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RÉCHAUFFEMENT

CLIMATIQUE
Introduction
Le réchauffement climatique, également
appelé réchauffement planétaire, ou réchauffement global,
est un phénomène d'augmentation de la température moyenne
des océans et de l'atmosphère, à l'échelle mondiale sur
plusieurs années. Dans son acception commune, ce terme est
appliqué à une tendance au réchauffement global observé
depuis les dernières décennies du XXe siècle.

Un Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du


climat, le Giec, élabore un consensus scientifique sur cette
question. Son dernier et quatrième rapport, auquel ont participé
plus de 2 500 scientifiques de 130 pays, affirme que le
réchauffement climatique depuis 1950 est très
probablement d'origine humaine. Ces conclusions ont été
approuvées par plus de 40 sociétés scientifiques et académies
des sciences, y compris l'ensemble des académies nationales
des sciences des grands pays industrialisés.

Les projections des modèles climatiques présentées dans le


dernier rapport du Giec indiquent que la température de surface
du globe est susceptible d'augmenter de 1,1 à 6,4 °C
supplémentaires au cours du XXIe siècle. Les différences entre
les projections proviennent de l'utilisation de modèles ayant des
sensibilités différentes pour les concentrations de gaz à effet de
serre et utilisant différentes estimations pour les émissions
futures. La plupart des études portent sur la période allant jusqu'à
l'an 2100. Cependant, le réchauffement devrait se poursuivre au-
delà de cette date même si les émissions s'arrêtent en raison de
la grande capacité calorifique des océans et de la durée de vie
du dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

Ce phénomène implique de fortes conséquences humaines


et environnementales à moyen et long terme.
Des incertitudes sur la hausse de température globale
moyenne subsistent du fait de la précision des modélisations
employées, et des comportements étatiques et individuels
présents et futurs. Les enjeux économiques, politiques, sociaux,
environnementaux, voire moraux, étant majeurs, ils suscitent des
débats nombreux, à l'échelle internationale, ainsi que des
controverses.

*Groupe d’Experts Intergouverne-mental


sur l’Évolution du Climat
(GIEC)
Créé en 1988 par l’OMM (Organisation Météorologique
Mondiale) et le PNUE (Programme des Nations Unies pour
l’Environnement), il évalue les informations scientifiques,
techniques et socio-économiques en rapport avec le
changement climatique dû à l’activité humaine.

Le dernier rapport d’évaluation date de 2014. Le GIEC prend


en compte les interprétations qui ne vont pas dans le sens
de son point de vue, mais aujourd’hui les preuves
scientifiques sont très nombreuses et solides pour justifier
ses conclusions

Définition
- Définition simple du réchauffement climatique
Le réchauffement climatique est un phénomène global de
transformation du climat caractérisé par une augmentation générale
des températures moyennes (notamment liée aux activités
humaines), et qui modifie durablement les équilibres
météorologiques et les écosystèmes.
Lorsque l’on parle du réchauffement climatique aujourd’hui, il
s’agit du phénomène d’augmentation des températures qui se
produit sur Terre depuis 100 à 150 ans. Depuis le début de la
Révolution Industrielle, les températures moyennes sur terre ont en
effet augmenté plus ou moins régulièrement. En 2016, la
température moyenne sur la planète terre était environ 1 à 1.5
degrés au dessus des températures moyennes de l’ère pré-
industrielle (avant 1850).

- Définition scientifique du réchauffement


climatique

De façon plus précise, lorsque l’on parle du réchauffement


climatique, on parle de l’augmentation des températures liées à
l’activité industrielle et notamment à l’effet de serre : on parle donc
parfois du réchauffement climatique dit « d’origine anthropique »
(d’origine humaine). Il s’agit donc d’une forme de réchauffement
climatique dont les causes ne sont pas naturelles mais économiques
et industrielles.
De nombreux scientifiques étudient ce phénomène et tentent de
comprendre comment les activités des sociétés humaines provoque
ce réchauffement
Les Causes De
Réchauffement Climatique
Généralement
Les modèles du GIEC ont permis d’établir les causes. du
réchauffement climatique, c’est-à-dire de savoir d’où
provient ce réchauffement climatique, ce qui le provoque.
Grâce aux scientifiques, on sait que ce sont principalement
les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine qui
influencent le climat et le réchauffement climatique. Mais
d’où viennent ces émissions ?
Principalement, c’est la production d’énergie (électricité,
chauffage) et de carburant pour les transports
(principalement les voitures, mais aussi en partie l’aviation ou
le transport maritime) qui causent le réchauffement
climatique. Ensuite arrivent la gestion des territoires et
notamment la déforestation, l’agriculture mais aussi l’élevage

