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PHYSIQUE

CHIMIE
2 de

Livre du professeur

Sous la direction de :


Karine MÉDINA-MORETTO
Lycée Václav Havel, Bègles (33)
et
David DAURIAC
Lycée Élie Faure, Lormont (33)

Kévin CAIVEAU Karine FOURTHON


La Prépa des INP - Site de Bordeaux, Pessac (33) Lycée français de Djibouti

Cyril CARBONEL Frédéric GENEST


Lycée Arnaud Daniel, Ribérac (24) Lycée Anatole De Monzie, Bazas (33)

Camille DI MARTINO Philippe GERMAIN


Lycée Alfred Kastler, Talence (33) Lycée Václav Havel, Bègles (33)

Olivier DUTHIL Nicolas GIORDANO


Lycée Jean-Baptiste de Baudre, Agen (47) Lycée français de Djibouti
Sommaire
Errata............................................................................................................................ 3

Thème 1
Constitution et transformations de la matière
❶ Corps purs et mélanges au quotidien .................................................................... 6

❷ Solutions aqueuses : un exemple de mélanges .................................................... 12

❸ Atome : noyau et cortège électronique ............................................................... 16

❹ Entités chimiques stables .................................................................................. 20

❺ Quantité de matière........................................................................................... 24

❻ D’un état à l’autre : la transformation physique ................................................... 27

❼ D’une espèce chimique à l’autre : la transformation chimique .............................. 31

❽ Synthèse d’une espèce chimique naturelle .......................................................... 38

❾ D’un élément à l’autre : la transformation nucléaire ............................................. 41

Thème 2
Mouvement et interactions
❿ Décrire un mouvement ....................................................................................... 44

⓫ Actions et forces ............................................................................................... 49

⓬ Le principe d’inertie ........................................................................................... 54

Thème 3
Ondes et signaux
⓭ Signaux sonores ................................................................................................ 59

⓮ Propagation de la lumière .................................................................................. 66

⓯ Les spectres lumineux ....................................................................................... 72

⓰ Lentilles et modèle de l’œil ................................................................................ 76

⓱ Les circuits électriques...................................................................................... 81

⓲ Les capteurs électriques .................................................................................... 88

Table des illustrations .................................................................................................. 91

2
© Éditions Hatier, 2019.
Errata
Malgré toute l’attention que nous portons à nos ouvrages, il peut subsister quelques erreurs.
Tous les éléments ci-dessous ont été corrigés pour les réimpressions de nos ouvrages*.

Chapitre 2 p. 121, schéma bilan : dans l’équation de


p. 32, Donnée : lire « Cm = 87,0 g·L–1 ». réaction chimique, au lieu de H2(aq), lire H2(g).
p. 32, question 2 : au lieu de « V1 = 200,0 mL Chapitre 10
de boisson S1 » lire « V1 = 200,0 mL de solution
p. 160, doc. 1 : lire « […] déplacement ②
S1 ».
durant laquelle il conserve sa trajectoire ».
p. 33, Matériel : ajout de « Bain de bouche ».
p. 163, doc. 2 : au lieu de « #Positions du
p. 40, exercice 21, réponse b : au lieu de
mobile », lire « #Positions du point M ».
« V0 = 25,0 L », lire « V1 = 25,0 L ».
p. 163, doc. 2 : Renumérotation des lignes : au
Chapitre 3 lieu de 24, pas de numéro, au lieu de 25, 26 et
p. 49, doc. 3 : suppression de 3 électrons, 2 27, lire 24, 25 et 26 ».
protons et 2 neutrons dans la représentation p. 163, questions 6. b, 6. c et 6. e : ajout de la
schématique de l’atome. compétence RAI.
p. 51, tableau périodique du Doc. 4 : au lieu de p. 165, doc. 4 : au lieu de « […] par rapport au
« H 1s2 », lire « H 1s1 ». référentiel […] », lire « […] dans le référentiel ».
p. 52, question 3.b : au lieu de « Donner p. 165, doc. 6 : le schéma a été modifié pour
l’écriture conventionnelle des noyaux », lire corriger la direction du vecteur �V���M⃗.
« Donner les numéros atomiques ». Avant correction
p. 57, schéma bilan : suppression d’un électron M M’
dans la représentation schématique de l’atome. vM M’’
p.64, doc. 1 : au lieu de « 4,8 mg par
kilogramme de croûte terrestre », lire « 48 mg
par kilogramme de croûte terrestre ». ∆t
Chapitre 4 Après correction
M
p. 69, question de l’activité : suppression de M’
M’’
« formés à partir des atomes » à la fin de la vM
question « Comment déterminer la charge
électrique des ions ? ».
∆t
p. 75, schéma bilan : suppression de « formés »
après « ions » (3 occurrences). p. 166 : ajout du
Tuto Maths
p. 78, exercice 22, réponse a : au lieu de pictogramme numérique Utiliser les vecteurs
« l’atome d’azote », lire « l’élément Azote ». vers le tuto maths « Utiliser hatier-clic.fr/pc262
les vecteurs ».
Chapitre 6
p. 96, titre du Doc. 3 : au lieu de « Température p. 166, savoir-faire 1 : au lieu de « Par rapport
de la glace pure lors de la fusion », lire au référentiel terrestre », lire « Dans le
« Température de l’eau pure lors de la fusion ». référentiel terrestre ».
p. 99, questions : suppression de la p. 166, savoir-faire 2 : ajout de la phrase « Dans
compétence AUT. le référentiel terrestre, le mouvement du point B
p. 101, définition de l’énergie massique de est curviligne. » après « […] son mouvement est
changement d’état : au lieu de « pour le faire donc circulaire ».
changer d’état », lire « pour changer d’état ». p.169, exercice 13 : au lieu de « […] par rapport
Chapitre 7 au référentiel […] », lire « […] dans le
référentiel ».
p. 114, introduction : « Lorsqu’on introduit les
p. 170, exercice 17 : au lieu de « […] par rapport
réactifs dans des quantités de matière initiales
au référentiel terrestre […] », lire « […] dans le
telles qu’ils disparaissent tous,… » au lieu de
référentiel terrestre […] ».
« aucun réactif ne limite la transformation», lire
« ils limitent alors la transformation». p. 171 : Ajout du Simulateur
pictogramme vers le Newton :
p. 120, savoir-faire 1 : lire « [...] vérifier la loi de exercices supplémentaires
Simulateur Newton.
conservation de la charge électrique globale et hatier-clic.fr/pc2162
ajuster... ».

*
Se référer à l’achevé d’imprimer en fin de manuel, qui doit être postérieur à avril 2019.
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© Éditions Hatier, 2019.
p. 172, exercice 22 : correction du pictogramme p. 287, compétence question 4.b. au lieu de
numérique « Fichiers Python », au lieu de « Script VAL, lire ANA/RAI.
à compléter – Fiche d’accompagnement », lire p. 289, doc. 2, numérotation des lignes du
« Script ». Seul le script complet non commenté script : au lieu de 30 et 31 lire 29 et 30.
est mis à disposition de l’élève. p. 289, question : suppression de la
p. 172, exercice 22 : renumérotation des lignes compétence AUT.
du script python, suppression de 20, au lieu de p. 303, exercice 35 : ajout des capacités
21, lire 20 et ajout de 21 pour la ligne associées « Réaliser des calculs ● Exploiter un
« plt.quiver ». graphique ● Raisonner ».
p. 172, exercice 23, question b : au lieu de p. 303, exercice 35, doc.4 : au lieu ΔT, lire Δθ
« […] par rapport au référentiel […] », lire « […] (2 occurrences).
dans le référentiel […] »
p. 173, exercice 25 : lire « […] Chapitre 18
chronophotographie ci-dessous. La bille lâchée p. 308, schéma du montage Doc. 2 :
à la position 1 entre dans l’huile à la position 4. suppression de l’intitulé des entrées et sorties
On représente les vecteurs vitesse […] ». sur la carte Arduino (GND, A0 et 2).
p. 313, exercice 9 : ajout des capacités
Chapitre 11 associées « Réaliser des calculs ● Raisonner ».
p. 180, questions 3. c. et 5 : ajout de la
compétence RÉA. Fiches méthodes
p. 314, exemple 1 : au lieu de « […] m =
Chapitre 12
(79,1 ± 0,1) g », lire « […] m = (80,1 ± 0,1) g »
p. 205, exercice 20, question a : suppression p. 320, mode voltmètre : lire « […] aux bornes A
de « mechanical ». et B du dipôle récepteur […] » et « […] borne A
p. 206, exercice 23 : au lieu de « N·kg–1 », lire d’entrée du courant dans le dipôle récepteur
« k étant la constante de raideur du ressort, […] ».
exprimée en N·m–1 ». p. 320 : ajout de la remarque « Pour un
p. 207, exercice 27 : suppression de la capacité générateur la borne V du voltmètre est reliée à
« Réaliser des calculs ». la borne + et la borne COM à la borne – ».
Chapitre 13 p. 325, quotient : au lieu de « 2 × 10–2 » et
p. 210, les bases du Collège : lire « La valeur de « 5 × 10–1 » lire « 2,0 × 10–2 » et « 5,0 × 10–1 »
la vitesse de propagation v du son […] ». (3 occurrences).
p. 219, dernier paragraphe du cours : au lieu de p. 328 : correction du schéma.
« 110 dB », lire « 100 dB ». Avant correction Après correction
p. 223, exercice 17 : lire « Déterminer la période Horloge Horloge
T du signal sonore enregistré ci-contre. ».
p. 223, exercice 18 et 19 : lire « les Air Air
n2 = 1,00 r n2 = 1,00 r
enregistrements des signaux sonores ».
I I
Chapitre 14
p. 235, introduction ; au lieu de « tout est une
25 cm

25 cm

question de choix de matériau », lire « tout est i Eau i Eau


une question du choix du liquide ». n1 = 1,33 n1 = 1,33
p. 240, question 1 réponse C : lire
« 3,00 × 108 km·s–1 ». K J J K
20 cm 20 cm
p. 243, exercice 23, question a : lire « Snell-
p. 329, 1er paragraphe : au lieu de « modéliser
Descartes’s law ».
des grandeurs », lire « représenter des
p. 244, exercice 29, question 3:
grandeurs ».
renumérotation des lignes du script, au lieu de
p. 332 : correction de la numérotation des
« 15 à 19 » lire « 13 à 17 ».
lignes de script : b. au lieu de « 11 à 20 », lire
Chapitre 15 « 12 à 21 », c. au lieu de « 21 à 28 », lire « 23 à
p. 251 et 253, question : suppression de la 30 ».
compétence AUT. p. 333 : correction de la numérotation des
p. 265, exercice 35, donnée : lire lignes de script : b. au lieu de « 10 à 21 », lire
« T(K) = θ (°C) + 273,15 ». « 11 à 21 » (pas de numéro à la dernière ligne),
c. au lieu de « 22 à 28 », lire « 23 à 29 ».
Chapitre 17
p. 286, introduction : lire « Comment les dipôles Corrigés
d’un circuit influent-ils sur le fonctionnement p. 341, chapitre 3, exercice 34 b : au lieu de
ratome rMg
d’une lampe ? ». rnoyau = , lire rnoyau = .
105 105

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p. 345, chapitre 11, exercice 20 c : dans la case par l’origine », lire « Droite, ce qui justifie le choix
« Direction » de la colonne « F�⃗Terre/astéroïde », au lieu d’un modèle affine ».
de « des systèmes Lune et astéroïde », lire « des
systèmes Terre et astéroïde ». Rabats
p. 349, chapitre 17, exercice 31. c. : au lieu de II, mémento de programmation Python, tracer
« UR1 », lire « UR ». des vecteurs : au lieu de « […] l’intervalle
U
UR = R × I et U = 2 × UR donc UR = = 5,0 V. [0 ; N – 1] », lire « […] l’intervalle [0 ; N – 2] »
2
p. 349, chapitre 17, exercice 31 d. : au lieu de III, Calculatrices, Faire une régression linéaire
UR1 , lire UR et au lieu de « 2,5 × 10−3 A », lire avec HP prime : au lieu de lire .
« 2,3 × 10−3 A ».
p. 349, chapitre 18, exercice 5, 2 a. b. et
exercice 6, 3. a. b. : suppression de « passant

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

❶ Corps purs et mélanges au quotidien


Activités 3. b.
• Eau distillée (eau douce)
❶ Distinguer un mélange d’un corps pur 20
Activité expérimentale - Diagnostique Ɵ (en °C)
Ɵ = f(t)
Matériel 15
• Eau distillée
• Solution aqueuse de chlorure de sodium 10
• Thermomètre
• Chronomètre 5
• Tube à essais
• Mélange réfrigérant 0
0 2 4 6 8 10 12
Découvrir avec l’expérience -5
1. Mélange d’ions sodium Na+(aq), d’ions
chlorure Cl–(aq) et d’eau.
-10
2. a. Test d’identification de l’eau et de
l’ion chlorure Cl–(aq) (voir fiche 5 p. 319).
-15
b. • Test d’identification de l’eau
t (en min)
Quelques gouttes -20
d’eau salée ou douce
• Eau salée

Apparition de la couleur 20
bleue du sulfate Ɵ (en °C)
de cuivre hydraté Ɵ = f(t)
15

10

Sulfate de cuivre 5
anhydre blanc
0
• Test d’identification des ions chlorure 0 2 4 6 8 10 12
-5

Quelques gouttes -10


d'une solution
aqueuse de nitrate Test
-15
d'argent positif
t (en min)
-20

Remarque
Solution Il est aussi possible d’étudier l’ébullition de
Apparition d'un
contenant précipité blanc l’eau en chauffant l’eau contenue dans un
l’ion à ballon à l’aide d’un chauffe ballon. Les mesures
tester
permettent alors de tracer les graphiques
suivants :

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Chapitre 1 ● Corps purs et mélanges au quotidien

• Eau distillée (eau douce) ❷ L’air qui nous entoure


Activité documentaire
θ (en °C)
100 Découvrir avec les documents
1. a. Dioxygène.
80 b. 1/6 = 0,17 soit 17 % < 20 %.
c. Dioxygène (20 %) et diazote (80 %).
60 θ = f (t) 2. a. ρair = 0,20 × ρdioxygène + 0,80 × ρdiazote soit
ρair = 1,3 g·L–1.
b. Valeur cohérente avec celle lue sur le doc.3.
40
3. Avec l’altitude l’air se raréfie, la masse
volumique de l’air diminue avec l’altitude.
20 4. À la limite de l’atmosphère, la masse
t (en min) volumique de l’air n’est plus qu’un millionième
0 de celle qu’elle est au niveau de la mer soit
0 2 4 6 8 10 12 1,3 × 10–6 g·L–1.
Retenir l’essentiel
• Eau salée
● 20 % de dioxygène – 80 % de diazote
θ (en °C) ● ρ = 1,3 g·L–1. L’ordre de grandeur de la masse
volumique de l’air est 100 g·L–1.
100 ❸ Mesurer pour estimer la composition
d’un mélange
80 Activité expérimentale

θ = f (t) Matériel
60
● Éprouvette graduée de 100 mL
● Fiole jaugée de 100,0 mL
40 ● Balances
● Solutions étalons de pourcentage massique
20 en saccharose égal à 4 %, 8 %, 12 % et 16 %
● Soda
t (en min)
0 Remarques
0 2 4 6 8 10 12
La liste des balances (doc. 1) peut être modifiée
compte-tenu du matériel disponible au
c. Pour un corps pur, la température de
laboratoire.
changement d’état est constante (palier de
Les solutions étalons ont été préparées avec du
température) contrairement à un mélange.
sucre en poudre.
4. a. ρ = 1 000 g·L–1. L’expérience a été testée avec du Redbull®.
b. Pour un même volume V, la masse m est plus
grande pour l’eau salée que pour l’eau distillée Découvrir avec l’expérience
donc sa masse volumique aussi. 1. a. Mesure de la masse et du volume de la
solution.
Réactiver ses connaissances b. Balance de précision la plus grande (précision
● Voir fiche 5 p. 319 0,01 g) – Fiole jaugée 100,0 mL (plus précise
● ρ = 1 000 g·L–1 que l’éprouvette graduée de 100 mL)
● La température de changement d’état est 2.
constante.
● Solutions étalons :
Pourcentage
massique en
saccharose 4% 8% 12 % 16 %
de la
solution
Masse de la
solution 101,3 102,8 104,2 105,7
(en g)
Volume de la
solution 100,0 100,0 100,0 100,0
(en mL)

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Chapitre 1 ● Corps purs et mélanges au quotidien

● Soda : m = 104,2 g ; V = 100,0 mL Remarques


3. ● Solutions étalons : L’expérience a été testée avec des bonbons
Pourcentage M&M’s®. Les colorants jaune et orange
massique en fournissent des taches peu visibles, c’est
4% 8% 12 % 16 %
saccharose pourquoi ces colorants ainsi que le vert
de la solution (mélange de jaune et de bleu) n’ont pas été
Masse utilisés.
volumique 1 013 1 028 1 042 1 057 L’expérience ne fonctionne pas avec des
(en g·L–1) colorants naturels comme ceux des bonbons
● Soda : ρ = 1 042 g·L–1 Smarties®.
4. et 5. a. Par construction et lecture graphique,
Découvrir avec l’expérience
on détermine le pourcentage massique en
saccharose du soda : 12 %. 2. a. ① Cuve à chromatographie
② Plaque à chromatographie
ρ (en g·L–1) ③ Éluant
④ Ligne de dépôt
1 050 ρ = f (P(saccharose)) ⑤ Front de solvant
⑥ Couvercle
1 042 b.
1 040

1 030

1 020

1 010
P(saccharose)
(en %)
1 000
0 2 4 6 8 10 12 14 16 M R B

5. b. m = ρ × V = 344 g
m(saccharose) = 12/100 × 344 = 41,3 g 3. a. Le colorant marron est un mélange car on
D’après l’indication de l’étiquette : 11 g de observe verticalement pour ce dépôt 2 taches.
glucides pour 100 mL de soda. En considérant b. Une tache du colorant marron est alignée
que le saccharose est le seul glucide présent horizontalement avec la tache observée pour le
dans le soda, la masse de saccharose dans la colorant rouge, la seconde tache est alignée
canette de 33 cL est m = 36,3 g. avec celle observée pour le colorant bleu : le
ER = 12 %. L’écart relatif est faible, la mesure colorant marron est un mélange de colorants
est satisfaisante et en accord avec la bleu et rouge.
composition du soda. 4. a. 3 dépôts de colorant : vert, jaune et bleu.
Retenir l’essentiel b. Pour le dépôt de colorant vert, on observe 2
● La masse volumique est déterminée par le taches car il s’agit d’un mélange de deux
rapport de la masse m de la solution par son colorants. Une des taches est alignée
volume V. horizontalement avec la tache observée pour le
colorant jaune, la seconde tâche est alignée
❹ Réaliser une chromatographie sur horizontalement avec celle observée pour le
couche mince (CCM) colorant bleu.
Activité expérimentale Retenir l’essentiel
Matériel ● On observe verticalement plusieurs taches
● Cuve à chromatographie pour un mélange alors qu’on n’observe qu’une
seule tache pour un corps pur.
● Plaque à chromatographie
● Éluant (mélange 80 % eau salée et 20 % ● Pour identifier une espèce présente dans un
éthanol) mélange, on compare avec la tache observée
pour un corps pur : 2 taches alignées
● Tubes capillaires
horizontalement correspondent à la même
● Coton
espèce chimique.
● Eau distillée
● Bonbons marron, bleus et rouges

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Chapitre 1 ● Corps purs et mélanges au quotidien

Exercices S’entraîner

23 Mesure avec un tube de Thièle


Les incontournables
1. Température de fusion
11 2. Mesure limitée par la température d’ébullition
Mélange Mélange
de l’huile ; danger lié au chauffage ; peu précis
Corps pur (1°C suivant le thermomètre utilisé)
homogène hétérogène
Clou en fer Lait Vinaigrette 3. a. Oui, la mesure permet d’identifier l’anéthol
Morceau de Air Champagne car la température de fusion de l’anéthol est
sucre Menthe à Jus d’orange comprise dans l’intervalle [21°C ; 22°C].
Huile l’eau pulpé b. 21,1°C < θF < 21,5°C.
P(carbone)
13 a. m(carbone) = × m = 0,039 kg 26 Précision d’une mesure
100
m(carbone)
b. P(carbone) = × 100 = 2,1 %. a. Contrairement à l’acide maléique, on ne peut
m
pas identifier l’acide fumarique par sa
14 a. PV(dioxyde de température de fusion car elle est supérieure à
V(dioxyde de carbone) la température maximale mesurable avec un
carbone) = × 100 = 4,5 % banc Kofler.
V
b. 4,5 / 0,04 = 113 : le pourcentage volumique b. On détermine la masse volumique à partir des
de dioxyde de carbone dans l’air expiré est 113 mesures de la masse et du volume d’une
fois plus important que celui dans l’air inspiré. solution d’acide maléique et d’une solution
d’acide fumarique.
18 Précision : 1 °C Pour plus de précision, on utilise la balance de
précision la plus grande à savoir 0,1 g.
20
Protocole
● Tarer la balance puis peser la fiole jaugée de
volume 20,0 mL vide.
● Remplir une fiole jaugée de volume 20,0 mL
avec une solution d’acide maléique.
● Peser la fiole jaugée pleine et calculer la
masse m de la solution.
A : E102 ● Faire de même, en utilisant la même fiole
B : E110 jaugée préalablement rincée, avec la solution
d’acide fumarique.
C : mélange E102 et E110
● La masse de solution attendue est m = 31,8 g
pour la solution d’acide maléique et m = 32,6 g
pour la solution d’acide fumarique.

27 Fermentation malolactique

A B C a. Test d’identification à l’eau de chaux.


b. La viticultrice ne peut pas mettre le vin en
bouteille car il contient encore de l’acide
malique. En effet, on observe pour le dépôt C
Pour le mélange, on observe 2 taches. L’une
une tache alignée horizontalement avec celle du
est alignée horizontalement avec celle obtenue
dépôt B d’acide malique.
pour le dépôt de colorant E102, l’autre avec
celle obtenue pour le dépôt de colorant E110
car deux taches alignées horizontalement 29 Caffeine, a stimulant in tea
correspondent à la même espèce chimique. Traduction de l’énoncé
L’infusion de feuilles de thé contient de la
caféine. Cette espèce chimique agit sur le
système nerveux. C’est un stimulant. Après
infusion de 15 g de feuilles, on extrait 0,75 g de
caféine.

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Chapitre 1 ● Corps purs et mélanges au quotidien

m
Donnée 2. a. ρ = = 0,974 g·mL–1
V
Pourcentage en masse de caféine dans le café : b. Par lecture et construction graphiques, on
le plus élevé est 2,5 % pour le café Robusta, le détermine le degré alcoolique du vin soit 11,4°.
plus riche en caféine. c. ER = 4 %.
1. a. Calculer le pourcentage en masse de
caféine dans les feuilles de thé. 32 Poussée d’Archimède
b. Quelle boisson, le thé ou le café, agit le plus ρair
sur le système nerveux. Justifier. a. = 1,3 × 10–3 : la masse volumique de
ρeau
2. On réalise une CCM du thé. On observe l’air est 1,3 × 10-3 fois plus faible que celle de
plusieurs taches. l’eau.
a. Pourquoi est-il nécessaire d’observer le b. La poussée d’Archimède FA est
chromatogramme sous une lampe UV ? proportionnelle à la masse volumique, celle-ci
b. Justifier que le thé est un mélange. étant beaucoup plus faible dans l’air que dans
Réponses aux questions l’eau c’est pourquoi la poussée d’Archimède
m(caféine) dans l’air est négligeable.
1. a. P(caféine) = × 100 = 5,0 %.
m
b. Le thé est le plus stimulant car son
pourcentage en masse de caféine est le plus Approfondir
élevé.
35 La couronne d’Hiéron
2. a. Il faut observer le chromatogramme sous
une lampe UV car les taches invisibles doivent a. Si la couronne était uniquement constituée
être révélées. d’or, sa masse serait égale à :
b. Le thé est un mélange car on observe m = ρor × V = ρor × (V2 – V1) = 965 g.
plusieurs taches sur le chromatogramme. Cette masse est supérieure à celle mesurée de
la couronne.
30 Une espèce pour en remplacer une autre b. m = mor + margent = ρor × Vor + ρargent × Vargent
x x
1. a. ρ = 1 000 g·L–1 = 1,0 g·mL–1. m= × ρor × V + (1 – ) × ρargent × V
100 100
b. V3 = 10 mL de dichlorométhane a la même m x x
masse que V4 = 13 mL d’eau d’où ρ= = × ρor + (1 – ) × ρargent
V 100 100
m3 = m4 = ρ ×V4 = 13 g. c. ρ = 16 g·mL–1
La masse volumique du dichlorométhane est : x = 62,5 %
m
ρ3 = 3 = 1,3 g·mL–1. La couronne est composée de 62,5 % d’or et de
V
2. L’éthanoate d’éthyle peut être identifié à 37,5 % d’argent.
partir de la mesure de sa masse volumique.
V1 = 10 mL d’éthanoate d’éthyle a la même 37 Identification par des mesures physiques
masse qu’un volume V2 = 6,9 mL de
La déviation est donnée par la relation :
dichlorométhane soit m1 = m2 = ρ3 × V2 = 9,0 g.
D = 45 – r, avec r en ° et la masse volumique
La masse volumique de l’éthanoate d’éthyle m'
m
est : ρ1 = 1 = 0,90 g·mL–1. par la relation ρ = avec m’ = m – 25 en g et
V
V
V = 10,0 mL.
31 Degré alcoolique d’un vin Flacon A Flacon B Flacon C
Déviation
1. ρ (en g·L–1) 18 17 18
(en °)
Masse
0,988 ρ = f (degré alcoolique) volumique 1,0 1,0 1,1
(en g·mL–1)
Plus la déviation est petite, plus l’indice de
réfraction est petit donc le flacon B contient le
benzonitrile.
0,978 La masse volumique du benzoate de benzyle est
égale à 1,12 g·mL–1. Compte-tenu de la
0,974
précision des mesures, il s’agit de l’espèce
contenue dans le flacon C.
Par déduction, le flacon A contient de l’alcool
0,968
Degré benzylique.
alcoolique
0 6 11,4 12 18
10
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Chapitre 1 ● Corps purs et mélanges au quotidien

La chromatographie sur couche mince (CCM) et


À l’oral la chromatographie sur colonne sont des
chromatographies d'adsorption.
Différentes techniques chromatographiques

Chromatographie d’adsorption : Chromatographie de partage :


La phase mobile est un liquide (éluant), la phase La phase fixe est un liquide retenu par un
fixe un solide. support solide, la phase mobile est un liquide
La séparation est basée sur la différence des ou un gaz. La séparation repose sur la différence
vitesses de déplacement des espèces, celle-ci de solubilité des espèces à séparer dans les
dépendant de la capacité d'adsorption de cette deux phases.
espèce par la phase fixe et de l'entraînement de La chromatographie sur papier est une
l'éluant. chromatographie de partage.

11
© Éditions Hatier, 2019.
Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

❷ Solutions aqueuses : un exemple de


mélanges
msoluté
Activités 4. a. Cm =
V
.

Solution aqueuse 1 2 3
❶ Une leçon de cuisine Concentration en
20 10 15
Activité documentaire - Diagnostique masse Cm (en g·L–1)
b. Ces solutions ne peuvent pas être utilisées en
Réviser avec les documents agriculture biologique car leur concentration en
1. Le solvant utilisé est l’eau. masse de sulfate de cuivre est supérieure à celle
recommandée (4,0 g·L–1).
2. a. On dissout 10 g de sel dans 500 mL d’eau
soit 20 g·L–1 ce qui est inférieur à la solubilité dans Retenir l’essentiel
l’eau. La solution n’est donc pas saturée. m
● Cm = soluté avec Cm en g·L–1, m en g et V en L
V
b. Le mélange est une solution car c’est un
● Voir fiche 3 p. 317
mélange homogène entre un solvant (eau) et un
soluté (sel).
c. Le soluté utilisé lors de cette étape est le sel. ❸ Diluer pour limiter l’utilisation de
plastique
3. Étape 2 : le poivre est insoluble dans l’eau, Activité expérimentale
l’huile est non miscible avec l’eau.
Étape 5 : Le sucre en poudre est soluble dans la Matériel
sauce. ● Pipettes jaugées de 20,0 mL et 25,0 mL avec
4. propipette
Étape 1 Étape 2 Étape 3 Étape 4 ● Fioles jaugées de 100,00 mL et 200,00 mL
Mélange Mélange Mélange Mélange ● Éprouvette graduée de 50 mL
homogène hétérogène hétérogène homogène ● Bécher
● Solution S0
Réactiver ses connaissances ● Eau distillée
Une solution est un mélange homogène d’un ou
de plusieurs solutés dans un solvant. Découvrir avec l’expérience
m 70,0
1. Cm0 = soit Cm0 = donc Cm0 = 700 g·L–1.
V 100 × 10–3
❷ Préparer une solution par dissolution 2. Lors d’une dilution, la masse de soluté se
Activité expérimentale conserve : m0 = m1 soit Cm0 × V0 = Cm1 × V1 .
Cm1 × V1 87,0 × 200,00
Matériel V0 = soit V0 = donc
Cm0 700
● Balances V0 = 25,0 mL.
● Spatule
4. Les fioles jaugées de classe B sont moins
● Verre de montre
précises que celles de classe A. Les différences
● Entonnoir a solide
de masse entre les solutions préparées dans des
● Béchers de 50 mL et 100 mL
fioles de classes différentes s’expliquent donc par
● Fioles jaugées de 50,0 mL et 100,0 mL la différence de précision des volumes liée à la
● Eau distillée classe de la verrerie.
● Sulfate de cuivre solide
5. Lors d’une dilution, la masse de soluté se
Découvrir avec l’expérience conserve : m0 = m1 soit Cm0 × V0 = Cm1 × V .
1. Le soluté est le sulfate de cuivre et le solvant Cm1 × V 87,0 × 4,00
V0 = soit V0 = donc
est l’eau. La méthode utilisée est la dissolution. Cm0 700
V0 = 0,50 L = 5,0 ×102 mL.
2. Solution 1 : Balance au 1/10e de gramme et
fiole jaugée de 50,0 mL. Retenir l’essentiel
Solutions 2 et 3 : Balance au 1/10e de gramme et ● Diluer une solution mère consiste à ajouter du
fiole jaugée de 100,0 mL. solvant pour préparer une solution fille moins
Une précision au 1/10e de gramme est suffisante concentrée.
d’après les données du tableau du doc. 1. Une
● Au cours d’une dilution, la masse de soluté
fiole jaugée permet de mesurer des volumes.
dissous se conserve.

12
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 2 ● Solutions aqueuses : un exemple de mélanges

❹ Déterminer la concentration d’un Retenir l’essentiel


colorant Pour trouver un encadrement de la concentration
Activité expérimentale - Investigation en masse inconnue d’un soluté dans une solution,
on utilise des solutions étalons dont le soluté
Matériel dissous est le même que celui de la solution dont
● Béchers on veut déterminer la concentration en masse. Ces
● Pipettes jaugées de 5,0 mL, 10 mL et 25,0 mL solutions étalons ont des concentrations en
avec propipette masse de soluté connues et différentes les unes
● Fioles jaugées de 50,0 mL et 100,0 mL des autres. On compare la coloration de la solution
● Solution mère de concentrations en masse de inconnue à celles des solutions étalons, qui
colorant Cm0 = 100 mg·L–1 forment l’échelle de teintes.
• Bain de bouche Exercices
● Eau distillée
● Tubes à essais sur un portoir

Remarque Les incontournables


L’expérience a été testée avec le bain de bouche
Eludril®. 12 a. Soluté : Vitamine C
b. m = Cm × V soit m = 9,0 × 10–3 × 1,5 donc
Le colorant recherché est le E124 : Rouge m = 14 × 10–3 g = 14 mg.
cochenille
240 × 10–3
Protocole expérimental 13 V
m
= Cm soit V = donc V = 12 × 101 L.
2,0 × 10–3
Préparer des solutions filles par dilution de la
solution mère de concentration Cm0 = 100 mg·L–1.
14 Précision au millième (sur le 3eme chiffre après
S1 S2 S3 S4 S5 la virgule) donc 0,011 g < m < 0,013 g.
Volume de
solution
5,0 5,0 10,0 25,0 25,0
17. a. Le bas du ménisque doit être sur le trait de
mère prélevé jauge donc schéma n°3
V0 (en mL)
b. 24,96 mL < V < 25,04 mL.
Volume de
solution fille
100,0 50,0 50,0 100,0 50,0 V
préparé 18. a. F= soit V = F × Vmère donc
V1 (en mL) Vmère
Concentration V = 20 × 10 = 2,0 × 10 mL. 2

en masse de b. Voir fiche 3 p.317


5,0 10,0 20,0 25,0 50,0
colorant Cm
(en mg·L–1)
Facteur de
20 10 5 4 2 S’entrainer
dilution F
Comparer la couleur de la solution commerciale à
23 Ethanol concentration
celle des solutions filles préparées.
Traduction de l’énoncé
Résultats expérimentaux
Conduire sous l’influence de l’alcool est un
La teinte de la solution commerciale est comprise comportement interdit par la loi. Aux États-Unis, le
entre celles des solutions S2 et S3 d’où : taux maximal d’alcool autorisé dans le sang est de
C2 < Cm < C3 donc 10,0 mg·L–1 < Cm < 20 mg·L–1 8,0 g d’éthanol C2H6O pour 10 L de sang. En
France, il est de 3,5 g d’éthanol pour 7,0 L de
sang.
Comparer le taux d’alcoolémie autorisée le plus
élevé pour identifier le pays qui a la plus stricte
réglementation.
Réponse à la question
m
Cm =
V
8,0
Aux États-Unis : Cm = donc Cm = 80 × 10–2 g·L–1
10
3,5
En France : Cm = donc Cm = 50 × 10–2 g·L–1.
7,0
C’est en France que la législation est plus stricte.

