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INTRODUCTION

La Réforme est le résultat du rejet des orientations prises par le catholicisme pendant
le Moyen Âge (et qui ont été définitivement réaffirmées par Rome au concile de Trente). La
Réforme a été menée sous l'impulsion de théologiens tels que Martin Luther, Ulrich Zwingli,
Jean Calvin, Sébastien Castellion, parmi tant d'autres. Pierre Valdo, John Wyclif, Jan Hus,
Lefèvre d'Etaples sont considérés comme des précurseurs de la Réforme. À la suite de ces
théologiens, le protestantisme comprend des courants théologiques très divers. Mais la
question se pose alors, comment se présente le courant protestant : la reforme de martin
Luther ?

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Plan
INTRODUCTION
I. Généralité

II. Cause de la reforme

III. Le 95 thèse de martin Luther

CONCLUSION

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I. Généralité
1. Biographie de martin Luther

Martin Luther est né le 10 novembre 1483 à Eisleben en Allemagne et mort le18 février 1546
dans la même ville. Non seulement il est un théologien et un réformateur, mais il est aussi un
musicien et un compositeur. Dans la réforme de la liturgie, il donne au chant de la
communauté une place importante. Il compose lui-même une trentaine de chorals et édite,
avec d’autres musiciens, un recueil de cantiques. Il demande que le chant soit enseigné dans
les écoles. Cette place que Luther fait à la musique a contribué au développement de cet art
dans les pays de langue allemande.

Éducation :
1488 : école de latin à Mansfeld
1497 : l'école des frères de la vie commune à Magdeburg
1498 : école de la paroisse ("Städtische Pfarrschule") à Eisenach
1501 : Luther commence ses études de droit à l'université d'Erfurt
Luther était connu comme un élève calme et rendu timide par l'ordre strict, mais très doué.
Son père voulait lui donner l'occasion de s'assurer une bonne existence en tant que juriste.
1502 : "baccalauréat", son premier degré universitaire.
1505 : maîtrise
Lors du retour d'un voyage chez sa famille, le 2 juillet 1505, sur le chemin d'Erfurt, la foudre
s'abat tout près de lui. Il tombe par terre et promet : "Sainte Anne, je veux devenir moine"
C'est Luther lui-même qui a dit plus tard qu'il réfléchissait déjà avant à l'idée de devenir moine.
Malgré la colère de son père, il devient moine augustin à Erfurt, le 17 juillet.1505.

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2. Etymologie de protestantisme
Le mot protestant vient du mot la latin « protestari » qui donne les mots « pro-tester » signifie
tout simplement « témoigner pour, en faveur de » sa foi fondée sur les Écritures et
l’interprétation rationnelle qu’on peut en tirer à la lumière de l’Esprit Saint.

Le protestantisme est une confession du christianisme. Il est apparu au XVIe siècle en


Europe Occidentale. Il est une rupture avec le catholicisme, sur le problème du Salut de l'âme,
des sacrements mais aussi de l'organisation de l'Église et des fidèles.
Le protestantisme s'est rapidement divisé en multiples tendances comme le luthéranisme, le
calvinisme, l’anglicanisme et de nombreuses autres... Aujourd'hui, il existe plus de 36 000
dénominations protestantes.

