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Oeuvres complètes de Voltaire Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Oeuvres complètes de Voltaire

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Voltaire (1694-1778). Oeuvres complètes de Voltaire 1900. 1876- 1/ Les contenus accessibles sur le site

Voltaire (1694-1778). Oeuvres complètes de Voltaire

1900.

1876-

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.ŒUVRESCOMPLËTES

DE yûLTAIRE

IOME PREMIER

!~f.

PARIS

~~m~ÂmiE HACHETTE ET C'e e

y~

BOULEVARDSAtNT-GERMAtN,T)

A<A jt~Mit~tiM)~,

(ËU%ËS

DES PRINCIPAUX ECRIVAINS

FRANÇAIS

vot.umstN-tses.t

On ptot *<

cht~ue M))ime de cette série roUé en perca!iae~mMe,

ptoenrer

ttm ttte resat,

moytomnt M Mat.; en demi-r&Iiare,dos en chagrin, tranchât

t

tr. M cent., et avec trancha: dorées,

du pM marqué.

JMpées, moyenn.mt

moytaMnti &. en tu9

t"

Série à t <MM 25 e. le wïcmt.

au oy v. ao wauu.v.

t~it-HT

YT–J. ~~< <

Voyage dMjeMe ~LMt-

<~–~t.tt_

BMthN*Bay

l'éloge de

lettre a M.

MonM.igce, par P. Christian.2 vol.

V:t1a~t.t~na.t~t'Atftf?a~~

at)r

''M~)!e<M.

ViUemain

ttaftM <tt Gfec< <~<m< !< nutMtt <ttt

W

<Me!<

<n;att<

Svotume~.

!~f<

cAf~ttttMM.

Montes<taten

3 volumes.

(Eu~M

~<)<MpourleVoyage dujeuneAaa-

cbMBis, dressé

J. D. Barbié

par

du Bocage, revu par A. D. Barbié

du Bocage, ln-8,1ff. 90 c.

BeB*t<t

BeMOtt

ConttHt*

rtMtMt

OEttwet Mt)tp!etM.a roi.

<E<M)M ehoMM*. 5 voL

<E<ttr« eom~Mttt. 7 Toi. <EtteM< dtoMttt. 4 vo!.

1~ Fantaine

(B<tefM MX~~t.

3 Tolames.

MMivtutx

iMitM

O~ertt cteMMt. X~c'

a ~et.

<ËMCf« ~ù. e<nnpM<«.

M<m,

M–t-<––

nt<e~déo

d'un«

Pascal <Et<t)r« contpMtM. 3 vol. RMtm* {EttefM cMMf!e(M. 3 vc!.

Bett)t«Mn (J,~J.): (EM<!fM eom~M<M.

Mt

votamM.

BtttBt-ahnem (le

duc de)

JM'tMtrM

eo<M!!t<~et<tMt.'KM«9ttMsur!e<iëcle

do î~tMa XIV et la Régence, colla-

tMM~t sur le manuscrit original

précëdét une

notioed~M'SMnto-BeuTe,de l'A-

pM M. Cheme!,

et

cadéaiM française. 18 vol.

Œneret chOMtM. 1 vol.

Voltaire: CEt<we<

<Et<wM ce

cot~MtM. 48 vol.

aédttipt

pt<téd<« d'un« )v<~taiM

fitOttttttfMMa

f tttttt <

tfMM50 emt. b vthuno.

OMt~MttdMd

Le 9M<t <tt Ctt~t-

<MM<tt)M. 1 va!.

Les jfa~M.

~tttMtfra~M.

1 vol.

!< ~)tMt<<r (!«

~«t!o; BMe; N«<eh«. 1

YOt.

fttcMer

MaNtopIte

Jtfemotfet mr !~< C~andt-

<tt 1665, annotés

M. Chéruet et précédéa d'une

Jbttft <t'ttoef~ne

pat

notice par M. Sainte-Beuve.1 vol.

(Ettete: poett~uM, réim-

F~

pnmeee pour le ~exte sur la nou-

velle édition des (E«M'« compM<«

M. Lud.

par Collection dea

<<<! Af<t:A<f6e, publiées

Ltitnne dans la

6RANDSMMVA!t)SI)StAFttAttCZ.lV.

