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Pr.

Moez GRIBAA

Histologie de l’appareil génital


féminin

Faculté de Médecine de Sousse


Master Professionnel de Sexologie
Novembre 2019
INTRODUCTION

• L'appareil génital féminin assure :


– La production des gamètes femelles : les ovules, par le
processus de l'ovogénèse
– L'accueil des gamètes mâles (les spermatozoïdes)
– La constitution d'un environnement approprié à la fécondation
de l'ovule par le spermatozoïde
– La constitution d'un environnement approprié pour le
cheminement et le développement de l’embryon lors de la
grossesse
– L'expulsion du fœtus à maturité lors de l’accouchement
– La nutrition du nouveau-né (par les glandes mammaires)
INTRODUCTION

• L'appareil génital féminin comporte :


– Les organes génitaux internes (dans la cavité pelvienne) :
• Les gonades : les ovaires
• Le tractus génital : les trompes de Fallope, l'utérus et
le vagin

– Les organes génitaux externes :


• La vulve
• Les seins
INTRODUCTION

Coupe sagittale médiane et coupe frontale médiane

de l ’appareil génital féminin


INTRODUCTION

• De la puberté à la ménopause (en dehors de la grossesse),


les organes génitaux sont soumis à des modifications
cycliques

• Ces modifications sont sous contrôle neuro-hormonal,


hypothalamo-hypophysaire et ovarien
Les ovaires

• Ce sont deux petits organes pairs ovoïdes aplatis en forme


d'amande, de 4 cm de long sur 1,5 cm d'épaisseur

• situés latéralement à gauche et à droite dans la cavité


pelvienne

• Ils assurent deux fonctions essentielles :


– une fonction exocrine : la production d'ovocytes matures
(ovules)
– Une fonction endocrine : la sécrétion d'hormones
stéroïdes (oestrogènes et progestérone)
Les ovaires
• Leur surfaces sont irrégulières adaptées aux modifications
du volume des follicules

• L’ovaire est tapissé par un épithélium cubique simple


Les ovaires
• L'ovaire comprend une zone corticale et une zone médullaire
• La zone corticale comporte :
– une couche conjonctive dense sous-épithéliale: l'albuginée
– les follicules ovariens évolutifs (gamètogènes) et involutifs
(atrétiques)
Les ovaires
• La zone médullaire :
– est formée d’un tissu conjonctif lâche dans lequel se
trouvent les vaisseaux sanguins, les vaisseaux
lymphatiques et les nerfs
– contient quelques vestiges embryonnaires (rete ovaris)
Les follicules ovariens
• Il existe différents types de follicules évolutifs correspondant
à des stades de maturation progressive
• Chaque follicule contient un ovocyte I (2n chromosomes)
bloqué au stade de prophase de la 1ère division méiotique
• Depuis le 7eme mois de développement foetal, chaque
ovaire contient 1.000.000 de follicules primordiaux. 300 à
400 seulement deviendront des follicules ovulatoires. Les
autres dégénèrent lors de leur évolution
• Les follicules évolutifs sont : le follicule primordial, le
follicule primaire, le follicule secondaire, le follicule tertiaire
(cavitaire), le follicule mûr (follicule de De Graaf)
Le follicule primordial
• Ce sont les seuls qui existent depuis le
7eme mois de développement
• Les ovocyte, de 40 µm, sont entourés par
une mince couche de cellules folliculaires
aplaties
• Ces cellules folliculaires possèdent des
prolongements qui se mettent au contact
avec l’ovocyte.
• Ces cellules folliculaires assurent la
nutrition de l’ovocyte et son blocage au
stade méioses I en y injectant un facteur
de blocage (OMI: Oocyte Maturation
Inhibitor)
Le follicule primaire
• Il diffère du follicule primordial par l'aspect des cellules
folliculeuses qui sont devenues cubiques
• La membrane pellucide devient visible : sépare l’ovocyte de la
couche des cellules folliculaires
• Il est entouré par une membrane fibreuse : la membrane de
Slavjanski
Le follicule secondaire
• Le nombre des cellules folliculaires s’accroît pour former 2 ou
plusieurs couches : On parle alors de « granulosa »
• L'ovocyte I augmente de volume (60 µm)
• La zone pellucide devient plus évidente
• La membrane de Slavjanski devient plus évidente
• Le follicule s'entoure d’autres cellules et de fibres formant les
thèques interne cellulaire et externe fibreuse
Le follicule tertiaire (cavitaire)
• Apparition de petites cavités dans la granulosa
• Ces cavités contiennent le liquide folliculaire sécrétée par les
cellules folliculaires riche en acide hyaluronique
• Ces cavités vont se réunir en une seule : l’antrum
le follicule de De Graaf ou follicule pré-
ovulatoire, ou follicule mûr
• Atteint 2 cm avec un ovocyte I de 120 µm
• L’antrum devient de grande taille et pousse l’ovocyte à un des
pôles du follicule
• Il comprime certaines cellules folliculaires contre l’ovocyte : le
cumulus oophorus
• La première assise de cellules folliculaires est: la corona radiata
Ovulation
Suite au pic de LH, les étapes suivantes sont déclenchées:
• Du coté ovocytaire
– Les cellules de la corona radiata perdent leurs contactes avec l'ovule
– Achèvement de la première division de la méiose et production du
premier globule polaire
– Initiation de la deuxième division de maturation et arrêt en métaphase II
– Mise en place des granules corticaux sous la membrane plasmique de
l’ovocyte
– Expression des protéines ZP2 et ZP3 sur la membrane pellucide
Ovulation
• Du coté folliculaire et parenchymateux :
– Les cellules du cumulus oophorus
élaborent encore plus d’acide
hyaluronique qui provoque un appel
d’eau dans la cavité folliculaire,
augmentant sa pression
– Le follicule fait saillie à la surface de
l'ovaire qu'il déforme et amincit au
niveau d'une petite plage translucide: le
stigma
– Les fibres collagène de la thèque externe
sont détruits par une collagénase
Ovulation
– Une ischémie de la zone de
contact entre follicule et
épithélium ovarien entraine
sa disparition et la rupture du
follicule

