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Sommaire :

INTRODUCTION 3

I. La règlementation financière : dans un contexte d’évolution du système financier 3


1. Définition 3
2. Les causes de la règlementation financière 3
II. Les effets et les limites de la réglementation financière 9
1. Les effets de la réglementation financière 9
2. Les limites d la réglementation financière 12

CONCLUSION 14

1
Introduction :
En dehors des différences de développement économique et de structures sociales ou politiques, la
première hypothèse explicative venant à l’esprit est celle de réglementation financière plus ou moins
efficaces d’un pays à l’autre et d’une époque à l’autre. Les puissances économiques connaissent de
multiples crises bancaires et financière, ces crises nombreuses ont cependant des causes diverses et des
conséquences plus ou moins graves selon les époques et les pays.

Une autre hypothèse explicative pourrait être que la maturation de la règlementation financière dépend
de la façon dont les acteurs de la finance assimilent les leçons des crises financières. Il faut alors observer
ces crises et leurs conséquences pour comprendre les choix de réglementation, les progrès et les erreurs
éventuelles.

Le système financier est considéré comme l’élément principal qui régule le cycle de vie de l’état
économique des différents pays. Il possède un impact décisif sur la croissance économique et sur la
stabilité de l’économie. Il permet à la fois de soutenir l’activité à court terme et d’affecter les ressources
à l’investissement sur le long terme. Un système économique développé doit être caractérisé par un
système financier fiable qui contribue au processus de la réalisation de l'équilibre économique, à la fois
interne et externe, et encourage l'activité d'investissement à travers ses crédits et ses garanties.

La vague de mutations a touché la sphère économique dans son ensemble et sa composante bancaire en
particulier. En effet, l’élargissement de l’activité bancaire ainsi que l’essor et le développement
exponentiel des produits de l’innovation financière ont accentué l’exposition des banques aux risques,
ils les rendent vulnérable à une perte de confiance des déposants, c’est pour cette raison que le secteur
bancaire fait l’objet d’une réglementation précise qui est la réglementation prudentielle, qui a été une
préoccupation essentielle des autorités des pays développés pour contrôler et gérer en mieux les
différents risques qui menacent les systèmes financiers.

L’ambition de cette recherche est de déterminer l’impact de l’évolution du système financier sur la
règlementation financière en se posant les questions suivantes :

 Comment cette règlementation a vu le jour


 Pourquoi règlementer le système financier
 Quelles sont les effets et les limites de cette règlementation
Notre travail s’articule autour de deux chapitres :

 Le premier chapitre s’intéresse aux causes de l’apparition de la règlementation financière dans


un contexte d’évolution du système financier (de la répression a la libéralisation).
 Le deuxième chapitre explique les effets et les limites de la réglementation financière.

2
I. La règlementation financière : dans un contexte d’évolution du système
financier

1 : Définition :
Il existe deux formes de réglementation financière :

 La de réglementation des marchés financiers :


Elle se définit par un ensemble de règles, de pratiques et d’encadrement des activités
financières dont les objectifs prioritaires sont le bon fonctionnement du marché
(transparence et intégrité), la protection de l’épargnant, la stabilité du système financier.
Elle s’exerce par l’intermédiaire d’Autorités de régulation nationales, européennes ou
internationales.
 La réglementation micro ou macro prudentielle :
Surveillance du marché et des intermédiaires financiers qui repose sur la quantification du
risque et la mise en place de réglementations destinées à minimiser les risques de faillite ou
de dysfonctionnement du secteur financier.

Exemple : La réglementation des fonds propres, définie dans le cadre des accords établis
par le Comité de Bâle, a pour objectif de prévenir les risques systémiques adossés au
secteur bancaire.

2.Les causes de la règlementation financière :


Pour mieux comprendre l’origine de l’apparition de cette réglementation il faut d’abord la situe
dans un contexte d’évolution du système financier dont on a au premier lieu :

2.1. La répression financière :


La répression financière est l’intervention du gouvernement dans la sphère financière qui se
caractérise par le plafonnement des taux d’intérêt en dessous de leur niveau d’équilibre, ainsi
la constitution de réserves obligatoires élevées et l’orientation des crédits qui permet à l’Etat de
financer son déficit budgétaire à faible coût, autrement dit ce gouvernement est impliqué la
mise en place des règles du jeu de l’activité bancaire ces règles du jeu comprennent les
conditions d’entrée dans la branche (le capital minimum ,les obligations information).

