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T R AIT E M E NT D E S S AL A I R E S

► ELEMENTS DU SALAIRE BRUT :

C’est la rémunération perçue par l’employé en contrepartie du travail qu’il fournisse au


compte de son employeur (entreprise). Elle est généralement mensualisée, et elle se
calcule en fonction de la durée, en heures, effectivement travaillée.

(DH/H)
⊃ Salaire de base : Nombre d’heures normales x Taux horaire normal

Ce sont les heures de travail effectuées en plus des heures normales, elles se calculent
en fonction du moment de leur réalisation, selon un taux de majoration, à savoir :

Jours ouvrables Jours fériés


De 6 h à 21 h 25% 50%
De 21 h à 6 h 50% 100%

⊃ HS : (Nombre d’HS x Taux horaire normal) x (1+Taux de majoration)

Ce sont des sommes d’argent versées aux employés pour des fins d’encouragement
et de motivation. À titre d’exemple :

o Prime de rendement. o Prime de responsabilité.


o Prime d’assiduité. o Prime de technicité.
o Prime de présence. o Prime pour l’achat du mouton.
o Prime d’ancienneté. à l’Aïd el Kébir.
ème
o Prime du 13 mois. o Prime d’encadrement.
o Prime de naissance. o Prime à la production.
o Prime de qualification. o Prime de bilan.
o Prime de recherche. o . . . etc.

o La prime d’ancienneté se calcule en fonction du nombre d’années


travaillées :

Années d’ancienneté Taux à appliquer


Après 2 ans 5%
Après 5 ans 10%
Après 12 ans 15%
Après 20 ans 20%
Après 25 ans 25%

⊃ PA : (Salaire de base + heures supplémentaires) x Taux à appliquer

Ce sont des sommes d’argent versées aux salariés pour leur compenser une partie ou
la totalité des frais qu’ils ont engagés dans le cadre de leur fonction. À titre d’exemple :

o Indemnité de caisse. o Indemnité des frais de bureau.


o indemnité de déplacement. o Indemnité de mutation.
o Indemnité de transport. o Indemnité de représentation.
o Indemnité d’éloignement. o Indemnité de rapatriement.
o Indemnité d’habillement. o Indemnité kilométrique.
o Indemnité de licenciement. o Indemnité de séjour.
o Indemnité de panier. o . . . etc.

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Ils prennent deux formes, en nature et en numéraire. Les avantages en nature sont des
biens accordés et services rendus au salarié pour l’aider sur des charges sises hors du
cadre de travail, par contre, les avantages en numéraire, sont des sommes d’argents
versées au salarié pour lui compenser une partie ou la totalité de certains frais qu’il a
engagé pour son compte personnel.

Avantages en nature : Avantages en numéraire :


Biens alimentaires distribués. Cotisations salariales diverses.
Dépenses de domesticité. Frais de voyage et de séjour.
Dépenses d’eau, d’électricité … Remboursement du loyer
Logements. Participation aux frais scolaires.
Voiture personnelle. Prime d’assurance.
. . . etc. Remboursement de divers frais

⊃ Salaire brut : Salaire de base + HS + Primes + Indemnités + Avantages

Le passage du salaire brut au salaire net imposable, c’est-à-dire, la base de calcul de


l’impôt sur le salaire, exige certains retraitements. Le schéma ci-après le montre
explicitement :

Salaire brut

Soustraction des exonérations

Salaire brut imposable

Soustraction des déductions

Salaire net imposable

Soustraction des retenues et AEN

Salaire net

► SALAIRE BRUT IMPOSABLE


IMPOSABLE :
┤ Exonérations :
Les éléments exonérés sont à soustraire du salaire brut pour avoir la base de calcul (SBI)
servant à déterminer les montants des déductions. (Cotisations ; Frais professionnels ;
Intérêt)

Il s’agit généralement des indemnités destinées à couvrir des frais engagés par le salarié
dans l’exercice de sa fonction, dans la mesure où ils sont justifiés, quels soient remboursés
sur états ou attribués forfaitairement.

o Indemnité de caisse. o Indemnité d’outillage.


o indemnité de panier : o Indemnité d’habillement.
Plafonnée à 520 DH/Mois. o Indemnité d’éloignement.
o Indemnité de déplacement justifié. o Indemnité kilométrique.
o Indemnité de transport : Plafond o Indemnité de séjour.
Urbain : 500 DH/Mois o Indemnité de représentation.
Non urbain : 750 DH/Mois o . . . etc.

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⊃ Salaire brut imposable (SBI) : Salaire brut – Exonérations

► SALAIRE NET IMPOSABLE


IMPOSABLE :
┤ Déductions :
Les éléments déductibles sont à soustraire du salaire brut imposable pour avoir la base de
calcul permettant la détermination de l’impôt sur le salaire.

Il s’agit des retenues sociales, la retenue économique, cession sur salaire, et des
abattements des frais professionnels.

o Retenues sociales :

Un organisme public assurant la protection des employés contre les risques qui peuvent
diminuer ou cesser la force de travail. Elle assure des prestations à court
terme (Maladie ; Maternité ; Allocations familiales … etc.), et autres à long terme
(Invalidité ; Pensions de retraite … etc.).

En contrepartie de la couverture qu’elle assure, elle perçoit des cotisations auprès des
salariés et employeurs. Les cotisations salariales s’élève à un taux de 4,29% du salaire
brut imposable, dont 0,33% couvre ce qui est à court terme, et 3,96% pour ce qui est à
long terme.

Toutefois, le montant de la cotisation mensuelle à la CNSS ne peut dépasser 257,40 DH


soit un salaire brut imposable plafonné à 6000 DH.

⊃ Cotisation à la CNSS : Salaire brut imposable (SBI ≤ 6000 DH) x 4,29%

Une assurance qui assume la couverture médicale de base, gérée par deux organismes,
la CNOPS pour le secteur public et la CNSS pour le secteur privé.

Pour le secteur privé, le taux en application est de 4,00% dont 2,00% à la charge du
salarié et 2,00% à la charge de l’employeur, à appliquer sur le salaire brut imposable
sans plafond.

Cependant, les entreprises affiliées à une assurance maladie facultative peuvent se


dispenser de l’affiliation à l’AMO durant un période transitoire de 5 ans renouvelable. Or,
elles doivent cotiser à l’AMO solidarité sur l’intégralité des salaires à un taux de 1,50%
(Cot. Patronale).

⊃ Cotisation à l’AMO : Salaire brut imposable (Sans plafond) x 2,00%

Une caisse de retraite complémentaire à laquelle l’employeur peut souscrire. Le taux de


cotisation varie de 3 à 6%, à appliquer sur le salaire brut imposable non plafonné, exclu
des avantages en nature.

⊃ Cotisation à la CIMR : (Salaire brut imposable (Sans plafond) – AEN) x Taux

Toutes les autres assurances facultatives couvrant les maladies et la retraite.


(Assurance groupe ; Caisse marocaine de retraite … etc.). La base de calcul des
cotisations à ces assurances relève de ce qu’implique le contrat établi entre les parties.

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o Retenue économique « Cession sur salaire » :

C’est une somme d’argent qu’un salarié demande, de gré, à son employeur de la prélever
de son salaire pour rembourser une dette qu’il a envers une tierce personne. En d’autre
terme, le salarié débiteur s’adresse au greffe du tribunal de première instance pour
remplir une déclaration de cession dont, une copie sera remise à l’établissement
créancier et une autre à l’employeur. Finalement, l’employeur commence à verser
directement à l’établissement de crédit le montant de la mensualité prévue tout en
la prélevant du salaire de l’employé.

Conditions de déductibilité :
» Mensualités (Principal + Intérêts + TVA) versés contre
remboursement d’un prêt contracté pour l’acquisition ou la construction d’un
logement social destiné à l’habitation principale.
(Logement économique : Superficie ≤ 100 m² ; Prix d’acquisition ≤ 250 000 DH HT).

Intérêts TTC, non compris le principal, contre


remboursement d’un prêt contracté pour l’acquisition ou la construction d’un
logement non économique destiné à l’habitation principale. (Plafond d’intérêts : 10%
du Salaire net imposable).
(Logement non économique : Superficie > 100 m² ; Prix d’acquisition > 250 000 DH HT).

⊃ Plafonds intérêts : (SBI – (CNSS + AMO + CIMR + Autres assurances + FP)) x 10%

» Mensualité non déductible.


