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DROIT CIVIL 1 : DROIT DES CONTRATS

LESSON 1 - 17 sept 2009

- http://davidbosco.blogspot.com

Bibliographie
- Bertrand Fage édition LGDJ «droits des contrats »
- Murielle Fabre magnan « droits des contrats » édition PUF

INTRODUCTION

Chapter 1 : Le contrat

SECTION 1 - Définition du contrat

§1 : Définition positive de la notion de contrat:

Art 1101 Cciv: le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs
personnes s’obligent envers une ou plusieurs autres à donner, a faire, ou à ne
pas faire quelque chose => du juriste d’ancien droit POTIER.
Le terme contrat vient de Contraere qui signifie réunir resserrer tirer ensemble
quelque chose.
Le contrat est une convention - Étymologie latine, s’accorder - La convention est
donc un accord de volontés.
Le contrat est aussi un accord de volonté.
Mais la convention c’est la catégorie générale et le contrat en est une déclinaison.
Il y a des conventions qui ne sont pas des contrats car elles n’engendrent pas
d’obligations.
Ainsi conventions et contrats en sont pas synonymes.

Le contrat établit un lien d’obligation. Il est donc un lien entre un créancier et un


débiteur en principe. Il est donc la source d’obligation. (l’obligation est un lien de
droit entre une personne et une autre).

§2: Définition négative de la notion de contrat:

1)On distingue l’acte juridique unilatéral du contrat.


L’acte juridique unilatéral est le fruit d’une seule volonté, il n’y a donc pas
d’accord de volonté (exemple du testament où une seule personne va exprimer ses
volontés.)
Le contrat unilatéral est l’occasion d’un véritable accord de volonté, il y a un
échange de consentements, mais il ne fait naître une obligation que pour une seule
partie.
Exemple: la promesse unilatérale de contrat => contrat unilatéral par lequel le
promettant s’engage a contracter avec le bénéficiaire dans un délai déterminé si
celui-ci le souhaite (- ex: la promesse unilatérale de vente par laquelle la personne
promet de vendre un bien si le bénéficiaire décide d’acheter dans un délai)

Par ailleurs il existe des actes juridiques unilatéraux qui ressemblent beaucoup a
des contrats. Par exemple la donation et le testament: il y a une proximité car il
donne quelque chose tous les deux, pourtant la donation est un contrat car elle
doit être acceptée par le donataire et il y a un échange de consentements.

Est ce qu’un engagement unilatéral peut créer des obligations? A réfléchir.

2) Contrats et conventions non obligatoires

Pour qu’il y ait contrat il faut que l’accord de volonté engendre des obligations.
Donc il y a des accords de volonté qui ne faisant pas naître d’obligations ne sont
pas des contrats.
On exclut de la catégorie du contrat les actes de courtoisie.
De même pour les actes de complaisance ( une personne vient d’acheter un
tableau el va demander a un cafetier de lui garder deux min le temps qu’elle a
faire un truc ; est-il devenu dépositaire?)
Par exemple : pour les auto stop s’il arrive un truc a la personne qui a été prise.
Les juges vont tenir compte du caractère gratuit ou pas, de la gravité de la faute
du conducteur…etc. plusieurs éléments pour savoir si c’est le cadre d’un contrat ou
non.
Problème aussi avec les engagements d’honneur: il y en a qui ne ressemblent pas
a des contrats tels promesses politiques ou entre amis ou les gentlemen’s
agreements (on les rencontre dans les relations d’affaires, accords de volonté que
l’on aurait pu qualifier de contrats mais les parties de contractualisent
l’engagement en s’interdisant de soumettre l’accord à un tribunal en cas de
difficulté. Il doit sa force au sens de l’honneur et a la loyauté des parties.)

3) Le contrat et les actes collectifs

Le contrat est un accord entre deux ou plusieurs personnes on a donc l’impression


que c’est un acte collectif.
Mais en droit on appelle « acte collectif » quelque chose de + précis : acte collectif
qui oblige un groupe de personnes. Dans certains cas certains actes peuvent être
dits comme contrats car ce sont des vrais accords de volonté.
Actes collectifs: accord passés entre un groupe de personnes ou entre plusieurs
groupes de personnes. Ces groupes expriment un ensemble de volonté. Par
exemple la convention collective, c’est une convention signée par un ou plusieurs
syndicats et les entreprises. Sa force obligatoire va être étendue a des personnes
qui ne l’ont pas signée. (une convention peut s’appliquer a tous les employés mm
s’ils n’ont pas signé, ou va s’appliquer a l’employé qui va être embauché après la
signature de la convention.)
On peut les assimiler a des contrats mais il y en qu’on en pt pas du tout assimiler.
Il y a ceux qui ne dérivent pas d’un accord de volonté mais d’un faisceau de
déclaration unilatérale. Comme les décisions majoritaires qui s’appliquent à
l’ensemble d’une collectivité concernée (décision d’assemblée générale dans une
société.

Le contrat de mariage est exclu du cours car c’est un contrat particulier qui ne
répond en rien aux règles du droit civil des contrats.

SECTION 2 : Les classifications du contrat

Tous les ans de nouveaux types de contrats voient le jour.


Un même contrat peut appartenir a plusieurs catégories.
Des classifications connues par le code civil aux classifications les plus modernes
postérieures au Cciv.

§1: Le code civil a 4 classifications et d’autres qui implicitement y étaient aussi.

a)1102 à 1107 : opposition entre contrats synallagmatiques et contrats unilatéraux

On dit qu’un contrat est synallagmatique lorsque les deux parties s’obligent
réciproquement l’une envers l’autre.
ex: le contrat de vente, la location.
Le contrat est unilatéral lorsque deux ou plusieurs personnes sont engagés dans
un contrat mais qu’une personne est débitrice envers l’autre ou envers les
autres.
Pour les contrats unilatéraux il n’y a qu’un seul écrit conservé par le créancier et
l’autre partie porte de sa main la mention de son engagement « mention
manuscrite ».

Pour le contrat synallagmatique il faut autant d’originaux que de parties


contractantes pour ce qui concerne les actes sous seings privés « règle du double
original ». Il répond a une règle différente en matière d’exécution. Il existe une
interdépendance entre les obligations d’une partie est celle de l’autre.
Interdépendance ayant pour conséquence que si lune des parties n’exécute pas son
obligation l’autre peut refuser d’exécuter la sienne « l’exception d’inexécution ».
Le créancier peut demander la résolution du contrat CAD a être délié de son
engagement. Lorsque tel est le cas le contrat est rétroactivement anéanti et les
prestations sont restituées a l’un et a l’autre.

Dans certains cas le contrat unilatéral peut devenir en cours exécution un


contrat synallagmatique. par exemple dans le contrat de dépôt gratuit, seul le
dépositaire supporte une obligation qui est de restituer le bien ou d’en prendre
soin. Mais on peut imaginer que par la suite le dépositaire dépense de l’argent pour
conserver la chose ( exemple fois gras et congelo) le déposant devra rembourser les
frais on appelle cela « un contrat synallagmatique imparfait. »
Dans ce cas les règles de preuves demeurent celles du contrat unilatéral.

b) contrat commutatif et contrat aléatoire art 1104

Est commutatif lorsque les prestations de certains sont déterminées de manière


invariable, au moment de sa conclusion, et cela dans un rapport d’équivalence.
Chaque partie s »engage a une prestation déterminée qu est l’équivalent de ce kil
reçoit.

Est aléatoire le contrat dont la prestation dépend d’un événement aléatoire et va


consister dans une chance de gain ou risque de perte lorsqu’il existe un aléas sur
l’existence de la prestation.
Autrement dit l’étendue voir l’existence de la prestation d’une partie , dépend
d’un événement qui est incertain voir aléatoire. Ex du contrat d’assurance contrat
aléatoire, la mesure de l’obligation et l’assureur va dépendre de la réalisation d’un
risque qui est incertain.
L’intérêt de cette distinction réside dans la Possibilité d’agir en nullité pour une
partie au contrat lorsqu’il existe un déséquilibre entre les prestations au moment
de la signature du contrat « rescision pour lésion ».
En principe le caractère aléatoire d’un contrat interdit de se plaindre d’un
déséquilibre des prestations selon la maxime « l’alea chasse la lésion ».

c) Contrat a titre gratuit et a titre onéreux art 1105 et 1106 Cciv

Gratuit: (contrats de bienfaisance)dans lequel une partie ne tire aucun avantage de


la prestation qu’elle fournit. L a personne s’engage sans contre partie pour elle
mm car elle est animée d’une intention libérale, de gratifier. Ces contrats sont
souvent unilatéraux.

Onéreux : celui dans lequel l’avantage subi par une partie trouve sa contre partie
dans l’engagement de l’autre. Souvent contrats synallagmatiques.

Un contrat synallagmatique est généralement onéreux mais il y a des exceptions.


Exemple: Un contrat de bail sans stipulation de loyer, contrat synallagmatique mais
pas onéreux car pas de loyer.

Les règles de formation du contrat, en particulier de validité des contrats gratuits


sont plus exigeantes. Il faut s’assurer que le consentement du donateur est bien
libre et éclairé.
Dans L’intensité de l’obligation souscrite, il est admis que celui qui s’engage
gratuitement le fait de façon moins lourde que celui qui s’engage a titre onéreux.
Le gratuit a pour effet d’alléger l’obligation du débiteur.
Ainsi Le prêteur n’est pas tenu de la garantie des vices cachés alors que il est tenu
de la garantie des vices cachés dans un onéreux.
Celui qui bénéficie d’un contrat gratuit peut voir sa resp. plus lourdement engagée
par exemple dans le prêt l’obligation de restitution est plus sévèrement ctrl.

d) contrats nommés et innomés art 1107 du code civil

Est dit nommé celui où la loi a pourvut un contrat de dénomination express et qu’il
existe dans la loi un régime juridique.

Est dit innommé celui qui n’est pas prévu dans la loi; il n’a donc aucune
réglementation propre. Ex contrat de déménagement.
Un contrat qui était a l’origine innommé va devenir nommé : ex du contrat de
crédit-bail « le leasing ».
Au fur et a mesure la loi y a apporté des règles et il est devenu nommé.

Pour le contrat nommé nous avons des règles précises dans le code et la loi. Donc
l’avantage de cette distinction est de trouver une registration spécifique

e) opposition entre contrat consensuel, solennel et réel

Le contrat consensuel se forme a partir des seuls échanges des consentements


indépendamment de tout autres finalités. En France se type de contrat constitue
un contrat de droit commun en vertu du consensualisme. Cad qu’il n’est pas
nécessaire de signer et écrire un contrat pour qu’il soit valable, les échanges
suffisent pour la validité du contrat(a part pour les preuves). Un contrat par écrit
n’est pas forcement pas consensuel, le contrat écrit ou verbal est un contrat
consensuel. On ne confond pas l’acte juridique abstrait « le négotium» le contenu
qui existe valablement quelque soit la forme, et ce qu’on appelle « l’instrumentum
» comment il va être exprimé , le document.

Le contrat solennel est celui dont la formation nécessite en + de l’échange de


consentements, l’accomplissement d’une formalité particulière et cela à peine de
nullité. Ex: la vente immobilière

Le contrat réel (de « res » la chose) ici,la formation du contrat nécessite en plus
de l’échange des consentements, la remise de la chose sur laquelle porte
l’obligation. Ex : le prêt. Le contrat n’est pas conclu tant qu’il n’y a pas eu
remise de la chose.

f) distinction entre contrat a exécution instantanée ou successive

Instantanée: suppose que la prestation est unique dans son exécution mm si cette
exécution demande un certain temps. Le contrat crée ainsi une ou plusieurs
obligations susceptible d’être réalisées en une seule fois. La nullité et la résolution
ont un effet rétroactif, on revient dans le temps comme si le contrat n’avait jamais
existé.

Successive: contrat dont le prestation se renouvelle ou s’échange dans le temps ex


contrat de bail ou de travail. La nullité ou la résolution du contrat n’ont effet que
pour l’avenir on ne revient pas sur le passé.

§2: Les classifications postérieures au Cciv

Crées soit par la doctrine soit par la jurisprudence.

1) contrat de gré a gré et contrat d’adhésion.

Gré a gré : librement négocié entre les deux parties qui sont supposées être
d’égale puissance économique. Modèle intellectuel sur lequel on raisonné les
créateurs du code civil. Contrat de droit commun.

Contrat d’adhésion: n’est pas le fruit d’une négociation pleine et entière. Le


contenu est préétabli par une partie censée être plus puissante économiquement.
C’est today le contrat que l’on conclu le plus souvent (ex: en prenant le train …).
Le contrat est imposé par la partie la plus puissante et dc le législateur est souvent
intervenu pour réglementer certains contrats et insérer certaines clauses. Il est
admis qu’un contrat d’adhésion s’interprète en faveur de la partie faible qui a eu
simplement le choix d’adhérer ou pas.

2) contrat de situation et d’occasion

Distinction doctrinale, vision économique du contrat.

Occasion : Contrat précis, ponctuel, déterminé conclu a l’occasion de telles ou


telles circonstances.

Situation: il met le contractant dans une certaine situation économique. Il est


utilisé pour l’exploitation d’une entreprise. généralement cadrés sur des questions
de renouvellement.

Les intérêts de cette distinction sont difficiles a systématiser.

Chapter 2 : le droit civil des contrats

Section 1 : les sources

1ere source: Le code civil (titre 3 du livre 3e,)


Ces sources sont d’une étonnante stabilité. Depuis 1804, ces textes sur les contrats
ont très peu évolué.

2e source: La jurisprudence. Car le législateur depuis 1804 n’a pas retouché le Cciv.
A défaut, la jurisprudence a inventé ces règles. Ex: pas de règles sur le processus
de formation du contrat dans le code civil. Inconvénients les règles souples de la
jurisprudences ont une évolution et sont donc imprévisibles.

En matière de résolution u contrat le Cciv prévoit deux mécanismes de résolutions:


- judiciaire
- de commun accord

La jurisprudence a crée un new type de résolution, résolution unilatérale pour


faute grave.

Section 2 : fonction du droit civil des contrats

Il existe beaucoup de droits du contrats.


La fonction du droit civil des contrats est de constituer un droit commun des
contrats, CAD le droit qui va s’appliquer a défaut de toute législation particuliere

La validité du contrat civil:

- On peut constater que les règles du Cciv et jurisprudentielles ont des


qualités indéniables Le Cciv a une formulation proche de la perfection
On peut constater aussi une stabilité des solutions.
Faiblesses du Cciv:

- Le droit civil Français est parfois isolé du reste du monde. Ex: la théorie de
la cause qui est une spécialité franco-française.
- Le droit civil Français est lacunaire sur la question de la formation du
contrat.
D’où un certain nombre de reformes tel celui du ministre de la justice « le
projet de la chancellerie » divulgué en mai 2008, s’appuyant sur le projet
Catala travail doctrinal.

Le contrat est une sphère contractuelle.

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Affaire du 8 juin 2006, CASS (voir site)
Nice, copropriété, fête des cabanes juive.
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LESSON 2 - 24 sept 2009

PARTIE 1 : LA SPHERE CONTRACTUELLE

Domaine du contrat. La conclusion d’un contrat fait pénétrer la personne


dans une zone différente et sa situation juridique change.

Titre 1 : Le contenu du contrat

Trois acteurs:
- les contractants et - le législateur : participent a la définition du contenu
contractuel
- Le juge: vocation a régler les conflits que le contenu du contrat suscite
Les frontières établies ne sont pas étanches car :
- les parties et le législateur peuvent prévoir a l’intérieur du contrat des
clauses pour résoudre les litiges qui pourraient intervenir
- à l’occasion des litiges que suscite le contrat, le juge peut découvrir des
obligations et donc participer a la définition du contrat contractuel.

1.1 L’élaboration du contrat contractuel

C’est la volonté des parties qui fait le contenu du contrat. Et il existe


même a cet égard un dogme: le dogme de l’autonomie de la volonté.
Depuis le 19e siècle on a eu tendance d’expliquer tous el contrats par ce
dogme, les parties composent librement le contenu du contrat, et le contrat
est obligatoire entre les parties car les parties l’ont voulu.

