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ZAD AL MUSTAQNI' - Imam Al Hajjawy

Commentaire par Salih ibn Fawzan al Fawzan

CHAPITRE – ZAKAT SUR LES CEREALES ET LES FRUITS :

Hajjawy : La Zakat est obligatoire sur toutes les céréales, même si ce n’est pas des produits
alimentaires. La Zakat est obligatoire sur tous les fruits qui sont mesurés et stockés
comme les dattes et les raisins.

Fawzan : Ceci est le troisième de richesse sur laquelle la Zakat est obligatoire. Cela inclue tous
types de céréales comme le blé, l'orge, le maïs et le millet. Cela inclue toutes les céréales qui sont
consommées ou qui sont stockées. La Zakat est aussi obligatoire sur les fruits comme les dates,
raisins et tous les fruits qui sont consommés ou stockés. Allah a dit : « et acquittez-en les droits
le jour de la récolte. » (Sourate Al An’am – V.141) Il a également dit : « Ô les croyants!
Dépensez des meilleures choses que vous avez gagnées et des récoltes que Nous avons fait
sortir de la terre pour vous. » (Sourate Al Baqara – V.267)

« même si ce n’est pas des produits alimentaires. » La Zakat est obligatoire sur les céréales qui sont
stockées, même si ce n’est pas des produits alimentaires. Tant qu'ils sont stockés pour un bénéfice,
la Zakat doit être payée. Des exemples de ces céréales seraient des noyaux de fruits et des noyaux,
des graines de cresson et de fenugrec et d'autres grains de ce type qui sont stockés mais qui ne
sont pas consommés pour la nourriture mais qui ont d'autres utilisations. Néanmoins, la Zakat
doit être payée sur ces céréales tant qu'ils sont stockés pour le bénéfice.

« La Zakat est obligatoire sur tous les fruits… » C’est-à-dire, ceux qui sont pesés sur une balance et
stockés pour une future utilisation. La Zakat est n’est pas obligatoire sur les fruits qui ne sont pas
consommables. Similairement, ce n’est pas obligatoire sur les fruits qui sont pesés mais qui ne
peuvent pas être stockés car il est incapable de les sécher afin qu'ils puissent être stockés et
conservés pour une utilisation future. Un exemple de quelque chose de périssable serait des
pommes. La Zakat n'est pas obligatoire sur eux.

Hajjawy : Le Nisab est atteint quand il pèse mille six cents Ratl Irakiens (1). Le rendement
en fruit d'une année entière est combiné pour constituer le nisab. Les différents types ne
sont pas mélangés ensemble. (1) Un ratl Irakien est équivalent à 406,25 grammes pour l’imam
Abu Hanifah et 382,50 grammes selon la majorité des savants.

Fawzan: La Zakat devient obligatoire sur les fruits et les céréales quand le Nisab est atteint
comme nous avons discutés précédemment. Le Nisab pour cela est expliqué par le Prophète
(‘Alayhi salat wa salm), qui est cinq awsuq. Un wasq (singulier de awsuq) est équivalent à 60 sa’
selon le Prophète (SallaAllahu ‘alayhi wa salam). Il a dit : « Il n’y a pas de Zakat sur une quantité
qui est moins que cinq awsuq. » [Hadith rapporté par Al Bukhary (2/133, 134) et Muslim (3/66)]

Si un wasq équivaut à 60 sa’, alors cinq awsuq équivaut à 300 sa’s. C’est le Nisab pour les céréales
et les fruits.

« Le rendement en fruit d’une année entière est combiné pour constituer le Nisab. » Par exemple,
si un homme a plusieurs types de dattes sèches. Cela est connu qu’il différents variétés de dattes
sèches. Par conséquent, il combinera les différentes variétés de dattes sèches ensemble car elles
font toutes parties du même groupe de fruits. La Zakat est payée si le poids combiné atteint le
Nisab. Similairement, il y a différentes variétés de raisins. Elles sont combinées ensemble et si le
Nisab est atteint, la Zakat devient obligatoire.

D’autres exemples, seraient l’orge et le blé. Ils seront combinés ensemble (différent types d’orges
ensemble ou différent types de blés ensemble) et la Zakat est payée si le Nisab est atteint.

« Les différents types ne sont pas mélangés ensemble. » Différents types, variétés de choses ne
peuvent pas être combinées. Par exemple, l'orge ne devrait pas être mélangée avec du blé car ce
sont des céréales différentes

Hajjawi : Le Nisab devra être en sa possession quand la Zakat devient obligatoire. Il n’est
pas obligatoire sur la céréale restante ou celle qui est donné au moissonneur (celui qui
récolte, le salarié). La Zakat n'est pas obligatoire sur ce que l'on recueille légalement
comme le térébinthe, la cotonnade et la graine de coton, même si elle pousse sur ses
terres.

