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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l'Ense ignement Supérie ur et de la Reche rche Scientifique


_____________________________________

Université Dr. Tahar Moulay de Saïda


F aculté de T echnologie
D é p a rt e me n t D’é lect rot e chn i q ue

Mémoire de Fin d’Etudes


En vue de l’obtention du diplôme de

Master (LMD)
Spécialité : SYSTEME ENERGETIQUE

Filière : GENIE ELECTRIQUE

Intitulé :

L’impact Des Energies Renouvelables Sur Le Réseau


Electrique Ouest Algérien 220 KV

Présenté par :

SADI MOHAMMED EL AMINE


HAMLAT ZOHRA

Devant le jury composé de :

Dr. T.TARRAS Président


Dr. F.LAKDJA(KENNICHE) Encadreur
Dr. M. YAHIAOUI Examinateur
Dr. L.O.F. BEKRI Examinateur

Soutenu le 26/06/2014
Promotion 2013-2014
LES ABRÉVIATIONS

Les Abréviations
-AIE l'agence internationale de l'énergie
-ASA Agence Spatial Allemande
-APS Armor Panneaux Solaires
-BT Basse Tension
-CeTe Le telluride de Cadium
-CDER Centre De Développement Des Energies
-CCO Centre Des Conventions D’Oran
-CPF Continuation Power Flow
-DC/AC Direct Courant /Alternatif Courant
-DC/D Direct Courant /Continu Couran
DLR Centre Allemand de Recherche aérospatiale
-EP Energies Primaires
-ENR Energies Nouvelles ou Renouvelables
-EPE Evaluation Du Potentiel Energétique
-ERA Energies Renouvelables Assistance
-ENIE Entreprises National Des Industries Electroniques
-GaAS Arséniure De Gallium
-GED Génération D’Energie Dispersée (Distribuée)
-Ge Germanium
-GES Gestion Des Energies Renouvelables
-HT Haute Tension
-INAPI Institut National Algérien De La Production Industrielle
-MT Moyenne Tension
-MPPT Recherche Du Point De La Puissance Maximal
-ONM Office National De Météorologie
-ONU Office National D’U
-ONA Office National D’Assainissement
-OPF Optimal Power Flux
-PDE Production Décentralisée D’Energie
-PV Photovoltaïque
PSAT Power System Analysis Toolbox
-SAT La Superficie Agricole Totale
-SAU La Superficie Agricole Utilisée
-SAUI La Superficie Agricole Utilisée Irrigée
-SDO La Société De Distribution De L’Électricité Et De Gaz De L’Ouest
-Se Sélénium
-SPE La Société De Production D’Electricité
-STEP Station De Traitement D’Epuration Des Eaux
-THT Très Haute Tension
-TWH Tétra Watt Heure
-TW Tétra Watt
-UDTSA L’Unité De Développement De La Technologie Du Silicium D’Alger
Table Des Matières

Table Des Matières


Remerciement

Dédicace 1

Dédicace 2

Les abréviations

Table des matières

Liste des figures

Liste des tableaux

Introduction générale 01

Chapitre I : Les Energies Renouvelables


I-1 Introduction 03
I-2 Définition Des Energies Renouvelables 03
I-3 Différentes types de l’énergie Renouvelable 04
I-3-1 Energie hydraulique 04
a Hydrolienne 05
b Marémotrice 05
c Barrage Hydraulique 06
I-3-2 Energie de la biomasse 06
a Les biocarburants 07
b Bioéthanol 07
c Biogaz ou Méthanisation 08
I-3-3 Energie géothermique 09
I-3-4 L'énergie solaire 09
I-3-4-1 Les différents types d’énergie solaire 10
a L’énergie solaire thermique 10
a-1 Chauffe eau solaire 11
Table Des Matières

a-2 Le capteur parabolique 11


a-3 Le capteur cylindroparabolique 12
b Photovoltaïque 13
c Autres voies de l’énergie solaire 13
I-3-5- L’énergie éolienne 14
a classification des turbines éoliennes 14
a-1 Les Machine à axe Horizontale 15
a-2 Les Machine à axe Verticale 15
I-4 Conclusion 16

Chapitre II : Impact Des Energies Renouvelables Sur Les Réseaux


Électriques
II-1 Introduction 17
II-2 impact de la production sur le réseau 17
II-2-1 Impacts sur le sens de transit de puissance 19
II-2-2 Impacts sur la stabilité du système 20
II-2-3 Impacts sur la qualité de service 20
II-2-4 Impacts sur l’observabilité et de contrôlabilité du système 20
II-2-5 Impacts sur la continuité de service 20
II-2-6 Découplage des sources auto productrices 20
II-2-7 Impacts sur le plan de protection 21
a. Courant De Court Circuit 21
b. Influence Sur La Sélectivité Des Productions 22
II-2-8 Impact sur La tenue de fréquence 22
II-2-9 Impact Sur La Tenue de tension 23
II-3 Conclusion 23
Chapitre III : Les Energies Renouvelables en Algérie
III-1 Introduction 24
III-2 L’énergie solaire Dans L’Algérie 25
III-2-1 Atlas solaire de l'Algérie 27
III-2-2 Potentiel solaire 29
III-3 L’énergie éolienne Dans L’Algérie 29
Table Des Matières

III-3-1 Les ressources en énergie éolienne 30


III-3-2 Vents en Algérie 30
III-3-3 Gisement éolienne en Algérie 32
III-4 Où en est-on? 33
III-5 Les énergies renouvelables En Ouest Algérien 34
III-5-1 Solaire 34
III-5-2 Éolienne 36
III-5-2-1 La ferme éolienne d’Adrar 36
III-5-2-2 Les hauts plateaux une zone stratégie pour placer une ferme d’éolienne 38
III-6 Conclusion 39

Chapitre IV : Modélisations et Ecoulement de puissance

IV-1 Introduction. 40
IV-2 Structures de Réseaux Electriques. 40
IV-2-1 Organisation d’un réseau électrique. 41
a Les réseaux de transport et d’interconnexion. 42
b Les réseaux de répartition. 42
c Les réseaux de distribution. 43
IV-3 Modélisation des composantes du réseau électrique. 43
IV-3-1 Modélisation des générateurs. 43
IV-3-2 Modélisation de la ligne . 44

IV-3-3 Modélisation des Transformateurs. 45


IV-3-4 Modélisation d’une charge. 46
IV-4 Détermination de la matrice admittance. 46
IV-5 Calcul des courants. 47
IV-6 Principe de l’écoulement de puissance 49
IV-6-1 Classification des nœuds dans un réseau électrique. 49
IV-6-1-1 Nœuds producteurs (associes aux centrales). 49
IV-6-1-2 Nœuds consommateurs (associés aux charges). 49
IV-6-1-3 Nœud Balancier. 49

IV-6-2 Notion de l’écoulement de puissances. 50


Table Des Matières

IV-6-3 Formulation du problème de l’écoulement de puissances. 50


IV-7 Méthode Itérative de Newton-Raphson : 51

IV-8 Modélisation d’une éolienne sur les hauts plateaux Algérien. 55


IV-8-1 Puissance énergétique éolienne disponible. 55
IV-8-2 Puissance éolienne récupérable. 56
IV -8-3 Puissance éolienne moyenne utile. 56
IV -8-4 Puissance éolienne moyenne utilisable. 58

IV-9 Modélisation d’Une cellule PV. 58


IV-9-1 Modélisation du générateur photovoltaïque. 58
IV-10 Conclusion 62

Chapitre V : Simulations
V-1 Introduction 63
V-2 Présentation du réseau ouest Algérien 220 Kv de l’année 2012. 63
A Schéma du réseau ouest Algérien 220 KV. 63
B Paramètre de réseau. 65
V-3 Outil de simulation 66
V-3-1 A Propos du PSAT. 66
V-3-2 A propos de Power word. 66
V-3-3 La validation du choix des logiciels. 66
V-3-4 Logiciel PSAT. 67
A Réalisation du réseau dans le logiciel PSAT 67
B Résultat de simulation de l’écoulement de puissance dans le logiciel 67
PSAT.
V-3-5 Logiciel power Word. 69

A Réalisation du réseau dans le logiciel Power Word. 69

B Résultat de simulation de l’écoulement de puissance dans le logiciel 69


Power Word.
V-3-6 Comparaison des résultats par rapport au logiciel Matlab. 71

V-4 Introduction des énergies renouvelables dans le réseau Ouest 72


Table Des Matières

Algérien (220 KV).

V-4-1 Réalisation du réseau dans le logiciel PSAT avec insertion d’une 72


ferme éolienne.
A Paramètre d’une éolienne 72

B Critère d’insertion d’une éolienne 72

C Réalisation du réseau dans le logiciel PSAT avec la ferme éolienne. 73

D Résultat de simulation avec éolienne. 74

E Interprétation des résultats. 75


V-4-2 Réalisation du réseau dans le logiciel Power Word avec insertion 77
d’une centrale photovoltaïque.
A Paramètre de centrale PV. 77
B Critère d’insertion de la centrale PV 77
C Réalisation du réseau ouest Algérien avec la centrale PV. 78
D Résultat de simulation avec PV. 79
E Interprétation des résultats. 80
V-5 Conclusion 82

Conclusion Générale 83
Bibliographie
Annexe
INTRODUCTION GÉNÉRALE

Le terme d'énergie renouvelable est souvent assimilé à celui d'énergie propre ou


« propre et sûre ». Une énergie propre ne produit pas ou peu de polluant, ou bien elle produit
des polluants sans conséquences pour l'environnement.

Le réseau électrique est constitué de lignes électriques exploitées à différents niveaux


de tension, connectées entre elles dans des postes électriques. Ces derniers permettent de
répartir l'électricité et de la faire passer d'une tension à l'autre grâce aux transformateurs.

Un réseau électrique doit aussi assurer la gestion dynamique de l'ensemble production -


transport - consommation, mettant en œuvre des réglages ayant pour but d'assurer la stabilité
de l'ensemble.

Différentes technologies de productions d’énergie sont d’hors et déjà disponibles pour


atteindre ces objectifs comme les éoliennes, les panneaux solaires, les centrales de
cogénération d’électricité et de chaleur, etc.

Cette nouvelle donnée économique va, par le biais de ces Productions d’Energies,
venir impacter le fonctionnement du réseau électrique.

Il est à prévoir que cette production d’énergie va tendre à s’accroître dans les années à
venir, amenant avec elle un problème d’intégration dans le réseau actuel.

L’impact de ce type de générations sur le fonctionnement du réseau n’est pas


négligeable et celles-ci amènent des problèmes de réglage, de protections, de qualité
d’énergie, de contrôle de la tension, etc. Il convient donc de rechercher des solutions
innovantes à ces problèmes. [1]

1
INTRODUCTION GÉNÉRALE

Les travaux présentés dans ce mémoire se focalisent sur l’impact des énergies
renouvelables dans les réseaux électriques, on calculant le transit de puissance.
Les travaux seront donc développés en cinq chapitres:

 Le premier chapitre expose en générale les énergies renouvelables.

 Dans le deuxième chapitre, nous définissons l’impact des énergies renouvelables sur le
réseau électrique et les différents effets du raccordement avec le réseau.

 Le troisième chapitre détaille la carte géographique de l’Algérie, en montrant la


vitesse de vent, le potentiel solaire et les différents types des énergies renouvelables
les plus utilisées en Algérie.

 Le quatrième chapitre, nous exposons la modélisation des réseaux électriques et le


principe de l’écoulement de puissance. Ainsi que la modélisation d’une éolienne et la
cellule photovoltaïque.

 Le cinquième chapitre est consacré à l’étude de simulation avec les logiciels PSAT et
power world (version 16, sous licence), pour but de montrer l’impact des énergies
renouvelables dans le réseau Ouest Algérien 220 kV (2012).

 Et nous terminerons avec une conclusion générale.

