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Échos d'Orient

Zayat (Habib), La croix dans l'Islam.


Venance Grumel

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Grumel Venance. Zayat (Habib), La croix dans l'Islam.. In: Échos d'Orient, tome 35, n°184, 1936. pp. 498-499;

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498 échos d'orient

Origène offenserait aujourd'hui encore la conscience des fidèles, l'esprit de


l'Eglise protesta aussitôt de diverses manières... C'est un fait aussi que les
corrections imposées ou suggérées à l'auteur ont amendé sa pensée dans le
sens où l'exigerait la conscience chrétienne, plus vieille de seize siècles. Quant
aux doctrines dont il a donné une expression ferme..., elles avaient déjà toute
leur valeur dans la piété et la méditation des contemporains d'Alexandre
Sévère. » La tentative d'Origène n'apporte donc rien à l'hypothèse de
l'évolution des dogmes.
Bien d'autres points pourraient être relevés (i). Un index nominum et un
index rerum seront de précieux instruments pour qui voudra consulter- cet
ouvrage. On eût aimé y trouver aussi un index bibliographique (2).
Nous souhaitons que l'auteur continue ses études sur le maître alexandrin et
nous retrace la fin de cette existence de penseur et de savant chrétien.
V. Grumel.

Zayat (Habib), La croix dans l'Islam. Harissa (Liban). Imprimerie Saint-Paul, 1935. In-8%
12 -f- 100 pages.
M. H. Zayat, familiarisé avec l'histoire des patriarcats melchites, nous offre
ici une étude très fouillée sur la situation de la croix dans l'Islam, soit chez les
chrétiens soumis aux princes musulmans, soit au regard des musulmans eux-
mêmes. « Etude littéraire, rituelle et historique d'après les sources islamiques »r
comme dit le sous-titre, cette monographie est basée non seulement sur des
imprimés, mais aussi sur beaucoup d'inédits.
L'ouvrage lui-même est en arabe, mais un résumé en français, assez détaillé
(12 pages), permet à celui qui n'a pas d'autre ressource de se faire une idée assez
complète de son contenu. Il lui manquera seulement de ne pouvoir repérer les
sources où les faits et traits sont rapportés. ' |

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(1) Notons le chapitre sur Origène le païen, où l'auteur, sur preuves suffisamment
convaincantes, rejette dans la région des mythes ce personnage dont la critique avait
cru devoir supposer l'existence.
[2) Je n'ai point trouvé trace ni mention de l'ouvrage en deux volumes, un peu
ancien, mais toujours remarquable, de Jacques Matter, Essai historique sur l'Ecole
d'Alexandrie. Paris, 1820.
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BIBLIOGRAPHIE 499"

Tous ces titres sont suggestifs et montrent avec quelle ampleur et quel soin
du détail l'auteur a traité son sujet.
Une riche bibliographie d'ouvrages, surtout arabes, accompagne cette étude.
La Jiste d'ouvrages en langue européenne est un peu sobre.
Nous comptons que ce travail de M. H. Zayat sera suivi d'autres de même
nature, où il nous fera profiter de ses recherches et de ses découvertes dans les
■documents inédits.
V. Grumel.
Frcek (Jean) Euchologium Sinaiticum. Texte slave avec sources grecques et traduction
française (= Patrologia orientalis, t. XXIV, fasc. 5). Paris, Firmin-Didot et C1*, 1933.
In-4% xxxi -+- 106 pages.
En 1882, Leopold Geitler publiait à Zagreb, sous le nom d'Euchologe, un
recueil de prières liturgiques en vieux slave trouvé par lui deux ans auparavant
au monastère Sainte-Catherine au Sinaï. D'après ses indications, ce manuscrit
*est mutilé du début et de la fin avec une lacune au milieu. L'ancienne
numérotation permet de calculer que là lacune initiale représente au moins 304 pages,
celle du milieu au moins 32 pages, ce qui porte à 548 les 212 pages trouvées par
Geitler. A quoi il faut ajouter la fin du volume, qui échappe à l'évaluation.
Du Sinaï également proviennent d'autres feuillets glagolitiques en petit
nombre : deux rapportés en Russie par Porphyre Uspenskij en i853; un autre
rapporté'la même année par N. P. Krylov; un troisième rapporté par Kondakov
•de sa visite en 1881. Ce dernier n'est que le feuillet 10 de Geitler. Il ne présente
donc rien de nouveau. Mais les deux autres complètent l'ensemble liturgique
édité par Geitler. La question s'est donc posée s'ils avaient appartenu au même
codex. M. Jean Frcek fait l'histoire de cette controverse et. conclut avec bonne
preuve k l'unité du manuscrit.
M. Frcek a minutieusement étudié ces textes liturgiques et a jugé à bon droit
très utile d'en faire une nouvelle édition plus accessible aux liturgistes et
canonistes occidentaux. Ce n'est certes pas l'envie qui lui a manqué de recourir
au manuscrit utilisé par Geitler, mais, nous dit-il, « l'original qui se trouve
toujours au monastère de Sainte-Catherine au mont Sinaï, est, hélas! plus
difficile |à atteindre que jamais ». Peut-être l'auteur s'est-il exagéré ces
difficultés; il ne nous dit point s'il a tenté des démarches. Quoi qu'il en soit, le
voilà réduit à prendre comme base de son édition l'édition même de Geitler. Il
est donc capital pour lui de s'assurer s'il peut et- s'il a le droit de s'y fier. Le
contrôle est possible pour cinq fragments représentant en tout 278 lignes du
manuscrit, cela, au moyen de photographies (3 fragments), d'un dessin de Geitler
fait au Sinaï (1 fragment), d'une édition nouvelle faite par Bénéchévitch
(1 fragment). Le résultat est que, sur ces 278 lignes, l'édition de Geitler, en
dehors des erreurs d'interprétation pour le numérotage inscrit dans la marge et
pour les signes de ponctuation, ainsi que pour la séparation de certains 'mots,
toutes erreurs faciles à corriger, atteste 29 inexactitudes de langue, dont la
majorité touchent à l'orthographe et à la phonétique, aucune n'affecte la
morphologie, cinq concernent la syntaxe et deux le sens. M. Frcek juge donc
qu'il est possible « de se servir de cette édition dans des conditions de précision
suffisantes, sinon parfaites, et que, sauf en ce qui concerne les faits phonético-
orthographiques là où le contrôle paléographique fait défaut, il est possible de
l'améliorer. Pour cela, en plus des observations que peut fournir l'examen direct
du contenu, l'auteur a eu recours à l'original grec dont ces textes sont la
traduction. Il a, dans ce but, compulsé non seulement l'Euchologe usuel de
l'Eglise grecque et l'ouvrage de Goar, et les Εΰχολίγια de Dmitrievskij, et d'autres
imprimés encore, mais aussi un très grand nombre de manuscrits, en vue de