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Petit agenda entre amiEs novembre 2010 - 6

Samedi 20 novembre, dans l’après-midi, des genTEs se sont rencontréEs à Montreuil pour
échanger autour de l’expulsion du squat de la Demi-Lune (contactable au 2milunes@gmail.com)
Lundi 22 novembre, le festival de cinéma Images mouvementées se poursuivait autour du thème
du commerce et de la finance. Le soir, pour la projection de La Stratégie du choc de Michael
Winterbottom et Mat Whitecross, suivi d’un débat « Le veau d’or toujours plus gras ! » avec
Frédéric Lordon, alteréconomiste « vedette », on a refusé du monde ! Qu’on se le dise pour ce
mardi, dernier jour du festival avec une autre « star » à nous : Jean-Pierre Garnier.

AGENDA

Mardi 23 novembre, à partir de 11h, à Paris, journée de mobilisation « pour le respect de la


controverse scientifique et de l’expertise contradictoire » en soutien à Gille-Eric Séralini
et à ses coauteurs à l’occasion du procès qui aura lieu ce jour au tribunal de grande instance de
Paris, île de la Cité.
– 11h : conférence de presse avec Gilles-Éric Séralini, Christian Vélot et Pierre Méneton sur la
péniche Alternat (quai de Montebello, escale Pont-au-Double).
– 12h : rassemblement populaire place du Châtelet.
– 13h30 : début du procès.
– 14h30 : réunion publique « Expertise scientifique et décisions politiques », toujours sur la
péniche Alternat. Interventions de scientifiques et d’élus, des témoins de Gilles-Eric Séralini à leur
sortie du tribunal et de Gilles-Eric Séralini à l’issue du procès.
La controverse entre chercheurs, organisée au sein de la communauté scientifique, est un des
moteurs essentiels de la construction des savoirs. Pour être reconnu, un résultat doit avoir résisté
à toutes les tentatives d’invalidation par les collègues. Plus encore, lorsque des travaux
scientifiques ont des conséquences sociales, économiques et politiques importantes, la possibilité
de développer ces postures critiques et de garantir les conditions d’une expertise pluraliste, devient
le garant d’un bon fonctionnement démocratique.
Comment prendre les bonnes décisions lorsque certaines voies de recherche sont
systématiquement écartées, avant même d’avoir été sereinement explorées ? En matière d’étude
de l’effet des plantes génétiquement modifiées sur la santé, ce respect de la controverse
scientifique n’est pourtant pas de mise. La grande majorité des chercheurs qui publient des
résultats suggérant des effets d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sur la santé ou
l’environnement, jusqu’alors insoupçonnés est la cible de campagnes de dénigrement provenant de
membres influents de la communauté scientifique. La France n’est pas en reste, comme en
témoigne la situation actuelle de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à
l’Université de Caen et codirecteur du pôle pluridisciplinaire « Risques », spécialisé dans l’étude des
effets des pesticides et OGM sur la santé. Gilles-Eric Séralini et ses collègues ont mené des contre-
expertises de données fournies par Monsanto pour justifier de la commercialisation de trois de ses
maïs OGM (MON 863, MON 810, NK 603). Ces contre-expertises remettent en question la capacité
pour ces données de montrer formellement l’innocuité des trois maïs (suivi des rats trop court,
puissance de l’analyse statistique insuffisante). Contrairement aux analyses réalisées par la firme,
les travaux de Gilles-Eric Séralini et de ses collègues ont été soumis au processus d’évaluation
critique par les pairs avant d’être publiés en 2007 et en 2009. Ces résultats interrogeant le bien-
fondé des autorisations octroyées par la Commission européenne sur avis de l’Agence européenne
de sécurité alimentaire (EFSA) pour la consommation animale et humaine de ces trois maïs, il n’est
pas étonnant qu’ils aient suscité de vives réactions de Monsanto, de l’EFSA ainsi que d’autres
organismes de contrôle des aliments et d’évaluation des OGM à travers le monde. Mais depuis
quelques semaines, Gilles-Eric Séralini est également la cible d’attaques et de pressions morales
émanant d’une partie de la communauté scientifique, et en particulier de l’Association française des
biotechnologies végétales, parrainée par des chercheurs bien connus comme Claude Allègre et Axel
Kahn, et présidée par Marc Fellous, professeur de génétique et ancien président de la Commission
du génie biomoléculaire (chargée d’évaluer les OGM avant le Grenelle de l’environnement). Face à
ces attaques extrêmement violentes allant jusqu’à remettre en question les conditions mêmes de
ses travaux de recherche (position académique, financements), Gilles-Eric Séralini a décidé
d’intenter un procès en diffamation à Marc Fellous.
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Message de Christian Vélot, chercheur en génie moléculaire :
Comme vous le savez certainement, mon collègue Gilles-Eric Séralini, professeur à l’université de
Caen spécialisé dans l’étude des effets des pesticides et des OGM sur la santé, et président du
conseil scientifique du Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie
génétique), fait l’objet d’une vive campagne de dénigrement et de pressions morales, en particulier
depuis la publication (avec Joël Spiroux de Vendômois et Dominique Cellier) de contre-expertises
remettant en cause l’innocuité sanitaire de trois maïs OGM de Monsanto et la réalisation pour la
Cour suprême de l’Inde d’expertises sur une aubergine génétiquement modifiée ayant conduit le
gouvernement indien à mettre en place un moratoire sur la culture de cet OGM. Face à la violence
de ces attaques, qui viennent non seulement de Monsanto et de différents organismes d’évaluation
des OGM bien sûr, mais également d’une certaine frange de la communauté scientifique, et qui
vont jusqu’à remettre en question les conditions mêmes de ses travaux de recherche, Gilles-Eric
Séralini a dû avoir recours aux tribunaux.
Pour rappel ci-dessous une vidéo d’un de ses passages à la télévision :
http://www.youtube.com/watch?v=x1ySOyz4neo
Voir infos en pièce jointe et sur http://sciencescitoyennes.org/spip.php?rubrique129
Vous pouvez signer la pétition de soutien sur http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1801

Mardi 23 novembre, l’intersyndicale a appelé à une nouvelle journée nationale de mobilisation


contre la réforme des retraites. D’après l’intersyndicale, qui regroupe la CFDT, la CGT, la FSU,
Solidaires et Unsacette, cette nouvelle journée d’action sera marquée « par des actions
multiformes. Nous ne voulons pas enterrer la contestation », même si la réforme des retraites est
validée par le Conseil constitutionnel.
– A partir de 11h, le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers, qui participera à la
manifestation intersyndicale contre la réforme des retraites, donne RDV à tous ses soutiens
bienveillants sur la place des Sans-Papiers – ex-place de la République (métro du même nom) pour
ensuite rejoindre le cortège de la manif à Opéra.
– 12h : rendez-vous à Opéra, puis marche vers la place de la Bourse, chaîne humaine autour du
palais Brongniard et conférence de presse, témoignages de luttes et de succès. Fin de la
manifestation prévue vers 14h.