 Les caractéristiques de la répression financière :


On peut citer les caractéristiques de la répression financière comme suivantes :

3
 Un plafonnement des taux d'intérêt nominaux qui peuvent entraîner des taux réels négatifs
avec un effet défavorable sur l'épargne financière et les décisions d'investissement.
 Un contrôle quantitatif et une allocation sélective du crédit vers les secteurs de production,
les régions où les activités considérées par le gouvernement comme prioritaires (souvent à
des taux d'intérêt préférentiels).
 Des réserves obligatoires minimums constitués sur les dépôts bancaires qui peuvent varier
selon les instruments financiers et les institutions financières permettant à l'Etat de financer
son déficit budgétaire à faible coûts.
 Un contrôle direct par l'Etat d'une partie du système bancaire avec des décisions de prêts
guidées par des facteurs politiques plutôt que par des considérations d'efficacité.
 Les désavantages de la répression financière et sa relation avec l’apparition de la
libéralisation financière :

Comme le souligne Shaw, "les plafonnements effectifs à la baisse des taux créditeurs réels
intensifient l’aversion pour le risque et la préférence pour la liquidité des intermédiaires.
Les banques accordent une place privilégiée dans leur portefeuille aux emprunteurs à la
réputation bien établie, aux entreprises commerciales qui ont connu une longue période de
stabilité. Il n’y a que peu d’incitation à l’exploration d’opportunités de prêts nouveaux et
plus risqués".1

Alors On peut résumer les désavantages de la répression financière en abordant chaque point à
part :

 La fixation des taux d’intérêt en dessous de leur niveau d’équilibre :

Engendre un faible niveau d’investissement via la baisse des dépôts bancaires, Cette décision
affecte la qualité de l’investissement, car les banques, qui rémunèrent leurs dépôts à des taux
bas et les prêtent à des taux créditeurs peu élevés, intensifient l’aversion pour le risque et la
préférence pour des projets liquides à la place de projets plus risqués mais plus rentables.

 La hausse des taux d’inflation et le déficit budgétaire :

La mise en place d’une politique de répression financière qui préféré de financer leurs dépenses
par l’emprunt auprès du système bancaire à des taux peu élevés :

1
- Shaw, E.S (1973), "Financial Deepening in Economic Development", New-York, Oxford University 4
Press.
a- L’Etat doit supporter un coût excessif pour collecter les impôts (salaires des
fonctionnaires, contrôle des contribuables, traitement des informations, etc. ;
b- La répression financière impliquant un coût implicite sur le capital qui peut satisfaire, pour
des raisons politiques, les salariés au détriment des capitalistes.

 L’orientation des crédits et la constitution de réserves obligatoires trop élevées :

La mise en œuvre d’un système de réserves obligatoires oblige les banques à détenir au moins
10% ou 20% de leurs dépôts sous forme de réserves ou à placer une partie de leurs bénéfices
dans un fond de réserves, ou encore à orienter les crédits vers un secteur précis

Donc on constate que ces désavantages de la politique de répression financière justifient


la tentation d’appliquer la politique de libéralisation financière.

2.2 La libéralisation financière :

Les travaux sur le rôle du système financier dans le développement financier ont été dominés
par l'approche néoclassique de la libéralisation financière initié par Mc kinnon et Show (1973).
Ces deux auteurs présentent la libéralisation du secteur financier comme moyen efficace et
simple pour accélérer la croissance économique des pays en voie de développement. Cette
théorie trouve rapidement un écho favorable, tant auprès des grands organismes internationaux
(F.M.I, Banque Mondiale)

Cette libéralisation concerne deux sortes :

 La libéralisation des taux d'intérêt

Fisher et Smaoui constatent que la suppression des contrôles des taux d'intérêt est considérée
comme étant l'événement central de la libéralisation financière. La suppression du contrôle des
taux d'intérêt dans les pays caractérisés par une répression financière s'est traduite par une
hausse des taux d'intérêt.

