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2016/2017

Réalisé par :

MASTER FINANCE DE MARCHE ET DE L’ENTREPRISE


2016-2017
Plan :
Introduction

1ere partie : Le chômage : Cadre général


1) Définitions
2) Les types de chômage

2eme partie : les théories de la politique d’emploi


1) La politique de relance keynésienne
2) La conception libérale du marché de travail et les politiques néo-classiques

3eme partie : cas du maroc


1) Le chomage au maroc
2) Les politiques d’emploi adoptées par le maroc
Conclusion synthétique

Conclusion synthétique
Introduction

- Augmentation du taux de chômage ? Situation de plein


emploi ? Un chômage structurel ?technologique ? Des
termes qu’on entend souvent parler partout vu leurs grandes
importances, des termes qui deviennent parmi les
préoccupations de la totalité des pouvoirs publics et même
des citoyens, surtout dans un contexte marqué par la
mondialisation, la propagande des technologies,
l’augmentation démographique, etc… et des termes qui
peuvent parfois donner une mauvaise impression sur les
politiques économiques élaborées ou même les reprocher
aux gens gouverneurs d’un pays. Alors, c’est quoi le
chômage, quels sont ses types ? Par quoi peut-on réduire ce
chômage ? Quelles sont les politiques qui peuvent être
suivies pour au moins le faire diminuer ? Quel cadre
théorique coiffe ces politiques ? Et quelle est la position du
Maroc vis-à-vis de cette situation ?
Partie 1 : Le chômage : Cadre général

I. Le chômage :

1. Définition :
Le chômage est la situation d'une personne qui, souhaitant travailler et ayant la capacité de
le faire (âge notamment), se trouve sans emploi malgré ses recherches. L'absence d'emploi
peut résulter d'une entrée dans la vie active, du désir de retrouver un emploi après une
période d'inactivité, d'un licenciement, d'une démission volontaire ou d'un désir de changer
d'activité.

2. Les principales caractéristiques :

- Les chômeurs en recherche


active d’emploi

Population active : - La population active occupée

Population totale :

- ceux ne souhaitant pas travailler

Population inactive : - Les mineurs (moins de 15ans)

- Les retraités (plus de 60ans)


3. Le taux de chômage :

Le taux de chômage représente le rapport entre le nombre de chômeurs x 100.

II. Les types du chômage :

1) Le chômage conjoncturel (keynésien) :

C’est un chômage temporaire, lié à l’évolution de la conjoncture économique du pays,


il correspond à un ralentissement de l'activité économique provoquant une réduction
temporaire des besoins de main d'œuvre dans l'économie. Les entreprises licencient pour
adapter leur capacité de production à la baisse de l'activité économique.

2) Le chômage structurel :

C’est l’absence durable d’emplois sur le marché du travail. Il est lié à des changements
de structures économiques dans un pays, provoquant une inadéquation qualitative entre
l’offre et la demande de travail. L'évolution des qualifications dues aux évolutions techniques
conduit à rendre inemployable une partie de la population, de ce fait, de nombreux chômeurs
se trouvent non-qualifiés pour occuper les emplois proposés faute de formation adaptée ou
d’expérience suffisante.

3) Le chômage technologique :

C’est le chômage généré par une plus grande utilisation du capital technique dans le
processus productif. Les entreprises en cherchant de produire davantage à moindre coût,
essaie de diminuer les charges qu’elle supporte, notamment les charges de la main d’œuvre,
alors parmi les solutions qu’elle favorise c’est le fait de substituer le facteur travail par le
facteur capital, en investissant plus dans les machines par exemple pour diminuer la main
d’œuvre, l’entreprise concentre son investissement dans son “capital”, c’est-à-dire dans des
machines plus performantes et exige une adaptation du personnel en place par la formation
continue, ce qui lui permet souvent de ne pas embaucher : (robotisation dans l’industrie
automobile).

4) Le chômage frictionnel (naturel) :

C’est le temps que va mettre une personne pour retrouver un nouvel emploi (période
intermédiaire entre deux emplois).

5) Le chômage d’inadéquation :

Ce chômage résulte du fait que les emplois offerts par les entreprises ne correspondent pas
aux compétences de la MO en quête d’emploi et vice versa. Il affecte particulièrement les
personnes qui n’ont pas accès à un statut stable de travailleurs et notamment les jeunes
sans formation et sans expérience.

6) Le chômage technique :

Ce chômage est dû à une baisse d’activité momentanée de la production d’une entreprise.