» Non déductibles.

o Abattement des frais professionnels (FP) :


C’est un pourcentage à appliquer sur le salaire brut imposable afin d’estomper la base
de calcul de l’impôt. Il s’agit des frais qu’un salarié engage durant l’exercice de sa
fonction (nourriture, transport …) et que l’État les prenne en considération sous forme de
pourcentage variant selon la catégorie professionnelle. Toutefois, pour l’ensemble des
catégories citées ci-dessous, le montant de cette déduction ne peut dépasser
2500 DH/Mois (Plafond).

Taux : Catégories professionnelles :


Pour le personnel relevant des catégories professionnelles autres que celles
20%
visées ci-dessous.
25% Pour le personnel des casinos et cercles.
Pour les ouvriers d’imprimerie de journaux travaillant la nuit, ouvriers mineurs.
35% Pour les artistes dramatiques, lyriques, cinématographiques ou
chorégraphique, artistes musiciens, chefs d’orchestre.
40% Pour le personnel navigant de la marine marchande et de la pêche maritime.
Pour les journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux, agents
de placement de l’assurance vie, inspecteurs et contrôleurs des compagnies
d’assurance des branches vie, capitalisation et épargne, voyageurs,
représentants et placiers de commerce et d’industrie, personnel navigant de
45%
l’aviation marchande (pilotes, radios, mécaniciens et personnel de cabine
navigant des compagnies de transport aérien, pilotes et mécaniciens employés
par les maisons de construction d’avions et de moteurs pour l’essai de
prototypes, pilotes moniteurs d’aéro-clubs et des écoles d’aviation civile.

⊃ Frais professionnels : (Salaire brut imposable – Avantages) x Taux

⊃ Salaire net imposable (SNI) : Salaire brut imposable – Déductions

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► SALAIRE NET :
┤ Retenues et avantages en nature :
o Autres retenues économiques :

L’acompte consiste à verser, avant la date habituelle de paie, une partie du salaire d’un
travail déjà exécuté mais dont la rémunération n’est pas encore exigible. Cependant,
le montant de cet acompte ne peut être supérieur à la rémunération mensuelle exigible.

En outre, pour les salariés mensualisés, l’acompte ne peut dépasser la moitié du salaire
mensuel exigible et il ne peut leur être accordé au-deçà de 15 jours de travail.

L’avance consiste à verser au salarié une somme d’argent qui correspond à un travail
non encore effectué, cette somme peut dépasser le salaire mensuel. Toutefois,
le remboursement de l’avance se fait par des retenues périodiques consécutives sur
le salaire dont le montant ne peut excéder 10% du salaire net.

C’est une somme d’argent que l’employeur saisit de la rémunération d’un salarié
débiteur pour rembourser une dette que ce dernier doit à une tierce personne
créancière. Cependant, afin que cette saisie puisse de réaliser, la personne créancière
doit présenter à l’employeur un titre exécutoire lui permettant de procéder à une telle
action.

Titre exécutoire : un titre exécutoire permet de recourir à une exécution forcée en


constatant officiellement l’existence d’une créance liquide et exigible. Il permet ainsi de
justifier le recours à une saisie.

o Retenue fiscale :

C’est la somme due à l’État à titre d’impôt. Elle est calculée sur le salaire net imposable
et cela suivant le barème de l’IR prévu par le CGI qui répartit cette somme selon les
tranches du revenu.
L’impôt dû à l’État étant le net qui est égal à l’impôt brut exclu des charges de famille.

Tranches de revenu Taux Somme à déduire


0 – 2500 0% -
2501 – 4166,66 10% 250
4166,67 – 5000 20% 666,67
5001 – 6666,66 30% 1166,67
6666,67 – 15000 34% 1433,33
+ 15000 38% 2033,33

⊃ IR Brut : (Salaire Net imposable x Taux) – somme à déduire

» Elles désignent l'ensemble des frais supportés par le salarié pour


les personnes à charge de son foyer (Enfants et conjoint). Elles permettent de réduire
le montant de l'Impôt sur le revenu.

Le montant prévu pour chaque personne est de 30 DH dans la limite de 6 personnes


soit 180 DH/Mois pour 6 individus.

⊃ IR Net : IR Brut – Charges de famille

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o Retenues sociales : (Celles calculées au-dessus)

o Avantages en nature : les avantages en nature sont accordés sous forme de biens
et services, donc, sont à exclure du salaire car ils ne seront pas perçus par le salarié en
numéraire.

⊃ Salaire net (SN) : Salaire net imposable – (Les retenues + Avantages en nature)

Retenues sociales : Retenues d’ordre


Retenue fiscale :
Obligatoires : Facultatives : économique :
CNSS CIMR Impôt sur le salaire Avances et acomptes
AMO CMR Oppositions sur salaire
-
- Autres Cessions sur salaire

► CHARGES PATRONALES :
Les charges patronales correspondent aux cotisations aux différentes caisses
et assurances auxquelles l’entreprise est affiliée. Elles se calculent sur la base du salaire
brut imposable de chaque employé, certaines cotisations sont à calculer sur un SBI
plafonné et d’autre sans plafond.

o Prestations sociales :
Le taux de cotisation aux prestations sociales s’élève à 8,60%, à appliquer sur le SBI
plafonné à 6000 DH.

⊃ Prestations sociales : (SBI ≤ 6000 DH) x 8,60%

o Prestations familiales :
Le taux de cotisation aux prestations familiales s’élève à 6,40%, à appliquer sur le SBI
non plafonné.

⊃ Prestations familiales : SBI x 6,40%

o AMO :
Le taux de cotisation à l’assurance maladie obligatoire, solidarité AMO comprise, s’élève
à 3,50%, à appliquer sur le SBI non plafonné.

⊃ Assurance maladie obligatoire : SBI x 3,50%

o Taxe de la formation professionnelle (TP) :


La taxe de la FP est de 1,60% à appliquer sur le SBI non plafonné.

⊃ Taxe de la formation professionnelle : SBI x 1,60%

NB : La cotisation à l’AMO solidarité est inévitable même dans le cas où l’entreprise est
couverte par une autre assurance maladie.

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Tableau récapitulatif :

Éléments Montants
⊃ Salaire de base : Nbr d’heures normales x Taux horaire normal.
Majorées à 25%.
⊃ Heures supplémentaires : Majorées à 50%.
Majorées à 100%.
Prime de rendement.
Prime d’ancienneté.
⊃ Primes et gratifications : Prime du 13ème mois.
Prime de responsabilité.
Autres primes
Indemnité de caisse.
Indemnité de transport.
⊃ Indemnités : Indemnité d’habillement.
Indemnité de panier.
Autres indemnités :
Biens alimentaires distribués.
Avantages en Dépenses d’eau, d’électricité …
nature : Logements.
Autres avantages en nature :
⊃ Avantages :
Remboursement du loyer.
Avantages en Frais de voyage et de séjour.
argents : Remboursement de divers frais.
Autres avantages en argents :
Salaire brut : (1)
Indemnité de caisse.
indemnité de panier ≤ 520 DH
Indemnité de déplacement justifié.
⊃ Exonérations :
Urbain : 500 DH
Indemnité de transport :
Non urbain : 750 DH
Autres indemnités :
- Total exonérations : (2)
Salaire brut imposable : (3) (1) – (2)
Abattement des frais professionnels ≤ 2500 DH :
CNSS ≤ 257,40 DH :
Assurance maladie obligatoire :
CIMR :
Autres assurances :
⊃ Déductions :
Traite sur remboursement de crédit pour acquisition
ou construction d’un logement économique.
Intérêts sur remb. de crédit pour acquisit° ou
construct° d’un logement non-économique. ≤ 10% du
SNI
- Total déductions : (4)
Salaire net imposable : (5) (3) – (4)
⊃ IR brut : (SNI x Taux) – Somme à déduire (Barème de l’IR) :
⊃ IR net : IR Brut – (Charges de famille (≤ 180 DH)) :
IR net : (6)
CNSS :
CIMR :
AMO :
Autres assurances :
⊃ Retenues et avantages Avances :
en nature : Acomptes :
Oppositions :
Cessions :
IR net : (6)
Avantages en nature :
- Total retenues et avantages en nature : (7)
Salaire net : (8) (1) – (7)