2
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

I-1 Introduction :

Une énergie renouvelable est une source d’énergie qui se renouvelle assez rapidement pour être

considérée comme inépuisable à l’échelle de l’homme. Les énergies renouvelables sont issues de

phénomènes naturels réguliers ou constants provoqués par les astres, principalement le Soleil

(photovoltaïque), le vent (éolien), mais aussi la Lune (marée) et la Terre (énergie géothermique).

Aujourd'hui, nous assimilons souvent par abus de langage les énergies renouvelables aux

énergies propres.

I-2 Définition des énergies renouvelables :

Les énergies renouvelables (ER) utilisent des flux inépuisables d'énergies d'origine naturelle

(soleil, vent, eau, croissance végétale...). Ces énergies de l'avenir ne couvrent pourtant que 22% de la

consommation mondiale d'électricité avec l'importance de l'hydroélectricité qui représente les trois

quarts de l'électricité issue des ER.

Les principaux intérêts des énergies renouvelables sont leur non épuisement et leurs émissions

très limitées de gaz à effet de serre (GES) comme en témoigne l'analyse du cycle de vie de leur

exploitation. Évaluation des émissions de GES sur l’ensemble du cycle de vie pour les grandes

catégories de technologies de production d’électricité par :

- Hydraulique (Eau : turbines).

- Biomasse (bois CO2 de combustion = CO2 de la croissance des arbres: photosynthèse).

-Energie géothermique.

- Solaire (thermique et photovoltaïque)- Eolienne (Vent).[1]

3
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

I-3 Différentes types de l’énergie Renouvelable :

Figure (I-1) : schéma de différentes énergies renouvelables.

I-3-1 Energie hydraulique :

L'énergie hydraulique est l’énergie mise en jeu lors du déplacement ou de l'accumulation d'un

fluide incompressible telle que l'eau douce ou l'eau de mer .Ce déplacement va produire un travail

mécanique qui est utilisé directement ou converti sous forme d'électricité (Marémotrice ; Hydrolienne,

Barrage).

Figure (I-2) :L’énergie Hydraulique

4
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

a) Hydrolienne :

Les sortes d’ hydroliennes anglais de (Sea Genont) ont une capacité de 1,2MW.

Les courants marins représentent une énergie fabuleuse qui contrairement aux vents sont

constants et prévisibles.

Figure (I-3) :L’énergie Hydrolienne.

b) Marémotrice:

L’usine marémotrice de la Rance (la France) est une centrale électrique tirant son énergie de la

force de la marée.

Figure (I-4) :L’énergie Marémotrice.

5
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

c) Barrages hydrauliques:

Le 1/5 des besoins en énergie totaux de la terre sont couverts par l'énergie hydraulique. Elle est

produite dans le monde entier par environ 45.000 barrages.

Figure (I-5) : Barrages Hydraulique.

I-3-2 Energie de la biomasse :

Figure (I-6) : Energie de la biomasse.

Dans le domaine de l’énergie, le terme de biomasse regroupe l'ensemble des matières organiques

pouvant devenir des sources d'énergie. Comprend trois familles principales:

-Le biogaz ou La méthanisation.

-Les bois énergie ou biomasse solide.

-Les granules de bois sont le combustible au rendement le plus élevé de la gamme (Viessmann).

6
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

Le bois peut être considéré comme une énergie renouvelable tant que le volume prélevé ne

dépasse pas l’accroissement naturel de la forêt 1 mètre cube, pour un contenu énergétique de 1500 à

2000kWh.

a) Les biocarburants:

Figure (I-7) : Energie Les biocarburants végétale.

Un biocarburant est un carburant produit à partir de matériaux organiques.

Les trois principales catégories sont : Huile- végétale -carburant

Dès 1891, Rudolph Diesel, convaincu que l'huile végétale est utilisable au même titre que le

pétrolée et le charbon. Peut être mélangé avec le diesel.

b) Bioéthanol:

Figure (I-8) : la bioéthanol.

Fabriquer à partir du saccarose (betterave, canne à sucre…) ou de l’amidon (blé, mais…) par

fermentation.

7
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

c) Biogaz ou Méthanisation:

La méthanisation est un procédé biologique de transformation de la matière organique en biogaz,

par l’action de bactéries en absence de l’oxygène: nous parlons de «digestion anaérobie» ou nous

utilisons des matières premières:

 Déchets organiques des communes: les poubelles des ménages

 Déchets organiques industriels: agro-alimentaire, abattoirs.

 Déchets agricoles: lisier, fumier et les résidus de récolte.

 Sous-produits de processus industriels: glycérine.

1 tonne de m3 de biogaz équivalent KWh électrique


en litre de fioul

Lisier 16 11 30

Fumier 60 35 100

Paille 220 120 350

Graisse 450 350 1000

Tableaux (I-1) : Matières premières.

Remarque :

La matière restante est utilisée comme des amendements organiques pour l’agriculture.

8
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

I-3-3 Energie géothermique :

La géothermie consiste à capter la chaleur contenue dans la croûte terrestre pour produire du

chauffage ou de l’électricité. Nous caractérisons 3 types d'énergie :

1. La géothermie à haute énergie.

2. La géothermie à basse énergie.

3. La géothermie à très basse énergie.

Figure (I-9) : Energie géothermique.

I-3-4 L'énergie solaire :

Le soleil, bien que distant de plus de 150 millions de kilomètres de nous, demeure notre plus

grande source d'énergie même si elle est intermittente avec l'alternance jour / nuit...

La source d’énergie renouvelable la plus abondante est sans aucun doute l’énergie solaire. Le

Soleil envoie sur Terre une puissance de 90.000 térawatts (TW), à comparer aux 14 TW consommés

par la population mondiale, et va continuer à le faire pendant quelques milliards d’années. Cependant,

en raison de son caractère intermittent et de sa faible densité, il est capital de pouvoir stocker et

concentrer cette énergie solaire sous forme de carburant. [2]

9
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

I-3-4-1 Les différents types d’énergie solaire :

a. L’énergie solaire thermique.

b. L’énergie solaire photovoltaïque.

c. Autres voies de l’énergie solaire.

a) L’énergie solaire thermique :

L’énergie solaire thermique est connue depuis les balbutiements de l’humanité. Elle traite

simplement à la chaleur du rayonnement solaire, ou pour utiliser le langage des physiciens, à l’énergie

calorifique transportée par le rayonnement solaire.

Précisons d’ailleurs que cette énergie, combinée à l’existence d’une atmosphère autour de notre

bonne vieille terre, nous vaut, grâce à ce qu’on appelle l’effet de serre, une température moyenne

favorable à la vie, cette température constituant, avec la pression atmosphérique, la présence d’oxygène

et d’eau l’ensemble des conditions de la vie terrestre.

Figure (I-10) : Système solaire

10
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

1) Chauffe eau solaire :

Figure (I-11) : Chauffe eau solaire.

L’énergie solaire est principalement utilisée pour le chauffage de l’eau sanitaire et le chauffage

de bâtiments.

Le principe de fonctionnement:

Le rayonnement solaire est reçu par un absorbeur qui à son tour chauffe soit un fluide caloporteur

soit l’eau directement.

Un vitrage est placé devant l’absorbeur, ainsi le rayonnement est « capturé » : en d’autres termes,

c’est l’effet de serre.

a-2) Le capteur parabolique :

Le capteur parabolique obéit aux même lois physiques que ce qu’il est convenu d’appeler

paraboles, (en fait des paraboloïdes) et qui sont des antennes paraboliques destinées à recevoir et à

concentrer les ondes électromagnétiques émises par les satellites de communication en un point appelé

foyer, et qui ont l’avantage obligatoire d’être géostationnaires et de ne nécessiter qu’un seul alignement

définitif.

Dans le cas d’un capteur parabolique solaire, le problème est la nécessité d’orienter ce capteur

vers le soleil dans sa course. Un asservissement électronique est alors nécessaire et des dispositifs

idoines existent. Le (très) gros avantage est la température énorme qui est atteinte par un tel capteur.

11
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

La réflexion vers le foyer sera d’autant plus efficace que le miroir qui tapisse le capteur sur sa

face ensoleillée sera de bonne qualité. Pour prendre un exemple, les résultats seront plus probants avec

de vrais miroirs qu’avec des feuilles d’aluminium.

Un bricoleur averti peut sans trop de problèmes construire une « cocotte solaire ou autocuiseur

solaire » sur une parabole.

Figure(I-12) : Le capteur parabolique réfléchit les rayons du soleil vers le même point appelé foyer du paraboloïde

c’est au foyer que l’on met le récepteur

a-3) Le capteur cylindro parabolique :

Un moyen terme intéressant est celui du capteur cylindro-parabolique. Dans cette configuration,

le foyer, qui était grosso modo un point dans le capteur parabolique, devient une ligne dans le capteur

cylindro parabolique. Les rayons du soleil seront réfléchis par le capteur vers une même ligne

horizontale qui serait donc l’endroit d’établissement d’un tuyau qui renfermerait le fluide caloporteur.

Là encore nous pouvons atteindre des températures de 300 degrés.

Figure (I-13) : Capteur cylindro parabolique

12
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

b) Photo voltaïque :

Produite par transformation d’une partie du rayonnement solaire avec une cellule photovoltaïque.

Plusieurs cellules sont relies entre elles et forment un panneau solaire (ou module).Plusieurs modules

qui sont regroupés dans une centrale solaire sont appelés champ photovoltaïque.

Figure (I-14) : 1-Cellule PV 2- Panneau PV 3-Champ PV.

Outre l’utilisation de la composante calorifique du rayonnement solaire, la nature utilise

couramment des effets physiques plus sophistiqués. Ainsi la photosynthèse utilise l’énergie lumineuse

pour produire de la matière organique, plus particulièrement de la matière végétale. Ce processus fait

intervenir les photons, ou grains de lumière, et leur énergie. Pour absorber ces photons la nature a doté

les végétaux de pigments et le plus répandu de ces pigments est la chlorophylle [3].

c) Autres voies de l’énergie solaire :

D’autres perspectives, plus révolutionnaires, semblent devoir être exploitées, en particulier dans

la filière hydrogène liée à la formidable capacité des végétaux à utiliser l’énergie solaire. En effet, l’une

des possibilités les plus séduisantes consiste à la transformer en hydrogène, un carburant propre (sa

combustion ne produit que de l’eau) avec une forte densité énergétique (2,7 fois plus que le pétrole),

même si son état gazeux, à température et pression ambiantes, rend son stockage et son transport

difficiles. Cet hydrogène sert ensuite à alimenter des piles à combustible pour produire de l’électricité.

Il y a plusieurs façons d’obtenir de l’hydrogène grâce au Soleil.

13
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

La première consiste à effectuer une électrolyse de l’eau à partir de l’énergie électrique fournie

par des panneaux photovoltaïques.

Mais une autre méthode, qui s’inspire de processus biologiques, pourrait révolutionner, dans un

avenir plus ou moins proche, notre approvisionnement énergétique.

I-3-5 L’énergie éolienne :

Figure (I-15) : Une ferme d’éoliens.

Cette énergie est produite par la force exercée par le vent sur les pales d'une hélice. Cette hélice

est montée sur un arbre qui est relié à des systèmes mécaniques qui servent à moudre le grain ou à

pomper de l'eau, soit à un générateur qui transforme l'énergie mécanique en énergie électrique [4].

Les éoliennes sont une forme très ancienne d’exploitation du vent. Une importante évolution

1970-2000.Une éolienne qui est un dispositif pour extraire de l'énergie cinétique du vent en la

transformant en énergie mécanique ou en énergie électrique. En enlevant une certaine partie de son

énergie cinétique le vent doit ralentir mais seulement cette masse d'air qui traverse le disque du rotor

sera affectée [5].

a) classification des turbines éoliennes :

Les moteurs éoliens utilisés pour capter l'énergie du vent peuvent être classés en deux catégories

distinctes [6] :

14
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

a-1) Les machines à axe horizontal :

- Rotor avec pâles.

- Transmission mécanique avec arbre plus boite de vitesse.

