Vous êtes sur la page 1sur 33

Page |1

Ecole Supérieure Multinationale des Télécommunications


Dakar Sénégal

Bases de Transmission par


Faisceaux Hertziens

Document du participant DTS Télécoms

Code : ESMT/KAD/10
Page |2

TABLE DES MATIERES

Bases de Transmission par FH


1-Définition et type de Faisceaux hertziens .......................................................... 3
1-1Définition.................................................................................................... 3
1-2 Types de faisceaux hertziens ..................................................................... 3
2. Architecture et principe de fonctionnement d’un système FH ......................... 4
2-1 L’architecture simplifiée d’une liaison FH .............................................. 4
2-2 Rôle des différents éléments ..................................................................... 4
2-3 Principe général de fonctionnement ......................................................... 5
3-Ondes radio électriques ...................................................................................... 6
3-1 Notion d’une onde ..................................................................................... 6
3-2 Découverte de Hertz .................................................................................. 6
3-3 Polarisation d’une onde ............................................................................. 7
3-4 La Propagation en Espace libre ................................................................. 8
3-5 Problèmes de propagation ....................................................................... 13
4- Dégagement des antennes ............................................................................... 14
5- Modulations numériques ................................................................................. 16
5.1 Signaux à transmettre .............................................................................. 16
5.2 M-PSK (BPSK, QPSK, 8-PSK) .............................................................. 17
5-3 QAM (16-QAM, 64-QAM) .................................................................... 18
6- Les antennes .................................................................................................... 19
6-1 Définition et types ................................................................................... 19
6-2 Caractéristiques des antennes .................................................................. 19
7- Bilan de liaison................................................................................................ 21
7-1 Rappels sur les unités de puissance......................................................... 21
7-2 Paramètres à considérer........................................................................... 22
7-3 Calculs du bilan ....................................................................................... 23
8-Les gammes de fréquence et leur affectation................................................... 24
8-1 Organisation ............................................................................................ 24
8-2 Plan de fréquence .................................................................................... 26
9- LES PRINCIPAUX TYPES DE CONFIGURATION ................................... 30
9-1 Configuration non sécurisée ................................................................... 30
9-2 Configurations sécurisées........................................................................ 30
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................. 33
Page |3

Bases FH

1-Définition et type de Faisceaux hertziens

1-1Définition

On appelle faisceaux hertziens FH, les systèmes de transmission utilisant les


ondes radioélectriques de fréquences élevées comprises entre 2 et 40 GHz pour
établir des liaisons point à point.
La portée d'un lien FH est relativement importante en comparaison avec d'autres
technologies sans-fil : elle peut atteindre jusqu'à 70 Km en fonction du plan de
fréquence utilisé. Cette portée est même extensible si l'on choisit de mettre en
place une liaison à plusieurs bonds.
Ils supportent plusieurs types de signaux tels que la voix, les images et les
données.

1-2 Types de faisceaux hertziens

On distingue généralement deux types de faisceaux hertziens : les faisceaux


hertziens analogiques et les faisceaux hertziens numériques.
Les FH analogiques sont sensibles aux variations des conditions de propagation
entrainant une perte importante d’information. Pour réduire cette sensibilité on a
procédé à l’utilisation de la modulation de fréquence. La capacité de ces
systèmes est exprimée en terme de voies et pouvant aller jusqu’à 2700. Avec les
avancées technologiques, les FH analogiques ont été remplacés progressivement
par les systèmes numériques de débit compris entre 2Mbits/s et 140 ou 155
Mbits/s. C’est pourquoi on ne traitera que des FH numériques dans la suite.
Page |4

2. Architecture et principe de fonctionnement d’un système FH

2-1 L’architecture simplifiée d’une liaison FH

IDU IDU
Antenne
Antenne
Antenne

Antenne
MOD EM RE DEM

DEM RE EM MO

Légende :
Coffret radio Coffret radio



 DEM : Démodulateur ;
 EM : Emetteur ;
 IDU : Indoor Unit ;
 MOD : modulateur ;
 RE : Récepteur

2-2 Rôle des différents éléments

 Le châssis de station IDU qui regroupe toutes les fonctions de traitement


numérique et d’exploitation. Il est constitué d’un microprocesseur qui
gère le système et qui communique avec l'ODU et l'IDU distant, d’une
carte TNM (Terminal Numérique de Multiplexage), d’une carte INT/IMT
(Interface Numérique Trame / Interface Multiplexage de Trame), d’un
ensemble de voies 2 Mbits qui définissent la capacité de la liaison FH, de
trois voies auxiliaires et d’une voie de service audio.
Page |5

 Le coffret radiofréquence ODU, qui regroupe les fonctions de modulation,


d’émission, de réception et de démodulation raccordé à l’antenne. Il
comprend un microcontrôleur permettant ainsi la gestion des informations
d’alarme et de configuration de tous les organes du coffret radio, un
modem, une carte émetteur/récepteur, une interface câble assurant le
dialogue entre le microprocesseur du châssis de station et le
microcontrôleur du coffret radiofréquence.

 Un câble coaxial d’impédance 50 Ohm relie le coffret radio au châssis de


station.

 Les antennes transforment l’onde guidée en une onde qui rayonne dans
l’espace de manière à se propager dans une direction privilégiée.