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► COMPTABILISATION :
o Avances et acomptes :
../../....
3431 Avances et acomptes au A A : Le montant total des avances
personnel et acomptes versés au cours du mois.
5141/61 A
Compte de trésorerie
Libellé

o Salaires bruts :
X : Le montant total des salaires bruts.
../../.... B : Le montant total des salaires nets.
A : Le montant total des avances
6171 Rémunération du personnel X
et acomptes enregistrés auparavant.
C : Le montant total des oppositions.
4432 Rémunérations due au personnel B D : Le montant total des cessions sur
3431 Avances et acomptes au A salaires.
E+F : Le montant total des cotisations
4434 personnel C à la CNSS et AMO.
4438 Oppositions sur salaires D G : Le montant total des cotisations
4441 Personnel – Autres créditeurs E+F à la CIMR.
4443 Caisse nationale de la S.S. G H : Le montant total des cotisations
à l’assurance groupe.
4445 Caisse de retraite H I : Le montant total des autres cotisations
4448 Mutuelle I salariales.
4452 Autres organismes sociaux J J : Le montant total de l’IR pour l’ensemble
des salariés.
État, impôts, taxes et assimilés
Libellé

o Charges patronales :
../../.... Y : Regroupe les cotisations à la CNSS,
AMO, CIMR et le montant de la TFP.
6174 Charges sociales Y Z : Le montant de la cotisation à
6176 Charges sociales diverses Z l’assurance groupe et autres assurances.
K : Regroupe le montant de la cotisation à
la CNSS, et celui de la taxe
4441 Caisse nationale de la S.S. K professionnelle.
4443 Caisse de retraite L L : Le montant de la cotisation à la CIMR.
4445 Mutuelle M M : Le montant de la cotisation à l’AMO.
N : Le montant des cotisations aux autres
4448 Autres organismes sociaux N assurances.
Libellé

o Paiement des salaires :


../../....
B : Montant total des salaires nets ayant
été crédité à l’écriture constatant
4432 Rémunérations due au personnel B les salaires bruts.

5141/61 Comptes de trésorerie B


Libellé

o Paiement des oppositions et cessions sur salaires :


../../....
C : Montant total des oppositions.
4434 Oppositions sur salaires C D : Montant total des cessions.
C + D : Somme des oppositions
4438 Personnel – Autres créditeurs D et cessions.

5141/61 Comptes de trésorerie C+D


Libellé

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(Salariales et patronales)
o Règlement des charges sociales et l’IR :
../../.... E+F+K : Montant total des cotisations à
la CNSS et AMO, salariales et patronales.
4441 Caisse nationale de la sécurité E+F+K G+L : Montant total des cotisations à
4443 sociale G+L la CIMR, salariales et patronales.
H+M : Montant total des cotisations à
4445 Caisse de retraite H+ l’assurance groupe.
4448 Mutuelle M I+N : Montant total des cotisations aux
4452 Autres organismes sociaux I+N autres assurances.
I : Montant total de l’IR pour l’ensemble
État, impôts, taxes et assimilés J des salariés.
5141/61 ∑ ∑ : Montant total des règlements.
Comptes de trésorerie
Libellé

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EXERCICE D’APPLICATION

En fin du mois de septembre, le responsable GRH de l’entreprise « X » vous a demandé de


déterminer les salaires nets pour trois salariés en se basant sur les éléments suivants :

Éléments Salarié A Salarié B Salarié C


Situation familiale Marié Célibataire Marié
Enfants à charge 2 - 1
Salaire de base 191 H ; 34 DH/H 191 H ; 28 DH/H 191 H ; 46 DH/H
25% 8 5 6
Heures
50% - 3 4
supplémentaires
100% 2 5 -
Indemnité de panier 520 680 500
Prime de rendement 700 840 650
Frais de Justifiés 300 250 -
déplacement Non justifiés 120 100 -
Indemnité d’habillement - 1000 -
Remboursement des frais divers 500 500 500
Cotisations salariales - 420 -
Logements mis à disposition 1200 1600 1400
Prime d’ancienneté 8 ans 20 ans 5 ans
Voiture personnelle - - 1500
Voiture de service 1000 - -
Prime de responsabilité 350 - 450
Indemnité de Urbain 780 - -
transport Non urbain - 1200 -
Indemnité de caisse - - 800
Prime d’assurance - - 1500
Biens alimentaires distribués 420 420 420

Cotisations sociales :

Cotisations CNSS Assurance groupe CIMR


Salariales Taux en vigueur 2% 6%
Patronales Taux en vigueur 3% 6%

Autres informations :

┤ Le salarié « A » rembourse mensuellement une traite de 1500 DH dont 520 DH d’intérêts TTC,
pour un crédit qu’il a contracté pour l’acquisition d’un logement économique.
┤ Le salarié « B » rembourse une mensualité de 1200 DH dont 250 DH d’intérêts TTC, pour un
crédit à la consommation qu’il a contracté.
┤ Le salarié « C » rembourse mensuellement une traite de 1700 DH dont 740 DH d’intérêts TTC,
pour un crédit qu’il contracté pour la construction d’un logement non économique.

- Tous les remboursements ont été faits par prélèvement bancaire le 30/09/2012.

┤ Le salarié « A » a pris une avance le 12/09/2012, pour un montant de 1500 DH, versée en
espèces.
┤ Le salarié « B » a pris un acompte le 18/09/2012, pour un montant de 1000 DH, versé en
espèces.
┤ Le salarié « C » a pris une avance le 20/09/2010, pour un montant de 980 DH, versée en
espèces.

⊃ Déterminer les salaires nets pour les salariés A, B et C.


⊃ Passer les écritures comptables nécessaires, sachant que les salaires ainsi que
les oppositions ont été payés au 30/09 par virement bancaire. Les charges sociales et l’IR ont
été payés le 15/09 par virement bancaire.

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CORRECTION DE L’EXERCICE
L’EXERCICE

Éléments Détail de calcul A Détail de calcul B Détail de calcul C


Salaire de base 191 x 34 6 494 191 x 28 5 348 191 x 46 8 786
25% ((8x34) x 1,25) 340 ((5x28) x 1,25) 175 ((6x46) x 1,25) 345
Heures supp 50% - 0 ((3x28) x 1,50) 126 ((4x46) x 1,50) 276
100% ((2x34) x 2) 136 ((5x28) x 2) 280 - 0
Prime d’ancienneté (6494+340+136) x 10% 697 (5348+175+126+280) x 20% 1 185,8 (8786+345+276) x 10% 940,70
Indemnité de panier Réf. Énoncé (1) 520 Réf. Énoncé (1) 680 Réf. Énoncé (1) 500
Prime de rendement Réf. Énoncé 700 Réf. Énoncé 840 Réf. Énoncé 650
Frais de Justifiés Réf. Énoncé (2) 300 Réf. Énoncé (2) 250 Réf. Énoncé 0
déplacement N.Justifiés Réf. Énoncé 120 Réf. Énoncé 100 Réf. Énoncé 0
Indemnité d’habillement Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé (3) 1 000 Réf. Énoncé 0
Remb. Frais divers Réf. Énoncé 500 Réf. Énoncé 500 Réf. Énoncé 500
Cotisations salariales Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 420 Réf. Énoncé 0
Logements Réf. Énoncé 1 200 Réf. Énoncé 1 600 Réf. Énoncé 1 400
Voiture personnelle Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 1 500
Prime de responsabilité Réf. Énoncé 350 Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 450
Indemnité de Urbain Réf. Énoncé (3) 780 Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 0
transport N.Urbain Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé (4) 1 200 Réf. Énoncé 0
Indemnité de caisse Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé (2) 800
Prime d’assurance Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 1 500
Biens alimentaires distrib… Réf. Énoncé 420 Réf. Énoncé 420 Réf. Énoncé 420
Salaires bruts Total 12 557 Total 14 124,8 Total 18 067,7
Exonérations
Indemnité de panier (1) Plafonné à 520 DH 520 (1) Plafonné à 520 DH 520 (1) Plafonné à 500 500
Frais de déplcmt Justifiés (2) 300 (2) 250 - 0
Indemnité d’habillement - 0 (3) 1 000 - 0
Indemnité de Urbain (3) Plafonné à 500 DH 500 - 0 - 0
transport N.Urbain - 0 (4) Plafonné à 750 DH 750 - 0
Indemnité de caisse - 0 - 0 (2) 800
Total exonérations 1 320 Total exonérations 2 520 Total exonérations 1 300
Salaires bruts imposables Salaire brut – Exonérations 11 237 Salaire brut – Exonérations 11 604,8 Salaire brut – Exonérations 16 767,7
767,7
Déductions
(11604,8-(500+420+1600+420) (16797,7-(1400+500+1500+1500+
Frais professionnels (11237-(1200+420+500)) x 20% 1 823,4 x 20%
1 732,96 420) x20%
2289,54
CNSS 6000 x 4,29% 257,4 6000 x 4,29% 257,4 6000 x 4,29% 257,4
Assurance groupe 11 237 x 2% 224,74 11 604,8 x 2% 232,1 16797,7 x 2% 335,36

