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A.

U : 2019/2020

I.P.E.I.M

Correction de la série N˚ 4 d’Algèbre : Ensembles - Applications - Relations


Sections : PC1 - T1

Exercice 1

➊ ~ Montrons que : A ⊂ B ⇐⇒ ∀ X ⊂ E, (A ∩ X) ⊂ (B ∩ X).


"=⇒ :" On suppose que A ⊂ B et montrons que A ∩ X ⊂ B ∩ X, ∀X ⊂ E.
Soit x ∈ A ∩ X. Ainsi, x ∈ A et x ∈ X. Et par suite, x ∈ B et x ∈ X. Alors, x ∈ B ∩ X.
Donc, A ∩ X ⊂ B ∩ X.
"⇐= :" On suppose que A ∩ X ⊂ B ∩ X, ∀X ⊂ E. Montrons que A ⊂ B.
On applique l’hypothèse pour X = E, on aura : A ∩ E ⊂ B ∩ E. Il vient, A ⊂ B.
~ Montrons que : ∀ X ⊂ E, (A ∩ X) ⊂ (B ∩ X) ⇐⇒ A = A ∩ B.
"=⇒ :" On suppose que ∀ X ⊂ E, (A ∩ X) ⊂ (B ∩ X) et montrons que A = A ∩ B.
On a toujours A ∩ B ⊂ A. D’autre part, si on applique l’hypothèse pour X = A, on aura :
A ∩ A ⊂ B ∩ A. Autrement dit, A ⊂ A ∩ B.
Donc, on aura l’égalité voulue.
"⇐= :" On suppose que A = A ∩ B et montrons que ∀ X ⊂ E, (A ∩ X) ⊂ (B ∩ X).
Soit x ∈ A∩X. Ainsi, x ∈ A et x ∈ X. Alors, x ∈ A∩B et x ∈ X. Et par suite, x ∈ A∩B∩X ⊂ B∩X.
Donc, A ∩ X ⊂ B ∩ X.
~ Montrons que : A = A ∩ B ⇐⇒ B ⊂ A.
"=⇒ :" On suppose que A = A ∩ B et on montre que B ⊂ A.
On a : A = A ∩ B. Alors, A = A ∩ B = A ∪ B. Donc, B ⊂ A.
"⇐= :" On suppose que B ⊂ A et montrons que A = A ∩ B.
On a toujours A ∩ B ⊂ A. Réciproquement, soit x ∈ A. Montrons que x ∈ A ∩ B. Autrement dit, il
faut montrer que x ∈ B.
Par l’absurde, on suppose que x 6∈ B. Ainsi, x ∈ B. Et par suite, par hypothèse, x ∈ A, ce qui est
absurde car x ∈ A.
Donc, x ∈ B. D’où, x ∈ A ∩ B.
~ Montrons que B ⊂ A ⇐⇒ B ∪ A = E.
” =⇒ ” : On suppose que B ⊂ A et montrons que B ∪ A = E.
On a B ⊂ A =⇒ B ∪ B} ⊂ A ∪ B. Alors, A ∪ B = E.
| {z
=E
” ⇐= ” : On suppose que B ∪ A = E et montrons que B ⊂ A.
On a : B ∪ A = E =⇒ B ∪ A = E = ∅ =⇒ B ∩ A = ∅ =⇒ B ⊂ A.

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➋ ” ⇐= ” : évident.
” =⇒ ” : On a : A ⊂ A ∪ B = A ∩ B ⊂ B. Alors, A ⊂ B.
De même, B ⊂ A ∪ B = A ∩ B ⊂ A. Alors, B ⊂ A.
Donc, A = B.
➌ Soit x ∈ B. On distingue deux cas :
 x ∈ A =⇒ x ∈ A ∩ B = A ∩ C =⇒ x ∈ C.
 x 6∈ A =⇒ x ∈ A ∪ B = A ∪ C =⇒ x ∈ A ou x ∈ C =⇒ x ∈ C.
Alors, dans les deux cas, on a B ⊂ C.

x ∈ A ∪ (B ∩ C) ⇐⇒ x ∈ A ou x ∈ B ∩ C

⇐⇒ x ∈ A ou x ∈ B et x ∈ C
 
⇐⇒ x ∈ A ou x ∈ B et x ∈ A ou x ∈ C
⇐⇒ x ∈ A ∪ B et x ∈ A ∪ C
⇐⇒ x ∈ (A ∪ B) ∩ (A ∪ C).
Donc, A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C).
Autrement : ( En utilisant la fonction indicatrice ) On a : 1A∪(B∩C) = 1A + 1B∩C − 1A∩B∩C =
1A + 1B .1C − 1A .1B .1C .
D’autre part, on a :
1(A∪B)∩(A∪C) = 1A∪B .1A∪C
 