S67t9c~(M"' de)

L<'«f« <!t M~ (t<

SMt~)!e, '!e sa ~ann!!< e<

amis, rfimprimÉea pour

sur

M.

<!e

M<

le texte

par

la nouvelle édition publiée

Monmerquc dans la Cottechoa

deSGRANCSECMV.UUBDttLAFRAXca.

8 vol.

CooLOMMtEM. Typogr. At.BtM PONsOT et P.

RROOARO.

ŒUVRES

COMPLÈTES

DE

VOLTAIRE

COCU~tn~it.

,1.

i-

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w~.T~~

TY~~LBt~T ~~T BT

,:{:\

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'0

E

RES COMPLÈTES

DE VOLTAIRE

TOME PREMIER

PARIS LIBRAIRIE HACHETTE ET C'c

?9, BOULEVARDSAtNT-GBRMA!N, ~9

i8'76

@

11,11,11

NOTICE SUR VOLTAIRE.

Il y a plus de quatre-vingts ans que Voltaire est mort, et

on s'apprête à parler de

c'est que Voltaire a fait

pduSan~,quand

lui, H semblequ'on va

une

révolution, et que ceMë~révolutionest encoreobligée de se dé-

f~dre.~ Ptusquë

comme aux premiers

t~âàvt&nn éclat incomparable, excite,

~Mire-!t Tie un contemporain

e~utqui l'< commencée,

jottrs, l'ehi&o)MtaNne etia

lutte continue, il n'est pas surprenant que

et qui l'a soutenue pendant soixante

haine. ïl avait presque disparude la

mais sa popularité renatt,

reprennent

de l'audace. Si

la factionultramon-

seèSe pendant'ces

a masure que ses anciens ennemis

dernières, années;

jantats le ;Un*siècledeient voltairier, c'est

tainequil'aura voulu.

?

&uW)fait pourtant tacher de raconter sa vie sans ménage-

~iett p~ur~is &iblessës, et sans injustice. Après tout, Voltaire

tva~ vM~ et un

ébattre

!~)!e,

ans quand Louis XIV mourut. Il aurait pu

La Fontaine, Racine, Bossuet,

dans son enfance

B<HMau. !1 était déjà prisonnier à la BastiBe, quand Mas-

qui lui donna

avait dans son enfance assisté aux

<<Nmt ptti~ale Pett(-C<nr<tne,etM. de Caumartin

l~t~ed~~rire~~MFtodie, tc~Mt~ des

Grands Jours

~M sonMucation,

C'est cette année-là précMément

vit son premier Dictionnaire. Son

que

notaireâ Fans,

d'Auvergne, sous la conduite de

fl~chitr~ son précepteur.Le.grand écrivain qui fut la princi-

p<M gloire du :tv!ii' siècle, et qui en demeure parmi nous la

periionninMttion, se rattache au xvn*

et par les amis et les protecteurs de sa jeu-

nesse. Voltaire est à Chatenay, près de Paris, le 20 février 1694

l'Académiefrançaise ache-

siècle par sa naissance,

père, François Arouet, était

après, trésorierdela cham-

et devint; deux ans

t~ acomptes;

tiom de VoltaSm

<et it le

MMaïnt.

Sa mëre, Marie-Catherine Daumart, appartp-

est

du temps, puur

se disUnguer de son

nait a une famille noble du, Poitou. Il fut baptisé à Paris, le

sous celui'd'un petit bien appartenantesa mère,

le nom de François-MarieArouet. Le

t: nevaabre IMt,

prit; ~en t'usa~e

C'est j!(insi que

BoileaUf~'étaitguère connu pendant

DMpréaM. Le

frère pu!n< de

Mineque sous le nom de M.

Croissy. Voltaire,

tn prenant ce nom, ne songeait nullement à dissimuler s~ ro-

CatKart, le grand mthistre~ s'appelait M. de

Yot.T*m –

1

a

h

pour .première ibis, dans la dédicace d'CMtpe, le nom d'Aronet de

.Voltaire. 0 fit ses études au collège des jésuites.On cite parmi ses maî-

ture. ri avait d'abord signé Arouet le cadet, et prit,

tres le P. Tonmemine, le P. Porée et le P. I.qay. On prétend

le P.