– Des contractions des


myofibroblastes de la thèque
externe entraine l’expulsion
du liquide folliculaire et de
l’ovocyte entouré par sa
corona radiata
Ovulation

• Les franges de l'ampoule tubaire vont se disposer autour du


stigma assurant l'étanchéité de cet endroit
• L’ovule passe avec le liquide folliculaire et les cellules de la
corona radiata dans la trompe
• Le follicule vidé de son ovocyte et du liquide folliculaire se
transforme en follicule déhiscent
Le corps jaune

• Résulte de la transformation du follicule


déhiscent
• des capillaires des thèques pénètrent dans
l'ancienne cavité folliculaire formant le
coagulum central
• Les cellules folliculaires augmentent de
volume, s'enrichissent en lipides et se
transforment en grandes cellules lutéales
qui sécrètent la progestérone
• Les cellules de la thèque interne forment les
petites cellules lutéales qui sécrétant des
œstrogènes
Le corps jaune
deux types de corps jaunes
• Le corps jaune progestatif (cyclique):
– se développe pendant la 2ème phase du
cycle
– en l'absence de fécondation :
destruction entre le 24ème et le 28ème
jour du cycle pour donner le corps
fibreux (corpus albicans)
• Le corps jaune gestatif (de grossesse):
– en cas de fécondation, il persiste
pendant le 1er trimestre de la grossesse
– permet une production de progestérone
nécessaire au maintien de la grossesse
(il sera ensuite relayé par le placenta)
La dégénérescence des autres follicules

• Les follicules primordiaux et primaires: ne laissent pas de


trace dans le stroma

• Les follicules secondaires et tertiaires : dégénérescence


progressive avec persistance temporaire de leurs thèques
qui forment la glande interstitielle de l'ovaire qui secrète des
androgènes
Les Trompes de Fallope
• Deux formations tubulaires latérales,
de 10 à 12 cm de long
• divisées en quatre segments :
– le pavillon : forme d'entonnoir,
mobile et s'ouvre dans la cavité
abdominale
– l'ampoule : les 2/3 de la trompe
– l'isthme : étroit et rectiligne
– la portion interstitielle, très courte,
située dans le corps de l'utérus et
s'ouvre dans la cavité utérine
Les Trompes de Fallope
• Muqueuse : (épithélium + chorion)
– Épaisse
– Forme de nombreux replis longitudinaux au niveau de
l'ampoule et qui deviennent de plus en plus minces et
planes quand on se rapproche de l'utérus
• Chorion : tissu conjonctif lâche très vascularisé
Les Trompes de Fallope
• Epithélium prismatique simple : 4 types de cellules :
– cellules ciliées
– cellules glandulaires
– cellules intercalaires
– cellules basales de remplacement
Les Trompes de Fallope
• Musculeuse: mince au niveau de l'ampoule et s’épaissie en se
rapprochant de l’utérus :
– Couche interne circulaire
– Couche externe plexiforme
• Séreuse : tissu conjonctivo-élastique revêtu par le
mésothélium péritonéal
Histophysiologie