Les gaz responsables du réchauffement


climatique
Un grand nombre de ces gaz sont naturellement présents
dans l'atmosphère, mais l’activité humaine accroît les
concentrations de certains d’entre eux dans l’atmosphère, en
particulier:
Le CO2 qui est généré par la combustion des combustibles
fossiles ( charbon, pétrole et ses dérivés, gaz) par certains
procédés industriels, la déforestation. Les secteurs émetteurs
sont les transports, le bâtiments et la consommation des
ménages, la production d’énergie et l’industrie.
Le méthane CH4 émis par l’élevage des bovins , les
déjections animales et les cultures agricoles (riz), par la mise
en décharges des déchets organiques. Son pouvoir sur l’effet
de serre est de 21 fois celui du CO2.
Le protoxyde d’azote ou N20 est le résultat de pratiques
agricoles intensives (engrais, déjections) et peut être émis à
l’occasion de procédés industriels, principalement dans les
industries chimiques qui fabriquent les engrais. Son pouvoir
sur l’effet de serre est de 310 fois celui du CO2.
Les gaz fluorés (HFC, PFC et SF6) sont utilisés dans la
réfrigération et l’air conditionné, dans les mousses isolantes
et les aérosols, l’industrie des semi-conducteurs et les
appareils de transport d’électricité. Leur pouvoir de
réchauffement va de 1300 fois à 23 000 fois celui du CO2

Les conséquences du
réchauffement climatique
Sur l’environnement
Les océans deviennent plus acides
L’océan absorbe naturellement du gaz carbonique.
On dit qu’il fixe le carbone. Mais il a ses limites ! Ce gaz
carbonique, en excès dans les océans, acidifie le milieu
sous-marin (son pH est passé de 8,25 à 8,14 depuis le
milieu du XVIIe siècle).
Une acidification trop importante des eaux marines
peut provoquer la disparition de certaines
espèces, notamment des végétaux et des animaux tels
que les huîtres ou les coraux.
Le cycle de l’eau s’emballe
Lorsque les températures augmentent, l’eau
s’évapore davantage, ce qui modifie le régime des
pluies dans certaines régions.
Alors que les précipitations ont augmenté, entre 1900
et 2005, dans les parties orientales d’Amérique du Nord
et du Sud, en Europe du Nord et en Asie du Nord et
Centrale, le volume de pluie a considérablement diminué
dans d’autres régions. Dans ces zones, le dérèglement
climatique a engendré des épisodes de sécheresses
plus importants et plus fréquents d’auparavant.
En effet, lors de pluies violentes, les sols ne peuvent
pas fixer l’eau. Elle s’écoule alors directement vers les
cours d’eau plutôt que de s’infiltrer. Les nappes d’eau
souterraines peinent alors à se reconstituer.

Le réchauffement planétaire entraîne d’autres


dérèglements tels que le dérèglement des saisons et
le déplacement des masses d’air qui pourraient, à
long terme, accroître le nombre d’événements
climatiques extrêmes.
Les phénomènes météorologiques
extrêmes s’amplifient
Une autre conséquence du changement climatique,
c’est l’amplification des tempêtes, ouragans, cyclones,
inondations, canicules, sécheresses…
Cependant, il y a moins de certitudes sur les
sécheresses observées et les cyclones tropicaux. En
effet, selon le GIEC, il est difficile de comparer des
différents types de sécheresse c’est pourquoi le niveau
de confiance quant à l’augmentation des sécheresses
lors des dernières décennies est plus faible que lors du
4e rapport. Par ailleurs, le GIEC est « pratiquement »
certain que les événements pluvieux qui auront lieu
seront plus intenses.

Sur la faune et la flore

Des cycles végétatifs accélérés mais


fragilisés
Du fait de températures plus élevées en moyenne sur
la saison, les cycles des végétaux sauvages et des
plantes cultivées connaissent des modifications. Dans
les zones tempérées, on constate ainsi de nombreux
exemples de floraisons, de mise à feuille et de
maturation des fruits plus précoces, de chute des feuilles
plus tardives pour les feuillus à l’automne.
Ce phénomène est bien observé en France pour la
vigne, avec des vendanges plus précoces. Depuis la fin
du XIXe siècle, la date des vendanges en Aquitaine ou
en Champagne est en moyenne avancée de 15 jours. La
récolte du foin et d’autres cultures a été avancée d’au
moins 15 jours en 30 ans dans la vallée de la Saône.

Les sécheresses et les tempêtes fragilisent aussi les


peuplements forestiers et donc la filière bois.
Des espèces animales perturbées
La faune terrestre est sensible aux changements de
températures.
On observe ainsi au cours du XXesiècle un
déplacement sensible vers le nord des aires de
répartition d’une majorité de papillons britanniques. Il est
probable que cela soit en réaction à des températures
plus élevées.