2-3 Principe général de fonctionnement

Ensemble
Trame
2 Mbits Résultante

Trame
TNM hertzienne

INT/
IMT

Voie de service et
Voie auxiliaire

A l’émission, le châssis de station ou IDU réalise grâce à la carte TNM le


multiplexage des affluents de 2 Mbits. La trame résultante est ensuite
multiplexée par la carte INT dans une trame hertzienne avec insertion des voies
Page |6

auxiliaires et de la voie de service. Au niveau du coffret radio ODU, la trame


est ensuite modulée pour être adaptée au canal sur lequel il sera émis. Le signal
ainsi modulé est ensuite émis vers l’antenne pour sa transmission vers l’antenne
réceptrice.
A la réception, le signal est démodulé puis retransmis au châssis de station
du site récepteur. La carte INT réalise cette fois-ci le démultiplexage de la trame
hertzienne avec extraction des voies auxiliaires, de la voie de service et de la
trame résultante du multiplexage des voies à 2 Mbits. Cette trame est par la suite
démultipléxée par la carte TNM pour l’extraction des voies à 2 Mbits.

3-Ondes radio électriques

3-1 Notion d’une onde


Une onde est un mode de propagation d’une grandeur g dont les variations en un
point de l’espace, au cours du temps, dépendent des variations à un autre point.
Une perturbation locale produite dans un milieu matériel en équilibre ou dans un
champ statique ne reste pas localisée, mais se propage en formant une onde
progressive. Le point où est née la perturbation est la source de l’onde ou
l’émetteur.
Cette perturbation peut être utilisée pour transporter une information sous la
forme d’un signal (du latin signalis qui sert de signe).
Il existe des signaux de natures différentes provoquant des modifications de
propriétés différentes du milieu dans lequel ils se propagent : signaux lumineux,
radio électrique, acoustiques, et mécaniques.

3-2 Découverte de Hertz

Le Professeur Hertz (1857-1894) installe devant un auditoire deux miroirs


paraboliques face à face et distant de quelques mètres. Il plaça un générateur
Page |7

d’étincelle au foyer de l’un des miroirs et un peu de dynamite au foyer de l’autre


miroir. Dés qu’il eut fait jaillir des étincelles, la dynamite explosa. Les
étincelles rayonnent des ondes de longueur voisines de 10 cm. Il montra ainsi
que les ondes électromagnétiques peuvent êtres concentrées dans un faisceau
étroit pour être reçue à distance.

3-3 Polarisation d’une onde

Dans une onde électromagnétique, nous avons deux champs associés. Un champ
électrique et un champ magnétique. Ce qui justifie le terme d’onde
électromagnétique. Le champ électrique est représenté par le vecteur E et le
champ magnétique par le vecteur B à un instant donné en un point M. Ces deux
vecteurs sont orthogonaux et situés tous deux dans un plan vertical
perpendiculaire indiqué par le vecteur V (vitesse de propagation). Ce trièdre E,
B, V est direct.

B
V

L’une des grandeurs physiques modifiées par un signal électromagnétique est le


champ électrique.
Lorsque le champ électrique est vertical, l’onde est dite polarisée verticalement
et si le champ est horizontal, l’onde est dite polarisée horizontalement.
On peut émettre et recevoir en même temps avec la même antenne deux ondes
de polarisation horizontale et de polarisation verticale à l’aide d’un duplexeur
avant la source.
Page |8

3-4 La Propagation en Espace libre

La propagation du rayonnement hertzien et les phénomènes qui l’accompagnent


obéissent aux mêmes lois que celles qui régissent les phénomènes lumineux tels
que la réflexion, la diffraction et les interférences.
Réflexion
Considérons le dispositif de la figure X ci-dessous où l’émetteur A fournit une
onde plane dont la direction est facilement repérable. En interposant la plaque
métallique M sur le trajet de l’onde, on constate que la réponse du détecteur
située derrière la plaque devient nulle. L’onde est donc totalement arrêtée par le
métal. En ramenant le détecteur du même côté que l’émetteur comme l’indique
la figure Y, on constate qu’un faisceau hertzien se réfléchit sur un métal tout
comme le fait un faisceau lumineux sur un miroir. Les surfaces réfléchissantes
n’ont pas besoin d’êtres continus. Un grillage est suffisant pourvu que ses
mailles aient des dimensions nettement inférieures à la longueur d’onde émise.

aucune réponse

Figure X

I r
Emetteur Réponse maximale

Figure Y
Les milieux ionisés réfléchissent aussi de telles ondes. L’expérience a été
réalisée avec un tube fluorescent au néon T. Lorsque le tube est éteint, la
réponse est faible mais elle augmente nettement lorsqu’on allume le tube
contenant le plasma de matière ionisé.
Page |9

émetteur

T récepteur

Réfraction

L’expérience a été réalisée avec un prisme de paraffine dont les côtés ont
environs entre 40 et 50 cm. L’onde émise traverse le prisme en passant par la
fente F et la réponse maximale est obtenue pour un angle r’ donné d’après la loi
générale de Snell Descartes : n1xsinθ1= n2xsinθ2

Source R (réponse maximale)

Diffraction

En faisant tomber un FH sur une fente de l’ordre de la longueur d’onde d’une


feuille métallique, on observe la présence de l’onde incidente au-delà de la
direction incidente du faisceau. L’onde semble s’étaler au passage de la fente.
P a g e | 10

C’est le phénomène de diffraction. Le récepteur détecte l’onde dans d’autres


directions que celle de la propagation directe de l’onde à travers la fente F.