• Le pavillon assure la captation de l'ovule: il entoure l'ovaire


par ses nombreuses franges mobiles et récupère l'ovule
pondu
• Il permet l’ascension des spermatozoïdes par leur propre
mouvement et le péristaltisme de la paroi tubaire et le
mouvement des cils
• Le liquide tubaire assure la survie et l'achèvement de la
capacitation des spermatozoïdes
• A ce niveau se réalise la fécondation puis le transit tubaire
du zygote par le péristaltisme, les vibration des cils, et les
sécrétions muqueuses tubaires
L‘utérus
• Le corps utérin est creusé d'une cavité : la cavité utérine
• Sa base, ou fond, est bombée et reçoit latéralement les trompes
de Fallope droite et gauche
• Le corps utérin communique par l'isthme avec le col utérin
L'utérus

• La paroi utérine comprend :

– une muqueuse

– une musculeuse

– une séreuse
La muqueuse du corps utérin : Endomètre

• Epithélium prismatique
simple comportant les
mêmes cellules que
l’épithélium tubaire :
– glandulaires
– Ciliées
– Intercalaires
– Basales

• Chorion contient des


glandes tubuleuses
Modifications cycliques de la muqueuse utérine
durant la période d’activité génitale
• Les fluctuations des taux plasmatiques des hormones
ovariennes entraînent des variations morphologiques et
fonctionnelles cycliques de la zone fonctionnelle de
l'endomètre : cycle endométrial
• Ce cycle a pour but de préparer la muqueuse à
l'implantation et au développement de l'embryon
• En l'absence de fécondation, la muqueuse utérine très
vascularisée se nécrose : c'est la menstruation
• A partir des "restes" de l'endomètre : zone résiduelle se
reconstruit une nouvelle zone fonctionnelle
La phase de desquamation (J1-J4)
• La dégénérescence du corps jaune entraîne la chute des taux
plasmatiques d‘oestrogène et de progestérone
• Libération de prostaglandines entrainant une vasoconstriction des
artères irrigant : nécrose => menstruations
• la zone résiduelle persiste avec quelques culs de sacs glandulaires
ouverts dans la cavité utérine et des petits vaisseaux
La phase de régénération (J5-J8)
• Restauration progressive de la zone fonctionnelle de
l'endomètre à partir de la zone résiduelle
• L'épithélium de surface se reforme avec des cellules
cubiques
la phase de prolifération (J9-J14)
• La muqueuse s’accroit
• Les glandes et les artères s’allongent
• Les cellules épithéliales, qui étaient cubiques, augmentent de
hauteur et deviennent cylindriques
Phase de sécrétion glandulaire débutante(J15-J21)
• Les glandes s’allongent et deviennent sinueuses
• Les artérioles deviennent spiralées
• Fenêtre d’implantation: 21-22J : meilleures conditions pour
l’implantation d’un embryon
La phase de sécrétion glandulaire tardive: (J22-J28)

• Les glandes deviennent très sinueuses et contournées (en


dents de scie)
• Les artérioles atteignent leur spiralisation maximale
La musculeuse du corps utérin (myomètre)
• Epaisse et comprend trois plans de fibres musculaires lisses
(de l’intérieur vers l’extérieur) :
– L’archimyomètre : avec une couches longitudinale interne
et une couche circulaire externe
– Le néomyomètre : plexiforme, c’est la couche la plus
épaisse
– Le périmyomètre : avec une couche profonde circulaire
et externe longitudinale
• Le myomètre joue un rôle important lors de l’accouchement

L’adventice
• Tissu conjonctif dense fibreux
• Entouré dans sa plus grande partie par la séreuse péritonéale
Le col utérin
• Comprend deux parties :
– l'endocol : la lumière constitue le canal endocervical
– l'exocol : forme une protrusion au fond du vagin
L’endocol utérin
La muqueuse endocervicale :
– épithélium cylindrique simple avec des cellules ciliées,
des cellules sécrétrices (sécrétion de mucus) et des
cellules basales
– chorion contenant des glandes tubulaires ramifiées
muqueuses: invaginations de l'épithélium de surface
Histophysiologie des glandes endocervicales
• Ces glandes secrètent la glaire cervicale :
hydrogel visqueux : eau + glycoprotéines
• Cette glaire est organisée en
microfilaments
• Elle présente des modifications cycliques :
– Au moment de l'ovulation, elle est
limpide et riche en eau. Son réseau de
mailles est très large favorisant la
survie des spermatozoïdes et leur
franchissement du col (début de
capacitation)
– En dehors de la période ovulatoire, le
mucus cervical est plus épais, forme
une barrière contre les agents
microbiens
L’exocol utérin
• La muqueuse exocervicale est formée par:
– Un épithélium Pavimenteux stratifié non kératinisé
– Un chorion conjonctif, dense, très vascularisé et sans glandes
• La zone de jonction endocol – exocol est un passage brusque de
la muqueuse endocervicale à la muqueuse exocervicale
Le vagin
• C’est un conduit musculo-membraneux de 7 à 9 cm de long