- Génératrice.

- Nacelle qui supporte le rotor.

- Système d’orientation.

- Mâle qui rapporte la nacelle.

- L’axe du générateur.

-Les machines à vent classiques.

-Les éoliennes lentes.

-Les éoliennes rapides.

a-2) Les machines à axe vertical :

-Les machines à traînées différentielles.

-Les machines à écran.

-Les machines à clapets battants.

-Les machines à pales tournantes.

-Les machines à variations cycliques d'incidences, à aubes fixes et aubes mobile.

A B

Figure (I-16) : Eolienne à axe horizontal (A); Eolienne à axe vertical (B)

15
CHAPITRE I Les Energies Renouvelables

I-4 Conclusion :

Les énergies renouvelables nous proposent de multiples façons de produire de l'énergie. Elles

donnent aussi plusieurs :

Avantage :

• Plus les sources sont variées, plus l'indépendance énergétique est assurée ;

• Facilité d’installer, d’utiliser et de combiner plusieurs sources en même temps ;

• Pas d'émission de CO2 ;

Pour la plus part des méthodes.

• Coût au kWh fixe, faible et stable ;

• L'investissement et le rendement sont prévisibles à long terme.

Inconvénients:

• Investissement important ;

• L’installation doit s'intégrer dans l'environnement ;

• Variabilité de la production de l'éolien qui dépend d'un vent aléatoire ;

• Projets de longue durée ;

• Le stockage de l'électricité.

Il ne faut pas oublier qu’il faut commencer par l’optimisation des consommations, ceci se réalise

par une conception architecturale bioclimatique accompagnée par des équipements ménagers

économes.

Une fois les consommations diminuées (mais pas le confort), nous pouvons envisager d’investir

dans des systèmes de production d’énergie.

Après avoir donné une définition des différentes énergies renouvelables, le chapitre qui suit

exposera l’impact de ces énergies sur le réseau électrique.

16
CHAPITRE II Impact Des E.R sur les R.E

II-1 Introduction :

La tendance vers la dérégulation devient de plus en plus répandue dans le monde,

notamment dans les pays développés. D’ailleurs, la préoccupation accordée à l’aspect

environnemental et au développement durable à encouragé les producteurs à développer la

production d'électricité sur la base des énergies nouvelles et renouvelables et des solutions de haut

rendement énergétique. [7]

Ces évolutions sont les deux facteurs essentiels qui favorisent l’introduction des nombreux

producteurs de taille petite ou grande aux réseaux électriques aux niveaux de tension inférieure au

cours de ces dernières années. [8]

Ce nouveau phénomène peut être positif et négatif à la fois. D’une part, l’insertion des GED

est présentée comme un facteur de renforcement des moyens de production du système. D’autre

part, elles apportent également des impacts négatifs à échelle du système en le fragilisant

notamment dans les situations critiques.

Traditionnellement, le renforcement du système de production électrique se fait par l’insertion

de nouvelles unités de production au réseau de transport.

Au cours de ces dernières années, la tendance de libéralisation du marché de l’électricité a

favorisé l’apparition de nombreux producteurs dans les réseaux électriques de niveaux de tension

inférieure.

Le raccordement de production aux réseaux de transport apporte des intérêts économiques et

énergétiques, mais il sera pénalisé sur le plan de l’exploitation du système.

Dans ce deuxième chapitre, nous allons situer les différents impacts de l’insertion des

énergies renouvelables dans le réseau électrique.

II-2 Impact de la production sur le réseau :

De précédentes études montrent qu'un taux de pénétration croissant de production n'est

pas sans impacts prévisibles sur l'exploitation future des réseaux.

17
CHAPITRE II Impact Des E.R sur les R.E

En particulier, le plan de tension peut être grandement modifié par la présence de GED, au

point que la tension risque de dépasser la limite supérieure en certains nœuds du réseau alors qu'elle

est maintenue à une valeur normale au poste source. Le plan de protection risque également d'être

affecté par un fort taux de pénétration des GED du fait de la puissance de court circuit qu'elles

apportent en aval des protections, et de l'inversion possible des flux de puissance active sur

certaines lignes, ainsi que de la diminution du temps d'élimination critique de défauts.

Les GED fournissent de l'énergie près des points de consommation, diminuant ainsi les

transits de puissance active et donc les pertes en ligne sur le réseau de transport, mais sont

pénalisantes du point de vue de l'exploitation des réseaux pour les raisons citées plus haut ajoutées

aux risques d'oscillations de puissance active et leur corollaire qui est une stabilité dégradée [9].

Une partie de ces GED à, de plus, des sources d'énergie primaire intermittentes (éolien,

solaire) qui ne permettent pas de prévoir aisément la production disponible à court terme. Elles ne

peuvent donc pas garantir une puissance de sortie et proposer toute la puissance disponible sur le

marché. D'autre part, ces nombreuses sources sont trop petites pour être observables et

dispatchables par les gestionnaires de réseaux et ne participent donc pas, aujourd'hui, aux services

système. Cela peut poser des problèmes en cas de fort taux de pénétration si les moyens de réglage

classiques de la distribution deviennent inaptes à assurer la tenue en tension. Cela peut contraindre

par exemple les gestionnaires de réseaux à engager des investissements non prévus initialement.

[10].

Une partie de ces GED produisant par construction du courant continu (pile a combustible,

panneau solaire) doit être raccordée au réseau par l'intermédiaire d'interfaces d'électronique de

puissance, injectant ainsi des harmoniques nuisibles à la qualité de la tension délivrée.

Enfin, la présence de GED en aval d'un poste source dont le transformateur est équipé d'un

régleur en charge régulé par compoundage perturbe son fonctionnement basé sur la mesure du

courant absorbé.

18
CHAPITRE II Impact Des E.R sur les R.E

En effet, la production de puissance par les GED réduit le courant traversant le

transformateur, provoquant une action du régleur en charge et diminuant ainsi la tension au niveau

du poste source.

Figure (II-1) : Flux d'énergie sur un réseau en présence de GED

Nous trouvons dans la littérature plusieurs études qui ont été faites afin d’identifier et

d’évaluer les impacts de la production décentralisée sur le réseau, puis, de proposer des solutions

adaptées.

L’opérateur du réseau se préoccupe de ce type d’étude lors de la phase de planification ou de

l’approbation d’un projet de raccordement des GED. Les principaux impacts à rappeler sont les

suivants : [11]

II-2-1 Impact sur le sens de transit de puissance :

Les réseaux sont dimensionnés pour recevoir les flux d’énergie du réseau de transport vers la

distribution. L’insertion des GED dans les niveaux de tension autres que le réseau de transport peut

créer une injection de puissance dans le sens contraire, c'est-à-dire de la distribution vers le

transport. Les équipements, notamment les protections doivent alors être bidirectionnels. Ainsi,

sachant que les réseaux aux niveaux de tension inférieure sont normalement surdimensionnés afin

de faire face à l’accroissement de consommation, on n’aura peut-être pas, à court terme, de

problèmes liés à des limites de la capacité de transfert d’énergie ; mais à plus long terme, lorsque le

taux de pénétration de GED augmentera, la modification du sens de transit de puissance pourra

éventuellement provoquer des congestions locales. [12]

19
CHAPITRE II Impact Des E.R sur les R.E

II-2-2 Impact sur la stabilité du système :

L’influence des génératrices de productions peuvent être de type synchrone ou asynchrone.

L’insertion de générateurs synchrones dans le réseau va changer le temps critique d’élimination de

défaut (correspondant à la durée maximale d’une perturbation à la quelle le système peut résister

sans perte de stabilité). [13]

II-2-3 Impact sur la qualité de service :

Les GED de type asynchrone consomment de la puissance réactive afin de magnétiser leur

circuit magnétique. Lors de la connexion au réseau, elles appellent un courant fort, ce qui contribue

au creux de tension (en profondeur).

D’ailleurs, la présence d’interfaces d’électronique de puissance peut faire augmenter le taux

des harmoniques qui nuisent gravement à la qualité de service fournie. [14]

II-2-4 Impact sur l’observabilité et la contrôlabilité du système :

Les GED, notamment celles à type énergie nouvelle et renouvelable, sont caractérisées par

l’intermittence des sources primaires. Cela sera difficile pour l’opérateur d’estimer la puissance de

sortie de ces producteurs, donc la puissance fournie du système, par conséquent. [15]

II-2-5 Impact sur la continuité de service :

Pour la même raison concernant la caractéristique d’intermittence, l’indisponibilité des GED

lors que le système les sollicite peut occasionner la rupture d’électricité par manque de puissance.

II-2-6 Découplage des sources auto-productrices :

Supposant à présent que le système de protection de réseau fonctionne parfaitement, encore

faut-il que celui de l'installation auto productrice la découple lors de l'ouverture d'un disjoncteur de

réseau situé en amont. Si les petits moteurs ralentissent rapidement après l’ouverture d'un départ, les

générateurs conservent eux plus longtemps leur vitesse. La mise hors tension d'un réseau

comportant des générateurs n'est donc plus assurée par l'ouverture d'un disjoncteur.

La tension peut en effet subsister pendant plusieurs secondes, voire les avantages c’est un
équilibre qui s'établit entre les puissances disponible et consommée. Nous dirons alors qu'il y a
'îlotage'.

20
CHAPITRE II Impact Des E.R sur les R.E

Même s'il s'avère peu probable que de telles conditions d'équilibre soient remplies, la

possibilité d'une telle situation est inacceptable pour l'exploitant de réseau, pour des raisons de

sécurité. L'apparition intempestive d'une tension sur le réseau, due au démarrage d'une génératrice,

elle est évidemment aussi à proscrire absolument. Le personnel technique doit en effet pouvoir

intervenir au moment choisi et sans danger, après un ordre de mise hors tension du réseau. C'est le

maintien de la sécurité qui conduit aux exigences les plus sévères en matière de dispositifs de

couplage des autos productrices.

Ainsi, afin de permettre les travaux sur le réseau, l'installation de production doit pouvoir en

être séparée par un dispositif de coupure de sécurité visible, verrouillable et accessible en

permanence au gestionnaire de réseau. Si la tension n'est plus normale, la source autonome doit

pouvoir être découplée automatiquement du réseau. Il existe trois filières permettant d'assurer ce

découplage : la télécommande, la protection fréquentielle et la connexion au réseau via un

redresseur-onduleur piloté par le réseau.

II-2-7 Impacts sur le plan de protection :

La connexion de nouveaux générateurs au réseau modifiera également les courants de courts

circuits et donc le réglage des seuils des protections.

D’ailleurs, ce changement peut provoquer une mauvaise sélectivité, des déclenchements

intempestifs ou l’aveuglement du système de protection. [16]

a. Courant de court-circuit :

En matière de protection, il faut tenir compte de ce que les générateurs contribuent à une

augmentation du courant de court-circuit dans le réseau. Dans le cas de générateurs, directement

raccordés au réseau, cette contribution est de l’ordre de 4 à 8 fois le courant nominal de la machine.

Dans le cas d’un raccordement au travers d’un convertisseur électronique cette contribution peut

être ramenée au courant nominal par contrôle rapide du convertisseur. Signalons toutefois qu’avec

ce dernier système en cas de fonctionnement sur charge isolée du réseau suite à un incident, les

protections par surintensité ne fonctionneraient pas pour éliminer un court-circuit dans le réseau.

21
CHAPITRE II Impact Des E.R sur les R.E

Ce problème pourrait systématiquement se rencontrer avec des systèmes photovoltaïques ou à

piles à combustibles sur réseau isolé. Des précautions particulières sont à prévoir.

b. Influence sur la sélectivité des protections :

La sélectivité des protections peut être affectée par l’introduction d’unités de production dans

le réseau de transport dont la structure est de type maillé. Pour illustrer cette influence considérons

le schéma de la figure (II.2) ci-après d’alimentation par une sous-station du réseau d’une charge par

la liaison 2, et la connexion à la sous-station par la liaison 1 d’une unité de production. Ces deux

liaisons sont chacune protégées par un disjoncteur contre les surintensités comme c'est l'usage.