KANT disait: la volonté est a elle seule sa propre loi, et le volontarisme


dans la société du 19e et 20e s est partout. La loi est l’expression de la
volonté populaire, tout acte normatif est volontaire.

A l’inverse, on pt dire que le contrat a un contenu prévu par la loi etcetera


obligatoire que parce que la loi le veut. Le contenu du contrat découle de la
loi. Le contrat pose une norme qui est validée par la norme supérieure CAD
la loi.

Deux articles du Cciv importants qui montrent que les choses sont +
compliquées:
- Art 1134 al 1 « le conventions légalement formées, tiennent lieu de loi à
ceux qui les ont faites. » volontarisme complet, le contrat c’est al loi des
parties, la volonté des parties est capable de créer une sorte de loi régissant
le comportement futur, la seule condition est qu’elles soient légalement
formées.
- Art 1135 « Les conventions obligent non seulement a ce qui y ai exprimé,
mais encore à toutes les suites que l’équité, l’usage, ou la loi donnent à
l’obligation d’après sa nature » un contrat aurait une sorte de nature
duquel on pourrait soustraire des obligations auxquelles on avait pas songé.
Il y a un contenu qui vient des suites que reconnaissent l’usage, l’équité, la
loi.

Chap. 1 : Le rôle de la volonté : les éléments subjectifs du contenu


contractuel

On va envisager de quelle façon se forme ce contenu volontaire du contrat.

Section 1 : La délibération contractuelle : la formation du consentement


au contrat

La négociation du contrat est facultative.


Dans les petits contrats les délibérations sont brèves.

Exemples:
Dans les petits contrats.

Dans les Contrats d’adhésion (transport train, avion…) : négociation réduite


a presque rien. Le consentement ne se forme que d’un coté, l’autre partie
accepte ou refuse.

Dans Les conditions générales : dans contrats de fournitures le vendeur


s’engage à transporter ou amminé les fournitures, et on va négocier les
conditions particulières. Les conditions générales ne se négocient pas.

Dans les contrats où on négocie la formation du consentement se fait par


étapes et s’inscrit dans la durée : la ponctation.

On parle aussi parfois de période précontractuelle.

§1. Les négociations libres

Les parties confrontent leurs points de vue discutent, partagent leurs points
de vue… mais on n’est pas dans le cadre contrat encore on négocie ce sont
les pourparler.
Ces pourparlers peuvent être rompus a tout moment de façon libre, car
chaque partie est libre de poursuivre ou pas les négociations. Le grand
principe est celui de liberté. La rupture des négociations peut intervenir
a tout moment sur simple décision de l’un des négociants.
Libre conduite: pendant les négociations on tolère une certaine
exagération. Les romains et latins appelaient ça « le bonus dolus ».
Libre rupture: on peut rompre les négociations sans motivation particulière
ni préavis particulier.

Toutefois les parties doivent observer quelques règles de bonne conduite:

- celui qui ment sur un point important du contrat, sur un point qui s’il
avait été révélé l’aurait conduit a ne pas s’engager, on s’expose alors à
payer une indemnité « dommages et intérêts » et il s »expose a voir le
contrat annulé.
- celui qui rompt les négociations de façon fautive peut être obligé de
réparer le préjudice qu’il a causé. Cad qu’on peut rompre une négociation
de façon unilatérale mais sans commettre de faute. Faute consistant par
exemple en rompant le contrat de façon désobligeante pour l’autre partie
(remarque insultant la réputation de l’autre partie) ou en celui qui prolonge
excessivement des pourparlers sans intention sérieuse de contracter.
Cette responsabilité « responsabilité précontractuelle » est de nature
délictuelle CAD que les négociations qui sanctionnent un négociateur de
mauvaise foi est justiciable en vue de l’art 1382 du Cciv pour obtenir
réparation il faudra justifier d’une faute, un dommage et un lien de
causalité entre la faute et le dommage. La réparation se fait par l’octroi de
dommages et intérêts pais pas par la conclusion forcée du contrat. La faute
n’est pas de n’avoir pas conclu de contrat mais de la façon dont on a rompu
les négociations.

Est-ce que l’on peut obtenir dommages intérêts pour perte de chance de
conclure le contrat à espérer? => TD

§2. Les négociations encadrées ou contractualisées

On va conclure un contrat pour préparer un autre contrat.


Deux sortes:

Le contrat de négociation
Il organise la négociation Il exprime la description d’un objectif
commun et les modalités de négociation. Ex: obligation de bonne foi - de
secret , de taire certaines informations a des tiers - de confidentialité -
d‘exclusivité.
On parle de protocoles d’accords, d’accords de principes…

On peut conclure aussi un contrat partiel par lequel les parties formalisent
un accord sur un but précis.

L’avant - contrat : contrat conclu dans la perspective d’un autre contrat


mais où l’une voir les deux parties s’engagent dans le contrat définitif.

- « la promesse unilatérale de contrat», contrat par lequel el


promettant s’engage à l’égard du bénéficiaire qui dispose donc d’une option
de conclure ou pas le contrat, notion dont l’exercice donnera
automatiquement naissance au contrat projeté.
- « le pacte de différence » c’est une sorte de promesse unilatérale
de contrat conditionnel. C’est un pacte par lequel une personne s’engage
envers une autre à ne pas conclure un contrat déterminé avec un tiers avant
de lui en avoir proposé la conclusion aux mêmes conditions. Je proposerai
ma maison a vous en premier et je vous la réserve si un jour je la vends.
Contrat amenant une priorité sur un contrat futur.

Ces deux contrats donnent lieu a une difficulté importante: quelle est la
sanction du promettant qui refuserait d’exécuter sa promesse?
Depuis 93 la cass. la sanction du promettant dans une PUV est l’octroi de
dommage et intérêts.(sanction pécuniaire)
Mais Pour le pacte de préférence depuis 2006 la cass. condamne le
promettant à substituer au tiers le bénéficiaire du pacte.( sanction en
nature conclusion du contrat).
- « La promesse synallagmatique de contrat » : contrat par lequel
deux personnes s ‘engagent a passer plu tard tel ou tel contrat déterminé.
Le contrat futur est déjà acquis dans son contenu, on est déjà d’accord sur
l’essentiel. D’ailleurs en matière de vente, l’art 1589 décide que la
promesse de vente vaut vente.

Section 2 : Le choix contractuel : la rencontre des volontés

A partir de quel moment peut on dire que l’on est engagé dans un contrat?
Il y a contrat lorsqu’il y a une offre acceptée sur les éléments principaux du
contrats.

§1 / l’objet de la rencontre des volontés

Dans le contrat on trouve des clauses qui font naître des obligations a le
charge des parties (payer le prix, obligation d’entretenir le bien loué…),
clauses qui désignent le bien, qui rappelle la législation applicable…
Ensemble de clauses sur lesquels les parties se mettent d’accord. Il est
parfois difficile de savoir si une chose est contractuelle ou non. On demande
aussi au juge si la mention « photo non contractuelle » est efficace ou pas :
non.

Pour que l’on soit en présence d’un contrat il faut que la volonté s’accorde
sur les éléments essentiels du contrat CAD ceux sans lesquels on ne saurait
pas en présence de tel ou tel contrat ( contrat de vente il faut un prix et un
bien; art 1583 dispose qu’il y a vente lorsque l’on ai d’accord sur la chose et
le prix)

§2 / critère de la rencontre des volontés

C’est la rencontre d’une offre et d’une acceptation, le contrat est conclu


dès lors que l’offre est acceptée.

I. L’offre:

Manifestation de volonté unilatérale par laquelle une personne que l’on


appelle « l’offrant ou le pollicitant » fait connaître son intention de
contracter et les conditions essentielles du contrat. Quand la pollicitation
est acceptée le contrat est conclu.

A/Les caractères de l’offre :


Trois caractères sinon il ne s’agit pas d’offre mais de proposition a négocier
- précise - complète : mentionner les éléments essentiels du contrat
proposé
- ferme : doit représentant manifestation claire de l’intention de l’auteur
de s’engager et de conclure le contrat qu’il propose.
Pour la CAS arret de 1990 chambre commerciale, une propositon de
contracter ne constitue une offre que si elle indique la volonté de son
auteur d’etre lié en cas d’acceptation; Parfois l’offre est assortie de
reserves qui sont de deux types en général. D’abord, il arrive que l’offrant
subordonne la conclusion du contrat à une nouvelle manifestation volonté,
exemple : dans les contrats conclu intuitu personae CAD les contrats conclus
en considération de la personne, se sont des contrats où la personnalité du
contractant est importante(contrat de bail par ex), il y a une offre mais une
2e manifestation de volonté c’est une réserve qui fait que la 1ere offre n’est
pas une offre. 2e type de réserve elle porte sur un élément étranger

- no équivoque : si une personne adresse une autre plusieurs propositions


inconciliables de sorte que le destinataires ne peut pas vraiment choisir.

B/ les modalités de l’offre


Peut être exprimée de deux façons:
- expresse : petite annonce journal par ex
- tacite : découle d’un comportement sans équivoque ex taxi qui est là a
attendre, la personne qui hèle un taxi, le prix d’un habit en vitrine…

L’offre peut être faite à


Personne déterminée ;
À offre publique : petites annonces, l’offre lie/l’engage l’offrant à l’egard
du premier acceptant de cette offre

L’offre peut être assortie ou pas d’un délai:


Délai express: je vends ma moto dans trois mois après trois mois l’offre est
caduque
Délai implicite: on pt le déduire des circonstances. Mais cette déduction est
assez difficile parfois, ici, les tbs estiment que l’offre est implicitement
accompagnée d’un délai raisonnable. En fonction des circonstances et des
usages.

C/ les effets de l’offre

- La conclusion du contrat du fait d’une acceptation.


Cela étant, il peu s’écouler un délai entre l’offre et l’acceptation plus ou
moins long. Toute la difficulté est de savoir quel est l’effet de l’offre tant
qu’elle n’a pas été acceptée.
- l’offre peut être rétractée tant qu’elle n’a pas été acceptée.
Si l’offre n’est pas encore parvenue au destinataire elle est librement
rétractable. En revanche si l’offre est parvenue au destinataire il faut
analyser le délai de l’offre. Si un délai est fixé il est obligé de maintenir
l’offre pendant le délai fixé. Et si aucun délai n’a été fixé les juges peuvent
considérer que l’offre comportait implicitement un délai raisonnable
pendant lequel la révocation n’est pas possible.

- Pour une offre au public la solution n’est pas claire, la


jurisprudence semble dire qu’aucun délai ne doit être respecté, la doctrine
conteste cette solution et plaide pour qu’un délai raisonnable soit imposé.
Mais lorsque l’offre a été faite a personne déterminée les juges
considèrent qu’il faut respecter un délai raisonnable. Que ce passe t-il si
l’offre ne contient pas de délai et qu’il est accepté dix ans plus tard?

Que se passe t’il si on révoque une offre dans le délai?


L’effet de la révocation d’une offre unilatérale de contrat, ce n’est pas un
contrat préparatoire mais une manifestation de volonté, la sanction est
dommages intérêt.
C’est un domaine délictuel.

Bcp plaident pour une conclusion forcée du contrat arrêt de la 3e chbre


civ. CASS du 7 mai 08.

Le projet de reforme de la chancellerie de 2008 prévoit que l’offre


rétractée ne pt pas aboutir a la conclusion forcée du contrat.

Le projet Catala adopte la solution inverse.

D/ la caducité de l’offre
- expiration du délai
- décès ou incapacité de l’offrant
- le destinataire de l’offre fait une contre proposition.

II. L’acceptation

A/ Les caractères de l’acceptation

Elle doit etre ferme et équivoque. L’acceptation doit etre pure et simple
cad sans reserve. Si le destinataire de l’offre émet une reserve donc
formule ine contre proposition et devient lui-même offrant. La véritable
offre est le dernier acte unilatéral qui a précédé l’acceptation. Si j’accepte
les éléments principaux je conclu le contrat.

B/ Les modalités d’acceptation

L’acceptation peut être expresse ou tacite; Est-ce que le silence vaut au


droit Français l’acceptation? En France le silence ne vaut pas acceptation,
c’est un principe. Mais le silence peut exceptionnellement valoir
acceptation quand il est entouré de circonstances qui le rendent éloquent
arrêt Guilloux du 25 mai 1970 , 4 conditions pour que le silence puisse valoir
acceptation:
- quand les parties ou la loi prévoit
- quand le silence prend part dans les relations d’affaires
- les usages professionnels
- lorsque l’offre est faite dans l’inte exclusif de son destinataire
III. Le moment de la formation du contrat, hypothèse complexe

Pas de problème quand l’offrant et l’acceptant sont l’un en face de l’autre.


La difficulté commence quand les parties ne sont pas physiquement une en
face de l’autre, on en sait pas où ni quand le contrat est conclu entre deux
personnes qui sont éloignées et qui concluent par correspondance le contrat
. Les volontés par échange de lettre à quel moment le contrat est il conclu
lorsque les parties ont absentes?
Deux théories
- théorie de l’expédition qui considère comme conclu le contrat dès
l’émission de l’acceptation
- théorie de la réception: selon laquelle le contrat ne sera conclu qu’a parir
du moment où l’offrant reçoit la lettre d’acceptation.

La solution du droit positif n’est pas tranchée. La cass. a décidé de renvoyer


la question au pouvoir d’appréciation du juge du fond (question de fait) cela
étant un arrêt de 1981 a pris position pour la théorie de l’émission.

Dans un certain nombres de cas le législateur prévoit des délais de


rétractation la question est de savoir quand ece que se conclu l’achat?

Délai de réflexion ,il faut respecter un délai de réflexion pour pouvoir


conclure un contrat.

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Arrêt du 20 mai 2009 3e chbre civile de la CASS voir site
Mr x avait vendu le terrain o départ et il était prévu que le sept pouvait
rétrocéder le terrain
En 95 offre
En 96 offre réitérée
En 2001 mr x dit qui veut acheter le terrain

Offre caduque après cinq ans?


La CA a estimé que mr x a valablement accepté l’offre de la commune. La
CASS en statuant ainsi sans recherche si l’acceptation était intervenue dans
le délai raisonnable nécessairement contenu dans toute offre de vente non
assortie d’un délai précis.

La Cass. nous dit que toute offre de vente non assortie d’un délai comporte
nécessairement un délai raisonnable. La cour de renvoi devra se demander
si le délai de 5 ans était raisonnable ou pas donc l’arrêt est cassé.

1° l’arrêt a été rendu au visa de l’art 1101 du Cciv. Hors dans le code y’a
rien sur l’offre
Donc c’est jurisprudentiel.
2° l’attendu de principe de la CASS: le délai raisonnable? => doit on
l’apprécier par rapport à l’offrant? En la personne de l’acceptant?
C’est de la nature mm de l’offre que sort le délai raisonnable. La CASS dit
offre de vente et non pas de contrat; cette règle ne vaut elle que pour la
vente? Pi délai précis et non pas déterminé? La règle qui est posée par la
CASS fait de l’offre une sorte de fait juridique dont le contenu s’impose à
l’offrant lui-même. L’offre échappe à l’offrant pour devenir un élément du
corps social qui s’impose a l’offrant.

Il y a deux voies d’argumentation


- discuter la nature de l’offre. L’offre n’est pas un acte purement
volontaire mais un fait juridique qui développe des attentes légitimes du
destinataires? Attente qui doit être réservée par la jurisprudence.

COURS 3 30 sept 09

CHAPITRE 2 : LE ROLE DE LA LOI : LES ELEMENTS OBJECTIFS DU CONTRAT

Section 1 : Le contenu légal du contrat

Ce contenu se constate en négatif et en positif. Négatif car la loi va


expurger le contrat de ses éléments illicites que la volonté y aurait placé.

§ 1 : La soustraction des clauses illicites

Les parties sont libres de composer le contrat comme elles le souhaitent « le


principe de la liberté contractuelle ». Ce principe est limité par le respect
de l’ordre public - art 6 du Cciv qui dispose « on en peut déroger par des
conventions particulières, aux lois qui intéressent l’ordre public et les
bonnes mœurs donc le contrat ou les clauses qui enfreignent l’ordre public
sont nulles » .
Sanction dommages intérêt dans certaines circonstances.