Une Demande insuffisante de la part des consommateurs peut conduire à un surstockage ;
l’écoulement du stock pléthorique(en trop) exige soit un arrêt soit une diminution
conséquente de la production, ce qui oblige les gestionnaires de l’entreprise à mettre les
travailleurs au chômage technique le temps que les stocks soient écoulés.

PARTIE 2 : Les politiques d’emploi ; conception théorique

A – La politique de relance keynésienne


a) – L’équilibre de sous-emploi et le chômage keynésien

Les explications du chômage par Keynes :

-Pour Keynes, le chômage n’est pas le résultat d’un dysfonctionnement du marché de travail ,
le niveau de l’emploi dépend du niveau de production, et cette production dépend elle-même
du niveau de la demande effective qui est la demande globale anticipée par les entreprises, c'est
à dire celle qu'elles prévoient et pour laquelle elles vont mettre en œuvre un certain volume de
production, par exemple si l’entreprise anticipe une baisse de la demande sur le marché, elle n’a
aucune raison d’embaucher, en conséquence, le niveau d'emploi peut ne pas correspondre au
niveau du plein emploi. Si la demande effective (au sens anticipée) est faible, les entrepreneurs
fixeront un niveau de production faible et toute la population active ne trouvera pas forcément
d'emploi. Keynes conteste la capacité de l’économie réelle à assurer automatiquement le plein
emploi. Il peut donc exister des situations où l’offre et la demande de marchandises s’équilibrent
et où il y ait néanmoins chômage, c’est ce qu’il appelle un équilibre de sous-emploi qui conjugue
équilibre entre l’offre et la demande de biens et déséquilibre entre l’offre et la demande de
travail. Il peut donc exister un chômage involontaire causé par une insuffisance de la demande
de biens et services adressée aux entreprises, laquelle provient de la faiblesse des revenus
distribués aux salariés (salaires réels insuffisants) ou de l’insuffisance des investissements. Le
chômage existant accroît encore cette insuffisance de la demande et s’enclenche alors le cercle
vicieux de la dépression (ou de la récession) que l’on ne pourra briser que par l’intervention de
l’Etat à travers une politique volontariste de soutien de la demande (ou de relance par la
demande).
- Alors comment l’Etat peut soutenir la demande effective ?

-Selon Keynes il existe plusieurs façons d’agir s u r c e niveau, on peut citer quatre
politiques keynésiennes pertinentes :

1) Premièrement, l’Etat peut faire augmenter la demande globale par une générosité des dépenses
sociales, par exemple l’augmentation des prestations de chômage, des handicapés, des femmes
aux foyers etc... par ces dépenses les gens vont augmenter leurs proportions marginales à
consommer, ce qui va inciter les investisseurs à embaucher plus pour répondre à une demande
ascendante, et par la suite les gens nouvellement embauchés vont avoir une source importante
de revenu qui va être dépenser comme consommation ce qui augmentera la demande de nouveau,
pour entrer dans une boule de neige de la demande et de l’embauche, qui finira par une absorption
du chômage existant.

2- En outre, si l’Etat ne peut pas augmenter ses dépenses, il peut opter pour une politique de
redistribution de l’assiette fiscale , en imposant plus les riches (les investisseurs) et en imposant
moins les ménages qui ont des revenus moyens ou faibles (impôt sur le revenu), qui générera par
la suite une augmentation de la proportion marginale à consommer des consommateurs, ce qui
va rediriger la conjoncture économique vers la même boule de neige du scénario susmentionné.

3) Comme troisième stratégie et pour soutenir la politique précédente, l’Etat peut, avec le
surplus des impôts collectés par ladite politique, mettre la casquette d’un Etat investisseur en
lançant des projets et des grands investissements, pour offrir des postes d’emploi pour la
population active en chômage. Après l’embauche et par la distribution des salaires on aura bien
entendu une demande qui augmente sur le marché, et qui incite les investisseurs que ce soit
privés ou publics à embaucher plus pour répondre aux attentes des consommateurs.