13
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 2 ● Solutions aqueuses : un exemple de mélanges

24 Des cristaux de sulfate de cuivre Solution S1 S2 S3 S4


m
Masse de
Cm = permanganate
60 80 110 130
V
85,0 de potassium
Solution A : Cm = donc Cm = 340 g·L –1
(en μg)
250 × 10–3
70,0 Concentration
Solution B : Cm = donc Cm = 467 g·L–1 en masse de
150 × 10–3 6,0 8,0 11,0 13,0
La concentration en masse du sulfate de cuivre de permanganate
× 10–3 × 10–3 × 10–3 × 10–3
la solution B est supérieure à la solubilité donc la de potassium
solution B est saturée. La solution B est donc C (en g·L–1)
adaptée à la croissance des cristaux. m 1,0 × 10–3
d. Cdakin = soit Cdakin = donc
V 100 × 10–3
25 Masse volumique et précision Cdakin = 10 × 10 g·L . –3 –1

La teinte de la solution de l’eau de Dakin® est


1. Tarer la balance avec la fiole jaugée vide. entre celle des solutions S2 et S3.
Remplir la fiole jusqu’au trait de jauge. Relever la
masse m (en grammes) affichée par la balance. 30 Solution injectable
2. a. Expérience 1 : l’incertitude sur la masse a.
contribue le plus à l’incertitude sur la masse ρ (en g·L–1)
volumique. 1 040
Expérience 2 : l’incertitude sur le volume contribue
le plus à l’incertitude sur la masse volumique. 1 030 ρ = f (Cm)
Expérience 3 : l’incertitude sur la masse est
prépondérante.
b. Expérience 1 : 1 020
995 × 10–3 g·L–1 < ρ < 1 001 × 10–3 g·L–1. 1 012
Expérience 2 : 1 010
990 × 10–3 g·L–1 < ρ < 998 × 10–3 g·L–1.
Cm (en g·L–1)
Expérience 3 : 1 000
970 × 10–3 g·L–1 < ρ < 1 030 × 10–3 g·L–1. 0 10 15 20 30 40
c. Le choix du matériel le plus adapté est celui qui m
donnera l’intervalle de confiance le plus faible b. ρ= V
donc l’incertitude la plus petite. Il faut prendre la 101,2
fiole jaugée de classe A et une balance au 1/10e soit ρ = donc ρ = 1 012 g·L–1
100,0 × 10–3
de gramme (expérience 1). Par lecture graphique, on a : Cm = 15 g·L–1.

27 Eau de javel 31 Spiruline et vitamine A


a. On prépare la solution par dilution. mvitamineA = Cm × V
b. Pour un même nombre d’entités de soluté de soit mvitamineA = 0,320 × 500 × 10–3
même masse, le volume de la solution à usage donc mvitamineA = 0,160 g.
domestique est 3 fois plus grand que celui de la mvitamineA
solution commerciale d’eau de javel. La mspiruline = p(A)
× 100 soit
concentration en masse dans la solution 0,160
domestique est donc 3 fois plus petite que dans mspiruline = × 100 donc mspiruline = 75,5 g.
0,212
la solution commerciale.

29 Teintes d’un antiseptique Approfondir


a. Lors d’une dilution, la masse de soluté se 35 Liquide en solution
conserve : m0 = m1 soit Cm0 × V0 = C1 × V1 .
Cm0 × V0 3,0 × 10–2 × 2,0 m = Cm × V soit m = 1,2 × 2,0 donc m = 2,4 g
V1 = C1
soit V1 = –3 donc m
V = soit V =
2,4
donc V = 2,3 mL.
6,0 × 10 ρ 1,05
V1 = 10 mL.
b. On doit utiliser le même volume que pour les 36 De l’eau salée pour les sportifs
autres solutions soit V1 = 10 mL.
m a. Le graphique de la conductivité σ en fonction de
c. Ci = i la concentration en masse Cm est une droite qui
V1
passe par l’origine donc σ est bien proportionnelle
à Cm.

14
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 2 ● Solutions aqueuses : un exemple de mélanges

σ (en mS·m–1)
1 000

900
σ = f (Cm)
800

700

618
600

500

400

300

200

100
Cm (× 10–1 g·L–1)
0
0 2,0 4,0 6,0 8,0 10 11,5 12 14 16 18 20

b. Graphiquement Cm1 = 11,5 × 10–1 g·L–1.


c. 100 mL apportent 40 mg d’ions, or V = 0,50 L
donc m = 200 mg d’ions sodium.
d. m1 = Cm1 × V donc m1 = 575 mg d’ions.
m
∆t = 1 donc ∆t = 2,88 h = 2 h et 53 min.
m

15
© Éditions Hatier, 2019.
Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

❸ Atome : noyau et cortège électronique


Activités ❸ Configuration électronique et tableau
périodique
❶ Éléments et atomes originels Activité documentaire
Activité documentaire - Diagnostique Découvrir avec les documents
Réviser avec les documents 1. D’après sa configuration électronique l’atome
de fluor contient 9 électrons. L’atome étant
1. a. Les éléments hydrogène et oxygène sont
électriquement neutre, il contient aussi 9 protons
présents dans l’Univers et le corps humain.
donc Z(F) = 9.
b. L’élément chimique le plus abondant dans le
D’après sa configuration électronique l’atome
corps humain est l’oxygène.
d’argon contient 18 électrons. L’atome étant
Dans le corps d’un homme de masse m = 70 kg,
électriquement neutre, il contient aussi 18 protons
la masse d’oxygène est m(O) = 0,65 × 70, soit
donc Z(Ar) = 18.
m(O) = 46 kg.
2.  : Électrons ;  : Noyau
2.  Li : 1s2 2s1 ;  : F : 1s2 2s2 2p5 ;
 Ar : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6.
3. L’atome d’oxygène est constitué d’un noyau
composé de 8 protons et 8 neutrons. Étant 3. Li : 1 électron de valence ; F : 7 électrons de
électroniquement neutre, il a donc 8 électrons. valence ; Ar : 8 électrons de valence
4. a. Les configurations électroniques des atomes
4. 11H
des éléments chimiques situés sur une même
Réactiver ses connaissances période ont le même nombre de couches
● Un atome est constitué d’un noyau central, occupées.
composé de protons et de neutrons, autour duquel b. Les atomes des éléments chimiques d’une
tournent des électrons. même colonne ont le même nombre d’électrons de
● Le noyau d’un atome contient Z protons et valence.
N = A – Z neutrons. 5. Les blocs s et p sont liés à la dernière sous-
couche occupée.
❷ Taille et masse d’un atome de carbone Retenir l’essentiel
Activité documentaire ● Les électrons de valence sont les électrons de
la dernière couche occupée.
Découvrir avec les documents
1. a. Sur l’image du doc, L = 6,0 cm, soit avec ● Les atomes des éléments chimiques d’une
l’échelle fournie L = 1,2 × 10–9 m. même période ont le même nombre de couches
On compte 7 atomes de carbone alignés sur cette électroniques occupées. Le numéro de la période
L correspond au numéro de la couche de valence.
longueur. Donc d(C) = = 1,7 × 10–10 m. Les atomes des éléments chimiques d’une même
7
b. Ordre de grandeur : 10–10 m. colonne ont le même nombre d’électrons de
10–10 valence. Le chiffre des unités du numéro de la
c. = 105 : l’atome est 105 fois plus grand que
10–15 colonne correspond au nombre d’électrons de
son noyau. valence de l’atome.
d. Les dimensions de l’atome et de son noyau sont
telles que l’atome est essentiellement constitué ❹ Identifier des éléments d’une même
de vide.
famille chimique
2. a. mnoyau = A × mn = 12 × 1,67 × 10–27 Activité expérimentale
mnoyau = 2,00 × 10–26 kg
b. matome = 12 × 1,67 × 10–27 + 6 × 9,11 × 10–31 Matériel
matome = 2,00 × 10–26 kg. ● 3 tubes à essais sur portoir
c. La masse des électrons est négligeable. ● Solution aqueuse de chlorure de potassium à
d. matome = A × mn avec mn la masse d’un nucléon. 10–1 mol·L–1
Retenir l’essentiel ● Solution aqueuse de bromure de potassium à
● Taille d’un atome : 10–10 m ; 10–1 mol·L–1
Taille du noyau : 10–15 m ● Solution aqueuse d’iodure de potassium à
● Taille d’un atome = 105 × taille du noyau. 10–1 mol·L–1
● Solution aqueuse de nitrate d’argent à
● matome ≈ mnoyau
10–1 mol·L–1
● matome = A × mn
● Pipettes Pasteur

16
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 3 ● Atome : noyau et cortège électronique

Découvrir avec l’expérience


Exercices
1. a. 1re colonne.
b. 1 électron de valence.
c. Les éléments de la 1re colonne constituent une Les incontournables
famille chimique car ils réagissent de manière
analogue en présence d’eau (inflammation 121
spontanée, formation d’ions hydroxyde HO–(aq) et 11 51Sb
de dihydrogène H2 (g)).
2. b. 13 a. 184
74W.
b. 74 électrons.
Schématisation
Observation
de l’expérience
15 a. 1 électron de valence.
Solution aqueuse
de nitrate d'argent b. 5 électrons de valence.
(incolore) c. 5 électrons de valence.
(Ag+(aq), NO3-(aq)) b. 1 électron de valence.

Solution aqueuse Précipité 17


de chlorure de potassium blanc
(incolore) qui noircit à Atome Argon Mercure Cobalt
la lumière
(K+ , Cl- )
(aq) (aq) Écriture
40 202 86
conventionnelle 18Ar 122Hg 27Co
Solution aqueuse du noyau
de nitrate d'argent
(incolore) Nombre de
18 122 27
protons
(Ag+(aq), NO3-(aq))
Nombre de
22 80 59
neutrons
Solution aqueuse 6,68 3,37 9,85
Précipité
de bromure de potassium Masse (en kg)
(incolore) blanc × 10–26 × 10–25 × 10–26

(K+(aq), Br-(aq)) 20
Solution aqueuse Configuration
Nombre
de nitrate d'argent électronique
(incolore) d’électrons Bloc Période Colonne
(dans l’état
de valence
(Ag+(aq), NO3-(aq)) fondamental)
1s2 2s2 2p6 8 p 2 18
Solution aqueuse 1s2 2s2 2p5 7 p 2 17
d'iodure de potassium
1s2 2s2 2p6
(incolore) 8 p 3 18
3s2 3p6
(K+(aq), I-(aq)) 1s2 2s2 2p1 3 p 2 13

3. a. Éléments chimiques ayant réagi : 21 a et b. 1er et 3e élément.


chlore ; brome et iode.
b. Z(Cl) = 17 ; Z(Br) = 35 ; Z(I) = 53.* S’entraîner
Ils se situent dans la 17e colonne du tableau
périodique.
Ils contiennent 7 électrons de valence. 26 Masses diverses
4. La famille des gaz nobles correspond à la 18e 1. a. Masse du noyau (en kg) :
colonne du tableau périodique. • 42He: 6,68 × 10–27
Retenir l’essentiel • 20
10Ne : 3,34 × 10
–26

238
● Les familles chimiques se positionnent en • 92U : 3,97 × 10 –25

colonne dans le tableau périodique. b. Masse du cortège électronique (en kg) :


● Les atomes d’éléments d’une même famille • 42He : 1,82 × 10–30
chimique contiennent le même nombre d’électrons • 20
10Ne : 9,11 × 10
–30

de valence. • 238
92U : 8,38 × 10
–29

● La famille des gaz nobles correspond à la 18e


2. matome ≈ mnoyau
colonne du tableau périodique.

*
Question modifiée pour les réimpressions du manuel :
« Donner les numéros atomiques des atomes correspondants
et leur position dans le tableau périodique. »
17
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 3 ● Atome : noyau et cortège électronique

27 Éléments éclairants bâtiment probablement plus connu à


l’international comme le pavillon des États-Unis à
a. Élément iode et élément xénon. l’exposition universelle de 1967 à Montréal. Pour
b. Le xénon appartient à la famille des gaz nobles. comprendre comment les atomes de carbone dans
c. Les éléments fluor, chlore et brome ont des le buckminsterfullerene sont reliés les uns aux
propriétés chimiques analogues à celles de autres, imaginez le motif à la surface d'un ballon
l’élément iode. de football. […] Bien que ce soit 300 millions de
Les éléments néon, argon ont des propriétés fois plus petit qu'un ballon de foot ! »
chimiques analogues à celles de l’élément xénon. Traduction du document :
d. Les éléments aux propriétés chimiques « Award ceremony speech » Pr. L. Eberson
analogues à celles de l’élément iode ont 7 © The Nobel Foundation 1996 D. R.
électrons de valence.
Ceux qui ont des propriétés chimiques analogues Données
à celles de l’élément xénon ont 8 électrons de ● Diamètre d’un ballon de football : 22 cm
valence. ● Écriture conventionnelle du noyau de l’atome de
carbone : 126C
28 Germanium
a. Nommer les formes les plus connues de
a. L’élément germanium a été découvert en l’élément carbone.
Allemagne dont l’ancien nom est Germanie. b. Donner une application des formes de carbone
b. 4e période et 14e colonne. les plus connues.
c. 4 électrons de valence. c. Expliquer pourquoi Crul, Kroto et Smalley ont
d. 32 protons ; 42 neutrons ; 32 électrons. dénommé leur découverte buckminsterfullerene.
e. mGermanium = 1,24 × 10–25 kg d. Déterminer le diamètre d’un
f. GeCl4 buckminsterfullerene.
e. Calculer la masse d’un buckminsterfullerene.
29 Carbon and Nobel Prize
Réponses aux questions
Traduction de l’énoncé a. et b. Diamant : bijouterie.
En 1973, la chimiste russe Elena Galpern a prédit Graphite : mines de crayon ; charbon ; lubrifiants.
l’existence d’une molécule constituée de soixante c. Curl, Kroto et Smalley ont dénommé leur
atomes de carbone à l’aide de modèles et découverte buckminsterfullerene en hommage à
d’algorithmes. La découverte expérimentale de l’architecte américain Buckminster Fuller, créateur
cette molécule a ensuite été récompensée par le du pavillon des USA en forme de géode à
prix Nobel de chimie en 1996. Voici la l’exposition universelle de 1967.
retranscription du discours prononcé lors de la d. d = d(ballon de foot) / (300 × 106),
cérémonie. soit d = 7,3 × 10–10 m = 0,73 nm.
« Depuis la préhistoire, le carbone est connu sous e. La masse d’un buckminsterfullerene est égale
le nom de suie, charbon et charbon de bois. Vers à : m = 60 × mC = 60 × 12 × 1,67 × 10–27 kg
la fin du 18e siècle, il a été prouvé que le graphite soit m = 1,20 × 10–24 kg
et les diamants étaient des formes de l'élément
carbone. Nous utilisons le carbone de nombreuses 30 Atomium
manières : la combustion à grande échelle du
charbon comme combustible ; l'utilisation du a. 10–10 m.
coke* dans la production d’acier ; l'utilisation de b. Facteur d’agrandissement : 1,8 × 1011
graphite dans les lubrifiants, les crayons, les c. 1,8 × 10–4 m.
garnitures de freins, etc. La forme rare de carbone
connue sous le nom de diamant a de nombreuses 32 Gaz solaire
applications, en plus de sa fonction esthétique.
[…] Le carbone est la base des processus de la a. Q = Z × e
Q
vie : il est extrêmement important pour nous tous. b. Z = =2
e
[En 1985, Curl, Kroto et Smalley, chimistes matome
c. A = =4
britanniques et américains], ont découvert une mn
nouvelle forme stable de carbone dans laquelle d. 42He
soixante atomes de carbone sont disposés dans e. mHélium = 0,24 × mSoleil = 4,78 × 1029 kg
une structure fermée. Ils nomment cette nouvelle
molécule de carbone buckminsterfullerene en
l’honneur de l’architecte américain Buckminster
Fuller, inventeur du "dôme géodésique", un

*
Coke : produit issu de la pyrolyse de la houille (roche
carbonée).
18
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 3 ● Atome : noyau et cortège électronique

33 Métal conducteur c. Le sodium et le potassium réagissant vivement


à l’air et à l’eau, il ne peut exister de gisements
a. Qnoyau = –Q = 4,64 × 10 –18
C métalliques naturels.
Qnoyau matome
b. Z = = 29. c. A = = 63 d. msodium = mpotassium = 0,025 × mcroûte terrestre
e mn 4 4
63 mcroûte terrestre = ρ × [ × π × RT3 – × π × (RT – d)3]
d. 29Cu 3 3
mcroûte terrestre = 1,0 × 1023 kg.
msodium = mpotassium = 2,5 × 1021 kg.
Approfondir
39 Terres rares
36 Rayons atomiques
● Masse de la croûte terrestre correspondant au
a. Le rayon atomique diminue de gauche à droite gisement :
4 4
sur une période et augmente de haut en bas dans mCroûte terrestre = ρ × [ × π × RT3 – × π × (RT – d)3]
3 3
une colonne. mCroûte terrestre = 1,4 × 1020 kg
b. Plus le nombre de couches électroniques est ● Masse de cérium dans la croûte terrestre* :
important, plus le rayon atomique est grand. mCe = 6,7 × 1015 kg
c. d(Na) = 22,8 cm ; d(K) = 30 cm. ● Masse de cérium exploitée :
0,0001 0,01
37 Famille réactive × mCe < m < × mCe
100 100
6,7 × 10 kg < m < 6,7 × 1011 kg
10
a. Le potassium et le sodium réagissent de la ● Masse de cuivre exploitée en 2016 :
même manière en présence d’eau. mCu = 2,1 × 1010 kg
b. Le potassium appartient à la même famille
chimique que le sodium mais il réagit à l’air et à La masse de cérium disponible est supérieure à
l’eau avec encore plus d’énergie : il est connu de celle du cuivre, alors que ce dernier est un des
tous (et ce l’était aussi de moi) qu’au contact de métaux les plus utilisés et convoités. Certaines
l’eau, non seulement il dégage du dihydrogène, terres rares ne sont pas aussi rares que leur nom
mais qu’il s’enflamme aussi. l’indique.

*
Donnée modifiée pour les réimpressions du manuel :
Doc. 1 « Présent à raison de 48 mg par kilogramme de croûte
terrestre. »
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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

❹ Entités chimiques stables


Activités ● H+ : ion hydrogène
Na+ : ion sodium
K+ : ion potassium
❶ Choisir son eau minérale
Ca2+ : ion calcium
Activité expérimentale - Diagnostique
Mg2+ : ion magnésium
Matériel Cl– : ion chlorure
F – : ion fluorure
● Tubes à essais sur portoir
● Solution aqueuse de nitrate d’argent ❷ Vers la stabilité chimique
à 10–1 mol·L–1 Activité documentaire
● Solution aqueuse d’oxalate d’ammonium
à 10–1 mol·L–1 Découvrir avec les documents
● Solution aqueuse de chlorure de baryum 1. Les gaz nobles sont des entités chimiques très
à 10–1 mol·L–1 stables car leur couche de valence est saturée.
● 3 flacons numérotés ①, ②, ③ contenant 2. a. 17e colonne : 7 électrons de valence.
chacun une eau minérale différente. b. Ion chlorure : Cl–
● Pipettes pasteur Le gaz noble le plus proche a 8 électrons de
Remarque
valence et l’atome de chlore en a 7.
L’ion chlorure contient donc 1 électron de plus que
L’eau minérale A correspond à l’eau Volvic
l’atome correspondant pour avoir sa couche de
L’eau minérale B correspond à l’eau Hépar
valence saturée, comme le gaz noble le plus
L’eau minérale C correspond à l’eau Vichy St-Yorre
proche.
Réviser avec l’expérience c. L’ion fluorure a la même charge électrique que
1. a. Ion magnésium Mg2+ ; ion sodium Na+ l’ion chlorure car les éléments fluor et chlore se
Ion hydrogène H+. situent dans la même colonne. Par conséquent,
b. Ion Ca2+ : ion calcium les atomes de ces éléments ont le même nombre
Ion Cl– : ion chlorure d’électrons de valence.
2. Anion : ion de charge électrique négative. d. Ion iodure : I–
Cation : ion de charge électrique positive. 3. Les éléments magnésium et calcium se situent
3. L’ion potassium K+ possède le même noyau que dans la 2e colonne du tableau périodique. Les
l’atome de potassium K mais il contient un atomes de ces éléments possèdent donc 2
électron de moins dans son cortège électronique. électrons de valence.
L’ion fluorure F – possède le même noyau que Les ions magnésium et calcium ont 2 électrons de
l’atome de fluor F mais il contient un électron de moins que les atomes correspondants, comme le
plus dans son cortège électronique. gaz noble le plus proche. Ce sont des cations
portant deux charges positives : Mg2+ et Ca2+
4. Démarche :
4. MgCl2
• Mise en évidence des ions Cl–, Ca2+ et SO42– à
partir des réactifs mis à disposition dans chaque 5. a. Ion césium : Cs+.
flacon ; b. Cela est en accord avec la position de l’élément
• Observation de la présence ou non de césium, situé dans la 1e colonne du tableau
précipités ; périodique. L’ion césium a un électron de moins
• Comparaison avec les teneurs en ions des trois que l’atome de l’élément césium.
eaux proposées ; Retenir l’essentiel
• Identification de l’eau contenue dans chaque ● Les gaz nobles sont très stables car leur couche
flacon. de valence est saturée.
5. Personne courant un semi-marathon : eau C ● La charge électrique d’un ion correspond au
Personne allergique aux produits laitiers : eau B nombre d’électrons en plus ou en moins qu’il
Personne fatiguée après sa journée de travail : eau contient par rapport à l’atome correspondant pour
B avoir une couche de valence saturée. Ce nombre
Réactiver ses connaissances dépend du nombre d’électrons de valence de
● Un ion monoatomique est une entité chimique l’atome, associé au chiffre des unités du numéro
électriquement chargée. Son noyau est le même de la colonne du tableau périodique.
que celui de l’atome correspondant mais son ● Un solide ionique est électriquement neutre : la
cortège électronique diffère suite à la perte ou au somme des charges des ions le constituant est
gain d’un ou plusieurs électrons. nulle.

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© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 4 ● Entités chimiques stables

❸ Un florilège de molécules ● La couche de valence des atomes constituant


Activité documentaire une molécule est saturée, ce qui explique la
stabilité de la molécule.
Découvrir avec les documents ● L’énergie d’une liaison correspond à l’énergie
1. Liaison simple : 2 électrons nécessaire pour rompre cette liaison.
Liaison double : 4 électrons
Liaison triple : 6 électrons
2. Doublet liant : trait plein entre le symbole des Exercices
atomes liés.
Doublet non liant : trait plein autour du symbole
des atomes. Les incontournables
3. C : 4 doublets liants ; 0 doublet non liant
H : 1 doublet liant ; 0 doublet non liant 13 Li+ ; P3– ; Al3+ ; aucun
N : 3 doublets liants ; 1 doublet non liant
O : 2 doublets liants ; 2 doublets non liants 15 a. Br –
b. L’élément césium se situe dans la 1e colonne.
4. a. Les atomes sont entourés de 2 ou 8
L’atome de cet élément possède donc 1 électron
électrons dans une molécule pour avoir leur
de valence. L’ion Cs+ a 1 électron de moins que
couche de valence saturée.
l’atome correspondant, comme le gaz noble le plus
b. • Eau H2O proche.
H : 1 doublet liant, soit 1 × 2 = 2 électrons de
c. CsBr.
valence.
O : 2 doublets liants et 2 doublets non liants
16 a. C3H7O3N. b. C3H6O3.
soit 2 × 2 + 2 × 2 = 8 électrons de valence.
• Méthane CH4 18 a. Liaison C–N b. Liaison N–H
C : 4 doublets liants, soit 4 × 2 = 8 électrons de
valence 20 C : 4 doublets liants, soit 4 × 2 = 8 électrons
H : 1 doublet liant, soit 1 × 2 = 2 électrons de de valence
valence H : 1 doublet liant, soit 1 × 2 = 2 électrons de
• Ammoniac NH3 valence
N : 3 doublets liants et 1 doublet non liant soit N : 3 doublets liants ; 1 doublet non liant :
3 × 2 + 1 × 2 = 8 électrons de valence. soit 3 × 2 + 1 × 2 = 8 électrons de valence
H : 1 doublet liant, soit 1 × 2 = 2 électrons de O : 2 doublets liants et 2 doublets non liants soit
valence. 2 × 2 + 2 × 2 = 8 électrons de valence.
c. Schéma de Lewis ③ Chaque atome a sa couche de valence saturée : la
C : 4 doublets liants, soit 4 × 2 = 8 électrons de molécule est donc stable.
valence.
O : 2 doublets liants et 2 doublets non liants soit 21 a. O et S se situent dans la même colonne. Ils
2 × 2 + 2 × 2 = 8 électrons de valence. ont donc le même nombre d’électrons de valence.
5. Diazote N2. b.
6. a. C : 4 doublets liants, soit 4 × 2 = 8 électrons
de valence. S’entraîner
H : 1 doublet liant, soit 1 × 2 = 2 électrons de
valence.
25 Extrait des Baux
N : 3 doublets liants et 1 doublet non liant soit
3 × 2 + 1 × 2 = 8 électrons de valence. 1. Al3+
O : 2 doublets liants et 2 doublets non liants soit 2. a. 6 électrons de valence
2 × 2 + 2 × 2 = 8 électrons de valence. b. O2–.
Chaque atome a sa couche de valence saturée : la 3. Al2O3
molécule est donc stable.
b. Liaison C=O 26 Changement d’ions
Retenir l’essentiel a. Br –
● Les liaisons au sein d’une molécule résultent de b. FeBr2
la mise en commun de deux électrons de valence c. La couleur des précipités obtenus lors des tests
par deux atomes. chimiques avec de l’hydroxyde de sodium indique
● Les doublets liants sont représentés par un trait que les ions fer II se sont transformés en ion fer
plein entre le symbole des atomes liés. III.
Les doublets non liants sont représentés par un
trait plein autour du symbole des atomes.
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Chapitre 4 ● Entités chimiques stables

28 Un fruit complet Expliquer la stabilité de cette structure.


1. Test de mise en évidence de l’eau grâce au Réponses aux questions
sulfate de cuivre anhydre blanc. a. Les polymères sont des molécules résultant de
2. a. 3e période ; 15e colonne. la répétition d’un très grand nombre de motifs
b. P3–. identiques, formés par l’enchaînement d’une ou
c. Ion calcium : Ca2+ de plusieurs molécules.
Ion potassium : K+
b. Contrairement aux autres fibres, telles que le
Ion magnésium : Mg2+
nylon, le kevlar résiste et ne casse pas lorsqu’il
d. Les ions calcium et les ions magnésium ont la
est soumis au test de durabilité.
même charge électrique, ils appartiennent donc à
la même famille. c. Le kevlar est une fibre cinq fois plus résistante
3. C : 4 doublets liants, soit 4 × 2 = 8 électrons que l’acier, plus légère, facile d’utilisation et ultra
de valence. protectrice. C’est pourquoi elle permet aux soldats
H : 1 doublet liant, soit 1 × 2 = 2 électrons de et sportifs d’effectuer leur travail en toute sécurité
valence. tout en étant à l’aise.
O : 2 doublets liants et 2 doublets non liants soit d. C : 4 doublets liants, soit 4 × 2 = 8 électrons
2 × 2 + 2 × 2 = 8 électrons de valence. de valence
Chaque atome a sa couche de valence saturée : la H : 1 doublet liant, soit 1 × 2 = 2 électrons de
molécule est donc stable. valence
N : 3 doublets liants et 1 doublet non liant soit
29 An amazing fiber 3 × 2 + 1 × 2 = 8 électrons de valence
O : 2 doublets liants et 2 doublets non liants soit
Traduction de l’énoncé 2 × 2 + 2 × 2 = 8 électrons de valence.
En 1965, la société DuPont a compris qu’il était Chaque atome a sa couche de valence saturée : la
nécessaire de disposer d’un nouveau type de pneu molécule est donc stable.
léger et résistant […]. Ils ont engagé une équipe
de chercheurs dirigée par [la chimiste américaine] 30 Identiques mais différents
Stephanie Kwolek pour utiliser des polymères afin
de développer un nouveau matériau. […] [Kwolek a.
a découvert la formation d'une] fibre étonnante. ① ②
[…] [Alors que] d'autres fibres, telles que le nylon,
se cassent souvent lors des tests [de durabilité
des fibres, la découverte de Kwolek] ne se briserait
pas. […] Ses supérieurs ont immédiatement créé
un domaine de la chimie des polymères, qui
n'avait pas été exploré auparavant. En 1971, la b. ① et ② C2H6O
fibre a été raffinée, […] testée plus avant et c. Des isomères sont des molécules de même
introduite sous le nom de « Kevlar ». […] Cinq fois formule brute mais dont leur schéma de Lewis est
plus résistant que l'acier, léger, facile à utiliser et différent.
ultra-protecteur, le kevlar est devenu le matériau le
plus utilisé dans les gilets pare-balles [ou dans le
sport]. De nombreux soldats et [sportifs] sont très Approfondir
reconnaissants de la découverte de Kwolek, car
elle leur a permis de faire leur travail de manière 32 Nobles et inertes
sûre et consciencieuse, tout en restant à l’aise
[…] 1. a. Nouveau : Néon ; Caché : Krypton ;
Traduction à partir de « The history of Kevlar » Inactif : Argon ; Étranger : Xénon
www.safeguardclothing.com, D.R. b. Ces éléments sont « satisfaits de leur
a. Rechercher ce que sont des polymères. condition » car leur couche de valence est saturée.
b. Expliquer pourquoi la fibre de Kwolek est si 2. a. Hélium He.
extraordinaire. b. Sa couche de valence contient 2 électrons de
c. Indiquer pourquoi les soldats et les valence alors que les autres éléments de cette
sportifs sont reconnaissants envers famille en contiennent 8.
cette chimiste. 3. Oganesson Og Z = 118.
d. La formation de la fibre est due à 4. XeF4
la création d’une liaison peptidique 5. a. Dioxyde de carbone CO2
entre les atomes d’azote et de b. 3 × 10–2 % < % CO2 < 5 × 10–2 %
carbone. Le schéma de Lewis de
cette liaison est donné ci-contre.