Dans cet exemple extrêmement simple la protection de la ligne 1 déconnecte inutilement

l’unité de production lors d’un défaut sur la ligne 2, car le courant du générateur lors de ce défaut

est supérieur au seuil de protection en cas de défaut sur la ligne 2. Les seuils de protection doivent

donc être revus pour que le seule de la ligne en défaut soit déconnectée.

Réseaux de
transport
HT / MT

Figure (II-2) : Un défaut sur la ligne 2 provoque la coupure inutile de la ligne 1


La sélectivité de la protection est modifiée car les unités de production peuvent modifier l’amplitude ; la durée et la
direction des courants de défaut

Pour toute implantation d’une unité de production dans le réseau, il faut impérativement

vérifier la sélectivité des protections et le cas échéant les ajuster.

II-2-8 Impact sur la tenue de fréquence :

La fréquence doit impérativement être maintenue dans les limites contractuelles. Les

principaux problèmes apparaissant en cas d'excursion non maîtrisée de la fréquence sont les

suivants:

-Rupture de synchronisme des alternateurs pouvant entraîner la perte de groupes en cascade.

- Limite de fonctionnement des auxiliaires de centrales.

22
CHAPITRE II Impact Des E.R sur les R.E

- En cas de baisse de fréquence :

Saturation des circuits magnétiques de transformateurs ou compensateurs bobinent d'énergie

réactive entraînant un fonctionnement dégradé et des pertes fer. [17]

II-2-9 Impact sur la tenue de tension :

Nous savons que les nœuds proches d’une source ont une tension plus élevée, la tension

diminuant au fur et à mesure que l’on s’en éloigne. La connexion de sources de GED à proximité

des charges modifiera donc naturellement le profil de tension sur le réseau [18].

II-3 Conclusion :

La connaissance précise des dommages environnementaux est indispensable pour progresser

vers un usage raisonné de l’énergie, tenant compte des nuisances potentielles.

Cette connaissance doit permettre de situer le point d’équilibre entre les avantages procurés

par l’énergie et ses « effets néfastes » sur les milieux, et de déterminer ainsi un niveau optimal de

consommation d’énergie. Elle constitue aussi un instrument d’orientation des choix vers des filières

énergétiques les plus respectueuses de l’environnement.

Le raccordement de production aux réseaux de tension transport apporte des intérêts

économiques et énergétiques, mais il sera pénalisé sur le plan de l’exploitation du système.

Le renforcement du système de production électrique se fait par l’insertion de nouvelles unités

de production au réseau de transport, dans le prochain chapitre, nous allons voir que L'Algérie, de

part sa situation géographique, elle est bénéficié par des conditions favorables pour l'utilisation des

énergies renouvelables.

23
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

III-1 Introduction :

L’Algérie en particulier et les pays du Maghreb ont un potentiel solaire élevé. Les taux

d’irradiation solaire effectués par satellites par l’Agence Spatiale Allemande DLR, montrent

des niveaux d’ensoleillement exceptionnels de l’ordre de 1200 kWh/m2/an dans le Nord du

Grand Sahara.

Par contre, les meilleurs taux d’irradiation solaire en Europe sont de l’ordre de 800

kWh/m2/an limités à la partie sud de l’Europe. Suite à une évaluation par satellites, l’Agence

Spatiale Allemande (ASA) a conclu, que l’Algérie représente le potentiel solaire le plus

important de tout le bassin méditerranéen, soit: 169.000 TWh/an pour le solaire thermique,

13,9 TWh/an pour le solaire photovoltaïque et 35 TWh/an pour l’éolien [19].

Cette énergie renouvelable présente à l’heure actuelle une réponse aux problèmes

environnementaux et aux émissions de gaz à effet de serre qui menace la planète entière et

une solution durable à la crise actuelle de l’énergie, avec la hausse du prix du baril de pétrole,

ce qui place les énergies renouvelables, ENR, (hydraulique, éolien, photovoltaïque, solaire

thermique, géothermie, biomasse, biogaz et pile à combustible), au centre des débats portant

sur l’environnement, et plus généralement le développement durable. Dans ce contexte vient

le projet allemand DESERTEC « clean from de sert ».

Dans ce chapitre, nous décrivons le potentiel Algérien en matière d’énergie

renouvelable surtout solaire et éolien et leurs intégration dans une vision de développement a

travers plusieurs scénarios énergétiques mettant l’Algérie comme un noyau de production d’

énergie renouvelable et son environnement surtout européen dont les études de la banque

mondiale indique qui il sera obligé dans les années à venir d’ importer son énergie du grand

Sahara d’ou vient l’initiative allemande pour exporter l’énergie solaire du grand Sahara à

l’Europe. [20]

24
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

Sur les cotés d’Algérie, en été, il existe un vent coutumier qui appartient à la catégorie

des vents thermiques ; ce vent est régulier, est dominant, souffle tous les après midi qui

suivent une matinée chaude et ensoleillée.

Le rapport avec son exploitation nous a fait nourrir le projet de fabriquer, après le

chauffe eau solaire, une éolienne à axe vertical.

Un autre problème inhérent à la vitesse du vent et donc à la vitesse de rotation des pales

de l’éolienne requiert la solution de régulateurs.

Si les régulateurs qui écrêtent les tensions électriques autour, par exemple, de 220 volts

existent, il faut également avoir une fréquence régulière et les dispositifs coûtent chers. En

revanche ils ne sont pas nécessaires pour alimenter des résistances (comme des lampes à

incandescence). [21]

III-2 L’énergie solaire en Algérie :

L'Algérie, de part sa situation géographique, bénéficie des conditions favorables à

l'utilisation des énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire, l'une des possibilités de

l'exploitation de l'énergie solaire est sa transformation directe en une énergie électrique, au

moyen des convertisseurs photovoltaïques. Plusieurs projets et programmes solaires ont été

initiés et développé notamment par le centre de développement des énergies renouvelables

(CDER) tel que le dimensionnement des équipements photovoltaïque, des visites des sites

d'implantation, la réalisation et la mise en place des installations photovoltaïques, l'acquisition

de matériels et des équipements spécialisés, l'entretien et la maintenance de ces

équipements......Etc. [22]

L'intensité de l'énergie solaire reçue à la terre est variable et très souvent les besoins en

électricité ne correspondent pas aux heures d'ensoleillement.

Conséquemment, il est nécessaire d'équiper le système par des batteries

d'accumulateurs qui permettent de stocker l'électricité et de la restituer en temps voulu.

25
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

Or, dans une installation photovoltaïque autonome, les recherches ont montré que le

couplage directe d'un générateur photovoltaïque et d'une batterie est le plus simple à réaliser,

mais il ne peut pas offrir de bonnes performances vu la batterie qui est un élément très

critique, elle ne doit pas être trop chargée ou trop déchargée, cela aura comme résultat son

vieillissement très rapide.

Pour assurer la meilleure autonomie du système photovoltaïque avec une batterie, la

régulation de la charge et de la décharge de celle-ci est alors indispensable. Pour cela, il faut

intercaler dans le système un "régulateur solaire", dont le rôle est de garder la batterie saine.

Ces raisons, jour pour jour, poussent les chercheurs scientifiques à développer, à améliorer et

à optimiser l'exploitation des systèmes photovoltaïques. Généralement, les travaux effectués

sont axés et orientés vers l'optimisation de la puissance du système photovoltaïque:

>Par l'orientation du panneau photovoltaïque.

> Par la recherche du point de la puissance maximale [MPPT] .

L'évolution continue de l'électronique de puissance, plus particulièrement les dispositifs

de conversion de la puissance « les convertisseurs DC/DC » et « les convertisseurs DC/AC »

a ouvert de nouveaux horizons de concevoir de nouveaux schémas plus sophistiqués et moins

encombrants, cela est lié au fait que le rendement de ces dispositifs électroniques influence

directement sur le rendement et le coût global du système photovoltaïque dans son ensemble.

L'emploi de microcontrôleurs programmables comme cerveau du régulateur s'impose vu

leur fiabilité, leur faible encombrement, et leur capacité d'être flashés facilement et

rapidement pour mettre à jour le programme.

De par sa situation géographique, l'Algérie dispose d'un gisement solaire énorme surtout

dans le Sud du pays (Tableau III.1).

La durée d'insolation sur la quasi totalité du territoire national dépasse les 2000 heures

annuellement et peut atteindre les 3900 heures [23].

26
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

III-2-1 Atlas solaire de l'Algérie :

Le gisement solaire est un ensemble de données décrivant l'évolution du rayonnement

solaire disponible au cours d'une période donnée. Son évolution peut se faire à partir des

données de l'irradiation solaire globale. Elle est utilisée pour simuler le fonctionnement

probable d'un système énergétique solaire et donc faire le dimensionnement le plus exact

possible compte tenu des demandes à satisfaire [24].

A cet effet, concernant la mesure du rayonnement solaire en Algérie, le réseau de

mesures est peu dense relativement à la superficie du territoire. Pour pallier aux insuffisances

des réseaux de mesures, des modèles sont proposés, ils sont basés essentiellement sur

l'utilisation des données météorologiques en particulier la durée d'insolation.

Dans ce cadre, l'équipe de recherche en gisement solaire du laboratoire « Evaluation du

potentiel énergétique », s'est assignée pour objectif le développement d'une méthodologie qui

a permis une estimation réaliste du gisement solaire pouvant être exploité à des fins

énergétiques par les concepteurs de systèmes solaires. [25].

Figure (III-1) : Irradiation globale journalière reçue sur plan horizontal au mois de juillet et irradiation globale

journalière reçue sur plan horizontal au mois de décembre 2012

27
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

Figure (III-2) : Irradiation directe journalière reçue sur plan normal au mois de décembre et irradiation

directe journalière reçue sur plan normal au mois de juillet 2012

La wilaya d'Oum El-Bouaghi située sur les hauts plateaux est bien riche en matière

d'énergie solaire, particulièrement en été, la quantité varie entre 4 kWh/m2/jour en hiver et

peut atteindre 8,5 kWh/m2/jour en été. C'est-à-dire elle reçoit autant d'énergie par mètre carré

de surface par jour pour éclairer un endroit isolé.

Le besoin de points d'éclairage public dans de nombreux sites isolés ou des sites

difficilement raccordables au réseau électrique associé à leurs faible consommation d'énergie,

a converti les lampadaires photovoltaïques en solution d'éclairage pour de telles situations. Le

lampadaire incorpore d'une manière générale un générateur photovoltaïque, une batterie

d'accumulateur qui accumule l'énergie produite pendant la journée pour la restitue au

luminaire pendant la nuit.

28
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

III-2-2 Potentiel solaire :

L’Algérie possède un gisement solaire parmi les plus élevé dans le monde ,la durée

moyenne d’ensoleillement dans le Sahara algérien est de 3500 heures ,ce potentiel peut

constituer un facteur important de développement durable dans cette région ,s’il est exploité

de manière économique ,le tableau suivant indique le taux d’ensoleillement pour chaque

région de l’Algérie De par sa situation géographique, l’Algérie dispose d’un des gisements

solaires les plus importants du monde. La durée d’insolation sur la quasi totalité du territoire

national dépasse les 2000 heures annuellement et atteint les 3900 heures (hauts plateaux et

sahara).

L’énergie reçue quotidiennement sur une surface horizontale de 1 m2 est de l’ordre de 5

kwh sur la majeure partie du territoire national, soit prés de 1700 kwh/m2/an au nord et 2263

kWh/m2/an au sud du pays. [26].

Régions Régions Hauts Sahara


Côtières plateaux
Superficie % 4% 10% 86%

Durée moyenne d’ensoleillement


2650 3000 3500
(Heures/an)

Energie moyenne reçue


1700 1900 2650
2
(Kwh/m /an)

Tableau (III.1) : Potentiel solaire dans l’Algérie.