11
CIMR 11237 – (1200+420) x 6% 577,02 11604,8 – (1600+420) x 6% 575,09 (16797,7-(1400+1500+420) x 6% 806,87
Traite / R.C Log Econom… Réf. Énoncé 1 500 Mensualité non déductible : cas - 0
de crédit à la consommation
0
Intérêts / R.C Log Princ… - 0 740 < 10% du SNI 740
Total déductions 4 382,56 Total déductions 2 797,55 Total déductions 4439,17
Salaires nets imposables SBI - Déductions 6 854,44 SBI - Déductions 8 807,25 SBI - Déductions 12328,53
Impôt sur le revenu :
IR Brut : (6854,44 x 34%) – 1433,33 897,18 (8807,25 x 34%) – 1433,33 1 561,14 (12328,53 x 34%) – 1433,33 2758,37
IR Net : 897,18 – (3 x 30) 808 1591,14 – 0 1 562 2758,37 – (2x30) 2699
Retenues et AEN
CNSS Réf. Déductions 257,4 Réf. Déductions 257,4 Réf. Déductions 257,4
Assurance groupe Réf. Déductions 224,74 Réf. Déductions 232,1 Réf. Déductions 335,36
Caisse de retraite Réf. Déductions 577,02 Réf. Déductions 575,09 Réf. Déductions 806,87
IR net Réf. IR 808 Réf. IR 1 562 Réf. IR 2 699
Acomptes Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 1 000 Réf. Énoncé 0
Avances Réf. Énoncé 1 500 Réf. Énoncé 0 Réf. Énoncé 980
Oppositions Réf. Énoncé 1 500 Réf. Énoncé 1200 Réf. Énoncé 1 700
Avantages en nature Réf. Énoncé 1 620 Réf. Énoncé 2 020 Réf. Énoncé 3 320
∑ Retenues et AEN (1) 6 487,16 ∑ Retenues et AEN (1) 6 846,59 ∑ Retenues et AEN (1) 10 098,63
Salaires bruts Réf. Salaire brut (2) 12 557,00 Réf. Salaire brut (2) 14 124,80 Réf. Salaire brut (2) 18 067,70
Salaires nets (2) – (1) 6 069,84 (2) – (1) 7 278,21 (2) – (1) 7 969,07

Salarié A Salarié B Salarié C Totaux


SBI Plafonné 6 000,00 6 000,00 6 000,00 18 000,00
SBI Non plafonné 11 237,00 11 604,80 16 767,70 39 609,50

Cotisations Détail de calcul Montant


CNSS 18 000 x 8,60% 1 548,00
Assurance groupe 39 609,50 x 3% 1 188,29
AMO solidarité 39 609,50 x 1,5% 594,15
CIMR (39 609,50 – 6960) x 6% 1 958,97
Taxe de la formation professionnelle 39 609,50 x 1,6% 633,76

12
COMPTABILISATION :

12/09/2012
3431 Avances et acomptes au personnel 1 500,00

5141 Caisse 1 500,00


Avance versé au salarié A
18/09/2012
3431 Avances et acomptes au personnel 1 000,00

5141 Caisse 1 000,00


acompte versé au salarié B
20/09/2012

3431 Avances et acomptes au personnel 980,00

5141 Caisse 980,00


Avance versé au salarié C

30/09/2012
6171 Rémunération du personnel 44 749,50

4432 Rémunérations dues au personnel 21 317,12


3431 Avances et acomptes au personnel 3 480,00
4434 Oppositions sur salaires 4 400,00
4441 Caisse nationale de la S.S 772,20
4443 Caisse de retraite 1 958,98
4445 Mutuelles 792,20
44525 État – IR 5 069,00
6171 Rémunération du personnel 6 960,00
Livre de paie du mois 9

6174 Charges sociales 4 734,88
6176 Charges sociales diverses 1 188,29

4441 Caisse nationale de la S.S 2 775,91


4443 Caisse de retraite 1 958,97
4445 Mutuelles 1 188,29
Charges patronales


4432 Rémunérations dues au personnel 21 317,12
4434 Oppositions sur salaires 4 400,00

5141 Banque 25 717,12


Paiement des salaires et oppositions
15/10/2012
4441 Caisse nationale de la S.S 3 547,91
4443 Caisse de retraite 3 917,95
4445 Mutuelles 1 980,49
44525 État – IR 5 069,00

5141 Banque 14 515,35


Paiement des cotisations et l’IR

13
I M P OT S U R L E S R E V EN U S

I. INTRODUCTION :

DEFINITION :
L’impôt sur le revenu est un impôt direct qui s’applique aux revenus et profits de personnes
physiques et morales sises dans le territoire marocain et ayant opté pour l’impôt en
question.

Il couvre cinq catégories de revenus : (Revenus catégoriels)


Les revenus professionnels. Les revenus et profits fonciers.
Les revenus salariaux. Les revenus et profits de capitaux
Les revenus agricoles. mobiliers.

LES PERSONNES IMPOSABLES


IMPOSABLES A L’IR :
En principe l’IR intéresse les personnes physiques mais aussi les personnes morales n’ayant
pas opté pour l’IS.

Entreprises individuelles.
Sociétés de personnes :
- Sociétés en nom collectif. - Société en participation.
- Sociétés en commandite - Société de fait.
simple.

BASE IMPOSABLE DE L‘IR


L‘IR : (Art. 25 du CGI)
La base de calcul de l’impôt sur le revenu correspond au total des revenus nets catégoriels,
désigné par RGI (Revenu global imposable). Cependant, il est à préciser que certains revenus
et profits fonciers et ceux de capitaux mobiliers sont soumis à des taux d’imposition
spécifiques dont certains sont libératoires de l’IR et autres non.

Le résultat bénéficiaire des sociétés de personnes formées uniquement de personnes


physiques est considéré comme un revenu professionnel de l’associé principal desdites
sociétés et donc imposé en son nom, ainsi les résultats déficitaires des sociétés en question
sont imputables sur les revenus professionnels réalisés à titre personnel par ledit associé
principal.

NOTION DE PRINCIPAL ASSOCIE :


Sur le plan fiscal, l’associé principal correspond à l’associé qui détient le grand nombre de
parts sociales dans une société, y compris les parts de son conjoint et ses enfants mineurs.

Lorsque le capital est réparti en parts égales, le principal associé, en l’occurrence, est celui
qui occupe la gérance de la société (Gérant).

Dans le cas où la gérance est confiée à plusieurs associés ou à une personne non associée,
le principal associé est :

- Celui qui collabore et participe à l’administration de la société et son bon fonctionnement.


- Celui qui offre le plus de garantie en matière de recouvrement de l’impôt.

1
II . REVENU GLOBAL IMPOSABLE
IMPOSABLE :

1. LES REVENUS PROFESSIONNELS


PROFESSIONNELS : (Art. 30–45 du CGI)

DEFINITION : (ART. 30 DU CGI)


Cette catégorie réunit l’ensemble des bénéfices provenant de l’exercice des professions
suivantes :

a. Professions commerciales. e. Professions de lotisseur de terrains.


b. Professions industrielles. f. Professions de marchand de biens.
c. Professions artisanales. g. Professions libérales.
d. Professions de promoteur h. Autres revenus.
immobilier.

a. Achats et reventes.
Extraction de matières premières, transformation de matières premières en
b.
produits finis, industrie agricole . . . etc.
Professions artisanales : Fabrication manuelle, voire, par utilisation de machines-
c.
outils, des produits divers.
Professions de promoteur immobilier : conception et édification de constructions
d.
en vue de les vendre.
Professions de lotisseur de terrains : Aménagement et viabilisation de terrains à
bâtir ou en vue de les vendre. Toutefois, les profits provenant de cession de terrains
e.
acquis par voie de donation ou d’héritage sont passibles de l’impôt sur les profits
fonciers.
Professions de marchand de biens immobiliers : Acquisition et cession de biens
immobiliers en vue de réaliser des plus-values. Cependant, les profits provenant de
f.
cessions des biens immobiliers acquis par voie de donation ou succession sont
passibles de l’impôt sur les profits fonciers.
Professions libérales : Activités ayant un caractère intellectuel (activités
g.
scientifiques, juridiques, littéraires, artistiques . . .).
Autres revenus professionnels : Profits résultant des opérations de bourse faites
h. par des particuliers à titre habituel. Produits versés aux inventeurs pour la location
ou concession de brevets, marques, plans, dessins, formules . . . etc.