Mardi 23 novembre, à 18h, à Romainville (93), Eaux troubles à Pantin ?


« Les élus de notre communauté d’agglomération doivent prendre ce jour une décision qui engage
durablement la qualité et le prix de l’eau de nos robinets. En effet, la communauté d’agglomération
Est Ensemble pourrait choisir de quitter le Syndicat des eaux d’Ile-de-France, occasion historique
pour mettre en place une gestion publique de l’eau à Pantin ! À ce sujet, la population n’a été ni
informée, ni consultée. Le Syndicat des eaux (Sedif) confie, depuis presque un siècle, la
distribution de l’eau à la multinationale Véolia. De nombreux élus, citoyens et associations
dénoncent le manque de transparence et la surfacturation qui caractérisent ce contrat. Avec un
prix moyen de 4 € le m3, notre eau est parmi les plus chères de France. Pire encore, notre eau est
contaminée par l’aluminium, une des causes probables de la maladie d’Alzheimer, comme révélé
récemment par le reportage de France 3 “Du poison dans l’eau du robinet”. Une meilleure gestion
de l’eau est possible. En se connectant au réseau parisien, nos élus peuvent choisir une eau
publique, sans aluminium, et moins chère !
« Nous demandons au maire et président d’Est Ensemble, M. Kern, ainsi qu’à tous nos
représentants au sein du Conseil communautaire, de prendre toutes les dispositions nécessaires
permettant d’aboutir à une gestion publique de l’eau à Pantin et dans les communes concernées.
Nous exigeons que la commission consultative des services publics locaux, qui représente les
citoyens, soit consultée, comme il est prévu par la loi. De plus, nous exigeons que la population
soit consultée par référendum, car cette décision engage durablement notre avenir. Nous appelons
la population pantinoise à s’emparer de ce débat par deux rassemblements : à l’occasion du vote
du Conseil communautaire ce jour à Romainville, et à celle du conseil municipal de Pantin jeudi
25 novembre. La séance est ouverte au public. »
Appelez la mairie pour plus d’info : 01 49 15 40 00
Palais des fêtes, 28, rue Paul-Vaillant-Couturier (à côté de la mairie)
[Liste paris@decroissance.info, http://www.demosphere.eu/node/21358]

Mardi 23 novembre, à 20h, à Paris, AG du Frap (Festival des résistances et alternatives


parisiennes), dans un nouveau lieu artistique.
Chez Casa, 15 rue Lavoisier (Mo Robespierre).

Mardi 23 novembre, festival de cinéma Images mouvementées – Urbanisme


– 20h, L’île aux Fleurs (qu’on ne présente plus) et Le siècle des villes de Guilhem Rondot et Yves
Robert, ce film propose un regard sur les différents problèmes des mégapoles – violences,
gigantisme, inégalités, identité… – à travers cinq cas concrets : Sao Paulo, Hanoï, New York,
Beyrouth, Paris.
Débat : « Démesurbanisation », avec Jean-Pierre Garnier, sociologue urbain, et Philippe Verdier,
urbaniste et sociologue. Depuis deux siècles, l’impact des activités humaines sur la planète atteint
des proportions inédites. Rien qu’en France, en dix ans, une surface équivalente à celle d’un
département a été artificialisée, c’est-à-dire bétonnée, stérilisant irrémédiablement les terres
arables. Les conséquences à l’échelle de la planète sont radicales, au point qu’un néologisme a été
forgé pour qualifier l’ère géologique qui commence avec la Révolution industrielle : l’anthropocène.
Après des décennies de gestion de l’espace fondée sur la conquête, nous devons maintenant
repenser entièrement l’aménagement de nos territoires.
Contacts : attac-festimages@attac.org, Eve-Marie Bouché, 06 82 21 04 81.
Cinéma La Clef, 21, rue de La Clef (Mo Censier-Daubenton), cinema.la.clef@free.fr,
06 14 89 55 20, www.cinema.laclef.fr
Venez en avance, ça se rempli vite !

Mardi 23 novembre, à 20h, atelier populaire économique et social d’Attac Paris 12e « Les
économistes atterrés ou la pensée unique », introduit par Thomas Coutrot, coprésident
d’Attac et membre fondateur des Économistes atterrés. La crise a mis à nu le caractère dogmatique
et infondé de la plupart des prétendues évidences économiques répétées à satiété par les
décideurs et leurs conseillers. Il est possible de faire autrement ! Interventions et débat suivis d’un
buffet garni par les participants.
Vous pouvez écouter l’émission « Là-bas si j’y suis » du 16 novembre :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2039
Café associatif « La Commune », 3, rue d’Aligre, 01 43 41 20 55, cafeassociatif@cl-aligre.org,
www.cl-aligre.org

Mardi 23 novembre, de 19h15 à 20h30, à Paris 10e, 25e Alter mardi Parlons solutions :
« Dialogue avec Reza, photographe et entrepreneur social en Afghanistan et ailleurs ».
Reza reviendra avec nous sur son parcours et son engagement en tant que photographe et
fondateur de l’ONG Aina.
Il a couvert de nombreuses zones de conflits dans le monde, dont l’Afghanistan ; ses photos ont
fait la une de grands journaux internationaux ; photojournaliste de renom depuis vingt ans, Reza a
assisté derrière son objectif à la destruction des sociétés civiles des pays et territoires en crise.
Constatant les lourdes séquelles engendrées par ces conflits sur les populations, notamment sur les
femmes et les enfants (traumatismes, isolement, effritement des liens sociaux), et heurté tout
particulièrement par le manque de solutions existantes en matière de reconstruction immatérielle »
de la société civile, Reza passe de l’objectif au terrain en 2001 et fonde l’ONG Aina.
Conscient que l’accès de la population à l’information et à l’éducation est vital pour le
développement d’une société, c’est en créant, avec les populations locales, des outils d’information,
de communication et d’éducation adaptés, qu’il cherche à redonner une voix et un visage à ces
sociétés détruites. A travers son témoignage que recueillera sur scène Louise Bartlett, rédactrice
en chef d’Interdépendances, mais aussi la projection de ses photos et films, il retracera avec nous
sa carrière, ses réflexions et son passage à l’acte. Fort de son expérience en Afghanistan et
reconnu Senior Fellow par Ashoka en 2008, Reza évoquera également l’avenir de ses projets et la
réplication internationale de son modèle. Sarah Mariotte, responsable de la sélection et de
l’accompagnement des Fellows d’Ashoka France, animera le débat.
Inscription gratuite mais obligatoire ici : http://www.groupe-sos.org/alter-mardis-parlons-
solutions/participez/id/59#inscription
Comptoir général, 80, quai de Jemmapes (Mo République/Jacques-Bonsergent)

Mardi 23 novembre, à 20h, à Paris 15e, conférence « A quand des banques au service des
citoyens ? » avec Esther Jeffers, membre du conseil scientifique d’Attac.
Au Foyer de Grenelle, 17, rue de l’Avre.