Les taux d'intérêt de la plupart des pays ont été libéralisés et ne sont plus déterminés
administrativement. La libéralisation des taux d'intérêt peut être procédée en deux étapes : la
première consiste à libéraliser les taux créditeurs, la deuxième consiste à libéraliser les taux
débiteurs.

5
 La libéralisation du secteur financier

Plusieurs pays ont depuis la fin des années 80 et début des années 90 entrepris des
programmes de libéralisation du secteur financier pour : introduire les forces du marché ;

 Réduire la domination du secteur public sur les avoirs et les engagements bancaires
 Accroître la concurrence et relever l'efficacité.

Ces mesures qui ont été le plus souvent accompagnées par la restructuration et la
recapitalisation, ont amélioré la réglementation dans le but de réhabiliter les systèmes
bancaires en crise

 Les conditions pour une libéralisation financière réussie :

a- Un degré rationnel de stabilité des prix.


b- Un système fiscal qui n’impose pas des taux implicites ou explicites discriminatoires sur
les intermédiaires financiers. Un système efficace pour compenser les pertes de ressources de
l’Etat à la suite de la libéralisation financière dans l’objectif de maîtriser le déficit budgétaire
et de baisser la dette publique.
c- Un degré de compétition élevé entre les unités différentes du système financier.
d- Une libéralisation initiale du secteur réel, puis du secteur financier avant de terminer par
celle du marché de change.
e- Un renforcement du système financier par la mise en place d’un système de financement à
long terme.

Donc Théoriquement, si la réglementation a connu certaines modifications et évolutions,


plusieurs raisons ont contribué à leur réalisation. Le passage d'une libéralisation financière à un
renforcement de la réglementation est expliqué par plusieurs facteurs qui sont :

2.3. Les crises financières :

Les crises peuvent s'interpréter comme un processus d'ajustement à la suite d'un développement
excessif et incontrôlé de la finance dans ces économies. Aussi elles sont considérées comme le
contrecoup de processus de libéralisation et de globalisation financière. En effet, ces pays
étaient moins préparés que leurs aînés à affronter les nouvelles règles du jeu financier

6
international ce qui explique la relation entre la libéralisation financière souvent brutale et mal
maîtrisée et la plupart des crises des systèmes bancaires de ces pays.

Ces crises récurrentes et leur ampleur mondiale ont incité les régulateurs internationaux à
développer des normes prudentielles en vue de promouvoir la stabilité financière internationale.

2.4 Le problème d’asymétrie d’information

Selon Anne Joseph, le problème d’asymétrie d’information est lié :

 Au projet lui-même (technique utilisée non fiable) ou aux caractéristiques de


l’entreprise (surendettement). De ce point de vue, les emprunteurs ont, en général, plus
d’informations que les banques.
 Au fait que l’emprunteur s’abstient de fournir tous les efforts suffisants, ce qui
pourrait faire échouer son projet (aléa moral ex-ante).
 A la malhonnêteté de l’emprunteur s’il refuse d’honorer sa dette alors qu’il a les
moyens de le faire (aléa moral ex-post).
 A la dégradation de l’environnement économique ou à la réalisation d’un risque
extérieur imprévisible et dans ce cas les banques et les emprunteurs n’arrivent pas à
l’évaluer correctement.

2.5 le filet de sécurité financière

Pour limiter le risque de propagation que l’on qualifie de risque systémique, de nombreuses
réglementations ont été mise en place, notamment inspirées par l’expérience de la crise de 1929.
Les principales mesures de prévention et de sauvegarde du système, qui composent ce qu’on
appelle le filet de sécurité financière, sont les suivantes :

 Les réserves obligatoires


 La supervision bancaire
 L’assurance dépôt
 Le prêteur en dernier ressort
 Les sauvetages bancaires

7
2.6 L'accroissement de l'internationalisation :

Cet accroissement touche deux niveaux : les opérations ainsi que les groupes bancaires eux-
mêmes. Telle situation a conduit à la multiplication des risques inhérents de l'activité bancaire
ainsi qu'à l'exigence d'une nouvelle approche réglementaire adoptée aux récentes circonstances.
Les réponses des régulateurs étaient le renforcement des anciennes règles et l'innovation
d'autres qui s'adaptent à la globalisation. C'est n'est rien d'autre que la sécurité et la solidité du
système bancaire international qui est en jeu, et il est dans l'intérêts de tous les acteurs d'assurer
son fonctionnement. Dans ce contexte, on peut citer le comité de Bâle qui ne cesse de
développer la réglementation prudentielle internationale au niveau mondial.