BASE D’IMPOSITION DES


DES REVENUS PROFESSIONNELS
PROFESSIONNELS : (Art. 32–42 du CGI)
La base imposable des revenus professionnels dépend du régime en application, à savoir :
a. Régime du résultat net réel.
b. Régime du résultat net simplifié.
c. Régime du bénéfice forfaitaire.

a. Régime du résultat net réel ( RN R) : (Art. 33-37 du CGI)


Ce régime est quasiment identique à l’IS en matière d’assiette d’impôt, avec les mêmes
déductions et réintégrations. Il prend ainsi en considération les déficits reportables des
exercices antérieurs selon les mêmes conditions que celle de l’IS. Les déficits normaux sont
reportables à la limite de quatre ans auparavant, par contre, les déficits d’amortissement
sont reportables sans limitation.

RNR : Résultat comptable + Réintégrations – Déductions – Déficits reportables

b. Régime du résultat net simplifié (RNS) : (Art. 38-39 du CGI)


À l’instar du régime du résultat net réel, celui-ci porte sur les mêmes retraitements fiscaux
quant à l’assiette d’impôt, néanmoins, les provisions de toute nature et les déficits
reportables ne sont pas admis pour la détermination dudit résultat.

RNS : Résultat comptable + Réintégrations – Déductions

2
⇒ La cotisation minimale :
La cotisation minimale concernant le régime RNR et RNS se calcule à l’instar de celle de l’IS :

CM : (CA + Produits accessoires + Produits financiers + Dons et subventions reçus) x 0,5%

Toutefois, la cotisation minimale d’un exercice est imputable sur le montant de l’IR de cet
exercice-même et ce lorsque le montant dudit IR soit supérieur à ladite cotisation minimale.

a. Régime du bénéfice forfaitaire (BF) : (Art. 40-42 du CGI)


Ce régime prévoit deux bases de calcul, l’une est dite Bénéfice forfaitaire, l’autre, bénéfice
minimum. Le bénéfice forfaitaire (BF) est déterminé à partir du CA HT en y appliquant un
coefficient spécifique. Le bénéfice minimum (BM) est déterminé à partir de la valeur locative
(VL) annuelle normale et actuelle des établissements du contribuable auquel s’applique un
coefficient sui generis.

Toutefois, le bénéfice forfaitaire et celui dit minimum doivent inclure en outre, le cas
échéant :
- La plus-value nette globale résultant de cessions de biens corporels et incorporels
affectés à l’exercice de la profession, à l’exclusion des terrains et constructions.
- Les indemnités et primes reçues.
- Les subventions et dons reçus de l’État, collectivités locales ou des tiers.

BF : (CA x Coefficient) + Plus-value nette globale + Indemnités + primes, subventions et dons


reçus.
BM : (VL x Coefficient) + Plus-value nette globale + Indemnités + primes, subventions et dons
reçus.
(BM) : Le bénéfice minimum étant la base de calcul minimale servant à la détermination de
l’IR.

Si : (IR / Bénéfice forfaitaire) > (IR / Bénéfice minimum) => Paiement de l’IR / Bénéfice
forfaitaire.
Si : (IR / Bénéfice forfaitaire) < (IR / Bénéfice minimum) => Paiement de l’IR / Bénéfice
minimum.

Taux spécifiques d’imposition :

Exonératio Pour les entreprises exportatrices de biens ou services, durant les cinq
n premières années, à compter de la première opération d’exportation.
20% Pour le chiffre d’affaires des entreprises exportatrices desdits biens ou
Libératoire services, après les cinq ans d’exonération.

2. LES REVENUS SALARIAUX


SALARIAUX ET ASSIMILES : (ART. 56–60 DU CGI)
SUITE DU COURS

- Les pensions et rentes viagères :


Les primes et cotisations versées à l’assurance retraite dans le cadre d’un contrat
individuel ou collectif sont déductibles du salaire net imposable.

Au terme du contrat, la rente ou retraite perçue est imposable par voie de retenue à
la source opérée par le débirentier concerné au taux du barème progressif de l’IR,
après abattement de 40% avec un étalement sur 4 ans maximum.

3
Pour les rémunérations et indemnités versées par les établissements
17%
d’enseignement et de formation professionnelle à des personnes
Libératoire
vacataires dispensant des cours au sein desdits établissements.
Pour les rémunérations et indemnités versées à des personnes vacataires
30% Non-
autres que celles dispensant des cours d’enseignement et de formation
libératoire
professionnelle.

3. LES REVENUS ET PROFITS


PROFITS FONCIERS : (ART 61-65 DU CGI)

DEFINITION : (ART. 61 DU CGI)


Les revenus fonciers :

Il s’agit principalement :
- Des revenus de location à l’état nu des immeubles bâtis ou non bâtis et des constructions
de toute nature.
- Des revenus de location de propriétés agricoles, y compris, les constructions
et le matériel y attachés.
- De la valeur locative des immeubles et constructions mis gratuitement à la disposition
des tiers par les propriétaires.
- Des indemnités d’éviction versées aux locataires de biens immeubles, par
les propriétaires desdits biens, et ce en compensation du préjudice causé.

NB : les revenus de location de propriétés inscrites à l’actif d’une entreprise industrielle,


commerciale ou artisanale ; les revenus de location de propriétés industrielles
et commerciales munies de matériel ou mobilier nécessaire à leur exploitation ; les revenus
de location en meublé, location d’un fonds de commerce et toute construction équipée sont
classés dans la catégorie des revenus professionnels.

Toutefois, il convient de les distinguer entre :


- Les revenus fonciers urbains.
- Les revenus fonciers agricoles ou ruraux.

Revenus fonciers urbains (RFU) :


Les RFU sont constitué des produits de location à l’état nu des immeubles bâtis ou non bâtis
et autres constructions, la valeur locative des constructions mises à titre gratuit au profit de
tiers, et les indemnités d’éviction.
Ceux-ci forment le revenu foncier urbain brut qui bénéficie d’un abattement de 40% pour
la détermination du revenu net imposable en la matière.

Revenus fonciers agricoles ou ruraux (RFA ou RFR) :


Les RFA ou RFR sont constitués principalement des produits de location de propriétés
agricoles, constructions et matériel inclus.

BASE D’IMPOSITION DES


DES REVENUS FONCIERS NETS : (ART. 64 DU CGI)
La détermination du revenu foncier net se fait comme suit :

RFN : RFA + ((RFU – Charges supportées par le propriétaire mais incombant aux locataires +
Charges supportées par les locataires mais incombant au propriétaire) x (1- 40%))

⊃ Les profits fonciers :


Sont considérés comme profits fonciers, ceux réalisés lors : (entre autres)
- De cession d’immeubles bâtis ou non bâtis sis au Maroc.
- De l’expropriation d’immeubles bâtis ou non bâtis pour cause d’utilité publique.
- De cession de parts sociales ou actions nominatives d’une société immobilière
fiscalement transparente.

4
BASE D’IMPOSITION DES
DES PROFITS FONCIERS NETS : (ART. 65 DU CGI)
La détermination du profit foncier net ne fait comme suit :

PFN : (Prix de cession – Frais de cession) – (Prix d’acquisition + Frais d’acquisition + Dépenses
d’investissement + Intérêts rémunérant les prêts ayant contribué à l’acquisition du bien cédé)

Toutefois, la somme desdits frais d’acquisition ne peut dépasser 15% du prix d’acquisition du
bien cédé, sauf justification de ces frais.

Taux d’imposition :

Etant le taux d’imposition à appliquer au montant des profits fonciers nets.


Toutefois, la base de calcul dudit impôt ne peut être inférieure à 3% du prix
20%
de cession.
Libératoire
L’impôt relevant du taux minimum de 3% du prix de cession est à payer
lorsqu’il y absence de profits et ce en tant que cotisation minimale.

4. LES REVENUS ET PROFITS


PROFITS DE CAPITAUX MOBILIERS
MOBILIERS : (ART 66-70 DU CGI)

DEFINITION : (ART. 66 DU CGI)


Les revenus de capitaux mobiliers :
Les revenus de capitaux mobiliers correspondent aux :
a) Produits des actions, parts sociales et revenus assimilés
b) Produits de placement à revenus fixe.

a) Produits des actions parts sociales et revenus assimilés :


il s’agit des produits provenant de la distribution de bénéfice par les sociétés soumises à l’IS
et ce en tant que dividendes, intérêts du capital, bonis de liquidation . . . etc.

b) Produits de placements à revenu fixe :


Il s’agit des intérêts provenant des obligations, de bons de caisse des dépôts à terme aux
établissements de crédit ou de prêts consentis à des personnes physiques ou morales.

