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La gestion des collectivités territoriales à la lumière des rapports annuels de la cour des comptes Les Finances Locales/S5

Exposé sur :

La gestion des collectivités territoriales


à la lumière des rapports annuels de la
1
cour des comptes
Encadrant : JABRANI ABDELLATIF

Réalisé par les étudiants :

 ABRAHAM MODALBAYE
 ZAKARIA SEMGAT
 EL HAOUAS LOUBNA

FSJES TANGER 2019-2020


La gestion des collectivités territoriales à la lumière des rapports annuels de la cour des comptes Les Finances Locales/S5

Le plan de l’exposé

Introduction

I- La gestion des finances locales

A- L’Autonomie financière des collectivités territoriales

B- La gestion du budget locales

II- L’influence de la cour des comptes sur la gestion des finances locale
2
A- La relation entre la cour des comptes et les cours régionales des
comptes

a. Les relations organiques


b. Les relations fonctionnelles

B- Le rôle de cour des comptes

a- Les attributions juridictionnelles


b- Les attribution extra-juridictionnelle

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La gestion des collectivités territoriales à la lumière des rapports annuels de la cour des comptes Les Finances Locales/S5

Introduction

« … L'organisation territoriale du Royaume est décentralisée, fondée sur une


régionalisation avancée1…. L'organisation territoriale du Royaume repose sur les
principes de libre administration, de coopération et de solidarité. Elle assure la
participation des populations concernées à la gestion de leurs affaires et favorise leur
contribution au développement humain intégré et durable2…Les régions et les autres
collectivités territoriales disposent de ressources financières propres et de ressources
financières affectées par l'État3 »

L’expression gestion des finances locales sert depuis quelques années de cadre
à un débat animé sur les capacités et la réforme des finances des unités
décentralisées au Maroc.

L’importance de la gestion des finances locales découle du rôle central que


jouent les finances locales dans un Etat démocratique désireux de se
développer : une politique budgétaire axée sur des objectifs et une gestion 3
budgétaire transparente sont à la base de prestations locale visant à réduire la
pauvreté et à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement dans
notre pays.

Pour ce qui est du contrôle des finances locales, il compte parmi les tâches
clés édictés par la constitution. La transparence des finances locales de même
que la participation de la population et de groupements de la société civile à
l’établissement du budget témoignent du bon fonctionnement d’un système
fondé sur l’obligation des autorités de rendre compte de leur action.

À ce titre, des systèmes de gestion des finances locales transparents et


participatifs contribuent à faire respecter les droits humains, au sens
d’autonomisation Ils permettent en effet aux citoyens d’influencer et d’adapter
les milieux et les institutions politiques afin que ceux-ci servent leurs intérêts,
de revendiquer leurs droits et de se faire entendre auprès des élites politiques.
Puisque les divers éléments et sous-systèmes abordés dans le débat sur la
gestion des finances publiques des collectivités locales ont une portée
1
Article 1 de la Constitution Marocaine
2
Article 139 de la CM
3
Article 141 de la CM

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considérable, on tend désormais à parler plus largement de bonne gouvernance


financière. On applique alors les principes de la bonne gouvernance au secteur
des finances locales.

Actuellement, les experts, les chercheurs et les décideurs soulignent


l'importance de l'échelon local, devenu le cadre privilégié des nouvelles
stratégies de développement. Il constitue même le niveau pertinent où les
questions de développement et d'emploi se posent réellement. On observe
aujourd'hui que les principales sources de financement des collectivités locales
au Maroc sont constituées du produit de la fiscalité, du transfert par l'Etat et
de certaines ressources par le biais du Fonds du d’Équipement Communal.

On observe également que les budgets locaux demeurent insuffisants au


regard des besoins énormes à satisfaire et que les recettes budgétaires couvertes
par l’Etat central sont grevées par les charges de fonctionnement qui
empêchent tout effort d'investissement.

