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Planification, administration

et optimisation des
Réseaux Mobiles
Chap 2: Planification et optimisation des réseaux

Chap1: Modèle de l’environnement mobile

• Introduction
• Lois d’Erlang
• Modèles de Trafic et de Mobilité
• Processus et Mesures pour le Dimensionnement
• Modèles de Propagation radio
Plan du cours

• Objectifs et problématique de la planification cellulaire


• Processus global de planification
• Affectation des fréquences
• Réutilisation de fréquences
• Saut de fréquence
• Estimation du Trafic et Dimensionnement des Canaux
• Processus de dimensionnement d’un réseau GSM

Planification de fréquences
pour les systèmes
FDMA/TDMA
Objectifs et problématique de la
planification cellulaire (1)

La planification d’un réseau cellulaire est un processus très délicat


 condition nécessaire pour le succès de l’opérateur.

Un réseau mal planifié :


Qualité d’appel médiocre
Taux de pertes de connexions important
Taux de demandes d’appels non satisfais élevé (blocage ou
échec d’accès)
 Des coûts supplémentaires pour l’opérateur

La planification d’un réseau est intimement liée aux densités


d’abonnés prévues

La planification d’un réseau cellulaire consiste à définir :


Sa couverture
Sa capacité

Objectifs et problématique de la
planification cellulaire (2)

Systèmes cellulaires :
Le nombre de paramètres radio à ajuster est nettement important
Les conditions de trafic et de propagation, la mobilité des usagers et les
services varient constamment  des conditions de fonctionnement
propres à chaque réseau

 Un opérateur doit être constamment à l’écoute de ces changements :


détermination de nouvelles valeurs optimales des paramètres de
fonctionnement

Paramètres liés aux procédures :


Recherche : paging
Handover
Contrôle de puissance
Gestion de la ressource radio
Algorithmes de mise à jour de localisation : ajustés de sorte à optimiser
l’utilisation de la ressource radio

 Une bonne optimisation des paramètres de fonctionnement d’un


système garantit des communications de bonne qualité et une capacité
importante par conséquent un chiffre d’affaire élevé
Objectifs et problématique de la
planification cellulaire (3)

Objectif : étant donné :


Les caractéristiques de l’environnement à couvrir :
caractéristiques géographiques/propagation radio

Les caractéristiques des abonnés à desservir : estimation


de la densité, du comportement statistique d’usagers:

Une bande de fréquences

 Minimiser le coût de l’infrastructure radio et réseau y


compris la couverture radio, la taille des cellules, plan de
fréquences et la topologie de réseau tout en tenant
compte des contraintes de QoS

Représentation simplifiée du processus de


planification cellulaire (1)

Le processus de planification
doit aboutir à :
 Un plan de stations de base :
position, capacités et puissances
 Un plan de fréquences
associé : fréquences allouées à
chaque station de base du
réseau
 Un plan des équipements du
réseau fixe : contrôleurs de
stations de base, commutateurs
de données
 Un réseau de connexions
entre toutes ces entités.
Représentation simplifiée du processus
de planification cellulaire (2)

La planification d’un réseau suivra des objectifs divers au dépend


de la zone à planifier : contexte urbain ou zone rurale :

En zone urbaine ou suburbaine : l’objectif est d’assurer une


capacité en trafic suffisante  un nombre important d’abonnés
à desservir

En zone rurale ou dans les zones à faible densité d’abonnés :


l’objectif est d’assurer la couverture la plus complète possible
sans nécessité de capacité élevée (rayon de cellule ~ dizaines
de km)

Représentation simplifiée du processus


de planification cellulaire (3)

Processus de Processus de
dimensionnement/planification dimensionnement/planification
d’une zone orientée trafic d’une zone orientée
couverture
C/I: C’est un indicateur de la qualité d’un réseau de téléphonie mobile utilisé dans la
planification et la maintenance du réseau.
Processus global de planification (1)

Les moyens et outils utilisés dans le processus de


planification sont :

Modèles de trafic/mobilité, propagation,

Des équipements tels que des chaînes de mesures,


émetteurs

Des logiciels de type ingénierie cellulaire, allocation de


fréquences

La validation par simulations, mesures, évaluation des


performances du système

Processus global de planification (2)

Au cours de la tâche de prédiction de la demande de trafic : disposer de la typologie


des usagers  la classification des usagers en différents groupes en fonction des
caractéristiques de trafic

Grâce aux valeurs estimées pour les différents paramètres  des modèles de
mobilité et de trafic peuvent être déterminés

 Connaissance du trafic pour chaque zone du réseau et


identification des points à forte concentration (hot spot)
Processus global de planification (3)

Un modèle de mobilité décrit la probabilité de transition entre les


cellules ci et cj et le temps de transit dans chaque cellule

Ce type de modèle est utilisé principalement pour le regroupement


des cellules : détermination des BSCs et de leur position et pour le
dimensionnement des équipements du réseau fixe

Les déplacements des usagers dans une zone permet de


déterminer les deux paramètres principaux suivants : mise à jour de
localisation et handovers

Les données liées aux taux de fréquentation des différentes zones


du réseau par des visiteurs de réseaux étrangers  détermination
de l’importance de l’itinérance inter-réseau et le coût des
relocalisations

Processus global de planification (4)


Processus global de planification (5)

Le modèle de mobilité est difficilement exploitable pour le


dimensionnement des cellules

Un modèle de mobilité suppose que les sites , position et taille, sont


déjà connus

Plusieurs itérations sont nécessaires entre la phase de


dimensionnement des cellules avec utilisation du modèle de trafic,
et sa validation par le modèle de mobilité : aboutir à un
optimum!!!

