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Escherichia coli

Objectifs
o Décrire les caractères bactériologique de
Escherichia coli
o Citer les différents facteurs de
pathogénicité
o Enumérer les pathologies associées à E.
coli
o Lister les différentes toxines de E. coli
o Citer les pathotypes de E. coli
responsables de diarrhées
PLAN

• Introduction
• Habitat
• Caractères bactériologiques
• Facteurs de pathogénicité et pouvoir pathogène
• Diagnostic biologique
• Sensibilité aux antibiotiques
• Conclusion
Introduction (1/2)

• Définition
o Escherichia coli = colibacille
- 1885 : Isolement par Theodor von Escherich

- Bactérie la plus étudiée

- Fréquente du tube digestif de l’homme et des


animaux à sang chaud
Introduction (2/2)

• Intérêt
o Escherichia coli = colibacille
- La plupart des souches sont sans danger
- Certaines souches peuvent => infection
Infections tractus urinaire
Infections abdominales
Syndromes diarrhéiques
Méningites néonatales
Septicémies….
- Traitement relativement facile car phénotype 1
mais acquisition de résistance
2011: Escherichia coli EHEC a été à l’origine de cas
mortels en Europe
Habitat
• Intestin de l'homme et des animaux
o = espèce aérobie la plus représentée dans le tube
digestif (80%)
o Intervient dans synthèse de Vitamine K

• Présence de colibacilles et/ou espèces voisines


(coliformes) dans l'eau => signe une contamination
fécale (dénombrement colimétrie)
Caractères bactériologiques

• Caractères généraux des entérobactéries


o BG-, AAF, mobiles ou immobiles (Alcalescens
dispar), non exigent, oxydase-, nitrates +, Gluc+,

• Autres caractères
o Fermente Lactose + ; produit indole + gaz+
(certaines souches sont gaz -)

o acétoïne - ; citrate - ; H2S - ; uréase -


Caractères antigéniques

• Antigènes
o O : 180 types antigéniques détectables par
agglutination
o H : 56 difficiles à mettre en évidence
o K : 93 antigènes K de structure
polysaccharidique
- Antigène K1 souches pathogènes
Facteurs de pathogénicité (1/3)

• Nombreux variants  potentialités


pathogènes diverses  pathovars ou
pathotypes
Facteurs de pathogénicité (2/3)
• 1- Capsule => s'oppose à la phagocytose
• 2- Protéines de la membrane externe et le LPS 
échappement à l'activité bactéricide du sérum
• 3- Systèmes de captation du fer - les sidérophores
 fer indispensable à la multiplication.
• 4- Adhésines (pilis communs) : fixation aux cellules
épithéliales
o Adhérence = étape essentielle pathogenèse des infections
dues aux bactéries entériques
Facteurs de pathogénicité (3/3)
• 5-Toxines
o Endotoxine, commune aux entérobactéries LPS

o Entérotoxines ST (thermostables) et LT
(thermolabiles) = toxines cytotoxiques
Toxine LT ≈ toxine cholérique

o Cytotoxines SLT1 et SLT2 (Shiga-like toxin) 


altération intégrité entérocytes = Verotoxines (VT)
Pouvoir pathogène (1/12)
• 1- Infections du tractus urinaire (ITU)
o Migration germes tube digestif  ITU (voie
ascendante)
o Anatomie  grande fréquence chez la femme
o Facteurs favorisants
- Stase : lithiase, prostatite, compression, grossesse,
malformation
o Souches uropathogènes possèdent des
adhésines
- O 1, 2, 4, 6, 7, 16, 18, 75

- K 1, 2, 3, 12, 13
Pouvoir pathogène (2/12)

• 2-Infections abdominales
o E. coli = responsable suppurations péritonéales,
biliaires, appendiculaires ou génitales

o Souches en cause
- Pouvoir cytotoxique sur les polynucléaires

- Résistance à la phagocytose

- Systèmes de captation du fer


Pouvoir pathogène (3/12)
• 3-Bactériémies
o Pathovars ayant un fort pouvoir invasif
- Systèmes de captation du fer

- Cytotoxines  dégâts tissulaires diffusion

- facteurs de résistance à la phagocytose


(capsule)

- action bactéricide du complément (chaînes


latérales du LPS)
Pouvoir pathogène (4/12)
• 4-Choc endotoxinique
o Lyse massive Entérobactéries (ou
bactéries à Gram négatif)
- libération de grandes quantités de LPS
=>Fièvre, collapsus et hémorragies

- = syndrome de réponse inflammatoire


systémique (SRIS) provoqué par une libération
massive d'IL 1 et de TNF
Pouvoir pathogène (5/12)
• 5-Méningites et bactériémies
o Nouveau né et du nourrisson +++
- Escherichia coli = responsable méningites
néonatales + état bactériémique, voire
septicémique
- Infestation du nouveau-né = origine maternelle
- Souches exprimant l'antigène K1