Mardi 23 novembre, à partir de 22h05, sur Arte, une série de deux documentaires d’Yves Billy
(France, 2010, deux fois 52 min).
– Episode 1 : Mister carbone, l’après-Copenhague (à 22h05 — rediffusions le 25 novembre à
10h30 et le 6 décembre à 5h). De Kyoto à Copenhague, les émissions de CO2 n’ont cessé
d’augmenter. Portrait d’un ennemi public invisible et omniprésent. Responsable désigné du
réchauffement climatique, le gaz carbonique fait une entrée remarquée dans la politique
internationale
lors de la signature du protocole de Kyoto, en 1997. Depuis, au fil des ans, il s’est affirmé comme
une préoccupation majeure, sinon comme un ennemi public numéro un. Les mesures laborieuses
prises pour limiter les émissions de ce gaz à effet de serre se sont heurtées au dogme de la
croissance industrielle à tout prix. La conférence de Copenhague, l’année dernière, en fut
l’implacable illustration. L’emprise du carbone a envahi toutes les activités humaines, de la
production de jus d’orange à l’explosion des transports. Pays consommateurs et producteurs se
retrouvent dans le même cycle de dépendance, de responsabilité et… d’intérêts. Mister Carbone a
encore de beaux jours devant lui, comme le montre cet état des lieux des forces en présence.
– Episode 2 : La post-carbone attitude (à 23h - rediffusions le 25 novembre à 11h25 et le
7 décembre à 5h). Faut-il changer radicalement notre modèle économique pour réduire nos
émissions de CO2 ? Quels sont les scénarios à envisager ? La crise financière de 2008, avec la
baisse de l’activité économique et la prise de conscience de notre vulnérabilité vis-à-vis des
énergies fossiles, a mis la réduction des émissions de carbone au centre des débats.
Tous les secteurs d’activité sont concernés – agriculture, transports, constructions, urbanisme,
énergie… – et doivent connaître une véritable révolution, plaident les défenseurs du climat.
Sans volonté politique affirmée, les nouvelles technologies ne pourront à elles seules entraîner les
changements qui s’imposent. Comment envisager la décroissance dans un monde où
l’énergiedevient un objet de compétition de plus en plus féroce ? Scientifiques, politologues et
experts réfléchissent au monde de l’après-pétrole et évoquent la transition qu’il faudrait opérer
pour réduire notre consommation matérielle.

Mardi 23 novembre, à 17h30, à Paris 10e, Mardi de 4D « En route vers le prochain sommet de
la Terre à Rio », au Brésil, en 2012. Vingt ans après, l’heure est au bilan et à l’évocation des
perspectives. Quels ont été les effets des engagements pris en 1992 par les Etats en faveur du
développement durable ? Comment affirmer un nouveau projet de développement pour tous ?
Comment passer des engagements à l’action ? 4D propose, lors des Mardis de 4D, des séances de
discussions autour des enjeux de Rio dont celle d’aujourd’hui : « Pour en finir avec la
pauvreté : quel nouveau modèle de développement ? » avec Michel Faucon, ancien délégué
général du Crid (Centre de recherche et d’information pour le développement -
http://www.crid.asso.fr/), Nathalie Perez Marzano, déléguée générale du Crid, Dominique Olivier,
secrétaire confédéral au développement durable, CFDT. Animation : Jean-Luc Redaud, membre de
l’Association 4D.
En septembre dernier, les Etats se réunissaient à New York pour un sommet consacré aux Objectifs
du millénaire pour le développement (OMD). Qu’en est-il de la lutte contre la pauvreté au niveau
international en 2010 ? Quelles urgences soulignent les situations de pauvreté, d’exclusion, le mal-
développement ? Comment interpellent-elles notre modèle de développement ?
Les OMD, adoptés en 2000 par 189 Etats, traduisent l’ambition de la communauté internationale
en matière de lutte contre la pauvreté : réduction de l’extrême pauvreté et de la faim, assurance
d’une éducation primaire pour tous et d’un environnement humain durable, promotion de l’égalité
des genres et de l’autonomisation des femmes, construction d’un partenariat mondial pour le
développement. Les Etats constataient alors, au tournant du siècle, l’échec des politiques libérales
qui caractérisent les années quatre-vingt en matière de développement et de lutte contre la
pauvreté. Un nouvel élan semblait alors possible pour agir et obtenir des résultats significatifs d’ici
à 2015.
Depuis, l’accélération de la mondialisation, la montée en puissance des pays émergents et les
reflux du multilatéralisme, ont fait évoluer la situation : les écarts de richesse se sont accrus au
détriment des pays les plus pauvres et les atteintes à l’environnement se sont exacerbées sous
l’effet des demandes nouvelles des pays émergents. L’objectif du millénaire n° 1, qui consiste à
réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à
1 dollar par jour, devrait être atteint, voire dépassé en 2015 au plan mondial, grâce au dynamisme
du développement de plusieurs pays. Mais peut-on s’en contenter ?
Beaucoup voient dans ces évolutions la remise en cause du libéralisme triomphant qui n’a conduit
qu’à la crise financière et à de nouveaux modes d’exploitation accrus des hommes et de la nature,
beaucoup appellent à de nouveaux modèles de développement, privilégiant respect des individus et
préservation de l’environnement. Sujet à débattre…
Entrée libre et gratuite. Merci de confirmer par mail : adebouci[a]association4d.org
Contact : http://www.association4d.org info[a]association4d.org, 01 44 64 74 94
Salle des mariages de la mairie du 10e arrondissement, 72, rue du Faubourg-Saint-Martin (Mo
Gare-de-l’Est).

