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KITAB AL-JINAYAT – Chapitre des Crimes :

KITAB AL-JIHAD - CHAPITRE DE LA GUERRE

La guerre sainte [le Jihad] est une obligation collective [fard kifaya]. Si celui-ci
est entrepris par des personnes suffisamment qualifiées, cela n’incombe pas
au reste. Il incombe spécifiquement à quelqu'un qui est présent sur la ligne de
bataille ou dont la ville est assiégée par l'ennemi, mais uniquement s'il s'agit
d'un homme libre, adulte, ayant la raison et capable. La guerre sainte est la
forme la plus méritoire des actes surérogatoires, car selon Abu Hurayra
(Radiya Allahu ‘anhu), le Messager d'Allah (Salla Allahu ‘alayhi wa salam) a
été interrogé :

‘Lequel de tous les actes est le plus méritoire ?’ et il a répondu :


‘Croire en Allah.’ Quand le questionneur demanda: ‘Puis lequel ?’
Il répondit : ‘La guerre sainte sur le sentier d'Allah, puis un pèlerinage béni,
rempli de succès [Hajj mabrur].’ [Rapporté par Al-Bukhary et Muslim]

Selon Abu Sa’ïd, le Messager d'Allah (Salla Allahu ‘alayhi wa salam) fut
interrogé:

‘Laquelle de toutes les personnes est la plus méritante ?’ et il répondit :


‘Un homme qui mène la guerre sainte sur le sentier d'Allah, avec ses biens et
sa personne.’ [Rapporté par Al-Bukhary et Muslim]

La campagne militaire en mer est plus méritoire que la campagne militaire sur
terre. Le guerrier doit combattre avec tous ses compagnons de combat, qu'il
soit juste ou débauché, et chaque groupe doit se battre contre les ennemis
qui s'approchent d'eux.

La plus longue période pour le Ribat [garder les frontières du territoire


Islamique] est de quarante jours et le Prophète (Salla Allahu ‘alayhi wa salam)
a dit:

‘Un jour de Ribat sur le sentier d'Allah vaut mieux que mille jours pour toute
autre cause. Un jour de Ribat pour la cause d'Allah vaut mieux que de jeûner
et de veiller la nuit pendant un mois. Si quelqu'un meurt alors qu'il est en Ribat,
Il (Allah) le récompensera jusqu'au Jour de la Résurrection et sera protégé
contre la Fitna.’ [Rapporté par Muslim]

Si l'un de ses parents est vivant et musulman, une personne ne doit pas mener
le JIhad sans la permission de ce parent, à moins que cela ne lui incombe
expressément. Aucune des femmes ne peut entrer en territoire, zone de
guerre (dar al-Harb), à l'exception d'une femme d'un âge avancé, dans le
but de fournir de l'eau et de soigner les blessés. L'aide d'un polythéiste
[mushrik] ne peut être sollicitée, sauf en cas de besoin urgent. Il n'est pas
permis de mener le Jihad sans la permission du commandant [Emir], sauf de
la part de ceux qui sont menacés par un ennemi dont la férocité est
terrifiante ou qu’ils aient une opportunité qu’ils craignent de manquer.
Lorsqu'ils pénètrent dans la zone de guerre, il est interdit à quiconque de
quitter l'armée dans le but d'obtenir du fourrage, de ramasser du bois pour le
feu ou autre, sauf avec la permission du commandant.
Si quelqu'un acquiert quelque chose dans la zone de guerre et que sa valeur
est telle que son appropriation ne lui est pas permise, mis à part la nourriture
et le fourrage, il a le droit d'en prendre autant qu'il en a besoin. S'il le vend, il
doit en rendre le prix à la personne à qui il a été pillé. Si une partie de celui-ci
est toujours avec lui après son retour dans sa ville natale, il est obligé de le
restituer, à moins qu'il ne s'agisse d'un montant dérisoire, auquel cas il a le
droit de le consommer ou de le céder.
Il est permis de lancer une attaque surprise contre les mécréants, de leur tirer
avec la catapulte et de les combattre avant de leur déclarer la guerre. Ceci
car le Prophète (Salla Allahu ‘alayhi wa salam) a attaqué la tribu des Bani al-
Musaliq alors qu'ils n'étaient pas préparés et que leur bétail buvait de l'eau. Il
a donc tué leurs guerriers et emmené leurs enfants en captivité. Il n'est pas
permis de tuer un mineur parmi les mécréants, ni un fou, ni une femme, ni un
moine, ni un vieillard sénile, ni un invalide chronique, ni un aveugle, ni ceux
qui n'ont pas d’opinion, pas de bon sens à moins qu'ils combattent.