Donc l'évolution de la réglementation internationale a été pilotée par la faiblesse des normes
prudentielles devant la mutation du système financier mondial et l'accroissement des risques.

II .Les effets et les limites de la réglementation financière :

1. Les effets de la réglementation financière :


L'amélioration de la solidité du système financier nécessite une meilleure efficience des
systèmes bancaires. Les banques, qui s'étaient développées dans un régime très réglementé, ne
savent pas évaluer les précautions supplémentaires requises par un environnement libéralisé et
ont pris trop de risques sans avoir l'expérience requise pour les gérer. Il est donc de l'intérêt du
régulateur de trouver un système de régulation qui assure la solvabilité des banques tout en
l’incitant à améliorer leur efficience.

Les faiblesses d'un système bancaire, que ce soit dans un pays en développement ou dans un pays
développé, peuvent menacer la stabilité financière tant au sein de ce pays qu'à l'échelle internationale.
La nécessité de renforcer la solidité des systèmes financiers fait l'objet d'une attention croissante de la
part de la communauté internationale

Anglietta. M (1998) énonce que : « Le renforcement de la régulation prudentielle est crucial pour rendre
les structures financières plus robustes aux chocs imprévisibles et pour limiter l'aléa moral des banques
qui savent que leur rôle spécial dans le service de la monnaie les protège des faillites la plupart du temps
»2

2 8
Anglietta. M : « Réguler la globalisation financière ». Editions la découverte, collection repères, Paris,
Au niveau international, les dispositifs réglementaires applicables aux banques ont été essentiellement
guidés par les objectifs suivants pour prouver leurs existences :

1.1 L'harmonisation internationale des conditions de la concurrence.


La mise en œuvre des principes de contrôle prudentiel par la plupart des pays du monde supposait que
soit réalisée au préalable une harmonisation internationale des règles applicables aux activités bancaires
ce qui conduit à la mise en œuvre comme le souligne Bessis. J : « d'un terrain de jeu concurrentiel » égal
pour tous les opérateurs3

La réglementation doit être libérale et compatible avec la concurrence pour préparer un environnement
concurrentiel qui présente des- conditions équitables pour toutes les banques.

1.2 La modernisation du fonctionnement des banques.


Plihon. D défend que « le bon fonctionnement des banques nécessite que celle-ci soient rigoureusement
contrôlées et réglementées. La déréglementation brutale et souvent mal maîtrisée des systèmes bancaires
a fragilisé les banques dans tous les pays. Une re réglementation est indispensable »4

Cette ré-réglementation doit se faire sur des nouvelles bases qui tiennent compte des transformations
qui se sont opérées dans l'environnement des banques. Les réglementations prudentielles internationales
et surtout les ratios de comité de Bâle ont dû s'adapter à deux facteurs nouveaux pour mettre à jour
l'activité bancaire à savoir :

 La globalisation de l'industrie de services financiers qui requiert une coopération internationale accrue
de la part des régulateurs nationaux ;

 Le rôle primordial de la discipline de marché comme mode de régulation des banques qui a entraîné
une profonde évolution de la doctrine prudentielle.

Les réglementations qui doivent respecter les banques ont l'objectif de moderniser le fonctionnement de
celles-ci et c'est à travers le suivit des évolutions des techniques et des pratiques bancaires et leurs
intégrations dans les nouveaux dispositifs réglementaires. En particulier les ratios prudentiels sont
régulièrement modifiés et complétés pour tenir compte de l'apparition et du développement de récents
types d'activités.

3
Bessis. J : « Gestion des risques et gestion actif-passif des banques ». Edition DALLOZ ,1995. P 52. 9

4
Plihon. D : « Les banques : nouveaux enjeux, nouvelles stratégies ». La documentation Française 1999. P 105.
1.3. Le renforcement de la sécurité bancaire.
Cet objectif peut être le résultat des deux précédemment étudiés. En fait, une fois la concurrence est
harmonisée et le fonctionnement des banques est modernisé on peut parler d'une certaine garantie de la
sécurité bancaire source de la sécurité financière.