• Doté d'une extrême élasticité qui permet le passage du


fœtus et de ses annexes lors de l'accouchement et
l'extension de sa paroi pendant la copulation

• Il comporte trois couches :


– La muqueuse
– La musculeuse
– L'adventice
– La muqueuse avec : LE VAGIN
• un épithélium P.S.N.K. (identique à celui
de l’exocol)
• chorion papillaire, aglandulaire, riche
en fibres de collagènes et élastiques
• La vascularisation est abondante avec
de nombreux plexus veineux laissant
transsuder un liquide aqueux
– La musculeuse : Deux plans de fibres
musculaires lisses :
• un plan interne circulaires formant un
sphincter lisse au niveau de l'orifice
vulvaire
• un plan externe de fibres longitudinales
– L'adventice : Tissu conjonctif fibreux riche
en fibres élastiques et bien vascularisé
Le contenu vaginal

Il est fait de :
• glaire cervicale
• exsudation aqueuse provenant du chorion vaginal
• cellules vaginales desquamées
• cellules inflammatoires (polynucléaires et histiocytes) riche
en glycogène
• flore saprophyte : flore lactique (lactobacilles) qui ont la
propriété de transformer le glycogène en acide lactique
responsable de l'acidité protectrice du milieu vaginal
Le vagin

• Les parois du vagin et plus particulièrement la zone en


regard de l’urètre (zone G et non pas point G) sont richement
vascularisées
• Au niveau de la zone G, l’architecture tissulaire du point G
consistait en un complexe neurovasculaire intégré dans un lit
de tissu fibroadipeux, qui abrite un grand nombre de
faisceaux nerveux périphériques et un neuroganglion (ce
n’est pas un tissu érectile)
• La vascularisation du vagin augmente avec l’excitation
sexuelle, provoquant la lubrification qui n’est pas une
sécrétion mais une sorte d’exsudation d’origine vasculaire
• Chez certaines femmes, cette lubrification peut être
importante, chez d’autres insuffisante
L'hymen

• L’hymen est une cloison membraneuse incomplète qui


obture le vestibule du vagin (l’entrée du vagin)

• Il peut être visible en écartant des doigts les petites lèvres

• Il est de forme et de consistance variable : il existe des


hymens : falciforme, cribiforme, annulaire, labié, résistant,
élastique, etc…
Les organes génitaux externes (la vulve)
• La vulve comprend :
– le mont du pubis (le mont de Vénus ou pénil)
– les formations labiales (les grandes et petites lèvres)
– le vestibule
– et les organes érectiles
Les organes génitaux externes (la vulve)
• Le mont du pubis est constitué d'une
masse de tissus adipeux recouvert par la
peau
• Les formations labiales comprennent:
– les grandes lèvres, replis cutanés
avec:
• un épiderme
• le derme de la face externe
renferme de nombreux follicules
pileux, des glandes sébacées et
sudoripares
• Le derme de la face interne ne
renferme que des glandes
Les organes génitaux externes (la vulve)
– Les petites lèvres (ou nymphes),
– Séparées des grandes lèvres par le
sillon inter-labial
– se dédoublent à l'extrémité
antérieur pour former le du clitoris
– Le derme est dépourvu de follicules
pileux
– Le derme renferme de nombreuses
glandes sébacées et sudoripares,
ainsi que de nombreux corpuscules
tactiles
Les organes génitaux externes (la vulve)
• Le vestibule se situe entre les petites lèvres et le vagin. C'est au
niveau du vestibule que s'abouche l'urètre
• Les glandes vulvo-vaginales de Bartholin et les glandes péri-
urétrales de Skène s'ouvrent dans le sillon vestibulaire
• Ce sont des glandes tubulo-ascineuses à sécrétion muqueuse
• Ont même origine et structure que la prostate
• Le derme est pourvu de nombreux corpuscules tactiles
Les organes génitaux externes (la vulve)
• Les organes érectiles sont représentés par le clitoris et les bulbes
vestibulaires
• Le clitoris est formé de 2 corps caverneux et se termine par une
extrémité renflée, le gland du clitoris
• Les bulbes vestibulaires sont les analogues du corps spongieux et
sont contenus dans la paroi du vestibule
Les Glandes Mammaires