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Chapitre 4 ● Entités chimiques stables

34 D’une représentation à l’autre 35 De la 2D à la 3D


1. C8H10O2N4 a. Eau : linéaire ; ammoniac : triangulaire plane ;
2. a. C : 4 électrons de valence méthane : tétraédrique.
H : 1 électron de valence b. La disposition spatiale est différente à cause de
N : 5 électrons de valence la présence des doublets non liants présents sur
O : 6 électrons de valence les atomes d’oxygène et d’azote.
b. C : 4 électrons de valence à ajouter pour saturer
sa couche de valence ;
H : 1 électron de valence à ajouter pour saturer sa
À l’oral
couche de valence ;
Les machines moléculaires
N : 3 électrons de valence à ajouter pour saturer
sa couche de valence ; Quelques ressources
O : 2 électrons de valence à ajouter pour saturer
sa couche de valence. • Université libre de Bruxelles
c. C : 4 doublets liants ; 0 doublet non liant https://sciences.brussels/printemps/download/
H : 1 doublet liant ; 0 doublet non liant 2018/dossier_pedagogique_2018/chimie/Les-
N : 3 doublets liants ; 1 doublet non liant machines-moleculaires-Kyo-COPPIETERS-Raimu-
O : 2 doublets liants ; 2 doublets non liants. MARQUET-et-Thomas-VERBEECK.pdf
3.
• La Recherche
https://www.larecherche.fr/jean-pierre-sauvage-
%C2%AB-quelles-applications-pour-les-machines-
mol%C3%A9culaires-%C2%BB

• Journal du CNRS
https://lejournal.cnrs.fr/videos/de-droles-de-
machines-moleculaires

4. La liaison C=O.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

❺ Quantité de matière
Activités Quantité de matière Nombre de molécules
(en mol)
1 6,022 140 76 × 1023
❶ Compter comme les chimistes n 7,8 × 1022
Activité expérimentale
1 × 7,8 × 1022
n=
Matériel 6,022 140 76 × 1023
● Balance donc n = 0,13 mol = 1,3 × 10–1 mol.
● Bécher Retenir l’essentiel
● Paquet de café en grain ● Une espèce chimique est formée d’un nombre
Découvrir avec l’expérience considérable d’entités chimiques identiques.
1. a. Connaissant la masse totale de café produite ● Connaissant la masse d’une entité chimique, on
en 2018 (9,5 millions de tonnes détermine le nombre d’entités dans une masse
= 9,5 × 106 × 103 × 103 g), on détermine par d’échantillon par proportionnalité.
proportionnalité le nombre N de grains. Pour ● Une mole d’entités chimiques est un paquet
évaluer le nombre de grains de café produits en d’entités chimiques contenant
2018, il faut donc déterminer la masse d’un grain 6,022 140 76 × 1023 entités chimiques
de café. Pour cela, on pèse un nombre connu de identiques.
grains de café.
b. On pèse 20 grains : m = 2,2 g. ❷ Fabriquer un sablier chimique
c. Activité expérimentale
Nombre de grains Masse (en g)
20 2,2 Matériel
N 9,5 × 1012 ● Erlenmeyer de 250 mL
20 × 9,5 × 1012 ● Éprouvette graduée 100 mL
N= donc N = 86 × 1012 grains ● Pipette Pasteur
2,2
N = 8,6 × 1013 grains. ● Balance
Ce nombre est considérable. ● Spatule
2. Le pourcentage massique moyen de caféine ● Verre de montre
dans le café robusta est 2,5 %. ● Entonnoir à solide
Par définition du pourcentage massique, la masse ● Eau distillée
de caféine dans m = 1,0 kg de café est : ● Solution aqueuse de concentration en masse
P(caféine) Cm = 20 g·L–1 en hydroxyde de sodium
m(caféine) = ×m ● Glucose
100
2,5 ● Bleu de méthylène
soit m(caféine) = × 1,0
100
donc m = 0,025 kg = 25 g. Découvrir avec l’expérience
3. a. Connaissant la masse d’une molécule de 1. a. meau = 2 × mhydrogène + moxygène
caféine, on détermine par proportionnalité le m = A × mn soit mhydrogène = 1 × 1,67 × 10–27 et
nombre N de molécules de caféine. moxygène = 16 × 1,67 × 10–27
donc meau = 3,01 × 10–26 kg.
Nombre de molécules Masse (en kg)
b. mNaOH = msodium + moxygène + mhydrogène soit
1 3,22 × 10–25
mNaOH = 6,66 × 10–26 kg
N 0,025 mglucose = 6 × mcarbone + 12 × mhydrogène + 6 × moxygène
1 × 0,025
N= donc N = 7,8 × 1022 molécules. soit mglucose = 3,00 × 10–25 kg
3,22 × 10-25
b. Le nombre N de molécules de caféine est 2.a. b. N = 6,02 × 1023 × n et m = N × mentité
N = 7,8 × 1022. Ce résultat est déjà exprimé en n (en mol) N m (en kg)
notation scientifique. Ce nombre est considérable. NaOH 5,0 × 10–2 3,0 × 1022 2,0 × 10–3
4. Les chimistes regroupent les entités pour les Eau 5,6 3,4 × 1024 0,10
compter plus facilement en manipulant des c. Lors de la première étape du protocole, on
nombres moins grands. introduit 5,0 × 10–2 mol soit 2,0 × 10–3 kg = 2,0 g
5. Une mole de caféine contient d’entités NaOH (question 2b.) et 0,10 kg soit
6,022 140 76 × 1023 molécules de caféine. 0,10 L (= 100 mL) d’eau.
Connaissant le nombre de molécules de caféine 100 mL d’une solution aqueuse de concentration
dans une mole, on détermine par proportionnalité en masse Cm = 20 g·L–1 en NaOH contient 100 mL
la quantité de matière n de caféine dans le paquet. de solvant, ici l’eau et une masse de soluté NaOH
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Chapitre 5 ● Quantité de matière

égale à m = Cm × V soit m = 20 × 100 × 10–3 donc N 1,41 × 1025


m = 2,0 g. La masse d’entités NaOH et d’eau sont b. n = 23 soit n =
6,02 × 10 6,02 × 1023
les mêmes que celles introduites dans la première soit n = 23,4 mol.
étape du protocole.
3.
n (en mol) N m (en kg) S’entraîner
Glucose 1,1 × 10–2 6,6 × 1021 2,0 × 10–3
4. ● Prélever 100 mL d’une solution aqueuse de 14 Unité du Système international
concentration en masse Cm = 20 g·L–1 en a. mcarbone = A × mn soit mcarbone = 12 × 1,67 × 10–27
hydroxyde de sodium. donc mcarbone = 2,00 × 10–26 kg.
● Y dissoudre 2,0 g de glucose. m 0,012
● Ajouter 5 gouttes de bleu de méthylène. b. N= soit N= donc
mcarbone 2,00 × 10–26
● Fermer l’erlenmeyer puis agiter pour observer N = 6,0 × 1023 atomes.
une coloration. Avant sa redéfinition, une mole contenait
● Lorsque le mélange est incolore, l’agiter de 6,0 × 1023 entités chimiques identiques.
nouveau.
5. b. La bouteille bleue peut servir de sablier 15 The mole day
chimique car la durée pour observer la décoloration Traduction de l’énoncé
de la bouteille bleue peut servir d’unité de temps.
Afin de susciter de l’intérêt pour la chimie, un
Retenir l’essentiel enseignant a créé la Fondation de la Journée
● La masse d’une entité est égale à la somme des nationale de la mole. La date a été choisie pour
masses des atomes qui constituent cette entité. commémorer la mole. Aux États-Unis, ce jour est
généralement le 23 octobre entre 6 h 02 et
● Le nombre d’entités chimiques est égal à :
18 h 02 (c’est-à-dire 6:02 10/23 dans le format
N = 6,02 × 1023 × n.
américain MM/JJ). Mais ça peut aussi être le 6
Exercices février (6/02 au format JJ/MM) de 10 h 23 à
22 h 23. Les paroles d’une chanson disent :
« Supposons qu’une mole de guimauves tombe sur
Les incontournables la planète, sur chaque centimètre carré de terre et
de mer, pensez que vous pourriez le supporter ? […]
Nous parlons de près de cinq millions de trillions de
6 a. maluminium = A × mn soit tonnes. »
maluminium = 27 × 1,67 × 10–27 Traduction à partir de Michael Offutt,
donc maluminium = 4,51 × 10–26 kg. « A mole is a Unit » D.R.
m 120
b. N = soit N = a. Expliquer les différentes dates choisies pour
maluminium 4,51 × 10–26 commémorer la mole.
donc N = 2,66 × 10 27
atomes.
b. Évaluer la masse d’une guimauve qui « tombe
sur la planète ».
7 a. mNaCl = msodium + mchlore
donc mNaCl = 9,72 × 10–26 kg Réponses aux questions
6 3 a. Les dates 6 :02 10/23 (format américain) et
m 6 × 10 × 10
b. N = soit N = 6/02 (format JJ/MM) de 10 h 23 à 22 h 23
mNaCl 9,72 × 10–26 correspondent à 6,02 × 1023 soit le nombre
donc N = 6 × 1034 entités
d’entités chimiques identiques dans une mole.
5 × 106 × 1018
9 a. N = 6,02 × 1023 × n b. = 8 t.
soit N = 6,02 × 1023 × 3,1 × 10–3 6,02 × 1023
donc N = 1,9 × 1021 ions.
b. m = N × mmagnésium Approfondir
soit m = 1,9 × 1021 × 4,04 × 10–26
donc m = 7,7 × 10–5 kg = 77 mg 17 Goutte d’eau

P(or)
75 ● Calcul du nombre N de gouttes d’eau dans le lac
10 a. mor = 100 × m soit m(or) = 100 × 6,175 V
Léman : N = lac
donc m = 4,631 kg. Vgoutte
m 4,631 Vlac = 100 × 103 × 10 × 103 × 100
N= soit N = Vlac = 1011 m3 = 1014 dm3 = 1014 L
mor 3,28 × 10–25
donc N = 1,41 × 1025 atomes. 1,0 mL contient 20 gouttes donc
Vgoutte = 0,050 mL = 0,050 × 10–3 L
donc N = 2 × 1018 gouttes.
25
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 5 ● Quantité de matière

● Calcul du nombre N’ de molécules d’eau dans donc m = 0,050 g = 0,050 × 10–3 kg.
une goutte : meau = 3,0 × 10–26 kg.
m
N’ = donc N’ = 1,7 × 1021 molécules.
meau
Il y a environ 103 fois plus de molécules d’eau
La masse m d’une goutte d’eau de volume
dans une goutte que de gouttes dans le lac Léman.
Vgoutte = 0,050 mL est m = ρeau × Vgoutte soit
m = 1,0 × 0,050

26
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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

❻ D’un état à l’autre :


la transformation physique
Activités ❷ Fusion ou dissolution ?
Activité documentaire
❶ Les changements d’état dans Découvrir avec les documents
l’environnement a. Lors de la formation du magma, des roches
Activité documentaire passent de l’état solide à l’état liquide, c’est une
fusion. Lors du refroidissement de la lave, la roche
Réviser avec les documents passe de l’état liquide à solide, c’est la
1. solidification.
Changement d’état
b. Lors de la fusion, la roche absorbe de l’énergie
1 Vaporisation
donc c’est une transformation endothermique.
2 Liquéfaction
Lors de la solidification, la roche libère de
3 Solidification
4 Fusion
l’énergie, c’est donc une transformation
exothermique.
2.
c. Le passage du calcaire en solution aqueuse est
État physique État solide État liquide État gazeux
une dissolution.

Modèle d.
+
microscopique
FUSION DISSOLUTION

Description
Retenir l’essentiel
des ● La fusion est une transformation endothermique,
Compact Compact et Dispersé et la solidification est une transformation
arrangements
et ordonné désordonné désordonné
des entités exothermique.
chimiques ● La fusion est un changement d’état avec
passage de l’état solide à l’état liquide tandis que
3. Lors d’un changement d’état, aucune espèce la dissolution est la mise en solution d’un soluté
chimique ne disparaît, seul l’état physique est (solide, liquide ou gaz) dans un solvant permettant
modifié. Un changement d’état est donc une d’obtenir une solution.
transformation physique.
4. a. ❸ Mesurer une énergie de changement
Zone A B C d’état
Activité expérimentale
État(s) Solide +
Solide Liquide
physique(s) Liquide Matériel
b. Les systèmes sont la glace et le milieu extérieur ● Chauffe-ballon sur support élévateur
(récipient+ air). La glace absorbe de l’énergie et le avec ballon
milieu extérieur en libère. ● Réfrigérant à eau
Réactiver ses connaissances ● Thermomètre
● Chronomètre
● Exemples de changements d’état physique : le
● Erlenmeyer de 100 mL
givre, ébullition de l’eau, etc.
● Balance

● Wattmètre
Changement d’état Absorbe / libère de
● Pierre ponce
l’énergie thermique
● Éprouvette graduée de 100 mL
Fusion Absorbe
Vaporisation Absorbe Remarque
Sublimation Absorbe L’expérience a été réalisée sur une durée
Solidification Libère maximale de 20 minutes pour un chauffe-ballon
Liquéfaction Libère consommant 131 W. Il est nécessaire de tester
Condensation Libère l’expérience et d’adapter la durée.

27
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Chapitre 6 ● D’un état à l’autre : la transformation physique

Découvrir avec l’expérience Retenir l’essentiel


1. L’équation de vaporisation de l’eau contenue ● Une équation de changement d’état s’écrit en
dans le ballon est H2O(l) H2O(g) indiquant :
2. La puissance mesurée constante au cours du – la formule de l’espèce suivie en indice et entre
temps vaut 131 W. parenthèses de son état initial ;
– une flèche correspondant au sens du
Résultats expérimentaux :
changement d’état ;
Δt
(en s)
0 150 240 360 480 600 – la formule de l’espèce suivie en indice et entre
m (en g) 0 3,5 5,3 7,7 10,5 13,0 parenthèses de son état final.
● L’énergie échangée lors d’un changement d’état
Δt dépend de la masse d’espèce changeant d’état et
720 840 960 1080 1200
(en s)
de l’énergie massique de changement d’état de
m (en g) 15,8 18,5 21,6 24,7 27,6
l’espèce.
3. D’après le doc. 1 « l’énergie échangée lors de
la vaporisation de l’eau est égale à l’énergie E ❹ Changements d’état et albédo terrestre
consommée par le chauffe-ballon » donc Q = E et
Activité documentaire
E = P × Δt d’où Q = P × Δt avec Δt en s.
Δt (en s) 0 150 240 360 480 600 Remarque
Q Cette activité peut être travaillée en classe ou
0 19,7 31,4 47,2 62,9 78,6
(× 103 J) préparée à la maison. La production peut être
déposée par l’élève sur le réseau pédagogique du
Δt (en s) 720 840 960 1080 1200 lycée ou sur l’espace numérique de travail.
Q (× 103 J) 94,3 110 126 141 157
Sont attendus :
4.a.b. – une présentation rapide de l’albédo ;
Q (en × y = 5,8179x – une argumentation autour des activités qui
Q = f (m) R² = 0,9981
180 103 J) augmenteraient l’albédo (formation de nuages,
trainées de condensation, déforestation dans
160 certaines zones froides avec la forêt plus sombre
140 que la neige ou la glace) ;
120 – une argumentation autour des activités qui
diminuent l’albédo (formation de poussières
100 sombres, réchauffement climatique et fonte des
80 glaciers) avec pour conséquence le renforcement
60 du réchauffement ;
– une mise en balance des deux ;
40
– une scénarisation avec un présentateur et deux
20 contradicteurs ;
m (en g)
0 – un travail sur la préparation des contre-
0 10 20 30 arguments.

R2 = 0,9981 : modélisation correcte. Quelques ressources


Q = 6 × 106 × m. • https://www.futura-
5. a. Q = m × L on en déduit donc que l’énergie sciences.com/planete/definitions/climatologie-
massique de vaporisation de l’eau est égale au albedo-1023/
coefficient directeur de la droite modélisée : • https://www.futura-
L = 6 × 106 J∙kg–1. sciences.com/planete/actualites/developpement
b. On constate que les ordres de grandeur de la -durable-rechauffement-climatique-albedo-
valeur théorique et la valeur expérimentale sont compense-deforestation-34176/
proches 106 J∙kg–1 et 107 J∙kg–1. La valeur
expérimentale ne tient pas compte des pertes • http://www.climatechallenge.be/fr/des-infos-en-
d’énergie lors du chauffage par échanges mots-et-en-images/le-changement-
thermiques entre le chauffe-ballon et le ballon, climatique/leffet-de-serre/leffet-de-serre-
entre le chauffe-ballon et l’air, le ballon et l’air, naturel/le-bilan-radiatif-de-la-terre.aspx
l’eau et l’air, l’eau et le ballon, la vapeur d’eau et • http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-
la verrerie, etc. futur/comprendre-le-climat-mondial/leffet-de-
c. Il est possible d’améliorer la démarche en serre-et-autres-mecanismes
isolant davantage thermiquement le ballon et le
chauffe-ballon par exemple.

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Chapitre 6 ● D’un état à l’autre : la transformation physique

Exercices S’entraîner

21 Masse d’eau vaporisée


Les incontournables
1. 2.
11 1. a. Fusion b. Dissolution θ (en °C)
2. Fusion : a. et c. ; Dissolution : b. et d. 100
θ = f (t)
12 80
a. Vaporisation
État solide État liquide État gazeux de l’eau
60

40

b. Les paliers de température pour lesquels la 20


température est constante correspondent aux
changements d’états. t (en s)
0
c. L’agitation thermique augmente lors de ces 0 100 200 300 400 500 600
deux changements d’état.
d. Pour le passage de l’état solide à l’état liquide : À partir de t = 400 s, la température est
C2H6O(s)  C2H6O(l) constante. Il y a changement d’état : l’eau se
Pour le passage de l’état liquide à l’état gazeux : vaporise.
C2H6O(l)  C2H6O(g) 3. a. L’énergie électrique consommée est
E = P × Δt avec P = 300 W.
14 En supposant que la vaporisation débute à
Changement Endothermique/ t = 400 s et se termine à 600 s, la vaporisation
Emplacement
d’état Exothermique dure Δt = 200 s.
Condenseur Liquéfaction Exothermique E
E = m × Lvaporisation soit m =
Évaporateur Vaporisation Endothermique Lvaporisation
300 × 200
donc m = = 2,6 × 10–2 kg = 26 g.
16 a. La solidification est le changement d’état 2,3 × 106
inverse de la fusion donc : b. La mesure expérimentale est
Lsolidification = – Lfusion = –23,2 J·g–1. 300 – 276 = 24 g. Cette mesure est plus faible
Q que la masse calculée.
b. Q = m × Lsolidification soit m = c. Le pourcentage d’énergie électrique qui n’est
Lsolidification
avec Q = – 1,0 kJ = –1,0 × 103 J pas échangée avec l’eau est égal au pourcentage
donc m = 4,3 × 101 g. de masse d’eau qui aurait dû être vaporisée et qui
26-24
ne l’est pas soit P = × 100 = 7,7 %.
17 a. Pour fondre, l’aluminium doit recevoir de 26
l’énergie afin de passer d’un arrangement
microscopique des atomes compact et ordonné à 22 Le diiode
un arrangement compact et désordonné. Ce
a. C’est une dissolution.
changement d’état est donc endothermique.
Q b. I2 (s) I2 (g)
b. Q = m × Lfusion soit Lfusion = avec c. L’arrangement des molécules initialement
m
m = 1,00 t = 1,00 × 103 kg donc compact et ordonné devient dispersé et
Lfusion = 3,93 × 105 J·kg–1 = 3,93 × 102 kJ·kg–1. désordonné.
d. Ce changement d’état est endothermique.
C'est en accord avec le signe positif de Lsublimation.
e. Q = m × Lsublimation
soit Q = 5,0 × 10–3 × 2,27 × 105
donc Q = 1,1 × 103 J.
f. Le changement d’état inverse est la
condensation avec, par exemple, la formation du
givre.

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Chapitre 6 ● D’un état à l’autre : la transformation physique

23 Le grêlon Réponses aux questions


a. La vaporisation de la sueur, composée
a. Le transfert d’énergie peut agiter les molécules
principalement d’eau, est endothermique. Ainsi, le
pour entraîner la fusion du glaçon (ou le sublimer).
corps refroidit en abandonnant l’énergie à la sueur.
Q
b. Q = m × Lfusion soit m1 = donc b. Q = E = P × ∆t donc
Lfusion
0,80 Q = 80 × 10 × 3 600 = 2,9 × 106 J
m1 = = 2,4 × 10–6 kg = 2,4 × 10–4 g Q
3,3 × 105
Q = m × Lvaporisation soit m = donc
c. Cette masse est très petite ce qui ne permet Lvaporisation
pas de la voir. m = 1,26 kg.

25 Sweatshirt is not sweet shirt


Approfondir
Traduction de l’énoncé
À l’origine, un sweatshirt est un vêtement de sport 28 Calorimètre de Lavoisier et Laplace
américain porté avant et après l’effort.
3
Le métabolisme humain libère une énergie a. Qfusion = m × Lfusion = × m × c × ∆θ
4
thermique d’environ 80 W. Pendant 3
d’où Lfusion = × c × ∆θ avec ∆θ = 100 – 0
l’entraînement, cette énergie peut augmenter dix 4
3
fois, c’est-à-dire être multipliée par dix. Le corps soit Lfusion = × 4,18 × 103 × 100
4
humain régule sa température par vasodilatation, Lfusion = 3,14 × 105 J·kg–1.
accélération de la respiration ou de la
transpiration.
�3,14 × 105 – 3,33 × 105 �
a. Expliquer pourquoi la transpiration peut refroidir b. ER = × 100 =5,70 %
le corps. 3,33 × 105
b. Calculer la masse d’eau produite par la La valeur obtenue est proche de la valeur
transpiration en une heure en compensation de théorique : le résultat est satisfaisant. L’écart peut
l’énergie thermique relâchée par le corps pendant s’expliquer par des pertes d’énergie.
l’entraînement.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

❼ D’une espèce chimique à l’autre :


la transformation chimique
Activités ● Solution aqueuse d’acide chlorhydrique de
concentration molaire C = 2,0 mol·L–1
● Eau de chaux
❶ Modélisation d’une transformation ● Solution aqueuse de nitrate d’argent de
chimique concentration molaire C = 1,0 mol·L–1
Activité documentaire – Diagnostique ● Solution aqueuse d’oxalate d’ammonium de
concentration molaire C = 1,0 mol·L–1
Réviser avec les documents
1. Une combustion est une transformation Découvrir avec l’expérience
chimique car lors de la transformation des 1. b. Schéma des tests d’identification :
espèces chimiques, dont le dioxygène, sont • Test des ions chlorure :
consommées et de nouvelles espèces se forment. Solution aqueuse
2. La conservation de la masse se traduit par une de nitrate d'argent
conservation des éléments lorsque l’équation de
la réaction chimique est ajustée.
3. Les réactifs de la combustion complète du Solution à tester
Précipité
carbone dans le dioxygène sont le carbone et le blanc
dioxygène ; le produit est le dioxyde de carbone.
4. a. La réaction chimique de la combustion
complète du carbone dans le dioxygène s’écrit : On observe la formation d’un précipité blanc lors
Carbone + Dioxygène → Dioxyde de carbone. de l’ajout d’une solution aqueuse de nitrate
d’argent.
L’équation ajustée de la combustion complète du
carbone s’écrit : • Test des ions calcium :
C(s) + O2 (g) → CO2 (g)
Solution aqueuse
b. La réaction chimique de la combustion d' oxalate
d'ammonium
incomplète du méthane dans le dioxygène s’écrit :
Méthane + Dioxygène → Monoxyde de carbone + Eau
Solution à tester Précipité
L’équation ajustée de la combustion incomplète blanc
du méthane s’écrit :
2 CH4 (s) + 3 O2 (g) → 2 CO(g) + 4 H2 O(g)
On observe la formation d’un précipité blanc lors
Réactiver ses connaissances
de l’ajout d’une solution aqueuse d’oxalate
● Une transformation chimique est le passage d’ammonium.
d’un système chimique d’un état initial à un état
final. Certaines espèces sont consommées et de 2. a. • pH de la solution supérieur au pH initial :
nouvelles se forment. consommation des ions hydrogène (réactif)
• Test à l’eau de chaux positif :
● Il faut ajuster une équation de réaction chimique
formation de dioxyde de carbone (produit)
afin de respecter la conservation de la masse qui
se traduit par la loi de conservation des éléments • Test à l’oxalate d’ammonium positif :
chimiques. formation d’ions calcium (produit)
Remarque
❷ Établir l’équation d’une réaction chimique Le test des ions chlorure montre qu’ils sont
Activité expérimentale toujours présents dans l’état final (espèce
spectatrice).
Matériel b. L’équation ajustée de la réaction de chimique
● Erlenmeyer avec bouchon tulipe et tube à est :
dégagement coudé CaCO3 (s) + 2 H+ (aq) → Ca2+ (aq) + H2 O(l) + CO2 (g)
● Bécher
3. Si la marne réagit avec une solution aqueuse
● Papier pH
d’acide chlorhydrique, on peut en déduire qu’elle
● Carbonate de calcium (craie)
est constituée de carbonate de calcium.

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© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 7 ● D’une espèce chimique à l’autre : la transformation chimique

4. Les roches calcaires sont constituées de • Pour le système 4 :


carbonate de calcium qui réagit avec une solution ni (Fe(s) ) 9 ni (O2 (g) ) 4
acide, telle l’acide chlorhydrique. Les pluies acides = 3 = 3 et =2 = 2
3 2
vont donc dégrader la surface des roches calcaires
et provoquer des dégradations sur les bâtiments. ni (O2 (g) ) ni (Fe(s) )
<
2 3
Retenir l’essentiel
L’équation doit être ajustée avec des nombres c. Le réactif limitant est celui pour lequel le rapport
stœchiométriques entiers, les plus petits de la quantité de matière initiale sur son nombre
possibles, devant les formules brutes pour stœchiométrique est le plus petit.
respecter les lois de conservation des éléments et Retenir l’essentiel
de la charge électrique globale. Le réactif limitant d’une transformation chimique
est le réactif totalement consommé en premier.
❸ Le réactif limitant Le réactif limitant d’une transformation chimique
Activité documentaire est celui pour lequel le rapport de sa quantité de
matière initiale sur son nombre stœchiométrique
Découvrir avec les documents est le plus petit.
1. On détermine quel ingrédient limite la
préparation des pizzas. ❹ Déterminer le réactif limitant
• Chaque pizza nécessite 1 pâte à pizza ; d’après Activité expérimentale – ECE
le stock, il est possible de préparer 370 pizzas.
• Chaque pizza nécessite 3 tomates ; d’après le Matériel
stock, il est possible de préparer : ● Balance
450 ● Spatule
= 150 pizzas
3 ● Verre de montre
• Chaque pizza nécessite 1 boîte de ● Éprouvette graduée 10 mL
champignons ; d’après le stock, il est possible de ● Tubes à essais sur support
préparer 254 pizzas.
● Papier pH
• Chaque pizza nécessite 2 tranches de jambon ; ● Allumettes
d’après le stock, il est possible de ● Poudre de zinc
528
préparer = 264 pizzas. ● Solution aqueuse d’acide chlorhydrique de
2
concentration molaire C = 6,0 mol·L–1
• Chaque pizza nécessite 1 boule de mozzarella ;
d’après le stock il est possible de préparer ● Solution aqueuse de nitrate d’argent de
152 pizzas. concentration molaire C = 1,0 mol·L–1
L’ingrédient qui limite la préparation des pizzas est ● Solution aqueuse d’hydroxyde de sodium de
la tomate, le nombre maximal de pizzas que l’on concentration molaire C = 1,0 mol·L–1
peut préparer est donc de 150 pizzas. Remarque
2. D’après l’équation ajustée de la combustion du Prévoir environ entre 15 et 30 min pour
fer, 3 moles de fer réagissent avec 2 moles de consommer m = 0,20 g de zinc en poudre.
dioxygène. 6 moles de fer réagiraient donc avec 4 Pour la mise en évidence des ions zinc à l’issue de
moles de dioxygène et 9 moles de fer avec 6 moles la réaction entre la solution aqueuse d’acide
de dioxygène. chlorhydrique et la masse m = 0,20 g de zinc, il
Les seuls systèmes dans l’état initial qui vérifient faut ajouter un assez grand volume de solution
ces proportions sont les systèmes (1) et (3). aqueuse d’hydroxyde de sodium, la quantité
3. a. Pour le système (2), la quantité de matière d’acide présent étant importante.
initiale en dioxygène est supérieure à celle Découvrir avec l’expérience
nécessaire : le dioxygène est en excès et le fer
1. b. Schémas des expériences :
limite la transformation.
• Évaluation du pH de la solution aqueuse d’acide
Pour le système 4, la quantité de matière initiale
chlorhydrique :
en dioxygène est inférieure à celle nécessaire donc
le dioxygène limite la transformation. Goutte de solution à tester
b. • Pour le système 2 :
ni (Fe(s) ) 6 ni (O2 (g) ) 6
= 3 = 2 et =2 = 3
3 2
ni (Fe(s) ) ni (O2 (g) )
<
3 2 Soucoupe Papier pH

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Chapitre 7 ● D’une espèce chimique à l’autre : la transformation chimique

La couleur du papier pH En fin de réaction le • Test caractéristique des ions zinc :


indique initialement un pH est supérieur à 1.
pH voisin de 1. Solution aqueuse
d' hydroxyde
de sodium

Solution à tester Précipité


blanc

2. • Expérience utilisant m = 0,20 g de poudre de


zinc.
• Réaction entre une solution aqueuse d’acide a. Les réactifs sont :
chlorhydrique et une masse m = 0,20 g de zinc : – le zinc car il disparait totalement au cours de la
Solution aqueuse
transformation chimique ;
d’acide – les ions hydrogène car le pH augmente au cours
chlorhydrique de la transformation chimique donc les ions
hydrogène sont consommés.
Les produits sont :
– le dihydrogène gazeux car il se forme lors de la
transformation chimique ;
Dégagement Mélange – les ions zinc car ils se forment lors de la
gazeux homogène transformation chimique.
Zinc Zinc b. La réaction chimique entre une solution
aqueuse d’acide chlorhydrique et le zinc s’écrit :
• Réaction entre une solution aqueuse d’acide
Zinc + Ions hydrogène → Ions zinc + Dihydrogène
chlorhydrique et une masse m = 2,0 g de zinc :
L’équation ajustée de la réaction chimique est :
Solution aqueuse
d’acide Zn(s) + 2 H+ (aq) → Zn2+ (aq) + H2 (g)
chlorhydrique
c. Le zinc est le réactif limitant car il est
entièrement consommé.
d. Les ions chlorure sont présents dans la solution
aqueuse d’acide chlorhydrique à l’état initial. Ils
sont toujours présents à l’état final, ils ne
Dégagement Mélange participent pas à la transformation, ils sont
gazeux hétérogène
spectateurs.
Zinc Zinc Zinc

• Test caractéristique du dihydrogène : • Expérience utilisant m = 2,0 g de poudre de


zinc.
a. Les réactifs sont :
– le zinc car une partie disparait au cours de la
transformation chimique ;
Dihydrogène – les ions hydrogène car le pH augmente au cours
de la transformation chimique donc les ions
Solution aqueuse hydrogène sont consommés.
Dégagement d'acide chlorhydrique Les produits sont :
gazeux
Zinc – le dihydrogène gazeux car il se forme lors de la
transformation chimique ;
• Test caractéristique des ions chlorure : – les ions zinc car ils se forment lors de la
transformation chimique.
b. Réaction chimique entre une solution aqueuse
Solution aqueuse
de nitrate d'argent d’acide chlorhydrique et le zinc :
Zinc + Ions hydrogène → Ions zinc + Dihydrogène
L’équation ajustée de la réaction chimique est :
Précipité
Zn(s) + 2 H+ (aq) → Zn2+ (aq) + H2 (g)
Solution à tester
blanc c. Les ions hydrogène forment le réactif limitant
car il reste du zinc à la fin de la transformation
chimique.