Du Mercredi 24 au mardi 30 novembre, 28e édition du Festival international du film


d’environnement http://www.iledefrance.fr/festival-film-environnement/

Mercredi 24 novembre, à 19h, « Dîner du Siècle » pour touTEs. Tous les derniers mercredis du
mois, les grands de ce monde, ministres, PDG, journalistes, ainsi que Le Roi Nicolas himself, bref
La Cour, se réunissent à l’hôtel Crillon pour un dîner somptueux (payé par qui, d’ailleurs ?)
pendant que le bon peuple mange des nouilles, encore.
Divers mouvements s’organisent pour s’inviter à cette petite sauterie, pour rappeler à nos
dirigeants que le peuple veut plus de pain. Il y avait peu de monde le 27 octobre (voir la vidéo ici :
http://www.dailymotion.com/video/xffhpf_le-diner-du-siecle-oct-2010_webcam).
Rendons-nous donc très nombreux devant l’hôtel Crillon, place de la Concorde (Mo Concorde).
Mercredi 24 novembre, à partir de 18h, à Paris 20e, soirée au Lieu dit.
– 18h : panorama de l’édition indépendante engagée : plus de 100 titres à découvrir !
– 20h30 : projection du film Mourir, plutôt crever ! de Stéphane Mercurio (92 min, 2009)
À 80 ans, Siné, continue le combat ! Il n’a jamais faibli, ses rages sont celles de ses 20 ans. Les
allers-retours entre passé et présent construisent par petites touches un portrait cohérent d’un
homme intègre plein de contradictions. D’un artiste aussi. D’un bon vivant insurgé contre le
colonialisme, le capitalisme, l’obscurantisme, le fanatisme, l’intégrisme, les militaires et les curés.
Un film-portrait drolatique et tendre de Siné par sa fille, Stéphane Mercurio : « Je l’ai filmé
combatif comme je l’avais connu autrefois, ne baissant jamais la garde, n’ayant peur de rien,
injuste parfois, de mauvaise foi souvent, mais aussi généreux, tendre, drôle, fragile… »
Bar-restaurant Le Lieu dit, 6, rue Sorbier, 01 40 33 26 29, contact@lelieudit.com,
http://www.lelieudit.com/

Jeudi 25 novembre, à 18h30, à Pantin. Eaux troubles à Pantin ? (suite) : rassemblement citoyen
à l’occasion du conseil municipal de Pantin. La séance est ouverte au public.
Centre administratif, 84/88, av. du Général-Leclerc.

Jeudi 25 novembre, à 20h, à Paris 20e, carte blanche au Passager clandestin : rencontre entre
Miguel Benasayag* et Xavier Renou : « Réinventer le vivre-ensemble ». Miguel Benasayag,
psychanalyste, essayiste et ancien militant guévariste en Argentine, vient de préfacer Le Discours
de la servitude volontaire de La Boétie dans la collection de Rééditions du Passager clandestin.
Xavier Renou est le fondateur des Désobéissants, collectif pour la diffusion de la désobéissance
civile non violente. Il dirige au Passager clandestin la collection Désobéir.
Partant de l’idée que « résister, c’est créer » – pour reprendre le titre d’un essai de Benasayag –,
quelles sont les conditions de la réinvention du vivre-ensemble dans une société de plus en plus
soumise aux injonctions du discours néolibéral ? Telle est la question à laquelle ils tenteront de
répondre au cours de cette discussion.
Bar-restaurant Le Lieu dit, 6, rue Sorbier, 01 40 33 26 29, contact@lelieudit.com,
http://www.lelieudit.com/

Jeudi 25 novembre, à 22h15 sur Arte, 93 La Belle Rebelle, film de Jean-Pierre Thorn. Une épopée
musicale, du rock des années soixante au slam, qui montre avec rythme et brio comment la
musique a toujours été partie prenante de la révolte de la jeunesse populaire, et combien ces
zones urbaines si décriées sont des viviers d’inventivité et d’énergie artistiques. Un demi-siècle de
résistances musicale au fil des mutations de la Seine-Saint-Denis, au travers des archives et
témoignages de Daniel Baudon, Sixties Memory, Marc Perrone, Loran, Bérurier noir et les
Ramoneurs de menhirs, Dee Nasty, NTM, Casey, B-James, Serge Teyssot-Gay et Zone libre, 93
Slam Caravane : Abdel Haq, Bams, Grand corps malade, Yo et D' de Kbal…
Le film sortira en salles le mercredi 26 janvier.
Retrouvez l'entretien avec Jean-Pierre Thorn dans le numéro 83 de Cassandre/Horschamp

Jeudi 25 novembre, de 18h à 21h, à Paris, AG interpro. Contact : Nane, nane.ov@gmail.com


Salle Croizat, à la Bourse du travail (Mo République).

Jeudi 25 novembre, à 19h, à Paris 11e, rencontre organisée par l’AITEC (http://aitec.reseau-
ipam.org/) sur la question du logement en France. Cette rencontre fait suite aux échanges du
21 octobre, axés sur la dimension européenne. Vous trouverez la synthèse des éléments discutés
le 21 octobre, incluant les pistes de travail envisagées et quelques références bibliographiques ici :
https://files.me.com/bonnefille/y1arcr https://files.me.com/bonnefille/3efdqm
L’AITEC est par ailleurs engagée dans un travail de production d’analyse, aux côtés de la Fapil
(Fédération des Associations et des Acteurs pour la Promotion et l’Insertion par le Logement -
http://www.fapil.net/), sur la question du droit au logement. Ce travail consiste à produire un
rapport de 10 pages relatif au droit au logement (constat/dénonciations/recommandations) qui
sera intégré au rapport alternatif portant sur l’ensemble des droits économiques sociaux et
culturels (DESC). Ce rapport alternatif est coordonné par la plateforme DESC (qui réunit 56
associations, ONG et syndicats) au sein de laquelle l’AITEC et la Fapil coordonnent la contribution
spécifique au droit au logement. Une réunion est organisée par l’AITEC et la Fapil, le mercredi
1er décembre à 9h30 au CICP. Elle est ouverte à l’ensemble des partenaires susceptibles et
volontaires pour contribuer au rapport de 10 pages sur le droit au logement. Pour l’AITEC, Cécile
Canpolat a préparé une proposition de contribution https://files.me.com/bonnefille/kl0peb à partir
de laquelle vous pourriez nous transmettre vos suggestions/ajouts/commentaires. Vous trouverez
une note produite par l’AITEC en 2007 qui posait déjà de nombreux éléments sur le droit au
logement : https://files.me.com/bonnefille/d032l9
NB : La France étant signataire du Pacte international relatif aux DESC, elle a l’obligation de rendre
des rapports relatifs aux DESC au comité des Nations unies – le rapport alternatif viendra faire
écho à ces rapports officiels, présentés par le gouvernement français.
Si vous envisagez de participer à la rencontre, merci de le signaler à partir du lien suivant :
http://doodle.com/participation.html?pollId=ghgynpihpxgcwxsu
Contact : Alexia Ghobril/AITEC, alexia.aitec@reseau-ipam.org
Au CICP, 21 ter, rue Voltaire (Mo Rue-des-Boulets, Nation).