En ce qui concerne le traitement des hommes faits prisonniers, l'Imam est libre
de choisir entre les exécuter, l'esclavage, la rançon et la bienveillance. Quel
que soit son choix, il doit toutefois être dans le meilleur intérêt des musulmans.
S'il les asservit ou les rachète pour des biens, c'est une forme de butin. Aucune
séparation ne peut être faite entre prisonniers de guerre ayant des liens de
parenté proches, à moins qu'ils ne soient des adultes. Si quelqu'un achète l'un
d'eux, étant entendu qu'il est étroitement lié à un autre et que l'inverse se
révèle, l'acheteur doit rembourser le paiement supplémentaire effectué en
raison de la séparation.
Si quelqu'un reçoit quelque chose pour l'aider dans sa campagne militaire, il
a le droit de garder tout ce qui reste à son retour, à moins que cela ne soit
pas donné pour une expédition particulière, auquel cas il doit utiliser le surplus
pour une campagne future. S'il est porté à cheval pour la cause d'Allah, il lui
appartiendra à son retour, à moins qu'il ne soit dédié au service dans le
combat. Quoi qu'il prenne des propriétés des musulmans, il doit la leur rendre,
si son propriétaire lui est connu avant la distribution [du butin]. S'il distribue
avant de connaître le propriétaire, ce dernier a le droit de le recevoir pour le
prix qu'il facture à son preneur. Si l'un des citoyens le reçoit moyennant un
prix, son propriétaire a le droit de le prendre pour son prix, mais s'il le reçoit
pour rien, il doit simplement le rendre à son propriétaire. Si quelqu'un achète
un prisonnier à l'ennemi, le captif est obligé de rembourser le prix pour lequel
il l'a acheté.

SOUS-CHAPITRE : LE BUTIN DE GUERRE (AL-ANFAL)

Ce sont les surplus qui dépassent la portion de butin dûment allouée, et ils
sont de trois types:
1. Le pillage des (ennemis) tués ne se limite pas à un cinquième pour le
meurtrier, à cause de la parole du Messager d'Allah (Salla Allahu 'alayhi wa
salam):

« Si quelqu'un tue un homme au combat, il a droit à son butin. »


[Rapporté par Al-Bukhary et Muslim]

C'est-à-dire tout ce qu'il a sur lui en vêtements, bijoux et armes, ainsi que son
cheval et son équipement. Il n'y a droit que s'il le tue dans un état de combat
au front, pas en tant que blessé ni en tant que personne empêchée de se
battre.

2. Le commandant peut accorder un butin à ceux qui profitent aux


musulmans, sans aucune condition préalable, tout comme le Prophète (Salla
Allahu 'alayhi wa salam) a donné à Salama ibn Akwa' la part d'un cavalier et
d'un fantassin le jour de Dhu Qarad. Abu Bakr (Radiya Allahu 'anhu) lui
accorda également comme butin une femme parmi les occupants de neuf
maisons, qu'il (Salama ibn Akwa’)lui apporta une nuit.

3. En ce qui concerne l'attribution d'une condition préalable, elle est de deux


types: (1) Le commandant déclare: "Si quelqu'un pénètre dans le tunnel ou
grimpe au mur, il a droit à telle ou telle chose, et si quelqu'un apporte dix
vaches ou autres bêtes de ce type, il a droit à l'une d'elles. "
(2) Le commandant dépêche un groupe d’éclaireurs lors de l'attaque initiale
et lui assigne un quart du butin, puis en envoie un autre lors du retrait et en
assigne un tiers. Il extrait un cinquième de ce qui est rapporté, puis donne à
l'escadron ce qu'il lui a assigné et distribue le reste à l'armée et au groupe
d’éclaireurs ensemble.