Interférences

En réalisant l’expérience de Young utilisé en optique avec les ondes hertziennes,


on remarque la présence de franges d’interférence. Ces franges ne sont pas
équidistantes mais sont de plus en plus concentré vers le centre et leur nombre
dépend de la longueur d’onde utilisée. L’interfrange i = λD/a

Rôle de la terre
Sur la terre, les reliefs, les arbres et les bâtiments constituent autant d’obstacles
de plus ou moins conducteur qui réfléchissent, réfractent ou diffractent les ondes
hertziennes. Leur influence dépend de la longueur d’onde.
P a g e | 11

Rôle de l’atmosphère
La terre est entourée d’une couche gazeuse, l’atmosphère dont le rôle dans la
propagation des ondes est primordial compte tenu de ses propriétés électriques.
L’atmosphère est composée de trois grandes régions superposées :
- la troposphère (jusqu’à 10 Km d’altitude).
Elle est caractérisée par sa turbulence (vents), la présence de vapeur d’eau
(nuage) et diminution de la température avec l’altitude. Elle influence la
propagation par ses variations d’indice de 1,00032 en moyenne au sol à 1 à
haute altitude. Cela entraîne une réfraction et une courbure des rayons
hertziens vers le bas. Au dessus des eaux chaudes, une très grande réfraction
ramène les rayons vers le sol où ils se réfléchissent pour rebondir à être à
nouveau rabattus comme s’ils cheminaient dans un guide ou un conduit.
Dans ce cas, toute l’énergie rayonnée reste emprisonnée dans ce conduit et
l’on observe des portées tout à fait imprévues (700 à 2000 Km pour les
radars). Cette portée est aussi augmentée par ‘inhomogénéité et les
turbulences locales d’indice de l’air.
- la stratosphère (altitude de 12 à 40 Km).
C’est une région presque dépourvue de vapeur d’eau. La température dans
cette zone croît avec l’altitude puis se stabilise.
- l’ionosphère (altitude comprise entre 60 et 600 Km)
Ce sont les couches de la haute atmosphère. Elle contient des molécules de
gaz ionisé par le rayonnement ultraviolet du soleil. La densité d’ionisation
dépend fortement du moment de la journée, de la saison et de l’activité des
tâches solaires. En plein jour, il se forme à différentes hauteurs, des couches
ionisées qui ont d’ailleurs reçu des sigles D, E, F1, F2.
Jour d’été Jour d’hivers Nuit

400Km
P a g e | 12

F2 F2 F2

200Km

100Km

Terre

La nuit seule subsiste la couche F2 située entre 300 et 500 Km d’altitude. Par
réflexions sur ces couches, les ondes peuvent parcourir de très grandes distantes
en 2 ou 3 sauts.

Ionosphère
Couche
F

Terre

La propagation radio électrique dépend donc des caractères de la surface


terrestre (conductivité, relief) et des propriétés de l’atmosphère d’une manière
qui varie avec la fréquence. On distingue l’onde de surface qui se propage dans
le sol plus ou moins conducteur, et l’onde d’espace, qui décroît beaucoup moins
vite avec la distance que la précédente et comprend une composante Od allant
P a g e | 13

directement de l’émetteur au récepteur. Une autre Ot réfléchie par la terre T et


une troisième Oi réfléchie dans l’ionosphère.
Les ondes ultracourtes (10cm < λ <0.3cm) ne sont pas réfléchies par
l’ionosphère et le récepteur reçoit les ondes Od et Ot qui peuvent interférer. Ce
sont des ondes utilisées dans les FH.

3-5 Problèmes de propagation

Les signaux lumineux et radio électriques sont dits électromagnétiques. Un


milieu matériel n’est pas indispensable à la propagation de telles ondes. Cela
n’exclu pas qu’ils puissent s’y propager.
Un signal lumineux peut traverser des milieux matériels transparents, mais est
arrêté par les corps opaques. Les signaux radio électriques sont capables de se
propager dans de nombreux corps opaques à la vitesse de la lumière mais ne
peuvent traverser une plaque ou un grillage métallique qui a la propriété de les
capter. Ceci s’explique par l’interaction de l’onde électromagnétique avec les
porteurs de charges libres de la matière (électrons, ions).
Les ondes radio électriques appelées ondes hertziennes se propagent non
seulement dans le vide ou dans l’air, mais dans tous les milieux isolants. Elles
sont arrêtées par les milieux conducteurs d’électricité tels que les métaux, les
électrolytes d’où la nécessité d’une antenne pour recevoir une émission radio.
On assiste au phénomène d’absorption où l’onde transmet intégralement son
énergie à ces porteurs.
Un guide d’onde électromagnétique est un matériau (tuyau à parois rigides, tige
cylindrique dans lequel peuvent se propager des ondes électromagnétiques).

Rôle de la terre :
P a g e | 14

Sur la terre, les reliefs, les arbres et les bâtiments constituent autant d’obstacles
de plus ou moins conducteur qui réfléchissent, réfractent ou diffractent les ondes
hertziennes. Leur influence dépend de la longueur d’onde.

Rôle de l’atmosphère :
La terre est entourée d’une couche gazeuse, l’atmosphère dont le rôle dans la
propagation des ondes est primordial compte tenu de ses propriétés électriques.