Fawzan : « Le Nisab devra être en sa possession quand la Zakat devient obligatoire. » C'est à ce
moment-là que les céréales deviennent dures et que les fruits commencent à mûrir. S'il a acquis la
possession seulement après que les céréales aient durci et que les fruits aient mûri comme quand
il a loué la terre ou qu'il a laissé des céréales après la récolte ou d'autres raisons, alors la Zakat n'est
pas obligatoire. C'est parce qu'il a possédé les céréales et les fruits après que la Zakat soit devenue
obligatoire.

« Il n’est pas obligatoire sur la céréale restante ou celle qui est donné au moissonneur. » Ou ce qui
est tombé au sol pendant la récolte. Ceux-ci ne sont pas pris en compte car il les a posséder
seulement après que la Zakat est devenue obligatoire.

« La Zakat n’est pas obligatoire sur ce que l’on recueille légalement… » De la végétation ou des
fruits que l'on cueille à partir d'un endroit ouvert ou d'une nature sauvage. Il n’y a pas de Zakat sur
ce type de fruits et végétations car ils sont différents des produits récoltés. Allah a dit : « et
acquittez-en les droits le jour de la récolte. » (Sourate Al An’am – V.141)
Par conséquent, ce qu’il récolte dans un endroit désertique comme le bois de chauffage et l'herbe
ne justifie pas de payer la Zakat.

« même si elle pousse sur ses terres. » Cela car ceci est comparable au pâturage qui, bien qu'il
pousse sur la terre possédée par une personne, la Zakat n'est pas due sur elle. Allah ne l'a pas
inclus parmi les choses qui justifient de payer la Zakat.

Hajjawy : Un dixième est obligatoire sur les produits où l'irrigation est naturelle. La
moitié de cette somme est obligatoire si l'irrigation est assistée et les trois quarts de la
somme si c'est à la fois naturel et aidé. La Zakat est basée sur la façon dont la terre est
principalement irriguée. Si l'on est ignorant à ce sujet, alors un dixième est payé comme
Zakat.

Fawzan : Dans cette section, l’auteur explique le montant payable comme Zakat sur les céréales et
fruits.

« Un dixième est obligatoire sur les produits où l’irrigation est naturelle. » Ce qui coule aux
dattiers et la culture sans aide comme l'eau de la rivière et l'eau de pluie. Un dixième du
rendement est donné comme Zakat. Cela est dû au fait que le propriétaire n'a pas eu à investir
dans l'irrigation de la terre.

Si la terre est irriguée par une roue hydraulique qui pompe de l'eau dans la terre où il y a des
dattiers, des vignes et d'autres cultures, alors la moitié de cette somme d'irrigation naturelle est
payable comme Zakat. C'est parce que le propriétaire a investi dans l'achat de l'équipement et a dû
payer d'autres dépenses qui s'y rapportent. Un élément de justice prévaut ici car il reçoit une
remise sur la Zakat en raison de l'argent dépensé pour l'irrigation. Il donne donc la moitié du
dixième du rendement. C'est un vingtième.

« et les trois quarts de la somme si c’est à la fois naturel et aidé. » Si au cours de l’année la terre est
naturellement irriguée la moitié du temps et manuellement irrigué durant le reste de l’année, alors
les trois quarts de la somme sont payable pour la Zakat.

« La Zakat est basée sur la façon dont la terre est principalement irriguée » Si elle est irriguée
naturellement la moitié de l’année et de façon manuelle le reste de l’année, alors trois quarts du
dixième du rendement est payé en Zakat. Toutefois, si la terre bénéficie de l’irrigation naturelle
plus que l’irrigation manuelle par exemple, alors la Zakat est en accordance avec la méthode
d’irrigation qui est prédominante. Dans ce cas, si c’est une irrigation naturelle, donc il garantit un
dixième du rendement. Si la terre a été manuellement irriguer la plupart de l’année, alors la Zakat
sera un vingtième du rendement.
« Si l’on est ignorant… » C’est-à-dire de savoir quelle méthode d’irrigation fut la plus
prédominante. Dans ce cas, il devra recourir à la valeur par défaut du paiement de la Zakat, du
dixième du rendement.

Hajjawy : Quand les céréales deviennent dures et que les fruits mûrissent, la Zakat devient
wajib (obligatoire).

Fawzan : La Zakat n’est pas obligatoire avant cela.

« les fruits mûrissent » Ce sont quand les fruits deviennent rouge ou jaune ou quand les raisins ont
un goût sucré et sont propre à la consommation. La Zakat devient obligatoire à ce moment.

