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Les différents types de garanties

On distingue traditionnellement :

1. Les garanties réelles qui portent sur des biens ayant une valeur intrinsèque
2. Les garanties personnelles qui impliquent un droit de créance sur une ou plusieurs
personnes
3. Les garanties morales qui n’offrent pas de véritable garantie juridique au prêteur
4. Les privilèges, qui sont établis par la loi et non les conséquences d’un accord entre
parties

Une garantie réelle est une créance privilégiée sur un bien, meuble ou immeuble, appartenant
à l’emprunteur ou à une tierce personne qui confère au prêteur un droit de préférence sur le
prix de réalisation de ce bien.

1. Garanties réelles

Parmi les garanties réelles les plus connues, on retrouve :

 L’hypothèque
 Le gage sur fonds de commerce
 Le gage de titres ou de valeurs
 La garantie bancaire
 L’assurance, dont l’assurance crédit

Les garanties octroyées par le Fonds Bruxellois de Garantie sont également des garanties
réelles et celles-ci peuvent se révéler déterminantes dans l’octroi de financement.

L’hypothèque est un droit réel du prêteur sur un immeuble remis en garantie. En cas de
défaillance de l’emprunteur, la banque peut demander de vendre cet immeuble afin de
rembourser partie ou totalité du solde du crédit restant. Dans le cadre d’un crédit
professionnel, l’immeuble pris en garantie peut être soit l’immeuble financé par le crédit à
couvrir, soit un autre immeuble appartenant à une tierce personne, par exemple à
l’entrepreneur lui-même. Il est généralement fortement déconseillé de concéder des garanties
réelles privées en vue de couvrir des engagements professionnels, mais il n’est pas toujours
possible de faire autrement.

2. Garanties personnelles

La garantie personnelle la plus connue est le cautionnement. Le cautionnement est un contrat


par lequel la caution s’engage envers un créancier à respecter les engagements contractés par
un débiteur principal si ce dernier ne le fait pas. En exigeant un cautionnement, l’institution
financière étend sa garantie à un patrimoine qui se trouve en dehors de l’entreprise.

Les cautionnements exigés par le banquier sont généralement solidaires et indivisibles. La


solidarité implique, en cas de non remboursements des sommes dues par l’emprunteur, que le
prêteur peut exiger de la caution de payer la totalité de la dette restant due, comme s’il était le
débiteur principal.
L’indivisibilité implique, si plusieurs personnes ont accepté de se porter caution, que le
créancier se réserve le droit de réclamer l’entièreté de la somme à n’importe laquelle des
cautions. Il faut donc être très prudent avant de se porter caution et si possible en limiter le
montant et la durée.

3. Garanties morales

Les garanties morales ne confèrent aucune créance privilégiée à la banque. Elles reposent
essentiellement sur la confiance accordée à l’emprunteur quant au respect de ses
engagements. En cas de dénonciation de crédit, le prêteur se trouve sur le même pied, voire
moins bien placé, que les autres créanciers.

Une des garanties morales les plus connues est le mandat hypothécaire. Le mandat est une
convention par laquelle le propriétaire d’un bien donne un mandat irrévocable au prêteur de
prendre une hypothèque sur un immeuble. La conversion éventuelle du mandat en hypothèque
peut être réalisée sans avis préalable par le bénéficiaire de la garantie et aux frais du mandant.
Les frais de mandat sont nettement inférieurs aux frais d’hypothèque. Pour le prêteur, un
mandat ne représente pas une garantie réelle, car rien n’empêche l’emprunteur de concéder
une hypothèque en premier rang sur le même bien, au profit d’un autre prêteur.

4. Privilèges

Un privilège est un droit accordé par la loi en raison de la nature particulière de la créance
qui permet au créancier, en cas de « concours des privilèges », d’être payé en priorité avec le
produit du patrimoine (ou d’une partie de celui-ci) de l’entreprise/du débiteur.

L’octroi de privilèges est réservé au législateur et celui-ci détermine également la place (le
rang) qu’occupe un privilège particulier parmi les autres privilèges.

Une distinction est généralement établie entre les privilèges généraux et les privilèges
particuliers. Les privilèges particuliers priment sur les privilèges généraux.

Les privilèges généraux portent sur l’ensemble du patrimoine ou sur une partie abstraite de
celui-ci et stipulent qu’une créance déterminée doit être payée avant une autre. En cas de
privilèges particuliers, un bien déterminé sert à garantir une dette définie. La créance
privilégiée est payée en priorité avec le produit de ce bien.

En cas de financement de biens d’équipement, la banque exige souvent de pouvoir prendre la


place (être subrogé) dans les droits du vendeur impayé.

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