Perturbations diverses :
Les faisceaux hertziens sont vulnérables aux perturbations atmosphériques et
climatiques comme la pluie, brouillard, fumée, vapeur… qui peuvent affecter la
qualité du signal. En outre, un système radio est sensible aux zones d’ombre. La
présence d’un obstacle est gênante pour la transmission normale du signal.
De plus, les liaisons FH requièrent une visibilité entre les sites à interconnecter.
Il est donc nécessaire d’avoir une ligne en vue directe entre l’émetteur et le
récepteur sans obstacle significatif. On utilise à cet effet des antennes hyper
directives.

4- Dégagement des antennes

Ellipsoïdes de Fresnel :
L’étude des interférences a permis à Fresnel de mettre en évidence des
déphasages multiples de (ou différence de trajet multiple λ/2) de différents
rayonnements contribuant à la réception d’une onde de fréquence donnée.
Le lieu des points dénommés M est une ellipsoïde d’équation :
AM + MB = AB + n* λ/2 ; n = 1 correspond au 1er ellipsoïde, d est la longueur
de l’axe du chemin radio électrique r est le rayon du 1er ellipsoïde
Lors de la propagation des ondes hertziennes, la plus grosse quantité d’énergie
effective est rayonnée dans le 1er ellipsoïde de Fresnel qu’il faudra préserver lors
P a g e | 15

de l’établissement d’une liaison.

r
d

λ d1d 2
L’expression de r pour n=1 est r=
d1 + d 2

Si l’on assimile l’atmosphère au vide, la propagation de l’onde se fait en


ligne droite. Cette propagation sera influencée par la rotondité de la terre. Ce
qui amène à modifier les altitudes des différents points du profil vertical de la
liaison. On obtient pour des liaisons qui ne dépassent pas mille kilomètres :

Où R’= rayon de courbure=K*R ; d= distance en Km entre deux sites ;


K= coefficient de réfraction=4/3=1.33 et R= rayon de la terre= 6400Km
P a g e | 16

Dans la pratique, lors du tracé du profil, la correction est effectuée par rapport au
milieu de la liaison. A une distance x d’une extrémité, l’altitude ajoutée est
donnée par :
x(d − x)
yx ;
2R'

Pour déterminer la hauteur des antennes FH on utilise la formule H = y+r

Où :

y=courbure de la terre= d² /8R’

r = rayon du premier ellipsoïde de Fresnel en m

H=hauteur de l’antenne en mètre (m)

5- Modulations numériques

5.1 Signaux à transmettre

Les informations que nous avons à transmettre sont généralement des signaux
entretenus ou non, alternatifs ou non : alphabet de morse, émission musicale,
paroles, signaux vidéo d’une caméra de télévision.
Grâce à des transducteurs électriques (microphones, thermo résistance, cellule
photo électrique, etc…), on converti l’information en signal électrique.
Avec les équipements numériques, ces signaux sont numérisés : la voix humaine
codée à 64 Kbits/s, l’image ou les données de 300 bits à 2 Mbits/s, l’image
animée ou cinéma à haut débit, Télévision de 128 kbits à 216 Mbits/s.
Les technologies de multiplexage utilisées sont le PDH et la SDH. La voix
humaine est numérisée et multiplexée dans une trame MIC.
P a g e | 17

La trame MIC contient 30 intervalles de temps (IT) ou voix de parole de 64


Kbits/s chacune, 1 IT à savoir l’IT0 est dédié à la synchronisation et 1 autre
intervalle de temps(IT16) est utilisé pour gérer la signalisation et le verrouillage
multi trame. La trame a alors un débit d = 32x64 = 2048 Kbits/s.
Pour le multiplexage, on a:
- Les hiérarchies de 2 – 8 – 34 – 140 Mbits/s en PDH, et
- Les hiérarchies E1 (STM0) – 155 (STM1) – 622 (STM4) – 2,500
(STM16) – 10,000 Mbits/s (STM64).
Les fréquences à transmettre sont trop basses pour être émises directement (il
n’y a aucun rayonnement d’énergie à de telles fréquences). Elles seront donc
véhiculées par une onde hertzienne de grande fréquence appelée porteuse. La
porteuse est un signal analogique de forme sinusoïdale. On module un ou
plusieurs paramètres de ce signal pour transporter l'information.
On distingue plusieurs types de modulation :
– Modulation d'amplitude
– Modulation de fréquence
– Modulation de phase
– Modulation d’amplitude en quadrature de phase

5.2 M-PSK (BPSK, QPSK, 8-PSK)

Les modulations M-PSK ( Phase Shift Keying) sont des modulations de phase à
M états. Elles sont les plus utilisées dans les Modems.
BPSK (Binary PSK) : modulation à 2 niveaux de phase
Exemple :
– Phase de 0° pour 0
– Phase de 180° pour 1
QPSK (Quaternary PSK) : modulation à 4 niveaux de phase
Exemple :
P a g e | 18

– Phase de 0° pour 01
– Phase de 90° pour 00
– Phase de 180° pour 10
– Phase de 270° pour 11

8-PSK : modulation à 8 niveaux de phase


Exemple :
– Phase de 0° pour 011
– Phase de 45°pour 001
– Phase de 90° pour 000
– Phase de 135°pour 010
– Phase de 180° pour 110
– Phase de 225°pour 100
– Phase de 270° pour 101
– Phase de 315°pour 111

5-3 QAM (16-QAM, 64-QAM)

La modulation peut être :


- Une modulation d’amplitude (AM)
- Une modulation de phase (PSK : Phase Shift Keying) ou une modulation de
phase différentielle (DPSK)
- Une modulation de fréquence (FSK)
Ou une combinaison de ces modulations.
Les modulations sont un exemple de ces combinaisons.