ï~ayproBhètisaitpteeetenhntseraitjNn~our le

!i~~

tp~i'esprBts~rts

dansee~te socMté~ assortit!

ge~ et Ie< ma)dme<,

BMM'

ryphée du théisme.9 est certain que VoItamw~~Mjn~~ dès le

à fironder toutes choses. On

que

co-

collège & éclipser tout le monde et

était enfant très-longtempsalors;

mais lui, il ne le fut pas du

de Ninon,

temps.

tout. ~n pan~~ t'abb~de CMteaun~f, étaitami

de ta

ZMe~ de t~aMee.,.jae

Vel~ire entm pM Itti

en pnt let

~u eomège, et

l~iasaltt~

'j~t assex

deax ~t~BsMMtear acheter d~!i<ree;

!on<tte<~sdtBti'in<~téde,Çha~euet~

qm'ile<mnutj~y,leprince~de(~~)~zr~d~deye~

dôme,

Mme

le* ~nces, Ie~ ~~emcs qu~

la pew

poetee~

de tt~tme~n'a~t~ readMth!~ec< ]a it'a~~tn~

&itatt d~Aat y<):Ma< a~onatne (Me

composa

à quinze

ant; une <M«Mf << o~

auteur

parmt,enY t~in~ettp~leFtS~

peu le Mandate, n

Mttt<e CoMMeM, qu'il

de tottt NH )

de'T&Mtow!

«~

franetise.

q~il~xtpoeaA dj~hu~ an*.A'nH te

~))Me~6<j~deui.cam~!qne~.IiI9J1,

~WM~ Jje~~Meot~aratp~lep~de

C~~&~ral~~

~M~ qSt~p<t.

l'AcadtB~e

~ei!ttast)e% e~

ne~~eemne~a~paM'tt~~de~pit!o4e

~eetj~IwMM~t~~eeNede~~ Qiil

ptA 'aet-.ptht.-MWtttttu,ce.f~ pMu.Te~~ânteur;f!

lorilÛ'~

.en,poIfÏ41"XlltM;tft\,q_Q;W~

im~.

*eit't.~&.e)r)ttqBet';e~e,;de;sM\ab:'ï)Mt' sep), peM~<tM

tMMtMeehttec~eharKede~

peete-.eemme,.une-:mettieM-')<e'e)~a~~

met~<B''<mi!tt~~Kem!<~<i eoBMM.'em.i.waI; <uB'<td)t'))Mrqme.

Chtteauneut, amhamadeur de France en Hollande.

,!kiF

NBeM~eyet~~l~j~.etj~~

Ve<MiM)~~ataît p<t<MM~M~aM,

WW* en,Nea)mde

ctam~~

<~ N~<~

1~

e~a

patM

qu'e)t teatatc eM<~e tt tNe~ et~MOitMeadettr«~~

dueMWt~e~ ~Me& ~eMaiMf.j ê~tetom à mt~

eaortfpMet)~Mt

que!q;te<

ins~nt

ttt MeM et ik Wt.: !t en~X~me

ee~~te~e~t!iAM~he~ew~Bt'<Na

là-peni~ttiitetttsee'te~detett.

~n<tt~èc~

.etpfteur.petlantde

de

Nne!'je<)me

rnt

cë~e-m)M']~tt~e~4d~entMB~'tt'M6het'

p&e-mMieMtiEFite~etf'~it

pt~StBeur tS~me A&in<

Bett, et

'enfomer-jaaM'i'etnde.é'M

qM <~eMaitt~~ d~ la:ph~

ettet ~i~uet B co&ttM <e<! Mti Air!et. B te se ea~

ti~pM~t~dMS son nMVet emploi. M a<MtM rehoace

ni ?<€* mcien* amb, ni surtout à

etJeetséttrités

outré, et leur père disait

prose et

Le

l'antre en Ters< a

reur. Un

tnance~~temmenittueMteau dé

la poésie< matgfé lesmetta<~

patemeUes. Son frère a!né était un ~ansénisi

c J'ai pour fils deux fous, l'un en

procu-

des

tt< deCaumaftin, intendant

Saint-An~e, à trois Menés dw

«tf

courte, eut pourtant

des naMMdes de tifataH

jeune poète serait mort d'ennui dans cet antre de

ami der son ptM,

FOMaiMNem&eettetetntttt~Mti<at

VeMte~hwMnence tieriease,ay

et dettenodoni,

<~ n'mmieht pu

enMMt<? aMgtMMi~ ni

ott

prit

tut dontMrni t'etnde de txre*

le eeMCtea'annb dissipes et nwoïew

itwc

plus de maturité, !e<

perdait n ytppttt& jtf~er~

ettea ehoee~

de

hMnntM

CamMftinconntisMit mieat la

eon~i~Mart~and

et

Mi~neMr

c'était

tatiquementccCMptde so~ amMtimf

tnmagistfatd'assez

dew

sceaut~ po<a'