L’ordre public: l’état de la société est jugé essentiel. Il y a plusieurs sortes


d’ordres publics:
- traditionnel; avec une certaine résonance politique, qui concerne la
sécurité publique, la famille et le respect de la personne. c’est un ordre
public de direction , il exprime une valeur fondamentale.
- économique et social : ordre de protection , ordre public de
protéger une personne envers une autre. Ordre public social c’est l’ordre
public au sens du travail. Il a pour caractère d’interdire a l’employeur de
suppr ou diminuer des droits accordés aux salarié mais il est possible en
revanche de déroger à l’ordre public social dans un sens favorable au
salarié.
- de bonnes mœurs: art 6, morale, notion étroite

C’est un Texte fondamental.


La sanction en général c’est la nullité qui a pour effet de revenir dans me
passé. On revient dans le passé rétroactif de la nullité pour effacer tous les
effets du conte.

La sanction en principe est la nullité, on revient dans le passé effet


rétroactif de la nullité pour effacer tous les effets du contrat.

Nouvelle sanction, lorsqu’une loi soustrait au contrat une clause illicite il lui
arrive non pas de prononcer la nullité effet rétroactif mais dire que la
clause est réputée non écrite. Cela veut dire que la clause est enlevée du
contrat, on fait comme si elle n’avait jamais existé. L’effet de cette
qualification à une conséquence pratique décisive on échappe au principe
juridique de la nullité. Notamment le régime de la prescription en matière
de nullité ne s’applique pas. L’action qui a pour but de faire réputer une
clause non écrite est ainsi imprescriptible.
Exemples clauses non écrites :
-abusives: du droit de la consommation
- une clause qui serai contraire à un règlement de copropriété.
Ps : En général une clause réputée non écrite est une clause qui ne
respecterait pas l’ordre public.

La nullité partielle (le jeu de)


On vise ici l’hypothèse où une clause va être annulé de façon partielle. Ex
une clause ou la durée dépasserait une durée impérative dans la loi sera nul
au-delà de la limite de la loi. Exemple art L 330-1 du code commerce.

§2 : L’addition des clauses licites


Dans le contrat il ya certains éléments qui trouvent leur origine dans la volonté de la
loi.

1. La distinction des règles supplétives impératives et dis positives

Impératives : elles s’imposent au parti et n’y peuvent pas y déroger.


Supplétives : elles ne s’appliquent qu’en l’absence de volonté contraire
exprimée par les partis.
En l’absence de volonté contraire les règles sont obligatoires mais a l’origine
elles peuvent. Ex : le transfert des risques de la chose se réalise au moment
du transfert de propriété.
Il est possible de dissocier les deux moments, transfert de propriété aura
lieu le jour J et le transfert de risques le jour J +3.
Dispositives : règles étant à la disposition des parties et elles peuvent
donc choisir si elle le souhaitent. Il y plusieurs sortes de régimes; séparation
de biens ds le cas du mariage.

2. Le développement contemporain des règles impératives

on a remarqué que la loi positive de + en + de règles applicables au contrat.


Phénomène contemporain ki ne cesse de se répandre . L’ordre public est de
+ en + présent. En droit de la consommation, le vendeur pro est tenu de
respecter une organisation d’information sur les caractéristiques
essentielles d’un bien. Art L111-1 du code de la consommation; art L303 du
code commerce pose problème pour les contrats de distribution. Art L121-25
du code de la consommation.
Ex ici: le cas des beaux commerciaux ou bail d’habitation : la durée du
contrat est prévue par la loi. Le bailleur doit attendre neuf ans avant de
résilier le contrat.
Le renouvellement du contrat est organisé par la loi
Ex oci : en droit du travail, le contrat est extrêmement réglementé.

III. L’hypothèse particulière de l’extension conventionnelle d’un régime


légal impératif

L’hypothèse est la suivte: on a un statut d’ordre public et des parties dont


le contrat ne relève pad de ce régime souhaitent procéder à une extension a
leur contrat.
En autorisant la soumission des contrats au régime des baux commerciaux, mais
ce régime s’applique alors en bloc et on ne peut pas décider de ne pas
appliquer les règles relatives au congé, arrêt 2002 de la cour de cassation.

Section 2 : le contrat contractuel révélé par le juges.

Lors d’un litige qui concerne un contrat la mission première du juge est de
fr respecter le contenu du contrat. Lorsqu’on donne un autre sens o contrat
que celui qui est le sien on dit kil dénature le contrat et le juge encours une
censure. Mais il n’es pas rare Que le juge découvre dans le contrat une
obligation alors qu’il n’y figurait pas expressément. Ce procédé par lequel
le juge ajoute une obligation dans le contrat on parle d’interprétation
complétive mise en œuvre par le juge.

Le forçage du contrat (josserand) : le juge ajoute au contrat une


obligation à laquelle les parties n’avaient pas changé, voir une obligation
qu’elles avaient implicitement écarté. Ce procédé à pour effet de forcer le
contenu du contrat. Art 1135 du Cciv
Ce phénomène choque beaucoup de juristes qui sont pénétrés par le dogme de
l’autonomie de la volonté. Pourtant, ce phénomène trouve une justification
dans l’article 1135 du CC, ce texte indique qu’à coté de la volonté, l’obligation
a une nature. Le juge est là pour révéler la nature profonde d’un lien
contractuel.
Parfois le juge se fonde sur un volonté implicite des partie ?

§1 : la volonté implicite des parties.

Le juge prétend découvrir la commune intention des parties ce qui permet


de justifier une augmentation du contenu obligatoire du contrat. Cette
technique on l’a constaté lorsque les juges ont adjoint à certains contrats une
stipulation pour autrui qui n’était pas formellement prévue par le contrat.

Hypothèse du contrat de transport( type SNCF ) : un voyageur conclu un


contrat entre un voyageur et la SNCF le voyageur tombe sur la voie se
blesse, il va engager la responsabilité de la SNCF mais si el voyageur tombe
et meurs sur le coup?
La femme et son fils ne sont pas dans le contrat, ils ne sont pas engagés a
l’égard de sa famille. Idée de considérer par les juges, que le contrat
stipulait une stipulation pour Autrui implicite. Vu que par ricochet cetai nul,
les juges ont dis que l’implicite était mieux. il y avait eu une stipulation
pour autrui cad en faveur de la femme et de la victime. Le contrat de
transport engendre une obligation pour le transporteur d’indemniser les
proches de son cocontractant.
En réalité il ne s’agit pas d’une réalité implicite des parties mais bien
plus que ça d’une manifestation d’un ordre public judiciaire.

§2 : l’ordre public judiciaire

Le juge en réalité pose de lui mm des obligations dans un contrat sans se


référer aucunement a la volonté des parties.
Ex:
l’obligation dite de sécurité : par la quelle une partie di assurée la sécurité
physique de l’autre a d’abord été découverte par les juges dans un arrêt de
1911, les juges ont découvert une obligation de sécurité découverte a près
dans d’autres contrats; l’exploitant d’un manège forain a cette obligation
vis-à-vis des personnes qui utilisent son manège. Les centres de transfusion
sanguine sont tenus de fournir du sang qui n’a pas de vice. La vente
donne elle aussi naissance a une obligation sécurité; les associations
sportives aussi.
Ex : l’obligation d’information: origine jurisprudentielle. Celle du
banquier,le banquier a une obligation de mise ne garde des emprunteurs
profanes.
Ex : les obligations tirées d’une exigence de loyauté par le juge. art 1135
ou art 1134 al 3.
Sous titre 2 : la réception judiciaire du contenu contractuel.

En priorité le juge va s’interroger sur la validité du contrat. Pour que le


juge se prononce il faut qu’il y ai un litige sur une question qui concerne
le contrat. La fonction principal du juge est un contrôle de validité du contrat.
Il s’interroge sur les éléments d’origine volontaire. Le juge va parfois poser des
obligations qui s’y trouvaient pas avant. Pour que le juge connaisse le
contenu du contrat il est nécessaire de lui soumettre, on doit être en
présence de litige et le juge va connaître de deux choses dans le contrat :

Il va connaître du
- fond
- et de la forme

Chapitre I. le fond du contrat

En réalité le juge ctrl les deux éléments qui composent le contrat, la


volonté des parties et le respect de l’ordre public. (Le juge a deux choses
a vérifier ce qui est volontaire et puis après le respect de l’ordre public.)

Section 1: le ctrl du consentement contractuel

Deux angles:
Il doit se demander quel est le contenu du consentement contractuel
Est-ce que les parties ont voulu librement se soumettre a telle ou telle
obligation

§1 le ctrl du consentement contractuel: l’interprétation du contrat

L’interprétation n’es nécessaire que si le contrat est ambiguë. Cette


notion est subjective. L’ambiguïté vient de l’obscurité de l’une des
clauses possible a deux lectures différentes; pt tenir aussi de la
contradiction apparente des clauses d’un contrat. Elle vient aussi si par
exemple un point n’a pas été assez bien rempli. Pour interpréter le contrat
le juge dispose de directives d’interpretations données par le code civil.

A/ directives d’interpretation

Ces directives d’interprétation ce trouve dans la section 5 du CC article


1156 à 1164.

Article 1156 : on doit dans les conventions rechercher qu’elle a été la


commune intention des parties contractantes, plutôt que de s’arrêter au
sens littéral des termes. Ce qu’on voulu les parties prime sur ce qui a été
dit expressément, et ce que font les parties prime sur ce qu’elles ont dit.

Article 1157 : lorsqu’une clause est susceptible de deux sens, on doit plutôt
l’entendre dans celui avec lequel elle peut avoir quelque effet, que dans le
sens avec lequel elle n’en pourrait produire aucun. Il faut privilégier l’effet
utile du contrat car c’est très vraisemblablement ce que les parties ont
souhaité.

Article 1162 : dans le doute, la convention s’interprète contre celui qui a


stipulé et en faveur de celui qui à contracter l’obligation. Plusieurs
interprétations sont plus possibles de ce texte,
- on peut considérer en 1er lieu qu’il évoque une simple question de
rédaction, c’est contre celui qui a rédigé le contrat que ce contrat
s’interprète.
- On peut aussi considérer que cet article entend protéger la partie faible
du contrat et c’est cette lecture que l’on retient en présence d’un
contrat de consommation, d’ailleurs le code de la consommation contient
une disposition très clair en ce sens L1133-2 les clauses du contrats
s’interprète en cas de doute dans le sens le plus favorable au
consommateur.
- 3e lecture de ce texte, sans doute la plus conforme à la lettre du texte, on
interprète le contrat contre le créancier et en faveur du débiteur.

Les trois lectures sont consacrées, et la CASS a eu l’occasion de dire et


redire que cet article 1162 n’est pas impérative pour le juge qui peut
choisir de l’appliquer ou pas, et lorsqu’il l’applique il peut choisir la
lecture qui convient le mieux à la cause.

B./ la répartition des rôles entre les juges du fond et la cour de


cassation

Dans les 1re années la CASS avait une lecture littérale du texte article 1134 al
1er les convention légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont
faites. Elle considérait donc que les contrats étaient une sorte de loi et donc
c’était à la cour de cassation qui revenait à la tache d’interpréter les contrats,
donc la CASS interprétait elle même. Arrêt Lhubert de 1808, les juges du fond
ont un pouvoir souverain pour interpréter les clauses du contrat. Cela veut dire
que quand bien même il serait évident prouver que les juges du fond on mal
interpréter le contrat de la décision ne peut pas être contestée. Depuis 1808
les juges du fond sont souverains en matière d’interprétation du contrat.
Le pouvoir souverain des juges du fond :

L’interprétation du contrat relève par principe du pouvoir souverain des juges


du fond, cad un pourvoi en CASS fondée sur la mauvaise interprétation de la
volonté des parties est irrecevable. Plusieurs raisons :
- l’interprétation suppose de se livrer à des investigations, des recherches de
faits qui sont du seul ressort du juge du fond.
- Les articles 1156 et suivant sont des dispositions pas impératives et la CASS
s’est toujours refusé à sanctionner l’interprétation de ces articles qui sont pas
impératives.
- Il faut éviter que la CASS ne soit pas débordé.
La CASS contrôle le travail des juges du fond :

Depuis arrêt 1872 Foucauld et Coulomb, la CASS se reconnaît le droit de


censurer la décision du juge du fond lorsque les termes employés par les parties
sont clairs et précis et qu’ils ont été dénaturés par les magistrats. « il n’est pas
permis au juge lorsque les termes des conventions sont claires et précis de
dénaturer les obligations qu’il en résulte et de modifier les stipulation qu’elle
renferme ». la CASS se réserve un contrôle de dénaturation, les juges violent
l’article 1134 du CC question de droit pas de fait.

Paragraphe 2 : Le contrôle de la qualité du consentement


contractuel.

I. L’aptitude au consentement : la capacité :


Selon l’article 1123 du CC, toute personne peut contracter si elle n’en est pas
déclarée incapable par la loi. La capacité de la personne est l’aptitude de la
personne à conclure des actes juridiques (art – 1108).
Il existe deux types d’incapacité

A. Les incapacités d’exercice :

L’intéressé ne peut pas lui même exercer son droit, il a besoin d’être
représenté. L’article 1124 vise les mineurs non émancipés et les majeurs
protégés sont des incapables (art 415).
Le mineur est frappé d’une incapacité générale d’exercice. Il peut tout de
même partager certains actes, en principe parce qu’il peut être émancipé
article 413-1 et suivants du CC, les mineur peut être représenté par un
administrateur légal, ou par le tuteur. Les mêmes règles s’applique pour les
majeurs protégés.

B. Les incapacités de jouissance :

Contrairement aux incapacité d’exercice qui peut être générale et elle


spéciale, incapacité de conclure tel ou tel contrat. Il est interdit de conclure le
contrat même étant représenté par un tiers. Il est interdit au médecin de
recevoir un bien en vertu d’une libéralité (donation) par l’un de ses patients
articles 909 du CC. Il est interdit au personnel de maison de retraite de se
porter acquéreur des biens vendus.

_________________________________________________
Cour européene de droits de l’homme arrêt pincernaud
En 13 juillet 2004.
En 1939 une personne fait un testament devant un notaire on y trouve la
disposition: demande a son fils de transmettre son héritage a un fils ou a un
petit fils d’un mariage légitime, canonique. Dans le cas ou ça n’est pas le
cas, il n’y aura pas d’héritage. Hors le fils se marie de mariage légitime et
canonique mai de se mariage ne résulte pas d’enfant biologique, il décident
d’adopter et le patrimoine lui est dévolu. Les deux arrières petites filles
d’un cousin de la personne de la personne qui avaient écrit n’étaient pas
d’accord, elles prétendent que le testateur avait visé un fils légitime et non
adoptif. Le tribunal d’Andorre estime que la clause testamentaire étais a la
faveur de l’adopté, les petites filles décident de fr appel et le tribunal
supérieur annule la décision de 1ere instance. La CEDH décide que c’est
un,e affaire privée et qu’il n’est pas nécessaire qu’elle reçoive a traiter des
différents privés, mais qu’elle ne saurait rester inerte lorsque l’appréciation
d’un acte est discriminatoire et contraire a la CEDH; elle dit qu’il ne doit
pas cette fait de discrimination entre els filiations et dc conclu: il st
contraire a la convention de lire le testament en ce sens que le fils adoptif
ne bénéficierai pas des mm droits qu’un fils légitime

Argument pour: la CEDH a un effet dans les rapports entre particuliers elle a
aussi un effet dans les rapports entre particuliers. Si un acte juridique est
clairement contraire, sa validité pt être remise en question.

Argument contre: retrouver la volonté de celui quia retrouvé l’acte en outre


le testateur. un juge qui interprète une clause précise dans celui qui n’est
pas dans la volonté des parties serait en tord.