Education protestant
Tout d’abord, qu’entendons-nous par éducation ? Eduquer, ou élever un enfant, c’est
l’aider à tirer de lui-même (educere) ce qui y est en germe, en sommeil. C’est l’aider à grandir,
à se hausser (elevare) dans son corps et son âme, dans tout son être spirituel. Par éducation,
nous entendons aussi la somme totale des processus par lesquels une société transmet d’une
génération à l’autre son expérience et son héritage accumulés dans les domaines social,
intellectuel et religieux1.
L’éducation a toujours été l’objet d’une préoccupation majeure des protestants, dans
le contexte familial aussi bien que dans le contexte scolaire. L’éducation protestante se
caractérise également par une approche holistique de l’éducation qui intègre donc aussi la
dimension spirituelle. Le livre de référence reste la Bible, dont la lecture et la compréhension
restent prioritaires et conditionnelles de l’exercice de la responsabilité individuelle.
En fait, le lien entre la Réforme et l’éducation est double, parce que les Réformateurs ne
réclament pas seulement le développement de la culture profane. Le type d’instruction
religieuse dont ils se font les champions est lui aussi porteur d’une alphabétisation du peuple
: dès lors que la Bible est la seule autorité (et non plus la hiérarchie de l’Église) et que la lecture
individuelle de la Bible est une exigence fondamentale, il est indispensable que chaque fidèle
soit en mesure de la lire et donc qu’il dispose d’un minimum d’instruction. D’ailleurs, au milieu
du XVIe siècle, les régents d’école sont nombreux à adhérer à la Réforme, et ils sont parmi ses
principaux propagateurs. Et, pour développer l’influence du protestantisme, l’un des moyens
souvent utilisés alors – lorsque les huguenots dominent socialement une région – est
l’introduction de maîtres protestants dans les écoles. De plus, chacun sait que la Discipline des
Églises réformées de France du XVIe siècle fait l’obligation aux Églises de « dresser » une école

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à côté de chaque Église locale, le maître devenant l’auxiliaire du pasteur. Et, comme le précise
Marianne Carbonnier-Burkard, cette même Discipline demande aux fidèles d’avoir « au moins
un psautier par famille, contenant les 150 psaumes traduits et versifiés par Marot et Bèze,
avec à la suite le Catéchisme de Genève, quelques prières, la liturgie de Genève et la
Confession de foi de La Rochelle » En fait, il est clair que l’une des réussites de la Réforme a
été de créer un type de piété marqué par un rapport au livre bien différent de celui des
catholiques. Ce genre de rapport à l’écrit caractérise l’ensemble des protestants.

Cause de la reforme
 Les indulgences et les reliques
L'achat des indulgences et la possession de reliques sont des moyens pour obtenir le salut ou
du moins pour réduire la durée de son séjour, ou de celui d’un tiers décédé, au purgatoire.
Ainsi, certains fidèles fortunés auraient été jusqu'à acheter des indulgences pour des péchés
à commettre. Frédéric III de Saxe possédait des milliers de reliques, censées lui épargner 128
000 années de purgatoire !
Le marché des indulgences ou des reliques met à mal le caractère vertueux de l'Eglise
catholique. S'il suffit de payer pour obtenir le salut, à quoi bon mener une vie fidèle au Credo.

 L'humanisme et ses nouvelles idées


L'humanisme, un mouvement de pensée initié en Italie au début du XIVe siècle, favorise le
retour aux textes anciens et au rapport direct à l'écrit, sans intermédiaire.
Cette approche se traduit par la traduction de la Bible en langue vernaculaire ("vulgaire").
Ceci donne la possibilité d'avoir un contact direct avec le texte sacré et donc avec Dieu.
 La diffusion des écrits
La mise au point de l'imprimerie par Gutenberg permet une diffusion large des écrits.
La Bible en langue vernaculaire est ainsi disponible pour les fidèles lettrés et, dans tous les
cas, beaucoup plus accessible pour chacun.
 Economie et politique
Au début du XVIe siècle, l'Eglise Catholique est toute puissante. Elle possède une grande
partie des terres cultivables, touche des impôts divers et peut s'ingérer dans les affaires de
l'Etat.
La Réforme permet d'ébranler cette mainmise, ce qui intéresse les marchands et les nobles.

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 Tarif des indulgences d'après le livre des Taxes de la chancellerie romaine