bonne~ ma!xM

être r~u data

ta tie~, <Mt

? maretK des

étOSphMK;

(Ht' dtSMnaait d'en eatde

pour

tesmeiUeares compagnies,et'ttMezemptoyé,tb<tte

gtaiadtt atMtes,

et~MMMtttt p~Mqttes.VeltaiMp~isa dans sa Mn~ersattontn

taivipe atec inteUigeaec

~~tttMMiMmcftem'Nenrtt~et

tetta~dMM du

admirationsineere pow

n Mvitdan~lèt récits <t

ejo~ernë par

recède t~xMSV. une

tf.sa< GMat~ti~ Mh patS~ ~u'N était .Jdrs,

IMae de Maintenon

et les jésuites, vaincu s<~ tous!és ehammt

~tMtttBtedét'Eurep~,etàU(~nentant tM~tes toufW une dette

ma~a~ t~tti t'eNtrif,à

mN<tM~Nt&

<B)tt!ttt <? tu~mtmw )

sa-m«rt, à

aeux mimara< stNnnte-efeu~

tetjt~,

p~

tetqu~m t~Ttit MmM ~ns TeHat soh

de M

FMmc et de l'Burbpi~, seM

t~eM etmz.datoh,

d~~M! aeh<t&<:

tct pdMtâ 4e

ûei)~~ ar~ et

enttmré dés p~sgrands, gënemnt

paMics

sutte~

t'mt~uïSMn tnx travà~t

Pemp~, repttarisai~ ]'adminisMatto«, t~tit

Krictes,aMe,

tes iettrescomme

MoUX,

sit pers~M

!'i~ d'un ~MM

et tatma

FrM~et teaM~t a~

Mi. N eeai;~ des &M te

pr~et

tMMê

tutttt

pRm de ht JMtWitde,

d'ecr&e mt stf ~e' Mete

joat te M~ <? t<~

VbM!t rMtt

tort de sa~

t cet~e doubtë adoration.

eontre Et sNperttition et MMoteraMee, itconser~i ses

monarchiques,

et

et

M

({ont déclaré pour les eouter

réformateur en reIMon, màisu~eonseMaMuren

retjnNers; Ce~K un

e~'adm~tra~R,

sentiments

nemenM torts

enJnrtspMMenee,

teBtNKte~

CepettdiiMtteW ÏtV Monrut, <~&'aac ~Orléms tut, de hit.

rot de Mttee. VotjMftt,qoï ptus ~K~ rendit justice au régent.,

në~

trapp~d'aB.ra'Q~ë~re~ne~td~t~~powoi~, rts~ent.tMe

mÏë~

&are'

de M BMt<Iesseet d!e t'<rNtrair<f qafe&

con~ntet con~e sa

dMëhesse & BwM~, doat~

wetait'iMthdithmsc, te ~eiHer aftun6, et<ensùite,parieur

à My-Mt-Mm. On était en nt6 et il n'était gaeteiqa'wa M&n<

Btt~r~tMtM CM aventures. L'année suivante ~tut~

de vers,, qa'en~Ktela les ~«t w, et qui se tennimit~pm M

<eM~

J'ai vm ces maux. et je n'ai pM~ingtMs:~

Jme-étMt ae I~b)~~~s e&;ratMbua ~Vet~i~~ et il ttt

ioùt-tu~"tde

tnts~BM~eïel7m*i~

~~e~~f~eo~~ <a

~~tem~det'l~~

tm'le.~t~t-~tfï~nj&NJ~

pw~~<t~

~t~-)e~jd~em~M~~r~é~

-maii

gn~Mt,t~

~~n~~Ë%

lien

Pli

t6t dattt tontes les bouches, et qui annonçaient de loin l'auteur

deISBtMt <wr <e< )MMtf<

teSpretresne sont pas ce

qu'an vam peuple pense;

science.