= 1A + 1B − 1A .1B . 1A + 1C − 1A .1C
= 1A + 1A .1C − 1A .1C + 1A .1B + 1B .1C − 1A .1B .1C − 1A .1B − 1A .1B .1C + 1A .1B .1C
= 1A + 1B .1C − 1A .1B .1C .
Alors, on aura :
1A∪(B∩C) = 1(A∪B)∩(A∪C)

Donc, A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C).

x ∈ A ∩ (B ∪ C) ⇐⇒ x ∈ A et x ∈ B ∪ C

⇐⇒ x ∈ A et x ∈ B ou x ∈ C
 
⇐⇒ x ∈ A et x ∈ B ou x ∈ A et x ∈ C
⇐⇒ x ∈ A ∩ B ou x ∈ A ∩ C
⇐⇒ x ∈ (A ∩ B) ∪ (A ∩ C).
Donc, A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C).
Autrement : ( En utilisant la fonction indicatrice ) On a : 1A∩(B∪C) = 1A .1B∪C = 1A . 1B +

1C − 1B .1C = 1A .1B + 1A .1C − 1A .1B .1C .
D’autre part, on a :
1(A∩B)∪(A∩C) = 1A∩B + 1A∩C − 1A∩B∩C
= 1A .1B + 1A .1C − 1A .1B .1C .
Alors, on aura :
1A∩(B∪C) = 1(A∩B)∪(A∩C)

Donc, A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C).

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Exercice 2

➊ f est injective mais n’est pas surjective car 0 n’a pas d’antécédent. Alors, f n’est pas bijective.
➋ g est injective et surjective. En effet, ∀k ∈ Z, n = k − 1 est l’antécédent de k par g. Alors, g est
bijective.
➌  h est injective. En effet,
h(x, y) = h(a, b) =⇒ (x + y, x − y) = (a + b, a − b) =⇒ x = a et y = b =⇒ (x, y) = (a, b).

 h est surjective. En effet, soit (a, b) ∈ R2 . Cherchons (x, y) ∈ R2 tel que h(x, y) = (a, b). Autrement
dit, (x + y, x − y) = (a, b). On obtient alors le système suivant :
(
x+y = a
x−y = b
a+b a−b
La résolution de ce système donne x = et y = .
  2 2
a+b a−b
Alors, , est l’antécédent de (a, b) par h.
2 2
Donc, h est bijective.
➍  k n’est pas injective. En effet, k(1, 2) = k(2, 1) = (3, 2).
 k n’est pas surjective. En effet, (0, 1) n’admet pas d’antécédent par k :
1
k(x, y) = (0, 1) ⇔ (x+y, xy) = (0, 1) ⇔ x+y = 0 et xy = 1 ⇔ x+ = 0 ⇔ x2 +1 = 0 ( impossible).
x
Donc, k n’est pas bijective.
Exercice 3
n
X X n(n + 1)
➊ f (An ) = x= k= .
x∈An k=0
2
X
➋ Soit p ∈ N. Cherchons A ∈ E telle que f (A) = p. Autrement dit, x = p.
x∈A
~ Si p = 0, on prend A = ∅.
~ Si p > 1, on prend A = {p}.
Et par suite, f est surjective.
➌ Il est clair que f n’est pas injective. En effet, f {0} = f (∅) = 0. Alors, f n’est pas bijective.

( )
X
➍ f −1

{3} = {A ∈ E; f (A) = 3} = A ∈ E; x=3 = {{3}, {1, 2}, {0, 3}, {0, 1, 2}}.
x∈A

Exercice 4

➊ Soit x ∈ E. Alors,
x ∈ f −1 (B1 ∪ B2 ) ⇐⇒ f (x) ∈ (B1 ∪ B2 )
⇐⇒ f (x) ∈ B1 ou f (x) ∈ B2
⇐⇒ x ∈ f −1 (B1 ) ou x ∈ f −1 (B2 )
⇐⇒ x ∈ f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).

D’où, f −1 (B1 ∪ B2 ) = f −1 (B1 ) ∪ f −1 (B2 ).