COURS 4 - 8 octobre 09

Ps: Corriger le mot dans le cours « errance » qui s’écrit en fait « errans. »

II. L’intégrité du consentement : la théorie des vices du consentement

Selon le Cciv il y a trois types de vices du consentement:


- l’erreur
- le dol
- la violence

Le Cciv, dans la section qui concerne les vices du consentement, le Cciv vise
la lésion. ( non étudiée ici car plutôt une question d’équilibre du contrat).
Ces vices du consentement ont pour effet de remettre en question le
contrat, lorsqu il y a vice il y a remise en question de la validité du contrat,
il peut y avoir NULLITE du contrat. On dit que c’est une « nullité de
protection » de celui qui a mal consenti, on dit aussi que c’est une
« nullité relative » car seule la victime peut agir en nullité.

A. L’erreur

1) la notion d’erreur

Croyance fausse portant sur un des termes du contrat. Art 110 du Cciv
« l’erreur n’est une cause de nullité de la convention que lorsqu’elle tombe
sur la substance même de la chose qui en est l’objet ; (al. 2) elle n’est point
une cause de nullité lorsqu’elle ne tombe que sur la personne avec laquelle
on a intention de contracter, a moins que la considération e cette personne
ne soit la cause principale de la convention. »

L’objet de l’erreur:
Il y a erreur lorsque l’errance ( le demandeur) avait une discordance avec la
réalité au moment où il a contracté. On va comparé alors la réalité des
choses avec la représentation que s’en faisait le demandeur. L’appréciation
judiciaire ne va porter que sur l’erreur.
- Erreur sur la personne : erreur portant sur l’identité même de la
personne ou ses qualités. Le Cciv n’admet l’annulation du contrat pour ce
motif que dans les cas où la considération de la personne a été
déterminante et convenue. Elle n’est cause de nullité que lorsque le contrat
est conclu intuitu personae. l’erreur peut porter sur plusieurs choses, son
statut professionnel, les qualités essentielles du co-contractant…etc.

- erreur sur la substance: la substance c’est la matière => première


façon de voir les choses. Oggi c plu large : il s’agit de la matière, Chose,
mais aussi de toute qualité substantielle. Cad une qualité de la chose que
les parties ont eu principalement a l’esprit. Qualités substantielles.
Il y a aussi une certaine idée d’importance il faut que les qualités soient
suffisamment déterminantes dans l’esprit de l(errance au moment où il
contracte pour que leur absence ai pu dissuader le consentement. Idée Que
sans l’erreur le contractant n’aurait pas accordé le contrat.
Si la qualité de la chose substantielle qui manque est considérée comme
essentielle par l’opinion commune il y aura toujours nullité du contrat.
Dans l’article 1110 on dit « la chose » mais qu’Est-ce que la chose que l’on
doit prendre en considération? Pour certains l’erreur sur sa propre
prestation est inexcusable et il ne peut s ‘en prendre qu’a lui-même. Mais la
jurisprudence , la cour et le tbs admettent souvent cette erreur sur sa
propre prestation car parfois cette erreur ne pouvait pas être évitée.
Voir affaire poussin.

- erreur sur la valeur: sont indifférentes les erreurs sur la valeur


économique on parle de cette erreur quand l’errance se trompe dans
l’appréciation qu’il porte sur la valeur de la chose et non sur la chose
elle-même. cette erreur ne provoquera pas de nullité du contrat.?
La lésion n’est pas une cause de nullité générale en droit des contrats et
l’erreur sur la valeur l’en est pas davantage une.

- erreur sur les motifs : elle est indifférente et ne pourra pas


susciter de nullité. Elle porte sur les raisons personnelles de contracter. Il
n’en ira autrement que si les parties ont fait rentrer les motifs dans le
champ contractuel. Il y Aura nullité si le motif déterminant a été
déterminant et convenu

- erreur sur le droit:


erreur sur une règle de droit qui a déterminé la personne a s ‘engager.

Discordance de la réalité incertaine:

Au moment du contrat on apprecie une certaine discordance entre la


croyance tu contractant et la réalité. Pour qu’il y ait erreur il faut apprécier
o moment de la formation du contrat

Hypothèse d’une réalité incertaine:


Arrêt du 22 février 1978 / les époux st Arrromands mettent en vente un
tableau attribué après expertise à l’École des arraches l’état peut préanter
le tableau de maître( buy le tableau en priorité).
Or la réunion des musées nationaux prétends que c’est un tableau de
Poussin. Les époux demandent action en nullité pour erreur sur la qualité
substantielle de ma chose. La cours d’appel de paris déboute les époux au
motif qu’il n’était pas prouvait que le tableau fut de la main de Nicolas
poussin.
Problème juridique: peut il y avoir erreur lorsque la réalité sans être
contraire véritablement a ce que croyait l’errance était incertaine. ? La cass
dit que l’erreur sera admise dès lors qu’il existe au moment de la conclusion
du contrat, une discordance entre la croyance de l’errance initiale et la
réalité que celle-ci soit certaine ( c’est un poussin) ou douteuse ( on ne sais
pas on croit que, il est possible que ce soit un poussin..)

Hypothèse de la croyance incertaine:

C’est la question de l’existence d’un aléas. Si le contractant a un doute sur


la chose mais qu’il contracte quand même la nullité le pourra pas être
prononcée.
On dit souvent que l’aléas chasse l’erreur. On ne pourra dire nullité si
l’œuvre est présentée comme ayant une origine incertaine.
Affaire du verrou de fragonard.

2) le régime de l’erreur

a° l’appréciation du caractère convenu de l’erreur


Pour constituer une erreur susceptible d’annuler le contrat il faut que la
qualité manquante ait eue une influence déterminante sur le consentement.
On a pas besoin des deux personnes. Il suffit qu’une personne se trompe
pour qu’il y ait erreur. il faut que l’autre partie ai connu l’importance
accordée par la victime de l’erreur a cette qualité de l’objet.

Il va y avoir appréciation de la légitimité de l’erreur

b° La légitimité de l’erreur

Pour entraîner la nullité l’erreur doit être excusable.


Autrement dit elle ne doit pas être trop grossière et évidente. Cela permet
d’écarter l’erreur qui aurait été commise par imprudence, négligence ou
naïveté. Le caractère excusable de l’erreur s’apprécie in concreto. En
considérant l’age, la profession, l’expérience de l’errance…
La jurisprudence prend particulièrement en considération la qualité de pro
de l’errance. Elle tient aussi compte que tout contractant doit se renseigner
avant de conclure un contrat.

c°La date d’appréciation de l’erreur.

Dans l’arrêt poussin 2 de 13 dec 1983, il s’est trouvé que la réalité douteuse
de l’attribution du tableau s’est révélée quelques années plus tard ( que
c’était de poussin). Est il possible de tenir compte d’éléments apparus
postérieurement a la conclusion du contrat pour apprécier l’existence d’une
erreur au moment de la conclusion du contrat? La Cass a dit que l’on
pouvait, donc oui. en effet, il n’y a qu’une seule réalité a prendre en
compte : au moment où le juge statue.
Il y a un délai de prescription de cinq ans pour l’action en nullité.

3. L’erreur dite « obstacle »

L’erreur obstacle vise a sanctionner certaines erreurs qui reposent sur un


malentendu fondamental faisant obstacle a l’existence même du
consentement. Quiproquo, les volontés réelles ne se sont pas rencontrées
malgré les déclarations.
Deux sortes d’erreurs:
- erreur in negocio : erreur sur la nature du contrat. Ici les parties
ne se sont pas entendues sur l’opération juridique. Ex l’un croit acheter une
maison, l’autre pense la louer.
- erreur in corpore : erreur sur l’objet du contrat. C’est une méprise
relative à l’identité même de la chose. Ex: une partie pense vendre une
maison et l’autre croit acheter des parts de société civile immobilière.
Ex:l’un parle en euro l’autre en francs.

On applique a l’erreur simple le principe de nullité relative. Hors pour cette


erreur obstacle, on applique la « théorie de l’inexistence » au lieu de dire
que la chose est nulle on dit qu’elle n’a jamais existé puisqu’on en parlait
pas de la même chose. Et il n’y a pas de délai de prescription; L’action en
justice est imprescriptible.
En jurisprudence les choses ne sont pas nettes car certains arrêts parlent de
nullité absolue.

Le 1er enjeu de la qualification d’erreur obstacle : tient dans le principe


d’inexistence.
Le 2e : dans le cadre d’une erreur obstacle on ne s’interroge pas sur le
caractère excusable ou pas de l’erreur.
Le 3e : Dans l’erreur simple il y a vice mais en erreur obstacle c’est
l’absence de consentement.
=> écho pertinent en droit positif : peut être fortement
critiqué. Comment distinguer le vice et l’absence de consentement?
L’erreur sur la substance et l’erreur obstacle?
Intérêt de cette qualification? Ne s’agit t-il pas plutôt d’une
interprétation?
Est-ce qu’il ne s’agit pas plutôt d’une question d’objet du contrat? Et
d’une nullité pour absence d’objet du contrat?

Incohérence: Cciv vise la situation du consentement vicié d’un état de


démence art 494-1 (l’incapable qui contracte). On pt dire que c’est
l’absence qui domine hors on applique ici la nullité relative et non pas une
prétendue inexistence.
Théorie de l’inexistence très critiquable.

B. Le dol

Délit civil comme la violence. Tromperie, manœuvre employée pour induire


une personne en erreur afin que cette personne contracte. On dit que le dol
surprend le consentement du co-contractant. Il vicie le consentement par
l’erreur qu’il provoque.

L’erreur et le dol sont différents :


- dans le dol il y a une faute volontaire intentionnelle. Si la preuve du dol
est rapportée (pt être rapportée part tous moyens) l’action présente un
certains nombre d’intérêts :
- toute erreur provoquée par un dol peut
entraîner l’annulation même si elle ne porte pas sur une qualité
substantielle, et même si l’erreur est inexcusable. En effet le dol est
condamnable en soi indépendamment de l’erreur qu’il provoque.
- en outre il est plus facile de démontrer une
tromperie qu’un état psychologique.

Contrairement a l’erreur, on prend en compte autant la situation de


l’auteur que la situation de la victime.

1° l’auteur du dol; l’auteur de la tromperie

a° la caractérisation du dol

- élément intentionnel : l’auteur de la tromperie a eu l’intention d’induire


l’autre partie en erreur.
- élément matériel : pour qu’il y ait dol il faut qu’il y ait des manœuvres.
Art 1116 du Cciv. Machinations, mises scènes ayant pour but d’amener le
partenaire a conclure le contrat. Ex productions de faux documents, de
falsifications. Les mensonges sont assimilés a des manœuvres. Une
exagération est tolérée c’est « un bonus dolus «.

Question de la réticence dolosive:


Le silence trompeur. Pt il être un dol?
A priori un simple silence n’est pas une manœuvre.
Dans un premier temps la jurisprudence a refusé de reconnaître le caractère
dolosif du simple silence. Cad que pour la jurisprudence classique le fait de
taire un élément déterminant n’en pas considéré comme une tromperie. Le
droit moderne fait place à L’exigence de loyauté est importante dans le
droit des contrats. L’obligation de loyauté incite à reconnaître une
obligation positive d’informer le partenaire sur les éléments susceptibles de
déterminer son consentement.

Pour qu’il y ait réticence dolosive,il faut que le silence gardé par une
partie l’est été dans le but de tromper l’autre sur un element
déterminant du contrat. Il faut être dans une relation de confiance entre
les parties. Sa veut dire que le degré de loyauté exigé et d’obligation
d’information de l’autre partie en fonction du lien de confiance. Au + je
connait l’autre partie au + je dois l’informer sur les éléments qui vont
déterminer sa décision Il faut que les circonstances soit telles que le
contractant était amené a faire confiance a son partenaire.
Conditions:
- La qualités des parties; le professionnel doit informer le non professionnel
- Les rapports entre les parties ; lorsqu’il y a des relations d’affaire
habituelles entre les parties , les contractants doivent s’informer
- la plus ou moins grande disponibilité de l’information qui n’a pas été
révélée

Plus la relation est de confiance plus les parties se doivent des informations
spontanées.

Ex important: l’affaire BALDUS, CASS 3 mai 00 , 1ere chbre civile. : mme


boucher vend aux enchères des photos de Baldus (photographe très célèbre)
1000 francs chacune hors elles valaient bcp bcp plus. Elles sont acquises par
Mr klein. La venderesse pouvait reprocher a l’acquéreur de ne pas l’avoir
informé de la valeur de ces propres photos? L’acheteur doit informer le
vendeur sur la valeur des biens qu’il achète? Mme boucher en a vendu 50
pour mille francs chacune et Mr Klein les as revendus pour des millions ainsi
la CASS décide qu’aucune obligation d’information ne pesait sur l’acheteur.

3e chbre civile affaire du 17 janvier 2007, CASS


L’acheteur devait t-il informer l’agent immobilier de la valeur du terrain? La
CASS dit « l’acquéreur , même professionnel, n’est pas tenu d’une
obligation d’information au vendeur sur la valeur du bien acquis »

b° les personnes qui ont commis le dol

Pour pouvoir obtenir la nullité on va prendre en considération le


co-contractant de la victime de la tromperie. Peut on prendre en
considération le dol d’un tiers au contrat. En principe le dol d’un tiers n’est
pas pris en compte. Toutefois lorsque l’acte est unilatéral en ce cas il n’y a
pas de cocontractant et pas de risque d’imposer l’annulation a une personne
innocente. En matière de donation il peut y avoir dol du tiers car le
consentement du donateur doit être entièrement libre. le dol du tiers est
aussi pris en compte lorsque le co-contractant est complice. Voir Affaire des
statuettes.

Lorsque le dol émane du représentant du cocontractant, le dol peut susciter


la nullité.

2) la victime du dol

Toutes les erreurs peuvent si provoquées par un dol entraîner la nullité.

Le caractère déterminant du dol : on fait souvent la distinction entre dol


principal et dol incident,
- le dol principal: celui qui provoque une erreur qui a déterminé la victime a
contracter sans sa il n’aurait pas commis d’erreur et pas contracté
- le dol incident c’est celui sans lequel la victime aurait quand même
contracté mais a des conditions plus avantageuses. On considère que ce dol
là n’entraîne pas la nullité du contrat mai provoque le paiement de
dommages intérêts. Cette distinction est today très critiquée en doctrine.
Le dol peut aussi obliger son auteur a verser des dommages et intérêts pour
le préjudice causé par cette faute. L’action en nullité pour dol et dommages
intérêts pour dol sont deux actions distinctes et autonomes.

C) La violence
La contrainte exercée sur la volonté d’une personne pour l’amener a donner
son consentement. C’est la crainte inspirée par la violence qui entache le
consentement d’un vice. C’est un délit civil. Pour provoquer la nullité du
contrat il faut +sieurs conditions :
- violence grave et déterminante : suffisamment pour impressionner
une personne raisonnable et la forcer a contracter ; art 1112 du Cciv .
L’appréciation de la gravité se fait en fonction des circonstances age sexe et
condition des personnes…etc. elle pt être exercée sur une personne
physique ou sur une personne morale.

- injuste et illégitime : par ex menacer d’un procès est légitime s’il


n’y a pas d’abus.
La crainte révérencielle par exemple.

- violence émanant d’un cocontractant ou d’un tiers;


contrairement o dol la violence entraîne la nullité même si elle est le fait
d’un tiers

- elle peut aussi résulter d’une contrainte économique; CAD les


difficultés économiques d’une partie ou l’état de dépendance économique
d’une partie peuvent susciter la nullité si l’autre partie à abusé de sa
situation.

Cours 6 - 22 Oct. 2009


1H30= écrite et 1H30= tapée

Section 3: La théorie des nullités.

Même si une partie peut engager sa responsabilité civile, voire pénale lors
de la formation du contrat, la sanction de choix des règles relatives a la
validité du contrat est la nullité. La nullité est l'anéantissement
rétroactif de l'acte et c'est une sanction d'une mauvaise formation du
contrat.

- Il faut distinguer cette nullité de l'inopposabilité, a la différence de la


nullité l'inopposabilité ne fait pas disparaître le contrat qui demeure entre
les parties mais qui ne produira plus d'effet a l'égard des tiers.