t~otre crédulité tut toute leur

Ëyadeshotmnes

qui

couvent leur glmre comme un avare

réussi sur-le-champ, et trou-

jouis-

ressources,

inquiétude

accueillaith

s<th ttresdr; et d'autresqui, ayant

ant emeuit-memes un fonds inépuisable de

sent de leuf bonheut avec unemportemëittqu'aucune

ne vi~ troubler. Voltaire était ce nembte; il

gMreeomme une conquête &cilë et une mattresse Mêle. A une

d~MpfàentàtioiM

d'OMtpe. il parut sur le théâtre portant la

maréchale de Villars demanda qui voulait taire tomber la pièce. On lui

voir un homme qui jouait

voulut

lui fut présenté

et l'aima. Cet

~ft~MM.

Sa passion pour

jouer le principal r6le

q~u~W grtmd~ptttK. î&

é~

ce jeune homme

qui

ditque'c'était l'auteur. Elle

~~rwtau théâtre

ttmë de VtNMS étHt

m~ avec le sucent. Voltaife

tmSMfnefnttpasheureuï.etluilaissades regrets amers.

enHM

étetnte, puisqu'ilni par

par

de&nouveBe tragédie

ttllede Corsambleu, sa mattresse.

pour jtrhfMtM,qui

nou-

applaudit

homme

un

il ne faut

pas décent dangereux

décourageant

à

te'pul'Mc, om dMaits'yattendK,fut sévère

~pnt se maintenir

à la scènes On

~t~ en h~iné des réputations consacrées; mais

qu'a ré~Hsse d<ux Ms, parce qu'alorsil

Won

tout. t.e génie déjoué ces calculs en ne

p~.ats'm~osant~~

mé~

se

après la chute d'~«mtM, de-

plusiëMMtragédies

sur

il disait des plans d'histoire et

pour lui le moment de

d'être fait cardinal, et

ple~d'tcrdeur au travail; il tvait

pas

teitt~M'; Q achevait ht

de

tta~pIN~pMques~Ce n'était

it~F~,ne:tet~mer:Bubois venait

Womtes~uieuaonnàM~~t~MptrMtMt.

~C'esti~s~ iteittips, en IIM, que Voltaire composa l'Ep«fed

Il

déclare ouvertement

Ci~<e,

oui-pour laprendère fois,

il

pa~sa~de& relipon

matéchatd'JÛegre,

se

nàturdie. n connaissait alors la nlle du

lui connaît ses in-

pour établir qu'il

Mme de Rupelmonde, qui

cette Epttfe

ee~H~es surSia~~ion, et a nt

suM~d'avoitdëlàv~ertu

et de croire en Dieu. On peut dire que

VoÏtaiiM fttttoute sa~e tdele acetteprofession de

catnoËque.

foi. Il attaqua

ave~ énergie les religions positives, et principalementla religion

mais toujours auprontdu déisme etde la loinaturelle.

entends. Dieu

j'implore,

entends du haut des ciëux

sincère.

que

Une voit plaintivee~

Mon incrédumt ne doUpas te déplaire;

Mon c<Bur est ouvert à tes

yeux.

L'insenseteblasphème,

?

et moi jeté révère;

ne suitpas chrétien, mais c'est poue t'aimer mieux.

C*Me t"c*. *PP~* ~<~

te Poxr <t !e Cett<M,

me

P°* WMM

Mwtte, et

titte

avoir été écrite; maisl'auteurta ttonfra

et a en courut de*

insérée ennn dans tes œuMea dëVoMMMNt ce

longtemps aprèt

fut pubMée

p!u<ieuHpéronés,

que

copier. JDaM un voyage qu~l nt en Boitande

cette ~6nte~*n~!te t~, il

a~ehttt

<

trec ~ne

.de ~une!mpnde~epdant

h BH~tra jt Pru~e~

~aan-~ptute ~ona~,

~J!eJ~~M)~~

<!<tn tt ~~<m~M)

Mit t j~nm~e

RoM~MW~ SC JKW C~t?