4) L’Etat peut aussi relancer la demande par une politique monétaire, il peut diminuer le taux
d'intérêt afin d’inciter les agents économiques à emprunter pour dépenser (consommation ou
investissement). Cela permet aussi d'accroître la profitabilité des entreprises et les inciter à
investir.
Cette politique keynésienne semble avoir du succès au moment de la crise de 2008-2009. Les
pouvoirs publics se sont mobilisés avec une rapidité, une vigueur et un degré de coordination
relativement sans précédent. Une politique keynésienne mondiale a répondu au risque
systémique pesant sur les institutions financières et à la menace d'une déflation.
La politique des néo-classiques :
• LA CONCEPTION LIBERALE DU MARCHE DE TRAVAIL :
-Pour les libéraux, le marché de travail fonctionne comme tous les autres marché en fonction de
l’offre et la demande, c’est-à-dire que la loi de l’offre et la demande qui détermine le salaire, alors
pour eux un marché en déséquilibre négatif ( l’offre de travail et supérieure à la demande de
travail) résulte une baisse des salaires, et cette baisse est un signal bidimensionnel, un signal pour
les employeurs dans la mesure où il les incite à embaucher plus puisque le coût de travail est
faible, et un signal pour les chômeurs dans la mesure où il les décourage à travailler , par exemple
les étudiants vont préférer continuer leurs études au lieu d’aller offrir leurs forces de travail pour
un salaire faible, les femmes aux foyer vont faire des calculs rationnels en comparant le salaire
avec le coût d’opportunité pour décider à la fin de rester sans emploi, alors ces variations dans le
sens inverse vont reproduire l’équilibre dans le marché, mais à condition que les salaires baisses
suffisamment pour toucher ces zones de décision,
Pourquoi le chômage existe ?
1) Les néo-classique regrettent l’existence d’un salaire minimum instauré par les l’Etats et
soutenu par les syndicats, ce salaire minimum (SMIC) annule la flexibilité et crée une certaine
rigidité à la baisse des salaires ce qui empêche la réalisation d’un équilibre quasi-automatique
dans le marché.

Les entreprises vont faire leurs calculs pour comparer la productivité marginale du dernier
recruté avec le salaire payé, si l’utilité de ce dernier est supérieure à son salaire, l’entreprise à
intérêt à le recruter, chose qui ne peut être vraie si le salaire minimum existe.

2) Une deuxième cause derrière l’existence du chômage selon les libéraux et dont l’Etat est
responsable, ce sont les allocations trop généreuses, lorsque l’Etat distribue des allocations de
chômage confortables cela ancre une désutilité de travail chez l’esprit des chômeurs,
spécialement dans une période de chômage de masse et quand les salaires sont en baisse
continue, les chômeurs vont préférer de rester en chômage et touché des allocations quasiment
égales aux salaires offerts sur le marché. on parle ici d’un chômage volontaire .

Comment peut-on lutter contre ce chômage ?

Selon les néo-classiques, l’absorption du chômage peut se faire à travers l’adoption de trois
politiques :

1) Flexibilité du coût de travail :

-Si on ne peut pas faire baisser les salaires à cause de la résistance syndicale, on peut faire
baisser le coût du travail en diminuant voire en annulant les cotisations sociales patronales et les
coûts d’embauche et de licenciement, les entrepreneurs seront incités à embaucher davantage
La baisse du coût unitaire du travail réduit les coûts unitaires de production et, dans un marché
concurrentiel, les prix de vente. Les entreprises vont donc augmenter leur compétitivité-prix sur
les marchés internes et externes. Elles vont augmenter leurs parts de marché et produire
davantage pour répondre à la hausse de la demande. A productivité constante, cette hausse de
la production se traduira par des embauches et une diminution du chômage.

2) En déréglementant le marché du travail : il s’agit de diminuer les coûts d’embauche et de


licenciement en diminuant la réglementation à l’embauche (Développement des emplois
atypiques : CDD, Intérim, Stages, Temps partiel…) et pour les licenciements. Ainsi, la dernière loi
sur les contrats en France (2008) permet d’allonger la période d’essai (qui peut être rompue sans
indemnité, de raccourcir la durée du contrat (contrat sur projet) et de faciliter la rupture du
contrat (séparation à l’amiable). Ceci permet de limiter le pouvoir de négociation des syndicats
et les hausses de salaires.
3) Flexibilité qualitative :

Consiste à faire varier le temps de travail et les postes de travail des salariés en fonction de la
demande. Elle prend deux formes :

La flexibilité qualitative interne consiste à moduler les heures de travail en fonction de l'activité
: annualisation du temps de travail (permet à la firme de faire varier les horaires dans la semaine
tout en gardant une durée annuelle définie à l’avance), temps partiel contraint, travail posté
(travail en équipes) heures supplémentaires…

La flexibilité fonctionnelle consiste à employer des travailleurs polyvalents à des fonctions


variables pour faire face aux mutations des marchés, des produits et des techniques (Toyotisme).
3eme partie : Le Maroc, quel chômage, et quelles politiques
adoptées ?
-Pour le cas marocain, le chômage était depuis toujours parmi les défis de l’économie du pays,
mais grâce à plusieurs politique adoptées, ce dernier a pu peu à peu améliorer la situation dans
le bon sens en passant des taux de 20% à 9% dans les dernières vingt années.