L'absolution pour celui qui révèle la confession de quelque pénitent est taxée à sept
carlins.
L'absolution pour celui qui abuse d'une jeune fille est taxée à six carlins.
L'absolution pour un prêtre concubinaire est taxée à sept carlins.
L'absolution pour un laïque coupable du même fait est taxée à huit carlins.
L'absolution pour celui qui a tué son père, sa mère, son frère, sa sœur, sa femme, ou
quelque autre parent ou allié, laïque néanmoins, est taxée à cinq carlins.
L'absolution pour un laïque présent qui a tué un abbé ou un autre ecclésiastique
inférieur à l'évêque, est taxée à sept, à huit ou à neuf carlins.
L'absolution pour un mari qui frappe sa femme de manière qu'il en survienne un
avortement ou une couche avant terme, est taxée à huit carlins.
L'absolution pour une femme qui prend quelque remède pour se procurer l'avortement,
ou qui fait quelque autre chose dans ce dessein et qui fait périr le fœtus, est taxée à
cinq carlins.
Le père, la mère, ou quelque autre parent qui aura étouffé un enfant, paiera pour chaque
meurtre quatre tournois, un ducat, huit carlins.
Celui qui a commis quelqu'un de ces crimes (sacrilèges, vols, incendies, parjures ou autres
semblables) est pleinement absous, et son honneur rétabli dans toutes les formes et avec
la clause inhibitoire, moyennant trente-six tournois et neuf ducats.
L'absolution pour tout acte d'impureté, de quelque nature qu'il soit, commis par un clerc,
fût-ce avec une religieuse, dans le cloître ou ailleurs, ou avec ses parents ou alliées, ou
avec sa fille spirituelle, ou avec une autre femme, quelle que ce soit; soit aussi que cette
absolution soit demandée ou non du clerc simplement, ou de lui ou de ses concubines,
avec dispense de pouvoir prendre les ordres et tenir des bénéfices. et avec la clause
inhibitoire, ne coûte que trente-six tournois et neuf ducats.
L'absolution d'un laïque pour crime d'adultère donné au for de la conscience, coûte
quatre tournois. Une religieuse qui sera tombée plusieurs fois dans le péché de luxure
aura son absolution et sera rétablie dans son ordre, quand même elle serait abbesse,
moyennant trente-six tournois, neuf ducats.
L'absolution pour un prêtre qui tient une concubine, avec dispense de pouvoir prendre
les ordres et tenir des bénéfices, coûte vingt et un tournois., cinq ducats, six carlins.
S'il y a adultère et inceste de la part de laïques, il faut payer par tête six tournois.
La permission de manger des laitages dans les temps défendus coûte, pour une seule
personne, six tournois.

I. Le 95 thèse de martin Luther


 Le vrai but de cette thèse
Martin Luther réalise de suite que le système des indulgences est faux. Luther est d’autant
plus outré que la vente des indulgences progresse et que les propagateurs de cette pratique
scandaleuse sont toujours plus zélés. L’un deux nommé Tetzel (1465-1519) arrive à
Wittenberg¹. C’est à la criée qu’il vend les lettres d’indulgences ! Les gens accourent en masse
pour les acheter.

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Or, Luther est à Wittenberg et il découvre le juste cation gratuit en Dieu. Mais à deux pas de
chez lui, on vend des indulgences censées délivrer les âmes du Purgatoire. Luther se met en
colère… Une sainte colère contre l’escroquerie spirituelle. Il regagne sa cellule et rédige les 95
thèses.
Le 31 octobre 1517, vers midi, il a che sur la porte principale de l’Église de Wittenberg les
désormais célèbres 95 thèses. Ces thèses, écrites en latin, dénoncent les erreurs catholiques,
notamment le salut par les œuvres et les indulgences. Le placardage des thèses de Luther
marque le début de la Réforme.

Luther, prieur du couvent de Wittenberg, maître ès arts, prédicateur et docteur en théologie


n’a que 34 ans. Il connaît aussi l’hébreu, le grec et le latin. Il est cependant connu dans le
milieu catholique, mais pour le peuple, c’est un inconnu.

La charge des thèses n’est pas une provocation. C’est même une pratique courante à l’époque.
Chacun peut exprimer ses idées sous cette forme et, bien entendu, chacun peut également
en discuter. Les professeurs d’universités aimaient organiser des « disputes » en public. Luther
o re donc à ses collègues la possibilité de s’expliquer en public. Ses thèses sont en rapport
avec les indulgences.