SECTION (FASL) :

Le commandant offre de petits cadeaux à ceux qui ne se sont pas vu


attribuer le butin, tels que les femmes, mineurs, esclaves et mécréants. Il leur
accorde ces cadeaux proportionnellement à leur utilité [au combat]. Parmi
eux, le piéton parmi eux ne reçoit pas autant que la part du fantassin, pas
plus que l’éclaireur (celui qui accompli des raids) ne reçoit autant que la part
du cavalier. Si un esclave part au combat sur un cheval appartenant à son
maître, la part du cheval est attribuée à son maître, tandis que l’esclave
reçoit un petit présent.

SOUS-CHAPITRE : LE BUTIN DE GUERRE ET SA DISTRIBUTION (Al-


Ghana’im)

Ils sont de deux sortes:

1. La terre. L'imam est libre de choisir entre le distribuer et l'établir comme une
dotation religieuse [waqf] pour les musulmans. Il peut la soumettre à un impôt
foncier permanent, payable à titre de droit annuel par la personne qui en a
l'usage. Il n'est pas permis de modifier ou de vendre ce que les Imams
considèrent comme une dotation de ce type.
2. Autres propriétés. Ceux-ci sont attribués à quiconque se lance dans une
action militaire, parmi ceux qui sont capables de combattre et de s'y
préparer, y compris les marchands et autres, qu'il se bat ou non. L'allocation
dépend de la condition dans laquelle il s'engage dans une action militaire,
qu'il s'agisse d'un cavalier ou d'un fantassin, d'un esclave, d'un musulman ou
d'un mécréant. Aucune considération n'est donnée aux facteurs antérieurs
ou ultérieurs.

Aucune attribution n'est due à une personne incapable de se battre pour des
raisons de maladie ou pour une autre raison, ni à une personne qui arrive
après la fin de la guerre, à titre de renforcement ou à un autre titre. Si l'Imam
envoie quelqu'un en dehors de l'action, pour une mission de prospérité de
l'armée, il doit lui attribuer une part du butin. L’armée doit partager avec ses
éclaireurs (qui effectuent les raids) le butin qu’elle acquiert et elle doit
partager avec l’armée le butin qu’elle acquiert.
L'imam doit commencer par extraire suffisamment de butin pour assurer sa
sécurité, son transport et d'autres nécessités.

Ensuite, il doit remettre les biens capturés à leurs propriétaires et les


récompenses à ceux qui y ont droit. Il doit ensuite diviser le reste en cinq
parties et le distribuer en cinq parts:
(1) Une part pour Allah ta’ala et Son Messager (Salla Allahu ‘alayhi wa
salam), à dépenser en armes, en chevaux et en mules et usages utiles.

(2) Une part pour les proches [du Prophète Salla Allahu ‘alayhi wa salam], ils
sont membres des [tribus] des Banu Hashim et des Banu al-Muttalib, qu'ils
soient riches ou pauvres, dont l'homme reçoit la portion de deux femmes.

(3) Une part pour les orphelins.


(4) une part pour les pauvres et les necessiteux.

(5) Une part pour les voyageurs (en détresse).

Ensuite, il doit extraire le reste du butin [anfal] et des petits présents,


récompenses. Il doit ensuite distribuer ce qui reste, une part au fantassin et
trois parts au cavalier - une part à ce dernier et deux parts à son cheval, car
Ibn ‘Umar a rapporté que le Messager d'Allah (Salla Allahu ‘alayhi wa salam)
attribué deux parts au cheval et une part à son propriétaire. Si le cheval n'est
pas un pur sang arabe, il a droit à une part et son propriétaire à une part. Si
un homme a deux chevaux avec lui, des parts leur sont attribuées aux deux,
mais aucune part n'est attribuée à plus de deux chevaux. Aucune part n'est
attribuée à des montures autres que des chevaux.

SECTION (FASL) AL-FAY’ :

Quant à ce qui est abandonné par les mécréants quand ils s'enfuient dans la
panique, sans avoir besoin d'être poursuivi avec des chevaux ou d'autres
montures, ni ce qui leur est enlevé sans se battre, c'est un fay’ [butin obtenu
sans effort] à dépenser pour le bien-être des musulmans. Si quelqu'un trouve
un mécréant qui s'égare de sa route ou qui se promène n'importe où dans le
territoire Islamique, s’il le capture, le prisonnier lui appartient. Si un groupe de
personnes entrent sans résistance dans un territoire de guerre, agissant
furtivement sans l'autorisation de l'Imam, tout ce qu'ils saisiront leur appartient,
après déduction de la cinquième part.