<m)rMMM!t~tT'(!~)ci)t))M~De~ett~ ~isatia~ yt~taiMtejcett~a

M~OTeF~B p'~nwd~ ~J~Wt t JBt M~W'~ i~ tFMPs~W A'~ft~

~ant

et q~ ~a~~eeue~anteurjde~me

~~t~~t M !M~

Catte,~t~))

~aT<~t~)~e~

y in~wm-

on"p*,

met do,

m~T)m~(Mc~t)~t:~

N i6t a~th* ah~ une ~tf

dtner chez te duc

~t

?

t. ridMute et eMeBe.

?*

A

~e ~uNy, oMt pt)~ait<n t<iinNM qui con-

d<

natt un aa dateur, a

Rohan-Chabot,

gnaA ~m<ur) tn~cM

Que! eat, dit ~ttjiB~etj~euMtMa~

]<t!a< ~ndit Vditaiint~ e~m

d*n< !e ttanc et l'uaure

haut 1

ne <ra!n<

grand nom,

du

rage

là,

On

quel-

Voltaire dînait encore chez le due de Sully.

ce sont deux esta-

le chevalier de Rohan, qui le saisissent dès

mais qui honore celui qu'B

chevalier. Il se

vengea

porte.

A

pas un

conçoit h

quea

en traître.

jours de

le fait

gtgés

On

demander dans la rue. Il vient

par

lui donnentdes

coups

ters,

qe'il

partît, et

de bâton. Le chevalier de

Reban~habot était 11 dans sa voiture, et ce fut lui qui cria à

Mt spadatsins:e'ttt aMM On

la justice

peut

se donnerici le

spectacle de

de bâton

ne

des parlementa auxvtu* siècle. Un

juif hollandais,

de Lys, donna de l'argentà un laquais pour

fort riehe, nommé

Le

tonnet Vettaire sans

batonner Franc<Bnr, violon de l'Opéra. Les

furent

ptis

pu

donné*,

anpatavant.

mmpus

t être

coups

le projet fut découvert et le laquais

et son laquais faire bâ-

parce que parlement condamna de Lys

vifs Mais le chevalier de Rohan

ne lui

nom désormais

la H«tWo<te.Réduit

avait

pu être seulement réprimandé.Voltaire demanda

mieux prendre parti pour un

homme de

jamais,et,

que

pour

un

coeur

pour

pardonna

ennemi, il substitua

lui-même,

justice au due de Sully, qui aima

Même, qui avait un grand

indignementoutragé.Le poète

pa* ajouter & yéclat d'un

nom,

ttt

Momayà SnNy

il t'emenne,il

dans

sont

en

à se venger

et,

apprendà manier une épée

quand ennn il se

provoque.

11

y

Son

resta six

Paris. il ne resta

état de se mesurer avec le chevalier,il le

se

rendit à Londres

adMHairerépend en le faisantmettre à la Bastille.

mois, au bout desquels il reçut l'ordre de quitter

On était en 1126. Voltaire

pu

moins

de trois

<ans h littérature anglaise,

ans. Cet exil lui fut profitable. H s'instruisit

alors fort négligée chez

par

la netteté du

nous, et

style et

d'esprit de système. Il fut

4aM bphBesepMeanglaise,

MttetM de théories ambitieuses et

qui lui plut

ttt~tpétufteutduspectacle

<e gouvernaitlui-même.

trice; en France,

Vettahe jusque-là

tenser: a partir

N crut

il

vo!r le tegne de la

y

trouvaitune

d'unpeuple qui pensaitlibrement, et

lequel il avait soupiré

ce qu'il lui fallait,

Il était plein d'hor-

jurisprudence de nos parle-

ans

plus de vingt

La loi était en Angleterreforte et protec-

faible.

la liberté de liberté civile.

l'autorité du régent était arbitraire et

n'avait

guère combattu

que

pour

de ce moment, il s'éprit de la

raison, après

teute sa vie. L'Angkterre était précitément

car

répuNtquelui

aristocratie,et la liberté. Une

convenu; a n'y avait pas en lui um

il lui fallait des plaisirs, du luxe, peut~tre

il avait un tel art de louer,

cour, une auraitmoins

atome d'austérité

du faste

a ne haïssait pà* l'intrigue

qu'B ne pouvait se passer de protecteurs.

reur peur les lettres de cachet et la

ments; mais <[nand J. J. après, son IKKM~ «tf

RouMseau publia,

fon~tte de

ft~<t<M ptHttf !M hM*.