La nullité est a distinguer a la caducité, la nullité sanctionne l'absence ou


le vice d'une condition de validité au moment de la conclusion du contrat
alors que la caducité vise le cas ou la condition de validité était rempli au
jour de la conclusion du contrat mais a disparu en cours d'exécution du
contrat.

Il Faut distinguer la nullité et la résolution du contrat, la résolution


sanctionne non pas un défaut dans la formation du contrat mais dans
exécution du contrat.

Enfin faut distinguer nullité et inexistence, est nul le contrat qui ne rempli
pas une condition de validité en revanche est inexistant un contrat a qui il
manque un élément essentiel.(ex: si il y a absence d'échange de
consentement il y a inexistence mais si vice il y a nullité). La théorie de
l'inexistence est discutée en doctrine qui en générale n'y est pas très
favorable.

§ 1: Les conditions de la nullité.

Il est d'usage de distinguer en droit français nullité relative et absolue.

I. La distinction nullité relative/nullité absolue.

Pour déterminer les contours de cette distinction il faut d'abord trouver le


fondement et trouver ces applications.

A. Les fondements de la distinction.

Selon la théorie classique la différence entre ces 2 sortes de nullité, la


différence réside dans la gravité du vice qui affecte l'acte.
Si l'irrégularité n’est pas très grave on disait relativité relative si très grave
alors nullité absolue.
D'où une autre théorie moderne, dans cette théorie moderne de Japiot on
s'attache plutôt a distinguer selon la nature de la règle violé,
- si la règle qui n'a pas été respecté a pour raison d'être la protection
de l’intérêt général la sanction est la nullité absolue.
- En revanche si irrégularité traduite enfreint une règle protégeant
intérêt privé, ici la nullité sera simplement relative.
Autrement dit lorsque l'on va faire respecter une condition imposée par la
protection de l’ordre public: nullité absolue et lorsqu'il s'agit de protéger
une victime d'un vice la nullité sera relative. Cette distinction selon ce
critère moderne est discutable aussi, derrière un intérêt privé il y a des
intérêt généraux.

B. Les conséquences de la distinction.

Plusieurs conséquences, d'abord au plan des pers qui peuvent agir en nullité

1. Les personnes pouvant agir en nullité.

Il Faut d'abord noter le caractère judiciaire des nullités, ce caractère est


menacé par l’introduction de nullités unilatérales. CAD que même si le
contrat est frappé d'inefficacité il faut une action en justice, lorsque la
nullité invoquée est une nullité relative seul le contractant que l'on veut
protéger peut demander l'annulation du contrat, a l'exclusion de toute autre
personne. Le co-contractant ou un tiers ne peuvent pas demander la
nullité, seulement la victime.
En revanche quand la nullité invoquée est une nullité absolue, toute
pers ayant un intérêt a agir peut le faire car il s'agit de protéger
l'ordre public et donc intérêt général.

2. La possibilité d'une confirmation.

La confirmation va résulter d'un acte par lequel la pers qui pouvait invoquer
la nullité y renonce, d'une certaine façon la confirmation consolide l'acte et
donc sa validité de l'acte.
_1ER cas: Lorsque la nullité est relative la confirmation est possible, le
cc ne laisse aucune incertitude art 1338: auteur doit avoir la
confirmation il faut qu’il ait connaissance du vice, il faut que le vice ait
disparu et enfin dernière conditions auteur ait eut la volonté réelle de
renoncer a invoquer les nullité.
La confirmation peut être expresse ou tacite,
la confirmation est tacite lorsque acte est volontairement exécuté en
parfaite connaissance du vice qui l'a atteint. L'effet de cette confirmation
est que la confirmation consolide la validité du contrat en ce sens que l'acte
qui était annulable va être considéré comme valable dès l'origine.
_ 2e cas la nullité absolue: la confirmation est impossible et puisque
toute pers intéressé peut agir.
il faudrait que la personne confirme la nullité ce qui est impossible et puis
intérêt d'ordre public qui n'est pas a la disposition des parties.

3. La prescription.

Lorsque la nullité est relative : la prescription est de 5 ans a dater du jour


où le vice a disparu.
Lorsque la nullité est absolue : le délai de prescription cours a compter du
jour du contrat et c'est un délais de 5 ans depuis la loi du 7 juin 2008 qui a
modifier les règles relatives a la prescription. Avant cette réforme le délai
était de 30 ans.
Il faut signaler aussi que les délais sont parfois des délais plus courts, en cas
de lésion dans la vente d'immeuble le délai de prescription est de 2 ans; en
matière de contrat de soc. le délais est de 3 ans.
A propos de la prescription, une règle importante, la prescription ne
concerne que l'action en nullité, elle ne peut pas être opposé a celui qui
invoque la nullité par voie d'exception. CAD que celui qui réclame la
nullité du contrat doit le faire dans un certains délais tandis que celui qui
pour se défendre invoque l'exception de nullité de contrat ne sera pas tenu
par l'écoulement d'un délais de prescription. L'exception de nullité est
perpétuelle.

II. Les applications de la distinction.


A. Les cas de nullité absolue.

_ En cas d'absence de consentement (certains plaident pour la théorie de


l'inexistence);
_ l'absence d'objet CAD objet impossible ou indéterminable. Mais certains
arrêts peuvent faire douter 8 octobre 2008: la nullité du contrat fondé sur
une condition impossible, est une nullité relative qui ne peut être invoqué
par celui protégé par la loi.
_ Absence d'une condition de forme dans les contrats solennels.
_ En cas de immoralité de l'objet ou de la cause.

B. Les cas de nullité relative.

Il y a nullité relative en cas d'insanité d'esprit art 414-1 cc;


_ vice du consentement: erreur, dol et violence, sauf erreur obstacle.
_ Nullité est relative quand cas d'incapacité.

C. Les cas à vérifier.

_ C'est le cas de l'illicéité de l'objet ou de la cause, tout dépend de la


nature de la règle qui a été violé.
_ En cas de défaut d'une condition de forme tout dépend de la nature de la
règle de forme.
_ En cas d'absence de cause, CAD lorsqu'il une contrepartie est dérisoire en
principe la nullité est relative mais un arrêt sème le trouble 23 octobre 2007
c de cassation chambre commerciale: vente sans prix sérieux. « La vente
sans prix sérieux est nul d'une nullité absolue car il manque un élément
essentiel ».

§ 2: Les effets de la nullité.

La nullité sanctionne la mauvaise formation du contrat, or un contrat mal


formé ne pourra avoir aucun effet. Tout doit disparaître du contrat CAD un
contrat qui a reçu un début d'exécution doit être rétroactivement anéanti.

I. L'étendue de la nullité.

on voit étendu matérielle et temporelle

A. L'étendue matérielle.

Disparition totale ou partielle?


La réponse du cc, si l'acte est a titre gratuit : la condition viciée est
réputée non écrite et le reste de l'acte va survivre art 900 cc.
Mais si acte a titre onéreux : le code dispose que la condition nulle rend
nulle la convention qui en dépend, art 1172 cc.

La JP contemporaine dépasse la lettre du code et applique aux 2 catégories


d'acte la sol° suivante: « Si la clause viciée illicite été impulsive et
déterminante de la volonté des parties sa nullité doit rendre nul l'acte tout
entier ».
A l'inverse si la clause ne revêt pas un tel caractère la clause va seule
disparaître et le reste du contrat demeure.
Cette sol° est un principe qui peut s'effacer lorsqu'il existe un texte
particulier, tel que les clauses abusive en droit de la conso°.

B. L'étendue temporelle.

Principe de la rétroactivité nécessite des restitutions réciproque, ces


restitutions pose un pb lorsque le contrat qui a été annulé mettait a la
charge d'une partie une prestation non monétaire donc non restituable. On
va considérer que la nullité va opérer sans rétroactivité et va donc régler les
effets de la nullité ici comme un cas de résiliation anticipé.

II. Les conséquences de la nullité.


A. Les restitutions.

1. Le principe des restitutions.

Une fois le contrat annulé on va considérer que le contrat n'a jamais existé,
et il faut donc organiser le retour en arrière appelé le Statuco anté, il
faut replacer les parties dans la position qu'elles occupaient avant.
Ce principe s'opère au moyen d'un compte des restitutions. La ? est de
savoir comment évaluer les restitutions réciproques?
La réponse: les restitutions doivent être évaluées en dehors des prévisions
du contrat. Puisque le contrat est annulé il ne peut pas servir de fondement
pour évaluer les restitutions.
Conséquences: ex: contrat de bail exécuté pendant 5 mois, contrat de bail
est annulé le propriétaire va rendre les loyers qu'il a reçu mais faut aussi
qu'il récupère ce qu'il a perdu, il faut évaluer cette occupation pour que le
locataire paye une somme d'argent pour restituer son occupation, appelé:
une indemnité d'occupation. Est-ce qu'on calcule comme le loyer au
contrat? Non car le contrat de bail est nul indemnité d'occupation sera
calculé en fonction du prix du marché. Il en résulte que cette indemnité
d'occupation pourra être supérieure, inférieure ou égale; tout dépend du
prix du marché.

2. Les tempéraments.

Cours 7 - 05 Nov. 2009

Il existe des tempéraments a ce principe.

1er tempérament:
la règle « nemo auditur » nul ne pt se prévaloir de sa propre turpitude,
immoralité pour demander des restitutions.

2e tempérament:
la question des fruits.
Ex les loyers sont les fruits de l’appartement. Que faire des fruits de la
chose lorsque le contrat qui était conclu conservait cette chose? Lorsque le
contrat portant sur la chose est annulé? En bonne logique les fruits de la
chose devraient être restitués avec la chose elle-même. On devrait
considérer la restitution des fruits selon la règle « l’accessoire suit le
ppal » et le fruit étant l’accessoire de la chose il devrait suivre la chose.
Cependant une autre règle inverse est retenue: on considère que la
vocation normale des fruits est d’être consommée. CAd que celui qui reçoit
les fruits peut en principe les consommer CAD les détruire ex celui qui
reçoit les loyers pt les consommer en achetant une chose avec l’argent des
loyers.
Ainsi la loi permet au possesseur de bonne foi de conserver les fruits. Le
possesseur de bonne foi est celui qui ignorait le vice qui a causé la
nullité.

3e tempérament :
le statut particulier des incapables;
lorsque la nullité est demandée par un incapable l’art 1312 du Cciv ne
l’oblige pas a restituer la chose. Il ne doit restituer que ce qui a tourné a
son profit. Exemple: si l’incapable a dépensé l’argent qu’il a reçu (vente de
mobylette reçu de l’argent et utilisé) il n’aura pas a les restituer. En
revanche s’il n’a pas complètement tout dépensé il devra restituer ce qu’il
reste. Cette règle a des vertus préventives, sa dissuade de contracter
avec un incapable.

4e tempérament :
la protection des tiers;
la rétroactivité de l’annulation d’un contrat et les restitutions qu’elle
implique peut avoir de graves conséquences pour les tiers. Ex un contrat de
vente de chaises, l’acheteur les paie puis les revends a un tiers et il se
trouve que le premier contrat de vente est annulé, question : Est-ce que le
deuxième contrat de vente (revente) doit aussi être annulé? (Une nullité en
cascade?) en bonne logique si la vente est annulée alors qu’il y a eu
revente, le droit du sous-acquéreur devrait disparaitre car on ne pt
transmettre + de droits que l’on en a soi même. Cela étant cette règle est
injuste pour le tiers qui n’y es pour rien dans l’annulation du contrat.
Ainsi pour lui, un certain nombre de mécanismes protecteurs ont été
mis en place :
- « en faits de meubles la possession vaut titre » CAD que s’agissant
des meubles le simple fait de les avoir entre les mains est une preuve de la
propriété.
- pour les immeubles le sous acquéreur peut invoquer « la
prescription inquisitive » CAD l’usucapion ; mécanisme par lequel on
devient propriétaire au bout d’un certain temps lorsque l’on a usé de la
chose.
- « la théorie de l’apparence » le tiers de bonne foi qui a commis
une erreur légitime pt se fonder sur l’apparence et en tenir compte cad que
le tiers qui a acheté d’une personne propriétaire apparent de la chose peut
tenir compte de l’apparence et peut l’opposer à qui viendrait constater la
propriété de la chose.
B/ l’éventuelle responsabilité

La nullité d’un contrat peut causer un préjudice a celui qui en ait


victime.
Par ex en raison des frais engagés dans une étude de marché ou par le fait
qu’on a pas pu conclure d’autre contrats, suite a l’annulation du premier,
qui auraient pu être avantageux . Dès lors la partie qui est responsable
de la nullité va devoir réparer le dommage si une faute peut être
démontrée.
Cette responsabilité est délictuelle car le contrat n’est pas censé avoir
existé, il faudra donc une faute un préjudice et le lien de causalité
article 1382 du Cciv.

CHAPITRE 2 / LA RECEPTION JUDUCIAIRE DE LA


FORME DU CONTRAT

Il faut que le contrat fasse l’objet d’une preuve.

Section 1 . La preuve en matière contractuelle

Selon l’adage latin , la preuve est capitale en matière contractuelle car


c’est la même chose que de ne pas pouvoir prouver son droit que de ne
pas en être titulaire, « idem est non essé aut non probari ».
Le régime de la preuve en matière contractuelle tien en trois questions:
- la charge de la preuve
- les moyens de la preuve
- la force probante

§1 la charge de la preuve - qui doit prouver en matière


contractuelle?

tient en +sieurs principes


- « actori inqumbit probatio » la preuve incombe au demandeur.
- « Reus in exipiendo pit actor » la preuve incombe au demandeur qui
invoque une exception ou un moyen de défense.

En bref quiconque affirme un une chose doit le prouver.


Art 1315 du Cciv : celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la
prouver.
Réciproquement , celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le
fait qui a produit l’extinction de son obligation. Cad que celui qui demande
l’exécution du contrat doit prouver son existence tandis que celui qui
répond pour défense que le contrat est nul ou qu’il a été exécuté doit
encore prouver l’existence d’une cause de nullité ou prouver
l’exécution.
Les exceptions a la règle :
Posées par la jurisprudence: en 97 la Cass. A précisé que le médecin
devait prouver pour échapper a une condamnation pour manquement a son
obligation d’information, qu’il avait bien informé le patient.
Solution reprise par le code de la santé publique art 1111-2.
- les présomptions légales : les deux principes sont parfois remplacés par
une présomption légale CAD un mécanisme par lequel la loi tire une
conséquence d’un fait connu a un fait inconnu. Art 1349 du Cciv. C’est
le cas par ex en matière de possession mobilière. Ces présomptions, sont
souvent justifiées par la nécessité ou par une probabilité importante.
On distingue deux choses,
- lorsque la présomption est dite simple la charge de la preuve est
renversée c’est donc le défendeur qui va devoir prouver que la prétention
du demandeur n‘est pas fondée.
- Lorsque la présomption est irréfragable, cela interdit au demandeur de
rapporte la preuve contraire. Ex la règle selon laquelle la remise par un
créancier d’un titre libératoire a son débiteur constitue une présomption
irréfragable de paiement. Cad que le créancier ne pt plus prouver qu’il n’a
pas été payé.

En matière civile le juge est neutre , les parties doivent fournir les preuves
de leurs prétentions et le juge n’a qu’a apprécié leurs preuves on appelle
sa une procédure accusatoire s’opposant a la proc inquisitoire (cette
dernière est en proc pénale)

§2 les modes de preuves

Elles sont today traditionnelles , il y avait avant des surnaturelles où on


faisait appel a des divinités; ( ex: ordalies )
Today rationnelles, différant en fonction de si l’on est en présence de
preuve libre ou de preuve légale.

- Dans un système de preuve libre: la preuve est soumise a des


conditions, mais le juge est libre d’apprécier la pertinence de l’élément de
preuve. Ici, on accorde l’importance a l’impression du juge « avez-vous une
intime conviction? »
- dans un système de preuve légale la liberté est encadrée puisque les
modes de preuve sont énumérés et en hiérarchie est établie entre ces
modes de preuve en cas de conflit;

Toutes les demandes en matière contractuelle ne se prouvent pas de la


même façon, il faut distinguer les actes ou faits juridiques et la nature
civile ou commerciale.