16-QAM
P a g e | 19

64-QAM :
Cette modulation est d’ordre supérieur au précédent. Proposez une
représentation spatiale de cette modulation.

6- Les antennes

6-1 Définition et types


Les antennes transforment l’onde guidée en une onde qui rayonne dans l’espace
et l’adapte dans une direction privilégiée de propagation.
Quelques types d’antennes :
Parmi les différentes antennes rencontrées, on peut citer :
• Le cornet simple = guide d’onde à section progressive
• La paraboloïde à ouverture rayonnante (fréquences entre 1et 60Ghz)
• L’antenne casse grain ou à plusieurs réflecteurs
• Antenne yagi à rayonnement axial entre 400Mhz et 900Mhz
Les antennes paraboliques sont les plus utilisés en système de transmission par
faisceau hertzien.

6-2 Caractéristiques des antennes


P a g e | 20

En dehors de sa forme physique, l’antenne est caractérisée par :


- sa bande de fréquence de fonctionnement,
- sa polarisation
- son impédance en général de 50 Ohms,
- son gain,
- sa puissance maximale admissible,
- son diagramme de rayonnement,
- son ouverture à 3dB,
- sa directivité.

Gain
Le gain est le rapport à une distance d, de la densité de puissance Pr due à
l’antenne par la densité Pi due à une source fictive de référence qui rayonne de
la même manière dans toutes les directions (source isotropique)
G= Pr/Pi
On montre que G = 4*п*k*S/λ2 où k est compris entre 0.6 et 0.7, λ la longueur
d’onde et S la surface effective de l’antenne.

Diagramme de rayonnement
Le diagramme de rayonnement est obtenu par le rapport du gain de l’antenne
pour une direction donnée au gain de l’antenne dans la direction privilégiée. Il
correspond à une surface dans l’espace mais pour simplifier la représentation, on
en fait une coupe suivant un plan vertical ou horizontal en utilisant les
coordonnées polaires.
Il permet de déterminer l’ouverture à 3dB correspondant à l’angle
Ө-3dB pour lequel, la puissance est atténuée de 3dB dans la direction privilégiée.
P a g e | 21

Ouverure à à 3dB : Ө-3dB = 70 λ /d

Directivité de l’antenne
C’est le quotient de l’intensité maximale de rayonnement dans la direction
principale par la valeur moyenne de l’intensité dans toutes les directions.

7- Bilan de liaison

7-1 Rappels sur les unités de puissance

Niveaux de référence de puissance


La puissance moyenne Po du signal microphonique est de 1 mW. Cette valeur est
prise comme étant la puissance de référence pour les mesures de puissance en
transmission.

Niveau absolu de puissance


En un point M d’une chaîne de transmission où d’une trajectoire de propagation,
on peut mesurer la puissance PM du signal en Watt. On définit le niveau absolu
de puissance en ce point par :
Npu = 10log10 (PM / Po).(décibel% milliwatt (dBm)

Npu = 1/2Ln (PM / Po) .Neper % milliwatt (Np)


P a g e | 22

Niveau relatif de puissance


Soit un point N d’une chaîne de transmission de niveau absolu de puissance égal
à Npu (N) et un autre de la même chaîne M de niveau absolu de puissance
Npu (M), on définit le niveau relatif de puissance de M par rapport à N comme
suit :
Nrpu(M) = Npu (M) - Npu (N)

= 10log10 PM / Po -10log10 PN / Po

= 10log10 PM / PN décibel- relatif (dBr)

Mesure d’affaiblissement et de gain


Le rapport  Ps / Pe donne le renseignement suivant :
(les puissances sont des grandeurs complexes)

- Ps / Pe > 1⇔ (log10 Ps / Pe > 0), le quadripôle Q amplifie le
signal. Dans ce cas, on dit que le signal est amplifié de (log10 Ps / Pe )
décibels (dB)

- Ps / Pe < 1,⇔ (log10 Ps / Pe < 0), le quadripôle Q affaiblit le
signal. Dans ce cas, on dit que le signal est affaibli de (log10 Pe / Ps )
décibels (dB).

7-2 Paramètres à considérer


Lors d’un bilan de liaison, l’ensemble des facteurs pouvant affecter la qualité de
liaison sont pris en compte afin de s’assurer d’un niveau acceptable de puissance
reçu pour une bonne démodulation des signaux reçus. Il s’agit entre autres :

- Puissance de l’émetteur,
- Perte dans les guides (longueur utilisée des guides)
- Pertes de couplage et des connecteurs,
- Gains des antennes,
- Pertes lié aux phénomènes atmosphériques,
P a g e | 23

- sensibilité du récepteur,
- Affaiblissement lié aux obstacles,
- ….