Partant de ce cadre général, la problématique de cette recherche s’articule


autour des questions de la gestion, de l’évaluation et du management des
finances locales et le rôle des rapport annuels de la cour des comptes sur la 4
gestion des finances locales

Aussi, il s’avère nécessaire d’interpeller la nature du système financier des


collectivités locales marocaines à travers la question majeure des mécanismes
d’évaluation des finances locales qui peuvent être envisagés pour une
gouvernance locale au Maroc.

Les questions majeures qui se posent se rapportent ainsi aux diverses


mesures et actions prises pour évaluer la gestion des finances locales au Maroc
et la place de l’évaluation des finances locales dans les pratiques de la
gouvernance.

Dans un contexte national et international de promotion d'une gestion


publique efficace et transparente, la cour des comptes en tant qu'institution
supérieure de contrôle a un rôle primordial à jouer en assurant l'ensemble des
missions qui lui sont dévolues de manière optimale et en fournissant une
information de qualité aux pouvoirs publics.

Alors, comment les collectivités locales gèrent leurs finances ? (I)et


comment les rapports de la cour des comptes influence sur cette gestion ? (II)

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I- La gestion des finances locales

L’Observatoire des finances et de la gestion publique locales a pour mission


de collecter, d’analyser et de partager les données sur les finances et la gestion
des collectivités locales. Le partage des connaissances, des méthodes et des
pratiques entre tous les acteurs concernés est en effet un levier puissant pour
l’amélioration des politiques publiques.

Le législateur Marocain garantie une autonomie financière aux CT (A) et


une gestion locale du budget (B)

A- Autonomie financière des collectivités territoriales

L'autonomie financière des collectivités locales est inscrite dans


quasiment toutes les constitutions, c'est le cas en France et au Maroc.
L'autonomie financière est définie comme étant « la faculté des élus de mettre
en œuvre leur projet » ou de « décider et d'affecter les moyens à une politique,
sur un territoire et pour une population ».

Le modèle du Maroc est essentiellement calqué sur le droit français, et


cela ne l'empêche pas de connaitre une évolution qui lui est propre. Les 5
ressources des collectivités locales proviennent tant du produit fiscal interne
(impôt, taxes, redevances) qu'externe (une partie de la TVA versée par l'Etat),
de l'emprunt, de l'exploitation de leur domaine public et privé et du partenariat.
Mais les collectivités ne bénéficient pas totalement cette autonomie
financière pour diverses raisons, notamment l'absence de moyens financiers
(ressources propres ou externes), humain (personnel et agent qualifiés),
logistique (matériel...). Il y a aussi la tutelle, toutes les décisions financières
locales au Maroc sont soumises à l'approbation de l'autorité de tutelle, même
dans l'élaboration du budget locale.

La tendance au Maroc montre une prédominance du rôle administratif


et purement prestataire (délivrance de certificat, autorisation, état-civil...) des
collectivités, au lieu d'un rôle économique comme c'est le cas en France.
Néanmoins les collectivités locales gèrent démocratiquement les affaires
locales comme la charte communale le précise. Le domaine économique
demeure la chasse gardée de l'Etat, car il encadre par la présence de ses services
déconcentrés les activités économiques surtout au niveau communal. Toujours
dans le domaine économique, c'est plutôt les régions qui disposent de plus ou

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moins de liberté en vertu des dispositions constitutionnelles qui leurs octroie


un rôle de développement économique et social.

B- La gestion du budget locales

L’État est le premier contributeur au budget des collectivités. Chaque


année, il attribue aux communes, aux intercommunalités, aux départements et
aux régions un ensemble de concours financiers composés notamment de
dotations financières. Il existe une vingtaine de dotations, tant en
fonctionnement qu’en investissement, dont la dotation globale de
fonctionnement.

- Le budget des collectivités, comment ça marche ?