Certaines espèces ne semblent pas s’adapter à ces


changements.
En témoigne le déclin des populations néerlandaises
de gobe-mouche noir, un passereau migrateur. La cause
viendrait de l’éclosion trop précoce aux Pays-Bas (avant
son retour d’Afrique) des chenilles dont il se nourrit.
Les zones d’implantation de certaines espèces tendent
à s’étendre, avec un risque de fragilisation des
écosystèmes déjà particulièrement touchés. C’est le cas
par exemple des espèces thermophiles*.
Dans des zones à l’origine plus tempérées, on a ainsi
pu observer l’implantation croissante d’espèces
tropicales. Parmi elles, certaines peuvent être
dangereuses pour les êtres humains ou les cultures,
avec par exemple la prolifération de certains insectes
ravageurs comme les mouches blanches.

Sur l’humain
Une réduction de la quantité et de la qualité
de l'eau potable
C'est déjà le cas dans certaines régions du monde et le
phénomène risque de s'accentuer à l'avenir, en raison des
modifications du régime des pluies, plus violentes mais plus
rares, et de la fonte des glaciers alimentant les sources et les
rivières. Les régions sèches ou subtropicales, mais aussi
l’Europe, sont particulièrement concernées
Des impacts sur la santé humaine
Les vagues de chaleur, les inondations, les cyclones
peuvent influer sur la santé humaine, la production
alimentaire et la disponibilité en eau. On constate en outre le
déplacement d’aires de maladies « à vecteurs », c’est-à-dire
transportées par des oiseaux, des insectes... liés à certaines
zones climatiques (malaria, chikungunya...). Mais les impacts
du réchauffement global sur la propagation des maladies sont
encore mal connus. Globalement, des

Des impacts économiques


et sociétaux
Les activités économiques dans leur ensemble sont et
seront affectées par le changement climatique. Si les pertes
sont difficilement quantifiables, le GIEC estime entre 0,2 et 2
% du PIB mondial le coût économique d’une hausse des
températures supérieure à 2 °C d’ici 2100.
Le changement climatique renforce les inégalités, remet
en cause les efforts de réduction de la pauvreté et aggrave
l’insécurité alimentaire. L’augmentation du nombre de
populations déplacées ainsi que les tensions autour des
ressources en eau peuvent être sources de crises
humanitaires et de conflits.

Les solutions
Pour parvenir à réduire les émissions de gaz à effet de serre
et à s'adapter, il faut modifier nos modes de vie, mettre en
œuvre des politiques nouvelles, réinventer des pratiques
adaptées.
Beaucoup d’entreprises, de villes et de territoires
s’engagent d’ores et déjà à réduire leurs émissions de gaz à
effet de serre,avec des objectifs ambitieux. Ces démarches
volontaires sont les plus efficaces pour soutenir une
dynamique économique liée à la réduction des gaz à effet de
serre et à l’adaptation au changement climatique.
Actuellement, la baisse des coûts des énergies
renouvelables, les mesures en faveur de l’efficacité
énergétique, les innovations sur la mobilité ou la logistique
sont autant d’opportunités de croissance et de création de
valeur. De quoi permettre à chacun de s’engager pour une
société bas-carbone, adaptée au changement climatique :
▶ les entreprises en améliorant l’efficacité énergétique
de leur production et consommation et en faisant évoluer le
système énergétique vers les énergies renouvelables ;
▶ les collectivités en co-construisant des politiques
territoriales de réduction des émissions et d’adaptation au
changement climatique (par exemple via les Plans locaux de
l’Habitat, les Plans locaux d’urbanisme, les Plans de
Déplacement urbains…) ;
▶ l’agriculture en s’orientant vers des systèmes de
gestion durable des sols et de production moins
consommateurs d’engrais et de pesticides ;
▶ les citoyens en adoptant des habitudes nouvelles en
termes de transports, de circuit d’alimentation, d’habitat
(autant pour le chauffage que pour se prémunir contre les
chaleurs estivales).

Conclusion
Donc, le réchauffement climatique est bien un processus
naturel. Ce processus est caractérisée par des changements
climatiques qui est dû à plusieurs facteurs (orbite ellipse,
inclinaison et le cycle solaire ) à pour conséquence la montée
des températures à la surface de la terre. Cependant, ce
processus est accéléré par l’activité humaine et industrielle
qui engendrent cette augmentation et qui peut être
catastrophique pour l’avenir de notre planète (par exemple
depuis l’augmentation forte des températures, la banquise a
perdu plus un quart de sa superficie et a engendré
l’augmentation du niveau de l’eau).

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