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Sommaire

Introduction

Acteurs du marché des changes

Caractéristiques du marché des changes


Les opérations du marché des changes

L’OBJET DES OPERATIONS DE CHANGE

Les principales activités sur le marché des changes

Risque de change

Les avantages et les limites du marché de change marocain

Conclusion

Introduction
Notre problématique sur ce thème est cependant de savoir comment 2 agents situés dans
des pays différents arrivent-ils à conclure un marché ?

L’objectif sur ce marché étant de changer une monnaie contre une autre, d’empêcher des
variations trop rapides du taux de change, réduire une surévaluation ou une sous-évaluation
trop importante.
A partir de cette perspective, cet exposé sera divisé en deux parties :
Dans la 1ère on va donner la définition le fonctionnement du marché des changes aussi que
ses caractéristiques. Et la 2ème partie abordera l’objet des opérations de change ses avantages
et ses limites

Le marché des changes est le marché sur lequel se retrouvent tous les participants désireux
de vendre ou d’acheter une devise contre une autre. Dans le jargon financier, il est souvent
question du Forex pour désigner le marché des changes ; contraction des termes anglais
FOReign EXchange.

Reconnu comme étant le plus grand marché financier du monde,

Les paires des devises sont cotées par deux: sur le marché des changes on converti une
monnaie dans une autre. Par exemple: le cours euro dollar de 1.0850 veut dire que pour
acheter un euro il faut payer 1.0850 dollars. Le prix du taux de change veut toujours dire la
même chose: combien d'unités de la deuxième devise il faut débourser pour acheter une unité
de la première devise

Acteurs du marché des changes

Le Forex (marché des changes) est un endroit où se rencontrent les vendeurs et les acheteurs
de devises qui peuvent être :

Les banques commerciales sont les principaux intervenants sur le forex cependant
leur part de marché diminue réguliérement.
Les investisseurs institutionnels constituent le deuxième acteur important. Ce sont
entre autres des sociétés d'investissements ou d'assurance. Ils interviennent sur le forex
pour couvrir leurs portefeuilles d'actions, d'obligations ou de devises et représentent
Les Banques centrales interviennent pour gérer leurs stocks en devises et en papiers
d'état réalisés sur le forex. Les banques centrales peuvent également intervenir pour
défendre leurs monnaie et ajuster des déséquilibres économiques et financiers.
Les courtiers ou brokers permettent aux particuliers d'accéder au marché du forex en
transmettant les ordres de leurs clients aux banques commerciales. Ils se rémunèrent
en prenant une commission sur chaque opération.
Les entreprises multinationales sont amenées à intervenir sur le forex afin de
convertir leur monnaie lors d'opérations d'importation et d'exportation, leurs
transactions
Les investisseurs particuliers interviennent depuis quelques années sur le marché des
changes grâce à internet...

À noter : ces différents intervenants représentent les acteurs de l'offre et de la demande de


devises sur le marché des changes.

Caractéristiques du marché des changes


A la différence des marchés boursiers, qui ont une localisation géographique précise, le
marché des changes ne connaît pas de frontières : il y a un seul marché des changes dans le
monde.
Les transactions sur devises se font aussi bien et en même temps à Paris, Tokyo, Londres ou
New York.
Du par son caractère planétaire, le marché des changes est donc une organisation économique
sans véritable réglementation ; elle est auto-organisée par les instances publiques et privées
qui y interviennent

1 Un marché-réseau dominé par quelques places financières


C'est un réseau mondial qui relie les participants au moyen de liaisons informatiques,
téléphoniques... qui leur permettent de communiquer entre eux, de s'échanger des
informations sur les devises qu'ils traitent, de coter des fourchettes de prix

2 Un marché dominé par quelques monnaies


Les opérations sur les marchés des changes sont concentrées sur un petit nombre de monnaies,
et très majoritairement sur le dollar

5 Un marché transparent
Tous les professionnels ont un accès libre et sans entrave aux informations susceptibles
d'affecter les cours de change.
6 Un marché liquide

Le volume des transactions sur le marché des changes est considérable de l'ordre des 1600
milliards de dollars.

7 C'est un marché de gré à gré

Une transaction gré à gré est une transaction entre deux parties libres de contracter et
notamment informées. Contrairement à certains marchés dits "organisés", la transaction sur ce
marché est conclue directement entre le vendeur et l’acheteur.
Par exemple, une entreprise ou une banque qui désire effectuer une opération de change va se
mettre en relation directe avec une autre banque

Les opérations du marché des changes


Par définition le marché des changes est un marché où des monnaies sont échangées.
On distingue entre (change et opérations au comptant ou à terme).
Il a pour fonction de mettre en contact, par l’intermédiaire de leurs banques respectives, ceux
qui veulent acheter et ceux qui veulent vendre les devises.
Les particuliers, les entreprises…….contactent leurs banques pour leur faire savoir quels
sont les montants et les devises qu’ils désirent acheter ou vendre et à quel prix.
C’est ce qu’on appelle les Ordres.

