gravitationnelle est égale à la poussée d’Archimède.
On va donc utiliser un solvant dont la densité va varier en fonction de la
position dans le tube, permettant aux différents constituants de rejoindre la
zone de densité équivalente à la sienne : on parle de gradient. Pour obtenir
des solutions de densités différentes, la méthode la plus classique est d’utiliser
des solutions de concentration croissante en saccharose, mais on utilise aussi
du chlorure de césium. D’autres molécules sont aussi utilisées mais beaucoup
plus marginalement.
Gilles Camus Pas de licence spécifique (droits par défaut)
Exemple de gradient continu
Le gradient peut être linéaire, mais aussi exponentiel ou logarithmique, selon les
besoins. On le coule en faisant varier en continu le débit de deux pompes qui mélangent
deux solutions, l'une à 10% et l'autre à 60% de saccharose, dans le cas présent.

Il existe deux types de gradients : discontinus et continus. Dans les deux cas
la vitesse de sédimentation ne doit pas intervenir. Il est donc nécessaire de
laisser le temps aux particules d’atteindre leur position d’équilibre, ce qui
implique des temps de centrifugation assez longs. Bien entendu, les particules
les moins denses peuvent se retrouver au sommet du tube (particules moins
denses que la solution la plus haute) et les particules les plus denses peuvent
former un culot (particules plus denses que la solution la plus basse). Le
contenu du tube peut être récupéré par fractions successives, souvent du bas
vers le haut, pour utilisation et/ou analyse ultérieure.

 Les gradients discontinus sont constitués d’un empilement de solutions


de moins en moins dense (voir Fig. 5). Les différents éléments
s’accumulent aux interfaces entre les solutions de densité différentes.
Au-dessus, leur densité étant plus élevée, ils migrent vers le bas, et au-
dessous, leur densité étant plus faible, ils migrent vers le haut. Il arrive
de limiter le gradient à deux densités seulement avec une solution
inférieure très dense. On peut alors utiliser ce gradient minimaliste pour
une centrifugation différentielle. La différence est qu’au lieu de former un
culot, les éléments les plus denses resteront en phase liquide. Cette
méthode est donc beaucoup plus douce que la formation d’un culot (qui
impose entre autre de resolubiliser) c’est pourquoi on parle de « coussin
».

 Les gradients continus pour lesquels la variation de densité est continue


(comme leur nom l’indique ; voir Fig. 6). Les différents constituants vont
alors migrer jusqu’à atteindre le point précis où leur densité est égale à
celle du solvant, formant des bandes parfois visibles à l’œil nu (diffusion
de la lumière).
« MATIERE EN SUSPENSION » «MES»
Définition :

Ce sont des particules solides très fines et généralement visibles à l'oeil nu,
théoriquement, elles ne sont ni solubilisées, ni à l'état colloïdale. Elles
déterminent la turbidité de l'eau. Elles limitent la pénétration de la lumière
dans l'eau, diminuent la teneur en oxygène dissous et nuisent au
développement de la vie aquatique.

Ces matières sont en relation avec la turbidité, leur mesure donne une
première indication sur la teneur en matière colloïdale d'origine minérale ou
organique.

En fait, les limites séparant les trois états sont indistinctes et seule la
normalisation de la méthode d'analyse permet de faire une distinction
précise mais conventionnelle. Les matières en suspension comportent des
matières organiques et des matières minérales. Toutes les matières en
suspension ne sont pas décantables, en particulier les colloïdes retenus par
la filtration.

La portée de la mesure des matières en suspension se trouve limitée, le


prélèvement opère déjà une sélection : la mesure donnera
systématiquement un résultat par défaut.

Deux techniques sont actuellement utilisées pour la détermination des


matières en suspension (norme AFNOR T90-105) ; elles font appel à la
séparation par filtration directe ou centrifugation. On réserve cette dernière
méthode au cas où la durée de la filtration dépasse une heure environ.

Les causes de la variabilité de la mesure sont nombreuses (volume de la


prise d'essai, teneur en MES de l'échantillon, séchage à 105 °C jusqu'à
poids constant). La précision reste cependant très acceptable.