1) distinction matière civile et commerciale:


en matière commerciale on estime qu’il faut que les méthodes de preuve
soit rapides et souples. D’où en matière commerciale art L 112-3 du code
de commerce texte qui pose le principe de la liberté de la preuve « a
l’égard des commerçants les actes de commerce peuvent se prouver par
tous moyens ». Cette preuve est également libre en matière administrative
et en droit du travail.

2) distinction actes et faits juridiques


En matière civile, les actes juridiques, doivent souvent être prouvés au
moyen d’un écrit.
En revanche pour les faits juridiques, la preuve se prouve par tous
moyens ce qui donne la place au témoignage.

3) les modes de preuve en matière civile:


Art 1341 du Cciv, requiert une preuve littérale (par écrit) pour
administrer la preuve de l’existence et du contenu d’un acte juridique
portant sur une somme supérieure a 1500 euros à peine d’irrecevabilité
de la demande.
Cela veut dire qu’un acte portant sur intérêt supérieur a 1500 euro ne
pourra pas être prouvé par un témoignage ou recours a une présomption.
L’article ajoute que la preuve par témoin ou présomption cède toujours
devant un écrit et cela même lorsque le montant de l’acte n’excède pas
1500 euros.
Ce texte ne concerne que les actes juridiques. Donc par ex on considère
qu’un ordre de virement est un fait juridique et pourra être prouvé par tous
moyens.

Le texte supporte aussi un certain nombre d’exceptions ,


l’art 1347 admet un commencement de preuve par écrit qui sera complétés
par des adminicules, autres éléments
L’art 1348 admet la preuve par tout moyen en cas d’impossibilité
matérielle ou morale de se procurer un écrit. Ou en cas de production d’une
copie fidele et durable.
L’art 1316-2 admet la validité des conventions sur la preuve, CAD que
l’art 1341 n’est pas d’ordre public et donc que les parties peuvent y
déroger. Sa veut dire que lorsque la preuve est exigeante il peuvent
retrancher au x exigences légales en matière de preuve.
L’art 1353, la preuve de la fraude ou d’une cause illicite ou immorale, est
une preuve libre.

Exceptions d’origines jurisprudentielles dérogeant a l’art 1341:


- Le tiers qui invoque un acte peut le prouver par tous moyens
- la preuve d’un acte tacite est libre.
- la preuve de la propriété est libre, impossible.

Par l’effet de cette règle de 1341, la preuve d’un contrat s’administre


par un écrit, un aveu, ou un serment.
L’écrit peut résulter d’un acte authentique (dressé par un officier
ministériel sur un support papier ou électronique dans des conditions fixées
par un décret précisant les conditions des formes de l‘acte authentique. Si
l‘acte ne respecte pas le décret vaut comme écriture privée sauf si la
mention en nullité est écrite) ou d’un acte sous seing privé (entre
particuliers)
L’original de l’acte authentique est « la minute » et cet acte est conservé
par le notaire qui pt délivrer des copies qu’on appelle « des expéditions » .
La première copie d’un acte authentique s’appelle « la grosse ». L’acte
authentique est un acte quasi absolu et ne pt être contesté ni dans le
contenu ni dans la date. L’acte sous seing privé peut être fait sous support
papier ou électronique depuis la loi du 13 mars 2000. Il doit être signé par
les parties et doit être fait un autant d’exemplaires que de parties « règle
du double original » a moins qu’un tiers de confiance détienne l’original.
Cet acte sous seing privé fait preuve jusqu’à preuve contraire et
seulement si la preuve du contraire est un écrit.

Art 1316-1 « l’écrit sous forme électronique est admis en preuve au même
titre que l’écrit sur support papier sous réserve que puisse être dument
identifiée la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des
conditions de nature a en garantir l’intégrité »
Art 1316-3 « l’écriture support électronique a la même force probante que
l’écrit sur support papier ».
On trouve aussi des éléments sur la signature électronique.

L’aveu judiciaire : manifestation non équivoque de la volonté de son auteur


de reconnaitre pour vrai un fait de nature a produire contre lui des
conséquences juridiques. L’aveu judiciaire est tjs admis a l’écrit ou a a
l’oral, même lorsque qu’un écrit est exigé et pt même prouver contre un
écrit même lorsqu’il est authentique (l’écrit).

Le serment décisoire : serment consistant en l’affirmation par une partie


d’un fait qui lui est favorable. Certaine portée quand réalisé sous une forme
solennelle. C’est le serment que la partie fait en réponse a l’offre de
l’autre partie de faire dépendre l’issue du litige de cette affirmation. Le
serment décisoire s’apparente a la transaction. Il a une autorité absolue
entre les parties et a l’égard de leurs héritiers.

En cas d’impossibilité de preuve par écrit, art 1348, lorsque la valeur du


litige est inferieure a 1500 euros, ou en cas de commencement de preuve
par ecrit le code civil admet la preuve par simple témoignage ou
présomption. Et la force probante de ces modes de preuve est de pure fait
car elle dépend de la force de conviction du juge. Le juge est libre dans son
appréciation non contraint par un système de preuve légale.

4) la licéité et la loyauté de la preuve en matière civile:


La preuve doit être licite cad qu’on en doit pas rapporte un fait couvert
par le secret ou ne pas avoir été obtenue dans des conditions immorales,
illicites.
Par ex le témoignage fait sous hypnose n’est pas reçu a l’inverse « le
testing » est admis en matière de droit du travail. Quand au secret il est
opposable au juge civil en matière bancaire ou canonique.

La licéité de la preuve se conjugue avec la loyauté de la preuve. Une


preuve déloyale n’est pas recevable car elle contrevient notamment a l’art
6 de la CEDH. Ce texte dit la Cass. Exige que la preuve soit une preuve
loyale. CAD que par ex en matière civile une preuve obtenue au moyen d’un
enregistrement clandestin est jugé déloyale. Par ex arrêt chbre sociale 2001
NICON l’employeur pt il utiliser les mails de son salarié pour nourrir son
licenciement. En ppe interdit a l’employeur d’utiliser les courriers du
salarié. Pt importe que le salarié ai été avisé…

§ 3 la force probante des moyens de preuve

L’acte authentique fait foi en justice jusqu’à inscription de faux


art 1319 du Cciv. L’acte sous seing privé fait foi jusqu’à preuve contraire
par écrit, en vertu de la règle du parallélisme des formes. Cet acte sous
seing privé n’acquiert de date certaine a l’égard des tiers qu’a compter de
son enregistrement.
Le serment décisoire fait pleinement foi et le défendeur ne pt démontrer la
fausseté de son serment art 1363;
L’aveu judiciaire fait pleinement foi et est irrévocable art 1356.
Lorsque la loi na pas fixé d’autres principes le juge règle le conflit de
preuves littérales en déterminant par tous moyens et détermine le titre le +
vraisemblable. (art 1316-2)

Section 2 : la simulation contractuelle

Elle implique l’existence de 2 conventions :


- la première est ostensible mais mensongère;
- la seconde est sincère mais demeure secrète.
Pour qu’il y ait simulation il faut deux actes, le 1er est mensonger car ne
correspond pas a ce que veulent vraiment les parties. Par contre l’autre
correspond a la volonté réelle des parties et on l’appelle la contre lettre.
L’acte caché clandestin tente a modifier , annuler les stipulations du 1er
acte. L’acte caché doit être concomitant de l’acte apparent. La
simulation pt porter sur l’existence même du contrat et dans cette
hypothèse cela fait que l’acte apparu disparait
La simulation pt porter sur la nature du contrat. L’acte apparent va
correspondre a un certain type de contrat et l’autre va être un tout
autre contrat. Ce sont des procédés de déguisements dont le but est parfois
la fraude fiscale.
La simulation va tout enfin porter sur les parties a l’acte. Hypothèse où les
parties figurent en tant que partie dans l’acte apparent mais c’est une
autre personne qui est bénéficiaire du contrat dans l’acte secret.

La simulation pt porter sur l’objet du contrat.

En général le droit civil donne une certaine place a la simulation

§2 les effets de la simulation

Les contre lettres ne peuvent voir leurs effets qu’entre les parties
contractantes, elles n’ont point d’effets contre les tiers.

I. effets de la simulation

la simulation n’est pas illicite en soi le principe entre les parties c’est que
c’est l’acte secret qui prévaut car correspond a la volonté réelle des
parties.
Toute fois l’acte secret ne produit d’effets entre les parties qu’a condition
qu’il soit valable. Pour que l’acte secret puisse produire son plein effet il
est nécessaire qu’il soit prouvé. Si l’acte apparent est passé, le secret doit
aussi l’être; si l’acte apparent n’a pas été passé sur écrit; l’acte secret peut
être prouvé par tous moyens.
La loi prévoit dans certains cas que la loi soit une cause de nullité. Le
législateur peut annuler l’acte secret en maintenant l’acte apparent. Nullité
de la seule contre lettre et validité de l’acte apparent.

Le législateur pt annuler l’acte apparent et contrelettrer le cas pour les


donation déguisées, dotation par interposition de personnes, donations
faites a un incapable. La nullité de ces deux actes s’explique par l’adage
la fraude corrompt tout.

II. Les relations entre les tiers

En principe, les contrelettres n’ont pas d’effet.


En réalité les tiers ont une option
- soit les tiers de bonne foi peuvent se prévaloir de l’acte apparent, dans ce
cas l’acte secret est inopposable.
- Les tiers peuvent aussi se prévaloir de l’acte secret ils intentent une
action en simulation qui a pour but de prouver l’acte secret.

Section 3 le formalisme contractuel

L’art 1108 du Cciv n’évoque pas la forme.


Car en France il existe un principe selon lequel les contrats sont
consensuel si conclus par seul échanges de consentements => principe du
consensualisme. Il connait des exceptions.
Dans certains contrats pur qu’il soit valable il faut respecter des formalités
particulières. Attention toutes les règles de forme ne sont pas
nécessairement des règles de validité. Il peut aussi y avoir des regles de
forme des preuves

§1 les formes de validité

Dans certaines hypothèses la forme est nécessaire a la validité du contrat.


On parle de solennité . Et de formalisme, « ad valididatem ».
Si on ne respecte pas la forme l’acte est nul. Défois la loi exige un acte
notarié, authentique. Parfois elle exige un acte sous seing privé a peine de
nullité. Il arrive aussi qu’elle impose des modes particuliers de rédaction
par exemple la loi va exiger une rédaction manuscrite pour l’engagement.
Ex art 1326 exige une mention manuscrite dans les actes unilatéraux.
Dans d’autres cas il est nécessaire de rédiger l’acte ou clause dans des
caractères très apparents art 48 du Code de procédure civile. Enfin dans
certains contrats la loi impose des mentions obligatoires qui peuvent rendre
le contrat nul si pas respectées. La sanction est en général la nullité du
contrat mais elle peut être facultative pour le juge.

§2 les formes de preuves

Le formalisme « ad probationem », ici lorsque l’on ne la respecte pas la


sanction est l’impossibilité de prouver l’acte.

§3 les formalités spéciales

Formalités exigées par la loi par ex en matière de publicité on impose


le respect du formalisme spécial prévu par la loi et doit être publié.
En matière administrative, une autorisation;
En matière fiscale, un enregistrement
Formalité judiciaire: homologation

§4 la sanction du formalisme

Il arrive que le législateur prévoit une formalité mais n’en dise pas la
sanction assortie;
Deux principes pour la déterminer:
- il n’y a pas de nullité sans texte. Cette règle ne s’applique pas en droit
des contrats. Il existe ainsi des nullités virtuelles.
- principe d’efficacité. CAD qu’il va être question de démontrer que la
nullité est le meilleur moyen d’arriver au but recherché par le législateur
poursuivait.
__________________________
Arrêt du 1O février 2004 sur le site
Question était de savoir s’il est possible dans un contrat d’être + exigeant
que la loi et d’imposer des formalités particulières.

__________________________________________________________________

Cours 8 - 12 Nov. 2009

TITRE II LES PARTIES AU CONTRAT

CHAPITRE 1 LA QUALITE DE PARTIE AU CONTRAT

Du point de vue juridique la notion de partie est difficile a saisir.

Section 1 : la notion de partie dans sa diversité

Le code civil raisonne sur un modèle abstrait et égalitaire de la notion de


parties au contrat. Le code civil envisage le modèle du bon père de
famille « bonus pater familias ». L’homme diligent, raisonnable, sur lequel
on pt compter et qui fait les bons choix au bon moment. En outre il est
supposé que le bon père de famille va contracter avec un autre bon père de
famille. Il présume une certaine égalité entre les parties. Il n’est
cependant pas jugé par le code civil de s’ingérer dans la gestion de leurs
affaires. Ils savent que certains contractants sont faibles, forts, gourmands
ou pas mais peu importe ils sont tous égaux.
L’art 1162 Cciv dispose que le débiteur doit être favorisé dans
l’interprétation d’un contrat obscur. Préférence dont l’interprétation va
au débiteur.
Préférence aussi pour l’acheteur dans la vente.
Protection aussi du débiteur par le mécanisme du délai de grâce.
Mais c’est exceptionnel car par principe le raisonnement en droit des
contrats est basé sur l’égalité.
Après les choses changent. Car le législateur va prends en compte des
situations beaucoup plus concrètes:
- il va d’abord a l’occasion être + sévère avec le contractant
économiquement puissant. Par exemple en droit de la concurrence,
l’operateur dominant(le marché), a une responsabilité particulière vis-à-vis
du marché et certaines pratiques contractuelles lui sont interdites pour
cette raison( la clause de non concurrence par ex).
- le contractant faible; le contractant économiquement faible est protégé
par un certain nombre de statuts organisés par la loi ex du salarié et du
consommateur. [La notion de consommateur apparait au début des années 70 , des
textes sont adoptés protégeant le consommateur, cette qualification permet de designer
des personnes destinataires de règles protectrices. Ex l’obligation d’information, les droits
de repentir (de rétractation) , lutte contre les clauses abusives. Il n’y a pas véritablement
de définition du consommateur mais on peut dire que c’est celui qui contracte pour des
besoins privés, mais certains professionnels peuvent bénéficier du droit de la
consommation lorsque le contrat n’a pas de rapport « direct » avec son activité
professionnelle . ] on est passé du modèle abstrait a un autre où les faibles on
besoin d’être protégés

Section 2: la notion de partie dans son unité

§1 critère de la notion de partie au contrat

Est une partie au contrat celui qui l’a décidé, celui qui a consenti a
l’engagement contractuel art 1134 du code civil « les
conventions tiennent lieu de loi a ceux qui les ont faites ».
Il y aurait deux parties a et b qui concluent un accord, mais les contrats
plurilatéraux sont probables mais ils sont soumis au même régime que ceux
bipartites.

§2 les hypothèses complexes

Elles sont de deux natures:


- la pluralité de débiteurs;
- les tiers qui sont proches de la qualification de partie

I. la pluralité des débiteurs


1 ou +sieurs personnes peuvent s’obliger par un contrat, lorsque plusieurs
sont obligés ensemble on dit qu’ils sont codébiteurs.

Plusieurs modalités:
- les obligations conjointes: une obligation est conjointe lorsque plusieurs
débiteurs concluent un contrat ensemble mais que la dette se divise entre
eux au prorata de ce que chacun doit au créancier. EX un contrat de bail
souscrit par plusieurs personnes; la dette est conjointe lorsque chacun des
colocataires n’est tenu au bailleur que de sa seule part du loyer.
- l’obligation solidaire: la solidarité (passive) crée entre les codébiteurs
deux rapports successifs.
- 1er rapport entre le créancier et les deux codébiteurs solidaires
« rapport d’obligation a la dette » Quand on dit que la dette est solidaire
on veut dire que le créancier peut demander a l’un ou l’autre ou aux deux
codébiteurs le paiement intégral de la dette. C’est une garantie importante
pour le créancier car il ne supporte pas le risque de l’insolvabilité de l’un
des codébiteurs. En revanche il ne peut pas demander + que ce qui lui est
dû.
Lorsque le créancier a été désintéressé par l’un ou l’autre des débiteurs
solidaires un deuxième rapport intervient
- 2 e rapport: le rapport de la contribution a la dette. Celui qui
aurait payé au créancier + que sa part peut se retourner contre les autres.
Le régime de solidarité est prévu par le code civil mais de Façon plutôt
lacunaire car il est un mécanisme conventionnel. Art 1202 code civil. Dans
certains cas la solidarité est présumée, hors il faut qu’elle soit
expressément stipulée.