Ullmo. Y (2004) supporte que : « L'une des missions fondamentales assignées a la réglementation est
d'assurer la sécurité la plus grande du système bancaire. II s'agit, en premier lieu, de protéger les
déposants, qui assurent, directement ou indirectement, la majeure partie des ressources des banques.
Mais cette sécurité profite également aux emprunteurs, qui ne trouveront les financements dont ils ont
besoin qu'auprès d'établissements solides. Elle bénéficie, enfin, aux autres intermédiaires financiers, en
prévenant l'apparition de dysfonctionnements de type systémiques entre les établissements de crédit ».

Cet auteur ajoute que : « Cette préoccupation constitue le fondement de la réglementation prudentielle.
Cette dernière n'a pas pour objet d'éliminer tous les risques, car une des justifications économiques du
métier de banquier consiste précisément à prendre des risques, en échange d'une rémunération. Elle vise
plutôt, pour chaque établissement de crédit, à proportionner ses risques a sa surface financière, dans tous
les domaines. Vont ainsi être limités, en particulier, le risque de crédit et le risque de liquidité, ainsi que
le risque de change ».

Donc on peut déduire que la réglementation prudentielle internationale vise à promouvoir la stabilité et
la sécurité du système bancaire voire même financier en édictant des normes qui s'appliquent aux
banques et en menant des actions de supervision préventives, c'est-à-dire destinées à éviter des crises
dont on sait les conséquences.

1.4. L'amélioration des relations avec la clientèle.


Puisque la survie de toute banque est conditionnée par l'amélioration continue de la relation avec ses
clients, Cette relation est intégrée dans n'importe quel domaine qui agis sur l'activité bancaire et
notamment celui réglementaire.

En effet, la réglementation s'intéresse aux relations entre les établissements de crédit et leurs clients,
afin de prendre des mesures garantissant à la fois le respect des intérêts de la clientèle et la sécurité des
opérations. Une fois ces deux tâches accomplies, on peut garantir la pérennité de la banque objective
globale à assurer.

Comme le signale plusieurs acteurs dans le domaine bancaires : après les mutations qui ont frappées
l'environnement bancaire international, le client source des revenues a attiré plus les intentions des
régulateurs. Ces derniers ont ²instauré des règlementations incitatives au développement de la relation
« banque / client ». Donc telles réglementations sont souhaitables pour la satisfaction du client, la survie
de la banque et la stabilité financière.

10
Au travers de ces différents objectifs, la réglementation bancaire internationale s'est ainsi trouvée
couvrir la quasi-totalité des secteurs de l'activité bancaire.

2. Les limites d la réglementation financière :


Il y a des difficultés liées à la réglementation du système financier concernât :

 Il n’existe pas d’assurance dépôt au niveau international. Les systèmes d’assurance dépôt
protègent les déposants nationaux et étrangers, mais ces assurances ne sont pas en mesure
d’assure des dépôts de la taille de ceux requis dans le cadre des transactions bancaires
internationales. En particulier, les dépôts interbancaires ne sont pas protégés.
 La supervision des banques se complique avec l’internationalisation des marches. Les
autorités contrôlent généralement les banques nationales ainsi que les succursales
étrangères sur la base de comptes consolides. Mais les autorités sont toujours moins
regardantes sur les comptes des filiales étrangères. Cela incite parfois les banques a
transmettre les opérations les plus risquées a leur filiales étrangères, implantées dans des
pays ou la législation est plus souple. De même, se pose le problème de savoir si les filiales
doivent être contrôlées par les le pays où est implantée la banque mère ou bien par le pays
d’accueil.
 Il y a toujours une incertitude quant à la banque centrale qui doit intervenir en tant que
préteur en dernier ressort pour apporter des liquidités à une banque en difficultés.
 De même, lorsqu’un établissement est au bord de la faillite et que son sauvetage nécessite
une intervention des autorités publiques, les choses sont naturellement plus compliquées
s’il s’agit d’une banque implantée dans de nombreux pays
 Un manque de dynamisme de la régulation face à l’innovation financière dont La directive
européenne sur les marchés d’instruments financiers (directive MIF), entrée en vigueur, vise
à organiser au sein de l’Union européenne une concurrence des différents régimes
d’exécution d’ordres pour faciliter l’efficience des marchés, réduire le coût d’accès au
capital et les frais d’exécution des ordres tout en assurant la protection des intérêts des
investisseurs et la transparence des marchés.