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Chapitre 7 ● D’une espèce chimique à l’autre : la transformation chimique

d. Les ions chlorure sont présents dans la solution 5. a. b.


aqueuse d’acide chlorhydrique à l’état initial. Ils Δϴ = f(V)
sont toujours présents à l’état final, ils ne 1,2
participent pas à la transformation, ils sont
spectateurs. 1

Retenir l’essentiel
On peut identifier le réactif limitant et une espèce 0,8

Δθ (en °C)
spectatrice en comparant les espèces chimiques
présentes dans l’état initial et dans l’état final. 0,6
Un réactif limitant participe à la transformation
chimique, il est entièrement consommé : il n’est 0,4
pas présent dans l’état final.
Une espèce chimique spectatrice ne participe pas Zone 1 Zone 2
0,2
à la transformation chimique, sa quantité de
matière n’évolue pas entre l’état initial et l’état
0
final. 0 5 10 15
V (en mL)
❺Suivre un transfert thermique
6. Dans la zone 1, le réactif limitant est l’ion
Activité expérimentale
hydroxyde car après chaque ajout, la température
Matériel augmente. Dans la zone 2, le réactif limitant est
l’ion hydrogène car la température ne varie pas
● Erlenmeyer 250 mL
après chaque ajout d’ions hydroxyde, donc la
● Agitateur magnétique avec barreau aimanté
transformation chimique est stoppée.
● Thermomètre
● Éprouvette graduée 100 mL Retenir l’essentiel
● Pipettes graduées 10,0 mL et 20,0 mL ● Lors d’une transformation chimique entre un
● Solution aqueuse d’acide chlorhydrique de acide et une base, la température augmente : le
concentration molaire C = 1,0 mol·L–1 système chimique libère de l’énergie thermique,
● Solution aqueuse d’hydroxyde de sodium de la transformation est exothermique.
concentration molaire C = 1,0 mol·L–1 ● La température varie d’autant plus que la
masse de réactif limitant ayant réagi est grande.
1. L’équation ajustée de la réaction chimique
est :
H+ (aq) + HO– (aq) → H2 O(l) Exercices
2. Résultats expérimentaux : θi = 21,5 °C
Volume V
0,0 2,5 5,0 7,5
(en mL) Les incontournables
Température ϴ
21,5 21,9 22,1 22,4
(en °C) 11 a. Les réactifs sont les ions calcium Ca2+(aq) et
les ions oxalate C2O42–(aq).
Volume V Le produit est l’oxalate de calcium CaC2O4 (s).
10 12,5 15
(en mL)
Les espèces spectatrices sont les ions sulfate
Température ϴ
22,5 22,5 22,5 SO42–(aq) et les ions ammonium NH4+(aq).
(en °C)
b. ion calcium + ion oxalate → oxalate de calcium
3. Lors de la transformation chimique, la
c. Ca2+ (aq) + C2 O4 2– → CaC2 O4 (s)
température augmente. La transformation (aq)
chimique est donc exothermique.
4. 12 a. 2 Cu(s) + O2(g) → 2 CuO(s)
Volume V (en mL) 0,0 2,5 5,0 7,5 b. 2 C8 H18 (l) + 25 O2 (g) → 16 CO2 (g) + 18 H2 O(g)
Variation de
c. Fe2+ (aq) + 2 HO- (aq) → Fe(OH)2 (s)
température 0,0 0,4 0,6 0,9
Δϴ = ϴ – ϴi (en °C) d. 2 I– (aq) + S2 O8 2– → I2 (aq) + 2 SO4 2– (aq)
(aq)

Volume V (en mL) 10 12,5 15 13 a. 2 C12H26 (l) + 37 O2 (g) → 24 CO2 (g) + 26 H2O(g).
Variation de
température 1,0 1,0 1,0 b. Correctement ajustée
Δϴ = ϴ – ϴi (en °C) c. AgNO3 (s) → Ag+ (aq) + NO3 – (aq)
d. Fe2+ (aq) + 6 CN– (aq) → Fe(CN)6 4– (aq)

34
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 7 ● D’une espèce chimique à l’autre : la transformation chimique

14 La solution est homogène à l’état final, il blanc apparaît. Au cours de cette transformation,
ne reste donc plus de cuivre solide. Le pH la température augmente.
étant inférieur à 7 à l’état final, il reste toujours
des ions hydrogène. Le réactif limitant est donc Donnée
le cuivre solide Cu(s). Une solution aqueuse d’hydroxyde de sodium
permet de tester la présence d’ions zinc. Si un
16 Le réactif limitant est le dioxygène O2 (g) car : précipité blanc apparaît, le test est positif.
ni (O2 (g) ) a. Schématiser le test des ions zinc.
= 1,0 × 10–2 mol
1 b. Identifier les réactifs et les produits.
ni (NO(g) ) c. Écrire l’équation ajustée de la réaction.
et = 2,5 × 10–2 mol d. Identifier le réactif limitant.
2
ni (O2 (g) ) ni (NO(g) ) e. Indiquer le caractère endothermique ou
Donc < exothermique de cette transformation.
1 2
Réponses aux questions
17 Le réactif limitant est celui qui est entièrement
consommé. Ici on remarque qu’il reste du a.
dioxygène à l’état final mais qu’il ne reste plus Solution aqueuse
d’alanine. Le réactif limitant est donc l’alanine d' hydroxyde
de sodium
C3H7O2N(aq).

Solution à tester Précipité


18 La transformation chimique est blanc
exothermique donc la température augmente
au cours de la transformation.

b. Les réactifs sont le métal zinc Zn(s) et les ions


S’entrainer cuivre II Cu2+ (aq) . Les produits sont le cuivre solide
Cu(s) et les ions zinc Zn2+ (aq) .
23 Scène de crime c. Zn(s) + Cu2+ (aq) → Zn2+ (aq) + Cu(s) .
a. D’après la loi de conservation des éléments d. La solution est entièrement décolorée à la fin de
chimiques, les produits ne peuvent pas contenir la transformation. Les ions cuivre II responsables
d’éléments chimiques qui ne sont pas présents de la couleur bleue ont donc été entièrement
dans les réactifs. Ici le réactif est l’eau oxygénée consommés. Le réactif limitant est donc Cu2+ (aq) .
formée des éléments hydrogène et oxygène. Le e. Lors de la transformation chimique la
seul produit qui ne présente pas d’autres température augmente : la transformation libère
éléments dans la liste proposée est l’eau H2 O(l) . de l’énergie thermique, elle est exothermique.
b. 2 H2 O2 (l) → 2 H2 O(l) + O2 (g)
c. C8 H7 N3 O2 (aq) + O2 (l) + 2 HO– (aq) → 27 Influence du réactif limitant

C8 H5 NO4 2– (aq) + 4 H2 O(l) + N2 (g) 1. H+ (aq) + HO– (aq) → H2 O(l)


2. On remarque sur le graphique que la
24 Coquille d’œuf température augmente. La transformation est
donc exothermique.
a. Les produits mis en évidence sont le dioxyde de m
3. a. Cm =
carbone CO2 (g) (test à l’eau de chaux) et les ions V
2+ b. Pour une concentration en masse de soluté
calcium Ca (aq) (test à l’oxalate d’ammonium).
constante, si le volume augmente alors la masse
b. CaCO3 (s) + 2 C2H4O2 (aq) → CO2 (g) + Ca2+(aq) en ion hydroxyde augmente.
+ H2O(l) + 2 C2H3O2–(aq) c. Plus la masse en ions hydroxyde augmente, plus
la température du système augmente.
25 Daniell cell
Traduction de l’énoncé 28 Énergie d’une bougie
En 1836, le chimiste anglais J. Daniell invente la 1. a. Les réactifs sont l’acide stéarique
pile Daniell. Lors d’une transformation chimique, C18 H36 O2 et le dioxygène O2 (g) .
le zinc Zn(s) réagit avec des ions cuivre Cu2+(aq). (s)

À la fin de la transformation, la solution est Les produits sont le dioxyde de carbone CO2 (g) et
incolore. Un dépôt de cuivre rouge est observé sur l’eau H2 O(g) .
le zinc. Quand une solution aqueuse d’hydroxyde Le diazote N2(g) présent dans l’air est spectateur.
de sodium est ajoutée à la solution, un précipité b. C18 H36 O2 + 26 O2 (g) → 18 CO2 (g) + 18 H2 O(g)
(s) .

35
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 7 ● D’une espèce chimique à l’autre : la transformation chimique

c. Le réactif est l’acide stéarique car la 0,026 mol < 0,030 mol : le réactif limitant est le
transformation cesse lorsqu’il est entièrement dioxygène.
consommé. • Système 2 :
2. a. La combustion de l’acide stéarique libère de Pour l’aluminium dont le nombre stœchiométrique
l’énergie thermique donc il s’agit d’une ni ( Al(s) )
transformation exothermique. est 4, on a : = 0,015 mol.
4
b. L’énergie thermique libérée par la combustion Pour le dioxygène dont le nombre stœchiométrique
de l’acide stéarique est égale à 38,0 MJ·kg–1. ni (O2 (g) )
est 3, on a = 0,020 mol.
L’énergie libérée E pour la combustion d’une 3
masse m = 200 g = 0,200 kg d’acide stéarique 0,015 mol < 0,020 mol : le réactif limitant est
est : l’aluminium.
0,200 × 38,0
E= = 7,60 MJ.
1
c. L’augmentation de température est plus Approfondir
importante lorsque la masse d’acide stéarique qui
réagit augmente. 33 Mélange stœchiométrique

29 Réactif limitant a. Zn(s) +S(s) →ZnS(s)


b. mentité = A × mn avec mn = 1,67 × 10–24 g ;
a. N2 (g) +3 H2 (g) → 2 NH3 (g) m N
N= ;n=
mentité 6,02 × 1023
b. • Système 1 :
Pour le diazote dont le nombre stœchiométrique Zinc Soufre
ni ( N2 (g) ) mentité (en g) 1,07 × 10–22 5,34 × 10–23
est 1, on a : = 4,0 mol. N 9,3 × 1022 1,9 × 1023
1
Pour le dihydrogène dont le nombre n (en mol) 1,5 × 10–1 3,2 × 10–1
ni (H2 (g) )
stœchiométrique est 3, on a = 2,0 mol. c. Pour le métal zinc dont le nombre
3 stœchiométrique est 1, on a :
2,0 mol < 4,0 mol : le réactif limitant est le
dihydrogène. ni ( Zn(s) )
= 1,5 × 10–1 mol.
• Système 2 : 1
Pour le soufre dont le nombre stœchiométrique est
Pour le diazote dont le nombre stœchiométrique ni ( S(s) )
ni ( N2 (g) ) 1, on a : = 3,2 × 10–1 mol.
est 1, on a : = 2,0 mol. 1
1 1,5 x 10 < 3,2 x 10-1 mol : le réactif limitant est
-1
Pour le dihydrogène dont le nombre le zinc.
ni (H2 (g) ) 9
stœchiométrique est 3, on a = = 3 mol. d. Si on fixe la quantité de matière de zinc à
3 3 ni = 1,5 × 10–1 mol ce qui correspond à
2,0 mol < 3,0 mol : le réactif limitant est le
m(Zn) = 10 g alors il faut pour être dans les
diazote.
proportions des nombres stœchiométriques que :
c. On doit représenter trois fois plus de
ni(S) = ni(Zn) = 1,5 × 10–1 mol.
dihydrogène que de diazote pour être dans les
On a donc N = 9,0 × 1022 atomes de soufre d’où
proportions stœchiométriques. On a donc par
m = 4,8 g.
exemple la représentation suivante :
Si on fixe la quantité de matière de soufre à
ni(S) = 3,2 × 10–1 mol ce qui correspond à
m(S) = 10 g alors il faut pour être dans les
proportions des nombres stœchiométriques que :
ni(S) = ni(Zn) = 3,2 × 10–1 mol.
On a donc N = 1,9 × 1023 atomes de zinc d’où
m = 20 g.
30 Combustion d’un métal
34 Proportion de O2
a. 4 Al(s) + 3 O2 (g) → 2 Al2 O3 (s)
a. À la fin de la réaction chimique il reste 0,64 L
b. • Système 1 : de gaz sur les 0,80 L d’air présent au départ. On
Pour l’aluminium dont le nombre stœchiométrique a donc consommé 0,16 L de gaz soit 20 % de gaz
ni ( Al(s) ) composant l’air.
est 4, on a : = 0,030 mol.
4
Pour le dioxygène dont le nombre stœchiométrique b. Le pourcentage de gaz consommé correspond à
ni (O2 (g) ) celui du dioxygène de l’air. De plus, le produit de
est 3, on a = 0,026 mol. cette transformation est l’oxyde de mercure HgO(s).
3

36
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 7 ● D’une espèce chimique à l’autre : la transformation chimique

D’après la loi de conservation des éléments 36 Du beurre au savon


chimiques, l’espèce chimique qui réagit avec le
mercure doit contenir uniquement l’élément a. C15 H26 O6 (s) + 3 KOH(aq) → 3 C4 H7 O2 K(s) + C3 H8 O3 (l)
oxygène. On a donc bien le dioxygène O2 (g) qui a b. La potasse étant introduite en excès c’est donc
réagi. la butyrine qui est le réactif limitant.
c. 2 Hg(l) + O2 (g) → 2 HgO(s) c. La butyrine est présente à 35 % en masse dans
le beurre. On utilise une masse de 20 g de beurre.
d. D’après l’équation de la réaction, lorsqu’une 20×35
mole de dioxygène est consommée, il se forme On a donc : mbutyrine = = 7,0 g.
100
deux moles d’oxyde de mercure. Il y a 7,0 g de butyrine dans les 20 g de beurre.
Le système n’évoluant plus, le dioxygène est le m
réactif limitant. La quantité de matière D’où Nbutyrine = = 1,4 × 1022 molécules
mbutyrine
consommée de dioxygène est : N
0,16 et n = = 0,023 mol
n(O2) = = 6,7 × 10–3 mol. 6,02 × 1023
24 d. D’après les nombres stœchiométriques de
La quantité de matière d’oxyde de mercure formé nth nRL
2,8
l’équation ajustée : =
3 1
est n(HgO) = = 1,3 × 10–2 mol.
216,6 e. nth = 3 × nRL et nexp = 0,85 × nth
On a n(HgO) = 2 × n(O2) ce qui est conforme à d’où nexp = 0,85 × 3 × nRL = 0,059 mol
l’ajustement de l’équation de la réaction.
N = n × 6,02 × 1023 = 3,6 × 1022 molécules
m = N × msavon = 7,6 g.
La masse de savon réellement formée est de
7,6 g.

37
© Éditions Hatier, 2019.
Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

❽ Synthèse d’une espèce chimique


naturelle
Activité – en C, l’éthanoate de benzyle pur car il s’agit de
l’espèce que l’on souhaite synthétiser. Ce dépôt
permet de vérifier que l’espèce synthétisée est
❶ Synthétiser une espèce chimique celle attendue par comparaison.
présente dans la nature – en D, l’alcool benzylique car c’est un des
Activité expérimentale réactifs de la synthèse. Ce dépôt permet de
détecter des traces de réactifs dans la phase
Matériel
organique recueillie si celle-ci est un mélange.
● Ballon de 250 mL
● Chauffe-ballon sur support élévateur 7. Couvercle
● Réfrigérant à boules
● Pipette graduée de 20 mL avec propipette
● Éprouvette graduée de 50 mL
● Ampoule à décanter
Front
● Entonnoir avec papier filtre Cuve à de solvant
● Erlenmeyers avec bouchons chromatographie
● Acide éthanoïque
● Alcool benzylique pur
● Solution aqueuse d’acide sulfurique concentré
● Solution aqueuse saturée de chlorure de Plaque à
sodium chromatographie
● Sulfate de magnésium anhydre
● Pierre ponce Ligne
de dépôt
Découvrir avec l’expérience
1. Pour prélever les espèces chimiques
A B C D
nécessaires à la synthèse, il faut porter une
blouse, des gants et des lunettes de sécurité, Éluant
avoir les cheveux attachés et manipuler loin d’une
source de chaleur sous une hotte. 9.
3. ① Support élévateur - ② Chauffe ballon - ③
Mélange réactionnel - ④ Sortie d’eau - ⑤
Réfrigérant à boules - ⑥ Entrée d’eau - ⑦ Ballon.
4. a. On chauffe le mélange réactionnel pour
augmenter la température et accélérer la
transformation chimique.
b. Il s’agit d’un chauffage à reflux car les vapeurs
sont liquéfiées au contact du réfrigérant à boules
et les espèces chimiques retournent dans le A B C D
mélange réactionnel.
5. L’espèce chimique synthétisée est identifiée L’espèce chimique synthétisée n’est pas pure,
pour vérifier qu’elle est bien celle attendue. c’est un mélange d’éthanoate de benzyle et
6. Lors de la chromatographie sur couche mince, d’alcool benzylique. Ces deux espèces sont
il faut déposer : également présentes dans l’huile essentielle de
– en A, l’huile essentielle de jasmin car ce mélange jasmin.
naturel contient l’espèce chimique que l’on
souhaite synthétiser. Ainsi il sera possible de Retenir l’essentiel
comparer l’espèce chimique présente dans la ● Un chauffage à reflux permet d’augmenter la
nature et l’espèce chimique synthétisée. température, d’accélérer la transformation
– en B, la phase organique recueillie qui contient chimique et d’éviter les pertes de matière.
l’espèce chimique synthétisée afin de vérifier sa
nature et sa pureté.
38
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 8 ● Synthèse d’une espèce chimique naturelle

● Une espèce chimique synthétisée peut être étapes pour obtenir la quinotoxine à partir de
identifiée par chromatographie sur couche mince molécules synthétiques.
par comparaison avec l’espèce pure.
a. Chercher la définition d’une espèce chimique
● L’espèce chimique synthétisée est identique à
artificielle.
celle présente dans la nature.
b. Pourquoi peut-on affirmer que la synthèse de la
quinine nécessite plusieurs transformations
Exercices chimiques ?
c. Montrer que la recherche scientifique nécessite
une collaboration internationale.
Les incontournables Réponses aux questions
a. Une espèce chimique artificielle est une espèce
6 1. a. ballon – support élévateur – chauffe ballon chimique qui n’existe pas dans la nature.
– réfrigérant à boules.
b. La quinine est synthétisée à partir de
b. Un chauffage à reflux permet d’augmenter la
quinotoxine, elle-même obtenue après plusieurs
température, d’accélérer la transformation
transformations.
chimique et d’éviter les pertes de matière.
c. La synthèse de la quinine a été permise grâce
2. La phase organique synthétisée est un mélange
aux travaux de plusieurs scientifiques de
de deux espèces chimiques, du linalol et de
nationalités différentes.
l’éthanoate de linalyle. Elle est identique à l’huile
essentielle de lavande.
12 Conditions de chauffage
a. Les techniques de chauffage (bain marie ou
S’entraîner chauffe ballon) et les types de réfrigérants (à air
ou à eau) sont différents.
10 Durée de la synthèse du benzaldéhyde
b. Il faut utiliser le montage du chauffage à reflux
a. On observe deux taches car le réactif n’est pas avec réfrigérant à eau. En effet, le montage du
entièrement consommé (tache alignée chauffage avec réfrigérant à air comporte un bain
horizontalement avec celle du dépôt B) et le marie qui ne permet pas de chauffer au-delà de
produit est en partie formé (tache alignée 100°C, car il s’agit de la température d’ébullition
horizontalement avec celle du dépôt A). de l’eau.
b. Pour le dépôt F (t = 30 min), on observe une c. La synthèse par chauffage par micro-ondes est
seule tache qui correspond au produit. La synthèse plus rapide.
est donc achevée lorsqu’on réalise ce dépôt alors
qu’elle ne l’était pas quand on a réalisé le dépôt E 13 Synthèse d’une cétone
(t = 20 min). La durée de la synthèse est donc a. Il faut porter une blouse, des gants et des
comprise entre 20 min et 30 min. lunettes, avoir les cheveux attachés et manipuler
loin d’une source de chaleur sous une hotte.
15 Synthesis of the quinine
b. Le mélange eau-glace permet de refroidir le
Traduction de l’énoncé mélange réactionnel.
En 1820, la quinine est extraite du quinquina par
c. Il est nécessaire de refroidir le mélange
les chimistes français J. Pelletier et J. Caventou.
réactionnel ce qui montre que la transformation
C’est alors le seul remède connu contre le
chimique libère de l’énergie. Cette transformation
paludisme. En 1853, le chimiste français Louis
chimique est donc exothermique.
Pasteur utilise la quinine pour synthétiser une
nouvelle molécule, la quinotoxine. En 1856, le d. Les réactifs sont le butan-2-ol et l’eau de Javel.
chimiste anglais W. H. Perkin tente de synthétiser e. L’équation de la synthèse est correctement
la quinine. Il ne réussit pas et découvre par hasard ajustée car elle vérifie la conservation des
la mauveine, qui sera être utilisée comme premier éléments chimiques et la conservation de la
colorant artificiel. La quinotoxine est ensuite charge électrique globale.
utilisée comme réactif pour synthétiser la quinine f. On peut mesurer la température d’ébullition ou
en suivant un protocole en trois étapes, proposé calculer la masse volumique.
par les chimistes allemands P. Rabe et K. Kindler.
En 1944, les chercheurs américains R. Woodward
et W. Doering proposent une synthèse en dix-sept

39
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 8 ● Synthèse d’une espèce chimique naturelle

Approfondir

16 Étude quantitative d’une synthèse


a. CH2O2 + C2H6O  C3H6O2 + H2O
b. Les quantités de matière des réactifs sont
égales dans l’état initial et les nombres
stœchiométriques sont égaux à 1, on a donc :
ni(CH2O2) = ni(C2H6O). Le mélange est
stœchiométrique, les deux réactifs sont limitants.
c. La quantité de matière d’acide méthanoïque qui
a réagi est égale à 1,2 – 0,40 = 0,80 mol ; celle
de produit formé est égale à 0,80 mol. Ces
quantités sont égales.
0,40
d. P(acide méthanoique) = 100 × soit 33 %.
1,2
e. Rendement = 100 – 33 soit 67 %
f. Athermique se dit d’une transformation qui ne
connaît aucun échange thermique (il n’y a ni
absorption ni libération d’énergie thermique).

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© Éditions Hatier, 2019.
Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

❾ D’un élément à l’autre :


la transformation nucléaire
Activités résultats sont alors attribués à leurs collègues
masculins. Par conséquent, peu de femmes
reçoivent des prix scientifiques, tels le prix Nobel.
❶ Voyage au cœur du noyau : les isotopes
Activité documentaire Remarques
Cette question peut introduire un autre travail de
Découvrir avec les documents recherche pour les élèves sur les femmes
1. Les noyaux des isotopes de l’élément scientifiques (création d’affiches ou de podcast).
hydrogène ont le même numéro atomique (Z = 1) Il est possible également d’orienter les élèves vers
mais n’ont pas le même nombre de masse A. Ils la BD en deux tomes « Culottées – Des femmes
ont donc le même nombre de protons mais des qui ne font que ce qu’elles veulent » de Pénélope
nombres de neutrons différents. Bagieu (éditions Gallimard, 2016 et 2017).
2. a. D’après le schéma du doc. 2, l’azote 14
contient 7 protons et 7 neutrons. Son numéro 2. Une fission nucléaire est la transformation d’un
atomique est donc Z = 7, et le nombre de masse noyau lourd, bombardé avec des neutrons, en
est A = 7 + 7 = 14. L’écriture conventionnelle du noyaux plus légers avec libération de neutrons et
noyau d’azote 14 est 147N. d’une grande quantité d’énergie.
Le carbone 14 contient 6 protons et 8 neutrons. 3. D’après le dictionnaire Larousse : « Relatif au
Son numéro atomique est donc Z = 6, et le nombre noyau de l'atome et à l'énergie qui en est issue
de masse est A = 6 + 8 = 14. L’écriture ainsi qu'aux techniques qui utilisent cette
conventionnelle du noyau de carbone 14 est 146C. énergie. »
Le carbone 12, le carbone 13 et le carbone 14 ont 4. a. Lors d’une transformation nucléaire, les
le même nom donc appartiennent au même nucléons de noyaux ou de particules libres se
élément chimique et ont le même numéro réarrangent pour former de nouveaux noyaux
atomique Z. Seul le nombre de masse A, indiqué atomiques ou particules libres. La fission met en
dans leur nom, change. Ainsi les écritures jeu les noyaux des atomes donc c’est une
conventionnelles des noyaux de carbone 12 et de transformation nucléaire.
carbone 13 sont respectivement 126C et 136C. b. • Équation de l’absorption d’un neutron :
b. Les isotopes sont le carbone 12, le carbone 13 Conservation du nombre de nucléons :
et le carbone 14, tous trois isotopes du carbone. 235 + 1 = 236
3. Lors d’une transformation chimique, les Conservation de la charge électrique : 92 + 0 = 92
éléments chimiques sont conservés. Ici, les • Équation de la fission de l’uranium 236 :
éléments chimiques sont différents donc ce n’est Conservation du nombre de nucléons :
pas une transformation chimique. 236 = 92 + 141 + 3 × 1
4. La datation au carbone 14 est possible pour des Conservation de la charge électrique :
matériaux issus de matière vivante qui assimilent 92 = 36 + 56 + 3 × 0
du carbone. L’épave est en bois, il est donc 5. La fission de l’uranium forme 3 neutrons qui
possible de la dater au carbone 14. peuvent entrer en collision avec d’autres noyaux
d’uranium et provoquer leur fission, libérant
Retenir l’essentiel
chacune 3 neutrons qui peuvent de nouveau
Des isotopes ont des numéros atomiques Z réagir.
identiques mais des nombres de masse A
différents. Ils ont le même nombre de protons 6. L’uranium 235 et l’uranium 236 ont le même
mais des nombres de neutrons différents. numéro atomique Z mais des nombres de masse
A différents, ce sont donc des isotopes de
l’uranium.
❷ Lise Meitner et la découverte de la fission
nucléaire Retenir l’essentiel
Activité documentaire ● Une transformation nucléaire est une
transformation au cours de laquelle les nucléons
Découvrir avec les documents de noyaux atomiques ou de particules libres se
1. L’effet Matilda consiste à nier ou à minimiser réarrangent pour former de nouveaux noyaux
de façon récurrente la contribution des femmes atomiques ou particules libres.
scientifiques à des travaux de recherche, dont les

41
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 9 ● D’un élément à l’autre : la transformation nucléaire

C’est le cas lors de la fission nucléaire où un noyau Par an, la perte de masse est donc
atomique lourd est fragmenté en noyaux plus 4,3 × 109 × 365,25 × 24 × 3600 = 1,4 × 1017 kg.
légers. b. La perte de masse depuis la naissance du Soleil
● L’équation d’une transformation nucléaire est est Δm = 1,4 × 1017 × 4,57 × 109 = 6,4 × 1026 kg.
reconnaissable car elle fait apparaître les écritures Le pourcentage de la perte de masse du Soleil
conventionnelles de noyaux et particules libres depuis sa naissance est donc
sous la forme AZX . De plus les noyaux sont ∆m 6,4 × 1026
× 100 = × 100 = 0,032 %.
modifiés. mSoleil 1,99 × 1030

❸ Panorama des centrales thermiques Retenir l’essentiel


Activité documentaire ● La fusion nucléaire se produit au cœur du Soleil.
Remarque ● L’énergie libérée par la fusion qui est une
transformation exothermique est à l’origine de
Cette activité peut faire l’objet d’une préparation
l’énergie émise par rayonnement par le Soleil.
en amont ou en aval de la séquence à moyen
terme, en collaboration avec le CDI ou un
professeur d’arts plastiques.
La production d’une affiche oblige les élèves à
Exercices
synthétiser les informations, à éviter les phrases
longues et préparer un oral différent de la trace
Les incontournables
écrite.

Quelques ressources 12 Un noyau contenant 80 nucléons et


• Électricité de France (EDF) 47 neutrons possède 80 – 47 = 33 protons donc
https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces- son numéro atomique est Z = 33. C’est donc un
dedies/jeunes-enseignants/tout-sur-l- isotope de l’arsenic 75 75
33As. Il s’agit de l’arsenic
energie/produire-de-l-electricite 80 dont l’écriture conventionnelle est 80
33As.
• Commissariat à l'énergie atomique et aux
énergies alternatives (CEA) 13 D’après le tableau périodique, le numéro
http://www.cea.fr/comprendre/Pages/energie- atomique du francium est Z = 87. Le nom de
nucleaire.aspx l’isotope donne le nombre de masse A donc les
écritures conventionnelles des noyaux du francium
Les équations attendues sont celle de la fission, 199 et du francium 223 sont respectivement 19987Fr
de la combustion complète du carbone (doc. 2), et 223
87 Fr .
de la vaporisation et de la liquéfaction de l’eau.
15 Dans le Soleil, la fusion nucléaire est une
❹ La fusion nucléaire au cœur du Soleil transformation nucléaire. Sur Terre, la fusion de
Activité documentaire l’eau est une transformation physique.

Découvrir avec les documents 18 Fusion nucléaire : a et c. Fission nucléaire : b.


1. Le noyau d’hydrogène a pour écriture
conventionnelle 11H donc il contient un proton et
1 – 1 = 0 neutron, c’est donc un proton. S’entrainer
2. D’après l’équation de la fusion, les noyaux
atomiques sont modifiés et il y a formation d’une 23 Californium
particule libre. D’après la définition, une Traduction de l’énoncé
transformation nucléaire est une transformation Le californium est un élément chimique de
au cours de laquelle les nucléons de noyaux symbole Cf et de numéro atomique 98. Il tient son
atomiques ou des particules libres se réarrangent nom de l’université et de l’état de Californie où il a
pour former de nouveaux noyaux atomiques ou été synthétisé pour la première fois en 1950. Pour
particules libres, la fusion est donc une produire le californium 246, une cible de curium
transformation nucléaire. 242 est bombardée par des particules alpha 42He.
3. La fusion libère de l’énergie, c’est donc une Ce noyau atomique se désintègre en émettant un
transformation exothermique. neutron et un autre noyau.
4. a . Chaque seconde 620 millions de tonnes a. Identifier la nature de ces transformations.
d’hydrogène sont transformées en 615,7 millions b. Comparer les deux noyaux créés durant cette
de tonnes d’hélium soit une perte de 4,3 millions transformation.
de tonnes, c’est-à-dire 4,3 × 109 kg.

42
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 9 ● D’un élément à l’autre : la transformation nucléaire

Réponses aux questions


Approfondir
a. Ce sont des transformations nucléaires car les
noyaux atomiques sont modifiés.
28 Défaut de masse et énergie
b. Le noyau se désintègre en émettant un neutron.
Ainsi, les deux noyaux ont le même numéro a.
atomique, donc ce sont des isotopes. Δm = m( 137 97 1 235 1
53I) + m( 39Y) + 2 × m( 0n) – m( 92U) – m( 0n)
Δm = (2,27 + 1,61 + 2 × 1,67 × 10 –2
24 Radium
– 3,90 – 1,67 × 10–2) × 10–25 = –3,3 × 10–28 kg.
a. Les noyaux atomiques sont modifiés, c’est donc Δm < 0 donc il y a bien une perte de masse.
une transformation nucléaire. b. E = Δm × c2 = –3,3 × 10–28 × (3,00 × 108)2
b. Les noyaux de radium 224 et 228 sont des E = –3,0 × 10–11 J. L’énergie est négative donc
isotopes. libérée donc la transformation est exothermique.
25 Combustible du sous-marin « Le terrible » 29 Fusion au laser Méga Joule
1. Un noyau lourd bombardé par un neutron est a. Il faut un noyau d’hydrogène 2 pour un noyau
fragmenté en noyaux plus légers, c’est donc une
d’hydrogène 3. Ainsi, il faut 3,34 × 10–27 kg de 21H
fission nucléaire.
pour 5,01 × 10–27 kg de 31H.
2. Conservation du nombre de nucléons :
235 + 1 = 236 et 94 + 140 + 2 × 1 = 236 Pour 0,40 mg = 0,40 × 10–6 kg de 21H, il faut une
Conservation de la charge électrique : 92 + 0 = 92 masse m de 31H égale à :
et 38 + 54 + 2 × 0 = 92 0,40 × 10–6 × 5,01 × 10–27
m= = 6,0 × 10–7 kg soit
3. a. Cette transformation libère de l’énergie, elle 3,34 × 10–27
est exothermique. m = 0,60 mg de 31H.
b. L’énergie libérée en 1 seconde est
E’’ = P × Δt = 150 × 106 × 1 = 150 × 106 J. b. Si 3,34 × 10–27kg de 21H libèrent 2,53 × 10–12J
Or la fission d’un noyau d’uranium produit par Alors 0,40 mg = 4,0 × 10–7 kg libèrent une énergie
seconde est 2,99 × 10–11 J. E’ égale à :
Donc le nombre de noyaux d’uranium est 4,0 × 10–7 × 2,53 × 10–12
150 × 106 E’ = = 3,0 × 108 J
N= ≈ 5,5 × 10 .
18 3,34 × 10–27
2,91 × 10-11 E’ = 3,0 × 102 MJ.
3,0 × 102
c. ≈ 1,7 × 102
1,8
L’énergie libérée est environ 170 fois plus grande
que celle nécessaire pour le déclenchement de la
fission, donc c’est très rentable.