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➋ Soit x ∈ E. Alors,

x ∈ f −1 (B1 ∩ B2 ) ⇐⇒ f (x) ∈ (B1 ∩ B2 )


⇐⇒ f (x) ∈ B1 et f (x) ∈ B2
⇐⇒ x ∈ f −1 (B1 ) et x ∈ f −1 (B2 )
⇐⇒ x ∈ f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).

D’où, f −1 (B1 ∩ B2 ) = f −1 (B1 ) ∩ f −1 (B2 ).


Exercice 5

➊ ϕ(∅) = (∅ ∩ A, ∅ ∩ B) = (∅, ∅).


 
ϕ A ∪ B = A ∪ B ∩ A, A ∪ B ∩ B = (∅, ∅).
➋ ” =⇒ ” : Supposons que ϕ soit injective et montrons que A ∪ B = E.

D’après 1. , on a : ϕ(∅) = ϕ A ∪ B . Alors, puisque ϕ est injective, on aura : A ∪ B = ∅, c,à,d
A ∪ B = E.
” ⇐= ” : Supposons que E = A ∪ B et montrons que ϕ est injective.
Soient X, Y ∈ P(E) tels que ϕ(X) = ϕ(Y ). Montrons que X = Y .
ϕ(X) = ϕ(Y ) ⇒ (X ∩ A, X ∩ B) = (Y ∩ A, Y ∩ B) ⇒ X ∩ A = Y ∩ A et X ∩ B = Y ∩ B ⇒
(X ∩ A) ∪ (X ∩ B) = (Y ∩ A) ∪ (Y ∩ B) ⇒ X ∩ (A ∪ B}) = Y ∩ (A
| {z ∪ B}) ⇒ X ∩ E = Y ∩ E ⇒ X = Y .
| {z
=E =E

➌ ” =⇒ ” : Si le couple (∅, B) admet un antécédent par ϕ alors il existe X ⊂ E tel que ϕ(X) = (∅, B),
c,à,d (X ∩ A, X ∩ B) = (∅, B), c,à,d X ∩ A = ∅ et X ∩ B = B, c,à,d X ⊂ A et B ⊂ X. Alors,
B ⊂ X ⊂ A. Ainsi, B ⊂ A. Et par suite, A ∩ B = ∅.
” ⇐= ” : Si A ∩ B = ∅, on aura : ϕ(B) = (A ∩ B, B ∩ B) = (∅, B). Alors, B est un antécédent du
couple (∅, B) par ϕ.
➍ (a) ϕ(X ∪ Y ) = (X ∪ Y ) ∩ A, (X ∪ Y ) ∩ B = (X ∩ A) ∪ (Y ∩ A), (X ∩ B) ∪ (Y ∩ B) = (X, Y )
 

car Y ∩ A ⊂ B ∩ A = ∅ et X ∩ B ⊂ A ∩ B = ∅.
Donc, ϕ(X ∪ Y ) = (X, Y ).
(b) Si ϕ est surjective alors (∅, B) admet un antécédent par ϕ. Donc, A ∩ B = ∅.
Réciproquement, si A ∩ B = ∅ alors d’après ce qui précède, on aura ϕ(X ∪ Y ) = (X, Y ) pour
tout (X, Y ) ∈ P(A) × P(B). Ainsi, le couple (X, Y ) admet un antécédent par ϕ qui est X ∪ Y .
Ceci prouve que ϕ est surjective.
Donc, ϕ est surjective ⇐⇒ A ∩ B = ∅.
➎ ϕ est bijective ⇔ ϕ est injective et surjective ⇔ A ∪ B = E et A ∩ B = ∅ ⇔ A = B.
Donc, ϕ est bijective ⇐⇒ A = B.
Exercice 6

➊ ” =⇒ ” : On suppose que ϕ soit injective et montrons que f est injective.


Soient x1 , x2 ∈ E tels que f (x1 ) = f (x2 ). Montrons que x1 = x2 .
Posons A = {x1 } et B = {x2 }.
 
On a : ϕ(A) = f (A) = f {x1 } = {f (x1 )} = {f (x2 )} = f {x2 } = f (B) = ϕ(B).

