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TERMINAL NUMERIQUE DE MULTIPLEXAGE (TNM 2-8-34-140 Mbps)

ET LA HIERARCHIE PDH
I- Introduction
Le multiplexage joue un rôle prépondérant dans la construction des réseaux de
transmission. Il consiste à associer ou regrouper des débits incidents ou primaires
pour former un débit supérieur ou résultant qui est plus facile à transmettre et à gérer
dans le réseau de transmission. Il est en effet évidemment impossible de transporter
sans multiplexage l’ensemble des signaux à 64 kbit/s du réseau téléphonique ! Afin
de gérer la complexité, les réseaux sont généralement réalisés sous la forme de
plans, spécialisés dans une gamme de débits, chaque plan étant géré de façon
autonome. Chaque plan accepte les signaux du plan inférieur via un multiplexeur et
les signaux directement dans la gamme de ses débits.
On montre que, dans la plupart des cas, la solution utilisant un multiplexeur est
moins coûteuse que la solution demandant la transmission directe de chacun des
signaux primaires.
Objectif : optimiser l’usage des canaux de transmission => transit simultané du
maximum d’informations sur un support à large bande.
Principe : traiter le signal pour concentrer des flux d’origines diverses sous
forme d’un signal composite unique => signal multiplex (Equipements)
Rôle du multiplexeur : regrouper les infos en provenance de voies basses
vitesses (VBV) sur un unique circuit à plus fort débit (VHV)
Rôle du démultiplexeur : accepter les informations multiplexées, séparer les
informations appartenant aux différentes communications et les délivrer sur les
bonnes lignes de sortie.
Caractéristiques d’un multiplexeur
Les principaux critères d’évaluation des performances d’un multiplexeur sont :
- son efficacité,
- son aptitude à mélanger les messages de données de type différent (codes,
débits, modes de transmission synchrone / asynchrone,...),