Toute entreprise ayant une activité internationale est obligée, pour régler ses transactions
avec l’étranger, de vendre des unités de sa monnaie de référence pour acheter des devises, et
inversement lorsqu’une entreprise étrangère lui achète un produit ou un service.

On distingue entre le change manuel et le change scriptural.


Le change manuel :
Il s’agit du change des billets de banque et de monnaie divisionnaire libellés dans les
monnaies étrangères.
Toutes les banques, dans la limite de la réglementation des changes en vigueur, possèdent et
gèrent un stock de billets et espèces en devises pour répondre à certaines demandes et offres
de leurs clients.

change scriptural.
Contrairement au change manuel, le change scriptural ne donne pas lieu à des déplacements
de billets et de monnaies d’une banque à une autre, mais à un virement, à une écriture de
compte à compte sur les livres de la banque qui reçoit les ordres de ses clients et ceux de ses
correspondants à l’étranger.

Le change au comptant.
C’est le règlement immédiat de l’achat d’une devise contre la remise immédiate de celle-ci à
un cours déterminé.
Le marché des changes au comptant se tient, tous les jours ouvrables, par téléphone entre les
établissements de la place, soit directement de banque à banque, soit par l’intermédiaire de
courtiers.
Les opérations se font par téléphone, avec confirmation par télex, avec les correspondants
étrangers

Le change à terme.
Sur le marché des changes à terme, les opérateurs négocient un échange de devises
aujourd’hui, dont la livraison n’aura pas lieu dans deux jours comme sur les marchés au
comptant, mais plus tard, par exemple dans 30, 90, 180 jours ou autre terme négocié.
Pour se prémunir contre des baisses (en cas de vente) ou des hausses (en cas d’achat), ils
signent alors des contrats à terme en se mettant d’accord à l’avance sur un taux de change
indépendamment de celui

On distingue entre opérations au comptant et à terme


Les opérations au comptant
dont les transactions sont exécuter le jour même (j) à un cours arrêté au moment de la
transaction puis livrées et réglées au maximum 2 jours après (j+2)ouvrés.
L’objet du marché des changes au comptant est de permettre l’échange de devises
instantanément.

Les opérations à terme


L’opération de change à terme permet de fixer dès aujourd’hui un cours d’achat ou de vente
de devises pour une échéance future en vue d’éliminer le risque de change.

L’OBJET DES OPERATIONS DE CHANGE :


Les opérations de change qu’elles soient au comptant ou à terme ferme ou optionnelle,
peuvent avoir 2 objets :
une transaction commerciale,
un mouvement de capital à court terme

Les transactions commerciales :


Au niveau de transactions commerciales, le marché de change joue un rôle indéniable afin de
rendre possible une opération commerciale entre deux ou plusieurs agents détenant de
monnaies différentes que ça soit au niveau nationale ou internationale.
Ainsi un exportateur qui reçoit des devises étrangères lors d’une opération commerciale va
devoir les convertir en monnaie nationale tandis que l’importateur qui dispose d’une monnaie
nationale va devoir la convertir en monnaie étrangère (devise) pour pouvoir effectuer son
achat.
Dans les deux cas, on a recours aux opérations du marché de change soit au comptant ou à
terme.

. Les mouvements de capitaux à court terme :


Un mouvement de capital à court terme peut être définit comme une opération ayant pour but,
pendant une certaine durée de transformer un avoir en une autre monnaie dans le but de
réaliser un profit.
Cependant, ce profit peut prendre deux formes : soit une meilleure rémunération de l’avoir en
question (prêt d’un excédent) ou un gain en capital c'est-à-dire vendre pour acheter ou acheter
pour vendre plus tard dans le but de réaliser un bénéfice.
Ainsi la première forme ne représente aucun risque car elle n’est pas spéculative, elle est
appelée couverture, tandis que la deuxième forme représente un risque car elle est spéculative

Les principales activités sur le marché des changes

1. Couverture :
La couverture contre le risque de change, correspond à l'essence même du marché des
changes. Cette opération s'adresse principalement aux banques, aux institutions financières et
aux entreprises. Elle correspond au transfert au marché d'un risque que l'on ne souhaite plus
assumer.

2. Spéculation

C’est le contraire de la couverture, c'est-à-dire que spéculer signifie qu’on accepte


volontairement que la valeur de notre monnaie soit incertaine dans le but d’en tirer un profit.