Ordres de grandeur de quelques teneurs en MES : Le tableau (6) près rend


compte de quelques concentrations en MES rencontrées dans différentes
eaux résiduaires.

Origine des effluents Concentration en mg/l


165 + 25
Effluents domestiques
200+27
Conserveries salsifis (grattage) 5000
Flageolets verts
Suifferies 2000
Laiteries 400

Les enquêtes montrent qu'au niveau d'une habitation les eaux résiduaires
rejetées par un individu contiennent environ 60 g de matières en
suspension par jour. Lorsque le réseau de collecte est de type unitaire,
pour tenir compte à la fois des apports dûs aux eaux de ruissellement et
des phénomènes de rétention dûs aux dépôts dans les canalisations et à
leur remise en suspension, on admet que ces données doivent être
majorées de 20%.

Les matières en suspension (MOS) : (Matière organique Dissoutes) :

Elles représentent la fraction organique des matières en suspension. Ces


matières disparaissent au cours d'une combustion et sont mesurées à partir
des matières en suspension (résidu à 105 °C) en les calcinant dans un four
à 525 °C 25 °C pendant deux heures.

Les matières volatiles en suspension représentent en moyenne 70 % de la


teneur en matières en suspension pour des effluents domestiques.

Ces éléments sont issus des rejets industriels et urbains et de la dissolution


par l'eau de pluie, des végétaux décomposés présents dans les couches
superficielles des terrains, ces matières organiques solubles sont attachées
fréquemment à l'origine de la coloration de l'eau ou de mauvais goûts.

Les sels minéraux dissous :

Ils découlent de la dissolution des roches en contact avec l'eau au cours de


son infiltration, Cette dissolution s'accompagne d'une transformation de la
matière dissoute phénomène appelé ionisation.

Parmi ces sels minéraux, on trouve les sulfates de calcium, ou carbonate


de calcium.

Ce paramètre englobe tous les éléments d'origine organique et minérale


dont la taille permet leur rétention sur un filtre de porosité donnée.

La détermination de la MES s'accomplit par filtration ou par centrifugation.


Ce sont les volumes d'eau usée qui parviennent aux stations de traitement,
ils sont caractérisés par plusieurs paramètres.

METHODE DE FILTRATION:

Ce procédé s'effectue dans des grands bassins avec temps de filtration


supérieur à une heure.

Domaine d'application :

Ce travail décrit une méthode de dosage des matières en suspension dans


les eaux brutes, les eaux usées et les effluents, par filtration sur filtre en
fibres de verre. La limite inférieure de dosage est d'environ 2 mg/l. il n'a été
fixé aucune limite supérieure.

Les échantillons d'eau ne sont pas toujours très stables, c'est à dire que
leur teneur en matières en suspension dépend de la durée de conservation
des moyens de transport, du pH et d'autres circonstances.

Il est recommandé d'interpréter avec précaution les résultats obtenus à


partir d'échantillons instables.

Les échantillons contenant environ plus de 1000 mg/l de matières dissoutes


peuvent nécessiter un traitement particulier.

Matières en suspension : matières éliminées par filtration ou


centrifugation dans des conditions définies.

Matières dissoutes : substances restantes après filtration d'un échantillon


et son évaporation à siccité dans des conditions définies.

Principe:

L'eau est filtrée et le poids de matières retenues par le filtre est déterminé
par pesés différentielles

Mode opératoire :

On pèse le papier filtre soit (M1) mettre de dispositif de filtration en marche,


le volume de la prise d'essai 100 ml. D'eau brute et on verse le tout sur
le papier filtre mettre le papier filtre dans une étuve à (105 0,5)°C
jusqu'à évaporation total de l'eau , refroidi dans le dessiccateur puis on
pèse la 2 éme fois le papier filtre (M2 ) mettre le papier filtre dans un creuset
en platine taré, mettre le creuset dans un four (25 525)° pendant 2h on
pèse le creuset (M3)
Expression des Résultats:

M1 = 1,0132g

M2 = 1,1219g

M3 = 1.0398g

V = 100ml.