Toutefois, si les céréales sont détruites avant d’avoir grandies et durcies, avant que les fruits
mûrissent ou qu’ils sont récoltés ou cueillis avant cela, alors le propriétaire n’est pas responsable
de la Zakat sur ces produits.

Hajjawi : Et la Zakat ne devient obligatoire que lorsque les grains sont sur l'aire de
battage. Si les grains sont détruits avant cela, ne résultant pas de la négligence du
propriétaire, alors la zakat n'est pas assujettie.

Fawzan : Nous avons discutés plus tôt dans le chapitre que la possession des produits est une
condition pour la Zakat. Elle devient obligatoire quand les céréales ont poussées et durcies et que
les fruits ont mûris. On ne peut pas prétendre posséder les céréales et les fruits à moins d'en avoir
le contrôle complet. C'est-à-dire, les dates sont dans le creux et les tiges sont à l'aire de battage.
Seulement à ce stade la Zakat est obligatoire. Si le produit est détruit auparavant au moyen d'une
catastrophe naturelle, il n'y a pas de responsabilité de la Zakat sur le propriétaire même si les
grains ont mûri et que les fruits ont mûri.

Si elles sont détruites après que la possession totale des produits soient achevés et que la
destruction ne soit pas causée par la négligence du propriétaire comme un feu de forêt ou un
orage, la Zakat n’a pas besoin d’être payée. Cela car il n’a pas le contrôle de la situation. Toutefois,
si la destruction est due à cause de son insouciance et négligence, alors il est assujetti à la Zakat
car elles ont été détruites après qu’il fut en total possession de ses produits.

Hajjawy : Payer un dixième comme Zakat est obligatoire sur le locataire d’une terre.

Fawzan : La Zakat est obligatoire sur la terre qui est cultivée. Elle est payable par celui qui a loué
la terre, pas son propriétaire.

Hajjawy : Le miel, lorsqu'il est pris de la possession ou de terres non cultivées d'un poids
équivalent à cent soixante ratl irakiens, un dixième doit être payé comme Zakat.
Fawzan : La Zakat est obligatoire sur le miel, l’argument est que ‘Umar Ibn Khattab (Radiya
Allahu ‘anhu) a collecté la Zakat sur le miel. [Rapporté par Ibn Abi Shaybah (2/373) et ‘Abdul
Razzaq (6969 et 6970)]

Le Nisab pour le miel est dix qirab (conteneurs, récipients) d’un total de 160 ratl Irakien.

Hajjawy : Rikaz est un trésor enterré datant des jours de l'ignorance. Un cinquième est
donné en tant que Zakat pour de petites ou de grandes quantités.

Fawzan : « Rikaz » signifie un trésor enterré qui date d’avant l’ère Islamique. (Voir As-Sihah
3/880) Si quelqu’un trouve de l’or ou de l’argent qui est enterré dans un terrain qui appartenait
aux mécréants qui pré-daté l'islam, alors il appartient au trouveur. Il paie un cinquième de la
valeur au trésor public. Le reste est à garder.

Si le trésor appartenait aux musulmans, alors la règle est « Al luqatha » (perdu et trouver). Si l’or
ou l’argent enterré trouver contient des marques ou des signes qui indique que les propriétaires
sont musulmans, il n’est pas permis pour le trouveur de les garder. Sa description devrait être
évidente pour tout le monde et devrait être annoncée pendant un an. Si les propriétaires ne
viennent pas les réclamer, alors il peut prendre la propriété limitée de celui-ci.

Les marques sur l'or et l'argent permettent de savoir s'il appartenait aux mécréants ou aux
musulmans. Si une pièce de monnaie en dirham portait une inscription islamique en relief
révélant l'identité du sultan qui a régné pendant cette période, alors elle est considérée comme un
trésor appartenant aux musulmans.

Si l'on constate que les dirhams ont été frappés pendant les califats abbassides ou omeyyades,
alors le trésor est donné au trésor public. La règle est similaire à celle des possessions trouvées qui
n'ont pas de propriétaire.

Il y a trois scénarios quand une personne trouve un trésor enterré :

1) Si le trésor appartenait aux gens avant l’arrivée de l’Islam, le temps de l’ignorance, alors il est
considéré comme rikaz et les règles du rikaz s’applique.

2) Si cela appartenait aux premiers musulmans dont aucun n'existe actuellement, alors la règle
d'un objet perdu sans propriétaire s'applique. Le trésor est remis au trésor public.

3) Si cela appartient à un musulman contemporain, alors les règles de « Al Luqtha » (perdu et


trouver) s’applique.