D’un point de vue budgétaire et comptable, un budget se présente en
deux parties : une section de fonctionnement, une section
d’investissement.
Chacune de ces sections doit être présentée en équilibre, les
recettes devant équilibrer les dépenses. L’équilibre de la section de
fonctionnement doit se traduire également par un excédent des 6
recettes par rapport aux dépenses, afin que ce surplus, ainsi dégagé, et
qui constitue l’autofinancement (ou épargne brute), abonde le
financement des investissements prévus par la collectivité et le
remboursement du capital emprunté.
On distingue deux catégories de dépense :
- Les dépenses de fonctionnement : il s’agit principalement de
postes de dépenses nécessaires à la gestion courante des services
et de l’activité de la collectivité : charges de personnel et de
gestion courante, achat de fournitures, prestations de services,
indemnités des élus, participation aux charges d’organismes
extérieurs (aide sociale, syndicats intercommunaux…),
subventions aux organismes publics et privés (associations
etc.…) Mais aussi certaines dépenses exceptionnelles comme les
intérêts moratoires, les amendes fiscales etc. ;
- Les dépenses d’investissement : il s’agit principalement de
l’achat de biens et de matériels durables, de la construction ou
l’aménagement de bâtiments, de travaux d’infrastructure,

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d’acquisition de titres de participation ou d’autres titres


immobilisés, du remboursement en capital des emprunts, etc.
Les recettes des collectivités, quant à elles, proviennent notamment :
 Des impôts locaux : directs (taxe d’habitation, taxes foncières)
ou indirects (taxe d’enlèvement des ordures ménagères, etc.) et
fiscalité économique (contribution économique territoriale,
etc.,),
 Des dotations de l’État ainsi que des subventions de l’État et
d’autres organismes publics ;
 Des produits des services et du domaine des collectivités ;
 Des produits des emprunts.
En moyenne, les dotations de l’État et de l’ensemble des organismes
publics représentent environ 30 % des ressources globales d’une
collectivité.

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II- L’influence de la cour des comptes sur la gestion des finances locale

La Cour des comptes est une juridiction financière, qui vise à l'amélioration
de la gestion publique à travers l'exercice d'un contrôle de régularité des
comptes publics, de l'État, des établissements publics nationaux, des
entreprises publiques, de la sécurité sociale, ainsi que des organismes privés
bénéficiant d'une aide de l'État ou faisant appel à la générosité du public. Elle
assiste le parlement et le gouvernement dans les domaines relevant de sa
compétence en vertu de la loi et elle rend compte à Sa Majesté le Roi de
l'ensemble de ses activités.

La cour des comptes entretient avec la Cour régionale des Comptes des
relations à la fois organiques et fonctionnelles(A), comme il dispose d’un
double rôle juridictionnel et extra-juridictionnel (B)

A- La relation entre la cour des comptes et les cours régionales des comptes

a- Les relations organiques

 Les magistrats de la Cour des comptes et des Cours régionales des


8
Comptes forment un corps unique régi par le Statut particulier des
magistrats.
 Le Conseil de la Magistrature des Juridictions financières veille à
l'application dudit Statut.
 Les magistrats qui exercent dans les CRC sont nommés sur
proposition du Premier Président de la Cour des Comptes, après
avis conforme du Conseil de la magistrature des Juridictions
financières.

b- Les relations fonctionnelles

 La Cour des comptes constitue une juridiction d'appel des


jugements rendus par les CRC en matière de jugement des
comptes.
 Les CRC transmettent à la Cour des comptes copies des rapports
qu'elles établissent en matière de contrôle de gestion et d'emploi
des fonds publics en vue d'une insertion éventuelle des
observations relevées par les CRC dans le rapport annuel de la
Cour des Comptes.

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 La Cour des comptes coordonne les travaux des CRC et gère leur
personnel. Elle exerce également envers les CRC une mission
d'inspection et de contrôle.
 Les Juridictions financières disposent d'un budget unique dont le
Premier Président de la Cour est ordonnateur ; Il peut néanmoins
instituer sous ordonnateurs, les Présidents des CRC.

