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Eléments de méthodologie de dissertation


- INTRODUCTION
Il existe plusieurs définitions de la méthodologie du fait de la diversité des
conceptions, des pratiques et théories de la méthodologie (Inductive, Déductive,
Expérimentale, Descriptive, Analytique, exploratoire...). La méthodologie est, en
somme, un ensemble de méthodes propres à chaque science ou discipline. Ces
méthodes varient également selon la technique appropriée à leur objet
(Recherche, Etude, Essai, Mémoire, Rapport, Exposé, Dissertation...).
Pour ce qui est de la méthodologie de dissertation, on peut la concevoir comme
étant un ensemble de techniques et de pratiques de réflexion, de mise en forme
et d’écriture ordonnées. Ce qui vous est proposé dans ce document n’est
nullement un ensemble de « recettes miracles » mais seulement quelques
conseils pratiques destinés à vous faciliter la mise en valeur de vos connaissances.
Ces conseils, ramassés çà et là dans la littérature des méthodes, nous les
présentons en deux parties : la première consacrée à la structuration et la mise
en forme de votre discours, et la seconde, réservée aux principes de base relatifs
au fond des sujets traités.

- L’ELABORATION D’UN PLAN


En tant que stagiaire dans un centre para universitaire, vous êtes tenu de
donner une physionomie cohérente à votre exposé. La forme est aussi importante
que le fond. Il faut donc procéder avec méthode.
- L’approche préliminaire :

Que devra être votre premier réflexe à la lecture du ou des sujets à traiter ?

- D’abord activer votre concentration ;


- Ensuite procéder à une lecture préliminaire des sujets pour en apprécier
le degré de difficulté (sujets de cours, de réflexion, de synthèse...) ;
- Puis une lecture attentive répétée pour fixer votre choix sur un sujet ;
- Choisissez le sujet que vous avez le mieux préparé ou que vous sentez le
mieux ; sinon, celui qui vous parait le plus facile ;
- Une fois votre choix fixé, faites une relecture analytique afin de cerner les
termes importants du sujet ;
- Commencez alors par faire l’inventaire de vos connaissances en vrac.
même dans le désordre, tout ce qui vous passe par la tête à propos du
sujet, en faisant un effort soutenu de re-mémorisation et de réflexion.
- Une fois le stock de vos connaissances épuisé, commencez alors à réfléchir
à un plan.
- Les principaux plans possibles :

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Au niveau universitaire il est indispensable d’utiliser un plan pour


structurer votre propos.
Les « copies » sans plans ne peuvent être que médiocres quelle que soit la
valeur des renseignements ou la pertinence des idées qu’elles renferment.
Plusieurs possibilités « classiques » s’offrent à vous
 Le plan logique quand le sujet présente, suscite ou permet une division
naturelle en thèmes et sous-thèmes à traiter tels qu’ils se présentent en parties
et sous- parties distinctes.
Exemples :
-Avantage et inconvénients...
-Le pour et le contre…
-Le privé et le public…
-Primaire et secondaire…
-Nord et sud...etc.
 Le plan descriptif évoque et traite de manière exhaustive les différents
aspects des composantes d’un sujet. Exemples :
-Le système éducatif…
-L’économie marocaine…
-L’organisation administrative…etc.
 Le plan « monographique », relatif à une étude complète et détaillée sur
sujet, rejoint le plan descriptif en ce sens qu’il s’attache à l’étude et la
présentation des structures organiques et fonctionnelles d’une entité
organisée ou d’un secteur déterminé.
Exemples :
-Les collectivités locales…
-Le secteur minier…
-La recherche scientifique…
 Le plan thématique relatif à un thème (sujet, idée…) consiste à dégager
plusieurs sous thèmes liés ou opposés et en faire autant de niveaux d’analyse.
Exemples :
-Ajustement : Structures et Conjoncture…
-Libertés et démocratie…
-La scolarisation des filles en milieu rural…
 Le plan chronologique se base sur une évolution spatio-temporelle de la
question ou du sujet à traiter en se servant de dates marquantes,
d’événements ou de repères historiques.
Exemples :
-Rétrospective, Prospective (qui concerne l’avenir, l’évolution future
et permet de dégager des éléments de prévision) …
-Avant et Après 1956…ou 1945…

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 Le plan comparatif repose, quant à lui, sur une analyse des analogies
et antagonismes, des convergences et divergences…entre deux ou
plusieurs thèses, cas ou théories en les faisant passer par le même « crible »,
les mêmes situations ou les mêmes critères d’évaluation.
Exemples :
-Centralisation et Décentralisation…
-Etat unitaire et Fédération…
-Les disparités régionales.
 Le plan critique discute et vérifie le bien-fondé d’une approche, d’un système,
d’une théorie… en procédant à une analyse des fondements ou de
l’argumentation du pour et du contre dans chaque cas.
Exemples :
- Les droits de la femme…
- La gratuité des services publics…
- L’institution parlementaire…
 Le plan dialectique présente et discute une thèse par opposition à une antithèse
puis propose une synthèse. Exemples :
- Communisme, Capitalisme, Socialisme…
- La société moderne et l’intégrisme religieux…