Processus global de planification (6)


Processus global de planification (7)

Le processus de planification complet peut être effectué plusieurs


fois : valeurs de certains paramètres ne peuvent être connues
qu’une fois certains éléments du réseau sont fixés

Exp : coût de la localisation qui suppose connues les positions et


tailles des cellules

Ces paramètres sont en général ignorés en première approximation


et lors des premières étapes.

La planification d’un réseau est un processus continu, surtout en


phase de forte croissance du réseau

Les opérateurs des réseaux GSM ajoutent des BS toutes les


semaines et re-planifient leurs réseaux tous les mois

Affectation des fréquences


Affectation des fréquences et mécanisme de
réutilisation de fréquences
Problème majeur dans le contexte des transmission radio-
mobiles : affectation des fréquences

 Assurer une demande de ressources pour les cellules de la


zone à couvrir en :

1- minimisant le nombre de fréquences utilisées


2- maximisant le niveau de C/I

 Respect des contraintes d’interférences

 L’affectation des fréquences conditionne les performances et


la qualité du réseau.

Réutilisation de fréquences
Concept cellulaire : comment desservir une région de taille importante
avec une largeur de bande limitée et avec une densité d’usagers importante
ou en croissance exponentielle??

La bande allouée au système est partagée en sous-bandes : chacune est


allouée à une BS particulière et réutilisée dans ses co-cellules.

Distance de réutilisation de fréquences : D

Un groupe de cellules utilisant l’ensemble des canaux de la bande de


fréquences du système est appelé motif ou cluster

Allocation fixe des fréquences : allouées à un site ne changent pas ou


rarement

Conditions de charge et de C/I très fluctuantes au cours de la journée : des


mécanismes d’allocation dynamique des canaux  saut de fréquences
Réutilisation de fréquences : distance de
réutilisation et nombre de cellules par cluster (1)

En utilisant une
structure hexagonale : Y’ Y

D= √(3K) . R x
K=N=i2+ij+j2; avec
i=x2 - x1 C2
Y’ 2
X
Et, j =y2 - y1
X1
i et j sont deux entiers D
X2
Y2

Y’ 1 X C1

x’
X’ 2 X’
1

R Y1
U

U= (3)0.5 R

Réutilisation de fréquences : distance de


réutilisation et nombre de cellules par cluster (1)
Réutilisation de fréquences : distance de
réutilisation et nombre de cellules par cluster (1)

Réutilisation de fréquences : distance de


réutilisation et nombre de cellules par cluster (2)

Les clusters peuvent être constitués de


1,3,4,7,9,12,13, 16, 19, 21,:..

En pratique : les motifs 3,4,7,12,21 ou


27 cellules sont les plus couramment
considérés.

L’utilisation d’un site unique pour


couvrir 3 cellules avec des antennes
sectorielles : minimiser le nombre de
sites à installer et à gérer.
Réutilisation de fréquences : distance de
réutilisation et nombre de cellules par cluster (3)

Les configurations les plus courantes pour l’allocation des groupes de canaux :

Pour un motif à 9 cellules : 3BSs avec 3 secteurs par BS


Pour un motif à 12 cellules : 4 BSs avec 3 secteurs par BS
Pour un motif à 21 cellules : 7BSs avec 3 secteurs par BS

Exemple d’allocation de canaux dans un motif à 9 cellules :


Groupes de fréquences A1 B1 C1 A2 B2 C2 A3 B3 C3

1 2 3 4 5 6 7 8 9
Canaux 10 11 12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25 26 27

A chaque cellule du motif correspond un groupe de fréquences Li

Réutilisation de fréquences : distance de


réutilisation et nombre de cellules par cluster (4)

Des motifs irréguliers tel que : le


motif de Stockholm
Ce type de couverture est réalisé
à l’aide d’antennes directives qui
permettent aux cellules d’avoir
cette forme un peut particulière

Le recours à ce type de motif est


justifié par une couverture
progressive de la zone de service

Exp : un opérateur commence par


couvrir le centre ville (hexagone
central) ensuite étend
progressivement la couverture en
installant des couronnes de
cellules autour du site central
(initial)
Réutilisation de fréquences : distance de
réutilisation et nombre de cellules par cluster (5)

La combinaison de motifs : Reuse


Partitioning RP encore motifs
combinés

Réalisation des couvertures


comprenant des motifs de tailles
différentes

RP est un concept dans les


systèmes cellulaires dans les
zones à haute densité

En RP chaque cellule est divisée


en 2 ou plusieurs sous-cellules
concentriques.