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- le transfert de voies,
- la transmission des signalisations dans la bande ou hors bande (par canal
sémaphore).
Trois (3) techniques de multiplexage coexistent :
 multiplexage en fréquence
 multiplexage temporel synchrone
 multiplexage temporel asynchrone (ou statistique)
Multiplexage en fréquence ou FDM (Frequency Division Multiplexing
Pour prévenir les interférences entre les canaux, des bandes de garde (non
utilisées) sont insérées pour la transmission isolant les canaux les uns des autres.
Principe : découper la bande passante d’un canal en plusieurs sous-bandes
appelées canaux. Chaque sous-bande est affectée à une voie de transmission.
Efficacité : l’efficacité du multiplexage fréquentiel est définie comme le
rapport de la somme des sous-bandes sur la bande totale du support. Elle est
assez faible, de l’ordre de 25%. Dans le cas du réseau téléphonique, une voie
utilise une bande de 4000 Hz (en réalité 3000 Hz et deux espaces inter bande de 500
Hz).
L'UIT a normalisé la répartition des fréquences : 12 voies téléphoniques
forment un groupe primaire GP ou groupe de base (bande de 48 khz utilisé entre
60 et 108),
La hiérarchie de multiplexage consiste ensuite à regrouper 5 GP pour former
un groupe secondaire GS (60 voies), dans la bande 312-552 khz puis 5 GS pour
former un groupe tertiaire (300 khz voies), bande 812-2044 khz,
Et 3 GT (900 voies) pour former un groupe quaternaire 8516-12388 khz.
Avantage de cette technique : disponibilité de la ressource dès l'allocation
du canal de fréquences. Ceci est important dans le cas d'applications à forte
contrainte temporelle (comme le téléphone).
Inconvénient : la réservation d'un canal n'implique pas son utilisation
permanente. Nécessité de l'espace inter bande pour remédier aux problèmes de
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recouvrement entre canaux. Tout cela entraîne un gaspillage de la bande
passante. Le FDM est étroitement associé aux transmissions analogiques.
Multiplexage temporel synchrone ou TDM (Time Division Multiplexing)
Principe : des bits ou (des octets) sont prélevés successivement sur les
différentes voies reliées au multiplexeur pour construire un train de bits (ou
d’octets) qui constituera le signal composite.
Le train de bits est appelé cycle, trame multiplexée ou encore multiplex.
Chaque intervalle de temps (IT) est affecté à une voie.
=> Partage de temps d’utilisation du support en IT. La totalité de la BP est
allouée à une voie pendant cet IT
Contenu d’un IT (ou slot),
Soit un caractère,
Le multiplexage est alors dit orienté caractère. On l'utilise pour des VBV
asynchrones où l'unité de données est le caractère. Le caractère est transféré dans le
multiplex débarrassé de ses bits start et stop,
Soit un bit,
Le multiplexage est dit orienté bit. Il est utilisé pour des voies basses vitesses
synchrones. Une trame synchrone émise sur la VHV a généralement une longueur
quelconque « L » invariable dans le temps, connue des deux extrémités.
Fréquence du cycle : le multiplexage est dit synchrone car la fréquence du
cycle est synchronisée avec la fréquence des VBV (dépend du débit) de manière à
rendre transparent le transfert sur la VHV.
Fréquence du cycle est un multiple de la fréquence VBV.
Fonctionnement du multiplexeur : les données de chaque VBV entrantes sont
bufférisées pour une courte période. Le buffer d’une ligne d’entrée contient
exactement un slot. Les buffers sont examinés séquentiellement pour constituer le
cycle (opération très rapide : buffers vidés avant l’arrivée de nouvelles données)
L'ensemble des ITs réservés par une source de trame est appelé un canal (ITs
à une position fixe => identification par position) Synchronisation, signalisation.
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Deux (02) problèmes se posent :
Comment assurer la synchronisation entre équipements ?
Comment transmettre la signalisation ?
La réponse au premier problème consiste à réserver des bits pour la
synchronisation : soit un élément de synchronisation au début de chaque trame, soit
un bit au début de chaque trame dont la valeur sera alternée.
La transmission de la signalisation peut être effectuée soit en affectant un
canal temporel (signalisation hors bande des utilisateurs), soit en utilisant des bits
des différents canaux temporels des utilisateurs (signalisation dans la bande).
Plusieurs techniques de multiplexage temporel ont fait l'objet de normalisation par
l'UIT.
Dans la plupart des pays, hormis l'Amérique du Nord et le Japon, un multiplex
à 2 Mbps (2048 Kbit/s) de voies téléphoniques (IT) à 64 kbit/s a été considéré et
connu sous la norme de G.732. Le canal est nommé canal E1.
G.732 définit une trame de 32 ITs de 8 bits qui se reproduit toutes les 125 µs.
Deux (02) ITs sont réservés pour les voies de service. L'IT 0 des trames paires
contient un élément de synchronisation appelé aussi verrouillage de trame. L'IT
16 contient la signalisation (signalisation hors bande réservée aux utilisateurs).
Ainsi, en réalité, il n'y a que 30 voies d'utilisateurs multiplexées.