Les profits de capitaux mobiliers :


Il s’agit principalement des profits nets annuels réalisés par des personnes physiques sur
les cessions de valeurs mobilières et autres titres de capital et de créance.
Toutefois, les profits de cession de valeurs et titres en la matière dont le montant annuel ne
dépasse pas le seuil de 30 000 DH, bénéficient d’une exonération à la limite dudit seuil.

NB : Lorsque le montant des profits en question excède la limite susvisée, l’exonération


prévue n’est plus valide.

BASE D’IMPOSITION DES


DES REVENUS NETS DE CAPITAUX MOBILIERS
MOBILIERS : (ART. 69 DU CGI)
Le revenu net imposable en termes de capitaux mobiliers est déterminé à partir du revenu
brut en en soustrayant les frais relatifs aux agios bancaires et à l’encaissement desdits
revenus.

RNI de capitaux mobiliers : Revenu brut – (Agios bancaires + Frais d’encaissement)

5
Taux d’imposition :

Pour les produits provenant de la distribution de bénéfices par les sociétés


10%
soumises à l’IS. (dividendes ; bonis de liquidation, intérêts du capital . . .
Libératoire
etc.).
15% Pour les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés ainsi que
Libératoire les produits de placements à revenu fixe provenant de source étrangère.
Pour les produits de placements à revenu fixe (intérêts des comptes
bancaires à terme, intérêts des obligations et autres titres de créances . . .
20%
etc.).
Non-
L’impôt retenu à la source de 20% constitue un crédit d’impôt à imputer sur
libératoire
l’IR global. Cependant le contribuable doit décliner son identification
fiscale.
30% pour les produits de placements à revenu fixe. Lorsque le contribuable ne
Libératoire décline pas son identité fiscale.

BASE D’IMPOSITION DES


DES PROFITS NETS DE CAPITAUX
CAPITAUX MOBILIERS : (ART. 70 DU CGI)
Les profits nets imposables concernant les capitaux mobiliers correspondent à l’écart entre,
d’une part, le prix de cession diminué d’éventuels frais de courtages et commissions
supportés à l’occasion de la cession, d’autre part, le prix d’acquisition majoré d’éventuels
frais de courtages et commissions supportés à l’occasion de l’acquisition.

PNI de capitaux mobiliers : (Prix de cession – divers frais sur cession) – (Prix
d’acquisition + Divers frais sur acquisition)

Taux d’imposition :

15% Pour les profits nets de cessions d’actions cotées en bourse.


Libératoire
Pour les profits de cessions d’obligations et autres titres de créance.
20%
Libératoire Pour les profits de cessions d’actions non cotées et autres titres de capital.

5. LES DEDUCTIONS SUR LE


LE REVENU GLOBAL IMPOSABLE
IMPOSABLE : (ART. 28 DU CGI)

Aux termes des dispositions de l’article 28 du CGI, les contribuables peuvent déduire de leur
revenu global imposable :

Le montant des dons en argent et en nature octroyés aux organismes reconnus d’utilité
publique, aux œuvres sociales des entreprises à la limite de 2‰ du CA HT du donateur, . . .
etc.

Le montant des intérêts et de la rémunération convenue d’avance dans le cadre d’un


contrat « Mourabaha » concernant l’acquisition ou la construction d’un logement à
usage d’habitation principale et ce dans la limite de 10% du revenu global imposable.

Pensions et rentes viagères : Les primes et cotisations versée à l’assurance de retraite


sont déductibles à la limite de 6% du revenu global imposable (RGI).

Toutefois, la rente ou retraite perçue au terme dudit contrat est passible d’une retenue à
la source au taux du barème de l’IR, après abattement de 40% et un étalement éventuel
sur 4 ans maximum.

6
6. LES DEDUCTIONS D’IMPOT
D’IMPOT : (ART. 74-77 DU CGI)
Les réductions pour charges de famille :
À déduire du montant de l’impôt sur le RGI. La somme correspondante aux charges de famille.
À savoir : 360 DH/an/personne, à la limite de six personnes y compris la femme.

Les réductions au titre de retraites de source étrangère :


Les contribuables sis au Maroc et disposant de retraites ou pensions de source étrangère,
bénéficient d’une réduction de 80% de l’impôt ayant grevé lesdites pensions. Cependant,
la pension ou retraite doit être incluse par son montant brut dans le Revenu global
imposable du contribuable.

Imputation de l’impôt étranger :


L’impôt étranger ayant été appliqué aux revenus de source étrangère d’un pays avec lequel
le Maroc a conclu une convention visant à éviter la double imposition, est à imputer sur l’IR
relevant du RGI, toutefois lesdits revenus sont à prendre par leur montant brut pour
la détermination de l’IR.

Imputation des autres impôts retenus à la source non-


non-libératoire :
En principe, tout impôt retenu à la source non-libératoire est imputable sur le montant de l’IR
déterminé à partir du revenu global imposable.

7
IMPOT SUR LES SOCIETES
SOCIETES (IS)

MECANISME DE L’ASSIETTE
L’ASSIETTE D’IMPOT :
L’assiette de l’impôt sur les sociétés (base de calcul) correspond au résultat fiscal. Ce
dernier découle du résultat comptable, en y restituant les charges non déductibles et en
en soustrayant les produits non imposables et les déficits antérieurs.

Les charges dites non déductibles sont celles inacceptables par le fisc. Elles sont
appelées {Réintégrations}, car elles sont à réintégrer au résultat comptable. L’objet de
ces réintégrations et d’exhausser l’assiette d’impôt.

Les produits dits non imposables sont ceux réputés exonérés par le fisc. Ils sont appelés
{Déductions}. Puisqu’ils sont à soustraire du résultat comptable. L’objet de ces
déductions et d’estomper l’assiette d’impôt.

⊃ Illustration :

Le résultat comptable d’une entreprise se présente comme suit :


31 / 12 / N

71… Produits d’exploitation 3 000 000


73… Produits financiers 200 000
75… Produits non courants 70 000
61… Charges d’exploitation 1 650 000
63… Charges financières 120 000
65… Charges non courantes 40 000
1191 Résultat de l’exercice 1 460 000
Totaux 3 270 000 3 270 000

• Résultat comptable : 1 460 000 DH

Autres informations :
- Parmi les produits financiers on retrouve 60 000 DH à exclure du résultat comptable.
- Parmi les charges d’exploitation on retrouve 100 000 inacceptable par le fisc.
- Parmi les charges non courantes on retrouve 15 000 DH inacceptable par le fisc.

Détermination de l’IS à partir du résultat comptable : (Taux d’IS 30%)


IS : 1 460 000 x 30% = 438 000 DH

Détermination de l’IS à partir du résultat fiscal : (Taux d’IS 30%)


Résultat fiscal : Résultat comptable + Charges inacceptables – Produits exclus
Résultat fiscal : 1 460 000 + (100 000 + 15 000) – 60 000
Résultat fiscal : 1 515 500 DH
IS : 1 515 500 x 30% = 454 500 DH

Remarque : L’écart entre l’IS comptable et l’IS fiscal explique l’importance des
retraitements fiscaux à opérer sur le résultat comptable de façon qu’il réponde aux
exigences fiscales en matière d’assiette d’impôt.

Le taux généralement appliqué est de 30%, cependant, ce taux peut être réduit à 10%
dans le cas où le résultat fiscal est égal ou inférieur à 300 000 DH.

1
LA COTISATION MINIMALE
MINIMALE (CM) :
La cotisation minimale correspond à l’impôt minimum à débourser pour deux raisons :
Soit le résultat fiscal est déficitaire, soit l’impôt sur les sociétés est inférieur au montant
de la cotisation minimale.
- Si le résultat fiscal est déficitaire : la société paie la cotisation minimale.
- Si l’impôt sur les sociétés est inférieur à la CM : la société paie la cotisation minimale.

La base de calcul de la CM :
• CM : (Chiffre d’affaires + Produits accessoires + Produits financiers, dividendes exclus
+ Subventions et dons reçus) x 0,5 %

Toutefois, le montant de la cotisation minimale ne peut être inférieur à 1 500 DH.

En outre, la cotisation minimale réglée au titre d’un exercice déficitaire ou l’excédent de


ladite cotisation minimale sur l’impôt sur les sociétés est considéré comme un crédit
d’impôt imputable sur l’IS de l’exercice suivant. Cette imputation du crédit d’impôt peut
se réaliser sur les trois exercices suivants celui auquel la cotisation en question a été
payée.