• Adulte : méningites en milieu neuro-chir


Pouvoir pathogène (6/12)
• 6-Syndromes diarrhéiques
o Plusieurs mécanismes physiopathologiques
Pouvoir pathogène (7/12)
• 6-Syndromes diarrhéiques
Mécanismes d’interaction des différents
pathovars d’E. coli responsables de diarrhées
-Après l’étape initiale d’adhésion et de colonisation, les
colibacilles développent différentes stratégies:
- les ETEC, EHEC et EAggEC produisent des toxines.
-Les EIEC envahissent la muqueuse colique et induisent
une réponse inflammatoire destructrice.
-Les EPEC et EHEC remanient localement le
cytosquelette en adhérant intimement à la membrane
cellulaire et détruisent les microvillosités environnantes
Pouvoir pathogène (8/12)
• 6- Syndromes diarrhéiques
o Souches entéropathogènes : EPEC
(Enteropathogen Escherichia coli)
- O26, O55, O86, O111, O119, O125, O126, O127,
0128, O142
- Responsables de gastro-entérites infantiles,
selon un mécanisme physiopathologique
imparfaitement élucidé

- Adhésion sans envahissement

- Lésions d’attachement et d’effacement =>


destruction localisée des microvillosités et
altérations du cytosquelette
Pouvoir pathogène (9/12)
• 6-Syndromes diarrhéiques
o Souches entéro-invasives : EIEC EIEC (Shigella)
(Enteroinvasive Escherichia coli)
- (O28, O112, O124, O136, O143, O144,
O147, O152)
- Souches ≈ Shigelles (caractères
biochimiques et antigéniques)
- Responsables syndromes
dysentériques
- invasion de la muqueuse intestinale
- Pas de production d’entérotoxine
Pouvoir pathogène (10/12)
• 6-Syndromes diarrhéiques
o Souches entérotoxinogènes: ETEC
(Enterotoxinogen Escherichia coli)
- O6, O8, O15, O20, O25, O63, O78 O80,
O85, O115, O128, O139
 Responsables "diarrhée des
voyageurs" ou "turista"
 syndromes diarrhéiques épidémiques
dans les pays du tiers-monde
 Adhésion aux muqueuse +
entérotoxines thermolabile (LT) et
thermostable (ST)
 facteurs de virulence codés par
plasmides
Pouvoir pathogène (11/12)
• 6-Syndromes diarrhéiques
o Souches entérohémorragiques EHEC
(Enterohaemorragic Escherichia coli)

- O157 mais aussi O26 et O111


- Responsables de diarrhées sanglantes +
colites hémorragiques
- Production de toxines SLT ou Shigella
Like toxine ou Vérotoxine
- Lésions endothéliums capillaires (toxines)
=>Syndrome hémolytique et urémique
(anémie, thrombopénie et anémie
hémolytique)
Pouvoir pathogène (12/12)
• 6- Syndromes diarrhéiques
• Souches enteroaggrégatifs EaggEC :
entéro-aggrégatives E. coli
o Principaux sérovars : O3, O4, O7, O9, O15, O21,
O51, O55, O59, O77, O86
o responsables de diarrhées persistante >14
jours
o chez les nourrissons et le jeune enfant
o propriétés d’adhésion particulières aux
cellules avec formation d’agrégats
- => nécrose du pôle apical des villosités avec
œdème et hémorragies de la sous-muqueuse
o Production d’enterotoxine thermostable et
d’hémolysine thermolabile
Diagnostic biologique (1/5)
• Prélèvements divers
o urines, selles, sang, LCR, pus, liquide
d'ascite  techniques bactériologiques

• Examen microscopique :bacilles à


Gram négatif mais morphologie peut
être atypique
Diagnostic biologique (2/5)

o Mise eu Culture :
- Isolement : milieux simples ou milieux
lactosés (bacilles à Gram négatif,
fermentant lactose)

- Identification par Caractères métaboliques


Diagnostic biologique (3/5)
• Identification
o par Caractères métaboliques

o Par Sérotypage : que EPEC et pour les


sérotypes O157 (EHEC)

o Mise en évidence des entérotoxines : n'est


pas facile et limité aux laboratoire
sspécialisés
Diagnostic biologique (4/5)
• Identification
o Recherche de l'antigène K1 : sérum, LCR
ou urines / agglutination de particules de
latex sensibilisées  diagnostic rapide
réaction croisée avec antigène du groupe
B des méningocoques

o Sérodiagnostic : utile que dans ITU de


l'enfant (sérodiagnostic positif  infection
haute)
Diagnostic biologique (5/5)
• Identification
o Présence d'adhésines : pouvoir hémagglutinant
globules rouges humains ou animaux

o Pouvoir invasif
- test de Sereny (l'instillation de la souche sur l'oeil d'un
cobaye  kérato-conjonctivite)

- pouvoir envahissant sur cellule HeLa en culture.

o Anticorps fixés sur les bactéries  infection


haute, rénale ou pyélo-calicielle
Sensibilité aux antibiotiques
• Escherichia coli : glment sensible aux ATB
o Bêta-lactamines
- pénicillines du groupe A (aminopénicillines), les
carboxypénicillines, les céphalosporines, les acyluréido-
pénicillines, les carbapénems et les monobactams.
o Aminosides et polypeptides = actifs de même que
Quinolones de première génération,
o Fluoroquinolones et Cotrimoxazole

• Modification sensibilité
o Production d'enzymes hydrolysant les bêta-
lactamines ou les aminosides
o Mutation affectant les porines (disparition de
l'Omp F)
Conclusion
• Escherichia coli
o Bactérie du tube digestif très utile
o responsable d’infections nombreuses et variées
dont certaines très graves
o Pathogénie complexe avec présence de
différentes toxines
o Diagnostic relativement facile au laboratoire
o Sensibles à de nombreux ATB mais acquisition de
résistance est possible