La spéculation est l’action de prévoir l’évolution des cours de change et d’y effectuer des
achats et des ventes en conséquence, de façon à retirer de bénéfices du seul fait de l’évolution
du marché (cours).

La spéculation à la hausse consiste à acheter un bien dont la valeur doit s'apprécier dans le
temps. La spéculation à la baisse consiste, à l'inverse, à vendre le bien s'il doit se déprécier.
L' opérateur espère alors réaliser un profit en rachetant le bien à un prix inférieur à son prix de
vente. On spécule sur le marché des changes dans le but d'obtenir une plus-value, on peut
distinguer divers profils selon la durée de la prise de risque :

- les scalpers : effectuent des allers-retours très rapides (quelques minutes) ;

- les days-todays traders : qui débouchent leurs positions en fin de journée ;

- les long term traders : travaillent sur des horizons plus lointains.

3. L'arbitrage :

Technique consistant à repérer les imperfections de toute nature du marché (mauvaise


propagation désinformations, réglementations) et d'en tirer profit sans aucune prise de risque.

4. Le Market Making :

Un market maker, ou « teneur de marché », est une entreprise, généralement une banque
d'investissement, ou une personne qui, sur le marché des changes, fournit constamment, soit
uniquement à sa clientèle, soit, dans certains cas, à l'ensemble du marché, y compris donc à
ses concurrents, des prix à l'achat (bid) et à la vente (ask). On dit aussi qu'il « cote » les
devises.

En principe, le market maker cherche à capter une partie de la différence entre ses deux prix,
on parle de spread ou de « fourchette », puisque :

· quelqu'un qui voudra vendre, le fera sur le bid du market maker,

· et, à l'inverse, un autre qui voudra acheter, le fera sur son offre.

Si ces deux opérations ont lieu alors que le marché n'a pas bougé, le market maker empoche
l'écart de prix. Cela est néanmoins rarissime.
Le spéculateur prend dans ses livres une position opposée à celle de sa contrepartie : elle est
longue face aux courts et courte face aux longs. Si l'opérateur gagne de l'argent, il perd
d'autant.

Risque de change
« Le risque de change est le risque de perte lié aux fluctuations de taux de change »1, il
affecte les agents qui sont en position de change non nulle.
Toute fluctuation défavorable des taux de change risque de se répercuter négativement sur les
flux futurs espérés par l'acteur en position.
En fait, la position (donc le risque de change) peut être générée, soit par une activité
commerciale (import/export) avec l'étranger, soit par une activité financière en devises, soit en
fin par le développement multinational de l'entreprise.
C'est à partir de ça que l'on peut scinder le risque de change en trois types essentiels :

Risque de transaction :
Est le risque de perte lié aux variations de cours de change.
Toutes les entreprises réalisant des opérations commerciales export/import ou financières
d'emprunt ou de prêt engagées en devises sont confrontées à ce risque.
Une variation de quelques points de la parité entre la monnaie nationale, généralement
monnaie de référence, et la devise étrangère, peut remettre en question la rentabilité de toute
affaire internationale facturée en devises.
Risque économique :
Le risque de change économique correspond aux conséquences des mouvements de change
sur la valeur de l'entreprise et sur sa situation par rapport à ses concurrents.

Risque comptable :
Le risque de change comptable (patrimonial) est concerné par l'impact des taux de change sur
la valeur comptable des postes de l'actif et du passif d'une entreprise.
Il résulte de la consolidation des états financiers qui impliquent des actifs et des passifs
libellés en devises étrangères.
Les entreprises multinationales qui détiennent des actifs à long terme à l'étranger (filiales,
titres de participations...) sont les plus concernées par le risque de change comptable

Les avantages et les limites du marché de change marocain

Le marché des changes n'est pas une fin en soi, sa force réside dans l'usage qui en est fait, son
efficacité dépend des acteurs qui l'animent ; la moralité et les qualifications professionnelles
de ces derniers conditionnant largement son bon fonctionnement.

En effet, il ne sert à rien d'avoir un marché si les opérateurs pour lesquels il a été institué ne
savent pas s'en servir. A quoi servent les instruments de couverture du risque de change si les
entreprises ne parviennent pas à les utiliser ?