B- Le rôle de cour des comptes

a- Les attributions juridictionnelles


1. Vérification, instruction et jugement des comptes

En vue d'appréhender la responsabilité des différents intervenants dans


l'exécution des opérations financières publiques et d'aboutir à l'identification
d'éventuels dysfonctionnements dans leurs gestions, la cour juge désormais les
comptes des services de l'Etat, ainsi que ceux des entreprises et établissements
publics et non les comptes des comptables publics. Au vu du programme
annuel de la Cour des Comptes, le président de chambre répartit les comptes
et les situations comptables entre les conseillers rapporteurs en vue de procéder
à leur vérification et instruction. Le juge communique par écrit ses 9
observations, à l'ordonnateur, au contrôleur et au comptable qui ont un délai
de deux mois pour répondre.

2. Gestion de fait

La cour déclare comptable de fait, toute personne qui effectue, sans y être
habilitée par l'autorité compétente, des opérations de recettes, de dépenses, de
détention et de maniement de fonds ou de valeurs appartenant à un organisme
public soumis au contrôle de la cour ou qui, sans avoir la qualité de comptable
public, procède à des opérations portant sur des fonds ou valeurs n'appartenant
pas auxdits organismes, mais que les comptables publics sont exclusivement
chargés d'exécuter en vertu des lois et règlements en vigueur.

Il est à signaler que le code des juridictions financières a introduit la


notion de coauteur responsable d'une gestion de fait.

Les opérations de nature à constituer des gestions de fait sont déférées à


la Cour des comptes par le Procureur Général du ROI près la Cour qui agit soit
de sa propre initiative, soit à la demande du Ministère des Finances, des
Ministères intéressés, du Trésorier Général du Royaume ou des comptables
publics. En outre, la Cour peut se saisir elle-même et d'office au vu des
constatations faites à l'occasion de la vérification des comptes.

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Lorsque la cour déclare une personne comptable de fait, elle lui enjoint
par un arrêt de produire son compte dans un délai qu'elle lui fixe et qui ne peut
être inférieur à deux mois.

Le comptable de fait peut, s'il ne fait pas l'objet de poursuites pénales,


être condamné à une amende calculée selon l'importance et la durée de la
détention ou du maniement des fonds et valeurs, sans que le montant de
l'amende dépasse le total des sommes indûment détenues ou maniées.

3. Discipline budgétaire et financière (DBF) :

La fonction juridictionnelle en matière de discipline budgétaire et


financière (DBF) s'exerce à l'égard de tout responsable, fonctionnaire ou agent
de l'un des organismes soumis au contrôle de la cour des comptes, qui commet
des infractions prévues par les dispositions des articles 541, 551 et 562 du Code
des Juridictions Financières.

La Cour fonctionne comme une Cour de justice ordinaire avec tout ce


que cela exige comme garanties des droits de la défense, l'audition de toute
personne dont la responsabilité peut être engagée, avec la présence physique du
mis en cause et de son avocat à la séance de jugement, en sus de la citation de
témoins. 10
Il est à signaler que ne relèvent pas de la compétence de la cour en
matière de discipline budgétaire et financière, les membres du gouvernement
et les membres des deux chambres du parlement. En effet, le législateur,
soucieux d'assurer la séparation des pouvoirs, a considéré que la responsabilité
des ministres et des parlementaires étant politique, sa mise en jeu ne pouvait
pas être du ressort de la cour des comptes.

À la différence du jugement des comptes qui est mission d'ordre public,


la cour doit obligatoirement être saisie en matière de discipline budgétaire et
financière par le Procureur Général du ROI, de sa propre initiative ou à la
demande du Premier Président ou d'une formation de la Cour, en cas de
découverte d'infractions qui relèvent des compétences de la Cour en matière
de discipline budgétaire et financière.