Réutilisation de fréquences : distance de


réutilisation et nombre de cellules par cluster (6)

Sous-cellules concentriques:
La station de base se trouve au centre du site cellulaire : les cellules
intérieures sont plus proches de la BS;
La puissance requise pour atteindre le C/I souhaité dans les cellules
intérieures peut donc être nettement inférieure à celle requise dans les
zones extérieures
Par conséquent la distance de réutilisation est plus faible pour les
cellules intérieures  plus grande efficacité spectrale
Chaque cellule est divisée en zones , chacune nécessitant une taille de
motif particulière
En pratique, les opérateurs combinent deux motifs de tailles différentes:
Un motif à faible nombre de cellules est obtenu en utilisant de
faibles rayons de cellules en n’autorisant l’accès aux BS
correspondantes que pour les MS recevant un signal de puissance
élevée
Ce premier motif est superposé à un autre « classique » à nombre
de cellules plus important
Exp : Motif à 7 cellules pour les zones périphériques et un à 4
cellules pour les zones centrales.
Réutilisation de fréquences : distance de
réutilisation et nombre de cellules par cluster (7)

Les cellules centrales accueillent les mobiles de puissance élevée


 peuvent être utilisées pour desservir l’intérieur des bâtiments

Les cellules de grande taille desservent les mobiles en outdoor

Ce type de motif est très utilisé par certains opérateurs de réseaux


GSM en environnement urbain et urbain dense.

Un mobile lors de son déplacement dans une même cellule change


de zone par conséquent doit changer de canal et un handover
intra-cellulaire est nécessaire.

Réutilisation des fréquences et


interférence : relation entre C/I et D/R (1)

Le rayon R d’une cellule : est défini par la puissance d’émission de la BS et


des mobiles.

Pour diminuer D : il suffit de diminuer la puissance d’émission des


équipements  un C/I constant nécessite l’ajustement des puissances des
mobiles et des BSs

La valeur minimum de D/R dépend de la valeur du C/I le plus faible que le


système peut accepter.

Le rapport q= D/R , rapport de réutilisation co-canal, donne une indication


sur la qualité de transmission et sur la capacité du trafic.

Qualité de transmission : indication sur le niveau d’interférence co-


canal  si q est élevé le niveau potentiel d’interférence est faible
Capacité du trafic : q est un indicateur du niveau de performance du
système.
Réutilisation des fréquences et
interférence : relation entre C/I et D/R (1)

Réutilisation des fréquences et


interférence : relation entre C/I et D/R (1)
Réutilisation des fréquences et
interférence : relation entre C/I et D/R (1)

Réutilisation des fréquences et


interférence : relation entre C/I et D/R (1)
Réutilisation des fréquences et
interférence : relation entre C/I et D/R (2)

On définit q comme le facteur de réduction d’interférence.


Soit K1 le nombre de cellules interférentes co-canal dans la première
couronne, alors on aura : C = C
I K
∑ Ik
1

k =1

C : est proportionnel à R-aet I est identiquement proportionnel à D-aoù a


est l’indice du milieu , d’où :
C R−α 1
= =
I K1 K1

∑ (D−R)−α ∑ (q−1)−α
k=1 k=1

 L’objectif des systèmes cellulaires est de fonctionner avec un niveau de C/I


le plus faible possible afin de réduire la distance de réutilisation et de
diminuer le nombre de cellules par cluster.

Réutilisation des fréquences et


interférence : relation entre C/I et D/R (3)

Le seuil de C/I acceptable et la taille de cluster minimale dépendent du système


En FDMA : le C/I moyen admissible est de 18dB
Exp :
Un système fonctionnant avec un C/I minimum de 9dB (GSM) pourra avoir un
motif de réutilisation de 7 ou 9 cellules
Un système fonctionnant avec un C/I de 3 dB, le motif correspondant pourra
être de 3 ou 4 cellules

 Avec des mécanismes comme la transmission discontinue, le saut de fréquence


lent, les techniques de codages , de contrôle de puissance sophistiquées , un
système peut accepter des seuils de C/I plus faibles.

Le rapport C/I peut être exprimé en fonction du rapport signal à bruit S/N (ou
Eb/N0)minimum pour le son audio : S/N = 0.9 C/I +10dB pour 12dB  C/I  35dB
et en absence de fading

La prise en compte des effets du fading de Rayleigh nécessite l’introduction des


marges de fading variant de 10 à 15 dB et on aura : S/N = 1.0 C/I -9dB

Eb est l’énergie bit, No est la densité spectrale du bruit. L’[Eb/No]seuil


est caractéristique du service. Ordre de grandeur de l’[Eb/No]seuil pour la
voix : [EbNo]seuil ~ 6dB
Réutilisation des fréquences et interférence :
rapport de protection sur canal adjacent
Le rapport de protection sur canal adjacent ou ACIPR (Adjacent Channel
Interference Protection Ratio) est mesuré par le rapport C/A

A : les interférents sur les canaux adjacents  c’est le seuil au-dessous duquel
les interférences causées par les cellules émettant sur des canaux adjacents à
ceux utilisés par la cellule serveuse, sont trop importantes.