 L’intention de Luther

En publiant ses thèses, Luther n’a pas l’intention de quitter l’Église catholique. En aucun cas,
il n’a la pensée de quitter définitivement Rome. Contrairement à ce que Luther peut penser,
il n’y a pas de débat contradictoire. Personne n’ose porter sur la place son avis sur les
indulgences.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le lendemain du 31 octobre, c’est la Toussaint ! La coutume veut
que l’on expose les reliques censées procurer des grâces. En allant à l’Église, les délais
prennent connaissance des thèses de Luther. Dès lors, de bouche à oreille, le contenu des
thèses se propage dans la ville, dans la Saxe, et même au-delà. Ces thèses sont traduites en
allemand ainsi qu’en d’autres langues, et sont imprimées. Ainsi tous les pays d’Europe savent
qu’un moine allemand a écrit un texte contre les indulgences. En deux semaines, toute
l’Allemagne est au courant et, en un mois, c’est au tour de l’Europe. L’e et de ces thèses
provoque un électrochoc spirituel et, plus tard, politique.
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 Extrait de 95 thèse
19 Il n'est pas prouvé non plus que toutes les âmes du Purgatoire soient parfaitement
assurées de leur béatitude, bien que nous-mêmes nous en ayons une entière assurance.
20 Donc, par la rémission plénière de toutes les peines, le Pape n'entend parler que de celles
qu'il a imposées lui-même, et non pas toutes les peines en général.
21. C'est pourquoi les prédicateurs des Indulgences se trompent quand ils disent que les
indulgences du Pape délivrent l'homme de toutes les peines et le sauvent.
22. Car le Pape ne saurait remettre aux âmes du Purgatoire d'autres peines que celles qu'elles
auraient dû souffrir dans cette vie en vertu des canons.
23. Si la remise entière de toutes les peines peut jamais être accordée, ce ne saurait être qu'en
faveur des plus parfaits, c'est-à-dire du plus petit nombre.
24. Ainsi cette magnifique et universelle promesse de la rémission de toutes les peines
accordées à tous sans distinction, trompe nécessairement la majeure partie du peuple.
25. Le même pouvoir que le Pape peut avoir, en général, sur le Purgatoire, chaque évêque le
possède en particulier dans son diocèse, chaque pasteur dans sa paroisse.
26. Le Pape fait très bien de ne pas donner aux âmes le pardon en vertu du pouvoir des clefs
qu'il n'a pas, mais de le donner par le mode de suffrage.
27. Ils prêchent des inventions humaines, ceux qui prétendent qu'aussitôt que l'argent
résonne dans leur caisse, l'âme s'envole du Purgatoire.
28. Ce qui est certain, c'est qu'aussitôt que l'argent résonne, l'avarice et la rapacité
grandissent. Quant au suffrage de l'Eglise, il dépend uniquement de la bonne volonté de
Dieu.
29. Qui sait si toutes les âmes du Purgatoire désirent être délivrées, témoin de ce qu'on
rapporte de Saint Séverin et de Saint Paul Pascal.

30. Nul n'est certain de la vérité de sa contrition ; encore moins peut-on l'être de l'entière
rémission.
31. Il est aussi rare de trouver un homme qui achète une vraie indulgence qu'un homme
vraiment pénitent.
32. Ils seront éternellement damnés avec ceux qui les enseignent, ceux qui pensent que des
lettres d'indulgences leur assurent le salut.

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Conclusion
En bref, le protestantisme est l’une des principales branches du christianisme avec le
catholicisme et l’orthodoxisme. Entendu largement, le protestantisme est l’ensemble des
groupements issus directement ou non, de la réforme et qui se rejettent l’autorité du pape. Selon
cette perspective, le protestantisme englobe des mouvements varié allons des luthérien passant par
les évangéliques, jusqu’ aux quakers. L’éducation protestant à des valeurs hiérarchique tel que le
premier c’est que chacun doivent appartient à Dieu, l’éducation holistique, chacun doivent capable
de lire et d’écrire, instruire un homme et forger des caractères, et enfin, c’est de favoriser les
attitudes de responsabilité et de respect .Pourquoi cette haine de Martin Luther à l’ encontre de la
révolte des paysans ?