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Or, ϕ est injective. Alors, A = B. Ainsi, {x1 } = {x2 }. Et par suite, x1 = x2 .
Donc, f est injective.
” ⇐= ” : On suppose que f soit injective et on montre que ϕ est injective.
Soient A1 , A2 ∈ P(E) tels que ϕ(A1 ) = ϕ(A2 ). Montrons que A1 = A2 .
ϕ(A1 ) = ϕ(A2 ) =⇒ f (A1 ) = f (A2 ) =⇒ A1 = A2 car f est injective.
En effet, soit x ∈ A1 =⇒ f (x) ∈ f (A1 ) = f (A2 ) =⇒ f (x) ∈ f (A2 ) =⇒ f (x) = f (t) avec t ∈ A2 =⇒
x = t car f est injective. Ainsi, x ∈ A2 .
Ceci prouve que A1 ⊂ A2 . L’autre inclusion découle par symétrie. On aura, alors, A1 = A2 .
Donc, ϕ est injective.
➋ ” =⇒ ” : On suppose que ψ soit injective et montrons que f est surjective, c,à,d f (E) = F .
On a : ψ(F ) = f −1 (F ) = E et ψ f (E) = f −1 f (E) = E. Ainsi, ψ(F ) = ψ f (E) .
  

Or, ψ est injective. Alors, f (E) = F .


” ⇐= ” : On suppose que f soit surjective et montrons que ψ est injective.
Soient B1 , B2 ∈ P(F ) tels que ψ(B1 ) = ψ(B2 ). Montrons que B1 = B2 .
ψ(B1 ) = ψ(B2 ) =⇒ f −1 (B1 ) = f −1 (B2 ) =⇒ f f −1 (B1 ) = f f −1 (B2 ) .
 

Or, f surjective ⇐⇒ f f −1 (B) = B pour toute partie B de F (voir Fiche d’exercices N˚7- Exercice


1).
Alors, f f −1 (B1 ) = f f −1 (B2 ) =⇒ B1 = B2 .
 

Exercice 7

➊ • On a : A = A. Ainsi, A R A. Alors, R est réflexive.


• A R B =⇒ A = B ou A = B =⇒ B = A ou B = A =⇒ B R A.
Alors, R est symétrique.
 
• A R B et B R C =⇒ A = B ou A = B et B = C ou B = C =⇒ A = C ou A = C.
En effet, il y a quatre cas possibles :
I A = B et B = C. Ceci donne A = C.
I A = B et B = C. Ceci donne A = C.
I A = B et B = C. Ceci donne A = C.
I A = B et B = C. Ceci donne A = C.
Et par suite, A R C.
Alors, R est transitive.
Donc, R est une relation d’équivalence.
➋ (a) • On a : x + x = 2x est pair. Ainsi, x R x. Alors, R est réflexive.
• x R y =⇒ x + y est pair =⇒ y + x est pair =⇒ y R x.
Alors, R est symétrique.
• x R y et y R z =⇒ x + y est pair et y + z est pair =⇒ x + y = 2k et y + z = 2p avec k, p ∈ Z.
Ainsi, x + y + y + z = 2k + 2p =⇒ x + z = 2(k + p − y ). Et par suite, x + z est pair et alors
| {z }
∈Z
x R z.
Alors, R est transitive.
Donc, R est une relation d’équivalence sur Z.

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(b) On peut remarquer clairement que :

ClR (0) = ensemble des entiers pairs et ClR (1) = ensemble des entiers impairs.

Puique l’ensemble des entiers pairs et des entiers impairs forme une partition de Z, on en déduit
que ces deux ensembles sont exactement les deux classes d’équivalence pour la relation donnée.
Exercice 8

➊ • On a : A ∩ X = A ∩ X. Ainsi, X R X. Alors, R est réflexive.


• X R Y =⇒ A ∩ X = A ∩ Y =⇒ A ∩ Y = A ∩ X =⇒ Y R X.
Alors, R est symétrique.
• X R Y et Y R Z =⇒ A ∩ X = A ∩ Y et A ∩ Y = A ∩ Z =⇒ A ∩ X = A ∩ Z =⇒ X R Z.
Alors, R est transitive.
Donc, R est une realtion d’équivalence.
➋  ClR (∅) = {X ∈ P(E); X R ∅} = {X ∈ P(E); A ∩ X = A ∩ ∅} = {X ∈ P(E); A ∩ X = ∅} =
P(A).
 ClR (E) = {X ∈ P(E); X R E} = {X ∈ P(E); A ∩ X = A ∩ E} = {X ∈ P(E); A ∩ X = A} =
{X ∈ P(E); A ⊆ X}. C’est l’ensemble des parties qui contiennent A.
 ClR (A) = ClR (E) car A R E.
 ClR (A) = ClR (∅) car A R ∅.
➌ Soit B = A ∩ X. On veut montrer que B est l’unique représentant de ClR (X) contenu dans A.
Soit Y un représentant de ClR (X) contenu dans A. Montrons que Y = B.
Puisque Y est un représentant de ClR (X), on aura : Y R X, c’est à dire A ∩ X = A ∩ Y . Ainsi,
B = A ∩ Y = Y car Y est contenu dans A.
Donc, B est l’unique représentant de ClR (X) contenu dans A.
Exercice 9