III-3 L’énergie éolienne dans l’Algérie :

L'énergie cinétique du vent constitue une ressource énergétique inépuisable mais

fluctuante. Pour toute installation d'une éolienne dans un endroit, il faut d'abord une étude des

caractéristiques du site considéré. Dans ce chapitre nous s'intéressons à l'étude du site de

Tlemcen et d'Adrar, En utilisant les données de mesures des stations de l’O.N.M .

29
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

III-3-1 Les ressources en énergie éolienne :

L'estimation des ressources en énergie éolienne présente une difficulté majeure. La

quantité d'énergie disponible varie avec la saison et l'heure du jour.

La quantité totale d'énergie éolienne convertible sur un territoire, c'est-à-dire la quantité

d'énergie qui peut être réellement produite par la mise en œuvre à l'échelle d'une région, des

systèmes de conversion de l'énergie éolienne, dépend de façon significative des

caractéristiques, du rendement espéré et du dimensionnement des éoliennes. C'est pourquoi il

n'y a qu'une méthode unique pour estimer et représenter l'énergie éolienne disponible.

Pour caractériser les ressources en énergie, il y a lieu de distinguer l'énergie éolienne

disponible, qui est l'énergie que pourrait transformer une éolienne idéale, et l'énergie éolienne

récupérable, qui dépend des caractéristiques du système de conversion utilisé. Chacun de ces

concepts présente des avantages et des inconvénients suivant son application. [27].

Alors l’Algérie est un pays qui est placé dans un lieu trop riche avec des sources des

énergies développer .L’éolienne dans les quartes régions (ouest et nord même les hauts

plateaux) d’Algérie est très facile pour étudier tel que dans certaines villes algérienne, le vent

est très fort comme le Ouest Algérienne (Adrar et Tiaret et Oran...Ect).

III-3-2 Le vents en Algérie :

Les vents « GISEMENT EOLIEN » de l'Algérie commencent à être timidement étudiés.

L'évaluation globale du gisement éolien dans notre pays se fait en première phase à partir des

données des stations météorologiques classiques, les vents sont mesurés à un ou deux mètres

du sol. Lorsque les vents dans une zone ou une région sont définis comme source d'énergie,

des études approfondies doivent être faite selon les aérogénérateurs que l'on désire installer

[28].

Toutefois, la vitesse du vent subit des variations en fonction des saisons qu'on ne
doit pas négliger, en particulier, lorsqu'il s'agit d'installer des systèmes de conversion de
l'énergie éolienne.

30
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

Les cartes saisonnières représentées en figure (III.3) montrent clairement que l'automne

et l'hiver sont moins ventés que le reste des saisons, le printemps est le plus venté.

Néanmoins, nous remarquons que la région de TIARET fait l'exception avec une vitesse plus

faible en été qu'en hiver. D'un autre côté, des régions telles que Biskra, Adrar et Annaba sont

caractérisés par une vitesse relativement constante tout au long de l'année.

Figure (III.3) : Cartes saisonnières de la vitesse du vent de l'Algérie (2012).

31
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

III-3-3 Gisement éolienne en Algérie :

En ce qui concerne l'Algérie, la ressource éolienne varie beaucoup d'un endroit à un

autre. Ceci est principalement du à une topographie et climat très diversifié .En effet, notre

vaste pays se subdivise en deux grands zones géographiques distinctes. Le nord méditerranéen

est caractérisé par un littoral de 1200 km et un relief montagneux, représenté par deux chaînes

de l'atlas tellien et l'atlas saharien. Entre elles, s'intercalent des plaines et les hauts plateaux de

climat continental. Le sud, quant à lui, se caractérise par un climat saharien.

Le sud algérien est caractérisé par des vitesse plus élevées que le nord, plus

particulièrement le sud ouest avec des vitesse supérieures à 4m/s et qui dépassent la valeur de

6m/s dans la région d'Adrar .Concernant le nord ,nous remarquons globalement que la vitesse

moyenne est peut élevée .Nous notons cependant ,l'existence de microclimats sur les sites

côtiers de Oran ,Bejaia et Annaba ,sur les hauts plateaux de Tiaret et El Kheiter ainsi que dans

la région délimitée par Bejaia au nord et Biskra au sud [29].

Figure (III.4): Atlas de la vitesse moyenne du vent de l'Algérie estimée à 10 m du sol.

32
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

III-4 Où en sommes-nous?

 Le programme :

• Pour concrétiser la volonté politique de s’engager dans le développement des énergies

renouvelables, l’Algérie s’est dotée en mars 2011 d’un programme.

 Consistance :

•Installer une puissance d'origine renouvelable de prés de 22 000 MW entre 2011 et

2030 dont 12 000 MW seront dédiés à couvrir la demande nationale de l'électricité et 10 000

MW à l'exportation.

•En 2030, si tout se passe bien, environ 40 % de la production d'électricité destinée à la

consommation nationale sera d'origine renouvelable, essentiellement à partir du solaire

photovoltaïque et du solaire thermique (37%).

 Concrètement, d’ici 2020 :

•Une soixantaine de projets de centrales solaires photovoltaïques et solaires thermiques,

de fermes éoliennes et de centrales hybrides, devraient être réalisés.

•La priorité est donnée à la satisfaction des besoins du marché national en

électricité.[30]

 Trois étapes :

•1/ Entre 2011 et 2013, la réalisation de projets pilotes pour tester les différentes

technologies disponibles.

•2/ Entre 2014 et 2015, début du déploiement du programme ;

•3/ De 2016 à 2020, déploiement à grande échelle ;

•Le programme de la phase 2021-2030 prévoit l’installation de 500 MW par an jusqu’en

2023, puis 600 MW par an jusqu’en 2030.

33
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

 L’objectif stratégique :

•Développer une véritable industrie du solaire associée à un programme de formation et

de capitalisation qui permettra, à terme, d’employer le génie local Algérien.

•Plusieurs milliers d’emplois devraient être créés.

•Développer une industrie de l’éolien.

•Volet recherche-développement et formation.

 Projets réalisés ou en cours :

•Hassi R’mel : centrale électrique hybride gaz-solaire.

•Tour solaire dans la ville de Boughezoul.

•Une station photovoltaïque à Ghardaia

•Centrale solaire thermique à El Oued (150 MW)

•Ferme éolienne à Adrar (10 mégawatts). [31].

III-5 Les énergies renouvelables en Ouest Algérien :

III-5-1 Solaire :

Figure(III.5) : Champ PV en Ouest Algérien.

34
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

Il existe une entreprise Algérienne, Alsolar, située du côté de Tlemcen, spécialisée dans

l’importation et le montage des cellules photovoltaïques. [32]

En 2030, les énergies renouvelables représenteront 40 % par rapport à la production

locale, soit plus de 22.000 mégawatts. [33]

En effet, 12.000 mégawatts seront utilisés localement dont 3000 mégawatts concernent

le photovoltaïque, 400 l’éolien et le reste est relatif au solaire, sachant que Hassi R’mel peut

fournir l’essentiel en énergie solaire. En Algérie le soleil brille plus de 3 200 heures par an.

[34].

Vingt centrales photovoltaïques seront réalisées avant l’été 2014, afin de réduire les

tensions sur l’offre d’électricité, a annoncé par le ministre de l’Energie et des mines, Mr

Youcef Yousfi.

Il a déclaré que “nous avons décidé de construire une vingtaine de centrales

photovoltaïques d’ici l’été 2014 qui vont participer à la satisfaction des besoins nationaux en

électricité, notamment durant l’été”.S’exprimant devant la presse en marge d’une séance de

questions orales au Conseil de la Nation, le ministre a précisé que le projet en question “est en

phase d’acquisition des équipements” sans fournir de précisions sur le montant de

l’investissement ou encore sa capacité de production électrique.

Néanmoins, Mr Yousfi a précisé que le montage des centrales sera assuré par Sonelgaz

et les fournisseurs des équipements tout en soulignant que l’Algérie recourra à l’importation

des centrales, dans un premier temps.

Mais, à l’avenir, ces centrales seront construites “avec nos propres moyens avec la mise

en service de l’usine de panneaux photovoltaïques de Rouïba”, a-t-il indiqué.

Des attributions de marchés de réalisation de six centrales électriques ont été faites, par

la Société de production d’électricité (SPE), filiale du groupe Sonelgaz, à plusieurs groupes

internationaux pour un montant de 4,04 milliards de dollars.

35
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

Il s’agit, selon un communiqué de la SPE, du groupe Sud-coréen Samsung qui a été

retenu pour réaliser les centrales de Mostaganem et Nâama, du consortium Hyundai

engineering et Daewoo.

a- Cap sur les énergies renouvelables à l’Ouest

b- Réflexion à Oran sur l’intégration des énergies renouvelables dans le projet de

10.000 logements publics promotionnels :

c- Projet d’un premier village touristique a haute performance énergétique à Oran.

d- Présentation à Oran de techniques pour l’utilisation domestique de l’énergie :

e- Autoroute est-ouest : suivi de la performance des plaques photovoltaïques à travers

les stations Naftal :

f- Une usine de montage de panneaux solaires en construction a sidi bel-Abbes

(Enie) :

III-5-2 Éolienne :

III-5-2-1 La ferme éolienne d’Adrar en Algérie :

La Wilaya d’ADRAR s’étend sur une superficie de 427.968 km², soit près d’un

cinquième (1/5) du territoire national.

L’espace utile demeurant toutefois réduit, la wilaya d’ADRAR située à l’extrême sud

ouest du pays, compte onze (11) daïra et vingt huit (28) communes. Sa population estimée à

336 046 habitants dont 76% de population rurale, soit 254 991habitants, repartie à travers 294

Ksour (localités) éparpillés au niveau de quatre régions

• Le Touat.

• Le Tidikelt.

• Le Gourara.

• Le Tanezrouft.

36
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

La Superficie Agricole Totale (SAT) est de 337 650 HR, la Superficie Agricole utilisée

(SAU) couvre une superficie de 31 657 HR dont 24 675 HR de Superficie Agricole Utilisée

Irriguée (SAUI) repartie comme suit :

• 19 303 HR irriguée par système gravitaire.

• 2 331 HR irriguée par système localisée.

• 3 041 HR irriguée sous pivots (irrigation par aspersion).

Figure(III6) : La ferme éolienne de Kabertène à 75 km au nord est de Adrar

Venus découvrir des champs solaires dans l’immense Sahara, les experts allemands de

l’énergie renouvelable ont été agréablement surpris par la présence d’une petite ferme

éolienne au milieu du désert. Détail invisible, c’est la seule en Algérie. Et elle a un an de

retard. tel que la ville Adrar qui est située au sud ouest. [35].

La ferme éolienne de Kabertène à 75 km au nord est d’Adrar « devrait entrer en activité

vers la mi-avril prochain » selon un des ingénieurs algériens d’une des filiales du groupe

Sonelgaz rencontré sur place. Les 12 éoliennes de 850 kwh chacune sont en place sur les 30

hectares de périmètre de la ferme visitée par une délégation algéro-allemande en marge d’une

conférence sur les énergies renouvelables organisée par le groupe Red Med avec l’université

Africaine d’Adrar. La livraison de cette ferme éolienne expérimentale de seulement 10 MW a

pris une année de retard, sur un délai initialement prévu de 18 mois, au moment de son

lancement le 30 octobre 2012.

37
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

Le chantier de Kabertène illustre le décalage qui est entrain de s’installer dans la

conduite du plan Algérien des énergies renouvelable lancé à la fin de l’année 2011 et supposé

générer 22 GW en 2030, à partir de sources renouvelables dont 1,7 GW en éolien.

Sur le site de Kabertène, le gros des travaux est fini. Les installations de générations

électriques terminés et les équipements de la salle technique de contrôle installés. La

connexion en flux direct sur le réseau de transport mitoyen est également achevée.