SOUS-CHAPITRE : LE SAUF-CONDUIT – PACTE DE SECURITE (AL-


AMAN)

Si quelqu'un dit à un harbi (mécréant en guerre): ‘Je t’accordes l'asile’ ou


‘J'ai assuré ta sécurité’ ou ‘Aucun mal ne t’arrivera’, il a assuré sa sécurité. Le
pacte de sécurité est valable pour tout musulman doté d’un esprit sain et de
la liberté de choix, qu’il soit libre ou esclave et qu’il soit un homme ou une
femme, à cause de la parole du Messager d’Allah (Salla Allahu ‘alayhi wa
salam) :

« Les croyants sont égaux en ce qui concerne [le talion pour] le prix du sang
et les plus faibles d'entre eux doivent lutter pour leur protection. »
[Rapporté par Abu Dawud et Ibn Majah]

Le pacte de sécurité est valable lorsqu'elle est accordée par des individus
ordinaires à une petite communauté, lorsqu'elle est accordée par le
commandant de la région dont il est responsable et lorsqu'elle est accordée
par l’Imam à tous les mécréants. Si quelqu'un entre chez eux tout en leur
assurant la sécurité, il leur a assuré qu'il le serait (en sécurité) de lui-même. S'ils
libèrent un de nos prisonnier, à condition qu'il leur envoie une somme
d'argent spécifique, il est obligé de remplir son engagement. S'ils stipulent
également qu'il doit y revenir s'il ne peut pas payer, il est également tenu de
remplir sa promesse. Ceci ne s’applique pas à une femme, elle n’est donc
pas obligée de retourner chez elle.

SECTION (FASL) :

Il est permis de conclure une trêve avec les mécréants, à condition que
l'Imam la considère avantageuse. Il n'est pas permis de passer des contrats
avec eux, sauf de la part de l'imam ou de son adjoint. Il est obligé d'assurer
leur protection contre les musulmans, à l'exception de ceux en guerre. S'il
craint la violation du contrat de leur part, il devrait renoncer à leur contrat. Si
d'autres mécréants les emmènent en captivité, il ne nous est pas permis
d'acheter leur libération. L'émigration (Hijra) est strictement obligatoire dans le
cas d'une personne incapable d'afficher sa religion en territoire de guerre
(dar al-Harb) et elle est recommandé même pour celui qui en est capable.
L'émigration ne doit pas être accompli tant que les mécréants sont
combattus, sauf dans une région après sa conquête.

SOUS-CHAPITRE : LE PACTE DE CAPITATION (AL-JIZYA)

L’impôt appelé jizya n’est exigé de personne, sauf sur les Gens du Livre, qu’il
s’agisse des Juifs et de tous ceux qui professent croire en la Torah, des
chrétiens et de tous ceux qui professent croire en l’Évangile et des Mages ou
des Zoroastriens, à condition qu’ils assument de payer la jizya et de respecter
les règles de la communauté religieuse. S'ils le demandent, leur demande
doit être acceptée et il est interdit de les combattre. La jizya est collectée au
début de chaque année, pour un montant de quarante-huit dirhams [pièces
d'argent] pour les riches, vingt-quatre dirhams pour la personne ayant des
moyens modérés et douze dirhams d'une personne à faible revenus. Aucune
jizya n'est imposée à un mineur, ni à une femme, ni à un vieillard sénile, ni à un
invalide chronique, ni à un aveugle, ni à un esclave, ni à un pauvre qui est
incapable de la payer. Si quelqu'un accepte l'Islam après l'expiration de la
jizya, elle cesse d'être exigé de lui. S'il meurt, il est pris de son héritage. Si l'un
d'entre eux voyage pour affaires dans un autre pays, puis revient, la moitié de
la dîme lui est demandée. Si un marchand harbi (mécréant résidant dans un
territoire en guerre contre les musulmans) entre dans notre région, la dîme lui
est réclamée. Si quelqu'un viole le contrat, en rejetant l'obligation de payer la
jizya et d’observer les règles de la communauté religieuse, ou en combattant
les musulmans, ou en fuyant dans un territoire de guerre (dar al-Harb), son
sang et ses biens deviennent licites. Le contrat de ses épouses et de ses
enfants n'est pas violé par sa violation, à moins qu'il ne les emmène avec lui
dans la région de guerre.

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