- Le chômage au Maroc s’explique par plusieurs facteurs : l’inadéquation entre l’offre et la


demande, la pression de l’offre par l’augmentation de la population active, la rigidité
réglementaire du marché de travail, ainsi que la politique d’ajustement structurel, mise en
place au Maroc au début des années 1980, a précipité la rupture de l’équilibre fragile qui
prévalait sur le marché du travail. Le désengagement progressif de l’État en tant qu’employeur
des diplômés, conjugué à l’augmentation rapide de l’offre expliquent l’apparition et la
persistance du chômage hybride dont souffre le Maroc jusqu’aujourd’hui. La croissance rapide
de ce phénomène a poussé les pouvoirs publics à s’impliquer activement en matière de
politique d’emploi. Prenant acte des potentialités décroissantes du secteur public à générer
des emplois en nombre suffisant, les pouvoirs publics ont élaboré plusieurs stratégies pour
favoriser l’insertion professionnelle de la population active dans le secteur privé. Comme de
nombreux pays en voie de développement, le phénomène déclaré au Maroc est
essentiellement un chômage urbain.
En fait, en 1990 le taux de chômage urbain était de 15,9%, contre 21,4% en 2000.

Les jeunes entre 15 et 24 ans sont particulièrement les plus exposés au chômage dans les
zones urbaines, avec un taux supérieur à 30% dès les années 90, tandis que le taux de chômage
des individus sans instruction est relativement faible et fluctue avec l’activité économique.

De toute façon, le chômage des individus ayant un niveau d’éducation élevée reste le plus
élevé au Maroc.

En général, les mouvements du taux de chômage sont fortement corrélés aux fluctuations du
PIB.

Par exemple, en 1995, une année marquée par une sécheresse sévère, le chômage urbain a
atteint 22,9%, et la forte reprise réalisée en 1996 avec une augmentation du PIB d’environ
12% a induit une diminution du taux de chômage de 5%.

D’ailleurs comme de nombreux pays en développement, la majorité des chômeurs, presque


plus de 50% sont à la recherche de leur premier emploi.

En 2000, environ 75% des chercheurs d’emploi ont été à la recherche d’un emploi, pour plus
de 12mois.

En plus, le niveau d’éducation ne réduit pas d’une manière significative la probabilité de rester
au chômage.

Plus généralement, la durée moyenne du chômage était de 41 mois.

D’après une étude établie par Mont-marquette en 1996 sur l’emploi privé au Maroc, dans un
cadre réglementaire très stricte sur l’embauche et le licenciement, il a donné une grande
importance aux relations personnelles qui peuvent faciliter un travail.

Quels types d’emplois sont préférés par les chômeurs ?

Plus de 80% préfèrent un emploi salarié et seulement une faible partie préfère démarrer une
activité indépendante.

Les travailleurs qualifiés préfèrent rester au chômage que d’accepter de travailler dans le
secteur informel, dû surtout à l’impact de l’environnement familial, de la culture, etc…)

Par contre, 36% de la population pauvres sont prêts à accepter n’importe quel emploi.
Les politiques adoptées par le Maroc :
-Avant la mise en œuvre du PAS l’Etat marocain (l’État-employeur) s’apparentait à une grande
firme qui utilise son propre système de formation pour répondre à ses besoins en
encadrement. L’accès à ce marché interne était totalement codifié par le diplôme. Les
qualifications des travailleurs et les contenus des emplois sont exprimés en référence à des
niveaux de diplômes. À travers le niveau de leurs diplômes, les demandeurs d’emploi
connaissent avec précision les caractéristiques des emplois (recrutement, affectation aux
postes de travail, rémunération, promotion, etc.) qui leur sont accessibles. La configuration de
ce segment du marché du travail a foncièrement changé après le PAS. La politique
d’ajustement avait pour ambition de faire du secteur privé le moteur de la croissance et le
principal pourvoyeur d’emploi pour les diplômés. L’État demeure le principal formateur des
diplômés mais se désengage progressivement de son rôle de principal employeur. Avec ce
changement dans la structure de l’offre d’emplois, le diplôme perd de son rôle de support
dominant d’intermédiation, au profit des intermédiaires privés et plus particulièrement au
profit du réseau. Or, ces intermédiaires privés ne peuvent pas, à eux seuls, assurer
l’intermédiation entre l’ensemble des diplômés et le secteur privé pour au moins deux raisons.
D’une part, pour des raisons de coûts et/ou de dotations en capital social, les services de ces
intermédiaires privés ne sont pas accessibles à tous les demandeurs d’emplois. D’autre part,
l’insertion dans le secteur privé suppose au préalable, dans certains cas, des actions
complémentaires en termes de formation et/ou de réduction de coût qui ne peuvent être
engagées par des opérateurs privés. Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont mis en place
une structure d’intermédiation publique sur le marché du travail des diplômés, ainsi que
plusieurs déréglementations du marché ont été faites.

