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FMI, ou fonds monétaire international, il s’agit tout d’abord l’une des

institutions financières les plus importantes au niveau mondiale, il est créé en


1944, composé de 187 pays membres il a pour mission d’encourager la stabilité
financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à la diminution du
taux de chômage, la coopération économique, de produire des statistiques et
études et de prêter des fonds en contrepartie de réformes aux pays en crise.

Le Fmi est financé par les Etats membres, dont les Etats-Unis sont le plus
important contributeur, il peut aussi emprunter de l’argent aux Etats membres.
Mais autant qu’institution elle est souvent critiquée pour ses préconisations de
politique économique, car les conditions auxquelles le FMI prête aux pays en
crise ou en difficultés dont régulièrement critiquées, car elles les obligent à
mettre en place des politiques d’austérité drastiques. ‫سياسة التقشف الشديد‬

A ce stade, et focalisant sur notre sujet, parmi les systèmes économiques du


pays les plus critiqués par le FMI on trouve le libéralisme, en effet le libéralisme
et précisément en matière économique, le libéralisme est une doctrine qui
défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du
La politique d'austérité est un ensemble
de mesures mises en place par l'Etat qui
passent notamment par des impôts plus
élevés et moins de dépenses.
libéralisme est qu'il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système
économique vers l'équilibre. La loi de l'offre et de la demande, par exemple,
conduit à l'équilibre entre la production et la consommation sous réserve de
liberté des marchés et de libre concurrence, seules
censées garantir l'ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la
demande. S'il peut agir librement, l'homme en tant que premier agent
économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l'individu et de la
société sont alors convergents.

Le libéralisme économique s'oppose au contrôle par l'Etat des moyens de


production et à l'intervention de celui-ci dans l'économie, si ce n'est pour
coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable

Le projet global du libéralisme, mis en œuvre à partir des années 80, consiste à
transformer la société pour qu'elle réponde pleinement aux exigences
du capitalisme : libre circulation des capitaux, mise en concurrence
des travailleurs et nivellement par le bas des salaires et des droits sociaux,
suppression de services publics, suprématie absolue de l'économie.

Le libéralisme est devenu le fondement des grandes instances mondiales,


comme l'OMC ou le FMI qui par leur supranationalité échappe à
toute légitimité démocratique. Il est le seul modèle enseigné dans les grandes
écoles où aucune autre vision n'est étudiée. Il est la seule logique des grandes
entreprises et du capitalisme et tend à devenir la seule référence des
gouvernements, de droite comme de gauche.

Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui


lui permet d'échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.

En ce qui concerne les critiques faites sur le désintérêt du libéralisme pour la


réduction des inégalités et les politiques de solidarité, les libéraux répondent
qu'il faut "distinguer le fonctionnement de l'économie de la politique sociale,
deux domaines ayant leurs propres objectifs. Ils considèrent que les mélanger
crée des confusions, opacités et effets pervers au détriment des deux."

Ainsi, Selon le FMI, les politiques néolibérales reposent sur deux


éléments : l’intensification de la concurrence, en poursuivant des réformes
visant à la déréglementation de l’activité et à l’ouverture des marchés
domestiques à la concurrence étrangère, et la limitation de l’intervention
étatique, en multipliant les privatisations et en cherchant à réduire les déficits
budgétaires et la dette publique. La thèse principale de l’article est que sans
apporter la croissance promise, le néolibéralisme n’aurait fait qu’accroître les
inégalités tout en aggravant la persistance des crises financières qui viendraient
empêcher l’expansion durable de l’économie.

De surcroit, le FMI nous explique que deux éléments de la politique libérale ont
en réalité des "conséquences négatives" : la libre-circulation des capitaux, qui
permet aux investisseurs internationaux d’acheter et de vendre sans
contraintes des titres financiers, et la recherche de l’équilibre budgétaire à
tout prix.

La libéralisation des capitaux provoque des crises financières, parce qu’elle


soumet les pays aux foucades des investisseurs, explique le FMI. Tantôt ils sont
prêts à prendre des risques démesurés et créent une bulle financière , tantôt ils
sont paniqués par leurs propres outrances, et ils stoppent tout financement, ce
qui provoque de violents à-coups dans la croissance et le chômage du pays en
question.

Quant à la consolidation budgétaire, elle peut avoir des effets négatifs sur la
croissance, nous dit le Fonds. On n’avait pas attendu le FMI pour le voir. Il
suffisait d’observer la Grèce qui, à force de politiques d’austérité stupides, a
littéralement détruit son économie, ce qui a pour effet d’interdire son
redémarrage.

Mais si les avis sur les politiques à conduire changent aussi radicalement, ça
veut quand même dire que tout cela n’est pas très sérieux. C’est vrai qu’en
économie, il y a des modes idéologiques. Elles se suivent et se contredisent. Les
grands organismes ont été libéraux ; ils le sont beaucoup moins aujourd'hui,
après la crise.

En bonne logique, il faudrait pouvoir emprunter à telle ou telle école, selon les
cas, selon les circonstances, plutôt que de se conformer strictement à une
doctrine. Car tout dépend du timing : une bonne politique pratiquée au
mauvais moment, c’est une mauvaise politique.