7-3 Calculs du bilan

Considérons deux antennes de gains respectifs ge et gr dirigés de façon à


présenter le gain maximal, la puissance reçue par l’antenne de réception dans le
cas d’une propagation dans le vide peut être calculée par l’expression suivante
qui ne tient pas compte des pertes dans les câbles:
pr = p*ge*gr*( λ/4* п*d )2
Cette expression peut s’exprimer en dB et devient :
Pr = P + Ge + Gr – L
Avec L = 32,4 + 20Log (f) + 20Log (d) avec d en Km et f en Mhz désignant les
pertes due à a propagation.
Pe = la Puissance du signal émis ;
Pr= la Puissance du signal reçu
Ge = le gain de l’antenne émettrice
Gr = le gain de l’antenne réceptrice ;

Dans la réalité on note toujours différents types de pertes Soit :


Le = la Perte entre TX et antenne d’émission.
Lr = la Perte entre antenne de réception et RX
AP (les autres types de pertes mentionnées) correspondant à l’affaiblissement
total de propagation que sont l’affaiblissement en espace libre (Ao) et
l’affaiblissement supplémentaire (As)
AP = Ao + As
En désignant toujours par L les pertes totales, alors L devient
P a g e | 24

L = 32,4 + 20Log (f) + 20Log (d) + Le + Lr + As et on retrouve l’expression


précédente :
Pr = P + Ge + Gr – L

8-Les gammes de fréquence et leur affectation

8-1 Organisation

Les observations et théories actuelles sur l’utilisation des ondes


électromagnétique ont conduit à une subdivision conventionnelle en gamme
correspondant à des modes de propagation et à des types d’utilisation. On peut
citer comme exemples :
- Les ondes longues ou basses fréquences (λ>1000m)
La propagation s’effectue en partie par diffraction sur la surface de la terre,
en partie par guidage et réflexion ionosphérique. En effet, l’influence des
obstacles tels que les collines, immeubles, etc.… dont les dimensions sont de
l’ordre de la longueur d’onde, permet d’atteindre, par réflexion et par
diffraction, tous les points de la surface terrestre à des distances moyennes
autour de l’émetteur (quelques centaines de Km). La portée est beaucoup
plus grande de nuit que de jours (ce qui est attribué aux différences de densité
électronique de l’ionosphère). Ces ondes sont très sensibles aux parasites
<atmosphériques> (orages etc.…) et utilisées en radiodiffusion et
radionavigation.
Exemple : RFI émet avec une fréquence de 162.25Khz correspondant à λ
=1849m.
- Les ondes moyennes ou fréquences moyennes (100< λ<1000m).
Une telle onde se propage suivant deux chemins : une onde directe guidée
par la surface terrestre (onde de sol) et une onde indirecte réfléchie par
l’ionosphère (onde de ciel). Leur combinaison à la réception est responsable
P a g e | 25

d’interférences avec apparition d’un phénomène d’évanouissement ou fading,


ce qui modifie perpétuellement l’intensité de la réception à des distances
moyennes.
A grande distance, seul subsiste le rayon indirect. Celui-ci est très sensible
aux obstacles et la diffraction est moins importante : les bâtiments élevés
portent ombre aux rayons sur plusieurs kilomètres.
On utilise ces fréquences pour la radiodiffusion à courte distance (quelques
dizaines à quelques centaines de Km).
- Les ondes courtes (10< λ<100m) : elles sont très sensibles aux influences
perturbatrices du relief, des arbres, des maisons, etc. Il suffit de se placer
derrière l’antenne d’un TV portable pour modifier la réception. Pour des
distances supérieures à 150 Km, la propagation dépend essentiellement de
l’ionosphère et se fait par réflexions sur le sol et sur les couches ionisées.
Elles peuvent parcourir de très grandes distances.

- Les ondes ultracourtes (λ<10m) ou ondes métriques VHF.


Contrairement aux précédentes, ces ondes ne sont pas absorbées et réfléchies
par l’ionosphère. Leurs grandes portées sur terre sont exceptionnelles. Elles
deviennent indispensables pour la communication avec les satellites
artificiels et les véhicules spatiaux sont au-delà de l’ionosphère. On envisage
d’ailleurs, grâce à ces ondes de transmettre sur terre l’énergie solaire
recueillie par les satellites géostationnaires. Elles sont utilisées en
radiodiffusion, télévision, modulation de fréquence. La transmission exige
une visibilité directe entre E/R. Cela limite son utilisation. Elles sont utilisées
en télécommunication pour des liaisons point à point à de longues distances ;
liaisons fixes ou mobiles.
P a g e | 26

Ondes hertziennes ou de télécommunication

Fréquences Longueurs Catégories Utilisations


d’onde
1,5.104 à 6.104 Hz 20 à 5 Km Ondes très longues (V.L.F) Téléphone
6.104 à 3.105 Hz 5 à 1 Km Ondes longues (V.F) Radiodiffusion,
téléphone
3.105 à 3.106 Hz 1 Km à 100 m Ondes moyennes (M.F) Radiodiffusion
3.106 à 3.107 Hz 100 à 10 m Ondes courtes (H.F) Radiodiffusion
3.107 à 3.108 Hz 10 à 1 m Ondes métriques (V.H.F) Télévision
3.108 à 3.109 Hz 1m à 10 cm Ondes décimétriques (U.H.F) Radar, télévision,
faisceau hertzien
3.109 à 3.1011 Hz 10 à 0.3 cm Ondes centimétriques (S.H.F) Radar, faisceau
hertzien