D'autres techniques utilisent la signalisation dans la bande. Chaque IT
contient 7 bits d'information +1 bit indiquant le type d'information (données
utilisateurs). Ou bien (norme G733 du canal T1 du multiplex à 1,544 Mbit/s de 24
voies) : chaque IT d'une voie contient 8 bits de données durant 5 trames et 7 bits de
données et 1 bit de signalisation dans la trame qui suit (cette signalisation dans la
bande est appelée aussi signalisation par vol de bit). Au début de chaque trame, un
bit est utilisé pour la synchronisation.
Hiérarchie numérique : les multiplex (T1 ou E1) peuvent être à leur tour
multiplexés selon une hiérarchie appelée hiérarchie numérique plésiochrone ou
PDH (Plesiochronous Digital Hierarchy). Comme pour les multiplex primaires, il
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existe des différences dans les multiplex de niveaux supérieurs entre l'Europe, les
Etats-Unis et le Japon.
En Europe, chaque multiplex combine les trames issus des 4 systèmes
(appelés affluents) de l'ordre inférieur: E1 (2,048 Mbps), E2=4*E1 (8,448 Mbps),
E3 =4*E2 (34,368 Mbps) et E4 = 4*E3 (139,264 Mbps).
Aux Etats Unis: T1 (1,544), T2 = 4*T1 (6,312 Mbps) et T3 = 7*T2 (44,736
Mbps).
Au Japon: T1 (1,544 Mbps), T2 = 4*T1 (6,312 Mbps), T3 = 5*T2 (32,064
Mbps) et T4 = 3*T3 (97,728 Mbps).
Il faut remarquer que le débit d'un multiplex est supérieur à la somme des
débits de multiplex de niveau inférieur. Cela est du au fait que des bits de
bourrage (appelés bits de justification positive) sont rajoutés pour pallier aux
différences de rythme des affluents. Cela permet de rendre synchrones les voies
plésiochrones.
Avantage : disponibilité de la ressource de transport dès qu'elle a été affectée.
Inconvénients :
- si utilisation non permanente de cette ressource, il y a gaspillage car elle ne
peut être pas utilisée par un autre canal.
- lorsqu'il faut extraire un canal de 2 Mbps d'un multiplex à 140 Mbps, trois
(03) opérations de démultiplexage sont nécessaires et ceci entraîne une perte
d'efficacité.
Ces techniques sont bien adaptées aux applications à forte contrainte
temporelle telle que la téléphonie (RNIS) et mal adaptées aux applications
informatiques.
Le TDM est bien adapté aux réseaux numériques
Efficacité : l'efficacité d'un multiplexeur temporel est donnée par
e = (i=1NCiNi)/DVHV
N = nombre de voies basse vitesse,
Ci = débit de la voie en caractères par seconde,
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Ni = nombre de bits dans un caractère de la voie i.
DVHV = débit de la voie haute vitesse
L'efficacité est, en principe, inférieure à 1, car la somme des débits Ci est
inférieure au DVHV. L'efficacité est supérieure à celle du multiplexage en fréquence.
Elle peut atteindre :
0,8 dans le cas du multiplexeur par caractère,
0,9 dans le cas du multiplexeur par bit.
NB : Dans le système américain, on a respectivement pour les ordres 1, 2, 3, 4
les débits 1544 Kbps, 6312 Kbps, 32064 Kbps et 97728 Kbit/s.
1- Rappels sur le Système Américain
Le canal DS0 Lire : "DS zéro". Comme le souci premier des constructeurs fut
la numérisation de réseau téléphonique, l'unité de bande passante pour un canal
élémentaire dans tous types de réseaux de transport est le "canal-voix". Dans les
techniques de la téléphonie, la bande passante allouée à la voix humaine est de 4
kHz. (Bien que pour des raisons pratiques elle ne dépasse pas les limites 300 Hz et
3400 Hz).
D'après le théorème de Shanon, un signal numérisé ne peut être ultérieurement
restitué que si la fréquence d'échantillonnage utilisée dans sa numérisation est égale
ou supérieure au double de la fréquence maximale (Fe ≥ Fmax). La fréquence
d'échantillonnage qui s'impose pour la voix téléphonique est donc de 8 khz. De plus,
il a été convenu que la valeur instantanée de ce signal serait évaluée sur 8 bits (256
valeurs). Le débit du flux binaire correspondant à un canal voix est donc de 8 8
kbit/s = 64 kbit/s. Vu le nombre d'applications impliquant le transport de voies
téléphoniques, cette largeur de bande est devenue l'unité de compte pour évaluer la
capacité des canaux de communication numériques.
On l'appelle communément DS0 (Digital Signal 0 ou Data Stream Level 0)
Base du multiplex : T1 - DS1 : les lignes dont ils disposaient alors avaient des
capacités de 2 à 32 Mbit/s. Le multiplex T1, dont nous verrons qu'il occupe une
bande passante de 1,544 Mbit/s, pouvait emprunter les lignes les moins rapides (2
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Mbit/s). C'est pourquoi, dès le départ, il fut envisagé que T1 lui-même pourrait être
intégré dans des multiplex de capacité plus élevée. Il fallut de nouveau définir ce
"multiplexage" et le standardiser. Ainsi naquit la hiérarchie de multiplexage dite T1
du nom de son multiplex de base nommé T comme « Trunk », le tronc. Dans cette
hiérarchie, T1 occupe la position la plus basse. Nous verrons plus loin comment
s'organisent les niveaux supérieurs. Ce porteur T1 a été dimensionné pour pouvoir
multiplexer 24 canaux voix. Donc 24 signaux digitaux de type DS0.
Voici la forme de ce signal, ou flot (stream) DS1 porté par un porteur T1.
DS1 (DigitalStream ou DigitalSignalLevel 1)

