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Partie II : la régulation de l’économie

La régulation de l’économie est l’ajustement ou la correction des déséquilibres sur les marchés. Elle se
fait soit par les mécanismes du marché, c’est-à-dire par le jeu de la loi de l’offre et la demande, ou à
travers des interventions étatiques via des politiques économiques

Schéma :

Chapitre 1 : la régulation par le marché (Economie de marché)


I. La notion de la régulation par le marché
1. Définition
Une économie de marché se caractérise par le fait que la régulation de l'activité économique est
assurée principalement par des mécanismes de marché (la loi de l’offre et de la demande) qui maintiennent
le système en équilibre. Cependant la capacité qu'a le marché de maintenir le système en équilibre est
contestée car cet équilibre dépend de conditions difficiles à réunir.
2. Le rôle de marché
L'équilibre d'un marché est assuré par le jeu des prix qui, s'ils sont suffisamment flexibles, réagissent
aux fluctuations de l'offre et de la demande, tandis que les agents modifient à leur tour leur comportement en
fonction du mouvement des prix. De plus les marchés sont interdépendants, c'est à dire que les fluctuations
enregistrées sur l'un des marchés se répercutent sur les autres. Cette interdépendance des marchés permet
l'adaptation au changement de l'activité économique.

Sur le marché, l'élément essentiel est le prix, qui oriente les décisions des agents comme une main
invisible (Adam Smith), de telle façon que producteurs et consommateurs, par la poursuite de leurs intérêts,
favorisent l'intérêt général.

Léon Walras puis Arrow et Debreu ont montré que les mécanismes d'ajustement du marché permettent
à l'ensemble des marchés de se trouver simultanément en équilibre : c'est la théorie de l'équilibre général. A
l'équilibre, aucun individu ne peut améliorer sa satisfaction sans détériorer celle d'un autre. Cette situation est
appelée optimum de Pareto, nom de l'économiste W. Pareto qui développa cette théorie.

Toutefois les hypothèses posées sont très restrictives. En effet on suppose ici une rationalité des agents,
une concurrence pure et parfaite ainsi que l'absence de toute incertitude. De ce fait il s'agit plus d'un modèle
théorique que d'une représentation concrète de l'économie.

3. Le rôle de prix
La main invisible d’Adam Smith (auteur classique)

La main invisible est une expression due à l'économiste Adam Smith qui signifie qu'en œuvrant
pour son propre intérêt, l'individu œuvre aussi pour celui de la société. Le boulanger ne cuit pas son pain
par bonté d'âme pour ses clients, mais en vue d'un profit personnel - ce faisant, il permet à ses clients de se
nourrir. La recherche de l'intérêt individuel est le plus sûr moyen d'accroître la richesse des nations.
Le rôle du prix comme information économique

Le prix joue, pour les entreprises comme les ménages, un rôle d'information économique. - pour les
entreprises, le prix permettra de choisir produits que l'entreprise produira dans des conditions rentables. -
pour les ménages, le prix offrira la possibilité de choisir les biens de consommation dans le but d'optimiser
leur satisfaction.
Les mécanismes de formation du prix d'équilibre sur un marché concurrentiel (marché des biens et
services)

Dans de nombreux cas, la régulation par le marché présente des failles et les auteurs divergent sur la
portée de ce modèle : selon certains il est nécessaire de se rapprocher au plus près des hypothèses de
concurrence pure et parfaite permettant la réalisation de l'équilibre, alors que d'autres, plus réalistes,
cherchent à bâtir des modèles différents.
II. Les limites de la régulation par le marché
1. Critiques du modèle de la concurrence pure et parfaite
Les conditions théoriques du marché de concurrence pure et parfaite sont rarement vérifiées : grande
taille des agents économiques, produits différenciés, opacité des marchés, barrières à l'entrée, manque de
mobilité des facteurs de production. La plupart des marchés se présentent sous formes d'oligopoles ou de
marchés de concurrence monopolistique. Une situation d'oligopole se rencontre lorsque sur un marché il y
a un nombre très faible d'offreurs (vendeurs) et un nombre important de demandeurs (clients). On parle
aussi de situation de marché oligopolistique.
2. Les agents ne sont pas toujours rationnels…
Le prix n'est pas l'unique facteur qui est pris en compte par les demandeurs ou les offreurs dans
l'acte d'achat ou de vente. De plus, leur comportement n'est pas toujours celui prévu par la théorie. Exemples
: Effet Giffen : lorsque le B est de première nécessité (riz, pâtes, pétrole), si le prix de ce B augmente, la
consommation augmentera aussi. Effet Veblen : effet de snobisme (Achat d’un parfum parce qu’il est cher
et de marque)
3. L’équilibre sur le marché est-il automatique ?
Le prix n'est pas toujours flexible : sur la plupart des marchés de B&S, il est difficile de faire varier
le prix en permanence pour l'ajuster à la confrontation de l'offre et de la demande. En effet, d'une part, il
serait difficile de justifier vis-à-vis des clients des prix en constante modification. De plus, il faudrait
également ajuster le prix de facteurs de production : or les salariés ne sont pas prêts à des modifications
permanentes de leur salaire...
Par ailleurs, l'observation de l'histoire économique montre que l'addition des comportements individuels
sur les marchés n'est pas toujours suffisante pour assurer l'équilibre. Les déséquilibres qui naissent sur
certains marchés vont se transmettre à d'autres et conduire parfois à des situations de crises durables.

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