La saisine peut être également faite par le Premier Ministre, le Président


de l'une des chambres du parlement, le Ministre des Finances et les Ministres
concernés et ce par l'intermédiaire du Procureur Général du ROI, près la Cour
des comptes et sur la base de rapports de contrôle ou d'inspection, appuyés des
pièces justificatives.

b- Les attribution extra-juridictionnelle

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1. Contrôle de la gestion

La Cour contrôle la gestion des services et organismes publics qui


entrent dans la sphère de ses compétences ; afin d'en apprécier la qualité et de
formuler, éventuellement, des suggestions sur les moyens susceptibles d'en
améliorer les méthodes et d'en accroître l'efficacité et le rendement.

Le contrôle de la gestion permet à la cour d'examiner tous les aspects de


la gestion des organismes publics à savoir la régularité des opérations,
l'économie dans l'utilisation des moyens et des fonds et les résultats atteints
par rapport aux objectifs fixés par l'organisme contrôlé et ce afin d'identifier
les carences et les dysfonctionnements des gestions contrôlées et d'alerter les
autorités publiques au moment opportun en vue de prendre les mesures qui
s'imposent.

La cour s'assure que les systèmes et procédures mis en place dans les
organismes soumis à son contrôle garantissent la gestion optimale de leurs
ressources et de leurs emplois, la protection de leur patrimoine et
l'enregistrement de toutes les opérations réalisées.

Les conseillers de la cour des comptes sont habilités à se faire 11


communiquer tous documents ou pièces justificatives susceptibles de les
renseigner sur la gestion de ces organismes et à procéder à l'audition des
personnes dont ils estiment le témoignage nécessaire.

Les pouvoirs d'investigation de la cour en matière de contrôle de la


gestion sont larges et les garanties des organismes audités sont fondées sur les
principes de

Après l'accomplissement de ses investigations, le conseiller rapporteur


communique ses observations aux responsables des organismes concernés qui
peuvent formuler, le cas échéant, leurs commentaires dans un délai de deux
mois (procédure contradictoire). Passé ce délai, le conseiller rapporteur établit
son rapport.

Le rapport établi par le conseiller rapporteur est délibéré en chambre en


présence de cinq membres dont le président de chambre et le conseiller
rapporteur. La chambre peut entendre tout responsable, agent ou contrôleur de
l'organisme concerné. Elle peut aussi ordonner des investigations
complémentaires.

Les décisions de la chambre sont prises à la majorité des voix. Le


conseiller rapporteur prépare un projet de rapport particulier qui est soumis à

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la délibération de la chambre avant d'être adressé par le premier président au


premier ministre, au ministre chargé des finances et au ministre de tutelle,
lesquels peuvent formuler leurs observations et exprimer leurs avis dans un
délai fixé par le premier président et qui ne peut être inférieur à un mois.

Ces rapports, accompagnés des avis et commentaires reçus, sont ensuite


transmis au Comité des programmes et des rapports en vue de leur insertion,
le cas échéant, au rapport annuel de la cour et au rapport sur l'exécution de la
loi de finances.

2. Contrôle de l'emploi des fonds publics

La Cour contrôle l'emploi des fonds publics reçus par les entreprises, par
les associations, ou tous autres organismes bénéficiant d'une participation au
capital ou d'un concours, quel que soit sa forme de la part de l'Etat, d'un
établissement public ou de l'un des autres organismes soumis au contrôle de la
Cour.

Ce contrôle vise essentiellement à s'assurer que l'emploi des fonds


publics reçus par les organismes contrôlés soit conforme aux objectifs visés par
la participation ou le concours consentis. 12
Les procédures de contrôle, de communication des observations et
d'établissement des rapports sont similaires à celles suivies en matière de
contrôle de la gestion.

3. Contrôle des fonds collectés par appel à la générosité


publique

S'agissant du contrôle portant sur les fonds collectés par appel à la


générosité publique, il s'exerce sur requête du Premier Ministre sur les
associations. A l'instar du contrôle de l'emploi des fonds publics, ce contrôle
vise à s'assurer que l'utilisation des fonds collectés soit conforme aux objectifs
qui ont présidé à l'appel à la générosité publique.

Les procédures de contrôle, de communication des observations et


d'établissement des rapports sont similaires à celles suivies en matière de
contrôle de la gestion.

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