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Thème 2 ● Mouvement et interactions

❿ Décrire un mouvement
Activités On mesure M5M6 = 1,6 cm, soit en valeur réelle
compte-tenu de l’échelle : M5M6 = 3,2 m
M5M6 3,2
❶ Mouvement d’un drone v5 = = = 8,0 m·s–1
∆t 0,40
Activité documentaire -Diagnostique On représente les vecteurs vitesse avec l’échelle :
1,0 cm pour 2,0 m·s–1
Réviser avec les documents La norme du vecteur �v��2⃗ est donc de 2,75 cm ;
1. a. Dans le référentiel terrestre, les points A et C celle du vecteur �v��5⃗est de 4 cm.
ont un mouvement de translation lors de la phase Voir chronophotographie page 47.
de décollage vertical et la phase de déplacement c. Les vecteurs vitesse �v��2⃗ et v���5⃗ ont la même
horizontal. direction (horizontale), le même sens (celui du
b. Si l’on réduit le drone à l’un des points A ou C, mouvement) et des normes différentes (v2 < v5). Le
on perd les informations sur le mouvement de mouvement est rectiligne accéléré.
rotation des hélices telles que leur valeur de
vitesse de rotation. Retenir l’essentiel
● Pour représenter un vecteur vitesse, il faut
2. a D’après le doc. 1, lors de la première phase,
connaitre :
la trajectoire du point A est une droite verticale
- sa direction : celle du segment [MM’] ;
jusqu’à l’altitude de 9 m (doc. 2). Lors de la
- son sens : celui du mouvement ;
deuxième phase, la trajectoire est une droite
- sa norme : proportionnelle à la valeur de
horizontale à l’altitude de 9 m (doc. 2).
la vitesse au point M compte-tenu de
b. La valeur de la vitesse du point A augmente lors
l’échelle choisie.
de la phase ① puis est constante lors de la phase
②.
● Au cours d’un mouvement rectiligne non
uniforme, le vecteur vitesse garde la même
c. Dans le référentiel terrestre, le mouvement du
direction, le même sens et sa norme varie.
point A est donc rectiligne accéléré lors de la
phase ① puis rectiligne uniforme lors de la phase
②. ❸ Étudier le mouvement de chute d’un
3. Dans le référentiel lié à la caméra, le point A est corps
immobile. Activité expérimentale
4. D’après les deux questions précédentes, la
description du mouvement du point A dépend du PARTIE A
référentiel choisi.
Matériel
Réactiver ses connaissances • Balle
Pour décrire un mouvement, il faut indiquer : • Caméra
- le point du système choisi ; • Ordinateur avec le logiciel d’exploitation vidéo
- le référentiel ; • Règle étalon de mesure
- la trajectoire du point ;
- l’évolution de la valeur de la vitesse du Découvrir avec l’expérience
point. 1. On peut émettre l’hypothèse que le mouvement
du centre de la balle, dans le référentiel terrestre,
est rectiligne (vertical) et accéléré.
❷ À trottinette
Activité documentaire 2. Mise en œuvre : réalisation d’une vidéo ou
utilisation d’un simulateur (Newton Seconde →
Découvrir avec les documents hatier-clic.fr/pc2162)
a. Les positions successives du point M sont 3. L’exemple de chronophotographie obtenue à
alignées donc la trajectoire est une droite. La l’aide du simulateur et la représentation après
distance parcourue par le point M pendant des impression des vecteurs vitesse pour trois
durées égales augmente donc la valeur de la positions différentes, M3, M6 et M9, est présenté
vitesse du point M augmente. Le mouvement du page 47.
point M par rapport au référentiel terrestre est Les positions sont déterminées grâce au pointeur
donc rectiligne accéléré. et ∆t = 200 ms :
b. On mesure M2M3 = 1,1 cm, soit en valeur V3 = 4,85 m·s–1
réelle compte-tenu de l’échelle : M2M3 = 2,2 m. V6 = 10,8 m·s–1
M2M3 2,2 V9 = 16,35 m·s–1
v2 = = = 5,5 m·s–1 Échelle : 1,0 cm pour 4,0 m·s–1
∆t 0,40

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Chapitre 10 ● Décrire un mouvement

4. a. La trajectoire est une droite ; les distances b. v1 < v2 < v3 donc le mouvement est rectiligne
entre les positions successives à intervalles de accéléré.
temps égaux augmentent donc la valeur de la
vitesse augmente. Le mouvement est rectiligne
accéléré. S’entraîner
b. Les vecteurs vitesse ont la même direction
(verticale), le même sens (vers le bas) et des 19 Palet de hockey
normes différentes (v3 < v6 < v9).
a. Système étudié : le centre M du palet de
hockey.
PARTIE B
Référentiel : terrestre
Utiliser un langage de programmation b. La trajectoire du point M est une droite.
1. M1 M7 7,1 × 50 × 10–2
c. vmoyenne = = = 20 m·s–1
5 x=np.array([10, 10, 10, 10, 10, 10, 10]) 6 × ∆t 6 × 30 × 10–3
6 y=np.array([20, 19.56, 18.24, 16.04, 12.96, 1,2 × 50 × 10-2
9.03, 4.25]) d. v1 = v6 = = 20 m·s–1
30 × 10-3
Avec l’échelle 1,0 cm pour 10 m·s–1, la norme
2. a. des vecteurs est 2,0 cm.
15 N=7
16 dt=0.3 Voir chronophotographie page 48.
e. Le mouvement du point M est rectiligne
b. 3e itération (k = 2) : uniforme dans le référentiel terrestre.
Vy=([y[3]–y[2])/dt
Le vecteur ���⃗est
v3 tracé. 20 En moto
c. Encadré 1: (k+1)e itération :
Vy=(y[k+1]–y[k])/dt 1. Système étudié : un point G de l’assise d’une
Encadré 2: (k+1)e itération : moto
plt.quiver(x[k], y[k], 0, Vy) Référentiel : terrestre.
3. a 2. Le mouvement du système est rectiligne
18 Vy=(y[k+1]–y[k])/dt accéléré dans le référentiel terrestre.
G1 G6 7,3 × 14/2,6
23 plt.quiver(x[k], y[k], 0, Vy,
3. a. vmoyenne = = = 9,8 m·s–1
5 × ∆t 5 × 0,800
color=”red”, b. Avec l’échelle 1,0 cm pour 5,0 m·s–1, la norme
scale=1,scale_units=’xy’) du vecteur est 2,0 cm.
b. Les instructions ne peuvent pas être réalisées Voir chronophotagrie page 48.
une Ne fois car il n’y a pas de position N + 1 pour 4.
calculer la valeur de la vitesse en position N. G3 G4 1,5 × 14/2,6
v3 = = = 10 m·s–1, la norme du
∆t 0,800
vecteur est 2,0 cm.
G5 G6 2,6 × 14/2,6
Exercices v5 =
∆t
=
0,800
= 18 m·s–1, la norme du
vecteur est 3,6 cm.
Voir chronophotagrie page 48.
Les incontournables
21 Lob au tennis
11 La trajectoire de Mars dans le référentiel
héliocentrique (a) est un cercle alors qu’elle forme a. Entre les positions 1 et 10, la trajectoire du
une courbe dans le référentiel géocentrique (b). Le centre de la balle est curviligne et les distances
mouvement de Mars est donc différent dans ces entre les positions successives prises à intervalles
deux référentiels. Cela illustre donc le fait qu’un de temps égaux diminuent : le mouvement du
mouvement dépend du référentiel choisi : c’est un centre de la balle est curviligne décéléré.
exemple de relativité du mouvement. Entre les positions 10 et 18, la trajectoire du
centre de la balle est curviligne et les distances
entre les positions successives prises à intervalles
13 a. Référentiel lié au centre de la roue.
de temps égaux augmentent : le mouvement du
b. Référentiel terrestre
centre de la balle est curviligne accéléré.
0,8 × 0,9
15 a. Les trois vecteurs ont la même direction b. v1 = = 7,2 m·s–1; avec l’échelle
100 × 10–3
(horizontale) et le même sens (vers la droite). 1,0 cm pour 3,0 m·s–1, la norme du vecteur est
Leurs normes sont égales à : 2,4 cm.
• v1 = 0,6 m·s–1 0,4 × 0,9
• v2 = 1,1 m·s–1 v6 = = 3,6 m·s–1; avec l’échelle 1,0 cm
100 × 10–3
• v3 = 1,7 m·s–1 pour 3,0 m·s–1, la norme du vecteur est 1,2 cm.

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© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 10 ● Décrire un mouvement

0,3 × 0,9 3. Calculer le temps que met une nacelle pour


v10 = = 2,7 m·s–1 ; avec l’échelle 1,0 cm
100 × 10–3 faire un tour.
pour 3,0 m·s–1, la norme du vecteur est 0,90 cm.
0,5 × 0,9
Réponses aux questions
v13 = –3 = 4,5 m·s–1 ; avec l’échelle 1. a. Le mouvement d’une personne A assise dans
100 × 10
1,0 cm pour 3,0 m·s–1, la norme du vecteur est la nacelle, par rapport à un observateur B au
niveau du sol, est circulaire uniforme.
1,5 cm.
0,8 × 0,9
b. Dans le référentiel de la nacelle, la personne A
v17 = = 7,2 m·s–1; avec l’échelle 1,0 cm est immobile.
100 × 10–3
2. v1 = v9 = 0,6 mph. Avec l’échelle indiquée
pour 3,0 m·s–1, la norme du vecteur est 2,4 cm.
1,0 cm pour 0,30 mph, la norme des vecteurs est
2,0 cm.
8 9 10 11 12
7
6 v10 13 v1
v6 14
5
v13 15
4 1 9
16
A
3 17
2
v1 v9
18
B
1 v17
Échelle : 1,0 cm 3,0 mph
Échelle : 1,0 cm 3,0 m •s–1 3. Pour faire un tour : distance parcourue
P = 2 × π × r à la vitesse v = 0,60 mph.
c. Les vecteurs vitesse changent de direction et d 2 × π × 4,6 × 10–2
leur norme diminue puis augmente : le mouvement ∆t = = = 0,48 h ≈ 29 min.
v 0,60
est bien curviligne décéléré puis accéléré.
27 Un ascenseur à bateaux
23 Décollage d’une fusée
1. On choisit le référentiel R1 car c’est un
a. référentiel terrestre.
6 y=np.array([0,0.75,3,6.75,12,18.8,2 2. a. v3 = v5 = v9 = v11 =
0,80 × 4,0
≈ 0,11 m·s–1
7,36.8,48,60.8, 75,90.8,108]) 30
v3 = 11 cm·s–1.
15 N=13 Avec l’échelle 1,0 cm pour 0,10 m·s–1, la norme
16 dt=0.5 des vecteurs est 1,1 cm.

15 Vy=(y[k+1]-y[k])/dt S12 S11


S10
2 plt.quiver(x[k], y[k], 0, Vy,
v11
v9 S9
1 color="red",scale_units='xy',scale
=1)
S8
b. Mouvement rectiligne accéléré.
S7
C
24 London Eye
v5 S6
Traduction de l’énoncé
London Eye est une grande roue installée à S5
Londres pour les festivités de l’an 2000. La roue, v3
dont le rayon est r = 4,6 × 10–2 miles, tourne à la S4
vitesse de 0,60 mph (miles par heure). S3
1. Décrire le mouvement d’une personne A assise S1 S2
dans une nacelle par rapport à :
a. un observateur B qui est au niveau du sol. Les vecteurs vitesse ont le même sens, la même
b. la nacelle. norme mais des directions différentes.
2. Recopier ou imprimer la chronophotographie et b. Le point S a un mouvement circulaire uniforme.
représenter les vecteurs ���⃗
v1 et ���⃗
v9 sur la 3. Le graphique B correspond au mouvement du
chronophotographie avec l’échelle 1,0 cm pour point S car la valeur de la vitesse est constante :
0,30 mph. v3 = v5 = v9 = v11 = 11 cm·s–1.
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© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 10 ● Décrire un mouvement

Chronophotographies

❷ À trottinette
b. y M2 M3 M4 M5 M6
M1
v2 v5
x

Échelle : 1,0 cm 2,0 m •s–1

❸ Étudier le mouvement de chute d’un corps

v3

v6

v9

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© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 10 ● Décrire un mouvement

19 Palet de hockey
3. b. vmoy
G1 G2 G3 G4 G5 G6

Échelle : 1,0 cm 5,0 m •s–1

4. Sens du mouvement
M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7
v1 v6
Échelle : 1,0 cm 10 m •s–1

20 En moto
4. v3 v5
G1 G2 G3 G4 G5 G6

Échelle : 1,0 cm 5,0 m •s–1

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Thème 2 ● Mouvement et interactions

⓫ Actions et forces
Activités ● Les 3 caractéristiques d’une force sont sa
direction, son sens et sa valeur.

❶ Modéliser une action s’exerçant sur un ❷ Exploiter le principe des actions


système réciproques
Activité documentaire - Diagnostique Activité expérimentale
Réviser avec les documents Matériel
1. Diagramme boule-actions dans le référentiel
• Deux dynamomètres avec support magnétique
terrestre.
Découvrir avec l’expérience
Fil Terre 2. a. • Diagramme D1 - actions dans le référentiel
Boule
terrestre :

2. a. F�⃗1 modélise l’action du fil sur la boule et D2 Terre


D1
�⃗2 celle de la Terre sur la boule.
F
b.
�F⃗1 �⃗2
F
Support magnétique
Celle du fil (ici
Direction Verticale
verticale)
Sens Vers le haut Vers le bas
Bilan des forces :
Valeur 270 N 270 N
– le poids du dynamomètre P �⃗ ;
3. a. Diagramme fil-actions dans le référentiel �⃗D /D ;
– la force exercée par D2 sur D1 F 2 1
terrestre : – la force exercée par le support magnétique
sur D1 F�⃗support magnétique/D .
1
Boule Support
Fil
• Diagramme D2 - actions dans le référentiel
terrestre.
Terre
D1 Terre
D2

b. Bilan des forces :


�⃗Terre/fil = �P⃗ ;
– le poids du fil F
Support magnétique
�⃗boule/fil ;
– la force exercée par la boule sur le fil F
– la force exercée par le support sur le fil
�⃗support/fil .
F Bilan des forces :
c. – le poids du dynamomètre P �⃗ ;
– la force exercée par D1 sur D2 F �⃗D /D ;
1 2
�⃗Boule/fil
F – la force exercée par le support magnétique
sur D2 F�⃗support magnétique/D .
2

b.
Fil
D2
�⃗
F Support/fil
×
�P⃗ D2F
�⃗ D1 �⃗D /D
D1 /D2 F 2 1

c. Les observations expérimentales montrent que


Réactiver ses connaissances la force exercée par D1 sur D2 est de même
● On modélise une action s’exerçant sur un direction, de même valeur mais de sens contraire
système par une force �F⃗ qui possède 3 à la force exercée par D2 sur D1.
caractéristiques et est représentée par un
segment fléché appelé vecteur.

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© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 11 ● Actions et forces

3. a. b. b. Bilan des forces :


Attraction entre �⃗ ;
– le poids de la masse marquée P
Situations Volée
aimants – la force exercée par le dynamomètre sur la masse
�⃗dynamomètre/masse .
F
�⃗balle/raquette
F �⃗aimant 2/aimant 1
F La force dont on mesure la valeur est le poids de
Forces
�⃗raquette/balle �⃗aimant 1/aimant 2
exercées F F la masse marquée �P⃗.
3. a.
Les forces exercées sur chacun des y = 9,5604x
Principe F (en N) F = f(m)
systèmes ont la même direction, la R² = 0,9991
des actions 3,5
même valeur mais des sens
réciproques
contraires.
3
�⃗balle/raquette
F Balle
2,5
×
�⃗raquette/balle
Raquette F
2
Modélisation
des actions 1,5
�⃗aimant 2/aimant 1
F
réciproques
× × 1
�F⃗aimant 1/aimant 2
0,5
m (en kg)
0
c. Ce principe est vérifié aussi bien pour les
0 0,1 0,2 0,3 0,4
actions à distance (cas des aimants) que pour les
actions de contact (cas des dynamomètres et de b. R2 = 0,9991 : la modélisation est correcte donc
la volée). F = 9,56 × m.
mT
4. L’eau expulsée par la lance exerce une force de c. G × = 9,76 N·kg–1.
même direction, de même valeur et de sens R2T
contraire à la force exercée par la lance sur l’eau. Écart relatif = 2 %.
Les pompiers doivent tenir fermement la lance 4.
pour ne pas être propulsés vers l’arrière. Force exercée par Poids
la Terre sur la de la masse marquée
Retenir l’essentiel masse F�⃗Terre/masse �⃗
P
● Quel que soit le référentiel, si un système A
exerce une force F�⃗A/B sur un système B, alors le + +
système B exerce réciproquement et
simultanément une force F �⃗B/A sur le système A.
Ces forces ont la même direction, la même valeur
mais des sens contraires. Elles sont représentées
par des vecteurs tels que : F�⃗A/B = – F
�⃗B/A .
Direction Verticale Direction Verticale

❸ Comparer les caractéristiques de deux Vers le


Vers le centre de la
Sens centre de la Sens
forces Terre.
Terre.
Activité expérimentale - ECE
FTerre/masse = mT
Valeur m×m Valeur P=G× ×m
Matériel G× 2 T R2T
RT

● Masses marquées
Ces forces ont la même direction, le même sens et la
● Dynamomètre
même valeur donc �F⃗Terre/masse = �P⃗
● Tableur ou papier millimétré
5.
Découvrir avec l’expérience
�⃗ de Insight sur Mars
Poids P
1. a. Diagramme Masse marquée - actions dans le
référentiel terrestre : Direction Vers le centre de Mars
Sens Vers le bas
Dynamomètre Terre
Masse m × mM
Valeur �P⃗ = �F⃗Mars/Insight = G × = 1,34 × 103 N
R2M

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Chapitre 11 ● Actions et forces

Retenir l’essentiel 17 a. La gymnaste est soumise à deux


● Les caractéristiques de la force d’interaction forces : son poids P�⃗ et la force exercée
gravitationnelle qui s’exerce entre deux systèmes par le sol sur la gymnaste F �⃗. �F⃗
sont :
�⃗
P �⃗
F
– direction : droite passant par le centre des 2
systèmes ; Direction Verticale Verticale
– sens : vers le centre du système attracteur ; Vers le
×
m ×m Sens Vers le bas
– valeur : FA/B = FB/A = G × A 2 B . haut
d �⃗
P
● Les caractéristiques du poids d’un système m×g
sont : Valeur = 50 × 10 500 N
– direction : verticale du lieu ; = 500 N
– sens : vers le centre de la Terre ;
– valeur : P = m × g. �⃗ sont représentés
�⃗ et F
b. Avec l’échelle, P
par des vecteurs de norme 2,5 cm.
Exercices
S’entrainer �⃗
F C/système

Les incontournables 21 Acrogym


a. Le système est soumis à deux
12
�⃗ et la force
forces : son poids P
�F⃗air/Système �P⃗
exercée par C sur le système
Direction Verticale Verticale �⃗C/système.
F
Sens Vers le haut Vers le bas
b. �P⃗ �F⃗C/système
Valeur 640 N 1 040 N Direction Verticale Verticale
Sens Vers le bas Vers le haut ×
m×g
14 Valeur = 82 × 9,81 80 × 10 N 1

Voiture = 80 × 101 N

× c. Avec l’échelle, �P⃗ et F


�⃗ C/système sont
�⃗
F Remorque �⃗
F représentés par des vecteurs de
voiture/remorque
remorque/voiture
norme 4 cm.

mT × mH 22 Poids sur la Lune


16 a. FH/T = FT/H = G × = 9,0 × 104 N
d2
a. Le poids PLune = m × g est maximum
b. �⃗
P
lorsque g est le plus grand donc
�F⃗H/T �F⃗T/H
P = 1,2 × 10 N.
2

Direction Droite passant Droite passant b. Sur la Terre la combinaison aurait un poids de
par les centres par les centres PTerre = m × g d’où P = 72 × 9,81 donc
du système du système
P = 7,1 × 102 N.
télescope/Terre télescope/Terre
PTerre
= 6,0 donc le poids sur la Lune est 6 fois plus
Sens De la Terre vers le Du télescope vers PLune
télescope le Terre faible que sur Terre.
Valeur 9,0 × 104 N 9,0 × 104 N
23 Ron and Hermione

�⃗T/H sont représentés par


�⃗H /T et F
Avec l’échelle, F Traduction de l’énoncé
des vecteurs de norme 1,0 cm. Dans la saga Harry Potter, écrite par la romancière
anglaise J. K. Rowling, Ron et Hermione sont deux
× × personnages attirés l’un par l’autre.
T �F⃗ �F⃗ H
T/H
H/T
Données
• Échelle : 1,0 cm ↔ 0,50 × 10–6 N
• Masse de Hermione : mH = 55 kg
• Masse de Ron : mR = 70 kg
• Distance entre Hermione et Ron : d = 50 cm

51
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 11 ● Actions et forces

1. a. Calculer la valeur FH/R de la force d’interaction 25 Première mesure de la constante de


gravitationnelle exercée par Hermione sur Ron. gravitation universelle
b. Déduire la valeur FR/H de la force d’interaction
gravitationnelle exercée par Ron sur Hermione. a. Avec l’échelle 1,0 cm ↔ 0,5 × 10–7 N, les
c. Indiquer les caractéristiques de ces deux forces forces sont représentées par des vecteurs de
et les représenter sur un schéma. Le système est norme 3,1 cm.
modélisé par un point.
× ×
2. a. Comparer la valeur FH/R de la force �⃗B/A
F �⃗A/B B
A F
d’interaction gravitationnelle exercée par
Hermione sur Ron et la valeur FT/R de la force mA × mB F × d2
d’interaction gravitationnelle exercée par la Terre b. F = G × 2 c. G =
d mA × mB
sur Ron.
b. Comparer la valeur FR/H de la force d’interaction d. G = 6,76 × 10 –11
N·m ·kg .
2 –2

gravitationnelle exercée par Ron sur Hermione et e. Écart relatif


la valeur FT/H de la force d’interaction |valeur admise – valeur expérimentale|
= × 100
gravitationnelle exercée par la Terre sur Hermione. valeur admise
= 1,3 %.
3. Expliquer pourquoi Hermione et Ron ne sont pas
C’est une mesure très correcte étant donné la
pressés l’un contre l’autre.
précision des outils de mesures de cette époque
Réponses aux questions (1798).
mH × mR
1. a. FH/R = G ×
d2 27 Descente en rappel
55 × 70
soit FH/R = 6,67 × 10 –11
× a. Bilan des forces :
(0,50)2
donc FH/R = 1,0 × 10 N. –6 �⃗ ;
– le poids de l’alpiniste P
b. FR/H = FH/R = 1,0 × 10–6 N. – la force exercée par la corde sur l’alpiniste
c. �F⃗corde/alpiniste .
�⃗H/R
F �⃗R/H
F b. Avec l’échelle
Droite joignant les Droite joignant les 1,0 cm ↔ 128 daN, les �⃗corde/alpiniste
F
centres de Ron et centres de Ron et forces sont représentées
Direction par des vecteurs de norme ×
d’Hermione d’Hermione
(horizontale) (horizontale) 1,28 cm.
�P⃗
Sens Vers Hermione Vers Ron c. Il est soumis à des
forces de même valeur
Valeur 1,0 × 10–6 N 1,0 × 10–6 N Fcorde/alpiniste
donc P = Fcorde/alpiniste = m × g d’où m =
g
En tenant compte de l’échelle, F�⃗ H/R et F
�⃗ R/H sont
soit une masse d’équipement
représentés par des vecteurs de norme 1 cm. Fcorde/alpiniste
méquipement = m – malpiniste = – malpiniste
R H g
× × soit méquipement = 50,5 kg.
�F⃗ �F⃗
H/R R/H
28 Feu tricolore
mT × mR
2. a. FT/R = G × a.
RT 2
5,97 × 1024 × 70 Action mécanique exercée sur
Soit FT/R = 6,67 × 10–11 × Forces
6 2 le feu par :
(6,37 × 10 )
donc FT/R = 6,9 × 10 N 2
�⃗1
F La chaine de gauche
et FT/R = 6,9 × 108 × FH/R.
mT × mE
�F⃗2 La chaine de droite
b. FT/E = G × 2
RT �⃗
P La Terre
5,97 × 1024 × 55
soit FT/E = 6,67 × 10–11 × 2
b.
(6,37 × 106 ) Valeur
donc FT/E = 5,4 × 102 N Forces Direction Sens (échelle :
1,0 cm ↔ 110 N)
et FT/H = 5,4 × 108 × FH/R. Dirigée selon
3. Ils ne sont pas pressés l’un sur l’autre car la la chaine de
Vers le
gauche inclinée
force exercée par la Terre sur Ron ou sur Hermione �⃗1
F haut à F1 = 2,75 × 102 N
de 30°
est beaucoup plus grande que celle qu’ils exercent gauche
par rapport à
l’un sur l’autre. l’horizontale

52
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Chapitre 11 ● Actions et forces

Valeur 34 Forces aimantées


Forces Direction Sens (échelle :
1,0 cm ↔ 110 N) 1. a. • Bilan des forces s’exerçant sur l’aimant A :
Dirigée selon la
chaine de
- le poids de l’aimant A �P⃗A ;
Vers le - la force exercée par le dynamomètre sur
droite inclinée
�F⃗2 haut à F2 = 2,75 × 102 N
de 30°
droite l’aimant A �F⃗dynamomètre/aimant A .
par rapport à
l’horizontale • Bilan des forces s’exerçant sur l’aimant B :
Vers le - le poids de l’aimant B �P⃗B
�P⃗ Verticale centre de P = 2,75 × 102 N - la force exercée par le dynamomètre sur
la Terre
l’aimant B F�⃗dynamomètre/aimant B
�⃗1 + �F⃗2 = – P
d. F �⃗ b.
�⃗A
P �⃗dynamomètre/aimant A
F

Direction Verticale Verticale


Vers le centre
Sens Vers le haut
de la Terre
Fdynamomètre/aimant A
Valeur PA = 3,0 N = PA = 3,0 N
(équilibre du système)

�P⃗B �F⃗dynamomètre/aimant B
Direction Verticale Verticale
Vers le centre
Sens Vers le haut
de la Terre
Fdynamomètre/aimant B = PB
PB = m × g = = 3,0 N
e. P = F1 × sin 30 + F2 × sin 30 = 2,75 × 10 N 2 Valeur
1,72 N. (équilibre du
système)
29 En pinasse
a. 2. 3. Le dynamomètre indique une
�F⃗A/B
valeur plus grande car l’aimant A
+ Pinasse est attiré par l’aimant B. La
�F⃗pied/pinasse somme des forces orientées
× vers le bas est la somme de son
b. D’après le principe des actions réciproques, ces �⃗B/A
F poids et de la force exercée par
deux forces ont la même direction, la même valeur l’aimant B, leurs valeurs
mais des sens contraires. s’ajoutent et le ressort
Pinasse
s’allonge.
+ 4. FA/B = FB/A = F2 – F1 donc FA/B = FB/A = 0,60 N.
�F⃗pied/pinasse �⃗pinasse/pied
F 5. a. F2 – F1 = mg – m’g = FA/B d’où m’ = m –
FA/B
g
FA/B
c. Le plaisancier se déplaçant de la gauche vers la b. m’ = m – donc m’ = 0,114 kg = 114 g.
g
droite, le principe des actions réciproques permet
de dire que la pinasse se déplace de la droite vers
la gauche dû à l’action exercée par le plaisancier.
d. Le maintien de la pinasse au quai par une corde
permettra d’éviter le mouvement de recul du
bateau, en exerçant une action mécanique s’y
opposant.

Approfondir

32 Passerelle en verre
Photo de
F
a. p = l’expérience
S réalisable en
p×S
b. p × S = mmax × g soit mmax = donc séance de travaux
g pratiques.
mmax = 2,0 × 10 kg = 20 t.
4

53
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Thème 2 ● Mouvement et interactions

⓬ Le principe d’inertie
Activité v2 v5
G1 G2 G3 G4 G5 G6
❶ Faut-il une force pour maintenir un
mouvement ? Échelle : 1,0 cm 1,0 m •s–1
Activité documentaire c. • Enregistrement 1
Découvrir avec les documents Le vecteur vitesse ne varie pas.
1. Aristote pense qu’il faut qu’une force tire ou • Enregistrement 2
pousse pour qu’il y ait mouvement d’un système Seule la norme du vecteur varie : elle augmente.
alors que Galilée pense que le mouvement peut 3. a. • Enregistrement 1
continuer même si aucune force n’agit sur le Bilan des forces qui s’exercent sur le mobile
système. autoporteur dans le référentiel terrestre :
2. a. • Enregistrement 1 �⃗ ;
– le poids P
Mouvement rectiligne uniforme :
– la force exercée par la table �R⃗.
– la trajectoire est une droite ;
– les distances entre deux points successifs pris à • Enregistrement 2
intervalles de temps égaux sont égales donc la Bilan des forces qui s’exercent sur le mobile
valeur de la vitesse est constante. autoporteur dans le référentiel terrestre :
• Enregistrement 2 �⃗ ;
– le poids P
Mouvement rectiligne accéléré : – la force exercée par la table R �⃗ ;
– la trajectoire est une droite ; – la force exercée par le fil �T⃗.
– les distances entre deux points successifs pris à
intervalles de temps égaux augmentent donc la b. • Enregistrement 1
valeur de la vitesse augmente. D’après le principe d’inertie, le
mouvement du mobile autoporteur est
b. • Enregistrement 1
rectiligne uniforme donc les forces qui
On détermine la norme des vecteurs vitesse. R
s’exercent sur lui se compensent :
Sur le schéma : G2G3 = G5G6 = 1,5 cm.
leur somme vectorielle est nulle. Le
En tenant compte de l’échelle :
poids et la force exercée par la table G
G2G3 = G5G6 = 1,5 × 2,0 × 10–2 = 3,0 × 10–2 m.
G2 G3 3,0 × 10 –2 ont donc la même direction, la même
D’où v2 = v5 = = = 1,5 m·s–1. valeur mais des sens contraires. Le
∆t 20 × 10–3 P
Avec l’échelle 1,0 cm ↔ 1,0 m·s–1, la norme des poids étant de direction verticale et
vecteurs vitesse sur le schéma est 1,5 cm. orienté vers le bas, la réaction de la
table est donc verticale et orientée
v2 v5 vers le haut. Les deux vecteurs force
ont la même norme.
G1 G2 G3 G4 G5 G6
• Enregistrement 2
D’après le principe
Échelle : 1,0 cm 1,0 m •s–1 d’inertie, le mouvement du
mobile autoporteur n’est
• Enregistrement 2 : R pas rectiligne uniforme donc
On détermine la norme des vecteurs vitesses. les forces qui s’exercent sur
T
Sur le schéma : G2G3 = 1,0 cm et G5G6 = 2,6 cm. lui se ne compensent pas :
G
En tenant compte de l’échelle : leur somme vectorielle
G2G3 = 1,0 × 2,0 × 10–2 = 2,0 × 10–2 m n’est pas nulle. Le poids et
G5G6 = 2,6 × 2,0 × 10–2 = 5,2 × 10–2 m P
la force exercée par la table
G2 G3 2,0 × 10–2 ont donc la même direction,
v2 = = = 1,0 m·s–1.
∆t 20 × 10–3 la même valeur mais des
Avec l’échelle 1,0 cm ↔ 1,0 m·s–1, la norme du sens contraires. Le poids
vecteur sur le schéma est 1,0 cm. étant de direction verticale et orienté vers le bas,
G5 G6 5,2 × 10–2 la réaction de la table est donc verticale et orientée
V5 = = = 2,6 m·s–1. vers le haut. Les deux vecteurs force ont la même
∆t 20 × 10–3
Avec l’échelle 1,0 cm ↔ 1,0 m·s–1, la norme du norme. La force exercée par le fil est suivant le fil,
vecteur sur le schéma est 2,6 cm. elle est dirigée dans le sens du mouvement.

