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Partiel de Ponts semestre 7 GC4 Zink

2012-2013

1. Citez les critères d’un pont non courant

 Pont possédant au moins une travée de plus de 40m de portée ;


 Ponts dont la surface totale de l’un des tabliers dépasse 1200m² ;
 Tranchée couvertes ou semi-couverte de plus de 300m de long ;
 Tunnels ;
 Ponts mobiles et pont canaux ;
 Tous les ouvrages ne dépassant pas les seuils précédents mais dont la conception présente
des difficultés particulières :
 Liées aux terrains (fondations difficiles, risques de glissement) ;
 Liées à la modification des solutions type du fait de la géométrie du tracé ou de
recherches architecturales ;
 Liées aux caractères innovant de la structure utilisée.

2. Citez 3 techniques de mise en œuvre d’un tablier béton (En retenir que 3 sur l’ensemble)

 La construction sur étaiement : il s’agit de la méthode de construction à priori la plus simple


et la plus courante. On distingue :
 Les étaiements généraux, constitués de tours métalliques entretoisées supportant
des profilés métalliques et des plateaux de coffrage
 Les cintres, constitués de profilés métalliques et des plateaux de coffrage, reposant
sur le sol par un nombre limité d’appuis, définitifs ou provisoires. Ce type d’étaiement
est utilisé lorsque les conditions d’appui sur le sol sont précaires (obstacle, cours
d’eau à franchir, etc..) ou lorsqu’il faut maintenir un passage sous l’échafaudage
(route en circulation)
 Recours à la préfabrication : Il s’agit de la méthode de construction utilisée lorsqu’il faut
optimiser le temps d’intervention sur site ou lorsque l’ouvrage franchit des obstacles ne
permettant pas l’implantation d’appuis autre que les appuis définitifs. On a recours à la
préfabrication de certaines parties du tablier (exemple : poutres PRAD, VIPP), voire à la
préfabrication de l’ouvrage complet (exemple d’un pont cadre). Principal inconvénient :
nécessité de moyens de levage conséquents (dizaines à centaines de tonnes).
 Par poussage : Cette technique consiste à :
 Construire l’ouvrage en tronçons successifs sur une aire aménagée dans le
prolongement de l’ouvrage définitif à l’arrière des culées
 A pousser ou à tirer les tronçons successifs, préalablement assemblés, suivant le
profil de l’ouvrage définitif en le faisant glisser sur des appuis provisoires
 Le ripage (réservé à des ouvrages très monolithiques): Cette technique consiste à :
 Construire l’ouvrage sur une aire aménagée à côté de l’ouvrage définitif
 A pousser ou à tirer latéralement l’ouvrage en place
 La construction par rotation : Cette technique consiste à :
 Construire l’ouvrage en deux parties sur des aires aménagées parallèlement à la
voie à franchir,
 A mettre en place l’ouvrage par rotation de ces parties et assemblage au centre.
 Par phasage de construction : Le phasage permet d’optimiser le matériel immobilisé et les
volumes de béton à mettre en œuvre lors de chaque bétonnage, mais il faut impérativement
en tenir compte dans les calculs, et dans les dispositions constructives.

3. Quelles sont les différences entre un pont dalle en BP et un pont à poutre à fils adhérents

 1ère différence : le comportement mécanique


 Un pont dalle est un pont dont le tablier présente un comportement longitudinal
indissociable du comportement transversale (structures de types « plaques »)
 Un pont à poutres est un pont dont le tablier est composé d’éléments linéaires
fléchissant essentiellement dans le sens longitudinal et d’éléments surfaciques
formant dalle de couverture et fléchissant principalement dans le sens
transversal.
ème
 2 différence : mise en œuvre
 Pont dalle en BP : Il faut prévoir des cônes d’ancrage, enfiler les câbles dans les
gaines et ancrages, et mettre en précontrainte les câbles (difficulté à placer les
vérins en tenant compte de l’encombrement des autres éléments de la
construction). Les ponts dalles sont le plus couramment coulés en place sur
étaiement (général ou cintres). Parfois, on peut avoir recours à des techniques de
préfabrication, par exemple :
o Procédé poutre-dalle (brevet société CPC) pour les dalles en béton
précontraint.
 Poutre à fils adhérents : ouvrage de type PRAD : Les poutres sont préfabriquées
en usine et posé directement sur chantier, sans post tension (contrairement aux
poutres VIPP). Il n’y a donc pas besoin de l’ensemble du matériel de mise en
précontrainte des câbles, ainsi que d’étaiement sur chantier.

 3ème différence : Esthétique, adaptation, etc…


 Dalle BP :
o poids relativement élevé au m²
o S’adapte aux formes complexes (biais, courbures)
o Nécessité d’un étaiement
 Poutre PRAD :
o
o Poids au m² faible
o S’adapte peu aux formes complexes (poutres rectilignes)
o Structures fragile transversalement
o Epaisseurs de tablier important
o Permet de franchir des brèches délicates sans étaiement

4. 3 types de culées en fonction matériaux

On distingue les différents types de culées en fonction de l’ossature qui supporte la tête de culée.
Cette ossature peut être totalement enterrée, apparente, ou partiellement apparente.
On retrouve :
 Les culées en béton armé
 Les culées en palplanche
 Les culées souples en remblai renforcé

5. Au niveau d’une culée, quel est le rôle de la transition mur/garde grève et dalle de
transition ?
 Sans dalle de transition, après quelques années de trafic il s’ensuit un tassement qui conduit
à une dénivellation entre la chaussée courante et la dalle de l’ouvrage d’art. Ces
dénivellations sont inacceptables aux abords des ouvrages. La transition mur/garde grève et
la dalle de transition permet de limiter ces tassements pour créer une transition ouvrage /
remblai, chaussée courante.

6. Avantages inconvénient pont poutrelles enrobées

 Avantages :
 Structures simples à réaliser et robuste ;
 Structures relativement élancées ;
 Ne nécessite pas d’étaiement ;
 Ossature constituée de profilés laminés du commerce
 Inconvénients :
 Domaine d’emploi limité aux portées modérées ;
 S’adapte mal aux géométries complexes (courbes, biais,…) ;
 Poids de tablier relativement élevé au m² ;
 Cout de construction relativement élevé.

7. Route à construire : 2*3,50 m avec deux accotements de 1,50 m. Cette route doit franchir
une 2*3*3,50m avec un TPC de 5m et 2 BAU de 3m angle de 100 grades. La circulation doit
être maintenue. Définir les portées avec un schéma, et un type de structure et d’ouvrage
possible. Citez ces avantages et ces inconvénients. Mise en œuvre.

La flemme de réfléchir !