11
Conclusion :

Les banques et les établissements financiers jouent un rôle fondamental dans le financement de
l’économie, leur santé traduit celle de l’économie nationale. En effet, dans un environnement
international, marqué par une forte mondialisation, la bonne santé des établissements bancaires
et financiers conditionne la stabilité financière aussi bien interne qu’à l’échelle mondiale, d’où
l’intérêt de veiller notamment à la consolidation du système financier international. C’est dans
ce sens que s’inscrivent les travaux du comité de Bâle qui se sont traduits par un ensemble de
recommandations (Bâle I, Bâle II et Bâle III), visant la mise en place des règles prudentielles
dont s’inspirent actuellement les autorités monétaires de chaque pays.

12
Références
- Shaw, E.S (1973), "Financial Deepening in Economic Development", New-York, Oxford University Press.

2 Bessis. J : « Gestion des risques et gestion actif-passif des banques ». Edition DALLOZ ,1995. P 52.

3
Plihon. D : « Les banques : nouveaux enjeux, nouvelles stratégies ». La documentation Française 1999. P 105.

4 Plihon. D : « Les banques : nouveaux enjeux, nouvelles stratégies ». La documentation Française 1999. P 105.

13
Bibliographie
LES OUVRAGES ET LES ARTICLES

 Anglietta. M : « Réguler la globalisation financière ». Editions la découverte, collection repères,


Paris, 1998

 PAUL KRUGMAN, Maurice Obstfeld, Marc Melitz ECONOMIE INTERNATIONAL

 : « principes fondamentaux pour un contrôle bancaire efficace ». Bale Septembre 1997

 Revue d’économie financière

WEBOGRAPHIE
 https://www.memoireonline.com/ L'impact de la libéralisation financière sur l'intermédiation
bancaire par amal ben hassena
 https://www.memoireonline.com/ L'impact de la règlementation prudentielle internationales sur les
stratégies bancaires: cas des banques tunisiennes. Par karim haj ayed
 https://www.memoireonline.com/la réglementation prudentielle et la performance du système
bancaire algerien
 https://www.memoireonline.com Thèse pour doctorat des science économique
(LIBERALISATION FINACIERE, EFFICACITE DU SYSTEME FINANCIER ET
PERFORMANCE MACROECONOMIQUE) UNIVERSITE DE LIMOGES par

14
Table des matières
Sommaire : ............................................................................................................................................. 1

Introduction : ......................................................................................................................................... 2

I..La règlementation financière : dans un contexte d’évolution du système financier .................... 3

1.Définition :........................................................................................................................................... 3

2.Les causes de la règlementation financière : .................................................................................... 3

2.1.La répression financière : ............................................................................................................... 3

2.2 La libéralisation financière : .......................................................................................................... 5

2.3. Les crises financières : ................................................................................................................... 6

2.4 Le problème d’asymétrie d’information ....................................................................................... 7

2.5 le filet de sécurité financière ........................................................................................................... 7

2.6 L'accroissement de l'internationalisation : ................................................................................... 8

II .Les effets et les limites de la réglementation financière : .............................................................. 8

1. Les effets de la réglementation financière : ..................................................................................... 8

1.1 L'harmonisation internationale des conditions de la concurrence. ............................................ 9

1.2 La modernisation du fonctionnement des banques. ..................................................................... 9

1.3.Le renforcement de la sécurité bancaire. .................................................................................... 10

1.4. L'amélioration des relations avec la clientèle. ........................................................................... 10

2. Les limites d la réglementation financière : .................................................................................. 11

Conclusion : ......................................................................................................................................... 12

Références ............................................................................................................................................ 13

Bibliographie........................................................................................................................................ 14

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