Il est regrettable de constater que bon nombre d'entreprises marocaines n'accordent à ce


nouveau marché qu'un intérêt dérisoire. Certains d'entre elles, ignorant son existence n'en
perçoivent même pas l'utilité. D'autres estiment que ce marché demeure l'apanage de grands
groupes dont la manipulation est réservée à un cercle restreint de spécialistes et de praticiens
de banque...

a/ Avantages :

L'institution du marché des changes au Maroc apporte quatre innovations majeures :

La fin du monopole de Bank Al-Maghrib en matière de la gestion centralisée des devises du


pays ;

La détermination des taux de change par les banques en fonction de l'offre et de la demande
des devises, tout en restant, bien entendu, à l'intérieur des marges d'intervention fixées par la
Banque Centrale ;

Le réajustement des dates de valeur à la norme internationale en raccourcissant le délai


d'exécution des transactions, ramené à J+2 au lieu de J+3 comme ce fut le cas auparavant ;

b. Limites :

Si tout le monde s'accorde à dire que le marché des changes marocain a démarré dans de
bonnes conditions et fonctionne de manière plus ou moins satisfaisante, il est loin de remplir
pleinement la mission pour laquelle il a été institué : à savoir aider les entreprises à améliorer
leur compétitivité et accroître leurs performances sur les marchés extérieurs.

Certes, il est encore prématuré de porter un jugement de valeur sur ce marché. Il s'agit d'un
marché très jeune qui ne traite pas l'ensemble des opérations et dont le volume des
transactions qui y sont effectués est encore modeste.

En outre, les obstacles auxquels se heurte ce marché sont loin d'être négligeables. Ils sont
d'ordre culturel, structurel et professionnel et ils interpellent l'ensemble des acteurs qui
interviennent sur le marché.

† Les obstacles culturels :

Comment peut-on expliquer le peu d'intérêt manifesté par les entreprises au fonctionnement
de ce marché et plus particulièrement à la gestion du risque de change ?

Il y a une tradition historique au Maroc de vivre dans un univers fortement administré.


Jusqu'au début des années 90, la vie d'un financier d'entreprise comme celle d'ailleurs d'un
banquier était rythmée par la réglementation des prix et des changes ; l'encadrement du crédit,
la bonification des taux d'intérêt, le financement sélectif, la tarification uniforme de l'épargne
et du crédit, la fixation administrée des taux de changes... Bref, tout était réglementé dans le
moindre détail...

Les entreprises ont passé une grande partie de leur vie professionnelle dans cet univers. Elles
sont culturellement plus proches des règlements que du marché. C'est ce qui empêche
d'ailleurs les trésoriers et les financiers d'entreprises de s'orienter spontanément vers la prise
en compte réelle des risques financiers.

† Les faiblesses structurelles :


L'existence d'un marché monétaire fiable et transparent est une condition au bon
fonctionnement du marché des changes. Or, l'absence pour le moment d'une grille de taux des
prêts et emprunts en dirham constitue un handicap pour les opérateurs qui interviennent sur le
marché à terme. Cette grille devant être systématiquement affichée sur l'écran Reuter se veut
une composante essentielle dans le calcul du change à terme.

En outre, les opérations de swaps sont trop peu utilisées par les banques. Bien qu'elles soient
légalement autorisées par la Banque centrale, les opérateurs n'en perçoivent pas encore
l'utilité. Et pourtant, les swaps apportent un complément appréciable en matière de couverture
du risque de change.

Enfin, l'absence de techniques de couverture contre la variabilité des taux d'intérêt risque de
limiter l'utilisation des swaps par les opérateurs qui souhaitent avoir une vision globale de la
couverture des risques dans le cadre d'une véritable gestion financière.

† Le manque d'information et de formation :

Le marché des changes a donné lieu à la création de nouveaux métiers. Si les banquiers s'y
sont préparés en formant des cambistes, les entreprises, en revanche, n'ont fait subir à leurs
trésoriers aucune formation particulière. Or, ce sont ces trésoriers qui sont appelés à dialoguer
avec les cambistes. Non seulement ils doivent comprendre les produits qu'on leur propose
mais aussi savoir arbitrer et négocier en connaissance de cause.

Quelle que soit la pertinence des instruments utilisés dans ce marché, aucun résultat probant
ne peut être escompté si le trésorier ou le financier de l'entreprise à qui sont destinés ces
instruments n'est pas en mesure de les assimiler, de les exploiter et d'en tirer profit.

On ne saurait donc trop insister sur le rôle fondamental de la formation et du


perfectionnement d'un personnel hautement qualifié pour la réussite d'un tel marché.

Conclusion
Parmi tous les prix, les taux de change sont certes les plus importants, car ils influencent la
performance des économies nationales et par conséquent, celle de l’économie mondiale.

Actuellement on peut affirmer que les pays utilisent deux régimes de changes, fixe et flottants
envisageable dans toutes les économies, quelque soit les circonstances.
Un taux de change fixe peut être justifié dans les économies surtout les petites où il s'avère
difficile de mener une politique monétaire indépendante.
En pareille situation, les coûts liés à une monnaie flottante peuvent l'emporter désavantages.
Et, pour de nombreux pays, et notamment pour la plupart des grandes économies, un taux de
change flexible peut au contraire se traduire par des avantages économiques nettement
supérieurs aux coûts.

MERCI POUR VOTRE ATTENTION