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Chapitre 12 ● Le principe d'inertie

4. L’enregistrement 1 montre qu’il y a un 12 a. La descente est verticale et à vitesse


mouvement rectiligne uniforme alors qu’aucune constante donc le mouvement du système est
force ne pousse ou ne tire contrairement à ce que rectiligne uniforme. D’après le principe d’inertie,
pensait Aristote. La somme vectorielle des forces les forces qui s’exercent sur le système se
qui s’exercent sur le mobile étant nulle, tout se compensent.
passe comme si aucune force n’agissait sur le �⃗ du système et la
b. Bilan des forces : le poids P
mobile et le mouvement perdure comme le pensait
�⃗
force exercée par l’air Fair/système .
Galilée.
5. Si la somme vectorielle des forces est c. Les deux forces ont la même direction, la même
G1 valeur mais des sens contraires.
nulle, le vecteur vitesse ne varie pas. Si la
somme vectorielle des forces est non Le poids est vertical, orienté vers le bas et de
G2
nulle, le vecteur vitesse varie. valeur 650 N.
La force exercée par l’air est verticale, orientée
6. a. Le mouvement est rectiligne G3 vers le haut (sens contraire au poids) et de valeur
accéléré : la trajectoire est verticale et les
650 N.
distances entre deux points successifs
pris à intervalles de temps égaux G4 d. La norme des vecteurs est 5 cm.
augmente au cours du mouvement. Voir schéma page 58.
b. La somme vectorielle des forces est
égale au poids. Le vecteur vitesse du G5 15
centre de gravité de la pierre varie dans la a. b.
même direction et le même sens que le F eau/système P
vecteur somme des forces extérieures.
G6
Conclusion : dans le cas d’une chute libre, F eau/système
le vecteur vitesse du système varie.
Retenir l’essentiel G
• Si un système est immobile ou en mouvement P
rectiligne uniforme alors les forces exercées sur le P + Feau/système
système se compensent. Si un système n’est ni
en mouvement rectiligne uniforme ni immobile
alors les forces exercées sur le système ne se c. D’après la contraposée du principe d’inertie, la
compensent pas. somme vectorielle des forces n’est pas nulle, le
• Le vecteur vitesse du centre de gravité d’un mouvement n’est pas rectiligne uniforme : le
système ne varie pas si la somme vectorielle des vecteur vitesse v���⃗
G varie.

forces est nulle. Il varie dans le cas contraire.


16 a. Le vecteur vitesse du centre de gravité varie.
En effet, la norme du vecteur vitesse varie car les
Exercices distances entre deux positions successives prises
à intervalles de temps réguliers diminuent.
b. D’après la contraposée du principe d’inertie, le
Les incontournables mouvement n’est pas rectiligne uniforme donc les
forces qui s’exercent sur le ballon ne se
11 a. La balle est immobile dans le référentiel compensent pas.
terrestre donc d’après le principe d’inertie les
forces qui s’exercent sur la balle se compensent.
S’entraîner
b. Bilan des forces : le poids �P⃗ de la balle et la
force exercée par le dynamomètre �F⃗dynamomètre/balle . 19 Centre de gravité d’un mobile
c. Les deux forces ont la 1. a. Le mouvement du point G est plus simple que
même direction, la même celui du point A.
valeur mais des sens b. Les forces se compensent donc, d’après le
Fdynanomètre/balle
contraires. Le poids est principe d’inertie, le vecteur vitesse du centre de
vertical, orienté vers le bas gravité ne varie pas.
et de valeur 0,6 N. G
La force exercée par le 2. a. Les distances entre deux positions
dynamomètre est verticale, P
successives prises à intervalles de temps réguliers
orientée vers le haut (sens diminuent. Le mouvement est rectiligne décéléré.
contraire au poids) et de b. Le vecteur vitesse conserve la même direction
valeur 0,6 N. et le même sens mais sa norme diminue.
d. La norme des vecteurs est 2,0 cm.
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Chapitre 12 ● Le principe d'inertie

20 Newton and the apple c. Si les forces se compensent elles ont la même
valeur : P = T soit m × g = k × (L – L0) donc
Traduction de l’énoncé m×g
Selon la légende, Isaac Newton a découvert la loi k= .
L–L0
de la gravitation quand il vit une pomme tomber 0,200 × 9,81
d’un arbre. La résistance de l’air est négligée. d. k = . Donc 1 k = 13,4 N·m–1.
(0,401 – 0,255)
a. Énumérer les actions mécaniques exercées sur
la pomme. 25 Mouvement d’un pendule
b. Qualifier le mouvement de la pomme.
c. Que pouvons-nous dire au sujet du vecteur a. Les vecteurs vitesse aux positions 3 et 5 ont ni
vitesse ? la même direction ni la même norme
d. Choisir la chronophotographie qui correspond à (v3 = 0,30 m·s–1 ; v5 = 0,33 m·s–1). Par contre, ils
la chute de la pomme. Justifier la réponse. ont le même sens.
Réponses aux questions b. Le vecteur vitesse du centre de gravité du
a. Il existe une action à distance entre la Terre et système varie donc d’après la contraposée du
la pomme. principe d’inertie, les forces qui s’exercent sur le
b. Le mouvement de la pomme est rectiligne système ne se compensent pas.
accéléré. c. Bilan des forces : le poids P�⃗ de la boule et la
c. D’après la contraposée du principe d’inertie, le �⃗
force T exercée par le fil.
mouvement de la pomme n’étant pas rectiligne
d. Le poids est vertical, orienté T
uniforme, le vecteur vitesse varie.
vers le bas. La force exercée par
d. Chronophotographie c.
le fil est dirigée suivant le fil et G1
G2
orienté vers le point d’accroche
22 Balle dans un flux d’air du fil (soit vers le haut). P

1. a. La balle est immobile dans le référentiel e. Ces forces se compensent


terrestre donc, d’après le principe d’inertie, les quand elles ont la même
forces qui s’exercent sur la balle se compensent. direction, la même valeur mais des sens contraires
b. Bilan des forces : le poids �P⃗ de la balle et la soit quand G est à la verticale (point 7).
force exercée par l’air F�⃗air/balle .
c. Les deux forces ont la même 26 En équilibre
direction, la même valeur mais �⃗ de la boule, la force
a. Bilan des forces : le poids P
des sens contraires. Le poids F
air/balle �⃗baguette/boule exercée par la baguette et la force T�⃗
F
est vertical, orienté vers le bas
et de valeur P = m × g soit exercée par le fil.
0,026 N. G b. La boule est immobile dans le référentiel
La force exercée par l’air est terrestre, d’après le principe d’inertie, les forces
verticale, orientée vers le haut qui s’exercent sur elle se compensent.
(sens contraire au poids) et de P On choisit donc la représentation pour laquelle la
valeur 0,026 N. somme vectorielle des forces est nulle : la
d. Avec l’échelle représentation c.
1,0 cm ↔ 0,010 N, la norme
des vecteurs est 2,6 cm. 29 Flipper
2. Le mouvement de la balle est modifié car les 1. a. On détermine la norme des vecteurs vitesse.
forces exercées sur la balle (le poids, la force Sur le schéma, G2G3 = 1,0 cm.
exercée par l’air et la force exercée par la table) ne En tenant compte de l’échelle :
se compensent plus. G2G3 = 1,0 × 2,0 × 10–2 = 2,0 × 10–2 m.
G2 G3 2,0 × 10–2
23 Constante de raideur d’un ressort D’où v2 = = = 0,50 m·s–1.
∆t 40 × 10–3
�⃗ du corps suspendu Avec l’échelle 1,0 cm ↔ 1,0 m·s–1, la norme du
a. Bilan des forces : le poids P
vecteur vitesse est 0,5 cm.
et la force exercée par le ressort T�⃗ Sur le schéma, G4G5 = 1,5 cm.
b. Lorsque le corps est immobile dans le En tenant compte de l’échelle :
référentiel terrestre, d’après le principe d’inertie, G4G5 = 1,5 × 2,0 × 10–2 = 3,0 × 10–2 m
les forces qui s’exercent sur lui se compensent. G4 G5 3,0 × 10–2
D’où v4 = = = 0,75 m·s–1
∆t 40 × 10–3

1
Unité corrigée dans l’énoncé pour les réimpressions du manuel :
« k […] exprimée en N·m–1 »
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Chapitre 12 ● Le principe d'inertie

Avec l’échelle 1,0 cm ↔ 1,0 m·s–1, la norme du c. Lorsque le traineau est immobile les forces se
vecteur vitesse est 0,75 cm. compensent :
T = Rt donc mP × g = Rt
O v2 v4 A et P = RN donc mt × g = RN
G1 G2 G3 G4 G5 G6 d.
RN (en N) 0,83 × 102 1,2 × 102 2,0 × 102
Rt (en N) 0,36 × 102 0,53 × 102 0,91 × 102
b. Le vecteur vitesse du centre de gravité de la bille RN (en N) 4,9 × 102 8,8 × 102
varie. Rt (en N) 2,2 × 102 3,9 × 102
c. D’après la contraposée du principe d’inertie, si
le vecteur vitesse du centre de gravité de la bille Voir graphique page 58.
varie, les forces qui s’exercent sur la bille ne se Rt=f(RN) est une droite passant par l’origine : Rt et
compensent pas. Rn sont proportionnels conformément à la relation
2. a. Bilan des forces : le poids P �⃗ de la bille, la de Coulomb. Le coefficient de proportionnalité est
force R �⃗ exercée par le support et la force �F⃗ exercée égal au coefficient directeur µ de la droite.
par le ressort. Rt
e. µ = avec Rt et RN en N donc µ n’a pas d’unité.
�⃗ de la bille et la force RN
b. Le poids P
�R⃗ exercée par le support ont le même R 3,9 × 102 – 0
f. µ = = 0,44.
direction (verticale), des sens 8,8 × 102 – 0
contraires (le poids est vers le bas et F
la force exercée par le support vers le À l’oral
haut) et la même valeur. La force
P
exercée par le ressort est horizontale, Sécurité routière et principe d’inertie
elle est orientée dans le même sens
que le mouvement. Lorsque le véhicule s’arrête brusquement, les
3. a. Entre A et B, la force exercée par
R passagers qui ne sont pas solidaires du véhicule
le ressort ne s’exerce plus sur la bille. vont poursuivre leur mouvement rectiligne
Les seules forces qui s’exercent sur la uniforme puisque la somme vectorielle des forces
bille sont le poids et la force exercée qui s’exercent sur eux est nulle (la force exercée
par le support. lors du freinage s’exerce uniquement sur le
P véhicule). La ceinture de sécurité a pour rôle de
b. Voir schéma ci-contre.
c. Les forces qui s’exercent sur la bille bloquer le mouvement vers l’avant des passagers
entre A et B se compensent donc et de réduire ainsi les risques de blessures. La
d’après le principe d’inertie le mouvement est ceinture exerce alors une force sur les passagers :
rectiligne uniforme. la somme vectorielle des forces qui s’exercent sur
eux n’est plus nulle. Les passagers n’ont plus un
4. Les distances entre deux positions successives mouvement rectiligne uniforme, ils sont freinés. Le
prises à intervalles de temps constants sont déclenchement des airbags permet d’amortir le
égales. choc qu’il pourrait y avoir si la tête des passagers
projetés vers l’avant venait à cogner la structure
30 Force de frottements de la voiture. Il faut que le temps de gonflage de
l’airbag soit suffisamment rapide pour qu’il soit
a. Bilan des forces : le poids ����⃗
P du traîneau, la
gonflé avant que la tête n’atteigne l’obstacle situé
force exercée par le traineau sur le plateau qui se
face à elle.
décompose en une force perpendiculaire �R⃗N au
support et en une force �R⃗t de frottement et la force
����⃗
T exercée par le plateau sur le traîneau.
b.
RN

T Rt

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Chapitre 12 ● Le principe d'inertie

12 30 Force de frottements
d. d.
Rt (en N)

Fair/système 400

350 Rt = f (RN)

300

250

G 200

150

100

50
P
0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
RN (en N)

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Thème 3 ● Ondes et signaux

⓭ Signaux sonores
Activités ❷ Une enceinte qui résonne
Activité documentaire
❶ Des signaux sonores thérapeutiques Découvrir avec les documents
Activité documentaire – Diagnostique a. Afin qu’un signal sonore puisse se propager, il
faut que le milieu matériel soit capable de se
Réviser avec les documents
déformer.
1. Le domaine de fréquence des sons audibles par
l’être humain est : 20 Hz < f < 20 kHz. b. Dans le cas d’un signal sonore émis par un haut-
parleur, l’émetteur est la membrane du haut-
2. Les dauphins émettent des signaux sonores de
parleur, le milieu de propagation est l’air et le
fréquence f comprise entre 100 kHz et 250 kHz.
récepteur est l’oreille humaine.
La fréquence étant supérieure à 20 kHz, les
signaux sont des ultrasons. c. Le diamètre des haut-parleurs est inversement
proportionnel à la fréquence du signal sonore. Les
3. a. L’enregistrement du doc. 3 correspond à un
haut-parleurs « Boomer » restituent des sons
signal périodique car il possède un motif
graves de fréquences plus basses que les sons
élémentaire qui se répète identique à lui-même au
aigus émis par les hauts-parleurs Tweeter. Le
cours du temps.
diamètre des haut-parleurs « Boomer » est donc
b. On peut repérer 2 motifs élémentaires.
plus important que celui des « Tweeter ».
c. La durée de deux motifs élémentaires
correspond à Δt = 4,6 ms. On a donc : 2 × T = Δt d. Dans une enceinte acoustique, le coffrage
Δt permet d’amplifier la fréquence des vibrations et
soit T = donc T = 2,3 ms. ainsi d’obtenir une propagation optimale du signal
2
1 1 sonore.
f= soit f = donc f = 4,3 × 102 Hz.
T 2,3 × 10–3 e. Dans une enceinte « Bass-reflex », ce sont les
La fréquence de ce signal sonore est 4,3 × 102 Hz. signaux de basse fréquence qui sont amplifiés,
d. La fréquence est comprise entre 20 Hz et c’est-à-dire les sons graves.
20 kHz donc ce signal sonore est audible par l’être
humain. Retenir l’essentiel
● Pour émettre un signal sonore, il faut faire vibrer
4. La valeur de la vitesse de propagation d’un
signal sonore dans l’air est voisine de un objet appelé émetteur.
vair = 340 m·s–1 alors que dans l’eau un signal ● La propagation d’un signal sonore dans un milieu
sonore se propage à une vitesse matériel élastique est due au déplacement de
veau = 1 500 m·s–1. proche en proche de zones de compression et de
veau 1 500 dilatation de la matière, créées par les vibrations
= 340
= 4,41.
d’un émetteur sonore.
vair
La valeur de la vitesse d’un signal sonore est 4,41 ● L’utilisation d’une caisse de résonance permet
fois plus importante dans l’eau que dans l’air. d’amplifier un signal sonore.
Réactiver ses connaissances
● Les signaux sonores audibles ont une fréquence ❸ Mesurer la valeur de la vitesse de
comprise entre 20 Hz et 20 kHz. propagation d’un signal sonore
Les ultrasons ont une fréquence supérieure à Activité expérimentale - ECE
20 kHz et les infrasons ont une fréquence
Matériel
inférieure à 20 Hz
● Écouteurs
● A 20°C, la valeur approchée de la vitesse de ● Règle graduée
propagation d’un signal sonore est : ● Ordinateur avec le logiciel Audacity®
v = 340 m·s–1.

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© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 13 ● Signaux sonores

Découvrir avec l’expérience b. Modélisation de la représentation graphique par


1. Réalisation du protocole proposé : une droite linéaire de type y = a × x.
• Exemple pour D = 25 cm Le coefficient directeur est égal à :
10–2
a = 3,5696 × = 357 m·s–1
10–4
c. D’après la relation D = v × Δt, la valeur de la
vitesse v correspond au coefficient directeur a de
la droite : v = a = 357 m·s–1.
Remarque
Le coefficient de corrélation R2 = 0,97 est assez
éloigné de 1. L'adéquation entre résultats
L’aperçu du signal sonore enregistré avec le logiciel expérimentaux et modèle est correcte mais plus
Audacity® est visible page 64.
de précision dans la prise des mesures pourrait
On relève N = 32 échantillons entre le premier pic être nécessaire.
haut de l’écouteur 1 et le premier pic haut de 3. a. En 1822, la durée du parcours était
l’écouteur 2. Δt = 54,6 s et la distance L = 18 612 m.
> Fiche Audacity (hatier-clic.fr/pc2099b)
L 18 612
La fréquence d’échantillonnage est v= .soit v = donc v = 341 m·s–1.
Δt 54,6
f = 44 100 Hz : il y a 44 100 échantillons en 1 La valeur de la vitesse obtenue au laboratoire
seconde. diffère de celle mesurée en 1822 (ER < 5%) mais
La durée Δt, en secondes, est donc égale à les ordres de grandeur sont identiques.
N 32 b. L’écart entre ces deux valeurs peut s’expliquer
Δt = soit ≈ 7,3 × 10–4 s.
44100 44100 par des incertitudes sur la mesure des distances
• Tableau de résultats L et D et de la durée Δt, mais aussi par des
Distance D
15,0 20,0 25,0 30,0
conditions expérimentales différentes dans le
(en cm) laboratoire, notamment la température de l’air.
Nombre
20 24 32 34 Retenir l’essentiel
d’échantillons
Durée Δt Pour mesurer la valeur de la vitesse de
4,5 5,4 7,3 7,7
(× 10–4 s) propagation d’un signal sonore, il faut mesurer la
distance D parcourue par le signal sonore et la
Distance D durée ∆t mise par le signal pour parcourir cette
35,0 40,0 50,0
(en cm) D
Nombre distance puis utiliser la relation v = .
40 51 60 ∆t
d’échantillons On peut aussi tracer le graphique D = f(Δt) ; la
Durée Δt valeur de la vitesse est égale au coefficient
9,1 12 14
(× 10–4 s) directeur de la droite.
2. a.
D = f(Δt) ❹ Produire et analyser un signal sonore
60 Activité expérimentale - Arduino
y = 3,5696x
R² = 0,9731 Matériel
50
● Microcontrôleur de type Arduino
40
● Fils de connexion
D (× 10–2 m)

● Haut-parleur
● Résistance 220 Ω
30
● Plaque d’essais
● Ordinateur avec le logiciel Audacity®
20 ● Microphone

10
Découvrir avec l’expérience
1. Protocole expérimental 1 : Voir hatier-
clic.fr/pc2215
0
Utiliser le microcontrôleur pour produire un signal
0 5 10 15
sonore et l’enregistrer grâce au logiciel Audacity®.
Δt (× 10–4 s)
> Fiche Audacity (hatier-clic.fr/pc2099b)

60
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 13 ● Signaux sonores

Découvrir avec l’expérience


1. a. Mise en œuvre du protocole ① en utilisant
une flûte jouant les notes Do et Ré.
L’aperçu des signaux sonores enregistrés avec le
logiciel Audacity® est visible page 65.

Photo du montage
• Pour chaque note on sélectionne 10 périodes et
on relève la durée ∆t :
2. a. Sélectionner une partie du signal et utiliser la – Note Do : ∆t = 0,019 s
fonction zoom du logiciel Audacity® pour agrandir – Note Ré : ∆t = 0,017 s
le signal et observer sa forme. Le signal se répète
identique à lui-même à intervalles de temps • La période T se calcule à partir de la relation
Δt
réguliers il est donc périodique. T=
10
:
b. Pour augmenter la précision sélectionner – Note Do : T = 0,0019 s
plusieurs périodes et déterminer la durée – Note Ré : T = 0,0017 s
correspondant au nombre de périodes
• On détermine alors la hauteur des sons c’est-à-
sélectionnées.
1
dire leur fréquence f à l’aide de la relation f = :
L’aperçu de cette mesure avec le logiciel Audacity® T
est visible page 65. – Note Do : fDo = 5,3 × 10 Hz
2

– Note Ré : fRé = 5,9 × 102 Hz


On sélectionne 10 périodes et on relève une durée
b. La hauteur de la note Ré est plus grande que
∆t = 0,023 s.
celle de la note Do. La note Ré est donc plus aiguë
La période T se calcule à partir de la relation
Δt que le note Do.
suivante : T = donc T = 0,0023 s.
10 2. a.
1 Matériel
3. a. f = donc f = 4,3 × 102 Hz
T • Deux instruments de musique (flûte et guitare
440 – 4,3 × 102
b. ER = � � × 100 = 2,2 %. par exemple)
440
• Microphone
4. a. Protocole expérimental 2 : Voir hatier-
clic.fr/pc2215. • Ordinateur avec logiciel d’exploitation (Audacity®
On compare ici les deux enregistrements obtenus par exemple).
pour des fréquences différentes doubles l’une de Protocole expérimental
l’autre. • Relier le microphone à l’ordinateur.
b. On remarque que, pour une même durée, le • Réaliser l’acquisition informatique d’une même
nombre de motifs double. Le signal sonore est note jouée par deux instruments différents.
plus aigu. • Utiliser les fonctionnalités du logiciel pour
Retenir l’essentiel mesurer la hauteur des sons.
● La période T d’un signal périodique correspond c. Les signaux sonores enregistrés possèdent la
à la durée d’un motif élémentaire. même hauteur mais des formes et amplitudes
● La relation entre période et fréquence d’un signal différentes.
1 3. a. Le niveau d’intensité sonore est compris
sonore est : f = avec f en hertz et T en secondes.
T entre 0 dB et 140 dB.
b. Les niveaux d’intensité sonore au-delà de
❺ Caractériser un son 100 dB sont dangereux pour l’audition.
Activité expérimentale
4. b. Une note d’intensité sonore plus importante
Matériel est perçue plus forte.
● Microphone Retenir l’essentiel
● Ordinateur avec un logiciel d’exploitation La hauteur d’un son est liée à sa fréquence f.
(Audacity®, Regressi®, etc.) Le timbre d’un son dépend de la forme du signal
● Application Decibel X® sur smartphone sonore.
● Différents instruments de musique (diapason, L’intensité sonore dépend de l’amplitude du
flute, guitare, etc.) signal.
Le niveau d’intensité sonore est d’autant plus
important que l’intensité sonore augmente.

61
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 13 ● Signaux sonores

Exercices b. On mesure le décalage temporel entre deux


signaux sur l’enregistrement de l’oscilloscope.
L’échelle du schéma est 0,50 cm → 0,40 ms, on
Les incontournables détermine alors une durée Δt = 1,4 ms.
d 50 × 10–2
v= soit v = donc v = 3,6 × 102 m·s–1.
12 a. Lorsque l’on pince une corde, elle met en Δt 1,4 × 10–3
mouvement les molécules de l’air. Elle crée ainsi θ
une zone de compression et une zone de dilatation c. v = v(0°C) × �1+
273
des molécules. Ces zones se propagent alors de Donc :
proche en proche dans toutes les directions à
v(ϴ) ϴ
partir de la corde. =�1+
v(0°C) 273
b. La table d’harmonie joue le rôle de caisse de 2
v(ϴ) ϴ
résonnance, elle amplifie les vibrations des � � =1+
v(0°C) 273
molécules de l’air. v(ϴ) 2
ϴ = �� � – 1� × 273
v(0°C)
13 Les scènes sonores de combat spatial ne sont 3,6 × 102
2

pas réalistes car les signaux sonores nécessitent soit ϴ = �� � – 1� × 273


331
un milieu matériel pour pouvoir se propager. Il n’y donc ϴ = 50 °C.
a donc pas de son dans le vide spatial.
25 Nettoyeur à ultrasons
15 La valeur de la vitesse de propagation d’un
signal sonore dans l’air est voisine de a. Le signal sonore utilisé est considéré comme
vsol 4800 périodique car il possède un motif élémentaire qui
vair = 340 m·s–1 : = 340
= 14,1. se répète identique à lui-même au cours du temps.
vair
La valeur de la vitesse d’un signal sonore est b. Sur l’enregistrement proposé on peut repérer
environ 14,1 fois plus rapide dans le sol que dans 6 motifs élémentaires pour une durée
l’air. Δt = 144 µs.
Δt
On a : T = donc T = 24 µs
17 a. Sur l’enregistrement du signal sonore on 6
peut repérer 5 périodes pour 10 divisions soit pour 1
f = .donc f = 4,2 × 104 Hz = 42 kHz.
une durée Δt = 10 × 2,0 = 20 ms. T
Δt Cette valeur de fréquence est supérieure à 20 kHz,
T= donc T = 4,0 ms. La période du signal il s’agit donc bien d’un signal ultrasonore.
5
sonore est T = 4,0 ms. c. La grandeur qui permet de différencier un signal
1 ultrasonore d’un signal audible par les êtres
b. f = donc f = 2,5 × 102 Hz. La fréquence de humains est la hauteur. En effet la hauteur d’un
T
l’enregistrement sonore est f = 2,5 × 102 Hz. signal sonore correspond à sa fréquence.

19 On remarque que sur la même durée Δt le 26 Identiques ou différents ?


signal sonore b comporte davantage de motifs 1. a. La hauteur du son correspond à la fréquence.
élémentaires que le signal a. La fréquence f du On a donc pour le premier son une fréquence
signal b est donc plus élevée que celle du signal f1 = 440,1 Hz et pour le deuxième son une
a : le signal b est le plus aigu. fréquence f2 = 440 Hz.
b. Les deux instruments jouent un La4.
S’entrainer 2. On remarque que la forme des signaux
correspondant aux deux sons est différente. Les
23 Mesure de température deux sons ont donc un timbre différent, ils seront
perçus différemment. Leur niveau d’intensité
a. sonore est aussi différent, le premier signal sera
Oscilloscope Émission perçu plus fort que le second.
du signal
3. L’intensité sonore du son joué par le premier
sonore
Micro 2 instrument est plus élevée que celle joué par le
d = 50 cm
second : 81,2 dB > 69,7 dB.

Micro 1

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Chapitre 13 ● Signaux sonores

28 Oreilles protégées Données

1. On remarque sur le document que l’atténuation • Dans les conditions de l’exercice, v = 343 m·s–1.
réalisée par le bouchon moulé reste toujours • La valeur de la vitesse de propagation augmente
avec la température.
inférieure à 25 dB alors que celle du bouchon en
mousse est supérieure à 25 dB quelle que soit la 1. Identifier l’émetteur du signal sonore.
fréquence du signal sonore qui le traverse. 2. a. Déterminer la hauteur du signal sonore
2. a. Dans le cas du bouchon en mousse produit.
l’atténuation est plus importante pour les signaux b. Déduire la longueur du tube constituant
de fréquence élevée, c’est-à-dire pour les sons l’instrument.
aigus. 3. Comment la longueur du tube doit-elle varier si
b. Dans le cas des bouchons en mousse les sons le musicien veut émettre la même note alors que
aigus sont plus atténués que les sons graves, le la température de la salle de concert a augmenté ?
ressenti global est un son plus grave donc plus 4. Expliquer pourquoi le son perçu serait différent
« sourd ». si un flûtiste jouait la même note.
3. a. Dans le cas d’une intensité sonore 5. Le son émis par le tubulum peut-il présenter un
I = 1,0 × 10–2 W·m–2 on a un niveau d’intensité danger pour les musiciens ?
sonore L = 100 dB. Réponses aux questions
b. Les bouchons moulés permettent une 1. L’émetteur du signal sonore est le tuyau de PVC
atténuation comprise entre 20 dB et 25 dB en frappé par la spatule.
fonction de la fréquence des signaux sonores. Le 2. a. La hauteur du signal sonore correspond à la
niveau d’intensité sonore perçu par le batteur ne fréquence f.
peut donc atteindre les 85 dB, ses facultés La durée de 2 motifs élémentaires est Δt = 24 ms.
auditives sont préservées durant le concert. Δt
T= donc T = 12 ms
2
29 The tubulum 1
f= donc f = 83 Hz.
Traduction de l’énoncé T
v v 343
Blue Man Group est un groupe artistique b. f = soit L = donc l = = 2,1 m
2×l 2×f 2 × 83
mondialement connu depuis sa formation à la fin La longueur du tube est l = 2,1 m.
des années 80. Leurs spectacles combinent
musique, art et technologies. Un de leurs 3. Si la température de la salle de concert
instruments de musique est appelé le tubulum. Il augmente, la valeur de la vitesse de propagation
est formé par la combinaison de plusieurs tubes des signaux sonores augmente. D’après la relation
v
en PVC. Ils frappent les extrémités des tubes avec f= , si la valeur de la vitesse v augmente alors
2×l
spatules pour obtenir des notes différentes. il faut que la longueur du tube augmente pour
La hauteur du son est liée à la longueur l du tube garder la même valeur de fréquence f.
v
par la relation f = où v est la valeur de la 4. Le tubulum et la flute n’ont pas le même timbre,
2×l
vitesse de propagation du son dans l’air. les signaux sonores pour une même note jouée
Le graphique ci-dessous montre l’enregistrement n’auront pas la même forme et ne seront donc pas
d’un signal sonore de niveau d’intensité sonore perçu de la même manière.
L = 70 dB produit par cet instrument. 5. Pour une note de fréquence f = 83 Hz et de
niveau d’intensité sonore L = 70 dB il n’y a pas de
U (en V) danger pour l’audition (Docs 9 et 10 p. 219).

Approfondir

32 Accorder sa guitare
t (en ms)
L’accordeur électronique indique que la corde du
sol a une hauteur trop basse, c’est-à-dire que la
fréquence f du signal sonore obtenu est trop faible.
On souhaite donc augmenter la fréquence f du
1 ms signal sonore, c’est-à-dire diminuer sa période T
1
(relation f = )
T
63
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 13 ● Signaux sonores

D’après la relation T = 2 × L ×
µ
�F , pour diminuer À l’oral
la valeur de T il faut augmenter la valeur de F. Le design sonore
La corde du sol doit donc être tendue pour être
Quelques ressources
accordée.
• Wikipédia
33 Communication chez les baleines https://fr.wikipedia.org/wiki/Design_sonore
En considérant la fréquence moyenne des
d’émission du chant des baleines f = 4 kHz, on a • Institut de Recherche et Coordination
d’après le doc. 2 une absorption acoustique de Acoustique/Musique
l’eau d’environ 0,2 dB·km–1. http://pds.ircam.fr/906.html
Le niveau d’intensité sonore moyen du chant des
baleines étant de L = 170 dB et le seuil https://www.ircam.fr/transmission/formations-
d’audibilité des baleines de 50 dB on peut poser superieures/master-design-sonore/
l’équation suivante où D est la distance
maximale : 50 = 170 – D × 0,2
170 – 50
soit : D = = 600 km
0,2
La distance maximale pour que deux baleines
puissent communiquer est d’environ D = 600 km.

❸ Mesurer la valeur de la vitesse de propagation d’un signal sonore

1.

64
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 13 ● Signaux sonores

❹ Produire et analyser un signal sonore

2. b.

❺ Caractériser un son

1.

65
© Éditions Hatier, 2019.
Thème 3 ● Ondes et signaux

⓮ Propagation de la lumière
Activités 3. D’après la série de mesures, i = i’ donc la loi de
Snell Descartes pour la réflexion est vérifiée.
4. a. On représente l’évolution de sin i en fonction
❶ Mesures de la valeur de la vitesse de la
de sin r. On modélise par une fonction linéaire.
lumière b. c.
Activité documentaire - Diagnostique sin i = f (sin r)
y = 1,4987x
R² = 0,9987
1
Réviser avec les documents sin i
d 2,8 × 108 × 103
1. v= soit v= donc 0,8
∆t 22 × 60
v = 2,1 × 10 m·s .
8 –1

2. a. (299 795 – 4) km·s–1 ≤ c≤ (299 795 + 4) 0,6


km·s–1 soit 299 791 km·s–1 ≤ c≤ 299799 km·s–1.
b. La valeur de la vitesse de la lumière déterminée 0,4
en 1973 est 299 792,458 km·s–1. Cette valeur
appartient à l’intervalle déterminé précédemment.
La valeur mesurée par Michelson concorde donc 0,2
avec la définition de 1973.
sin r
3. Des unités du Système international sont 0
définies par rapport à la valeur de la vitesse de la 0 0,2 0,4 0,6
lumière. Cette dernière doit donc être connue avec
R2 est proche de 1 : la modélisation est correcte.
précision pour que les unités soient correctement
définies. sin i = f ( sin r) est une droite qui passe par
l’origine, on a donc sin i = a × sin r ce qui est
299 792 458
4. a. = 8,81 × 105 conforme à la loi de Snell-Descartes pour la
340
La valeur de la vitesse de la lumière est environ réfraction.
106 fois plus grande que celle du son. n2
5. a. a = avec n1 = 1,00
b. La lumière se propageant beaucoup plus vite n1
que le son, on perçoit les phénomènes lumineux La valeur de l’indice de réfraction du plexiglas est
avant les phénomènes sonores. le coefficient directeur de la droite : a = n2 = 1,50
Réactiver ses connaissances La valeur arrondie est conforme à la valeur
● La lumière se propage en ligne droite dans le donnée.
vide et dans l’air : c’est la propagation rectiligne. b. Exemples de résultats :
Groupe 1 2 3 4
● Dans le vide et dans l’air, la valeur de la vitesse n 1,51 1,50 1,50 1,49
de la lumière est c = 3,00 × 108 m·s–1.
Groupe 5 6 7 8
❷ Vérifier les lois de Snell-Descartes n 1,51 1,50 1,49 1,50
Activité expérimentale nmoy = 1,50
c.
Matériel
● Laser ou lanterne avec cache monofente Effectif
4
● Demi-cylindre en plexiglas
● Support avec disque gradué
● Tableur ou papier millimétré 3

Découvrir avec l’expérience


2
1. Loi de Snell Descartes pour la réflexion : i = i’
Loi de Snell Descartes pour la réfraction :
n1 × sin i = n2 × sin r 1
2. n
i 0
10 20 30 40 50 55 60
(en °) 1,49 1,50 1,51
i’
10 20 30 40 50 55 60 Les mesures sont peu dispersées ; n = 1,50 est
(en °)
r la valeur la plus fréquente.
7 13 19 26 31 33 35
(en °)

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Chapitre 14 ● Propagation de la lumière

Retenir l’essentiel Fiche technique du périscope :


● Loi de Snell-Descartes pour la réflexion : les Un périscope simple est constitué d’une armature
angles d’incidence i et de réflexion i’ sont égaux. ouverte latéralement à ses deux extrémités. À
Loi de Snell-Descartes pour la réfraction : les chacune de ses extrémités, un miroir plan incliné
angles d’incidence i et de réfaction r sont liés par de 45° est fixé. Un rayon lumineux pénétrant
la relation n1 × sin i = n2 × sin r avec n1 l’indice de horizontalement dans le périscope se réfléchit
réfraction du milieu 1 et n2 celui du milieu 2. verticalement sur le premier miroir puis
● Pour vérifier la loi de Snell-Descartes pour la horizontalement sur le second miroir permettant
réflexion, on compare les angles d’incidence et de ainsi la vision d’un environnement situé en
réflexion. Pour vérifier la loi de Snell-Descartes hauteur.
pour la réfraction, on peut représenter l’évolution
de sin i en fonction de sin r. Le coefficient
directeur de la droite est égal au rapport des ❹ Rendre un tube à essais invisible
n Activité expérimentale - Investigation
indices de réfraction a = 2 .
n1
Matériel
❸ Voir sans être vu • Lanterne avec cache monofente
Activité documentaire - Ouverte • Cuve hémicylindrique
• Support avec disque gradué
Le rayon incident atteint le miroir M1 avec un angle • Glycérol
d’incidence i = 45°. • Éthanol
Le rayon est réfléchi sur M1 avec un angle égal à • Tableur ou papier millimétré
l’angle d’incidence i’ = i = 45°.
Pour rendre invisible un tube à essai en matériau
transparent d’indice de réfraction n = 1,5, il faut
choisir un liquide qui a le même indice de
réfraction.