• Leur présence définit les espèces Mammifères

• Glande exocrine: Glandes sudoripares modifiées

• Assure, après l’accouchement, la production du lait


nécessaire à l'alimentation du nouveau-né

• Caractère sexuel secondaire : réceptivité aux hormones


sexuelles
Les Glandes Mammaires
• Les seins ou glandes mammaires sont des glandes sudoripares
modifiées
• Il se développent embryologiquement sur deux lignes, les crêtes
mammaires, qui s'étendent du creux axillaire à l'aine
• Chez les humains, une seule glande se développe de chaque côté
du thorax, et les autres disparaissent
• Les glandes mammaires se développent sous l'influence des
hormones hypophysaires, ovariennes et autres facteurs de
croissances
• Jusqu'à la ménopause, les seins subissent des changements
cycliques sous le contrôle des hormones du cycle ovarien
• Après la ménopause, les glandes mammaires subissent une
involution progressives
Embryologie des Glandes Mammaires
Evolution des Glandes Mammaires

Dans le sexe féminin :


• Croissance active sous l'influence des hormones
sexuelles ovariennes
• L‘oestradiol entraîne une prolifération canaliculaire et
le développement du tissu adipeux
• La structure lobulée se met en place
Chez le garçon :
• Phénomène d'hypertrophie transitoire
• Durant tout le reste de la vie, la glande conservera un
aspect proche de celui de la période pré-pubertaire
Le mamelon
• Représente une papille dépourvue de
poils, qui porte les orifices externes de 10
à 20 canaux galactophores (pores
galactophores)
• Très riche innervation sensitive : réflexe
neuro-hormonal dans la lactation
• Zone érogène
• Des muscles peauciers lisses sont à
l'origine du thélotisme
• Autour du mamelon, l'aréole est bosselée
par les tubercules de Morgagni : sont dus
à la présence de glandes sébacées
particulières: les glandes de Montgomery
Les Glandes Mammaires
• Chaque sein est constitué d'environ 10 à 20 unités glandulaires
indépendantes : les lobes mammaires

• Chaque lobe contient des lobules

• Chaque lobule est constitué par une glande alvéolaire composée

• Les lobes et les lobules sont inclus dans une masse de tissu
adipeux subdivisé par des cloisons fibreuses de collagène

• Chaque lobe est drainé par un canal galactophore : 10 à 20


glandes élémentaires s'ouvrant chacune au niveau du mamelon
par un canal séparé au niveau des pores : Glande agminée
Les Glandes Mammaires
• Chaque glande élémentaire est formée, de l’extérieur
vers l’intérieur, par :
– Canal mamelonnaire : très court, revêtement
malpighien
– Sinus galactophore : dilatation sur le trajet du
canal
– Canaux collecteurs:
• de premier ordre (canal lobaire) prismatique
bistratifié
• de second ordre (canal interlobulaire)
prismatique simple
• De troisieme ordre (Canau intralobulaire),
épithélium cubique simple
Unités Sécrétoires des Glandes Mammaires

• Alvéoles avec épithélium cubique simple


• Lumière peu apparente en dehors de la gestation et de
l’allaitement
• Entourées par des cellules myo-épithéliales
Variations des Glandes Mammaires

Au cours du cycle menstruel :


• Les variations sont minimes
• En fin de phase folliculaire: légère hypertrophie des cellules
épithéliales glandulaires
• Au cours de la phase lutéale: différenciation sécrétoire avec
accumulation du glycogène et des vacuoles de sécrétion
protéique, mais pas de véritable sécrétion
Variations des Glandes Mammaires
Au cours de la grossesse :
• Durant la première moitié de la grossesse:
– Hyperplasie rapide de la glande sous l'influence de la
progestérone
– Les arborisation terminales s'étendent et se multiplient
– Le tissu conjonctif et adipeux diminuent
• Au cours du 3e trimestre de la grossesse
– Les alvéoles augmentent de volume
– Les cellules glandulaires élaborent et stockent dans des vacuoles
de sécrétion des lipides, des glucides et surtout des protéines
– Synthèse stimulée par la prolactine, mais inhibée par la
progestérone
– Plasmocytes : sécrétion des immunoglobulines de type A
Variations des Glandes Mammaires
Au cours de l’allaitement :
Les cellules glandulaires sont
prismatiques hautes. Leur
cytoplasme renferme des grains de
sécrétion
Les Glandes Mammaires

• Les gouttelettes lipidiques sont sécrétées selon le mode


apocrine

• Les protéines et le lactose (sucre principal du lait) sont


sécrétés par exocytose selon un mode mérocrine

• Le premier lait est le colostrum, riche en protéines et en IgA


et pauvre en lipides
Merci