Exemple :
En 2012, la CM et l’IS de la société « ABC » sont les suivants :
- La cotisation minimale : 200 000 DH
- L’IS : 180 000 DH

En 2013 : la CM et l’IS de la société « ABC » sont les suivants :


- La cotisation minimale : 210 000 DH
- L’IS : 240 000 DH

Au titre de l’exercice 2012, la société doit payer la cotisation minimale car elle est
supérieure à l’IS. L’excédent de la CM sur l’IS est considéré comme un crédit d’impôt
imputable sur l’IS éventuel de l’exercice 2013

Crédit d’impôt au titre de l’année 2012 :


(200 000 – 180 000) = 20 000 DH

La société a dégagé un crédit d’impôt de 20 000 DH qui sera récupéré sur l’IS éventuel de
l’année 2013.

IS du au titre de l’exercice 2013 :


(240 000 – 20 000) = 220 000 DH

Au lieu de payer l’IS qui est de 240 000 DH, la société a le droit de récupérer ce qu’elle a
payé en 2012 comme CM. Elle ne lui reste à payer que 220 000 DH après imputation de
ladite CM.

2
Éléments à déduire
Gains de change latent (ECP) : Produits des actions, parts sociales et R.A :
Écart de conversion passif de l’exercice Somme totale des produits perçus à l’exercice.
précédent.
Indemnité d’assurance-
d’assurance-vie : Autres déductions :
Somme des primes versées, y compris, celle de Produits constatés d’avance (non régularisés).
l’année d’indemnisation, dont l’assuré est un TVA des produits comptabilisés en TTC mais
dirigeant. imposables en HT.
TVA des charges déductibles en TTC mais
comptabilisées en HT.

Éléments à réintégrer
Redevance crédit-
crédit-bail : Primes d’assurance-
d’assurance-vie :
Fraction de la redevance / location de véhicules Prime d’assurance de l’exercice, versée par
de tourisme et de personnes dépassant la société et dont le bénéficiaire est un dirigeant.
l’amortissement fiscalement autorisé : (Si elle constitue un complément de salaire pour
o VO TTC > 300 000 DH le dirigeant, elle est soumise à l’IR et donc déductible).
o Taux d’amortissement = 20 % / An
Cadeaux publicitaires : Impôts et taxes :
Ils doivent portés la marque, la raison sociale Impôt sur les sociétés.
ou le siège sociale de la société. Crédit d’impôt imputable sur l’IS.
Le prix unitaire ne peut excéder 100 DH TTC. Acomptes provisionnels sur IS.
Intérêts des C.C. Associés créditeurs : Dons et cotisations :
Capital totalement libéré, sans cela, le montant Aux œuvres sociales : déductibles à la limite de 2‰
total d’intérêts est non déductible. du CA HT (du donateur).
MT des comptes courants > MT du capital. Aux associations reconnues d’utilité publique :
Taux pratiqué > Taux autorisé. déductibles intégralement.
Jetons de présence et tantièmes : Pénalités et amendes fiscales ou pénales :
Tantièmes ordinaires : non déductibles. Les amendes et pénalités fiscales ne sont pas
Jetons de présence et tantièmes spéciaux : déductibles.
déductibles. Les pénalités et amendes pénales sont déductibles
s’ils ont un caractère contractuel.
Produits de placement à revenu fixe : Les amortissements :
La retenue à la source de 20% des produits Amortissement annuel pour les véhicules de
comptabilisés par leur montant net. tourisme et de personnes :
(Pour la société distributrice, ils sont déductibles o VO TTC < 300 000 DH TTC
en brut, à défaut, il convient de déduire la retenue à o Taux d’amortissement > 20 %
la source qui est de 20%). Amortissements des exercices antérieurs.
Amortissements des biens non amortissables.
Intérêts des bons de caisse et billets de trésor : Gains de changes latents
latents (ECP) :
Idem pour les produits de placement à revenu Écart de conversion passif de l’exercice. (actuel).
fixe.
Autres réintégrations : Les provisions :
50% des charges payées en espèces et dont Provisions pour pertes de change.
le MT ≥ 10000 DH. Provisions pour clients douteux, non individualisées.
50% des amortissements des immobilisations Provisions pour garanties données aux clients.
acquises en espèces et dont le MT est ≥ 10000 DH. Provisions pour amendes et pénalités fiscales ou
Les libéralités. pénales.
20% comme pénalité à appliquer sur le montant Provisions pour propre assureur.
d’une vente dépassant 20000 DH et payées en Provisions pour charges de personnel.
espèces. Provisions pour indemnité de licenciement pour
Montants des immobilisations inscrites aux motif économique, ayant fait recours à la justice.
comptes de charges. Provisions pour congés payés.
Charges non-liées à l’activité de l’entreprise. Provisions des exercices antérieurs.
Charges sans factures. Frais liés au changement d’une composante d’une
Charges constatées d’avance. (non immobilisation. (Pièces de rechange. Ils augmentent
régularisées) la VO de l’immobilisation et sont donc amortissables au
Salaires correspondant à un travail non effectif. même taux).
Dividendes versés aux associés.
Charges des exercices antérieurs.
Frais constituant le coût d’acquisition d’une
immobilisation. (Ils sont à inclure dans la VO de
l’immobilisation et font objet d’amortissement).

3
Le CA réalisé à l’étranger au cours des 5 ans d’exonération doit être distingué du
résultat fiscal et cela pour avoir uniquement la fraction passible à l’IS.

Le CA réalisé à l’étranger après les 5 ans d’exonération doit être ainsi distingué du
résultat fiscal pour avoir la fraction imposable au taux de 17,50% et celle imposable à
30% (CA local).

Les gains de change latents ou écarts de conversion passifs correspondent à des


produits probables non encore acquis par l’entreprise, qui en dépit du principe de
prudence, sont imposables à l’exercice de leur constatation. Leur fonctionnement au
niveau fiscal est comme suit : les écarts de conversion passifs de l’exercice N-1 sont à
déduire du résultat de l’exercice N et ceux de l’année N sont à réintégrer en N.

Les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés (Dividendes. . .) sont
soumis à une retenue à la source de 10% libératoire de l’IS ce qui les rend exonérés du
fait de l’impôt qu’ils ont subi auparavant (chez la société distributrice).

L’indemnité d’assurance-vie perçue en contrepartie des primes ayant été versées


par la société et dont l’assuré est un dirigeant, n’est imposable que pour le reliquat de
son montant après imputation des primes versées antérieurement, y compris celle de
l’année où l’indemnisation a eu lieu.

Les produits constatés d’avance (non régularisés) sont des produits qui concernent
partiellement ou totalement l’exercice prochain mais ayant été comptabilisé en entier
à l’exercice actuel. Sous respect du principe de prudence, ils doivent être attachés à
l’exercice qui les concerne. Alors ils sont à déduire du résultat de l’année N.

La TVA des produits imposables en HT mais ayant été comptabilisés en TTC, doit être
déduite du résultat car elle ne constitue pas un produit pour l’entreprise.

La TVA des charges déductibles en TTC mais ayant été comptabilisés en HT, doit être
déduite du résultat puisque les charges elles-mêmes ne donnent pas le droit à déduire
la TVA.

Les redevances crédit-bail mobiliers ou immobiliers sont déductibles sans limite. Or,
quand il s’agit de véhicules de tourisme ou de personnes, les redevances
correspondent aux amortissements desdits véhicules ne sont déductibles que dans les
limites susvisées. (voir tableau ci-dessus)

Les primes d’assurance-vie versées par la société et mises au profit du personnel


sont déductibles sans aucune condition.

Les primes d’assurance-vie versées par la société et mises au profit d’un dirigeant ne
sont pas déductibles à l’exercice de leur versement. Elles seront imputées sur
l’indemnité d’assurance qu’aura lieu l’année du décès de l’assuré.

Si ces primes sont incluses comme complément dans le salaire du dirigeant, elles
seront passibles à l’IR et par conséquent sont considérées comme charges déductibles
pour l’entreprise à l’exercice de leur versement.

4
Les cadeaux publicitaires (portant la marque, le nom ou la raison sociale de la
société) constituent des charges pour l’entreprise distributrice. Ces charges sont
déductibles mais qu’elles remplissent aux conditions précitées. A savoir qu’elles ne
donnent pas le droit à la récupération de la TVA, alors elles sont déductibles en TTC.

Les dons et cotisations accordés aux œuvres sociales des entreprises privées ou
publiques sont déductibles à la limite de 2 ‰ du CA HT (du donateur).

Les dons et cotisations accordés aux associations reconnues d’utilité publique sont
déductibles sans aucune limite.