II. Les tiers proches de la qualification des parties

1ere catégorie:

A/ les tiers devenus parties au contrat.

Les tiers sont les personnes représentées. Des personnes au nom et pour le
compte duquel le contrat a été conclu.
- Les ayants causes universels ou a titre universel succèdent au
contractants et sont investis d’un ensemble de droits et d’obligations qui
composaient le patrimoine d’une partie défunte. Ex cas des héritiers.
- Les cessionnaires du contrat; ils succèdent a une partie contractante soit
en vertu de la loi soit en vertu d’une convention. Ex la cession de contrat
art 1743 du Cciv d’après ce texte en cas de vente d’immeubles le contrat
de bail du vendeur se poursuit avec l’acquéreur de l’immeuble. Elle est
assez fréquente , une partie vend avec ou sans le consentement de l’autre
sa qualité de partie au contrat.
B/ les créanciers chirographaires.

Le créancier chirographaire est celui qui n’a aucune sureté particulière et


qui ne dispose donc que du droit de garde général sur le patrimoine de
son débiteur. Le créancier pauvre, de base, sans sureté. Il est un tiers au
contrat que conclu son débiteur.

Il est directement intéressé par le contrat conclu par son débiteur.


Le code civil accorde deux actions dérogatoires a l’effet du contrat:
- l’action oblique; art 1166 Cciv permettant au créancier chiro. D’exercer a
la place de son débiteur les droits et actions que ce dernier néglige
d’exercer contre son propre débiteur.
- l’action paulienne de l’article 1167 permet d’attaquer les actes que son
débiteur accomplit en fraude de ses droits

C/ les ayants cause a titre particulier

C’est la personne qui recueille d’une autre personne appelée « son


auteur » un bien déterminé. Il s’oppose a l’ayant cause a titre universel
(reçoit tout un patrimoine). L’ayant cause a titre particulier est spécifique
pour les actes relatifs au bien qui lui a été transmis.
- si le contrat conclu par l’auteur est constitutif de droits réels ce contrat
est transmis avec le bien à l’ayant cause a titre particulier. Par exemple
dans un contrat de vente, le vendeur conserve une servitude de passage a
son profit, si le mm bien est revendu le nouvel acquéreur sera aussi tenu de
respecter la servitude.
- Ma situation est plus complexe quand le contrat fait par l’auteur n’est
pas constitutif de droits réels mais juste générateur de droits et
d’obligations de nature personnelle, il faut distinguer selon que le contrat
a fait naitre des droits et obligations relativement aux bien transmis.
S’agissant des droits relatifs aux droits transmis la jurisprudence décide que
les créances et actions, indissociables de la chose ou qui en constituent
l’accessoire sont transmises de plein droit a l’ayant cause a titre particulier
par ex l’action contractuelle se transmet avec la chose.
La jurisprudence est favorable a l’ayant cause particulier mais il faudrait
vraiment que la jurisprudence considère que le droit est indissociable de la
chose.

Est-ce que l’obligation souscrite par l’auteur se transmet à l’ayant cause


a titre particulier?
Il est de droit constant que l’ayant cause a titre particulier n’es pas tenu
des obligations afférentes au bien transmis. Ex l’acquéreur d’un fond de
commerce ( concept rassemblant les éléments d’un commerce) n’est pas
tenu par le dette de non concurrence contractée par son vendeur.

CHAPITRE 2 : LA SITUATION DES TIERS AU CONTRAT


principe posé par l’art 1165 code civil « les conventions n’ont d’effets
qu’entre les parties contractantes; elles ne nuisent point aux tiers, et
elles ne lui profite que dans le cas prévu par l’article 1121 » ( relatif a
la stipulation pour autrui) .
On dit souvent alors que le droit Français consacre un principe d’effet
relatif du contrat cas que le contrat est relatif aux parties et les tiers ne
sont pas tenus par le contrat. En réalité le principe de l’effet relatif ne
signifie pas que le contrat n’a aucun effet a l’égard des tiers.
Deux propositions donc:
- le contrat n’as pas d’effets obligatoires pour les parties son effet est
relatif aux parties et c’est la question de l’effet relatif au contrat
MAIS
- le contrat ne peut pas être totalement ignoré par les tiers qui doivent
respecter la situation qu’il a créée entre les parties voir qui peuvent
l’invoquer a leur profit. C’est la question de l’opposabilité du contrat.

SECTION 1: l’effet relatif du contrat (peut tomber a


l’examen)

Les tiers ne supportent aucune obligation juridique provenant de ce contrat.

§1 L’exposé du principe

Pour le tiers le contrat est une chose qui est passée entre d’autres
personnes. Traduction de l’adage « le contrat est une RES inter alios
acta ». Cad que seules les personnes qui ont conclu le contrat peuvent être
tenues de l’exécuter et tirer profit de l’avantage procuré.
Il en résulte que les promesses pour autrui sont nulles art 1119 Cciv « on
ne peut, en général s’engager, ni stipuler en son propre nom, que pour
soi-même. » cela veut dire qu’on ne peut pas engager un tiers sans sa
volonté. Cela étant le code civil, consacre les promesses de porte-fort au
terme de l’article 1120 du Cciv « on peut se porter fort pour un tiers, en
promettant le fait de celui-ci; sauf l’indemnité contre celui qui s’est
porté fort ou quia promis de faire ratifier, si le tiers refuse de tenir
l’engagement » le mécanisme est le suivant: une personne se porte fort
pour un tiers, cad qu’elle promet que ce tiers va ratifier un engagement qui
a été pris pour lui.
Le promettant s’engage personnellement a obtenir le consentement du tiers
c’Est-ce qu’on appelle une obligation de résultat, ainsi , si le résultat n’est
pas obtenu, le tiers ne ratifie pas l’engagement , le promettant sera tenu a
dommages intérêts. En revanche le porte fort - promettant ne sera pas tenu
d’exécuter lui-même l’engagement si le tiers refuse de ratifier.
Le tiers est absolument libre de ratifier ou pas l’engagement.
Si le tiers ratifie la promesse, le porte fort est libéré de sa promesse et le
tiers deviendra partie au contrat conclu pour lui par le porte fort => « le
porte fort de ratification »

- porte fort d’exécution: on promet que le tiers exécutera l’engagement.


Comparable a un cautionnement.

§2 les dérogations a l’effet relatif: l’extension du contrat a des


tiers

- La dérogation traditionnelle; la fausse dérogation : la stipulation pour


autrui
- Les vraies dérogations: les actions directes

I. la stipulation pour autrui

Art 1121 du Code civil


Opération juridique dans laquelle l’une des parties appelée promettant
s’engage envers une autre le stipulant, a exécuter une prestation au
profit d’une troisième personne le bénéficiaire.
Grace a elle il est possible d’étendre le bénéfice du contrat a un tiers.

« On peut stipuler au profit d’un tiers lorsque telle est la condition d’une
stipulation que l’on fait pour soi même ou d’une donation que l’on fait a un
autre. Celui qui a fait cette stipulation ne peut plus la révoquer si le tiers a
déclaré vouloir en profiter. »
Ex: le contrat d’assurance vie , l’assuré (stipulant) l’assureur (promettant)
personne désignée pour recevoir la somme en cas de décès de l’assuré (tiers
bénéficiaire) - contrat bilatéral dans sa convention mais triangulaire dans
ses effets.

Au départ la stipulation pour autrui est construite de façon restrictive. D’un


principe de prohibition initiale on est passé a un ppe de validité. Ppe
reconnu par l’art 1121, mais ne pt exister qu’a titre accessoire. Mais la
jurisprudence a fait « sauter » cette restriction car pour elle est admise
dès l’instant où le stipulant a un intérêt pécuniaire ou au moins moral a
cette stipulation en faveur d’un tiers.

L’acceptation du bénéficiaire, n’est pas nécessaire pour que la stipulation


soit valable en revanche elle va permettre de consolider l’accord. Une fois
la stipulation intervenue elle n’est plus révocable. L’acceptation du
bénéficiaire peut être expresse ou tacite résultant de son droit.
Il n’y a pas de stipulation pour autrui d’une dette il faut qu’elle soit
favorable au bénéficiaire sauf certaines charges accessoires que la
jurisprudence tolère.

1)Effets de cette stipulation:

- dans les rapports entre le stipulant et le promettant: en cas


d’inexécution de ses obligations par le promettant, le stipulant peut agir en
résolution du contrat d’assurance vie ou demander des dommages et
intérêts
- dans les rapports entre le stipulant et le tiers bénéficiaire: la stipulation
pour autrui peut avoir un caractère onéreux lorsqu’il y a un but intéressé. Et
peut aussi avoir un caractère gratuit dans les cas de donations indirectes. le
stipulant ne pt pas révoquer la stipulation si le tiers a accepté, en revanche
a l’inverse tant que l’acceptation n’est pas intervenue la révocation est
possible.
- dans les rapport entre le promettant et le tiers bénéficiaire: le
bénéficiaire acquiert un droit direct contre le promettant CAD un droit qu’il
ne tient pas du stipulant CAD qui ne passe pas par l’intermédiaire du
patrimoine du stipulant. Si le tiers bénef n’accepte pas la stipulation elle
n’a pas d’effets, s’il accepte il peut réclamer l’exécution d e la promesse du
promettant et l’acceptation a un effet rétroactif CAD que le bénéficiaire
est censé avoir toujours été bénéficiaire du droit stipulé a son profit. les
créanciers du stipulant n’ont donc aucun droit sur les sommes dues par
le promettant au tiers. De même les héritiers du stipulant ne peuvent
pas exiger ces sommes car elles ne font pas parties de la succession. Il
s’agit d’une fausse dérogation a l’effet du contrat car s’il est vrai qu’il
accepte le bénéfice il devient une partie au contrat.

II. l’exercice par un tiers d’une action en justice de nature


contractuelle : action directe

L’ action directe est un mécanisme en vertu duquel un créancier exerce


en son nom personnel et en son seul profit contre un tiers un droit qui
appartenait a son débiteur. Ex : dans le contrat d’entreprise, il y a un
maitre d’ouvrage qui commande une prestation, et un entrepreneur qui
réalise la prestation. Si l’entrepreneur choisit un sous traitant pour réaliser
une partie des travaux, la loi accorde une action directe en paiement au
sous traitant contre le maitre de l’ouvrage.
Instituée par loi de 1975 sur la sous-traitance.

Cette question de l’action directe et de ses conséquences, sa portée sur


l’action relative s’est surtout posée en matière de groupe de contrat cad
- catégorie un: les chaines de contrats, se caractérisant par la succession
de contrats liés entre eux par une identité d’objets.
- catégorie deux: les ensembles contractuels, dans lesquels les contrats
sont liés par une identité de causes.
A/Les chaines de contrat

Le principe de la relativité du lien contractuel a été écarté concernant des


contrats constitutifs de droits réels.
Les obligations personnelles: en principe ces droits et obligations
personnels n’ont d’effets qu’entre les parties. Nous avons une succession de
contrats entre des parties différentes et l’enjeux de la discussion et de
savoir quel est le régime de l’action en justice entre les contractants
extrêmes CAD entre ceux qui sont a l’un et l’autre bout de la chaine et
on se demande quelle est la nature de cette action? S’agit t’il d’une action
contractuelle? Et si il s’agit d’une les clauses du contrat vont s’appliquer si
c’est une action délictuelle d’autres règles vont s’appliquer.

1) La succession de contrats partageant le même objet

Ici la jurisprudence, a peu a peu admis que certains droits été ci


étroitement liés a la chose qu’ils devaient être transmis a tous les titulaires
successifs de la chose. Cette idée de transmission accessoire a d’abord été
admise en présence de chaine homogène de contrat translative de
propriété. Cad des contrats successifs de même nature généralement des
ventes portant sur le même bien.

Ainsi le grossiste dispose d’une action en garantie des vices cachés contre le
détaillant, qui transmettra à l‘acheteur.
La solution a ensuite été étendue aux « chaines hétérogènes de contrat
translatifs de propriété » , CAD que l’on a une succession de contrats qui ne
sont pas de même nature.
La solution a d’abord été étendue a propos de l’action décennale en
garantie exercée par le sous-acquéreur d’un immeuble contre le
contractant.
Puis cette action a été retenue a propos de l’action en garantie des vices
cachés du maitre de l’ouvrage ou des sous acquéreurs d’un immeuble contre
le fabricant d’un matériau intégré dans la construction par le constructeur.

Dans les deux hypothèses le contractant dispose d’une action directe en


garantie contre chaque maillon de la chaine.

L’action directe n’est admise que si la chaine est translative de


propriété.

2) La coexistence de contrats partageant le même objet

Ici il ne s’agit plus d’une succession de contrats portant sur le même objet
mais plutôt une coexistence entre un contrat initial et le sous contrat. Ex:
la sous location, la sous-traitance … le sous contrat se distingue de la
cession de contrat car il ne se substitue pas au contrat initial mais
constitue un mode d’exécution du contrat ppal.

Le régime juridique de ce sous-contrat: contrat ppal et sous contrat sont


étanches. Cad que le contractant ppal par ex le maitre d’ouvrage dans
le contrat d’entreprise ne peut agir en exécution du sous contrat, contre
le sous-contractant.

Que se passe t’il si un membre de ce groupe de contrat subit un dommage


du fait d’inexécution contractuelle imputable au débiteur de son débiteur ?
Pt on engager la responsabilité contractuelle du sous contractant? Non, car
ce sont deux univers étanches. La jurisprudence après une période
d’hésitation a dans cette hypothèse a écarté l’action directe dans l’arrêt
BESS du 12 juillet 93 qui affirme que l’action du maitre d’ouvrage contre
le sous traitant est de nature délictuelle
Par exception le législateur a reconnu une action directe en paiement au
profit du sous traitant.

__________________________________________________________________

COURS 9 - 19 Nov. 2009

B/ les ensembles contractuels

Ici les contrats ne partagent pas le même objet, choses. Mais ils concourent
a la réalisation d’une même opération par ex pour réaliser une toiture une
personne va contracter avec un charpentier, une autre personne en plus
pour la pose des tuiles et de maçonnerie avec une troisième personne:
contrats distincts ne portant pas sur la même chose .
Prestations distinctes les unes des autres mais cela étant elles sont reliées
par une même finalité : la toiture. On appelle cette succession de contrats
unis par une même finalité « un ensemble contractuel ».

La jurisprudence est parfois séduite par cette idée ex arret 3e chbre civ. 31
janvier 2007 : dans cette affaire la Cass. Indique qu’un devoir de conseil
peut s’étendre aux entrepreneurs entre eux des lors que le travail de l’un
depend du travail de l’autre. Il s’agissait dans cette affaire de la pose d’un
garde corps et un entrepeneur pose la laque sur le garde corps et on se
demande s’il devait informer celui i avait fourni le garde corps des
caractéristiques de la laque ? La jurisprudence répond oui car il faut
coopérer. Solution rendue sur le fondement de 1382 délictuel , il ne s’agit
donc pas d’une dérogation à l’effet relatif. Pour les ensembles contractuels
il n’y a pas de dérogation a l’effet relatif mais que certains arrêts engage
les contractants non liés par les contrats a certaines obligations entre eux.

Section 2 : l’opposabilité du contrat

Cela étant le contrat est un fait social, élément de la société. Et en


conséquence il est opposable au tiers en que ceux-ci ne peuvent pas
méconnaitre son existence. Il ne s’agit pas de lier le tiers contre sa volonté
et malgré une volonté contraire. Il ne s’agit pas de dérogation a effet
relatif. Mais il s’agit de faire en sorte que les tiers respectent le contrat en
tant que phénomène social. Cette opposabilité peut jouer a l’encontre des
tiers et a leur profit.