8-2 Plan de fréquence

La transmission des signaux radio requiert une allocation des fréquences


séparées afin de prévenir les phénomènes d’interférences entre eux. Il sera
question de définir des bandes de transmissions et l’écart entre les différentes
porteuses. Cette démarche présente ainsi l’avantage d’optimiser les bandes en
diminuant autant que possible l’écart entre les canaux adjacents. Les résultats
sont présentés selon un plan de fréquences. Pour éviter l’interférence des ondes
radio au niveau des frontières le choix d’un organisme international s’impose
afin d’établir des accords internationaux et de coopération. L’organisme chargé
de définir les arrangements de fréquence radio RF est l’UIT (Union
Internationale des Télécommunications) qui publie ses travaux sous forme de
recommandation et de rapports. D’autres organismes tels que le CEPT
(Conférence Européenne des Postes et Recommandations) et la FCC (Fédéral
Communication Commission).
Parmi les recommandations de l’UIT, on peut citer la recommandation G.384.
Dans cette recommandation se trouve la bande U6 qui prévoit un plan de
fréquence pouvant transporter jusqu’à 2700 lignes téléphoniques (140Mbps). Il
P a g e | 27

utilise 8 canaux. Un canal est un système de deux fréquences dont une pour
l’émission (Tx) et l’autre pour la réception (Rx).
Bande inférieure Bande supérieure

1 3 5 7 2 4 6 8
a
2 4 6 8 1 3 5 7

Bande inférieure Bande supérieure

1 3 5 7 1 3 5 7
b
2 4 6 8 2 4 6 8

Bande inférieur : fn = f0 – 350 + 40*n


Bande Supérieure : fn = f0 – 10 + 40*n
Avec f0 = 6770 Mhz et n = 1 ; 2 ; …. ; 8
La bande U6 est comprise entre 6425 et 7110 Mhz

L’arrangement a des canaux pour des antennes à double polarisation.


L’arrangement b des canaux pour des antennes avec simple polarisation ou
double polarisation pour antenne commune Tx/Rx

Bandes (Ghz) Largeur du Espacement des canaux Rec. UIT-R


spectre (Mhz)
1.5 1.427-1.53 0.5 ; 1 ; 2 ; 3.5 746, annexe1
2 1.427-2.69 0.5 701
1.7-2.1 ; 1.9-2.3 29 382
1.7-2.3 14 283
2.3-2.5 1 ; 2 ; 4; 14 ;28 746 annexe2
2.5-2.7 14 283
4 3.8-4.2 29 382
3.6-4.2 10 635
3.6-4.2 90 ; 80 ; 60 ; 40 635, annexe1
4.5 4.54-4.9 40 ; 20 746, annexe3
L6 5.925-6.425 29.65 383
5.85-6.425 90 ; 80 ; 60 383, annexe1
U6 6.425-7.11 40 ; 20 384
7 7.425-7.725 7 385
7.425-7.725 28 385 annexe1
P a g e | 28

7.435-7.75 5 385 annexe2


7.11-7.75 28 385 annexe3
8 8.2-8.5 11.662 386
7.725-8.275 29.65 386 annexe1
7.725-8.275 40.74 386 annexe2
8.275-8.5 14 ; 7 386 annexe3
10 10.38-10.7 5;2 746 annexe4
10.5-10.68 7 ; 3.5 746 annexe1
10.55-10.68 5 ; 2.5 ; 1.25 746 annexe2
11 10.7-11.7 40 387 annexe1&2
10.7-11.7 67 387 annexe3
10.7-11.7 60 387 annexe4
12 11.7-12.5 19.18 746 annexe5.3
12.2-12.7 20 746 annexe5.2
13 12.75-13.25 28 ; 7 ; 3.5 497
12.75-13.25 35 497 annexe1
12.7-13.25 25 ; 12.5 746 annexe5.1
14 14.25-14.5 28 ; 7 ; 3.5 746 annexe6
14.25-14.5 20 746 annexe7
15 14.4-15.35 28 ; 14 ; 7 ; 3.5 636
14.5-15.35 2.5 636 annexe1
18 17.7-19.7 220,110,55,27.5 595
17.7-19.2 160 595 annexe1
17.7-19.7 220,80,40,20,10,6,5 595 annexe2
17.7-19.7 110, 13.75, 20 595 annexe3
23 21.2-23.6 3.5 ; 2.5 637
21.2-23.6 112 à 3.5 637 annexe1
21.2-23.6 28 ; 3.5 637 annexe2
21.2-23.6 28 ; 14 ; 7 ; 3.5 637 annexe3
21.2-23.6 50 637 annexe4

Détermination de fréquence :
Chaque bande de fréquence est divisée en deux sous bandes, la bande supérieure
et la bande inférieure. Pour un trajet radio, l’émetteur et le récepteur ont des
fréquences avec les mêmes numéros de canal.

Règles d’affectation des fréquences dans les faisceaux hertziens

Le spectre de fréquences est divisé administrativement en bandes affectées


entres les différents utilisateurs (télécommunications fixes et mobiles, télévision,
satellites …) Compte tenu de l’augmentation de la demande de cette ressource
naturelle limitée, on cherche à réutiliser au maximum les fréquences en suivant
un certain nombre de règles. C’est par exemple l’organisation cellulaire pour les
communications avec les mobiles.
P a g e | 29

Dans les faisceaux hertziens, ces règles sont. :


F1 F2 F1

F2 F1 F2

relais relais

H V H V H V H V H V H V H V H V

- L’alternance des fréquences émission et réception d’un relais à un autre.


Dans un relais donné, la même fréquence est utilisée pour les émissions dans
les deux sens, et les réceptions se font sur la même la même fréquence. Cette
disposition permet d’éviter les brouillages entre émetteurs et récepteurs d’un
même relais, même si celui – ci est un nœud d’où partent plus de deux
faisceaux. On peut donc constituer une liaison longue bidirectionnelle avec
seulement deux fréquences.