<tMt, B fut

le premier à crier à la barbarie.

et

Des la première année de

son séjour à Londres, Voltaire y

la dédia à la reine d'An-

ttublia ht

N'!ttWa<!e par souscription,

~teterM- La souscnptton mt rapporta,

miUe francs, qui furent le fondement

de* à présent qu'elle devint, wrs

rable. Sonpèn,

cent cinqaanteiiTMs de rente. Ce

en 1745, de sa part

retour en

queues it

dtt-on, cent cinquante de sa fortune. Disons

de sa vie considé-

h moitié

mort enm4, luiavaithissé

quatrennUe deux

petitpatrimoine~au~nenta~ r

A son

dans ta successiondeMnfreKa!n<t

fut France

il s'associa à qne!ques speeuhtions dans tes~

~u!- jes

eommeienennepourte temps, i

tteureut; et Paris~Buvemey,entre autre*. M~t

~~res de l'!tatiè. a eut~en~

t~nensKcent

mOle livres

wom cent miHeMTres de

rerenu,

et quile fit accuser d'avance pm tes uns, et par têt autres ~<~

ou Mr

giota~ Best certain que des speculattonssurjesvitres

tes toteries, et une association ayeePar!s"Duvemey; ne paMis~

sent pas

taite

conformesaux principes d'une délicatesse sétèrefVbl~

cher. Puisque ~IhireaTaiteinq~aé

h

BeM~~seaie

lui rapportait~ <~

pas risque

centac'nquantenuUeMtres.M~eouratt

accepter despeMionset~p!acescomme!a~

ouA copier de ta

tean~aequesHousseau.

mu~

ps~viat~:Il eut~un

p~;t,as ~Tout eala

,BM

ll,doa,~a

Yoututttretiehe pour être indépendant, et ce Att une des

donna

mais les.

moyens nous re*

pace

trop~ et t'indépendance,

tecont que~l'Antdeten'elui

De cottepas si

et

li<~ de rente,

somme

de

pugnent:EMis-Duvetneyestde

à!Meu,

d'êtrereduità

pmtdes

eensde1)eMr!esd<Mn temps,

Nque pour~iTre~commete&tplusMrd

Mais

c'était le laxe,

eMtem.ua

était dans <MCit~i~t~

ce m'était pas; ~'indépendanceseulement qw& iut ~Bàit

caNa~

c't~~tdetit~tion, etity

de*

tbi.ricne.~m~~t~

teawM~,

aTee~so~

faitrpa~tle

il :ée~`

dMeernemmt.Vfces~l~

eoncqeur~tMt~it~

p~a~ou~our~ï·a;t~

es?~,tuoa

pl,ein àiélan ~et ita

~ËS~

.t;e~d~t!f.& at~~s,

.p~~su&

.de~B~J~<$.it!e~pait;,

~<a~

-petS6n~att%ae!Mtjm~,J~

N<par,ses.;~M~ét~y'u

We~mm~le

Grôs

s,l~a

.ponr.

et le :>'arç~a

uPe #tr~,n'ge

B~S,

Kar~f et

-m~t~]t~q#\B~t;a~

d~

'réfM~.&ao~

.Tie;atSw~e.ce)te a'W,~une.M a

se

peut

~oit UM pMectenr, d~ W reee~

=~A~

a

~t~~n~~htraf~de~ L~

Cuana'N

.M.d~a!

-M~t,~]~Y~ee.u)iepermhsM~itacite'd~

~l~M~e-.na~p~ d

4~,g~~Ci

d~s dmeM, et

moindre allusion contre le

on devaitcraindre

qu'on payait en bons

une

clergé ou

mot: et en dédicaces. A la contre un grand seigneur,

arrêt du parlement.

lettre de cachet, ou un

Tous

les jours on mettait un

écrivain à la Bastille; et tous les

grand escalier du palais.

coups de

donner des

de

jours on hrutatt un livre au bas du

°!~A~

M chevaher de

iAcadejme

on

Rohan-Chabot faisait

Gros de Boxe excluait Voltaire

tout ceta,

eïité presque

fraaçaise, Avec

la 'M't. Voltaire fut

on enivrait la nation et

toute sa vie; et a fut

ptua tttrae

Mm<t Xvï.