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La configuration de la « copie » :
La configuration d’une copie de dissertation doit présenter en général, une
entrée en matière : l’introduction ; le corps du récit : le développement et la
sortie : la conclusion.
L’introduction est l’espace réservé à la définition, la délimitation, l’intérêt,
la problématique et la méthode d’approche du sujet (elle s’annonce de manière
expresse et, de préférence, sans intitulé).
-LE DEVELOPPEMENT
Commence et s’annonce par l’intitulé de la première partie. Il comprend en
général deux parties, parfois trois, rarement plus. En volume, le développement
occupera quelques 70% de l’espace de la copie. Le reste étant partagé entre
l’introduction (20%), les transitions (5%), et la conclusion (5%). Le
développement doit rester en équilibre dans toutes ses composantes,
quantitativement (par le nombre de sous partie et de pages) et quantitativement
(par la répartition des idées directrices et des faits exposés).
 Les transitions, c’est-à-dire les passages d’une partie à l’autre et d’une
sous partie à l’autre, doivent être faites avec habileté et finesse car en
quelques lignes il faut résumer l’essentiel de ce qui précède pour annoncer
ce qui procède.
- LA CONCLUSION.
Dans la conclusion vous devez faire preuve d’esprit de synthèse pour rappeler
l’essentiel de ce que vous avez développé et procéder, dans une perspective plus
générale, à une ouverture sur un autre sujet directement ou indirectement lié au
thème traité.
- Le contenu de la dissertation : les règles de base.
Vous devez disposer des arguments nécessaires à une bonne dissertation.
Les idées et le vocabulaire sont les outils indispensables de la rédaction. Les idées
pour le raisonnement et l’argumentation et, le vocabulaire pour l’expression et
la communication.
- Les fondements du raisonnement :
Votre discours doit être exprimé en langage scientifique et
académique. Votre réflexion doit mener à une analyse objective pour
déboucher sur un raisonnement logique devant se concrétiser par une
rédaction méthodique. « Ce qui se conçoit bien s’annonce clairement et
les mots, pour l’exprimer, viennent aisément... ». Aussi, votre
raisonnement doit-il être guidé par le respect de certaines règles, telles
que la rigueur scientifique, l’objectivité, la précision, la cohérence...

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 La rigueur scientifique, quand elle est observée, exclut tout


raisonnement approximatif.
Des expressions comme « environ », « à peu près », « presque », « peut-
être » ... ne peuvent que discréditer votre raisonnement. Votre discours doit
être argumenté par une démonstration de la fiabilité des instruments
d’analyse et une vérification des hypothèses retenues. La rigueur scientifique
demeure indissociable de l’objectivité.
 L’objectivité. Etre objectif c’est adopter une attitude neutre vis-à-
vis d’un fait, d’une théorie ou d’une donnée quelconque ; c’est analyser et
raisonner sans parti pris, sans jugement préconçu ni préjugé personnel. Vous
devez donc, pour être objectif, adopter un comportement scientifique,
empreint d’une méfiance systématique à l’égard de tout ce qui est
apparemment vrai ou manifestement faux. Vous êtes tenu de démontrer,
prouver, convaincre...
 Précision, concision, cohérence… utilisez un langage précis, et
évitez d’être vague. Employez plutôt un langage direct, surtout dans les
disciplines économiques ou techniques, évitez les phrases longues, les
discours fleuves, la redondance et la paraphrase. Votre exposé doit être
empreint de logique et exempt de toute contradiction, demi-vérité ou
raisonnement inachevé. Evitez également les expressions
« journalistiques », les citations pompeuses. Ecrivez lisiblement même si
vous doutez de l’orthographe, respectez la ponctuation.

NB : Si vous estimez que vous êtes meilleur en arabe qu’en français,


n’hésitez jamais à écrire en arabe si vous en avez le choix.
CONSEILS POUR L’EPREUVE DE L’ORAL :

Comme vous le savez, le jury vous posera des questions, sur vos fonctions, votre
environnement professionnel, et de façon plus générale, sur les missions et l’organisation du
Ministère de l’Economie et des Finances.
- Comment répondre aux questions du jury ?
Dans la mesure du possible, répondez en construisant une phrase
complète : ne vous contentez pas d’un mot ou d’un chiffre, même s’il s’agit
de l’information demandée. De même, évitez de répondre simplement par
« oui » ou « non » : justifiez votre réponse.
Toutefois, veillez à répondre de façon suffisamment « synthétique ».
N’essayez pas de conserver la parole trop longtemps. Généralement, le
jury souhaite vous interroger sur un certain nombre de points. Il doit
pouvoir disposer du temps nécessaire à cet effet.
Si vous ignorez totalement l’information demandée, ne cherchez pas à
l’inventer, Il est préférable dans ce cas de dire au jury que vous n’êtes pas

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en mesure de répondre.
Si vous ne détenez pas les éléments qui vous permettent de répondre
précisément, vous pouvez apporter une réponse approximative en
valorisant au mieux les connaissances dont vous disposez et à condition
de ne pas être « hors sujet ». Dans ce cas, faites apparaître
l’approximation par des mots tels que : « environ », «de l’ordre de... », «
notamment », « par exemple », ou une périphrase du type : « sans pouvoir
apporter la réponse précise, il me paraît utile d’indiquer que... ».
Si le jury vous demande votre opinion sur un sujet, n’hésitez pas à la
donner en l’explicitant, mais restez toujours modéré(e) dans votre
expression. Ne vous montrez pas trop péremptoire , décisif : « il me
semble que... » ; « à mon avis... » « je crois que... ». Montrez-vous toujours
ouvert (e) à des opinions différentes des vôtres.
Ne remettez pas en cause la question posée. Le jury est libre de
déterminer le cadre général de l’entretien.
Préparez-vous à l’avance à des questions telles que : « Qu’est-ce qui
vous a motivé à passer ce concours ?», « en cas de succès, souhaiteriez-
vous exercer de nouvelles fonctions ? lesquelles par exemple et dans
quelle direction du ministère ?».