Les éoliennes sur ce site sélectionné pour garantir régulièrement une vitesse de vent

supérieure à 4m/s à partir desquelles se déclenche le mouvement de l’hélice à trois palettes de

l’aérogénérateur. Les éoliennes fournies par l’Espagnol Gamesa délivrent leur 10 MW de

puissance à la vitesse de 8 m/s du vent. Le contrat d’étude et de réalisation a été remporté par

le français Cegelec, qui a agit en partenaire développeur du projet.

La partie électrique a été confiée, selon les équipements, au français Schneider et à une

entreprise portugaise – le Portugal a atteint 70% de son énergie en renouvelable en 2013. Les

filiales de Sonelgaz pour le génie civil et pour l’ingénierie ont également participé à la

réalisation de la ferme, de même que le logisticien privé algérien Red Med, spécialiste des

travaux spécifiques dans le Sahara.

III-5-2-2 Les hauts plateaux une zone stratégie pour placer une ferme d’éolienne :

La wilaya Tiaret s'étend sur 111,45 km² et compte 201 263 habitants (recensement de

2008) pour une densité de 1 805,86 habitants par km². L'altitude minimum est de 1 080 m.

Le plan climatique de la région de Tiaret, et le plus violents, atteignant les 120km/h, et

des précipitations ininterrompues de jour comme de nuit, selon la station de météorologie de

Aïn-Bouche kif. Commune de la wilaya de Tiaret, la force du vent a été très forte. [36].

38
CHAPITRE III Les Energies Renouvelables en Algérie

Si nous considérons qu’une vitesse du vent de 3 m/s est nécessaire pour mettre une

ferme éolienne, la ville Tiaret possède alors un bon potentiel pour exploiter l’énergie éolienne.

III-6 Conclusion :

Dans ce chapitre nous avons montré que notre pays l’Algérie porte un potentiel solaire

élevé de l’ordre de 1200 kWh/m2/an dans le Nord du Grand Sahara. Pour ce la en prend la

zone de BECHAR dans notre étude de simulation.

Aussi dans les hauts palataux algériens est caractérisé par des vitesses plus élevées et

très importante que le nord, pour ce la nous avons choisir la zone de TIARET dans notre

étude de simulation.

Après voir donnés une étude détaillée des points stratégiques du gisement solaire et du

vent de notre pays plus précisément du Ouest Algérien, le prochain chapitre est consacré à la

modélisation du réseau électrique, d’une cellule photovoltaïque, ainsi que l’éolienne, nous

citerons le principe de l’écoulement de puissance.

39
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

IV-1 Introduction:

A notre époque, et sans électricité, la vie quotidienne serait difficilement envisageable,

il est donc nécessaire de savoir la produire de manière efficace et continue.

Pour répondre à la consommation croissante d'électricité, il a fallu inventer et construire des

usines (centrales électriques) capables de produire de l'électricité en grande quantité.

Une fois l'électricité produite, elle doit être amené jusque chez le consommateur. Dans un

pays, le transport et la distribution publique assurent le transit de 1 ' énergie électrique entre les

points de production et les points de consommation.

Les réseaux électriques sont depuis longtemps l'objet d'études dans le but de maîtriser leur

bon usage pour les processus qu'ils alimentent.

Les principaux aspects abordés sont la conception, l'exploitation et l'évolution. A noter que,

dans ce document, le vocable « processus » est utilisé avec son sens général « d'application » pour

l'utilisateur d'électricité (tertiaire, infrastructure, industrie, gestionnaire de réseau).

L'importance donnée à ces études est cependant croissante dans le contexte mondial récent.

L'objectif des calculs est d'analyser et prévoir les réactions du système aux diverses sollicitations ;

leur portée touche l'élaboration de l'architecture, les choix des caractéristiques des matériels et les

règles d'exploitation.

Le processus global de mise en œuvre des calculs portant sur ces différents aspects suit une

démarche scientifique classique, donc simple sur le principe mais précise et rigoureuse dans son

exécution. Dans ce chapitre seront successivement abordés la structure générale d’un réseau

électrique, la modalisation de chaque constituant d’un réseau électrique, puis nous citerons par la

suite la modélisation d’une cellule photovoltaïque et d’une éolienne, et enfin sera défini le principe

de l’écoulement de puissance.

IV-2 Structures de Réseaux Electriques :


Un réseau électrique est caractérisé par le type de courant utilisé, continu ou alternatif. Une
fois le choix de type est fixé, ceci engage l’avenir soit pour faire les modifications ou l’exploitation
du réseau. [37]

40
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Un réseau électrique est un ensemble des infrastructures qui permette l’acheminement de

l’énergie électrique de son lieu de production, vers le consommateur d’électricité à travers différents

niveaux de tension en utilisant les transformateurs.

Les différents niveaux de tension du réseau sont classés selon le tableau suivant. [38]

Nom Abréviation Valeur en courant continu Valeur en courant

alternatif

Haute tension B HTB >75 kV >50kV

Haute tension A HTA 1500V < HTA < 75kV 1000V < HTA < 50kV

Basse tension B BTB 750V < BTB < 1500V 500V < BTB < 1000V

Basse tension A BTA 120V < BTA < 750V 50 V < BTA < 500V

Très Basse tension TBT <120V <50V

Tableau (IV-1) : Différents niveaux de tension.

Traditionnellement, les réseaux électriques sont décomposés en trois sous systèmes :

La production, le transport et la distribution. Chaque sous-système est relié par des postes chargés

de l'adaptation des niveaux de tension. En Algérie, les niveaux de tension les plus employés sont :

400kV/220 kV pour le transport, 60kV pour la répartition et 30kV/380V pour la distribution.

IV-2-1 Organisation d’un réseau électrique :

Pour que l’énergie électrique soit utilisable, le réseau de transport et de distribution doit

satisfaire les exigences suivantes : [39]

1. Assurer au client la puissance dont il a besoin.

2. Fournir une tension stable dont les variations n’excèdent pas ± 10 % de la tension nominale.

3. Fournir une fréquence stable dont les variations n’excèdent pas ± 0,5 Hz.

4. Fournir l’énergie à un prix acceptable.

5. Maintenir des normes de sécurité rigoureuses.

6. Veiller à la protection de l’environnement.

41
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Nous distinguons trois types de réseaux électriques :

a) Les réseaux de transport et d'interconnexion :

Qui ont pour mission de collecter l'énergie produite par les centrales et de l'acheminer avec les

flux les plus importants possibles vers les zones de consommation afin de permettre une

exploitation sûre et économique des moyens de production. Le niveau de tension dépend du pays,

mais normalement, le niveau de tension est établi entre 220 kV et 800 kV, exemple 220 kV la ligne

de transport qui alimente SAIDA à partir de la centrale de TARGA voir figure (IV-1).
POSTE 220kv
POSTE 220kv SIDI AIN TGHAT
ALI BOUSSIDI SAIDA

Ligne de Transport
220kv
Transfo
Centrale de 20kv/220kv
TARGA

Figure (IV-1) : Réseau de transport.

Les missions des réseaux de transport sont :

- Le transport d'énergie : Une fonction de transmission avec l'objectif d'acheminer l'électricité

depuis les centres éloignés de production vers les centres de consommation ;

- L'interconnexion nationale : Une fonction d'interconnexion nationale qui gère la distribution

en reliant la production avec la situation géographique et la nature des demandes

temporaires

- L'interconnexion internationale : Une fonction d'interconnexion internationale pour échanger

des puissances et favoriser la solidarité des systèmes en cas d'urgence.

b) Les réseaux de répartition :

Qui reçoivent l'énergie des réseaux de transport et leur rôle est de mener l'électricité aux villes

et aux importants clients industriels. Le niveau de tension de ces réseaux est entre 45 kV et 160 kV,

ils assurent la desserte des points de livraison à la distribution. En Algérie le niveau de tension des

réseaux de répartitions le plus utilisé est le 60 kV, voir figure (IV-2).

42
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Poste 220kv Poste 60 kv


Jeu de barre 60 kv
Ain tghat Saida Elbayadh

Transfo 220/60 Kv
Poste 60 kv usine
du ciment
HESSASNA

Poste 60 kv
Dhar Chih saida
Figure (IV-2) : Exemple d’un réseau de répartition

c) Les réseaux de distribution :

Qui desservent les postes de distribution publique, alimentant les réseaux en basse tension, et

les postes clients. Le niveau de tension est entre 4 kV à 45 kV pour la moyenne tension et quelques

centaines de volts pour la basse tension (220/380 V).En Algérie, nous utilisons la tension 30 kV en

aérien et 10 kV en souterrain pour la moyenne tension et (220/380V) pour la basse tension comme

montré dans la figure (IV-3).


Poste 60kv
Dhar Chih saida Poste 10 kv
Jeu de barre 10 kv
Amrous

Transfo60/10 kv
Poste 10 kv
Boukhors

Poste 10 kv
Sersour

Figure (IV-3) : Exemple d’un réseau de distribution.

IV-3 Modélisation Des Composantes Du Réseau Electrique :

IV-3-1 Modélisation des générateurs : [39]

Dans le calcul de l’écoulement de puissance un générateur est représente par une source de

tension constante comme le montre la figure ci-dessous :

Si  Pi  jQi (IV.1)

Si
Ei

G
Figure (IV-4): modélisation d’un générateur.

43
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Avec :

Si : la puissance apparente délivrée par le générateur

Ei Ei exp ji  (IV.2)

Ei : la tension simple entre phase et neutre du générateur

IV-3-2 Modélisation de la ligne : [40]

Chaque ligne peut être représentée par son impédance z ou son admittance y. Pour déterminer les

caractéristiques de la ligne nous prendrons en considération la matrice de transmission d’un

quadripôle.

 E1  A B   E 2
 I1  C D  I 2  (IV-3)
   

A, B, C, D : sont des paramètres complexes

Avec:
A  1  yz / 2
Bz
C  y (1  yz / 4) (IV-4)
D  1  yz / 2

Où autrement, la ligne de transport entre deux nœuds est représentée par le modèle en  suivant :

rkm xkm
k m

Ykm Ykm
2 2

Figure (IV-5) : schéma simplifié d’une ligne en 

44
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

L’admittance de la ligne est représentée par l’expression suivante :

Ykm = Ymk = G + jB (IV-5)

Avec :

G : Conductance

B : Susceptance

rkm : Résistance de la ligne k-m

xkm : Réactance de la ligne k-m

Ykm
: Admittance shunt de la ligne k-m
2

IV-3-3 Modélisation des Transformateurs : [40]

Le transformateur est un appareil électrique très simple, mais il n’en constitue pas moins

l’un des plus utiles. Le transformateur permet de modifier la tension et le courant dans un circuit.

Grâce à lui, l’énergie électrique peut être transportée à grande distance de façon économique et

distribuée dans les usines et les maisons.

Le circuit équivalent en  d’un transformateur avec toutes ses valeurs exprimés en fonction

du rapport de transformation du transformateur est représenté par :

Ykmt
a
k m

rkmt xkmt

1 1
( -1) Ykm (1- 1 )Ykm
a a a

Figure (IV-6) : Modèle du transformateur en 

L’admittance du transformateur est exprimer par :


1
rkmt  xkmt
45
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Y kmt = = Ymkt (IV-6)

Avec:

a: rapport de transformation

rkmt : résistance du transformateur placé entre les nœuds k et m

xkmt : réactance du transformateur placé entre les nœuds k et m

En négligeant les pertes, le transformateur peut être représenté par la réactance x kmt.

IV-3-4 Modélisation d’une charge : [40]

Il existe plusieurs modèles qui peuvent représenter une charge le plus utilisée est le modèle

suivant :

Pi  jQi
Yi  2 (IV.7)
Vi
Ii

Yi
V
i

Figure (IV-7) : Modélisation d’une charge.

IV-4 Détermination de la matrice admittance : [40]

Le calcul des éléments de la matrice admittance est important pour procéder à un calcul

d’écoulement et nous représentons le schéma d’une branche entre deux nœuds k et m par :

yk m
k Ik m

I km
y 'km I ' km y ' km
2 2

Figure (IV-8) : Représentation d’une ligne reliant deux nœuds.