L’ACIPR peut être mesuré de plusieurs façons liées à la qualité de service


perçue par les usagers

La procédure la plus simple : prendre plusieurs sujets tests qui écoutent les
communications de voix sur le canal radio

La puissance du signal de l’interférant est ajustée successivement de sorte à


déterminer les différents niveaux d’interférences correspondants par exp à : «
juste audible », « gêne d’intelligibilité » et à « qualité minimale acceptable »

Les mesures montrent en général : il faut que A inférieure de 9 dB à C

Capacité d’un système cellulaire


La capacité intrinsèque d’un système cellulaire est définie par la formule
suivante :
C int = n
K⋅B
Où : n est le nombre de canaux par porteuse, K est la taille du motif de
réutilisation et B est la bande de fréquence duplex occupée par un canal en
MHZ(duplex)
Exp : en GSM B= 2x 200 KHz= 0.4 MHZ(duplex), n = 8 et on prend K=9 la
capacité intrinsèque est de Cint= 2.2 canaux /cellule/MHZ (duplex)
De manière plus précise, la capacité d’un réseau cellulaire peut être
estimée en : nombre d’abonnés (soit en Erlang)/Hertz/Km²

On ajoute donc R, rayon d’une cellule, η rendement d’un canal donné


(le rapport entre le nombre de canaux de trafic et le nombre total de
canaux (trafic + signalisation))
 La capacité du réseau cellulaire est alors donnée par : n⋅η
Bilan de Liaison : Link Budget (1)

Dans un système cellulaire, la frontière d’une cellule est définie comme


l’ensemble des points où un mobile ayant la puissance la plus faible
autorisée (par exp 2W en ville et 8Watt en zone rurale) est capable de
communiquer avec la BS desservant la cellule dans les deux sens (UL et
DL)

Pour minimiser l’interférence au niveau des autres cellules : il faut que le UL


et le DL soient équilibrés

L’équilibre des pertes de propagation sur le lien montant et sur le lien


descendant, le BILAN de LIAISON, est important pour les
communications bidirectionnelles des mobiles proches de la frontière
de cellule.

Les émission doivent avoir la même qualité dans les deux sens.
Le bilan de liaison est une opération réalisée lors de la planification radio du
réseau
Cette opération consiste à déterminer les paramètres radio optimum
permettant de garantir un bilan de liaison équilibré

Bilan de Liaison : Link Budget (2)

Le calcul du bilan des puissances d’émission sur UL et DL consiste à


ajuster les paramètres des liaisons pour les équilibrer

Une liaison équilibrée permet un fonctionnement symétrique du


système en tout point de la couverture

La puissance reçue à chaque récepteur doit être supérieure ou égale


à sa sensibilité et la puissance transmise par chaque émetteur doit
être inférieure ou égale au minimum entre la puissance maximum
autorisée dans la cellule et la puissance nominale de l’émetteur

Rq : l’équilibre n’est atteint que pour certains mobiles à cause des


conditions de propagation très fluctuantes, des sensibilités des
récepteurs, des gains des antennes:,qui diffèrent d’un équipement à
un autre

En pratique les valeurs des paramètres radio sont déterminées de


façon à obtenir un écart de puissance entre le UL et le DL qui soit
inférieur à 10dB  un écart compris entre 3 et 5 dB est considéré
comme satisfaisant
Bilan de Liaison : Link Budget (3)

Les paramètres du bilan de liaison à ajuster sont les suivants :

PrMS : Puissance reçue à la MS (en dBm)


PrBTS : Puissance reçue à la BTS (en dBm)
PeMS : Puissance émise à la MS (en dBm)
PeBTS : Puissance émise à la BTS (en dBm)
LfMS : Perte de câble d’alimentation à la MS (en dB)
LfBTS : Perte de câble d’alimentation à la BTS (en dB)
LcBTS : Perte du combineur de la BTS (en dB)
Lp : Perte de propagation entre la MS et la BTS (en dB)
GMS : Gain de l’antenne de la MS (en dBi)
GaBTS : Gain de l’antenne de la BTS (en dBi)
GdBTS : Gain de diversité de l’antenne de la BTS (en dB)

Bilan de Liaison : Link Budget (4)

Diagramme de bilan de liaison


Bilan de Liaison : Link Budget (5)

Le niveau du signal reçu au niveau du mobile et provenant de la BTS est


donné par :
PrMS= PeBTS – LcBTS – LfBTS +GaBTS – Lp+ GMS –LfMS
Le niveau du signal reçu au niveau de la BTS et provenant du mobile est
donné par :
PrBTS= PeMS – LfMS + GMS– Lp+GdBTS + GaBTS - LfBTS

En exprimant Lp dans chacune des deux équations précédentes nous


obtenons :
Lp = PeBTS – LcBTS – LfBTS +GaBTS + GMS –LfMS – PrMS
Lp= PeMS – LfMS + GMS+GdBTS + GaBTS – LfBTS – PrBTS
En égalisant les deux équations :
PeBTS – LcBTS – LfBTS +GaBTS + GMS –LfMS – PrMS = PeMS – LfMS +
GMS+GdBTS + GaBTS – LfBTS – PrBTS

La formule de bilan de liaison est donc donnée par :


PeBTS= PrMS + PeMS +GdBTS + LcBTS– PrBTS

Bilan de Liaison : Link Budget (6)

On définit la PIRE : Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente ou


EIRP (Effective Isotropic Radiated Power) d’une antenne comme la
puissance nécessaire à une antenne isotrope permettant d’obtenir
le même champ à distance égale, donnée par :

PIRE = PeBTS – LcBTS - LfBTS + GaBTS(dB)

La perte de propagation Lp prend en compte trois facteurs :


Aff : affaiblissement de la propagation en fonction de la distance
Mfad : marge de fading rapide  loi de Rayleigh
Mshad : marge de shadowing  loi log-normal