France, toute sa

vie, que le régent, Louis XV, et

ttêtM tut r~ttésentéle H décembre 1730. Il

faire

tragédie

trois

en

représenterdors; elle

SSE.

~Ë~

"~ËE"

t~hmer; h

fit en ce même actes et sans

ne parut

que

la fois

"p"°P**P~s,

pohce

dans uncoHége. Il voulut !a

croit qu'il

mettaith

mainà

un

faire

commença vers la

s'y refusa. On

m~eépogue te poème

~e

emh de

de la fMeMe. Il

de la

~?~?'co'

tratvam,

passant

la

~~et.erepôMnt

tMte.EnH3t,

de

pendant

tragédie

poëmebur-

et

1-Ms.

publiait

poésie

Pope,

donnait

est

avec

en

son

la philosophie

Angleterre,

~~t'tO~.Yoltaire

que

d'hiatoire

la

et simple.

qui

~T~'

teM

HN.

Ce

C~unmorceau

son

1~ appréciations

Bri-

il

~M,

Théâtre-Français

farent're-

critique

judicieuse,

f~<J"

août

En

tT3X,

te

7

mars,

point

a rentrait au théttrë avec

relever de cet

parut

le

sur

fut un détire. Les suece.

d'aM~

plus de justice.

il avait créé

Tt

Cette fois, Vol-

son genre.

plus

Ses

d~

ennemM; mats it

durable

q~ eut de

et

ram.

touta

avait

contemporains furent

nou~~&~X~~

mettreà

d~Sn~rm~

et

de

côté

ne

de

Corneille

Racine.

On

ne

subjugués.

Racine. »

leur sufnt

parla

de le

pl9sC¡ue du

dans

,inébranlable

pour'ce qu'il appelait la

nombre

désèsp~éant6"rrectiollde

de ses

son

tamant

t'M.~cés.tsavie.nt.d.vmt

contractavers

le mente

temps

une

liai-,

de

duChasMe?

K'scan~

t~

fois

ta

marquis.

grande damequi

lestats,

toujours

composé de

Mta~à

pédant

passait

oeeupée

sa

vie a déchinKr

de

parure et

femme.

Newton et

à

courir

C'était p&:SàtM.u~

de

étrange

le

tr~ail~pourte

métaphysique,

et de~Me

T.Htaire, également passionné pour

~~?

~J ~<~

~~P'p!<M'crupuIeM,n.ce~riënaut

au

~M,

.h. Guet-

tard, mai.qui

On,

la

périt

siffla sans

~<trMt.ansp~u,

alors, étouffée sous.une cabale

t~twque.

intern~m

Apwtt <tnq tMtes }M<pt~

haN. Au dtfMer apte

q<Mntmt~MMmteedti&~èee~MMBMeesj~tolM:

Et-<m~M)<ent,Cea6fî

<? t~o~ait de pMtBrte

C~, MJtet. ;?

~~fent

Lt* i.<Mt~ <w~'J~i!~,t~t~df~')u~

p*nM<!Nt

!t BMméannée

t'M)s !es m&~ntenis ~)~tt~Tee

?$

Tant,

Mittilé

attife

)A~è~'I.et~j6~én~,m~Ï~tMnt

c~te ~p9!<~e 4'nn ~u~etTaern~n~ it~n,

~e

tB~t<9~B~B~.)t~

M nnMftfMT ~&~

<M<m<iMMJB<MtXoBMt~tM.RBÎ

~«tt~;tmt~'tMhtf~~n'~

CM'MM&HBBLt R

~«pfn~~ ni~~< MMjj(tM-e~a~y~

ffle,

es~¡,_tliW.têtiI'¡¡'¡".

<Bui potf mon b!en m'a Mt naître en eet <~e.

Se

tampa profane ett tout fait

JRaime te tme,

pour mes moeurs.

et même la mollesse,

Tans tea pMsirs, tes arts de toute espèce,

I*prepMtt, le

pdt,

les omenMnta.

~atM Des6mtatMt

dénenta cette ptaisantetietFahbè Cou-

jtttrite, qui ~ttitdu eeedit tmtaittea&Maa fournie,

tur l'esprit du eardmaï Fleury. Des-

y

<~t des MMde sa tt~oa, comme

fut traité de scandateM, et