46
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

L’admittance d’une branche est calcul à partir de son impédance et nous écrivons :

1 1 r x
y km    2 km 2  2 km 2 (IV.8)
z km rkm  jx km r km  x km r km  x km

Et elle peut être écrite sous la forme :

ykm  g km  jbkm (IV.9)

Où :

rkm
g km  (IV.10)
r 2 km  x 2 km

Et ;

xkm
bkm  (IV.11)
r 2 km  x 2 km
L’admittance propre de nœud k est donne par :

Ykk 
n
y'km 
 ykm 2  (IV.12)
m
1k 

Où Ykk est l’admittance entre le nœud k et la terre.


Et l’admittance mutuelle entre le nœud k et le nœud m s’écrit :

Ykm   ykm (IV.13)

IV-5 Calcul des courants: [40]

Nous obtenons les équations qui régissent le réseau par l’application de la deuxième loi de

Kirchhoff et nous pouvons écrire au nœud k :

Ik Ikm I'km
n
(IV.14)
m
1k

Le courant transmis du nœud k vers le nœud m à pour expression :

n
I km    y E
m1
km k  Em  (IV.15)
mk

47
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Le courant de fuite à la terre est donné par :

 y 'k m
n

I 'k m  

m 1 2
Ek 

(IV.16)
mk

Et nous pouvons écrire en fin l’expression du courant Ik au nœud k de la forme :

I k  I km  I ' km (IV.17)

n n
 y 'km 
Ik   y E
m1
km k  Em    
m1  2
Ek 

(IV.18)
m k m k

n
y 'km n
I k  Ek  ( ykm  )   ykm Em (IV.19)
m 1 2 m 1
m k m k

D’où :

n
I k  Ek Ykk  y
m 1
km Em (IV.20)
mk

Nous obtenons ainsi la forme généralisée du courant :

n
Ik  
m 1
y km Em
(IV.21)
m k

Pour un réseau de (n) nœuds, nous aurons un ensemble d’équations de la même forme que

l’équation (IV.21)

I 1  y11 E1  .............................  y1n En (IV.22)

I 2  y 21 E1  .............................  y 2 n E n

………………………………………………

………………………………………………

I n  y n1 E1  .............................  y nn E n

Dans un réseau à (n), les tensions et les courants ont chacun (n) composantes réelles et (n)

composantes imaginaires et la matrice admittance Y est une matrice de (n * n) dont les éléments

48
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

sont calculés d’après les équations précédentes.

IV-6 Principe de l’écoulement des puissances: [40]

La résolution du problème d’écoulement veut dire : la détermination des équations nodaux à

la base revient quant à la résolution de ces équations par les différents méthodes utilisées dans ce

domaine en outre nous pouvons les écrire sous la forme matricielle suivante :

I=Y * E (IV.23)

Il y a deux lois pour la résolution du problème de l’écoulement de puissance :

-Lois des mailles

-Lois des nœuds

La deuxième loi est la plus utilisée de sa rapidité et vu l’avantage qu’elle possède en

réduisant à la fois le volume des informations stockées en mémoire.

IV-6-1 Classification des nœuds dans un réseau électrique :

Le transport de l’énergie électrique des lieux de production aux lieux de consommation

s’effectue par des lignes aériennes formant ainsi un réseau unique, les générateurs et les

consommateurs constituent les nœuds.

Cette structure de réseau exige que nous distinguions trois types de nœuds :

IV-6-1-1 Nœuds producteurs (associes aux centrales) :

La puissance active planifiée par le dispatching et le module de la tension sont connues par

contre l’angle de déphasage et la puissance réactive sont inconnues dans ces nœuds.

IV-6-1-2 Nœuds consommateurs (associés aux charges) :

Les charges ne sont pas caractérises par leurs impédances mais par puissances actives et

réactives qui sont connues, les inconnues sont le module de la tension et l’angle de déphasage.

IV-6-1-3 Nœud Balancier :

Ce nœud est associe généralement à une centrale la plus puissante, le module de la tension et

l’angle de déphasage sont connus par contre les puissances actives et réactives sont inconnues ou

nous sommes obliger de laisser varier la production pour satisfaire l’équation bilan.

49
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Production = Consommation + Pertes

Type de nœuds Variables connues Variables inconnues

Nœuds producteurs P et E Q et 

Nœuds consommateurs P et Q E et 

Nœuds Bilan E et  P et Q

Tableau (IV.2) : Type des nœuds.

IV-6-2 Notion de l’écoulement de puissances :

L’écoulement de puissances, est une déduction de calcul des tensions nodules afin

d’aboutir à ce résultat, nous sommes amène à représenter le système énergétique par un modèle

mathématique.

Nous pouvons arriver a une résolution simple en se basant sur l’utilisations de la

méthode des nœuds et des mailles s’il s’agit d’un système d’équations linéaires, ou à

travers des méthodes numériques si c’est le cas d’un système d’équations non linéaires.

Les méthodes numériques peuvent être :

 Méthode itérative : Gausse, Gausse-Seidel, Gausse-Seidel accélérée…..

 Méthode variationnelles : Newton Raphson, découplée, découplée rapide

IV-6-3 Formulation du problème de l’écoulement de puissances : [40]

Le bilan énergétique du nœud k est donné par :

S k  S Gk  S ch k (IV.24)

S k  E k I k* (IV.25)

De l’expression (IV.25):

n
I k*   Ykm
*
Em* (IV.26)
m 1

50
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Avec :

 y km si k  m
Y *
 Gkm  jB km  n n (IV.27)
 y km   y shkm / 2 si k  m
km

m 1 m 1

I k  S k* / E k*  ( Pk  jQ k ) / E k* (IV.28)

L‘écoulement de puissance du nœud k vers le nœud m

S km  E k I km
*
(IV.29)

Ou bien :

S  km  E k* I km (IV.30)

Avec :

I km  ( E k  E m ) y km  E m y Shkm / 2 (IV.31)

Donc l’expression des puissances transmises du nœud k vers le nœud m sera :

*
S km  E k* ( E k  E m ) y km  E k* E m ( y Shkm / 2) (IV.32)

Les puissances injectées :

n
S k   S km (IV.33)
m 1

Et les pertes de puissances :

n n
S L  PL  jQ L   Pk  j  Qk (IV.34)
k 1 k 1

Comme nous l’avons déjà mentionné, le problème de l’écoulement de puissances peut être

résolu en utilisant des méthodes numériques parmi celles-ci, nous allons étudier la méthode de

Newton Raphson qui permet de résoudre un système d’équations non linéaires en

expriment les puissances actives et réactives en fonction des tensions nodales.

IV-7 Méthode itérative de Newton-Raphson : [41]

La formulation générale du problème d'écoulement des charges à été exprimée en deux

équations simultanées non linéaires (IV.35) et (IV.36) en fonction de Vi et θi comme est montré ci-

dessous :

51
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

N
Pi  PGi  PDi  Vi  V j (Gij cos(i   j )  Bij sin(i   j )) (IV.35)
j 1

N
Qi  QGi  QDi  Vi  V j (Gij cos(i   j )  Bij sin(i   j )) (IV.36)
j 1

La méthode de Newton-Raphson nécessite de former un groupe d'équations linéaires

exprimant une relation entre les changements des puissances actives et réactives et les composantes

des tensions. Se rappelant que le nœud de référence S≠ 1 a son amplitude et sa phase connues, le

développement doit donner 2(n-1) équations linéaires.

 P2 P2 P2 P2 


 
 P2    2  N V2 VN    2 
 P     
 3  . J1 . . J2 .   . 
 .   PN PN PN

PN   . 
      
 PN     2  N V2 VN    N 
 Q2   Q2 Q2 Q2
*
Q2   V2 
      
 Q3    2  N V2 VN   .  (IV.37)
 .   . 
.   . 
 
J3 . . J4
  
 QN   VN 
 QN   QN 
QN QN
 
  2  N V2 VN 

Sous forme matricielle, la notation devient :

 P   J1 J 2    
 Q    J J4 
*  (IV.38)
   3   V 

Un réarrangement de l'équation précédente donne :

   1  P 
 V   J  Q  (IV.39)
   

Ou J 1 est 1'inverse de J (Jacobien) dont les éléments sont composes des dérivées partielles

indiquées dans (IV.37).

52
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Le processus de solution débute ainsi :

Nous supposons un vecteur de tension et des angles de phases. A 1'aide de ces données,

nous calculons les puissances actives et réactives injectées (IV.35) et (IV.36). L'écart de puissance

s'obtient par la différence entre les puissances injectées spécifiées et les puissances injectées

calculées.

Pi k  Pispec  Pical k


 i  2 : N,i  S  1
Qi k  Qispec  Qical k (IV.40)

A la suite de 1'évaluations des éléments du jacobien, nous calculons les valeurs des

corrections à porter sur les variables d'état grâce à la relation (IV.39).

Le nouveau vecteur de tensions et les nouveaux angles sont donnes par :

Vi k 1  Vi k  Vi k
 i  2: N , i  S  1 (IV.41)
i k 1  i k  i k

La procédure est répétée jusqu'a ce que Pi k et Qi k pour toutes les barres soient à

l'intérieur des tolérances spécifiées. La démarche est résumée sur la figure (IV.7).

53
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Lecture des données :


V1,Pi,Qi ; i=2 :N
yij, i=1:N ,j=1:N

Formulation de la matrice d’admittance

0
Initialisation des tensions Vk ; i=1 :N,

Compteur d’itération k=0

Calcul des puissances actives et réactives Pi, Qi i=2 :N, selon les
relations (IV.35) et (IV.36)

Utilisation de la relation (IV.40) pour avoir


Pk , Qk , k  2 : N ,

Déterminer Pmax et Qmax


i i

k  k 1
FIN

OUI Calcul, P1, Q1 pour le


max P   i nœud de
Référence
max Q i   Écoulement dans les
lignes

NON
FIN
Calcul des éléments de J (IV.37)

Corrections sur des tensions et des phases (IV.39)

Calcul les nouvelles tensions de nœuds (IV.41), Vk et k i 1 ;i=2 :N


i 1

Substitutions, Vk  Vk
i
et k i   k i 1 ;i=2 :N
i 1

Figure (IV-9) : Méthode de Newton-Raphson.

54
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

IV-8 Modélisation d’une éolienne sur les hauts plateaux Algérien : [42]

Compte tenu des nécessités de conversion de l’énergie cinétique due au vent en énergie

mécanique (mouvement de rotation de l’éolienne) l’énergie disponible (potentiel) subit une suite de

pertes en cascades, jusqu’à la sortie machine (limite de Betz, théorie développer par un capteur

éolienne qui égale 16 sur 27 de la puissance incidente du vent qui traverse l’éolienne). Cette

dégradation de l’énergie est représentée schématiquement par la figure (IV.10).

En effet, seule une partie de la puissance éolienne disponible sur un site donné, appelée

puissance utilisable est réellement obtenue en fin de processus, soit à la sortie de l’éolienne.

Figure (IV-10): Représentation schématique des dégradations successives de l’énergie éolienne avant utilisation

IV-8-1 Puissance énergétique éolienne disponible :

L’énergie éolienne moyenne disponible sur un site donné par unité de temps et par unité de

surface de la roue d’une éolienne s’écrit:

(IV.42)

Où :

ρ : la masse volumique de l’air égale en moyenne à 1.25 kg/m3

V3 : la vitesse cubique moyenne du vent.

La détermination de la vitesse cubique moyenne se fait à partir de l’étude statistique en

utilisant la distribution de Wei bull, dont la densité de probabilité est donnée par:

(IV.43)

55
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Où :

f (V) : représente la distribution des fréquences des vitesses moyennes tri horaires pour une

classe donnée.

k et c : des facteurs appelés communément les paramètres de Wei bull.