Réponses :

Calcul des MES, MNS par la méthode de filtration :

Matières en suspension totales MES :

MES = (M2-M1) 1000/100 = (1,1219 - 1,0132) 1000/100 = 1.087g/l

MES = 1,087g/l

Matières minérales en suspension MNS :

MNS = (M3-M1) 1000/100 = 10 (1.0398 - 1.0132) = 0.8613g/l

MNS = 0.266g/l

Matières organiques en suspension MOS :

MOS = MES - MNS = 1.087 - 0.266 = 0.821 g/l

MOS = 0.821g/l

CONCLUSION

Sans être chimiste, comprendre c'est de maîtriser, et cet élément maîtrisé


et c'est 80% de la tâche accomplie. Mais même si ces paramètres sont
correctement appréhendés, il n'en reste pas moins que très souvent nous
ne maîtrisons pas les données de départ :

L'eau disponible dans nos conduites est sujette à bien des maux causés
par la pollution et les produits utilisés pour la rendre saine, mais aussi par
sa nature physico- chimique différente en fonction des régions, loin de nous
l'idée de vouloir une eau « pure ». Car si cette eau existe sous forme d'eau
distillée, les éléments tels que sels miner aux nécessaires au
développement d'animaux et de végétaux y sont inexistants. Pour nous, le
terme d'eau pure est une eau non polluée.
Encore une fois, ses qualités chimique. Sont fonction des sujets à
maintenir, car si au sein même d'un petit pays comme la France nous
avons déjà des disparités, à l'échelle mondiale, nous pensons qu'il est très
simple de comprendre à quel problème nous sommes confrontés.

LES COMPOSANTS D'EAU DE BOUSFER


Conductivité 0.767 ms/cm
pH 6.734
TA, TAC TA=0, TAC=1.82 mg CaCO3/l
TH 290 mg/l de CaCO3
Chlorure 46.15 mg/l, 99.4 mg /l
NO2- 0.689 mg/ l
NO3- 0.024 mg/l
-3
PO4 1.445 mg/l
KMnNO4 0.28 mg/l
O2 dissout 11.30 mg /l

L'anydrique carbonique (CO2) 199.151 mg/l

Bibliographie

- Traitement des eaux memento technique

- Normes Algériennes de la potabilité de l'eau

- Procédés unitaires biologiques et traitement des eaux « Mohand Said


OUALI »

- Initiation à la chimie moderne « André CROS & Gilbert ARRIBET

- Encyclopédie Encarta

- Encyclopédie universalis

- www.wikipedia.org
3) dessiccateur

Dessiccateur (verrerie)

Dessiccateur verre (à joint rodé et graissé) de laboratoire avec prise de vide et robinet, contenant du gel de
silice (granulés bleus).

Un dessiccateur est un équipement servant à protéger des substances contre l'humidité.


Au laboratoire, il est constitué d'une cuve circulaire surmontée d'un couvercle ; l'ensemble est en
verre épais ou en polycarbonate. La liaison des deux parties peut être réalisée par un rodage en
verre1 ou un joint torique en élastomère. Certains modèles sont équipés d'une prise de vide avec
robinet.
La substance à protéger est placée directement ou non sur le disque perforé. Au préalable, une
quantité suffisante de dessiccant (tel le gel de silice), souvent bleu (présence d'indicateur coloré),
est disposée au fond. Lorsque le dessiccant change de couleur (virant souvent au rose), il faut le
régénérer par étuvage2.
Le diamètre intérieur d'un dessiccateur de laboratoire varie généralement de 100 à
300 millimètres.
La dessiccation est un procédé d'élimination de l'eau d'un corps à un stade poussé. Il s'agit
d'une déshydratation visant à éliminer autant d'eau que possible. Ce phénomène peut être
naturel ou forcé.
La dessiccation est par exemple l'opération consistant à éliminer l'eau de l'air.
Le séchage, généralement par exposition à un air sec, est un cas particulier de dessiccation.
On opère souvent par transfert de l'humidité sur un composé hydrophile (le dessiccant), par
exemple l'acide sulfurique pour absorber l'humidité atmosphérique en laboratoire de chimie
Cette liste répertorie quelques dessiccants (ou agents de dessiccation) utilisés en chimie.