Les jetons de présence et les tantièmes spéciaux sont octroyés aux membres
d’administration en tant que complément de salaire et sont donc considérés comme
charges fiscalement déductibles, par contre, les tantièmes ordinaires font objet d’un
prélèvement sur le bénéfice net de l’exercice, de ce fait, ils ne sont pas déductibles.

Les impôts et taxes autres que l’impôt sur les sociétés, les crédits d’impôts
imputables sur l’IS et les acomptes provisionnels, sont déductibles.

Les intérêts des comptes courants des associés créditeurs sont déductibles dans
les limites susvisées mais à condition que le capital de la société soit entièrement
libéré.

La retenue à la source de 20% ayant grevée les intérêts relatifs aux produits de
placement à revenus fixes, est passible à l’IS. Lorsque ces produits sont comptabilisés
en net, ladite retenue doit être réintégrée et considérée comme crédit d’impôt à
imputer sur l’IS de l’exercice. De même, lorsqu’ils sont comptabilisés en brut, la retenue
est à imputer sur l’IS sans aucune réintégration préalable.

Les amortissements sont considérés comme charges fiscalement déductibles à


condition qu’ils soient liés à leur exercice originel et ayant été opérés sur des
immobilisations amortissables.

Or. Pour les amortissements relatifs aux véhicules de tourisme et de personnes, ils sont
déductibles dans les limites suivantes : La VO TTC de l’immobilisation à laquelle
l’amortissement sera appliqué ne doit dépasser 300 000 DH (TTC) et le taux
d’amortissement pratiqué ne peut être supérieur à 20%.

Les amendes et pénalités fiscales ou pénales correspondant à des infractions aux


dispositions réglementaires (Paiement tardif des impôts et taxes ; infractions
commises au niveau d’assiette desdits impôts et taxes ; non-respect de la législation
du travail ou du code de la route …) ne sont pas déductible.

Les amendes et pénalités pénales correspondant à des infractions aux dispositions


contractuelles (livraison tardive de marchandises ; Retard sur divers travaux à réaliser
...) sont déductibles.

5
Les provisions pour pertes de change ne sont pas déductibles car il s’agit de pertes
définitives ayant été comptabilisées, en en faisant des provisions l’entreprise en
bénéficiera doublement ce qu’est inacceptable fiscalement. Par contre, les provisions
pour pertes de change latentes sont déductibles.

Les provisions pour créances douteuses sont déductibles mais à condition qu’elles
soient individualisées, liées à l’exercice, et approximatives.

Les provisions pour garanties données aux clients ne sont pas déductibles car
les garanties elles-mêmes ne sont pas déductibles.

Les provisions pour amendes et pénalités fiscales ou pénales correspondant à des


infractions aux dispositions règlementaires ne sont pas déductibles puisque lesdites
pénalités et amendes en l’occurrence ne sont pas déductibles.

Les provisions pour propre assureur ne sont pas déductibles car elles couvrent un
risque éventuel (incendie, inondation, …) et non probable. Si l’entreprise décide de s’en
assurer elle peut souscrire à une assurance et les primes qu’elle versera seront
considérées comme charges déductibles.

Les provisions pour charges de personnel ne sont pas déductibles (éléments du


salaire), car lesdites charges de personnel sont certaines quant à leur réalisation, donc
il n’est plus raison de s’en provisionner. L’entreprise doit les enregistrer en tant que
charges à payer, puisque certaines (contractuelles) et attachées à l’exercice.

Les provisions pour congés payés ne sont pas déductibles, puisque la clause qui leur
correspond (congés payés) est contractuelle. Alors la charge est certaine en sa
réalisation, d’où l’entreprise est censée la comptabiliser comme charge à payer.

Les provisions pour indemnités de licenciement pour motif économique ne sont pas
déductibles, car l’entreprise ayant décidé de licencier un ou des salariés pour tel motif
est tenue de payer une indemnité compensatrice aux salariés licenciés. Alors si ce
paiement n’a pas eu lieu à l’exercice concerné, elle doit le constaté comme charges à
payer.

Dans d’autre situation, l’entreprise peut récuser le paiement de ladite indemnité


compensatrice, dans ce cas elle sera probablement menée à payer davantage
qu’auparavant, puisque les salariés vont revendiquer leur droit auprès du prud’homme
ce qui va probablement leur apportera plus. Et qui dit probabilité dit provision.

Les provisions pour indemnités de licenciement pour motif personnel sont


déductibles. L’indemnité de licenciement est contractuelle et légale en vertu de ce
qu’implique le code de travail. En dépit de sa nature, elle revête un caractère
exceptionnel. Donc, dans le cas où une entreprise licencie un salarié au cours (du mois
de décembre) d’un exercice donné, elle doit se provisionner pour pouvoir faire face à
cette situation à l’exercice prochain. Elle ne peut passer une charge à payer puisque la
réalisation ultérieure est incertaine.

Toute charge dont le montant dépasse ou égale 10000 DH ayant été payée en
espèce, n’est déductible qu’à concurrence de 50%.

Les amortissements des immobilisations acquises en espèces et dont le montant


unitaire dépasse ou égal 10000 DH, ne sont déductibles qu’à la limite de 50%.

6
Toute vente payée contre espèces et portant un montant supérieur ou égal à 20000
DH est passible à une pénalité de 20% à appliquer sur le montant de ladite vente.

Les immobilisations ayant été inscrites aux comptes de charges par erreur, ne sont
pas déductibles, elles doivent être régularisées et peuvent reprendre leur
amortissement à partir de l’exercice prochain.

Les charges non inhérentes à l’activité de l’entreprise, les charges n’ayant pas de
facture probante, les charges constatées d’avance (non régularisées), les charges
relatives aux salaires ne correspondant pas à un travail réel, sont réputées non
déductibles.

Les dividendes distribués aux associés au cours de l’année ne sont pas déductibles,
car ils relèvent du bénéfice de la société.

Les frais formant le cout d’acquisition d’une immobilisation ne sont pas déductibles,
car ils sont à inclure à sa valeur d’origine, qui sera par la suite amortie selon une durée
déterminée.

Les frais de changement de composantes d’une immobilisation ayant objet


d’augmenter sa valeur ainsi que sa durée de vie, ne sont pas déductibles. Ils sont
amortissables selon le même taux que celui pratiqué sur l’immobilisation.

Toute charge relevant d’un exercice antérieur est réputée non déductible.
L’entreprise en perd définitivement le droit de la déduire d’un résultat d’un exercice qui
ne la concerne pas.

7
L e s r e p or t s d éf i c it air e s :
A l’occasion d’un exercice où le résultat fiscal est bénéficiaire, toute société peut déduire
dudit résultat, les déficits antérieurement réalisés. Cependant, les déficits ordinaires sont
reportables qu’à la limite de quatre ans auparavant, alors que les déficits correspondant
aux amortissements sont reportables sans aucune limitation.

L e s cr é dit s d ’im p ôt s i m p ut a bl e s / I S :
Il existe deux formes de crédit d’impôt. La première correspond à la retenue à la source
ayant grevée les produits de placement à revenu fixe. La deuxième correspond à la
cotisation minimale qu’une société a déboursée dans un exercice déficitaire.

Lors d’un exercice (N) où la cotisation minimale est supérieure à l’IS, l’excédent de ladite
cotisation minimale sur l’IS est à imputer sur le montant de l’IS de l’exercice prochain (N+1)
si ce dernier (IS) s’avère supérieur à la CM du même exercice (N+1).

Les deux crédits d’impôts sont imputables sur l’IS et éventuellement sur les acomptes
provisionnels. Toutefois, les acomptes provisionnels sont à calculer sur l’IS avant
imputation desdits crédits d’impôts.

L e c hif f r e d’ af f air es à l ’é t r an g er :
La fraction du résultat bénéficiaire se rapportant à un chiffre d’affaire réalisé à l’étranger,
est à déterminé à partir du résultat fiscal et non pas du résultat comptable.

Exemple :
Une société a réalisé un bénéfice fiscal de 280 000 DH.
- CA à l’étranger : 1 500 000 DH
- CA local : 2 000 000 DH

Bénéfice / CA local : (280 000 x 2 000 000) / (1 500 000 + 2 000 000) = > 160 000 DH
Donc : l’impôt ne sera appliqué que sur 160 000 DH qui découle du CA local.

Le résultat du CA à l’étranger peut être exonéré si la durée d’exonération n’est pas encore
arrivée à terme (n ≤ 5ans), ou peut être imposable au taux de 17,50% si ladite durée est
dépassée (n > 5ans). C’est pour cela qu’il est nécessaire de répartir le résultat bénéficiaire
entre le CA local et celui à l’étranger.