Vendredi 26 novembre, à 20h, à Paris, réunion action antisexiste.


Contact : lulu_cifer (a) no-log. org
Chez Myriam, 10, rue Ordener (code b586, interphone Solais).

Vendredi 26 au dimanche 28 novembre, à Dijon, réunion internationale pour préparer la


mobilisation contre le G8 et le G20 en France en 2011.
Quelques infos pratiques :
– Il risque de faire froid donc pensez à prendre des vêtements chauds, duvets, couvertures…
– Suivant le nombre que nous serons, nous n’auront peut-être pas assez de place dans des lits,
donc si vous pouvez, merci d’apporter matelas ou tapis de sol…
– Les repas seront vegan et à prix libre.
– Certain-e-s viennent de loin, nous mettrons une caisse pour recueillir des participations
éventuelles destinées à les aider à financer le voyage.
– Organisation de la réunion : il faudra des personnes pour traduire les débats en direct (anglais,
français, allemand, italien, espagnol, hollandais…). Si vous pouvez filer un coup de main pour les
traductions, ne serait-ce qu’un petit temps, merci de contacter les personnes qui se chargent de
coordonner les traductions à cette adresse : traduction@dodeline.net
Nous aurons aussi besoin d’aide pour l’animation des débats : prises de notes, modération,… Si ça
vous intéresse, vous pouvez envoyer un mail à : facilitation@dodeline.net
Contact : dissent_fr@riseup.net, http://dissent-fr.eu/
A l’espace autogéré des Tanneries, en bordure sud de Dijon, à l’entrée de Longvic, plus
précisément au 17, boulevard de Chicago.
Comment s’y rendre :
– à pied, à vélo : depuis la place Wilson (centre-ville), prendre la rue d’Auxonne jusqu’au bout. À la
fin de la rue, tourner à droite sur le boulevard de Chicago. Les Tanneries se trouvent quelques
centaines de mètres plus loin sur la droite.
– en bus : place Wilson, marcher jusqu’à l’arrêt Dijon-Wilson-Dumont, et prendre le bus 10,
direction Cimetière-Claudon/Bertillon. Descendre à l’arrêt Champeaux ou Coty. Plus d’infos sur
http://divia.fr/
Plan et contact :*http://tanneries.squat.net/contact.shtml

Samedi 27 novembre, à partir de 15h, 48e action parisienne des déboulonneurs de publicité.
Rendez-vous à la sortie du métro Étoile, située à l’angle de l’avenue de Friedland.
Pour information, lire le dernier communiqué de presse « Cynisme à tous les étages ! »
http://www.deboulonneurs.org/article461.html

Samedi 27 novembre, de 9h30 à minuit, à Vincennes, rendez-vous au théâtre du Soleil, Faites


circuler les utopies : la Cimade propose une journée de fête et de débat, pour se pencher, non
pas sur les problèmes, mais sur les solutions. Pour faire circuler les propositions, les idées, les
gestes qui inventent, qui innovent, qui accueillent. Une journée comme une grande fête pour
mettre en partage, bouleverser et réinventer nos imaginaires sur les migrations.
Les trois nefs du Théâtre du Soleil seront aménagées en trois espaces. Toute la journée, le public
sera invité à circuler dans ces espaces, grâce notamment à la présence d’une brigade d’accueil
mobile, composée de bénévoles de la Cimade et de migrants et animée par Garniouze,
bonimenteur, homme de rue et de cirque.
Des moments de convivialité, notamment autour des repas, d’interventions de slameurs,
émailleront la journée. L’espace forum, ouvert entre 9h30 et 19h permettra la rencontre avec
30 structures engagées auprès des étrangers. Quatre tables rondes se succéderont dans l’espace
gradins, entre 9h30 et 19h. Une exposition sera présentée dans la nef centrale, où seront
également projetés les mots, les utopies envoyées par internet.
La soirée se terminera par une fête : le bal sans frontière pour apprendre les pas de l’altérité ! avec
Les Mercenaires de l’ambiance. Cette soirée festive sera orchestrée par Soro Solo et Vladimir
Cagnolari, les présentateurs de l’Afrique enchantée sur France Inter.
Les Mercenaires de l’Ambiance (sous réserve), orchestre maison de musiques à transpirer,
interpréteront les grands tubes du répertoire moderne africain, du Highlife ghanéen à la rumba
congolaise, sans oublier l’afro-beat nigérian !
Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes (Mo Château-de-Vincennes, sortie en tête de train
vers la gare d’autobus où des navettes viendront vous emmener jusqu’à la Cartoucherie, sinon
autobus 112 jusqu’à l’arrêt Cartoucherie).
http://www.faitescirculerlesutopies.com/levenement

Samedi 27 novembre, à partir de 17h, à Marly-le-Roi (78), café repaire de Là-bas si j’y suis, avec
Annie Lacroix-Riz. Historienne et femme d’engagement, elle parlera sans détour du résultat de
ses sept ans de recherches dans les archives sur la période d’avant guerre, autour de son dernier
livre Le choix de la défaite, les élites françaises dans les années 1930 (2de édition chez Armand
Colin). Quelles sont les causes de la défaite française de 1940 ? À la lumière d’archives françaises
et étrangères, pour la plupart jamais encore dépouillées, Annie Lacroix-Riz revient sur les origines
de Vichy. « Un essai très engagé, qui bouleverse notre connaissance de cette période de l’histoire
de France et, au-delà, des relations internationales. Cet ouvrage défend la thèse que les hommes
de Vichy ont préparé leur arrivée au pouvoir et que la transformation des institutions, rendue
nécessaire par la crise, passait par la défaite française. »
Version intégrale de l’émission du 17 juin 2010 (“datée au 20 juin“) « Plutôt Hitler que le Front
populaire ! » sur http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1974&var_recherche=lacroix++riz
Ainsi que http://www.la-bas.org/
Ecouter aussi sa prestation sur Radio libertaire (Chronique syndicale), téléchargeable ici :
https://files.me.com/bonnefille/d95v69.mp3 ou, encore mieux, écoutable directement sur ce blog,
rubrique Podcast http://petitagendaentreamis.toile-libre.org/ (colonne verticale de droite).

http://repairemarly.free.fr/?p=2284
Au bar-restaurant Le Fontenelle, 30, rue de Fontenelle (derrière la gare SNCF de Marly-le-Roi).