Alors on a passé d’un Etat employeur à un Etat intermédiaire dans le marché.

De 1995 à 2005 :

La création des agences CIOPE (Centre d'Information et d'Orientation pour l'Emploi) :

L’objectif est de faciliter l’insertion des diplômés dans le secteur privé. L’intermédiation reste à
dominante informationnelle. La tâche essentielle de l’opérateur public est de contribuer à une
meilleure circulation de l’information (annonces de presse, prospection auprès des entreprises
locales). Outre cette mission de diffusion d’informations, les CIOPE ont repris sous leur houlette
la réalisation du Programme national de formation insertion. Le but de ce programme est de
fournir une formation complémentaire de courte durée aux diplômés porteurs de projets de
création d’entreprise ou présentant des difficultés d’insertion à cause de leur formation de base.
La mise en place du Programme Action Emploi :

-La mise en place du PAE marque une évolution qualitative de l’activité de l’opérateur public ;
elle témoigne d’une nouvelle perception du problème du chômage des diplômés. Deux évolutions
méritent d’être signalées. D’abord, l’insertion des diplômés est perçue comme un processus et
non plus comme une action ponctuelle d’accès à l’emploi. La finalité de l’intermédiation n’est
plus l’accès à l’emploi mais l’accès à des substituts à l’emploi qui permettent aux jeunes en
difficulté d’entamer leurs processus d’insertion. Ensuite, l’action de l’opérateur public devient
résolument transformatrice. Les transformations portent sur la qualité du travail (formation
complémentaire), son prix (subventions) et les modalités d’utilisation (flexibilité). En d’autres
termes, avec ce programme, l’opérateur public a élargi la notion d’intermédiation, passant d’une
intermédiation centrée sur l’emploi à une intermédiation sociale centrée sur le travail

La création de L’ANAPEC :
L’ANAPEC a trois missions principales :
Primo, procéder à la prospection, à la collecte des offres d’emploi auprès des employeurs et
à la mise en relation de l’offre et de la demande d’emploi.
Secondo, assurer l’accueil, l’information et l’orientation des demandeurs d’emploi.
Et, tertio, informer et orienter les jeunes entrepreneurs pour la réalisation de leurs projets
économiques.
Egalement, L’ANAPEC veille à la promotion de l’emploi par le biais d’une série de mesures
incitatives. Comme le programme d’appui à l’auto-emploi, les contrats d’accès à l’emploi.
Entre 2005 et 2015 :
1) Programme « Insertion » Améliorer le cadre incitatif de l’emploi des diplômés
primo demandeurs d’emploi dans le secteur privé.
2) Programme « Qualification » Améliorer l’employabilité des diplômés primo
demandeurs d’emploi à travers trois types de formation. (rédaction des CVs et
formation pré-embauche, formation pour l’entretien, formation d’intégration
post-embauche)
3) Programme « Mon entreprise » Soutenir les diplômés porteurs de projets par
une assistance financière et un accompagnement technique pré et post-
création.

Entre 2015 et 2025 :


