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UNIVERSITE SAINT ESPRIT DE KASLIK

FACULTE PONTIFICALE DE THEOLOGIE

Introduction à la liturgie
Sr. Marcelle Hadaya

Kaslik – 2008/2009
Introduction générale:

Le concile Vatican II commence avec le décret de la liturgie (sacrusanctum


concilium) qui a été rédigé en mai 1963, parce qu’il considère que pour
pouvoir lire la Bible, étudier la théologie ou comprendre la parole de Dieu il
faut qu’on ait une bonne vie de prière, une bonne pratique.

L'enseignement de la liturgie dans les séminaires et les maisons d'études des


religieux doit être placé parmi les disciplines nécessaires et majeures, et dans les facultés
de théologie parmi les disciplines principales et il faut le donner dans sa perspective
théologique et historique aussi bien que spirituelle, pastorale et juridique. En outre, les
maîtres des autres disciplines, surtout de théologie dogmatique, d'Ecriture Sainte, de
théologie spirituelle et pastorale, se préoccuperont, selon les exigences intrinsèques de
chaque objet propre, de faire ressortir le mystère du Christ et l'histoire du salut, si bien
qu'on voit apparaître clairement le lien de ces disciplines avec la liturgie et l'unité de la
formation sacerdotale. (Vatican II, SC, 16).

La liturgie est une célébration de la parole de Dieu avant toute chose. Ce


Dieu invisible est rendu présent grâce à liturgie, c’est l’actualisation de la
parole de Dieu.
On ne peut pas comprendre la théologie sans pratiquer la liturgie, on ne peut
pas vivre la liturgie si elle n’est pas basée sur la théologie.
Pour l'accomplissement d'une si grande œuvre, le Christ est toujours là auprès de son
Eglise, surtout dans les actions liturgiques. (Vatican II, SC, 7).

Le mot action veut dire quelque chose qui change, de même au niveau de la
liturgie l’action change, se développe. Cela signifie que la liturgie n’est pas
stagnante, mais, au contraire, elle coule.

La prière dans la liturgie s’exerce dans deux perspectives : personnelle et


communautaire (liturgique). La prière comme définition est la découverte de
la paternité de Dieu le Père dans ma vie.
Si je prie bien seul, je suis un élément de profondeur dans la communauté,
mais si je ne prie pas bien je suis un élément lourd pour la communauté qui
prie malgré lui. De même, si je prie bien dans la communauté, alors je prie
bien personnellement.
Il n’y a pas de préférence entre les deux types de prière, car les deux sont
nécessaires et importantes pour tout croyant.
Dans la prière personnelle, je suis libre de la manière et de la façon de prier.
Tandis que pour la prière communautaire, je suis commandé par les normes
de l’Eglise. La pyramide des actions liturgiques se compose dans sa base de
la prière de l’Eglise (office), plus haut viennent les sacrements et sur le
sommet de la pyramide vient la messe ou l’eucharistie. Il n’y a pas d’envie
(préférence) dans la prière communautaire. La prière personnelle appelle
(porte) la prière communautaire et vice-versa.

La liturgie est un mot qui trouve sa racine en grec et qui veut dire : leiton =
peuple et erg = travail. Ainsi, la liturgie veut dire qu’il y a un service et en
même temps il y a un peuple. Ce n’est pas une contemplation mais un
service communautaire. Par la liturgie le Christ continue dans, avec et par
son Eglise l’œuvre de notre rédemption. L’homme sur Terre est co-créateur
avec le Christ. Mais, Dieu nous a donné la liberté de choisir d’être avec ou
sans Lui.

Pour l'accomplissement d'une si grande oeuvre, le Christ est toujours là auprès de son
Eglise, surtout dans les actions liturgiques. (Vatican II, SC, 7).
Par la liturgie nous devenons des contemporains du Dieu le Père. Dans la
liturgie nous passons de « célébrants » en « acteurs ». Le Christ « est là »
veut dire que l’action liturgique est instantanément là. Ni la patrologie, ni la
théologie, ni la Bible même ne peuvent nous faire vivre l’actualisation
comme le fait la liturgie.
Le Christ est présent par la parole.
Dans chaque célébration de l’Eglise, cette dernière devient une servante du
Christ au service du Père. L’Eglise participe au sacerdoce, au prophétisme
(annoncer le mystère) et a la Royauté de son maître.
Le dessein de Dieu :
- Sauver l’homme : envoyer son Fils
- Le Fils est devenu serviteur et a réalisé ce que le Père a voulu réaliser
- On vit ce plan à l’intérieur de la liturgie
- Saint Paul le nomme : économie du Salut, l’économie du Mystère
- Les pères de l’Eglise la nomment : économie du Verbe incarné
Toute prière liturgique porte les 3 mots :
Dans, avec et par le Christ.

I- POUR UNE MEILLEURE CELEBRATION LITURGIQUE


1- L’état actuel de la célébration : quelques réflexions
2- La signification de la célébration :
Elle peut avoir deux sens : un sens profane et un autre religieux :
a- Le sens profane :
b- Le sens religieux : elle est basée sur des personnes (Personne de J.C +
la communauté). Lc (24,13-35) : disciples d’Emmaüs : La célébration
c’est accueillir le Christ ressuscité et fêter en communauté
joyeusement son avènement. Il y a donc une rencontre et une écoute
mutuelle entre les fidèles et le Christ. Il y a un accueil et une
célébration, le Christ a rompu le pain avec eux et ils l’ont reconnu.
L’orientation de la célébration va du Christ à nous.
Célébrer c’est accueillir Jésus Christ ressuscité.
3- Objet, but et définition de la célébration :
Pas de différence entre but et objet.
Définition : La célébration liturgique est une action sacrée à laquelle
l’assemblée participe. Chaque célébration est un prolongement dans le temps
et l’espace de ce que Dieu le Père a fait en nous. La communauté se réunit
autour du prêtre qui représente le Christ. La célébration liturgique requiert le
concours de trois choses importantes :
- L’occasion (‫)المناسبة‬
- Convocation de l’assemblée ou la communauté
- Action festive
Célébrer c’est accomplir dans une assemblée communautaire une action
sacrée à laquelle on donne à la pleine la plénitude de sa signification.

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