Samedi 27 novembre, de 9h à 19h, à Viry-Châtillon (91), Viv (r) e la gratuité des services
publics locaux ! Colloque international, coorganisé par Le Sarkophage et la communauté
d’agglomération des Lacs de l’Essonne, pour écouter les citoyens, les associations, les experts, les
élus, pour rendre compte des expérimentations, pour (re) penser une alternative globale à la crise
du système capitaliste et à son cortège de misères. Un colloque parce que l’esprit de la gauche est
toujours de penser en dehors des solutions que nous impose le système.

La population est massivement attachée à ses services publics. La crise sociale et écologique se
conjuguent pour rendre plus que jamais nécessaire de nouvelles politiques de gestion des biens
communs dans le but de satisfaire les besoins fondamentaux de chacun et de retisser du lien
social. C’est justement là le rôle premier du service public, qu’il soit local ou national. Enfin, le
service public, dont le citoyen est autant usager qu’acteur, contribue à revivifier l’intervention
citoyenne. Nous croyons nécessaire mais aussi possible de marcher progressivement vers la
gratuité des services publics locaux, préalable à la construction d’une gratuité pour les services
publics nationaux. La gratuité constitue une des valeurs fondamentales de la gauche. Elle est
nécessaire sur le plan social, environnemental et politique. La gratuité peut-être une façon de
reprendre l’initiative face à la droite.
En premier lieu parce qu’elle pose la question du choix politique, élaboré en lien avec les besoins et
les aspirations des citoyens. Ainsi, quelle est la priorité entre rendre le stationnement des voitures
gratuit ou la cantine pour les enfants ? Plus loin, faut-il une gratuité d’accompagnement du
système ou une gratuité au service de politiques d’émancipation ? A titre d’exemple, l’eau potable
devient, à l’échelle de la planète, de plus ne plus rare. Pourquoi payer le même prix pour
l’eau destinée à faire son ménage et remplir sa piscine ? Raison de plus pour aller vers la gratuité
de son bon usage et renchérir ou interdire son mésusage. Ce qui vaut pour l’eau doit valoir pour
l’ensemble des biens communs indispensables à la vie. Encore faut-il identifier ces biens. Cela
posé, comment construire économiquement, socialement, culturellement et politiquement cette
gratuité ? Le débat n’a cessé, au cours des années, d’agiter les différentes sensibilités de la
gauche. Parmi les principaux arguments qui lui sont opposés, est-il vrai que la gratuité
déresponsabilise et prive de toute valeur ?

– Accueil et introduction : Gabriel Amard, président de la communauté d’agglomération des Lacs


d’Essonne. Ouverture : Paul Ariès, politologue, directeur de la rédaction du Sarkophage
– « Construire culturellement la gratuité des SP », avec Jean-Louis Sagot-Duvauroux, dramaturge,
philosophe ; Gilles Clément, paysagiste, poète ; Denis Collin, philosophe ; et Jean Cornil, ex-
député socialiste belge, président du PAC.
– « Construire dans les luttes la gratuité des services publics », avec Jean Martelli, historien ;
Thierry Brugvin, sociologue ; Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale du Front de Gauche en
Rhône-Alpes, secrétaire nationale du Parti de Gauche ; et Jean-Michel Drevon, syndicaliste
– « Construire la gratuité des services publics au quotidien », avec Aurélien Bernier, économiste,
secrétaire national du M’PEP, Alain Belviso, président de la communauté de communes Sainte-
Beaume-Garlaban- Huveaune (Bouches-du-Rhône) ; André Aschieri, maire de Mouans-Sartoux
(Alpes-Maritimes) ; René Balme, maire de Grigny (Rhône) ; René Revol, maire de Grabels
(Hérault) sur la gratuité des transports scolaires.
– Conclusions : Gabriel Amard, Paul Ariès
– Perspectives : Jean-Luc Mélenchon, député européen.
Entrée libre et gratuite.
Au siège de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne, 52, avenue du Président-
Kennedy (RER C, arrêt Savigny-sur-Orge où il faut prendre la DM22 jusqu’à l’arrêt Président-
Kennedy).
[source : Action Consommation www.actionconsommation.org, 01 48 05 86 81,
info@actionconsommation.org]

Samedi 27 novembre, à 19h, à Paris 2e, l’Association des objecteurs de croissance d’Île-de-France
vous invite à une conférence-débat sur le thème : « Pour que chacun puisse vivre : un revenu
pour tous ! » avec Evelyne Perrin (AC ! — Attac), pour un revenu garanti pour tous avec ou sans
emploi, et Baptiste Mylondo (Utopia), pour un revenu inconditionnel d’existence.
Bibliographie : Baptiste Mylondo, Ne pas perdre sa vie à la gagner, Précis d’utopie réaliste, un
revenu pour tous ; Evelyne Perrin, Chômeurs et précaires, au cœur de la question sociale.
http://.adoc-france.org, www.lesobjecteursdecroissanceidf.org, objecteurdecroissance@yahoo.fr
Mairie du 2e arrondissement de Paris, 8, rue de la Banque (Mo Bourse, RER Les Halles).