Mfad prend en considération les variations rapides : calculée à


partir des courbes de BER (10-3) en fonction de Eb/N0 en prenant la
différence entre le niveau obtenu pour un canal gaussien et le
niveau obtenu pour un canal de Rayleigh
Bilan de Liaison : Link Budget (6)

Présence d’obstacles (éventuellement mobiles) autour du récepteur : effet


de masque (shadowing ou évanouissement lent).
Bilan de Liaison : Link Budget (7)

Mshad : calculé en supposant que le champ moyen local dans une


zone donnée à une distance fixe de l’émetteur suit une loi log-
normal
Donc est fonction de trois variables :
g : coefficient d’affaiblissement de propagation en fonction de la
distance
s : écart-type du modèle
Disp (F) : disponibilité du signal souhaitée , en pourcentage de
la couverture, exp 95%

Sensseuil le seuil de sensibilité de l’équipement de récepteur : la


communication ne peut avoir lieu que si :
PrMS (Senseuil +Mfad + Mshad)

Exps :
Cas du GSM : Senseuil +Mfad = -104 dBm
Cas du DECT : Senseuil = -86 dBm

Bilan de Liaison : exemple UL et DL en


GSM (2)

Portable
8W BTS
Puissance d’émission en dBm : PeMs 39
Pertes câbles au niveau MS (dB) : LcMS+LfMS 2
Gain d’antenne d’émission (dB) : GMS 2
PIRE (dBm) : PIRE = PeMs – (LcMS+LfMS) + GMS 39
Sensibilité du récepteur (dBm) : Pr_minBTS -104
Pertes câbles BTS (dB) : LcBTS +LfBTS 3
Gain d’antenne de réception (dB) : GaBTS 8
Gain de diversité (dB) : GdBTS 5
Marge de fading de masquage (dB) : Mfad 7
Equivalent champ (dBm) : -107
E = Pr_minBTS +Mfad+ (LcBTS +LfBTS) - GaBTS- GdBTS
Affaiblissement de propagation (dB) : Lp= PIRE -E 146
Bilan de Liaison : exemple UL et DL en
GSM (3)

BTS Portable
8W
Puissance d’émission en dBm : PeBTS 43
Pertes de couplage (dB) : LcBTS 4
Pertes câble BTS (dB) : LfBTS 3
Gain d’antenne d’émission (dB) : Ga BTS 8
PIRE (dBm) : PIRE = PeBTS – (LcBTS+LfBTS) + 44
GaBTS
Sensibilité du récepteur (dBm) : Pr_minMS -104
Pertes câbles MS (dB) : Lc MS +LfMS 2
Gain d’antenne de réception (dB) : G MS 2
Marge de fading de masquage (dB) : M fad 7
Equivalent champ (dBm) : -97
E = Pr_minMS +Mfad+ (LcMS +LfMS) - G
MS
Affaiblissement de propagation (dB) : Lp= PIRE -E 141

Bilan de Liaison : exemple UL et DL en


GSM (4)

La marge de fading de masquage pour passer d’un taux de


couverture de 70% à 90% à l’intérieur de la cellule est de 7dB pour
le mobile portable

Pour améliorer la sensibilité de 5dB : une diversité en réception est


mise en œuvre par ajout d’une seconde antenne de réception au
niveau BTS

 La différence entre le UL et le DL étant  5dB : l’équilibre de la


liaison radio est considéré comme satisfaisant.
Saut de fréquence (1)

Le mécanisme de saut de fréquence est en place pour :


Diminuer le niveau d’interférences sur un canal donné
Éviter les interférences qui peuvent se produire sur un canal particulier

 La caractéristique de cette technique est de créer une diversité de


brouilleurs par utilisation d’une diversité de fréquences pour une
communication unique
Deux catégories de saut de fréquence basées sur la fréquence des sauts
entre les différents canaux :
Le saut de fréquence lent (Slow frequency hopping) : les sauts
entre fréquences se font à intervalle d’au moins un message ou burst
 de l’ordre de la milliseconde : Exp ; en GSM les sauts se font 217
fois par seconde

Le saut de fréquence rapide (fast frequency hopping) : les


intervalles de saut se font à chaque symbole, plusieurs fois pendant
l’émission d’un message ou burst  de l’ordre de la microseconde :
utilisée dans la méthode CDMA « à étalement de spectre »

Saut de fréquence (2)

Le mécanisme de saut de fréquence offre deux principaux


avantages :

Diversité en fréquences  protection contre les


évanouissements :
l’utilisation de plusieurs fréquences différentes pour une
communication diminue la probabilité de perte de messages par
évanouissements (fading)

En effet, grâce aux informations redondantes introduites dans


les différents messages (codage adéquat), un message perdu
pour cause d’évanouissement sur une fréquence donnée, peut
être reconstitué au niveau du récepteur à partir des informations
transportées par les messages transmis sur les autres
fréquences

Le gain apporté par la diversité de fréquences est de l’ordre de


quelques dB
Saut de fréquence (3)

Diversité des brouilleurs  protection contre les interférences :

Les brouilleurs (les niveaux d’interférences) sont particulièrement


importants dans les zones urbaines à densité de trafic très élevée :
c’est une des principales limitations en capacité du système

L’implantation du mécanisme de saut de fréquence a pour objectif


de « moyenner » le niveau d’interférences global sur toutes les
porteuses plutôt que d’avoir un niveau de brouillage élevé
concentré sur certaines porteuses

