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Des finances publiques en hausse

malgré la persistance des attaques terroristes

Le Burkina Faso, à l’instar des pays du Sahel, est en proie à des attaques terroristes. Depuis 2015, le

Burkina Faso connaît une insécurité croissante, marquée par plusieurs attaques dans la capitale
Ouagadougou et une propagation de l’insécurité dans les régions du nord et de l’est du pays. En

dépit des mesures de sécurité et du déploiement des forces de défense et de sécurité, certaines
parties du pays ont connu une forte augmentation de la violence depuis 2018.

Ce constat est contenu dans le rapport pays du Burkina, présenté par le député Alexandre Sankara,

au cours de la 2e session ordinaire 2019 du parlement de la Communauté Economique des Etats de


l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le jeudi 21 novembre 2019 à Abuja, la capitale fédérale du Nigéria ,

siège du parlement.

Hon. Jérémie Alexandre Guessouindé Sankara au cours de la présentation de rapport du Burkina Faso.

L’intensification des actes terroristes et des conflits communautaires ont des conséquences
immédiates dans la vie quotidienne des burkinabè. Le programme alimentaire mondial (PAM)
constate que l’insécurité croissante a fait fuir 240.000 personnes de leur domicile et entrainé la

fermeture de centres de santé et d’écoles., fait remarquer le rapport.

Revenant sur les moyens de contrer l’hydre terroriste, le rapport fait constater qu’après environ sept
ans d’efforts internationaux, régionaux et nationaux cordonnés pour établir la paix dans le sahel,

d’énormes défis sécuritaires restent à relever,

Cette insécurité grandissante a contraint environ 115 000 Burkinabè à se déplacer à l’intérieur du
pays et 11 000 à se réfugier dans les pays voisins

Malgré la persistance des attaques terroristes et un front social agité par des revendications sociales,
l’activité économique maintiendrait sa croissance. Le rapport fait ressortir que le taux de croissance

du produit intérieur brut (PIB) réel se situerait à 6,1% en 2019 contre 6,6% en 2018.

Cette relative embellie économique est soutenue par les recettes et dons mobilisés au cours de la
première moitié de l’année 2019 qui se situent à 986, milliards de francs CFA, soit une hausse de

22,8% par rapport aux chiffres de 2018.

Ces bons chiffres, note le rapport, ont permis entre autres d’améliorer l’offre éducative avec la
construction de 6 351 salles de classes et 13 établissements d’enseignement supérieur dans les
régions et la création de 87 715 emplois décents.