Samedi 27 novembre, à partir de 17h, à Paris, marche de nuit féministe et non mixte
« Charmante ! », « Vous êtes seule(s) ? », « Ah ! vous lisez mademoiselle ? », « Vous n’avez pas
peur ? », « T’es bonne, tu sais… », « Tu pourrais être canon si tu mettais une jupe ! », « Tu
suces ? », « Pour qui tu te prends, salope ! », « Tu n’es qu’une sale gouine ! », « Laquelle fait
l’homme ? », « C’est il ou elle ? », « Les gens comme toi ne devraient pas exister ! »
Pelotées dans le métro, suivies et insultées dans la rue, nous sommes considérées, jugées et
jaugées comme un morceau de viande. NON, les violences n’ont pas d’heure, et elles sont partout :
dans les maisons, dans la rue, au travail… L’espace public (métro-bus, parcs, bars, rues) soi-disant
neutre, est recouvert de pubs de magazines, d’affiches, banalisant la culture du viol. Les
agressions masculines sont cause de mort, d’invalidité, de handicaps pour les femmes du monde
entier. La violence des hommes contre les filles, les femmes, les lesbiennes et les femmes trans
frappe tous les milieux sociaux, toutes les cultures, tous les pays et toutes les religions.
Nous dénonçons les violences spécifiques faites aux lesbiennes parce qu’elles s’aiment, affirment
leur existence, se réapproprient les espaces, échappent au contrôle des hommes. Nous voulons
être libres de circuler de jour comme de nuit. Liberté et autonomie pour toutes ! Nous marcherons
contre toutes les violences patriarcales dans l’espace public comme dans l’espace privé.
L’agresseur ne sonne pas, il a la clé. L’espace conjugal et familial reste le lieu privilégié de toutes
les maltraitances.
Nous marcherons contre tous les interdits qu’on finit par trouver normaux et contre toutes ces
normes (des normes esthétiques et de l’obligation à la sexualité et au plaisir après leur interdiction
pendant des siècles, à la contrainte à la maternité et à l’hétérosexualité) qui nous étouffent. « La
libre disposition de notre corps » s’est transformée en « libre exploitation de notre corps ».
Nous marcherons pour transformer nos peurs en rage, en lutte, en force. Nous refusons la
récupération de nos luttes par les partis à des fins racistes, sécuritaires, électorales et de contrôle
social. Nous sommes contre la stigmatisation et l’exclusion des femmes voilées, et soutenons celles
qui refusent le voile imposé. Nous sommes contre la loi sur le racolage passif qui criminalise les
prostituées et les rejette vers la périphérie et les met en danger.
Nous sommes contre les vidéos-surveillances, la rétention de sûreté, les contrôles au faciès. Nous
refusons un état qui rafle et qui expulse les femmes sans papières. Nous marcherons contre
l’économie capitaliste qui écrase d’abord les femmes (bas salaires, CDD, temps partiels imposés).
Nous ne voulons pas d’un monde où l’on doit choisir entre rêver d’être patronne et souffrir d’être
exploitée. Nous reprendrons l’espace public sans drapeaux ni partis.
Nous sommes libres de dire NON. Autonomie et résistance ! Fortes et fières, Solidaires et en
colère ! Nous prenons la rue et la parole pour affirmer : Filles, femmes, femmes trans, lesbiennes
et féministes, La liberté de décider de nos vies partout et toujours ! Marchons la nuit, pour ne plus
nous faire marcher dessus le jour !
http://ragedenuit.blogspot.com/ ragedenuit@gmail.com
Rendez-vous à 17h devant l’hôpital Tenon, rue de la Chine, Paris 20e (Mo Gambetta).
Il y a des réunions unitaires tous les vendredis (jour du poisson) à 18h (heure de Bamako) et
18h30 (heure de Paris) précises au local de Sud Éducation Paris, 30 bis, rue des Boulets, Paris 11e
(Mo Rue-des-Boulets).

Depuis la fin de Baudelique, qui n’est pas la fin de la lutte, les sans-papiers du Ministère se
rassemblent tous les jours de 13h à 18h-19h sur leur place de la République près du manège et du
stand de barbe à papa et patati et patata.

* Résistance, Miguel Benasayag : « Libérer la puissance d’agir des gens »


(Bastamag — 8 novembre 2010)

L’important mouvement social d’octobre repose la question : comment résister aujourd’hui face au
néolibéralisme triomphant ? Comment ne pas se laisser submerger par un triste sentiment
d’impuissance ? En l’absence de modèle alternatif livré clé en main, et sans promesse d’un avenir
meilleur, la réponse, pour le philosophe et psychanalyste Miguel Benasayag, se trouve peut-être
dans les expérimentations concrètes qui fleurissent partout dans le monde. Bref, apprendre
à agir joyeusement « ici et maintenant », tout en faisant preuve de patience.

Basta ! : Comment résister aujourd’hui ? Comment construire du neuf, en l’absence de


tout modèle alternatif ?
« Résister ce n’est pas simplement s’opposer à la xénophobie, à la fermeture d’une usine, ou à
d’autres mesures si injustes soient-elles. Le problème c’est comment résister d’une façon
totalement nouvelle historiquement : résister en l’absence de modèle alternatif. Il faut avoir le
courage d’assumer une époque complexe. La création de quelque chose de nouveau prendra le
temps qu’il faudra. Il n’y a pas de raccourcis. Ceux qu’on nous propose sont des voies sans
issue. Aujourd’hui il existe une myriade d’expériences d’éducation populaire, de contre-pouvoirs,
d’associations de quartier… Où que l’on regarde dans le monde entier, les gens cherchent
pratiquement comment faire autrement. »

Les luttes actuelles semblent défensives, suscitées par des sursauts d’indignation.
Comment ne pas se laisser submerger par un sentiment d’impuissance, par le piège de
l’attente ?
« Pendant un siècle et demi, le moteur des luttes était dans le futur, dans une promesse. On vit
aujourd’hui dans une société où le futur représente une menace. Ce n’est donc certainement pas
dans le futur que l’on va trouver la force de se battre. Toute évocation du futur a tendance à nous
inhiber, à nous paniquer. Et c’est justement au nom de ce futur que le pouvoir nous domine et
nous rend triste. Comment bouger si nous n’avons pas la motivation d’une promesse ? Le moteur
des luttes a changé de place, il est ici et maintenant, dans le présent. […] Le néolibéralisme n’est
pas centralisé, il existe sous des formes différentes dans chaque lieu. La question n’est pas
comment le vaincre, mais comment résister au néolibéralisme dans chacune de ces situations.
[…] Le néolibéralisme a capturé la puissance d’agir des gens dans le désir de consommation, dans
la peur. Notre question : comment libérer la puissance d’agir des gens ? »

La surenchère du gouvernement est permanente. Ces mesures traduisent une


radicalisation du néolibéralisme. Les formes de résistance doivent-elles aussi se
radicaliser, au risque de renouer avec la violence ?
« Le gouvernement et le pouvoir en place ne se radicalisent pas. Notre cour de récréation
d’Européens est très gênée quand quelque chose se passe. Ce que font Sarkozy, Berlusconi ou
d’autres, c’est simplement appliquer le projet néolibéral : casser de l’humain, casser la solidarité, il
faut une flexibilité totale. Quand on voit une horreur comme les suicides à France Télécom, tout le
monde croit que c’est un accident. Non, France Télécom est seulement la partie visible de l’iceberg.
A la limite le pétrole est respectable parce que c’est une ressource non renouvelable. L’humain est
une ressource absolument renouvelable. Nous n’arrêtons pas de nous renouveler tout le temps.
D’ailleurs on adore ça. Il n’y a donc aucune raison pour que le néolibéralisme respecte l’humain. Il
n’y a pas de radicalisation : le néolibéralisme applique simplement son plan de cassure de tout
acquis, de toute barrière qui limite la seule recherche du bénéfice. »