En sautant d’une fréquence à l’autre, il est plus facile pour un


émetteur d’éviter les brouilleurs éventuels situés sur une fréquence
donnée, ou au moins minimiser le nombre de messages brouillés
par eux

Ce mécanisme est plus performant si les motifs de sauts de


fréquences sont pseudo-aléatoires, c’est-à-dire décorrélés les uns
des autres

Saut de fréquence (4)

Le principal inconvénient du mécanisme de saut de fréquence : la


nécessité d’exploiter un grand nombre de fréquences  pour obtenir un
gain appréciable il faut disposer d’au moins quatre fréquences que
dans le cas d’une fréquence par BS

Types de saut de fréquences :


Fixe ou cyclique : la séquence suit une liste de fréquences pré-
définies  la qualité des liens radio peut se dégrader si plusieurs
burst séquentiels subissent de l’interférence co-canal par des
émetteurs puissants sur la même fréquence, temps et code

Aléatoire : la fréquence est choisie aléatoirement dans un ensemble


prédéfini  l’interférence co-canal peut varier d’un burst à l’autre ce
qui permet d’obtenir une réelle diversité d’interférence. Les séquences
de saut aléatoire dans les systèmes cellulaires suivent des décalages
produisant des séquences de saut décorrélées  des collisions
aléatoires entre bursts.
Saut de fréquence (5)

Saut de fréquence en bande de base


Saut de fréquence synthétisé

Saut de fréquence (6)

Saut de fréquence en bande de base :


La fréquence de chaque TRX reste fixe : les TRX ne sautent
pas
Les communications changent de fréquence à chaque burst,
c'est-à-dire que la communication saute sur un timeslot d'un
autre TRX
De ce fait, le nombre de fréquences dans la séquence de saut
est égale au nombre de TRX dans la cellule.
Les TCH du premier TRX peuvent sauter eux aussi.
IT0 du TRX 1pour le BCCH ne saute jamais
Chaque communication saute sur les TRX en fonction des
séquences de saut
Maximum 10 fréquences pour le saut : gains minimes à partir
de 6-8 fréquences
Saut de fréquence (7)

Saut de fréquence (8)

Saut de fréquence synthétisé :


Une communication est toujours gérée par le même TRX et le
même timeslot.
La fréquence d’émission de chaque TRX change avec chaque
burst, grâce à un synthétiseur de fréquence les TRX sautent en
fonction des séquences
Le premier TRX (du BCCH) ne peut pas sauter car le timeslot 0
doit rester en fréquence fixe.
Nombre de fréquences de saut  Nombre de TRX
Nombre de fréquences maximum = 8 pour une bonne diversité de
canal
Les paramètres de saut de fréquence
en GSM (1)

MA (Mobile Allocation): groupe de fréquences utilisées pour le


saut (la même MA est utilisée pour tous les TRX d’une BTS)
ou MALIST (Mobile Allocation LIST) : Liste des fréquences de
saut.
Au maximum, on a 64 canaux.
N, longueur de la MALIST

Le HSN : Hopping Sequence Number : Ce paramètre définit la


loi de saut. Il y a 64 lois de saut différentes et pseudo orthogonales
entre elles.
0 : pour la loi cyclique
1 à 63 : lois pseudo aléatoires avec une probabilité de collision
de 1/N
Généralement, on attribue un HSN par site physique, HSN=0
n’est pas implémenté car il engendre plus de collisions.

Gain du saut de fréquences


Amélioration de la QoS
Augmentation du nombre de HO sur qualité (le saut de
fréquence modifie la distribution du RxQual en améliorant les
zones à mauvais RxQual et en dégradant les zones à bon
Rxqual).

Les HO sur niveau sont remplacés par des HO sur


qualité (hausse de 50% des HO sur qualité).

Le drop call est globalement diminué de 20% (pertes d’appel


sur échecs de HO et pertes d ’appel sur RLT).

Le saut de fréquences minimisant l’effet du fading de Rayleigh


pour les piétons, et bénéficiant de la diversité d’interférences,
les conditions radio sont améliorées.
Estimation du Trafic et
Dimensionnement des
Canaux

Estimation de la charge de trafic :


Paramètres utilisées (1)

Le processus d’évaluation de la densité de trafic doit aboutir à la


détermination des valeurs des paramètres suivants :

Durée moyenne d’un appel : dans le cas d’un téléservice en


mode non connecté, il s’agit de la quantité d’information à
transférer. Cette durée varie en fonction de :
Débit négocié pour l’appel
Raison d’établissement de l’appel
Localisation de l’appelant et de l’appelé
Coût de l’appel
Moment de la journée

Taux d’occupation des ressources : pourcentage du temps


pendant lequel l’information est transférée
Estimation de la charge de trafic : Paramètres
utilisées (2)
Taux d’arrivée des appels : taux d’arrivée par abonné, par zone et
pour chaque heure, dépend des paramètres suivants :
Heure du jour
Localisation de l’appelant et de l’appelé
Coût de l’appel
Disponibilité des équipements
Taux de pénétration
Le taux d’arrivée des appels pour une zone particulière = (taux
d’arrivée d’appels par abonné) x (taux de pénétration ) x (la densité
de population)