La vitesse cubique moyenne est déterminée par intégration du moment d’ordre 3, soit:

(IV.44)

Il s’en suit que

(IV.45)

Où Γ représente la fonction gamma.

IV-8-2 Puissance éolienne récupérable :

L’énergie cinétique disponible est convertie en énergie mécanique en utilisant une roue à

aubes (où pâles) appelée communément éolienne. La vitesse du vent en aval de la roue, n’étant

jamais nulle, ceci implique que la puissance éolienne disponible n’est pas entièrement récupérée au

niveau de l’hélice.

Nous montrons que le potentiel énergétique récupérable au niveau de l’hélice est donné par :

(IV.46)

Cette limite (environ 0.59) est appelée[limite de Betz].

En prenant en considération cette limite et en remplaçant la densité de l’air par sa valeur

moyenne, la moyenne maximale récupérable, par unité de surface, est donnée par:

(IV.47)

IV-8-3 Puissance éolienne moyenne utile :

Une éolienne est caractérisée par une vitesse de démarrage V1, une vitesse nominale

Vn et une vitesse d’arrêt Vs spécifiques, données par le constructeur.

Attendu que seules les vitesses de vent comprises entre V1 et Vs contribuent à la

conversion de l’énergie cinétique en énergie mécanique, la puissance récupérée à l’axe

56
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

(puissance utile) est égale à:

(IV.48)

La vitesse Vu est déduite de la courbe représentative de la distribution de We ibull entre les

limites de la machine, figure(IV.11) et en tenant ne compte du fait que lorsque la vitesse nominale

Vn est atteinte, l’augmentation de la vitesse de vent n’a aucun effet sur le régime de la roue.

Ainsi, la densité de puissance utile est donc égale à:

(IV.49)

0 pour

La vitesse cubique utile moyenne est donnée par intégration de la vitesse cubique pondérée

par la fonction de probabilité en considérant comme bornes d’intégration les limites imposées par la

machine, soit:

(IV.50)

Après intégration et utilisant la fonction gamma normalisée, nous obtenons :

(IV.51)

Avec : Γn (x, a) = Γ(x, a)/ Γ(x) (IV.52)

Figure (IV-11) : Distributions de vitesses de vent et limites des vitesses caractéristiques d’une machine quelconque

(démarrage, nominale et arrêt).

57
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

IV-8-4- Puissance éolienne moyenne utilisable :

En considérant le rendement η de la machine, la puissance éolienne moyenne réellement

utilisable s’écrit:

Pe = η(Pu) (IV.53)

La quantité représentant le rapport entre la puissance nominale donnée par le constructeur et

la puissance théorique calculée pour une vitesse du vent constante et égale à la vitesse nominale.

Soit (IV.54)

Avec :

(IV.55)

Les systèmes de conversion de l’énergie éolienne sont donc utilisés de façon optimale si leur

choix est effectué, correctement, en fonction des paramètres du site d’implantation.

IV-9 Modélisation d’une cellule photovoltaïque : [42]

IV-9-1 Modélisation du générateur photovoltaïque :

Les cellules solaires sont généralement associées en série et en parallèle, puis encapsulées

sous verre pour obtenir un module photovoltaïque. Un générateur PV est constitué de modules

interconnectés pour former une unité produisant une puissance continue élevée compatible avec le

matériel électrique usuel.

Les modules PV sont habituellement branchés en série-parallèle pour augmenter la tension et

l’intensité à la sortie du générateur. Les modules interconnectés sont montés sur des supports

métalliques et inclinés suivant l’angle désiré en fonction du lieu, cet ensemble est souvent désigné

par champ de modules.

Ainsi la caractéristique V I− du générateur PV est basée sur celle d’une cellule élémentaire

modélisée par le circuit équivalent bien connu de la figure (IV-12).

Ce circuit introduit une source de courant et une diode en parallèle, ainsi que des résistances

séries Rs et parallèle (shunt) Rsh pour tenir compte des phénomènes dissipatifs au niveau de la

cellule.

58
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Figure (IV. 12): Circuit équivalent d’une cellule photovoltaïque.

La résistance série est due à la contribution des résistances de base et du front de la jonction et

des contacts face avant et arrière. La résistance parallèle rend compte des effets, tels que le courant

de fuite par les bords de la cellule, elle est réduite du fait de la pénétration des impuretés

métalliques dans la jonction (surtout si cette pénétration est profonde). Ce circuit peut être utilisé

aussi bien pour une cellule élémentaire, que pour un module ou un panneau constitué de plusieurs

modules.

L’équation reliant le courant délivré par un module PV constitué par la mise en série de Ns

cellules et la tension à ses bornes est donnée par:

(IV.56)

Ou :

(IV.57)

Iph : Désignent respectivement le photo-courant ou courant génère par l’éclairement (A).

I0 : le courant de saturation inverse de la diode et la tension thermique(A).

n : le facteur d’idéalité de la diode.

q : la charge de l’électron (q=1,602*10-19c).

k : la constante de Boltzmann (k=1,38*10-23).

Rs : Résistance série(W).

Rsh : Résistance shunt (paralléle) (W).

T : la température de la cellule (K°) qui varie en fonction de l’éclairement et de la température

59
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

ambiante, selon la relation linéaire (56.57) :

) (IV.58)

Où :

Tfn : la température de fonctionnement normale des cellules PV (°C) dans les conditions suivantes:

Ψ : ensoleillement de 800 W/m2.

Ta : température ambiante de 20 °C.

AM : masse d’air optique (unité de la masse d’air optique AM=1/sin HS) égale à 1,5.

La valeur de Tfn est généralement donnée par le constructeur, à Ta est la température

ambiante et Ψ (W/m2) est l’irradiation solaire globale du lieu considéré et reçue par le module PV.

A partir de cette équation, une méthodologie simple a été développée pour la détermination

des caractéristiques d’une cellule ou d’un panneau photovoltaïque. Nous introduisons les deux

paramètres externes de la cellule (facilement mesurables), tels que le courant de court-circuit Icc et

la tension de circuit ouvert Vco, pour en déduire l’expression mathématique implicite du courant

délivré par une cellule photovoltaïque, ainsi que sa caractéristique.

Le courant de court-circuit est le courant pour lequel la tension aux bornes de la cellule ou du

générateur est nulle. Son expression approchée est donnée par:

(IV.59)

A des niveaux d’éclairement usuels, le photo-courant est proportionnel à l’irradiation solaire ou au

flux lumineux Ψ (W/m2).

Dans le cas idéal, il correspond au courant de court circuit qui peut alors simplement s’écrire :

(IV.60)

Où :

Icc0 est le courant de court-circuit pour une irradiation solaire standard de 1000 W/m2

La tension de circuit ouvert est la tension pour laquelle le courant débité par la cellule est nul, c’est

la tension maximale de la cellule.

60
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

Dans le cas idéal, elle est légèrement inférieure à:

(IV.61)

En utilisant les équations (58) à (60), l’équation (56) devient:

(IV.62)

avec :

(IV.63)

La température est un paramètre très important dans le comportement des cellules

photovoltaïques.

En se basant sur le modèle donné par Sukamongkol , nous pouvons l’intégrer dans l’équation

(61):

(IV.64)

Où :

λ : est un coefficient caractérisant la variation de puissance en fonction de la température

Tref : est la température du module dans les conditions standards. Pour un système PV

fonctionnant en mode de tension fixe, la tension aux bornes du champ de modules est identique à la

tension de fonctionnent du système, c’est-à-dire celle des batteries.

L’équation de la caractéristique relative à un champ de modules formé par la mise en série des

Ms modules et des Mp modules en parallèle est extrapolée de celle d’un module, et elle est donnée

par [60, 64, 63]:

(IV.65)

Cette relation n’est valable que si tous les modules, constituant le générateur PV.

61
CHAPITRE IV Modélisations et Ecoulement de puissance

IV-10 Conclusion:

Dans ce chapitre consacré au réseau électrique de transport et puissances transitées, nous avons

vu qu’un réseau utilise, en plus des lignes de transport, des postes de transformations et

d’interconnexion.

Pour le transport et la distribution depuis les centrales jusqu’aux clients, la tension est abaissée

en paliers successifs : très haute tension (THT), haute tension (HT), moyenne tension (MT) et

finalement base tension (BT).

Nous avons aussi étudié les propriétés électriques des lignes de transport. Sans oublier la

modélisation des transformateurs et les charges.

Dans ce chapitre, nous avons aussi une représentation des diverses modèles décrivant les

différents éléments qui composent un réseau électrique. Et qui par une formulation mathématique

nous permet d’étudier son comportement avec précision.

Pour pouvoir résoudre le problème de répartition d’énergie dans un système, il est nécessaire

de connaître au moins un modèle mathématique. Cela nous permet de calculer les différentes

caractéristiques du réseau (écoulement des puissances, tensions, courants, pertes).

A partir des différentes méthodes nommées, nous avons opté dans notre travail pour la

méthode de Newton-Raphson.

A la fin du ce chapitre, nous avons cité le modèle mathématique d’une éolienne, puis celle

d’une cellule photovoltaïque.

Une fois que le système électrique est modélisé, ainsi que la modélisation des deux différentes

sources renouvelable choisies, le prochain chapitre, illustre une application d’un réseau réel (Ouest

Algérien, 220kv (2012), ou nous adoptons le calcul de l’écoulement de puissance pour étudier

l’impact des énergies renouvelables sur ce réseau.

62
CONCLUSION GÉNÉRALE

Dans ce mémoire intitulé: “L’impact des énergies renouvelables dans les réseaux

Ouest Algérien 220 kV ”, nous avons abordé la question de l’insertion des énergies

renouvelables dans les réseaux de transport pour minimiser les pertes totale.

Les travaux menés pendant ce mémoire ont aboutis à la proposition des solutions pour

le problème de l’écoulement de puissance sur le réseau ouest algérien 220 kV de but de

minimisé les pertes de transite, lié à la connexion des énergies renouvelables (éolien et

photovoltaïque), ces études ont permis l’identification comment impacter ces deux sources

sur le réseau de transport.

Dans le premier chapitre , nous avons fait une étude bibliographique qui a permis de

passer en revue les énergies renouvelables, le deuxième chapitre explique l’impact des

énergies renouvelables sur le réseau électrique et les différents effets du raccordement avec le

réseau, la carte géographique de l’Algérie, en montrant la vitesse de vent, le potentiel solaire,

et les différents types des énergies renouvelables les plus utilisées en Algérie à fait l’objet du

troisième chapitre. Dans le quatrième, nous avons exposé en générale la modélisation des

différentes parties constituant un réseau électrique. Nous avons discuté son rôle, schémas

d’exploitation…etc., puis nous avons défini le principe de l’écoulement de puissance et nous

avons terminé le chapitre par citer la modélisation simplifié d’une éolienne et d’une cellule

photovoltaïque. Le cinquième chapitre est consacré à l’étude de simulation avec les logiciels

PSAT et power world version 16 pour but de montrer l’impact des énergies renouvelables

dans le réseau Ouest Algérien 220 kV.

La conclusion que nous pouvons tirer, d’après les scénarii étudiés, nous avons pu

évoqué la particularité de l’usage de ces deux modèles (solaire PV, éolienne), en montrant

qu’ont peu limiter les transits de puissance active et, d’induire moins de pertes sur le réseau

83
CONCLUSION GÉNÉRALE

Ouest Algérien 220 kV en injectons des sources d’énergies renouvelables gratuites et propres.

Sous MATLAB SIMULINK (PSAT) ou POWER WORLD 16.

Finalement, ces résultats constituent donc des données de base pour toute étude de

faisabilité et dimensionnement d’installation pour éolienne et centrale solaire PV dans les

réseaux électriques.

Des perspectives intéressantes pouvant contribuées à l’amélioration du

fonctionnement du système proposé sont envisageables :

 Evaluation du coût d’installation de ces énergies dans le réseau étudié.

 Réaction du système vis à vis des déséquilibres du réseau.

84
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