Quel est le rôle de l’éducation dans cette résistance ? Comment peut-elle être un vecteur
d’émancipation ?
« Nous sommes les héritiers d’une pensée qui estime qu’un être humain conscient, qui pense, est
un être humain qui sera du côté de la liberté. Et ça ce n’est pas vrai. Un être humain conscient qui
pense peut être un salopard, voire pire. La conscience ne garantit absolument rien. Être conscient
de ce qui se passe ne change pas les choses. Cet optimisme simpliste s’est cassé la gueule. Un
homme éduqué n’est pas vacciné contre la barbarie. Si nous voulons que les gens puissent vivre
autrement, il faut construire des pratiques d’éducation alternatives. Dans l’école, dans les
quartiers, il faut que les mômes expérimentent que la solidarité est plus joyeuse que l’égoïsme. Si
on l’explique à quelqu’un, il va comprendre, mais en pratique il restera de l’autre côté. Le grand
défi, c’est de pouvoir éduquer à travers des pratiques transmissibles et non pas à partir de
concepts compréhensibles. »

Selon vous, il est essentiel aujourd’hui de penser les conflits sociaux autrement que dans
la recherche leur dépassement, de leur résolution. Est-il nécessaire de penser la
« permanence du conflit » et sa structuration pour faire vivre la démocratie ?
« Qui refoule le conflit se condamne à l’affrontement violent. A chaque fois qu’il y a des grèves, le
gouvernement dit : on a mal communiqué. Cela signifie : bande de cons, si vous sortez dans la
rue, ce n’est pas parce qu’il y a un conflit respectable, c’est parce que vous n’avez pas compris.
Donc soit je vous explique à nouveau, soit je vous écrase. Sur des problèmes culturels, religieux ou
sociaux, il y a une série de conflits. Ce n’est pas pareil de dire : ces conflits existent, comment fait-
on société ensemble, que de chercher leur résolution. S’il y a conflictualité, nous pouvons avoir des
territoires et des projets en commun. C’est l’une des voies de reconstruction des résistances. »
Propos recueillis par Agnès Rousseaux et Nacera Aknak Khan
http://www.bastamag.net/article1266.html

ooOOOoo
SAVOIR, AGIR

– Une trentaine de personnes a pris en main le péage de Dijon Sud pour la constitution d’une
caisse de grève et pour le Mouvement unitaire sur les retraites à la Fac.
Dimanche 14 après-midi, un retour de week-end pluvieux pour de nombreux automobilistes sur
l’« autoroute du soleil ». Un brin de gaieté pourtant, puisqu’au loin sur le péage, une banderole
annonce en lettres flashy « Péage Gratos ». Ouah ! ça fait toujours plaisir d’éviter le racket des
sociétés d’autoroute et de ne pas devoir engraisser les actionnaires. Magique ! Les barrières
habituellement hostiles restent levées, les flèches sont au vert et une trentaine de personnes a
remplacé les habituels caissiers et fait le comité d’accueil. Avec un peu d’info sur papiers et des
sourires, ils invitent plutôt à contribuer financièrement et librement à la constitution d’une caisse
de grève pour soutenir ceux qui se sont battus les semaines passées et qui se battront encore dans
les temps à venir, mais aussi pour aider le mouvement étudiant en gestation (Mouvement unitaire
sur les retraites) à la Fac, suite à l’occupation la semaine dernière de l’amphi Roupnel. Depuis la
lutte sur les retraites, la question d’un soutien financier aux grévistes, par le biais des syndicats ou
avec des apports extérieurs, se repose de manière vivace, parce qu’il faut tenir et se donner les
moyens de pouvoir encore arrêter le travail, de ne pas se retrouver seul après coup à manger des
cailloux.
L’idée de « caisse de grève », qui semblait parfois être tombée dans les oubliettes des
mouvements ouvriers passés est remise au goût du jour, avec des dons personnels mais aussi par
la multiplication d’initiatives collectives, entre autres, les opérations de péages « prix libre » pour
les grévistes. Initiative populaire s’il en est puisque tout le monde s’y retrouve à part la bande à
APRR, AREA, Eiffage, Vinci et consorts. Les pauvres !
Ce dimanche, le gang des gendarmes finit par arriver à l’appel du gérant rabat-joie, qui bougonne
depuis un moment déjà et se démène sur son portable, en se mettant au travers de la route au
risque de créer des blocages. Après une rapide analyse de la situation et un petit moment où les
gendarmes s’amusent eux aussi à faire passer les voitures gratos mais sans soutien aux grévistes,
ils menacent finalement les occupant-e-s de sévir s’ils ne décampent pas très vite. Comme cela fait
déjà un moment que ça dure et que le temps s’aggrave, le groupe décide de repartir, escorté par
les petits hommes en bleu, mais sans encombre. Quelque chose nous dit que les empêcheurs de
payer en rond étaient toutefois bien décidés à revenir là ou ailleurs, par ce moyen ou d’autres,
taper dans les poches des patrons et redistribuer un peu des richesses !
http://juralibertaire.over-blog.com/article-dijon-14-novembre-le-peage-s-ouvre-a-prix-libre-en-
soutien-aux-grevistes-61061245.html
[source : Brassicanigra, 15 novembre 2010].

– Loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) : fin de la session parlementaire au


Sénat pour cette loi scélérate qui devrait s’appliquer au 1er janvier 2011.
Après France Télécom, La Poste, la SNCF, etc. c’est au tour d’EDF
1) Pour les fameux compteurs dit intelligents qui devraient être installés bientôt et qui devraient
nous être facturés au prix très, très fort (autour de 300 €) et qui, de surcroit, ne seraient pas
fiables, il ne faudra rien signer. On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux compteurs, et de les
changer ; par contre, étant donné que nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune obligation
de signer quelque document que ce soit ; et, en l’absence de signature de notre part, EDF ne
pourra pas nous obliger à payer ces compteurs…
2) Les tarifs d’électricité vont augmenter pour permettre la concurrence. Faux !
À terme, l’usager peut s’attendre à des hausses substantielles de sa facture, comme cela s’est déjà
produit pour le gaz. Ne nous laissons pas faire !
Constatant que la concurrence ne fonctionne pas – plus de 96 % des Français restent fidèles à
l’opérateur historique (EDF) –, le gouvernement a décidé de créer cette concurrence
artificiellement. La loi étant passée dans une relative indifférence, c’est à partir du 1er janvier 2011
qu’EDF aura obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité.
Un véritable hold-up !
Les fournisseurs privés d‘électricité vont se voir offrir un quart de la production, que les Français
ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs
actionnaires.
C’est une première que d’obliger une entreprise, dans le monde de la « concurrence libre et non
faussée », à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout
d’électricité.

Plus d’info : www.poursavoir.fr


http://www.monde-diplomatique.fr/2004/06/ANTOINE/11276 (article de 2004)

Autres exemples de privatisations :


http://www.sudptt44.org/e107_files/public/1217412610_1_FT0_page3.pdf
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article7886
http://www.partagedeseaux.info/article300.html