- La séparation des démis – bandes émission et réception, dans le cas des


faisceaux hertziens à forte capacité utilisant plusieurs canaux par faisceau.
Les fréquences des canaux émission et réception sont regroupées en deux
démis – bandes relativement espacées (50 à 100 MHz), afin de faciliter leur
filtrage. Dans les liaisons par satellites, l’espacement entre fréquence
« montante » et fréquences « descendantes » est même de plusieurs GHz.
D’un relais à un autre, les demi – bandes sont alternées

- L’alternance des polarisations verticale V et horizontale H, entre les canaux,


à l’intérieur de chaque demi – bande. Ceci permet de resserrer les porteuses
tout en facilitant leur filtrage. Un recouvrement des spectres est tolérable,
mais cette technique est limitée par les phénomènes de couplage entre
P a g e | 30

polarisations sur le réflecteur de l’antenne ou au cours de la propagation en


cas de pluie notamment.
Il faut retenir que chaque antenne comporte en général un réflecteur commun
et deux guides, un pour les canaux pairs (polarisation verticale) et un pour les
canaux impairs (polarisation horizontale)

9- LES PRINCIPAUX TYPES DE CONFIGURATION


Dans un système faisceaux hertziens, nous distinguons deux options de
configuration : la configuration non sécurisée et la configuration sécurisée.

9-1 Configuration non sécurisée

Il existe un seul type de configuration non sécurisée : c’est la


configuration 1+0. Dans ce type de configuration, l’équipement et le canal ne
sont pas sécurisés, et un seul coupleur y est utilisé pour la transmission.

9-2 Configurations sécurisées

Plusieurs types de configurations sécurisées existent. On peut citer entre


autres : 1+1 veille active, 1+1 diversité d’espace, 1+1 diversité de fréquence,
diversité hybrides, …

9-2-1- 1+1 veille active (HSB)

La configuration veille active fonctionne sur les principes suivants :


• les ODU principaux et secours fonctionnent à la même fréquence et
sont raccordés sur une antenne unique via un coupleur passif dont le
couplage peut être fixé à 6dB, 3dB ou 10dB,
• quand un émetteur est en trafic, l’autre est en position « mute »
alimenté mais puissance coupée,
• les deux récepteurs sont opérationnels
P a g e | 31

• les commutations à l’émission et à la réception sont indépendantes.


• La position de la commutation à l’émission et à la réception dépend
uniquement des informations du terminal local. Le terminal distant ne
contrôle pas la commutation du terminal local.
• Une commutation manuelle (forçage) est disponible le logiciel Pilot
• La commutation réception dispose d’une fonction « hitless » :
commutation sans erreur dans certaines conditions.

Module ODU C C ODU Module


Interface Principal O O Principal Interface
Câble U U Câble
Principale P P Principale
L L
IDU E E IDU
U U
R R
Module Module
Interface ODU ODU Interface
Câble Secondaire Secondaire Câble
Principale Principale

9-2-2 1+1 diversité d’espace

Module ODU ODU Module


Interface Principal Principal Interface
Câble Câble
Principale Principale

IDU IDU

Module Module
Interface ODU ODU Interface
Câble Secondaire Secondaire Câble
Principale Principale

La configuration 1+1 diversité d’espace est une configuration avec deux


antennes par terminal.
Un des principaux problèmes liés à la propagation des ondes électromagnétiques
est la présence d’un rayon réfléchi en plus du rayon direct qui entraîne la
formation d’interférences dans le plan vertical des antennes de réception.
P a g e | 32

L’idée est de placer une deuxième antenne de réception distante de la première


d’une demi-frange d’interférence, ou d’un multiple impair de celles-ci, de
manière à ce que les champs principaux et de diversité soient corrélés en
opposition. Le champ combiné permet ainsi de s’affranchir très largement des
instabilités du champ dues aux réflexions ou aux trajets multiples.
9-2-3 1+1 diversité de fréquence

f1/f2
Module ODU ODU Module
Interface 1 1 Interface
Câble Câble
Principale Principale

IDU IDU
f’1/f’2
Module Module
Interface ODU ODU Interface
Câble 2 2 Câble
Principale Principale

Dans le mode diversité de fréquence, il n’y a pas de commutation à l’émission,


les deux émetteurs émettent en permanence à des fréquences différentes. La
commutation s’effectue uniquement sur les données reçues.

9-2-4 Configuration Diversité hybride

Module ODU C ODU Module


Interface Principal O Interface
1
Câble U Câble
Principale P
Principale
L
IDU E
IDU
U
R
Module Module
Interface ODU ODU
Secondaire Interface
Câble 2 Câble
Principale Principale

C’est une combinaison du système (1+1) avec la diversité d’espace.


P a g e | 33

On peut ainsi émettre à sur une ou deux fréquences différentes sur les deux
antennes de diversité d’espace (on parle alors de diversité triple).

Remarque : Au lieu d’un système (1+1), on peut aussi avoir des systèmes
redondants de types (N+1) avec N>1 où plusieurs canaux se partagent le même
canal de diversité.

BIBLIOGRAPHIE
[1] Pierre-Gérard Fontolliet, ‘‘Systèmes de Télécommunications’’, Presses
Polytechniques et Universitaires Romandes, Vol XVIII, Fev 1999
[2] J. G. REMY, et al, ‘‘Systèmes de Radiocommunications avec les Mobiles’’,
Eyrolles Jan 1988