Taux de pénétration : densité de la population susceptible de


souscrire un service (résidentielle, de visiteurs et d’une population
absente « résidentielle travaillant en dehors de cette zone »), dépend
de :
Heure du jour,
Jour de la semaine
Saison

Estimation de la charge de trafic :


Paramètres utilisées (3)

Le taux de pénétration dépend également de :


La disponibilité du service
De son coût
De sa valeur pour l’abonné
Des aspects marketing: exp , la messagerie vocale gratuite avec
les services de parole encourage les abonnés à y avoir recours
Du niveau de concurrence entre les opérateurs

Dans le cas des réseaux offrant une diversité de services de différentes


classes de QoS, on ajoute des paramètres supplémentaires :
La symétrie du service : facteur de pondération pour le débit du
service selon le débit nécessaire dans chaque direction
Le facteur de codage : multiplicateur du débit utile donnant le nombre
total de bits à transférer sur l’interface radio
Le débit du transfert : débit nécessaire, à l’exclusion du codage utilisé
par le réseau lors du transfert de l’information
Estimation de la charge de trafic :
Paramètres utilisées (4)

Pour estimer les valeurs de ces paramètres, les planificateurs


disposent de plusieurs données parmi lesquelles on a :

La démographie et le pouvoir d’achat des habitants qui permettent


d’estimer le taux de pénétration du service
L’évolution pendant la journée, la semaine ou l’année de l’activité
économique, l’emplacement des quartiers d’affaires,:
Le trafic routier : heures et emplacements des embouteillages
Les pourcentages des terminaux portables et fixes peuvent également
être intégrés au modèle d’estimation du trafic
Les cartes géographiques et les bases de données territoriales utilisées
pour identifier les principales routes, les densités des habitants et les
zones d’affaires
Le trafic observé sur les réseaux cellulaires analogiques
La mobilité de la population: déplacements quotidiens, taux de
fréquentation des transports communs, des lieux publiques:

Généralement la distribution du trafic varie en temps et en espace

Estimation de la charge de trafic :


Paramètres utilisées (5)

Les paramètres les plus importants considérés pour l’évaluation de


la charge de trafic du réseau sont :
les taux d’appels des usagers : nbr d’appels/heure et durées
correspondantes, et
le trafic lié à la mobilité : mise à jour de localisation et
handovers

Certains éléments peuvent êtres négligés pour le calcul du


dimensionnement :
Le trafic de signalisation de gestion et de maintenance
Le handover intra-cellulaire
Le chargement des données et des logiciels
Les procédures d’initialisation de paramètres des services
supplémentaires
Lois d’Erlang et approximations (1)

Le dimensionnement d’un système de télécommunications nécessite le


recours à la théorie du trafic

Les travaux d’Erlang et la théorie des files d’attente sont d’une importance
fondamentale, ils permettent d’exprimer sous une forme relativement simple
des grandeurs telles que probabilité de blocage ou temps d’attente

Rappel, l’Erlang : la charge d’un système est définie comme le nombre


d’unités d’information(messages, durée d’occupation ou bits) à écouler par
unité de temps. Deux paramètres caractérisent la charge d’un système :
l le taux moyen d’arrivée
t la durée moyenne de transmission

L’unité de trafic est l’Erlang(Erl/Er) défini comme le taux d’occupation d’un


canal

Les tables d’Erlang permettent de déterminer un facteur parmi :


Le nombre de canaux de trafic
Le trafic (en Erlang)
Le taux de blocage

Dimensionnement d’une cellule (1)

Une cellule, ou la BS qui assure sa couverture, est caractérisée par


deux paramètres principaux du point de vue du dimensionnement:
Sa taille ou son rayon
Sa capacité ou le nombre de canaux qu’elle dispose

Les objectifs de planification en zone haute densité et en zone


faible densité ne sont pas les mêmes.

Dans une zone urbaine, la première contrainte à prendre en


compte est la capacité de trafic  à partir d’une densité de
trafic estimée on détermine le nombre et la taille des cellules à
implanter

Dans une zone à faible densité de trafic, la première


contrainte est d’assurer une couverture qui soit la plus
étendue possible avec le minimum de BS  à partir de la
densité de trafic estimée, de la taille et du nombre de cellules
on détermine le nombre de canaux par cellule
Dimensionnement des cellules en environnement à fort
trafic

Dimensionnement des cellules en environnement


à faible trafic : canaux TCH
Autres mesures de la qualité

Processus de
dimensionnement d’un
réseau GSM
Processus de dimensionnement
d’un réseau GSM

Dimensionnement des canaux


physiques et logiques GSM (1)

GSM est basé sur la technique d’accès multiple FDMA/TDMA :


chaque porteuse est slottée

Ces slots sont des canaux physiques organisés en trames,


multitrames, supertrames et hypertrames

Les canaux logiques, utilisés pour la transmission de signalisation


et/ou de trafic utile, sont définis par correspondance (mapping) sur
les canaux physiques
Dimensionnement des canaux physiques et logiques GSM(2)

1 porteuse GSM = 8ITs ou Time slot ; 1 IT GSM peut transporter au choix :

1 canal TCH-SACCH (Traffic Channel/Slow Associated Control Channel)


plein débit (FR, Full Rate ou ERF, Enhanced Full Rate)

2 canaux TCH-SACCH demi-débit (HR, Half Rate)