-pour cette période future le Maroc à dresser un plan d’action bien étudié, il s’agit de
la stratégie nationale pour l’emploi qui a comme mission principale :
Promotion de l'emploi productif
Valorisation du capital humain
Renforcement des politiques actives de l’emploi et l’intermédiation sur le
marché du travail
Bonne gouvernance du marché du travail
Conclusion synthétique :
-Certes, personne ne peut nier l’apport indéniable de l’ensemble des théories des
politiques d’emploi, surtout si on les replace dans leurs contexte historique et
conjoncturel, Keynes en publiant la "Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la
monnaie" (1936). Il se situe au niveau macro-économique et raisonne à court terme pour
s'opposer aux théories libérales du marché du travail , mais ses théories ont accueillie
plusieurs reproches qui ont dévoilé plusieurs limites de sa pensée, (la relance de la
demande peut buter sur la contrainte extérieure, la politique de relance bute sur la
contrainte budgétaire, la création d’emplois ne diminue pas nécessairement le chômage,
…) alors que les libéraux quant à eux, ils se situent au niveau micro-économique pour
analyser et résoudre le problème de chômage avec une vision très bornée sans prendre
en considération les effets de retour et les variables macro-économiques, leurs politiques
absorbent un chômage statistique et non réel. le phénomène du chômage est presque
omniprésent depuis la naissance du système capitaliste, plusieurs pays même les plus
développés souffrent encore de cette maladie chronique du système capitaliste sans
trouver un remède efficace pour lui mettre fin, la république française qui est le pays le
plus disgracié par ce fléau, est en recherche permanente des solutions possibles ,
récemment le ministre du travail ( Meryem el-khomri ) à promulgué une loi de travail en
juin 2016 , qui a une idéologie et une référence libérale et qui a comme principale idée la
flexibilisation du marché de travail français par la déréglementation de ce dernier et
plusieurs réformes dans ce sens ont était élaborés, mais cette fameuse loi ( dénommé loi
el khomri par les politiciens et les économistes français) n’a pas échappé aux critiques
agressives, en prédisant l’inefficacité de cette loi. Dans le même cadre plusieurs
responsables des grands pays ont dû reconnaitre l’inaptitude du système capitaliste
d’assurer le plein-emploi, mêmes les théories ne peuvent plus fonctionner comme avant à
cause de la complexité dynamique du système et de l’immensité des variables macro-
économiques exogènes. Les théories sont devenues incompatibles avec ce qu'on vit
aujourd'hui, certes elles sont omniprésentes, on leurs fait appel de temps en temps pour
nous faire sortir d'une crise ou d'un problème économique macro ou micro, mais
lorsqu’on reste stable théoriquement devant un système qui est en fort changement
permanent, on risque de tomber dans le piège de la résistance au changement. Lorsqu’on
arrive à un moment où on a déjà tout essayé et rien n’a bien fonctionné sous un cadre
bien déterminé, il faut penser au changement du cadre général, il faut faire changer le
changement qui reste stable depuis longtemps, le système capitaliste à bien montrer ses
limites, on est arrivé à un système qui crée de l’argent pour des contreparties fictives,
alors qu’il existe des contreparties réelles impalpables qui méritent d’être rémunérés
mais le système l’empêche, pour des raisons irraisonnables, il existe dans le monde entier
une force de production massive (capitaux, machines, matières premières…) capable à
répondre aux besoins de première nécessité de toute personne sur terre, mais il existe
encore des peuples défavorisés sans nourriture, ni logement ni santé, est ce que le
système n’est pas responsable ? Est ce qu’on est vraiment besoin de travailler pour
satisfaire les besoins de base alors que la force de travail est abondante et ne trouve pas
de demande ? est ce qu’on a vraiment besoin de garder le lien sacré entre le travail et le
revenu, alors que le travail ne trouve plus la demande ? Est ce qu’on ne doit pas penser à
dissocier les deux notions (revenu=travail) ? Peut-être que c’est l’heure de penser à de
nouveaux modèles, de faire révolter la pensée économique et changer la façon de voir les
problèmes et le système économique, car on ne peut jamais trouver des solutions, avec
les mêmes cerveaux qui ont posé les problèmes. Alors il faut qu'on se débarrasse de notre
référencement aux théories classiques. l'Homme moderne à emprisonné l'humanité dans
un système fondé sur le marché, il a tout marchandisé, l'air, l'eau, les ressources
naturelles, l’information, même nous-même on est marchandisé, le système que
l’Homme a créé au début c'était pour améliorer la vie humaine.. pour perfectionner le
monde.. mais malheureusement le scénario a mal tourné vers une réalité tragique, les
guerres, la pauvreté, les disparités sociales etc… tout le monde cherche de l’argent et tous
les Etats cherche un maximum de Produit Intérieur Brut mais personne ne pense au
niveau de Bonheur Intérieur Brut c’est l’objectif qui mérite d’être visé par les Etats qui ne
sont que des représentants des peuples, c’est ce qu'on doit chercher par un système
économique mondial, tous les autres variables économiques doivent êtres des moyens et
non pas des objectifs en eux-mêmes.