Protocole expérimental
• Remplir la cuve hémicylindrique d’un des deux
liquides.
• Mesurer pour plusieurs angles d’incidence à la
surface air-liquide, l’angle de réfraction
Pour que le rayon réfléchi sur M2 émerge correspondant.
horizontalement à la sortie du périscope, l’angle • Représenter l’évolution de sin i en fonction de
d’incidence du rayon arrivant sur M2 doit être égal sin r. Modéliser par une fonction linéaire.
à 45°. M2 doit donc être parallèle à M1 et incliné • Déterminer l’indice de réfraction du liquide.
de 45° par rapport à l’horizontale. • Procéder de la même façon avec l’autre liquide.

Exemples de résultats expérimentaux :


45°
• Éthanol :
A i
10 20 30 40 50 60
(en °)
i r
7 15 22 28 34 40
i’ (en °)
M1
y = 1,3555x
sin i = f (sin r) R² = 0,999
1
sin i
M2 0,8
i
i’ 0,6

45° 0,4

0,2

sin r
0
0 0,2 0,4 0,6

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© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 14 ● Propagation de la lumière

L’indice de réfraction de l’éthanol n’est pas égal à b. D’après la loi de Snell-Descartes pour la
celui du matériau constituant le tube à essais. réflexion i’ = i = 70°.
c.
Glycérol : Air
i
10 20 30 40 50 60
(en °)
r i ’ = 70°
7 13 19 25 31 35 i = 70°
(en °)

y = 1,5078x
sin i = f(sin r) R² = 0,999 I
1 Eau
sin i
r = 45°
0,8

0,6

0,4
17 D’après la loi de Snell Descartes pour la
sin i sin 30
0,2 réfraction : n2 = soit n2 = donc n2 = 2,4.
sin r sin 12
sin r
0
0 0,2 0,4 0,6 S’entraîner

L’indice de réfraction du glycérol est égal à celui 22 TGV versus lumière


du matériau constituant le tube à essais.
Il faut donc remplir le tube à essai de glycérol pour 300
a. 300 km·s–1 =
3,6
= 83,3 m·s–1
le faire disparaître.
3,00 × 108
= 3,6 × 106.
83,3
Exercices La lumière est environ trois millions six cent
mille fois plus rapide que le TGV.
b. La durée nécessaire pour relier Paris à Bordeaux
Les incontournables d 560
en TGV est : Δt = soit Δt = donc Δt = 1,87 h.
v 300
300 Pendant cette durée, la lumière parcourt d = c × Δt
11 300 km·s–1 = 3,6 = 83,3 m·s–1 soit d = 3,00 × 108 × 1,87 × 3 600 donc
3,00×108 d = 2,02 × 1012 m soit 2,02 × 109 km c'est-à-dire
= 3,6 × 106. presque deux milliards de km (environ 5 000 fois
83,3
La lumière est environ trois millions six cent mille la distance Terre-Lune).
fois plus rapide que les vents de l’ouragan.
23 Type of telescopes
14 a.
Traduction de l’énoncé
Air Un télescope est un instrument d’optique utilisé
55,0 ° pour observer des objets lointains ou terrestres. Il
I n1 = 1,00
y a deux types de télescopes : le télescope à
n2 = 1,60
réflexion et celui à réfraction (réfracteur). Alors que
r les télescopes à réflexion utilisent des miroirs et
sont généralement choisis pour observer les
objets lointains comme les nébuleuses ou les
galaxies, les télescopes à réfraction utilisent des
b. D’après la loi de Snell Descartes pour la lentilles. Ils sont idéaux pour l’observation d’objets
réflexion, i’ = i =90 – 55 = 35° plus grands et plus brillants comme la Lune et les
c. D’après la loi de Snell Descartes pour la planètes mais ils sont plus chers. Le premier type
sin i sin 35 réfléchit toutes les longueurs d’onde de la lumière
réfraction : sin r = soit sin r = = 0,36
n 1,60 de la même manière tandis que le deuxième type
donc r = 21°. peut présenter certaines aberrations chromatiques
parce que l’indice de réfraction du verre des
15 a. D’après la loi de Snell-Descartes pour la lentilles dépend de la longueur d’onde. Un
réfraction : sin i = n × sin r soit troisième type de télescope, le Schmidt
sin i = 1,33 × sin 45 = 0,94 donc i = 70°. Cassegrain, appelé catadioptrique, a gagné en
68
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 14 ● Propagation de la lumière

popularité parce qu’il combine les meilleurs 26 Double réflexion


aspects d’un télescope à réflexion et d’un
télescope à réfraction. a.
a. Indiquer quelle loi de Snell-Descartes est M2
utilisée dans chaque télescope. i’ = i
b. Énumérer les avantages et les inconvénients de i Rayon incident
chaque télescope.
c. Selon vous, quels éléments optiques trouve-t-on
dans un télescope catadioptrique ? 65°
i’ = 40° i = 40° M1
Réponses aux questions I
a. On utilise la 2ème loi de Snell Descartes pour la
réflexion dans le télescope à réflexion et celle pour b. Le rayon se réfléchit sur M1 avec un angle de
la réfraction dans le télescope à réfraction. 40°. Grâce à la construction graphique ci-dessous,
b. Télescope à réflexion : pas d’aberration on détermine l’angle incident sur M2 : i = 25°.
chromatique, permet de voir des objets peu M2 180° - (50° + 65°) = 65°
lumineux.
25°
Télescope à réfraction permet de grossir les objets
observés mais peut présenter certaines 90° - 65° = 25°
aberrations chromatiques.
40° 40°
c. On trouve probablement des lentilles et miroirs. 65°
M1
25 Image d’un poisson I
90° - 40° = 50°
1. a. Pour la position ①, les angles d’incidence et
de réfraction sont nuls, le rayon lumineux issu de c. Le rayon se réfléchit sur M1 avec un angle de
A et se propageant vers ① n’est pas dévié. 40° donc il arrive sur le second miroir avec un
b. angle égal à 90 – 40 = 50°. Le rayon incident sur
1 M1 et le rayon réfléchi sur M2 ont la même
2 direction.
M2

2. a. L’angle de réfraction est supérieur à l’angle i’ = 50°


d’incidence.
i = 50°
1
2 40°

i i = 40°

I i ’ = 40°
r
M1
A
3. L’image A’ du poisson est plus proche de la 28 Identifier un liquide
surface. a. n1 × sin i = n2 × sin r
1 b. On représente l’évolution de sin i en fonction de
2 sin r, que l’on modélise par une fonction linéaire.
Comme le milieu 1 est l’air (n1 = 1,00), on a
i sin i = n2 × sin r. L’indice du liquide inconnu est
donc égal au coefficient directeur a de la droite de
I modélisation.
A’ r
sin i 0,26 0,42 0,57 0,71 0,82
A sin r 0,17 0,29 0,39 0,48 0,56

69
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Chapitre 14 ● Propagation de la lumière

sin i b. L’angle d’incidence est


i = 90,00 – 70,00 = 20,00°.
0,8 D’après la loi de Snell Descartes pour la
sin i = f (sin r) n2 × sin i1
réfraction : sin r1 =
n
0,6 1,500 × sin 20,00
soit sin r1 = = 0,5115.
1,003
0,4 Donc r1 = 30,76°.
c. L’angle d’incidence i2 sur la seconde lame de
0,2 verre et l’angle de réfraction r1 dans l’argon sont
alternes internes, ils sont donc égaux.
sin r d. D’après la loi de Snell Descartes pour la
0 n × sin i2
0 0,2 0,4 0,6 réfraction : sin r2 =
n2
c. sin i = f(sin r) est une droite passant par
1,003 × sin 30,76
l’origine. soit sin r2 = = 0,3420
0,82 – 0 1,500
Le coefficient directeur est a = = 1,46. donc r2 = 20,00°.
0,56 – 0
L’indice de réfraction n2 est donc égal à 1,46. e. La lame d’argon ne déforme pas les objets car
d. Compte-tenu des imprécisions liées au les rayons lumineux qui émergent sont parallèles
mesures, on en déduit que liquide inconnu est le aux rayons lumineux incidents.
glycérol.
Verre
29 Salinité d’une eau n2 = 1,500 i1
sin i
1. n =
sin r r1
2. Argon
6 S=np.array([0,40.0,80.0,120,160]) n = 1,003
7 n=np.array([1.32,1.35,1.38,1.41,1.44]) i2
3. a. Les points forment une droite. r2
b. droite.slope calcule le coefficient directeur Verre
alors que droite.intercept calcule l’ordonnée à n2 = 1,500
l’origine.
c. L’expression donnée est en accord avec les
coefficients donnés par le programme. Approfondir
1,33 – 1,32
4. S = 7,50 × 10–4 n + 1,32. D’où S =
7,50 × 10-4 33 Éclairage d’une horloge
donc S = 13,3 g.L-1.
a. Horloge
30 Vitrages à lame d’argon
Air
a. n2 = 1,00 r
I
Verre
n2 = 1,500
25 cm

i1 i Eau
r1 n1 = 1,33
Argon
K J
n = 1,003 20 cm

20
b. tan i = donc i = 39°.
Verre 25
D’après la loi de Snell Descartes pour la
n2 = 1,500
réfraction : sin r = n × sin i = 1,33 × sin
39 = 0,84 donc r = 57°.
20
h1 = donc h1 = 13 cm.
tan r
Il faut placer l’horloge à 13 cm au-dessus du
niveau de l’eau.

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Chapitre 14 ● Propagation de la lumière

35 Véhicule à jumelles
À l’oral
a.
La lumière pour mesurer des distances
A
Pour mesurer des distances très grandes, on
45° définit une nouvelle unité à partir de la propagation
i’ = 45° de la lumière : l’année-lumière. 1 année-lumière
i = 45°
est la distance parcourue par la lumière en une
Air n B année. Une année lumière vaut environ 1013 km
i = 45° soit dix mille milliards de kilomètres.
Les distances dans l’Univers étant tellement
i’ = 45°
grandes, on les exprime en année-lumière. L’étoile
C la plus proche de notre planète après le Soleil est
Proxima du Centaure qui est à 4,2 a.l. Cela signifie
que la lumière issue de cette étoile met 4,2
années à nous parvenir et donc nous la voyons
b. Sur la face AB : n × sin 45 = 1 donc n = 1,4.
telle qu’elle était il y a 4,2 années. Ainsi, on peut
dire que voir loin c’est voir dans le passé.
36. Capteur de pluie
On s’intéresse à la réflexion d’un rayon lumineux
sur la séparation verre-air au niveau du pare-brise.
On a réflexion totale si n × sin i = sin 90 soit
i = 41,8°.
L’angle α que l’on recherche et l’angle
complémentaire de i sont alternes internes. Ils ont
donc la même valeur soit α = 90,0 – i donc
α = 48,2°.

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Thème 3 ● Ondes et signaux

⓯ Les spectres lumineux


Activités • Réfraction sur la face d’entrée du prisme ①
Les deux rayons se rapprochent de la normale et
sont déviés vers la base du spectroscope car
❶ La dispersion de la lumière l’indice du verre constituant le prisme, que ce soit
Activité documentaire le verre flint ou le verre crown, est plus grand que
celui de l’air.
Découvrir avec les documents
a. La lumière blanche est composée de lumières • Réfraction sur la surface de séparation entre les
colorées. prismes ① et ②
b. On observe la dispersion de la lumière après Si n② > n①, les rayons se rapprochent de la
qu’elle ait traversé un prisme ou une goutte d’eau normale et sont déviés vers le haut du
(cas de l’arc-en-ciel). spectroscope. Cela permet d’orienter le rayon pour
qu’in fine il ne soit pas dévié.
c. La séparation des couleurs s’explique par le En conséquence, l’indice de réfraction du prisme
phénomène de réfraction. ② doit être supérieur à celui du prisme ①.
d. Air : indice • Réfraction sur la surface de séparation entre les
Faisceau
de lumière blanche de réfraction prismes ② et ③ :
nair = 1,00 Écran
Si n③ > n②, alors les rayons se rapprochent de la
i normale et sont déviés vers la base du
Prisme : spectroscope.
indice de Si n③ < n②, alors les rayons s’écartent de la
réfraction n normale et sont déviés vers le haut du
spectroscope. Dans ce cas, on n’obtient pas une
e. Le rayonnement violet étant plus dévié que le déviation nulle.
rouge, l’angle de réfraction du rayonnement violet En conséquence, n③ doit être inférieur à n②.
est supérieur à l’angle de réfraction du rouge. • Conclusion
f. D’après la loi de Snell-Descartes pour la D’après le doc. 2, on remarque que l’indice du
réfraction : verre crown est inférieur à celui du verre flint. Le
• Pour le rayonnement violet : prisme ① doit donc être en verre crown, le prisme
nV × sin i = nair × sin rV ② en verre flint et le prisme ③ en verre crown.
nair = 1 d’où sin rV = nV × sin i.
• Pour le rayonnement rouge : ❸ Produire et exploiter des spectres
nR × sin i = nair × sin rR Activité expérimentale
nair = 1 d’où sin rR = nR × sin i.
Or rV > rR. On en déduit donc nV > nR Matériel
Retenir l’essentiel • Spectroscope à fibre (analyseur de spectre)
• Ordinateur
● Un prisme en verre décompose la lumière
• Lampe à vapeur de mercure
blanche c'est-à-dire qu’il sépare les différentes
• Lampe à vapeur de sodium
couleurs qui composent la lumière blanche.
• Écran
● Un prisme en verre disperse la lumière blanche
• Lampe fluocompacte
car l’indice de réfraction du matériau qui le
constitue, le verre, dépend de la longueur d’onde Découvrir avec l’expérience
de la lumière qui le traverse. 1. Le spectre d’émission d’une lampe à
incandescence est un spectre continu présentant
❷ Dispersion par un spectroscope à vision toutes les couleurs du violet au rouge.
directe 2. b. Le spectre d’émission de la lampe à vapeur
Activité documentaire - Ouverte de sodium comporte une raie jaune sur fond noir.
Le spectre d’émission de la lampe à vapeur de
Résoudre un problème mercure comporte plusieurs raies colorées sur
On note n①, n② et n③ les indices de réfractions fond noir.
des verres constituants les trois prismes du
spectroscope à vision directe (doc. 1). Remarque
Le nombre de raies dépend du matériel utilisé.

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Chapitre 15 ● Les spectres lumineux

c. Ces lampes sont des lampes à décharge qui


contiennent du gaz excité ou chauffé. λ (en nm)
d. Ces spectres sont différents car ils ne sont pas
constitués des mêmes raies. 450 500 550 600 650 700
3. a • Réaliser le spectre d’émission de la lampe
fluocompacte basse consommation. • Élément ③
Il reste à déterminer l’élément chimique
• Le comparer aux spectres d’émission d’une
responsable de la flamme verte. D’après le doc. 4,
lampe à incandescence et d’une lampe à
les raies les plus intenses doivent avoir leurs
décharge.
longueurs d’onde comprises entre 490 et 570 nm.
c. Le spectre d’émission d’une lampe
Le cuivre comporte quatre raies dans ce domaine
fluocompacte basse consommation est un spectre
de longueurs d’onde.
de raies d’émission. C’est donc une lampe à
décharge.
Retenir l’essentiel λ (en nm)
● Le spectre d’émission du rayonnement émis par 400 522 700
un corps chaud est un spectre continu.
● Contrairement au spectre du rayonnement émis Exercices
par un corps chaud, un spectre de raies est
discontinu et n’est composé que de quelques
raies colorées. Les incontournables

❹ Des flammes de toutes les couleurs 11 Le spectre visible sur le CD contient toutes les
Activité documentaire - Ouverte couleurs et est continu donc on peut dire qu’il
s’agit d’une lumière blanche.
Résoudre un problème
• Élément ① 12 Le domaine du visible s’étend de 400 × 10–9 m
En observant le profil spectral de l’élément ① à 800 × 10–9 m donc seul le rayonnement de
(doc. 2), on remarque un pic entre 575 et 600 nm. longueur d’onde λ1 = 520 × 10–9 m appartient au
Cela signifie que les raies les plus intenses sur le domaine du visible.
spectre d’émission de l’élément ① sont celles
dont la longueur d’onde est comprise entre 575 et 14 La situation a. est impossible car un
600 nm. D’après le doc. 3, on peut déduire qu’il rayonnement monochromatique ne peut pas être
s’agit du sodium. D’après le doc. 4, la couleur de dispersé. La situation b. est aussi impossible car
la flamme, produite à ces longueurs d’onde par lors de la dispersion par un réseau, les spectres
l’élément ①, le sodium, est orange. de part et d’autre du centre sont symétriques
Son spectre d’émission est constitué de deux (c’est toujours la même longueur qui est la plus ou
raies orange de longueurs d’onde 588 et 590 nm la moins déviée).
sur un fond noir.
16 Le spectre est discontinu contrairement à celui
de la lumière émise par le Soleil.
λ (en nm)
450 500 550 600 650 700 18 Le spectre ② possède deux raies
respectivement à 619 nm et 643 nm, c’est donc
• Élément ② le spectre de l’yttrium.
En observant le profil spectral de l’élément ②, on
remarque un pic entre 650 et 675 nm. Cela
signifie que les raies les plus intenses sur le S’entraîner
spectre d’émission de l’élément ② sont celles
dont la longueur d’onde est entre 650 et 675 nm. 22 Feu d’artifice
D’après le doc. 3, on peut dire qu’il s’agit du a. Le strontium produit une lumière rouge. La raie
lithium. D’après le doc. 4, la couleur de la flamme, de plus forte intensité lumineuse est donc dans le
produite à ces longueurs d’onde par l’élément ②, domaine du rouge (640-800 nm) : c’est la raie de
le lithium, est rouge-rosé. longueur d’onde 641 nm.
Son spectre d’émission est constitué de quatre b. Les raies de plus forte intensité lumineuse sont
raies sur un fond noir : trois raies indigo, verte et vertes donc le cuivre émet une lumière verte lors
orange peu intenses à 460 nm, 497 nm et d’un feu d’artifice.
610 nm et une raie rouge plus intense à 670 nm.

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Chapitre 15 ● Les spectres lumineux

23 Des sources monochromatiques 28 Verre des prismes d’une paire de jumelles


1. 2. La longueur d’onde est comprise entre a. D’après la loi de Snell-Descartes pour la
640 nm et 660 nm. réfraction : nR × sin i = n × sin r
Voir spectre page 75. sin r sin 39,7
Avec n = 1,00 soit nR = d’où nR =
3. a. La raie représentant le rayonnement émis par sin i sin 25,0
la diode laser est large donc cette diode laser n’est Donc nR = 1,51.
pas monochromatique. b. Les indices des verres BAK4 et N-BK7
b. L’ordre de grandeur de l’incertitude sur la dépendent de la longueur d’onde donc ce sont des
longueur d’onde (10–5 nm) est très inférieur à celui milieux dispersifs.
de la longueur d’onde (10–1 nm) donc on peut c. Pour le rayonnement monochromatique rouge,
considérer le rayonnement du laser Hélium-Néon l’indice du verre N-BK7 vaut 1,51 ce qui
comme monochromatique. correspond à l’indice du verre du prisme calculé en
a.
25 Influence de la température d. On a nV > nR donc, pour un même angle
d’incidence i, la loi de Snell Descartes pour la
1. D’après la classification des étoiles réfraction donne sin rV > sin rR soit rV > rR.
θrouge < θjaune < θbleu donc les planètes de la plus
froide à la plus chaude sont Antarès, Capella et
Deneb. Approfondir
2. a. Altaïr a une température de 4 700 °C elle
appartient à la classe K alors que Procyon de 30 Dispersion par le verre
température 6 200 °C appartient à la classe G.
b. L’intensité lumineuse de l’étoile 1 est maximale a. L’indice de réfraction du verre flint est une
dans le bleu alors que celle de l’étoile 2 l’est dans fonction de la longueur d’onde λ donc c’est un
le jaune. Altaïr correspond à l’étoile ② et Procyon matériau dispersif.
à l’étoile ①. b. Pour chaque valeur de longueur d’onde du
visible (doc du cours p. 254), on calcule l’indice de
26 What is the mistake? réfraction n à partir de la loi de Cauchy.
Puis on trace n = f(λ) : il s’agit une fonction
Traduction de l’énoncé décroissante de la longueur d’onde.
En 1973, le groupe britannique Pink Floyd a fait n
paraître l’album Dark Side of the Moon. La
pochette, créée par le photographe et graphiste n = f (λ)
1,594 000 04
Storm Thorgerson, reproduit la célèbre expérience
de Newton. La face et le dos de la couverture se
complètent pour former une seule image sur 1,594 000 03
laquelle un deuxième prisme recrée la lumière
blanche incidente. 1,594 000 02
a. Expliquer pourquoi cette image n’est pas
correcte du point de vue du physicien. 1,594 000 01
b. Indiquer ce qui devrait être observé à la sortie 350 450 550 650 750
du second prisme. λ (en nm)
Réponses aux questions c. D’après la loi de Snell-Descartes pour la
a. La photo n’est pas correcte car si une lumière réfraction : sin i = n(λ) × sin r.
dispersée traverse un prisme, un faisceau de Pour un même angle d’incidence i, l’angle de
lumière blanche ne peut pas être recrée à la sortie réfraction r est d’autant plus grand et le rayon est
de ce prisme. d’autant plus dévié que n(λ) est grand. En
b. À la sortie du second prisme, on devrait conséquence, c’est le rayonnement violet, de plus
observer une dispersion de la lumière blanche plus petite longueur d’onde, qui sera la plus déviée.
importante, plus étalée, qu’à la sortie du premier
prisme. 32 Spectres de raies d’absorption
27 Objectif achromatique a. Pour observer un spectre de raies d’absorption,
on place successivement une lampe à
Pour identifier la nature des verres, il faut incandescence, l’ampoule de gaz, le réseau et
déterminer leur indice de réfraction pour des l’écran.
radiations de longueur d’onde différentes. Le verre b. On reproduit le spectre de la lumière blanche
dont l’indice de réfraction varie peu en fonction de sur lequel on trace des raies noires à 407, 434,
la longueur d’onde est le verre crown peu dispersif. 546 et 579 nm.

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Chapitre 15 ● Les spectres lumineux

λ (en nm) 547 610 653 683


Élément
λ (en nm) Ni Ni Pt Fe
chimique
400 800
34 Vitesse d’une galaxie
c. 6 cm représentent 400 nm donc les longueurs D’après le doc. 1, la vitesse est v = c × z avec
d’onde correspondant aux raies noires distantes λ – λ0
de d (en cm) de la graduation sont données par z= .
λ0
400 + 400 × d Le doc. 2 permet de déterminer λ en tenant
soit :
6 compte de l’échelle indiquée : λ = 5 313 Å.
λ (en nm) 433 443 467 487 Le doc. 3 permet de déterminer λ0 en tenant
Élément
Hg Pt Fe Ni compte de l’échelle indiquée : λ0 = 5 267 Å.
chimique On obtient alors z = 8,733 × 10–3 donc
v = 2,6 × 108 m·s–1.

23 Des sources monochromatiques


1. 2.

λ
(en nm)
400 650 800

75
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Thème 3 ● Ondes et signaux

⓰ Lentilles et modèle de l’œil


Activités Tout rayon lumineux incident parallèle à l’axe
optique émerge en passant par le foyer image F’.

❶ Caractériser des lentilles ❷ Produire et caractériser une image


Activité expérimentale Activité expérimentale – ECE
Matériel Matériel
• 3 lentilles divergentes • Banc optique avec cavaliers
• 3 lentilles convergentes • Lanterne avec objet
Découvrir avec l’expérience • Lentille mince convergente de distance focale
1.Trois lentilles sont convergentes et trois sont f’ = 12,5 cm
divergentes : on peut les reconnaitre soit au • Écran
toucher en comparant pour chaque lentille • Règle
l’épaisseur au bord et l’épaisseur au centre, soit
par observation d’un texte proche à travers chaque 1. Tableau de résultats :
lentille. Taille de l’objet : AB = 1,5 cm
2. a. Un rayon lumineux incident passant par le Distance objet-
50 25 15 7,5
centre optique n’est pas dévié. lentille (en cm)
b. Un rayon lumineux incident parallèle à l’axe Image
Oui Oui Oui Non
observable
optique émerge de la lentille en passant par le
Distance
foyer image F’.
lentille-image 17 25 75 -
c. Un rayon lumineux incident passant par le foyer (en cm)
objet F émerge de la lentille parallèle à l’axe Sens de l’image
optique. par rapport à Renversée Renversée Renversée -
3. Le foyer objet F est le point par lequel passe l’objet
tout rayon lumineux, qui émerge parallèlement à Taille de l’image
0,5 1,5 7,5
l’axe optique. Le foyer image F’ est le point de (en cm)
convergence de tout rayon lumineux incident Grandissement
0,3 1 5 -
ϒ
parallèle à l’axe optique.
4. 2. On peut observer l’image d’un objet sur un écran
si la distance entre l’objet et la lentille est
supérieure à la distance focale (f’ = 12,5 cm).
F’
3. Lorsque l’objet se rapproche de la lentille, la
F O ∆ taille de l’image augmente et la position de l’image
sur l’écran s’éloigne de la lentille.
4. a. Avec une échelle 1/5 sur l’axe horizontal, les
foyers objet F et image F’ sont à 2,5 cm
respectivement à gauche et à droite du centre
Retenir l’essentiel
optique. L’objet AB est à 6 cm à gauche du centre
● Le foyer objet d’une lentille mince convergente optique.
est le point de l’axe optique, noté F, tel que tout Avec l’échelle 1/1 sur l’axe vertical, la taille de
rayon lumineux passant par ce point émerge de la l’objet AB est 1,5 cm.
lentille parallèle à l’axe optique. Il est situé à
gauche de la lentille convergente.
Le foyer image d’une lentille mince convergente
1,0 cm
est le point de l’axe optique, noté F’, tel que tout
rayon lumineux incident parallèle à l’axe optique, B
5,0 cm
qui émerge de la lentille, passe par ce point. Il est
situé à droite de la lentille convergente et est le F’ A’
symétrique du foyer objet F par rapport au centre
A F O ∆
optique.
● Tout rayon lumineux incident passant par le B’
centre optique O de la lentille émerge sans être
dévié.Tout rayon lumineux incident passant par le
foyer objet F émerge parallèle à l’axe optique.

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Chapitre 16 ● Lentilles et modèle de l'oeil

L’image est renversée, mesure 1,2 cm et se trouve Leurs images se forment à des distances
à 4,2 × 5 = 21 cm à droite du centre optique de la différentes du cristallin. La distance cristallin-
lentille. rétine étant fixe, c’est donc la distance focale du
b. Expérimentalement, on trouve un résultat cristallin qui varie pour obtenir une image nette sur
cohérent (21,5 cm). la rétine. Pour cela, le rayon de courbure du
5. a. D’après le théorème de Thalès appliqué aux cristallin varie sous l’action des muscles ciliaires.
OA' A'B'
triangles OAB et OA’B’, on trouve γ= = .
OA AB Retenir l’essentiel
b.
Éléments optiques qui modélisent l’œil réduit : un
Distance objet-
lentille (en cm)
50 25 15 7,5 diaphragme, une lentille mince convergente et un
Distance lentille- écran.
17 25 75 -
image (en cm)
Grandissement ϒ 0,33 1,0 5,0 - ❹ Corriger un œil hypermétrope
Grandissement Activité expérimentale – Investigation
OA' 0,34 1,0 5,0
γ=
OA Matériel
Les valeurs sont en accord avec les valeurs • Banc optique avec cavaliers
mesurées expérimentalement. • Lanterne avec objet
Retenir l’essentiel • Diaphragme
● Pour observer sur un écran l’image d’un objet • Lentilles convergentes de distance focale
formée par une lentille mince convergente, il faut 10 cm ; 12,5 cm ; 20 cm ; 33 cm ; 50 cm
que l’objet soit situé à gauche du foyer objet de la • Lentilles divergentes de distance focale
lentille.
–10 cm ; –20 cm ; –33 cm
● Le grandissement peut se déterminer
géométriquement de deux façons : • Écran
– par la mesure des tailles de l’objet et de l’image
A'B' • Modélisation de l’œil emmétrope observant un
γ= AB
; objet lointain (d’après le doc. 2) :
– par la mesure des distances entre le centre
optique et l’objet et le centre optique et l’image
OA'
γ= OA . 1,0 cm
5,0 cm
❸ L’œil, un système optique
Activité documentaire F’
O ∆
a.
1 : Cornée
2 : Cristallin
3 : Pupille
4 : Humeur aqueuse
5 : Iris d = 12,5 cm
6 : Sclérotique Modélisation de l’œil emmétrope.
7 : Choroïde • Modélisation de l’œil hypermétrope :
8 : Rétine D’après le doc. 3, pour modéliser un œil
9 : Nerf optique hypermétrope à partir de la modélisation de l’œil
10 : Humeur vitrée emmétrope, il faut changer de lentille convergente
b. Le cristallin est modélisé par une lentille mince sans modifier la distance lentille écran qui reste
convergente car le cristallin est biconvexe, il est égale à 12,5 cm. L’œil hypermétrope étant moins
plus épais au centre que sur les bords. convergent que l’œil emmétrope, on doit prendre
une lentille de distance focale supérieure à 12,5
c. Le diaphragme modélise l’iris et son ouverture cm, c’est-à-dire une parmi celles de distance
modélise la pupille. La lentille mince convergente focale f’ = 20 cm, 33 cm ou 50 cm. Dans chaque
modélise le cristallin. L’écran modélise la rétine. cas, l’image sur l’écran est floue.
d. La distance invariable dans l’œil est la distance
entre le cristallin et la rétine (17 mm selon le
doc. 2)
e. L’œil accommode pour observer de façon nette
des objets situés à des distances variées.
77
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 16 ● Lentilles et modèle de l'oeil

L1 Exercices
1,0 cm
5,0 cm
Les incontournables
F’1
12
O ∆

F O
F O F’ ∆ F’ ∆

d = 12,5 cm
Modélisation de l’œil hypermétrope.