8 canaux SDCCH-SACCH (Stand-alone Dedicated Control Channel) ou


TCH/8

1 CCCH (Common Control Channel) en mode non combiné comprend : 1


FCCH (Frequency Correction Channel) +1 SCH (Synchronisation Channel)
+1BCCH (Broadcast Control Channel) + PCH/AGCH (Paging Channel/
Access Grant Channel)

1 CCCH en mode combiné comprend : 1 FCCH + 1 SCH + 1 BCCH +


PCH/AGCH + 4 SDCCH-SACCH

Note : lors du dimensionnement, il est supposé que le codeur demi-débit


n’est pas utilisé  un canal de parole nécessitera un IT

Dimensionnement des canaux physiques et


logiques GSM (3)

Soit A f le trafic à écouler dans une zone après une période de


croissance, en prenant en compte une marge de sécurité :
A f =A(1+ f c )⋅(1+M )
Avec fc est le facteur de croissance du trafic dans la zone ; A le
trafic offert (mesuré ou estimé) dans la zone et M est une marge
de sécurité

Dimensionnement des canaux TCH : la détermination du


nombre de canaux de trafic consiste à :

[ le taux de trafic par abonné X la densité d’abonnés dans la


zone considérée]  application des formules de calcul
Erlang B = nombre de canaux TCH
Dimensionnement des canaux physiques et
logiques GSM (4)

Dimensionnement des canaux de signalisation : les canaux de


signalisation dédiés SDCCH ou commun AGCH / PCH /RACH

Dimensionnement des canaux AGCH : ces canaux transportent


les messages « Immediate Assignment » pour l’allocation de canal
SDCCH  1 par bloc, 1 bloc consistant en 4 burst transmis dans
4ITs

Dimensionnement des canaux PCH : Un bloc PCH permet de


pager au maximum 4 mobiles simultanément avec le TMSI, sinon 2
mobile avec l’IMSI : utilisé pour les appels et SMSs entrants dans la
zone de localisation de la cellule.
 Nombre de TRX par cellule : le calcul du nombre
d’émetteurs/récepteurs (TRX) dans une cellule GSM (le
nombre de porteuses) consiste à sommer le nombre de
canaux de trafic, de signalisation et des canaux de contrôle
commun (combinés dans un canal de diffusion)

Dimensionnement des canaux physiques et


logiques GSM (8)

Nombre de
canaux TCH

Nombre
d’ITs Nombre total d’ITs
SDCCH

Nombre
de
canaux
de
diffusion

Nombre de TRX
Dimensionnement BSC
La capacité BSC est déterminée par :
Sa capacité de connexion
Sa capacité de traitement des informations provenant des
BTSs et des MSCs

La capacité d’un BSC s’exprime en :


Max_BTS : nombre maximum de BTSs supportées et
contrôlées
Max_CA : nombre maximum de tentatives d’appels
Max_TRX : nombre maximum de TRX
Max_port : nombre maximum de ports d’E/S
Max_Sig : nombre maximum de liaison de signalisation.

Dimensionnement des interfaces


Abis/Ater/A
1 trame transporte 8ITs à 16Kbps
4 ITs sur l’interface radio ont donc un débit total de 64Kbps, soit la
capacité d’un IT
 Une trame radio nécessitera donc sur les interfaces Abis et Ater
2ITs
Interface Abis 4 IT Um = 1 IT
Interface Ater 4 IT Um = 1 IT
Interface A 4 IT Um = 4 IT

Dimensionnement basé sur la congestion observée :


Hypothèse : soit Trp = Taux de répétition d’appels en cas de
congestion ( 1< Trp < 3, exp Trp= 1.5)
Trafic offert = Débit / (1- B/Trp)
Où B est le taux de blocage observé et Débit trafic écoulé observé
Dimensionnement du MSC
La capacité d’un MSC est déterminée par :

Capacité de connexion : commutation


Capacité de traitement des informations reçues des
BSCs, autres MSCs, HLR,:

La capacité d’un MSC s’exprime en :


Max_BSC : nombre maximum de BSCs supportés et contrôlés
Max_CA : nombre maximum de tentatives d’appels
Max_port : nombre maximum de ports d’E/S
Max_Sig : nombre maximum de liens de signalisation.

Dimensionnement HLR et VLR


La capacité d’un VLR est déterminée par :
Max_Sub : nombre maximum d’abonnés inscrits
Max_Tra : nombre maximum de transactions/sec
exécutables sur la base de données

La capacité d’un HLR est déterminée par :


Nombre d’abonnés inscrits
Demandes d’authentification
LU : Location Update
Subscriber provisionning (add/delete/update)
SMS(SRI-SM, set message Waiting, etc)
Références
• Norme GSM : 05.02 (TS 45.002) ; 05.01 (TS 45.001)
• Sami Tabbane, « Réseaux Mobiles», éditions Hermès, 1997
• Sami Tabbane et Mohamed Tahar Missaoui, « Pratique de l’ingénierie
des réseaux cellulaires du GSM/GPRS à l’UMTS »,
• Réseaux et Télécoms, collection dirigée par Guy Pujolle, Herms-
Lavoisier 2006
• Cours Planification et optimisation des réseaux, Dr. Mériem Afif,
Département Génie Informatique et Mathématique –INSAT-Tunis

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