☞ Partie A :
➊ A∆A = (A \ A) ∪ (A \ A) = ∅ ∪ ∅ = ∅.
A∆∅ = (A \ ∅) ∪ (∅ \ A) = A ∪ ∅ = A.
➋ Soit y ∈ f (A)∆f (B) =⇒ y ∈ f (A) \ f (B) ou y ∈ f (B) \ f (A).
I Si y ∈ f (A) \ f (B) =⇒ y ∈ f (A) et y 6∈ f (B)
=⇒ y = f (x), x ∈ A et f (x) 6∈ f (B)
=⇒ y = f (x), x ∈ A et x 6∈ B
=⇒ y = f (x), x ∈ A \ B ⊂ A∆B
=⇒ y = f (x), x ∈ A∆B
=⇒ y ∈ f (A∆B).
I Si y ∈ f (B) \ f (A) =⇒ y ∈ f (B) et y 6∈ f (A)
=⇒ y = f (x), x ∈ B et f (x) 6∈ f (A)
=⇒ y = f (x), x ∈ B et x 6∈ A
=⇒ y = f (x), x ∈ B \ A ⊂ A∆B

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=⇒ y = f (x), x ∈ A∆B
=⇒ y ∈ f (A∆B).


Donc, on aura : f (A)∆f (B) ⊂ f (A∆B).
➌ (a) "⇐=:" Si A = B, alors : A∆B = A∆A = ∅ (d’après la question ➊).
"=⇒:" A∆B = ∅ =⇒ (A \ B) ∪ (B \ A) = ∅ =⇒ A \ B = ∅ et B \ A = ∅ =⇒ A ⊂ B et
B ⊂ A =⇒ A = B.
(b) On suppose que f (A)∆f (B) = f (A∆B). Montrons que f est injective.
Soient x1 , x2 ∈ E tels que f (x1 ) = f (x2 ). Montrons que x1 = x2 .
  
Par hypothèse, on a : f {x1 } ∆f {x2 } = f {x1 }∆{x2 } .

Ainsi, {f (x1 )} ∆{f (x2 )} = f {x1 }∆{x2 } .

Puisque f (x1 ) = f (x2 ), on aura : {f (x1 )} ∆{f (x1 )} = f {x1 }∆{x2 } .
| {z }
 =∅
Alors, il vient : f {x1 }∆{x2 } = ∅ =⇒ {x1 }∆{x2 } = ∅ car f est une application =⇒ {x1 } =
{x2 } en utilisant la question précédente.
Et par suite, x1 = x2 .
Donc, f est injective.
➍ (a) } Soit y ∈ f (A ∩ B). Ainsi, il existe x ∈ A ∩ B tel que y = f (x). Il vient :
(
x ∈ A tel que y = f (x) =⇒ y ∈ f (A)
x ∈ B tel que y = f (x) =⇒ y ∈ f (B).

Il en résulte que y ∈ f (A) ∩ f (B). Alors, f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B).


} Soit y ∈ f (A) ∩ f (B). Ainsi,
(
y ∈ f (A) =⇒ ∃x1 ∈ A tel que y = f (x1 )
y ∈ f (B) =⇒ ∃x2 ∈ B tel que y = f (x2 ).

On a, donc, f (x1 ) = f (x2 ). Or, f est injective. Alors, x1 = x2 . Et par suite, x1 ∈ A ∩ B. Il en


résulte que y = f (x1 ) ∈ f (A ∩ B). Donc, f (A) ∩ f (B) ⊂ f (A ∩ B).
D’où,
f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B).

(b) On a : f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B) d’après ce qui précède. Alors, ∀X ∈ P(E), on aura :


  
f (X ∩ X) = f (X) ∩ f X =⇒ f (∅) = f (X) ∩ f X =⇒ f X ⊂ f (X).
| {z }
=∅

➎ (a)
y ∈ f (A ∪ B) ⇐⇒ ∃x ∈ A ∪ B tel que y = f (x)
⇐⇒ ∃x ∈ A ou x ∈ B tel que y = f (x)
 
⇐⇒ ∃x ∈ A tel que y = f (x) ou ∃x ∈ B tel que y = f (x)
⇐⇒ y ∈ f (A) ou y ∈ f (B)
⇐⇒ y ∈ f (A) ∪ f (B).
Donc, f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B).