• Correction de l’œil hypermétrope pour sa vision


de loin : F O F’
O
Pour corriger le défaut de l’œil hypermétrope et ∆ ∆
retrouver une image nette sur l’écran, on doit F’ F
ajouter une deuxième lentille convergente, accolée
à la première (à positionner dans le même support
par exemple).
1 1 1 15 a.
Sans formule donnée ( = +
f' f ' f2 '
), l’élève doit
1
essayer avec les différents couples de lentilles
possibles. B
Cela fonctionne avec f’1 = 20 cm pour l’œil F’ A’
hypermétrope et f’c = 33 cm pour la lentille
AF O ∆
correctrice ou l’inverse c’est-à-dire f’1 = 33 cm et
f’c = 20 cm.
B’
Lc L1
1,0 cm b. f = 0,9 × 2 = 1,8 cm (en tenant compte de
5,0 cm l’échelle 1/2).
c. En tenant compte de l’échelle ½ du schéma :
• Position de l’image : OA’ = 3,3 × 2 = 6,6 cm.
F’
• Taille de l’image : A’B’ = 1,6 × 2 = 3,2 cm.
O ∆
• L’image est renversée.
A'B' 3,2
d. Grandissement : γ = = = 2,7.
AB 1,2

d = 12,5 cm S’entraîner
Modélisation de l’œil hypermétrope corrigé par une
lentille de correction (Lc) accolée. 21 Construction de l’image d’un objet
a.

1,0 cm
B 1,0 cm
F’ A’
A F O ∆

B’

b. L’image obtenue est réelle et renversée, de


taille 1,5 cm.
c. Il faut placer un écran à 7,5 cm à droite de la
lentille pour y observer une image nette.

78
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 16 ● Lentilles et modèle de l'oeil

A' B' 1,5 convexe à bords minces est une lentille


d. Grandissement : γ = = = 1,5. convergente.
AB 1,0
e. Si on approche l’objet de la lentille (mais
toujours à gauche du foyer objet F), il faut déplacer 26 Camera
l’écran vers la droite c’est-à-dire l’éloigner de la
Traduction de l’énoncé
lentille pour voir une image nette.
La photographe américaine A. Leibovitz est
mondialement connue pour ses portraits de
22 Où est la lentille ?
célébrités. Comme tous les photographes, elle
a. choisit l’objectif de l’appareil photo en fonction de
B la photographie à prendre.
La distance focale standard d’un objectif est
comprise entre 40 et 60 mm pour reproduire ce
F’ A’ que voit l’œil. La distance focale d’un téléobjectif
A F O ∆ est comprise entre 70 et 600 mm, il est utilisé
pour toutes les photos prises à distance, comme
B’ les photos d’animaux. Enfin, l’objectif dont la
1 cm
1 cm grande distance focale est comprise entre 17 et
40 mm est utilisé pour la photographie des
b. f’ = 1,5 cm paysages.
c. L’image est à 2,5 cm à droite du centre optique a. Comparer les principaux éléments d’un appareil
de la lentille. L’image de taille 1,0 cm est photographique avec ceux d’un œil.
renversée. b. Choisir l’objectif à utiliser pour faire des
1 portraits.
d. Grandissement : γ = = 0,67.
1,5
Réponses aux questions
23 Allumer le feu a. On peut comparer les éléments de l’appareil
photographique à ceux de l’œil :
a. Éclairer la loupe par le Soleil et positionner la Appareil photographique Œil
pipe au foyer image de la loupe où convergent les Diaphragme Iris
rayons du soleil. Objectif Cristallin
b. Mesure de la longueur de la pipe sur l’image : Capteur CCD Rétine
1,1 cm
Distance entre les centres de la loupe et de la pipe b. Pour faire des portraits, il est mieux d’utiliser un
sur l’image : 2,0 cm objectif de focale entre 40 et 60 mm.
À partir de la donnée de la longueur de la pipe, on
peut déterminer l’échelle du schéma et déduire par 29 Modélisation d’un microscope
2,0 × 15
proportionnalité : f’ = = 27 cm. 1.
1,1 L1
1,0 cm
25 Correction oculaire
5,0 cm
a. La partie supérieure des lunettes constituée B
d’un verre concave à bord épais corrige la myopie F’1 A1
(défaut de vision des objets lointains). A F1 O1 ∆
La partie basse des lunettes constituée d’un verre
B1
convexe à bords minces corrige la presbytie
(défaut de vision de près).
b. Le schéma a correspond à un œil qui n’est pas
2. Position de l’image : O1A1 = 6 × 5,0 = 30 cm.
assez convergent puisque l’image se forme après
Taille de l’image : A1B1 = 1,0 cm.
la rétine. Il s’agit donc de la presbytie. Ce défaut
L’image A1B1 est renversée.
sera corrigé par une lentille convergente.
Le schéma b correspond à un œil trop convergent 3.a. Pour L’objectif, A1B1 est l’image de l’objet AB.
puisque l’image se forme en avant de la rétine. Il Pour l’oculaire, A1B1 est un objet dont l’oculaire
s’agit donc de la myopie. Ce défaut sera corrigé forme une image.
par une lentille divergente. b. Le rayon lumineux issu de B1 passant par O2
n’est pas dévié car O2 est le centre optique de
c. D’après la réponse précédente : f’b < f’a.
l’oculaire.
d. La partie supérieure de la lunette constituée Le rayon lumineux issu de B1 parallèle à l’axe
d’un verre concave à bord épais est une lentille optique émerge de la lentille en passant par son
divergente. La partie basse constituée d’un verre foyer image F’2.

79
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 16 ● Lentilles et modèle de l'oeil

c. Les rayons lumineux issus de B1 émergent de la 1 1 1


= (nb – 1) × ( + )
lentille en étant parallèles entre eux. On ne peut f'b r1 r2
donc pas placer un écran pour observer leur 1 1 1 2
= (1,522 – 1) × ( + ) = 0,522 ×
intersection, où aurait dû se former l’image réelle f'b 18,0 18,0 18,0
A2B2. L’image A2B2 ne peut pas être observée sur 1
f'b
= 0,0580 cm–1 d’où f’b = 17,2 cm
un écran, mais elle peut être observée directement
en plaçant son œil après l’oculaire, sans 1 1 1
= (nr – 1) × ( + )
accommoder (vision à l’infini). f'r r1 r2
1 1 1 2
= (1,514 – 1) × ( + ) = 0,514 ×
31 Aberration chromatique f'r 18,0 18,0 18,0
1
= 0,0571 cm–1 d’où f’r = 17,5 cm
L’aberration chromatique est la distance F’bF’r f'r
séparant le foyer image pour une radiation bleue Donc F’bF’r = f’b – f’r = 17,5 – 17,2 = 0,300 cm.
F’b de celui pour une radiation rouge F’r.
D’après le document commun aux exercices 30 et
31, la distance focale d’une lentille sphérique
dépend de l’indice de réfraction n du milieu
transparent qui la constitue :
1 1 1
= (n – 1) × ( + ).
f' r1 r2 O ∆
F’b F’r
Or d’après le doc. 1, l’indice du verre constituant
l’objectif photographique dépend de la longueur
d’onde (phénomène de dispersion). Pour la
radiation bleue (λb = 490 nm), on peut lire
graphiquement la valeur de l’indice de réfraction : Schéma sans soucis d’échelle.
nb = 1,522. Pour la radiation rouge (λr = 660 nm), Si le capteur est placé dans le plan contenant F’r,
on lit : nr = 1,514. l’image présentera des contours irisés de bleu. S’il
On en déduit que : est placé dans le plan contenant F’b, les contours
seront irisés de rouge.

80
© Éditions Hatier, 2019.
Thème 3 ● Ondes et signaux

⓱ Les circuits électriques


Activités 4. a. Dans le circuit ①, la tension aux bornes de
la lampe et l’intensité du courant la traversant sont
proches des valeurs nominales. Dans ce circuit, la
❶ Adapter une lampe au générateur
lampe semble adaptée au générateur.
Activité expérimentale – Diagnostique b. Une résistance dans un circuit permet de
Matériel
diminuer l’intensité du courant électrique.
• Générateur 6 V 5. a. UR = 4,6 V
• Lampe (6 V ; 0,1 A) b. D’après la loi d’Ohm : UR = R × I soit
UR = 100 × 46,1 × 10–3 donc UR = 4,61 V.
• Résistance 100 Ω
• Fils de connexion Réactivité ses connaissances
• Ampèremètre • Voir fiche 6 p. 320
• Voltmètre • Loi d’Ohm : UR = R × I avec U en V, R en Ω et I
en A.
Remarque
La liste des dipôles (générateur, lampe, ❷ Exploiter la loi des nœuds
résistance) peut être modifiée compte-tenu du
Activité expérimentale - ECE
matériel disponible au laboratoire.
Réviser avec l’expérience Matériel
1. Les circuits ① et ② comportent une seule • Générateur 6 V
boucle : ce sont des circuits en série. • Lampe (6 V ; 0,1 A)
2. a. Les grandeurs électriques associées au • Résistances 100 Ω et 150 Ω
fonctionnement d’une lampe sont la tension • Fils de connexion
électrique et l’intensité électrique mesurées • Ampèremètre
respectivement avec un voltmètre et un
Remarque
ampèremètre.
b. Schémas complétés avec les appareils de La liste des dipôles (générateur, lampe,
mesure : résistance) peut être modifiée compte-tenu du
– + matériel disponible au laboratoire.
G
I Découvrir avec l’expérience
A 1. Dans une installation électrique domestique,
A les appareils sont branchés en dérivation.
COM 2. a. 3 circuits sont possibles avec le matériel
disponible :

V I I1 I2
COM V +
– + Circuit ① G R1
G –
I
A
ou
A
I I1 I2
COM +
Circuit ② G R2

V ou
COM V
I I1 I2
3. b. Résultats expérimentaux : +
Circuit ③ G R1 R2
Circuit ① Circuit ② –
Tension électrique
6,03 1,56
(en V)
Intensité électrique
93 46,1
(en mA)
81
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 17 ● L es circuits électriques

b. Les intensités des courants électriques Découvrir avec l’expérience


traversant chacune des branches du circuit doivent 1. 2.a.
être mesurées pour vérifier la loi des nœuds. V COM V COM
3. a. Résultats expérimentaux : V V
Circuit ① Circuit ② Circuit ③ R1 R2
I (en mA) 156 135 104 A B C
I1
93 93 62
(en mA) UAB UBC
I2 V V V
62 41 41
(en mA) +
I1 + I2 UAF G V UBE V UCD M V
155 134 103 –
(en mA) COM COM COM
b. Aux incertitudes de mesure près, l’intensité du
courant de la branche principale est égale à la
somme des intensités des courants dans les F E D
branches dérivées : I = I1 + I2.
b. Dans la maille ABEFA parcourue dans le sens
4. a. L’intensité I du courant électrique traversant horaire : UAF – UAB – UBE = 0.
le disjoncteur est égale à la somme des intensités Dans la maille BEDCB parcourue dans le sens anti-
des courants traversant les appareils électriques horaire : –UBE + UCD + UBC = 0.
fonctionnant en simultané : I = 31,6 A.
b. L’intensité maximale disponible doit être au 3. a. Résultats expérimentaux :
moins de 45 A, la puissance maximale délivrée à UAF = 12,65 V UCD = 3,32 V
l’installation sera donc de 9 kW. UBC = 5,01 V UAB = 4,41 V
UBE = 8,25 V
Remarque b. Vérification de la loi des mailles :
Une puissance de 12 kW peut aussi convenir et Pour la maille ABEFA : 12,65 – 4,41 – 8,25 ≈ 0
amener à une discussion sur le coût de Pour la maille BEDCB : – 8,25 + 3,32 + 5,01 ≈ 0
l’abonnement. 4. a. Dans la maille ACDFA parcourue dans le sens
Retenir l’essentiel horaire (par exemple) :
–UAB – UBC – UCD + UAF = 0
● L’intensité du courant électrique traversant la
b. Vérification de la loi des mailles :
branche principale est égale à la somme des
12,65 – 4,41 – 5,01 – 3,32 ≈ 0
intensités des courants dans les branches
dérivées : I = I1 + I2. Retenir l’essentiel
• UBA + UCB + UDC + UAD = 0.
❸ Exploiter la loi des mailles
Activité expérimentale - ECE ❹ Représenter la caractéristique d’un
rhéostat
Matériel
Activité expérimentale - Investigation
• Générateur 12 V
• Lampe (6 V ; 0,1 A) Matériel
• Moteur (6 V) • Générateur variable 6 V
• Résistances R1 = 27 Ω et R2 = 100 Ω • Rhéostat 500 Ω
• Fils de connexion • Fils de connexion
• Voltmètre • Ampèremètre
Remarque
• Voltmètre
La liste des dipôles (générateur, moteur, lampe, Remarques
résistances) peut être modifiée en compte-tenu du Cette activité a été réalisée avec un générateur de
matériel disponible au laboratoire. tension variable. Une version moins onéreuse peut
être réalisée en utilisant un second rhéostat pour
faire varier la tension aux bornes du rhéostat
étudié.
La résistance du rhéostat peut être modifiée en
compte-tenu du matériel disponible au laboratoire.
Cette activité est prévue pour travailler une
compétence numérique mais le graphique peut
être réalisé sur papier millimétré. Le script à
compléter et une fiche d’accompagnement
(versions élève et prof) sont disponibles.

82
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 17 ● L es circuits électriques

Résoudre un problème ❺ Déterminer le point de fonctionnement


Protocole expérimental :
d’un circuit électrique
Activité expérimentale
• Positionner le curseur du rhéostat (doc. 1) dans
une position donnée et ne plus y toucher. Matériel
• Réaliser le circuit ci-dessous. • Générateur (6 V)
• Pile (4,5 V)
– +
G • DEL
COM
• Résistance de protection R = 220 Ω
• Fils de connexion
A • Ampèremètre
A • Voltmètre

Remarques
Cette activité a été réalisée avec un générateur de
V tension variable. Une version moins onéreuse peut
COM V
être réalisée en utilisant un rhéostat pour faire
varier la tension aux bornes de la diode protégée.
• Faire varier la tension aux bornes du générateur ; Les valeurs fournies dans le doc. 2 peuvent varier
pour chaque valeur de la tension U, relever en fonction l’usure de la pile. Pour avoir des
l’intensité I du courant. Présenter les résultats résultats les plus justes possibles, il est conseillé
dans un tableau. de faire vos propres mesures avec le matériel du
laboratoire.
Résultats expérimentaux
La DEL (couleur, tension de seuil) et la résistance
I (en mA) 0 4,54 7,65 9,7 15,47
de protection peuvent être modifiées compte-tenu
U (en V) 0 1,03 1,66 2,07 3,32
du matériel disponible au laboratoire. Attention
toutefois à calibrer la manipulation pour ne pas
I (en mA) 17,5 20,9 23,5 25,4 dépasser l’intensité maximale admissible par la
U (en V) 3,76 4,5 5,04 5,46 DEL.
Les caractéristiques peuvent être tracées sur
• Tracé de la caractéristique papier millimétré ou avec un tableau-grapheur. Une
Voir fiche d’accompagnement version prof. version alternative utilisant le langage de
programmation python est disponible sur le
• Modélisation manuel numérique enseignant.
Voir fiche d’accompagnement version prof.
Découvrir avec l’expérience
• Exploitation 1.a.
La fonction linregress permet de calculer : Protocole expérimental
– le coefficient directeur de la droite de
• Réaliser le circuit série schématisé ci-dessous
modélisation : a = 0,214 × 103 = 214 Ω ;
comprenant le générateur variable et la DEL
– l’ordonnée à l’origine de la droite de
protégée.
modélisation est quasi-nulle : b ≈ 0 V.
La caractéristique U=f(I) du rhéostat est donc une I + –
droite passant par l’origine. On en déduit que le G
A
rhéostat peut être assimilé à un conducteur
ohmique. La relation entre U et I est donnée par la A
loi d’Ohm U = R × I. La résistance du rhéostat est R
COM
le coefficient directeur de la droite de
modélisation : R = 214 Ω.
V COM
• Réponse à la problématique V
Par comparaison des résultats entre les différents
groupes, on s’aperçoit que la résistance dépend U
de la position du curseur. La résistance variable du
rhéostat est donc la propriété physique qui permet • Faire varier la tension aux bornes du générateur
faire varier la luminosité d’une lampe. et relever, pour chaque tension U, l’intensité I du
courant sans dépasser 30 mA.
• Tracer la caractéristique U = f(I).

83
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 17 ● L es circuits électriques

c. Résultats expérimentaux : Exercices


I 0 0 0 1,3 3,1 5,2 7,1
(en mA)
U 0 1,02 1,59 1,98 2,4 2,91 3,34 Les incontournables
(en V)
10 a.
I 9,2 11,3 13 14,9 17,2 19
(en mA)
I R
U (en V) 3,82 4,3 4,68 5,08 5,62 6,02
+
2. Voir graphique page 87. G

3. Par définition, le point de fonctionnement est
I
donné par le point d’intersection des A
caractéristiques. Graphiquement, on obtient : COM A
P (I = 12,8 mA ; U = 4,65 V)
4. a. La tension U aux bornes de la pile et de la b. Le calibre le plus adapté est celui
DEL protégée est la même, tout comme l’intensité immédiatement supérieur à la mesure. Ici :
I du courant les traversant. Par conséquent, U et I 2 mA < I < 20 mA < 200 mA.
sont donnés par les coordonnées du point de Le calibre le plus adapté est donc 20 mA.
fonctionnement du circuit : U = 4,65 V et
I = 12,8 mA. Remarque
b. 12,8 mA < 30 mA donc I < Imax : il n’y a pas de L’utilisation du calibre 200 mA ne risque pas de
risque de détérioration. détériorer l’appareil mais donnera une valeur
c. Photo de la vérification par mesure page moins précise.
suivante : I = 12,8 mA et U = 4,62 V.
12 D’après la loi des nœuds, I1 = I2 + I3 soit I2 = I1
– I3 donc I2 = 15,0 mA.

14 D’après la loi des mailles, UG – U1 – U2 – U3 = 0


soit UG = U1 + U2 + U3 donc UG = 11 V.

U
16 D’après la loi d’Ohm, U = R × I soit I = donc
R
I = 2,1 mA.

17 a. La résistance est égale au coefficient


5–0
directeur de la droite : R1 = donc
15 × 10–3 – 0
R = 3,3 × 10 Ω = 0,33 kΩ.
2

b. Le coefficient directeur de la droite U2 = f(I) est


plus grand donc R2 > R1.

Retenir l’essentiel S’entrainer


• Le point de fonctionnement d’un circuit est le
point d’intersection de la caractéristique d’un
générateur avec celle d’un autre dipôle branché en 21 Intensités et résistances identiques
série. Il permet de déterminer les grandeurs U et I U
D’après la loi d’Ohm UAB = R × I1 soit I1 = AB
associées à un tel circuit. R
donc I1 = 0,24 A.
• Le point de fonctionnement est obtenu par U
lecture graphique en superposant les D’après la loi d’Ohm UAB = R × I2 soit I2 = AB
R
caractéristiques du générateur et de l’autre dipôle. donc I2 = 0,24 A.
D’après la loi des nœuds IG = I1 + I2
donc IG = 0,48 A.

84
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 17 ● L es circuits électriques

23 Robot tondeuse
a. I
V
+
A COM I2r G R U V
A –
Ib COM
Ic Ir Ir
V I
+ A
V U Mcoupe Mroue Mroue COM A
– Batterie
COM
2. a. La valeur moyenne de la résistance est
� = 45,91 Ω . Voir fiche méthode 1 p. 314 du
R
manuel.
b. D’après la loi des nœuds I2r = Ir + Ir donc b. L’écart-type est σn–1 ou Sx = 0,333.
I2r = 0,72 A. c. L’incertitude-type est U(R) = 6,0 × 10–2 Ω.
c. D’après la loi des nœuds Ib = Ic + I2r soit d. La valeur vraie de la résistance se trouve dans
Ic = Ib – I2r donc Ic = 1,7 A. l’intervalle de confiance 45,85 Ω ≤ R ≤ 46,97 Ω.
3. L’intervalle de confiance annoncé par le
24 Electrical installation constructeur est 43,7 Ω ≤ R ≤ 48,3 Ω . Il y a
recouvrement des intervalles de confiance donc
Traduction de l’énoncé
les résultats sont en accord.
Aux États-Unis, la tension des appareils
électriques connectés au secteur est de 110 V. 26 Abaisseurs de tensions
Quand tous les appareils électriques dans un
appartement fonctionnent simultanément, UBC
a. D’après la loi d’Ohm, UBC = R2 × I soit I =
R2
l'intensité traversant le compteur d'électricité est
donc I = 5,0 × 10–3 A.
I = 17,5 A.
b. D’après la loi d’Ohm, UAB = R1 × I donc
Données Intensité des appareils électriques dans
UAB = 24 V.
un studio :
Plaque Chauffage c. D’après la loi des mailles (maille orientée dans
Réfrigérateur Lampe
électrique électrique le sens horaire), UAC – UAB – UBC = 0 soit
1,95 A 6,52 A 0,30 A I1 UAC = UAB + UBC donc UAC = 29 V.
a. Identifier le type de circuit utilisé dans une
installation électrique domestique. 28 Panneau photovoltaïque
b. Calculer l’intensité du courant I1 traversant la 1.
plaque électrique.
c. Une plaque chauffante peut être modélisée par COM V
une résistance. Calculer sa valeur. V

Réponses aux questions – +


a. Le type de circuit utilisé est un circuit en G
dérivation. COM
b. D’après la loi des nœuds I = IR + IH + IL + I1 soit A
I1 = I – IR + IH + IL donc I1 = 8,7 A. A
U
c. D’après la loi d’Ohm U = R × I soit R = donc
I
R = 16,9 Ω.
2. a.
25 Mesures d’une résistance 17 U=np.array([0,15,26,29,30,31,
32,33,34,35,36.5]) #U en V
1. • Réaliser un montage en série d’un générateur 18 I=np.array([8,7.8,7.7,7.6,7.5,
et de la résistance. 7.2,6.6,5.8,4.8,3.4,0]) #I en A
• Brancher un ampèremètre dans le circuit et un
voltmètre aux bornes de la résistance. b. Le point de fonctionnement a pour coordonnées
• Mesurer l’intensité du courant et la tension aux U = 32 V et I = 6,4 A.
U
bornes de la résistance. c. D’après la loi d’Ohm U = R × I soit R = donc :
I
• Utiliser la loi d’Ohm pour déterminer la R = 5,0 Ω.
résistance R.
85
© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 17 ● L es circuits électriques

29 Caractéristique d’une pile c. E1 > Emax. Le générateur ne pouvant pas délivrer


une tension de 13 V, le moteur ne peut pas
a. Ligne 6 : construction d’un tableau des valeurs
fonctionner normalement.
de I exprimées en ampères.
2. a. D’après la loi des mailles dans le sens
Ligne 7 : construction d’un tableau des valeurs de
horaire : E2 – R × I1 – UM = 0 soit E2 = R × I1 + UM.
U exprimées en V.
D’après la loi des mailles dans le sens horaire :
Ligne 10 : Représentation graphique de U en
E2 – R × I2 – UM = 0 soit E2 = R × I2 + UM.
fonction de I.
b. D’après la question précédente :
b. Les points forment une droite.
R × I1 + UM = R × I2 + UM donc I1 = I2.
c. Le coefficient directeur est stocké dans
c. D’après la loi des nœuds IM = I1 + I2 d’où
droite.slope et l’ordonnée à l’origine dans IM
IM
droite.intercept. IM = 2 × I1 ou IM = 2 × I2 soit I1 = et I2 = donc
d. L’instruction de la ligne 14 attribue à la variable
2 2
I1 = I2 = 0,10 A.
« coefficient » le coefficient directeur de la
d. D’après la question 2.a. E2 = 8,0 V.
droite contenu dans la variable « droite ».
e. E2 < Emax. Les générateurs peuvent délivrer cette
L’instruction de la ligne 15 l’affiche.
tension : le moteur fonctionne normalement.
L’instruction de la ligne 16 attribue à la variable
« oorigine » l’ordonnée à l’origine de la droite
34 Chargeur USB autonome
contenu dans la variable « droite ». L’instruction
de la ligne 17 l’affiche. 1. D’après le texte introductif la tension nominale
e. La f.é.m est donnée par l’ordonnée à l’origine est UN = 5 V.
de la droite d’équation U = –1.0 × I + 1,5. Elle Puis, on lit graphiquement l’intensité nominale
vaut donc 1,5 V. IN = I(U = 5 V) = 0,4 A.
2. a. Icc est donnée par le circuit ② car la tension
30 Électrolyseur aux bornes d’un fil est nulle.
UV est donnée par le circuit ① car ce dernier est
1. a. Le point de fonctionnement a pour ouvert.
coordonnées I = 0 mA et U = 1,0 V. b. Icc = 0,5 A ; UV = 6 V.
b. Le point de fonctionnement a pour coordonnées
I = 50 mA et U = 2,0 V. A l’oral
2. D’après le graphique, U est non nulle à partir
d’une tension supérieure à 1,5 V. Quelques ressources
• Institut national de recherche et de sécurité
http://www.inrs.fr/risques/electriques/risques-
Approfondir electricite.html

33 Alimentation d’un moteur • Éduscol


1. a. D’après la loi d’Ohm : U = R × IM. http://eduscol.education.fr/sti/sites/eduscol.ed
D’après la loi des mailles dans le sens horaire : ucation.fr.sti/files/ressources/pedagogiques/18
E1 – U – UM = 0 soit E1 = U + UM donc 79/1879-2-pre-le-risque-electrique.pptx
E1 = R × IM + UM. http://www.officiel-
b. E1 = 13 V. prevention.com/formation/habilitations-
electriques/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&s
srub=123&dossid=137

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© Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 17 ● L es circuits électriques

❺ Déterminer le point de fonctionnement d’un circuit électrique

2. U (en V)
Superposition
6 des caractéristiques

5 P
4,65
4 Pile

2 Diode protégée

1
I (en mA)
0
0 1 5 10 12,8 15 20

87
© Éditions Hatier, 2019.
Thème 3 ● Ondes et signaux

⓲ Les capteurs électriques


Activités Remarque
La courbe d’étalonnage de cette activité peut être
tracée sur papier millimétré ou avec un tableau-
❶ Conduire en confort et sécurité
grapheur. Une version alternative de cette activité
Activité documentaire
utilisant le langage de programmation python est
Découvrir avec les documents disponible sur le manuel numérique enseignant.
1. • Thermistance : contrôle de la température du Découvrir avec l’expérience
moteur et de l’air ambiant. 1. Grandeur en entrée : température
• Capteur de pression : contrôle de la pression des Grandeur en sortie : résistance
pneus.
3. a. Courbe d’étalonnage
• Photorésistance : déclenchement des phares.
• Capteur d’ultrasons : détecteur d’obstacles. Caractéristique de la thermistance CTN
3,5
2. a.
Grandeur en Grandeur en
Capteur 3
entrée sortie
Température Thermistance Résistance
Capteur de 2,5
Pression Tension
pression
Éclairement Photorésistance Résistance
2
R (en kW)

Intensité des Capteur


Tension
ultrasons d’ultrasons
b. Ce sont des capteurs électriques car ils 1,5
restituent une grandeur électrique en sortie.
3. La thermistance et la photorésistance sont des 1
capteurs de type résistif car la grandeur en sortie
est une résistance. 0,5
4. Le microcontrôleur permet d’allumer un voyant
lumineux ou de produire des bips sonores lors de 0
l’aide au stationnement si l’arrière de la voiture est 15 25 35 45 55 65
trop proche d’une autre.
θ (en °C)
Réactivité ses connaissances
• Un capteur est un élément d’une chaîne de b. Ce capteur n’est pas linéaire car sa courbe
mesure sensible à une grandeur physique en d’étalonnage n’est pas une droite.
entrée et qui restitue une grandeur physique en c. Lorsque la température augmente la résistance
diminue d’où le qualificatif coefficient de
sortie.
température négatif.
• Un capteur électrique restitue en sortie une
4. a. Pour une résistance en ordonnée, il suffit de
grandeur électrique.
lire l’abscisse du point de la courbe
correspondant.
❷ Construire un thermomètre avec un b. Pour Rmain = 1,5 kΩ on lit sur le graphique
capteur électrique θmain = 35°C.
Activité expérimentale - ECE c. Pour une précision de p%, l’encadrement
p p
Matériel est R �1 – � ≤ R ≤ R �1 + �.
100 100
• Thermistance CTN Retenir l’essentiel
• Ohmmètre • Connaissant la valeur de la grandeur physique
• Fils de connexion mesurée en sortie du capteur, il possible de
• Thermomètre électronique déterminer la grandeur physique inconnue en
• Agitateur magnétique chauffant entrée par lecture sur la courbe d’étalonnage.
• Barreau aimanté
• Bécher 250 mL
• Éprouvette graduée 250 mL

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Chapitre 18 ● Les capteurs électriques

❸ Commander un éclairage avec un capteur Exercices


électrique
Activité expérimentale
S’entrainer
Matériel
• 1 photorésistance (LDR) 3 Caractéristique d’une thermistance
• Cache pour photorésistance
a. Caractéristiques de la thermistance aux deux
• Multimètre températures :
• Fils de connexion
• Pinces crocodiles U (en V)
8,0
• Microcontrôleur de type Arduino avec
microplaquette et fils de câblage
7,0
• Résistances 10 kΩ et 220 Ω θ = 25 °C
• DEL rouge 6,0
Remarque θ = 55 °C
La DEL rouge peut être substituée par une DEL 5,0
d’une autre couleur.
4,0
Découvrir avec l’expérience
1. Grandeur d’entrée : éclairement
3,0 U = f (I)
Grandeur de sortie : résistance
2. a. • Brancher l’ohmmètre aux bornes de la
2,0
photorésistance.
• Mesurer la résistance en éclairage ambiant, puis,
dans l’obscurité grâce au cache pour 1,0
photorésistance. I (en mA)
3. D’après le doc. 2, la tension UE dépend de la 0
0 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0 6,0
résistance de la photorésistance. Or, la résistance
de cette dernière dépend de l’éclairement. Donc la
tension UE dépend de l’éclairement du capteur. b. « Thermistance » est la contraction de
« therm- »pour température et « -istance » pour
5. Lorsque la valeur affichée en inférieure à la
résistance. Ce nom se justifie par le fait que sa
valeur seuil, la tension Us alimentant la DEL
résistance dépend de la température.
protégée est nulle. La DEL est donc éteinte.
Lorsque la valeur affichée en supérieure à la valeur c. Lorsque la température augmente la résistance
seuil, la tension Us alimentant la DEL protégée vaut diminue d’où le qualificatif coefficient de
5 V. La DEL est allumée. température négatif.
À éclairage ambiant, la valeur affichée reste
inférieure à la valeur seuil et la DEL est éteinte. 4 Notice d’un capteur accéléromètre
Dans l’obscurité, la résistance augmente et 1. La grandeur d’entrée est l’accélération. La
devient supérieure à la valeur seuil : la DEL grandeur de sortie est la tension électrique.
s’allume.
2. L’intervalle de mesures est [- 5 ; 30] m.s–2.
Retenir l’essentiel 3. a. La tension de sortie U = 9,0 V correspond à
• Un capteur est un élément d’une chaîne de une accélération de 25 m.s-2.
mesure sensible à une grandeur physique en 3,0 × 35
entrée et qui restitue une grandeur physique en
b. U(a) =
100
= 1,1 m·s–2 soit
sortie (le plus souvent électrique). a = (25 ± 1) m·s–2.
• Un microcontrôleur est un autre élément de la
8 Principe de fonctionnement d’un anémomètre
chaîne de mesure qui permet de produire une
action (par exemple commander un circuit 1. La tension aux bornes du phototransistor est
d’éclairage) en fonction de la grandeur mesurée nulle.
par le capteur grâce à un programme exécuté en
boucle (permanente).

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Chapitre 18 ● Les capteurs électriques

2. a. U (en V) b. La période de la tension diminue.


12 V 1
3. La fréquence de la tension est f = donc
T
f = 2,5 × 10 Hz.
2

D’après le graphique, la vitesse du vent est de


17 m·s–1.
0
t (en s)

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Table des illustrations

13 ph © Cyril Carbonel

33 ph © Nicolas Giordano

53 ph © Cyril Carbonel

60 ph © Karine Fourthon/Nicolas Giordano

61 ph © Karine Fourthon/Nicolas Giordano

84 ph © Kévin Caiveau

ÉDITION ET MISE EN PAGE : Laura Vitoux


SCHÉMAS : Domino

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