 Aérogel
 Alumine activée
 Bentonite
 Benzophénone
 Bromure de lithium
 Calcium
 Carbonate de potassium
 Chlorate de sodium
 Chlorure de calcium
 Chlorure de cobalt(II)
 Chlorure de lithium
 Chlorure de sodium
 Drierite
 Gel de silice
 Hydroxyde de potassium
 Hydroxyde de sodium
 Hydrure de calcium
 Magnésium
 Montmorillonite
 NaK
 Natron
 Oxyde de baryum
 Oxyde de calcium
 Pentoxyde de phosphore
 Perchlorate de magnésium (en)
 Potassium
 Sodium
 Sucrose
 Sulfate de calcium
 Sulfate de cuivre
 Sulfate de magnésium
 Sulfate de sodium
 Tamis moléculaire

Procédés de dessiccation[modifier | modifier le code]


 Distillation (ou parfois congélation : cas de l'acide acétique glacial et du tert-butanol) de
certains solvants, par exemple.
matières en suspension ( MES ) dans
les boues liquides
Temps de lecture : 7 minutes

Quand les boues sont peu concentrées, le poids sec ne doit pas prendre en compte
la teneur en substances dissoutes de l’eau interstitielle de la boue. Deux méthodes
sont proposées.

méthode par centrifugation

Utiliser une centrifugeuse de laboratoire équipée de godets de 100 mL gradués.


Remplir chaque godet de 80 mL de boue et centrifuger à 4 000-5 000 t · min–
1 pendant 10 minutes. En fin d’opération, éliminer le surnageant et récupérer

soigneusement tous les culots de boue qu’on laisse sécher à l’étuve à 105 °C jusqu’à
masse constante (en général pendant au moins 12 heures).

Remarque : une floculation préalable de la boue par quelques mg · L–1 de

polymère (floculation in situ dans le godet) permet d’obtenir des culots

homogènes très facilement récupérables sans perte de matière. Soit M(g) la

masse du résidu sec obtenu et V (mL) le volume de boue centrifugée (V = 160

ou 320 mL)

méthode par filtration


Cette méthode est plutôt réservée aux boues assez peu concentrées (de 2 à 10 g ·
L–1 par exemple).

Tarer exactement un papier filtre (type filtre sans cendre extra rapide _ 150, Durieux
par exemple) et filtrer la boue (25 à 100 mL selon la concentration) sur entonnoir en
verre. Cette méthode peut être assez longue dans certains cas de mauvaise
filtrabilité de la boue. Sécher ensuite le filtre à l’étuve à 105 °C jusqu’à masse
constante.

avec :
M : masse sèche du filtre et du gâteau (g),
F : masse du filtre seul (g),
V : volume

2) le role de l’etuve :

Enceinte chauffante fonctionnant, dans la majorité des cas, dans l'air (parfois sous
vide ou gaz neutre) et permettant d'effectuer des traitements thermiques à
température régulée.
La température maximum est de l'ordre de 500°C, au-delà on parlera plutôt de four.
Les étuves sont généralement équipées de chauffages électriques.
Elles sont pourvues d'un système de ventilation afin de rendre la température la plus
homogène possible.
Elles sont de plus en plus souvent équipées d'un dispositif permettant la réalisation
d'un cycle thermique qui peut être couplé avec une mise sous vide à l'aide d'une
bâche à vide. On peut également utiliser la dilatation de noyaux expansibles
(procédé Elastherm).
L'étuve est un moyen très utilisé dans le domaine des matériaux composites pour
assurer la cuisson (polymérisation) des pièces mais aussi pour assurer la
prépolymérisation ou des post-cuissons.
BUT :

Matière en Suspension (MES)

Les particules fines en suspension dans une eau sont soit d’origine naturelle, en liaison avec les
précipitations, soit produites par les rejets urbains et industriels. Leur effet néfaste est mécanique,
par formation de sédiments et d’un écran empêchant la bonne pénétration de la lumière d’une part
(réduction de la photosynthèse), ainsi que par colmatage des branchies des poissons d’autre part.
Leur effet est par ailleurs chimique par constitution d’une réserve de pollution potentielle dans les
sédiments

Les normes : voir photos tp 1