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(b) • "⇐=: " Le résultat est déjà prouvé dans la question ➌ (b).
• "=⇒: " On suppose que f soit injective. Montrons que f (A)∆f (B) = f (A∆B).
On a déjà montré une inclusion au niveau de la question ➋. Il reste, alors, de montrer l’autre
inclusion, à savoir : f (A∆B) ⊂ f (A)∆f (B).

Or, A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A) ⇒ f (A∆B) = f (A \ B) ∪ (B \ A)
⇒ f (A∆B) = f (A \ B) ∪ f (B \ A) d’après ➎(a)
⇒ f (A∆B) = f (A ∩ B) ∪ f (B ∩ A)
   
⇒ f (A∆B) = f (A) ∩ f (B) ∪ f (B) ∩ f (A) car f est injective
⇒ f (A∆B) ⊂ f (A) ∩ f (B) ∪ f (B) ∩ f (A) d’après ➍(b)
   
   
⇒ f (A∆B) ⊂ f (A) \ f (B) ∪ f (B) \ f (A)
⇒ f (A∆B) ⊂ f (A)∆f (B).
D’où le résultat voulu.
☞ Partie B :
➊ Soit X ∈ P(E). On a déjà montré l’inclusion f (X) ⊂ f (X) au niveau de la question d’après ➍(b).
Il reste, alors, de prouver l’autre inclusion.
Soit y ∈ f (X). Ainsi, y 6∈ f (X). Et par suite , ∀x ∈ X, f (x) 6= y.
Or, f est bijective. Alors, en particulier, f est surjective. Et par suite, ∃ x0 ∈ E tel que f (x0 ) = y.
Donc, x0 6∈ X. Autrement dit, x0 ∈ X. Ainsi, f (x0 ) ∈ f (X). Alors, y ∈ f (X).
Ceci prouve que f (X) ⊂ f (X).
Donc, f (X) = f (X), ∀X ∈ P(E).
➋ Soit X ∈ P(E), on a :
 
hA (X) = A ∩ f (X) ∪ A ∩ f (X)
 
= A ∩ f (X) ∪ A ∩ f (X)
 
= A \ f (X) ∪ f (X) \ A
= A∆f (X).
➌ (a) Soit X ∈ P(E). On a :
h2A (X) = hA ◦ hA (X)

= hA hA (X)

= A∆f hA (X)

= A∆f A∆f (X)
= A∆ f (A)∆f f (X) en utilisant la question ➎ (b) car f est bijective
 
 
= A∆ f (A)∆f (X) car f ◦ f = f
= A∆f (A)∆f (X)
 
= A∆f (A) ∆f (X) en utilisant la propriété donnée dans l’énoncé
= hA (A)∆f (X)
= hhA (A) (X).
  
De plus, h3A (X) = h2A ◦ hA (X) = h2A hA (X) = h2A A∆f (X) = A∆f (A)∆f A∆f (X) =
A∆ f (A)∆f (A) ∆f (X) = A∆f (X) = hA (X).
| {z }
=∅
| {z }
=A

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(b) I Si n = 1( impair), on a : h1A (X) = hA (X). Ainsi, la propriété est vraie pour n = 1.
I Si n = 2( pair), on a : h2A (X) = hhA (A) (X). Ainsi, la propriété est vraie pour n = 2.
I Soit n ∈ N∗ . On suppose que la propriété reste vraie jusqu’à l’ordre n.
I Montrons que la propriété est vraie à l’ordre n + 1.
• Si n est pair, alors
hn+1 n
A (X) = hA ◦ hA (X)

= hA hnA (X)

= hA hhA (A) (X)

= hA A∆f (A)∆f (X)

= A∆f A∆f (A)∆f (X)
= A∆f (A)∆f 2 (A)∆f 2 (X)
= A∆ f (A)∆f (A) ∆f (X)
| {z }
=∅

| {z } ∆f (X)
= A∆∅
=A
= A∆f (X) = hA (X).
• Si n est impair, alors

hn+1 n
= h2A (X) = hhA (A) (X).
 
A (X) = hA hA (X) = hA hA (X)

Donc, la propriété est vraie à l’ordre n + 1.


Conclusion :
∀n ∈ N∗ , on a : (
hA (X) si n est impair
hnA (X) =
hhA (A) (X) si n est pair.

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Correction de la série N˚4 d’Algèbre / Sections : PC1- T1 page 9/9