§1 : L’opposabilité du contrat au tiers

Idée que les parties peuvent opposer leur contrat au tiers. Cad que le tiers
engage sa responsabilité sur le terrain de l’article 1382 si il se rend
complice de la violation par le débiteur de ses obligations contractuelles.
Exemple: le débauchage d’un salarié, concurrent, en connaissance de
l’existence d’une clause de non-concurrence.

Si le deuxième employeur avait connaissance de la clause de


non-concurrence il se rend coupable d’avoir embauché une personne tenue
par un premier contrat a une clause de non concurrence.
Dans cette situation ou le tiers est censé avoir eu connaissance de la clause
violée, il ne pourra invoquer l’argument d’effet relatif pour échapper a la
sanction car il y a l’idée d’opposabilité du contrat en tant que fait social.

C’est une responsabilité de matière délictuelle car le contractant a violé le


contrat avec un tiers. Et le régime de cette responsabilité est severe,
puisque la cour n’exige pas que l’inexécution contractuelle est été la
conséquence de cette complicité. On se contente d’une faute, lien de
causalité et dommage.

Il faut démontrer normalement que le tiers avait connaissance du contrat.


Cela étant parfois cette règle est mise de coté a profit d’une volonté
d’efficacité du contrat. Ex Cass. 3e chbre civ du 4 mai 2006 : un
immeuble dans lequel une société vends des souvenirs de paris le gars
rentre d eparis est decouvre que son bailleur a consenti un bail commercial
a une autre société qui elle-même vend des souvenirs de paris. Le bailleur
s’était engagé au premier locataire a un engagement d’exclusivité. Or le
locataire avait un droit exclusif de vendre les souvenirs. L’action de justice
est attenté pour le premier locataire contre le deuxième.
Est-ce que le premier locataire peut interdire au 2nd de vendre, de violer
l’exclusivité alors qu’il ignorait l’existence de ce contrat? La cour dit que
le locataire bénéficiaire d’une clause d’exclusivité qui lui a été consentie
par son bailleur est en droit d’exiger que ce dernier fasse respecter cette
clause par ces autres locataires, même ci ceux-ci ne sont pas partis au
contrat contenant cette stipulation.
Le but de la Cass. Est ici de faire respecter la clause d’exclusivité. Elle lui
confère une opposabilité « erga omnes » puisque la clause semble ici
opposable a l’égard de tous. Situation isolée cependant. Particularisme de
cette affaire car le bailleur était l’état Français et pas mêmes solutions
qu’avec un bailleur privé. Opposabilité exacerbée du contrat.

§ 2 . Invocabilité du contrat par les tiers

Nous visons la situation ou les tiers peuvent dans certains cas se prévaloir du
contrat auquel ils ne sont pas parties mais auquel ils sont intéressés. Par
ex : le tiers peut se prévaloir du contrat comme un élément de preuve,
d’interprétation, par ex cas où la victime d’un dommage causée par une
chose louée pourrait invoquer un contrat de location pour prouver la qualité
de locataire du gardien . De fondant sur cette idée la Cass. En est venue a
considérer que les tiers qui subissent un dommage du fait d’une inexécution
contractuelle n’ont pas a rapporter la preuve d’une faute pour engager la
responsabilité délictuelle du contractant défaillant. Cela veut dire que
l’inexécution contractuelle serait ipso iure (automatiquement) un fait
générateur de faute délictuelle.

Mais la jurisprudence a évolué , a l’origine on affirmait que la violation


d’une obligation par une partie n’était pas obligatoirement une faute
délictuelle il fallait encore que le tiers démontre que
l’inexécution « Constituait un manquement a son égard au devoir général
de ne pas nuire a autrui ».

Le droit positif s’est fixé » depuis arrêt ass plénière 6 Oct. 2006 vu en td,
immeuble usage commercial donné a bail a une société, et cette société
locataire va consentir un contrat de location gérance a une autre société.
Deuxieme relation entre le locataire des murs et son propore locataire en
contrat de location-gerance.
Or il se trouve que le bailleur est coupable d’un defaut d’entretien, le
locataire gerant estime q’uil est a bon droit de deamnder des comptes au
bailleur. Ui il le peut mais a conditions.
Les conditions de cette responsabilité; la cour estime dans cette affaire
« que le tiers a un contrat peut invoquer, sur le fondement de la
responsabilité délictuelle, un manquement contractuel des lors que ce
manquement lui a causé un dommage » en d’autres termes un manquement
contractuel est considéré comme un manquement délictuel.

Peu d’auteurs approuvent cette jurisprudence estimée injuste.


1=> Car : ce n’est pas tjs le cas , imaginons qu’une partie contractante
s’oblige a respecter une obligation de résultat, malgré un ales important qui
affecte ce résultat, le contractant qui prend des risques de voir sa
responsabilité contractuelle engagée mai ce risque est calculé et réfléchi.
On suppose que la contrepartie du contractant est forte puisqu’il prend un
engagement très risqué, dans ce cas, il trouve sa cause dans l’importante
rémunération ; ou dans une clause limitative insérée dans le contrat.
Que se passe t’il si ‘on permet au tiers de se prévaloir de l’inexécution
contractuelle, il en résulte une certaine in justice s’il suffit au tiers de
démontrer l’inexécution. Tout simplement car le tiers au contrat peut se
trouver mieux traité que le créancier lui-même.

2=> Car : elle est contraire a la prévisibilité du contrat.

Cette jurisprudence a aussi été confirmée par plusieurs arrêts notamment


celui du 10 mai 2007 dans cette affaire la jurisprudence du 6 Oct. 2006 est
confirmée concernant cette fois un tiers non intéressé au contrat.

Arret 2e chbre civile 27 janvier 200è a l’égard du tiers le manquement a une


obligation contractuelle fut -elle de résultat, est assimilable a une faute
délictuelle

PARTIE 2 : LE COMPORTEMENT CONTRACTUEL

L’exécution du contrat nécessite un comportement attendu.

TITRE 1 : LE COMPORTEMENT CONTRACTUEL EXIGE

On le trouve dans les art 1134 et suivants du Code civil ; pour résumer on
peut dire que le débiteur est astreint a deux sortes de comportement:
- le débiteur / contractant est tenu a une exécution conforme du contrat
- a une exécution loyale du contrat

CHAPITRE 1 l’exécution conforme du contrat

CAD qu’il faut exécuter ce qui a été promis. Principe de la force obligatoire
du contrat, évoquée par l’article 1134 « les conventions légalement
formées tiennent lieu de lois a ceux qui les ont faites ».
Qu’Est-ce qui la justifie?

1er argument: Pour certains l’explication de la force obligatoire vient de


l’idée de l’autonomie de la volonté.
Donc le contrat est obligatoire car telle est la volonté des parties « dogme
de l’autonomie de la volonté ».
Kant serait le père spirituel se l’autonomie de la volonté. Théorie
philosophique retrouvée dans cet article.

En outre, 2e argument; il y a l’idée que le contrat ne sera juste que s’il est
librement consenti et déterminé par les parties. Juriste 19e FOUILEE « qui
dit contractuel dit juste » .

Si l’on dit que le contrat est obligatoire si les parties l’ont voulu il peut
cesser de l’être si les parties le veulent. On devrait donc pouvoir se délier
aussi librement que lorsque l’on s’est lié.
Le droit Français n’a jamais retenu de valeurs positives a l’idee de
l’autonomie de volonté.

Outre atlantique: les atteintes légitimes du destinataire de la promesse: on


se placerait ici du coté du créancier. Obligatoire car quelqu’un a
légitimement cru que cette promesse serait tenue « reliance ».

3e argument: Explication positiviste : le contrat est obligatoire car la loi


rend le contrat obligatoire

Plusieurs conséquences en sections


- irrévocable
- intangible

SECTION 1 : L’irrévocabilité du contrat

Art 1134 alinéa 2


« elles ne peuvent être révoquées que de leurs consentements mutuels ou
pour des causes que la loi autorise ».
Ce que le consentement mutuel a fait seul le consentement mutuel peut le
défaire.
La volonté unilatérale peut parfois conduire a une révocation du contrat: §1
et §2

§1 : le principe de la révocation mutuelle du contrat


Pacta sut servanta « les pactes rendent esclaves ce qui les ont conclus »
Le consentement mutuel peut s’exprimer soit
- par un contrat de révocation
- par les autres accords révocatoires

A/ le contrat de révocation

+sieurs appellations : résolution amiable, résiliation amiable, révocation


amiable, renonciation d’un commun accord, doctrinale : le mutuus disensus
le consentement mutuel qui révoque le contrat ( expression trompeuse car
elle signifie textuellement le dissentiment mutuel alors qu’ici c’est un
accord pour finir le contrat).cette dernière est le mode commun utilisé le +
souvent.

Accord de volonté destiné a mettre fin a un accord de volonté antérieure.


même la donation peut être révoquée d’un commun accord et seule la
révocation unilatérale par le donateur et par principe impossible selon
l’adage « donner et retenir ne vaut » .
Rien en principe ne doit permettre d’exclure une révocation mutuelle . Il
est exceptionnel que législateur l’interdise. Mais c’est parfois le cas ex le
contrat de mariage; ex le contrat de travail.

Le contrat de révocation est parfois exprès(express) et tacite . C’est aux


juges du fond de déterminer.

En matière de contrat révocatoire, il n’y a pas de règle de parallélisme des


formes. Cad qu’un contrat révocatoire peut être tacite alors que l’initial
avait était conclu par écrit. Les parties peuvent parfois être tenues d’une
obligation vis-à-vis de l’administration, en matière fiscale en particulier
pour défaire un lien contractuel il faut lier un lien contractuel contraire
qui donne lieu a une double imposition.

B/ D’autres accords révocatoires

La transaction par exemple Où les parties vont obtenir une révocation de


leur contrat initial avec la transaction Art 2044 du code civil. « c’est le
contrat par lequel les contrats terminent une contestation née où
préviennent une contestation à naitre. La transaction peut aboutir de fait a
révoquer le contrat.

La clause spéciale de révocation: peut intervenir par l’effet de contrat


initial lui-même, les parties prévoient une clause qui aura pour effet
d’entrainer l’anéantissement du contrat. C’est le cas de la clause de dédit
qui permet a un contractant de se délier de ses engagements. Souvent le
dédit est payant et on parle d’arrhes, se distinguant de l’acompte.

La clause résolutoire: stipulée par avance qui détermine les manquements


contractuels qui entraineront automatiquement résolution du contrat.
§2 la révocation unilatérale ; les cas exceptionnels

A/ les cas de dérogation légale

Intuitus personae marqué dans certains contrats et dans ces cas une partie
pourra seule y mettre fin : ex mandat art 2003 code civil; ex le cas du
dépôt art 1944 ;
Le droit de repentir.
Bail d’habitation, facultés de révocation unilatérale du locataire.

B/ les dérogations prétoriennes

1° en matière de cdi , une possibilité de dérogation peut exister. Il y a une


disposition du code civil art 1781, contrat de louage de services. Concernant
en particulier le louage de domestiques et ouvriers. Et on ne peut engager
ses services qu’a temps ou pour une entreprise déterminée. Et l’article
poursuit par « le louage de service fait sans détermination de durée peut
toujours cesser par la volonté de l’une des parties contractantes. »
Cette disposition a été généralisée par la jurisprudence et la doctrine en a
déduit « un principe de prohibition des contrats perpétuels. » tous les
contrats a exécution successive et a durée indéterminée sont concernés ils
peuvent tous être révoqués de façon unilatérale. Donc tous les cdi, peuvent
être résiliés de façon unilatérale. Il s’est vu reconnaitre ( le principe ), une
vertu constitutionnelle. Comme tous droits a l’exercice de droits, il ne faut
qu’il y ait d’abus. Pour n’être point abusif il faut qu’il y ait un délai
raisonnable, préavis, au Cocontractant pour qu’il puisse se retourner o cas
ou + bonne foi.

Pour les cdd, une deuxième dérogation prétorienne. Récente. Résultant de


l’arrêt du 7 octobre 1998 , la Cass. « la gravité du comportement d’une
partie a un contrat peut justifier que l’autre partie y mette fin de faco
unilatérale a ses risques et périls, peut important que le contrat soit a durée
déterminée ou non » . Ainsi , une partie peut sans intervention judiciaire
préalable rompre , le cdd et le juge interviendra a posteriori pour vérifier
le bien fondé. En cas d’urgence il est aussi possible de rompre a ses risques
et périls, nouveauté, si l’autre partie a adopté un comportement grave.

La victime de la résiliation unilatérale peut obtenir du juge des référés


(juge de l’urgence) , des mesures a titre conservatoire pour ordonner la
poursuite du contrat des lors que le juge fixe un terme. Art 808 et 872 du
CPC.

SECTION 2 : L’intangibilité du contrat

Le contrat est irrévocable et intangible


Tout contrat s’inscrit dans un contexte économique global et il peut venir
altérer l’exécution. Car lorsque l’on conclu un contrat on le fait en
considération du contexte présent, et les circonstances prévisibles. Or il
arrive que des événements imprévus interviennent et que de fait il y ait un
changement de circonstances économiques au conséquences dramatiques de
l’une des parties bouleversant le contrat.
Que se passe t’il alors si sa modifie l’équilibre contractuel? Peut on exiger
une révision du contrat? Est-ce que l’imprévision est une cause de révision
des contrats? Réponse : non, l’imprévision n’est pas une cause de révision
des contrats. Réponse venant du code civil de 1804 qui pense le contrat
comme intangible aux circonstances économiques. Donc il ne pt pas être
révisé pour ces motifs.

Le droit Admin. Admet la révision pour imprévision arret 13 mars 1916 GAS
CDE BORDEAUX.
Le droit civil al refuse depuis l’affaire du canal de crapone 6 mars 1876, le
juge ne peut pas au regard de considérations d’équité, tenir compte de
changements de circonstances pour le cas échéant modifier la convention.
Si les parties entendent que leur contrat soient modifiés du fait d’un
changement de circonstance il leur appartient de le prévoir.

Les cas de révision exceptionnels sont que les parties peuvent adopter des
clauses qui permettront de faire évoluer la lettre du contrat. Ex la clause de
renégociation permettant aux parties de renégocier dans un avenant le
contrat.
On parle aussi parfois de clause Hardship .

Il y aussi de dérogations prévues par la loi:


- en matière de droits d’auteurs art L131-5 du code la propriété
intellectuelle,
- en matière de baux commerciaux, art L145-33 du code de commerce

Le droit positif n’évolue pas de ce point de vue en France mais pourrait a


l’avenir évoluer puisque les projets de reformes intègrent une révision pour
imprévisions s’agissant des projets européens ou Français.

CHAPITRE 2 : l’exécution loyale du contrat

Art 1134 alinéa 3 du code civil « les conventions doivent être exécutées de
bonne foi ».
On pensait que le débiteur était donc tenu a une probité , q’uil ne se rend
pas coupable de manœuvres. Mais depuis une trentaine d’années on
constate que sa a pris une dimension singulière. Certains auteurs se sont
même dits d’un courant spécial a ce sujet « courant solidariste » il y aurait
donc une lecture solidariste du contrat s ‘opposant a une lecture
volontariste, libéraliste du contrat. Pour les solidaristes les parties doivent
exécuter le contrat dans un esprit de solidarité entre les contractants. Et
d’n autre coté les volontaristes disent qu’elle doit avoir été exécutées selon
que les promesses ont été commises .

Arrêt De la chbre commerciale du 10 juillet 2007 qui adopte la formule


suivante « si la règle selon laquelle les conventions doivent être exécutées
de bonne foi permettent au juge de sanctionner l’usage déloyal d’une
prérogative contractuelle, elle ne l’autorise pas a porter atteinte a la
substance même des droits et obligations convenues entre les parties. » le
créancier peut être sanctionné en cas de mauvaise foi mais cela ne peut pas
aller jusqu’à remettre en cause le principe même de la prestation et aller
jusqu’à neutraliser l’engagement. On sanctionne la mauvaise foi dans
l’exécution mais l’inexécution elle-même ne peut pas être remise en cause.
En l’espèce il s’agissait d’une clause de garantie passive.
Cours du 26 novembre reporté au 9 decembre amphi 201
Contrôle lundi 7 decembre amphi 200 a 9H