Explications :
En commençant à gauche, un temps de bit "S" dit de cadrage (framing) est
nécessaire à la synchronisation transmetteur-récepteur. Un seul temps de bit S est
suffisant pour la trame entière. Nous avons ensuite 24 tranches de temps (time slots)
contiguës comportant chacune 8 temps de bit. Observer que les temps de bit sont
constitués d'un niveau bas et du niveau haut qui suit. Nous allons supposer pour
l'exemple que ce multiplex transporte 24 voies téléphoniques. La première tranche
de temps correspond aux 8 bits de la première voie téléphonique, c.à.d. à la valeur
binaire représentant le résultat de l'échantillonnage de la valeur instantanée du son
téléphonique (qui doit avoir déjà été réalisé au début de la tranche de temps).
L'échantillonnage suivant de cette première voie sera fait 125 microsecondes plus
tard. (c.f. figure) Si vous comptez bien, il sera donc fait 8 000 fois par seconde.
(Shanon) Et nous aurons bien 64 000 bits par seconde pour cette voie.

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L'explication est la même pour les voies restantes.
Le débit binaire total (brut) du flux DS1 est : (8 24) +1 /125.10-6 = 1544 kbit/s
Le bit de cadrage "s" est là pour la synchronisation. Le débit binaire utile (charge
utile) est donc :(8 24)/125.10-6 = 1536 kbit/s.
Un canal DS1 transporte donc :
DS1 = 24 canaux voix = 64.103 24 = 1536 kbit/s
Hiérarchie de porteurs T1 à T4
Mais le porteur T1, avec son signal DS1 n'est pas le plus-ultra des porteurs. Il
peut être lui-même porté, par multiplexage, par des "super-porteurs" que l'on
nomme T1-C, T2, T3, T4. Voici comment s'imbriquent les porteurs de débit
supérieur T1-C à T4. Ainsi que les signaux qu'ils acheminent : DS1-C; DS2 ; DS3,
DS3-C, et DS4.

Problème de vocabulaire.
Dans les articles afférents à ces techniques vous verrez employés: tantôt les
sigles : DS1, DS2, DS2-C, DS3, DS4 tantôt les sigles T1, T2, T2-C, T3, T4 avec
apparemment la même signification. Ils ne sont pourtant pas respectivement
équivalents. Les sigles en T désignent les porteurs avec une idée de matérialité. Les
signaux en DS désignent plus précisément les signaux portés. Mais, malgré cette
confusion, tout le monde se comprend, et c'est le principal !

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Hiérarchie des signaux DS

Type de signal Débit binaire kbit/s Porteur Nombre de canaux voix


DS0 64 T1/24 1
DS1 1 544 1 T1 24
DS1-C 3 152 2 T1 48
DS2 6 312 4 T1 96
DS3 44 736 28 T1 672
DS3-C 89 772 56 T1 1 344
DS4 274 176 138 T1 4 032

Multiplexage temporel statistique


Principe :
– le prélèvement sur les différentes voies reliées au multiplexeur n’est plus
cyclique mais est effectué dynamiquement en permanence selon l’activité réelle sur
chacune d’elle.
– récupérer la bande passante des voies inactives (mais obligation de
transmettre l’adresse de la voie émettrice)
Avantage :
– utilisation d’une voie d’acheminement du signal composite dont le débit
(Dvhv) est inférieur à la somme des débits des voies reliées au multiplexeur (∑Di),
il y a sur-allocation (overbooking). Le rapport ∑Di / Dvhv est couramment de 4 à 5.
– => très utilisé pour les lignes spécialisées permanentes.

Inconvénient : le multiplexage temporel asynchrone envoyant les données sur


le support sans affectation préalable d'IT, chaque trame doit contenir l'adresse du
destinataire ou un numéro de canal logique auquel il appartient => overhead.
La notion de cycle synchronisé avec la VBV n’existe plus. Les données
appartenant à différents émetteurs et devant emprunter le même support sont mises
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dans une file d'attente. Un processeur de sortie contrôle l'accès et émet les
différentes données dans l'ordre de la file.
Dans ce cas, il y a une très bonne utilisation de la ressource mais du fait du
non réservation de la bande passante pour la transmission, un temps d'attente
vient se rajouter au temps de propagation; il n'est pas constant et dépend du trafic
dans le réseau. Les applications à forte contrainte temporelle s'accommodent mal de
cette variation du temps.
Performances
On considère les paramètres suivants :
N = nombre de sources en entrée
di = d : débit de chaque source i
D = débit effectif de la VHV
 = pourcentage de temps en moyenne pendant lequel chaque source transmet,
0<<1
k = D/(N.d) = rapport de la capacité de la ligne sur l'entrée totale maximale.
Le paramètre k est un indicateur de la compression accomplie par le
multiplexeur.
ex : k = 0,25 => 4 fois plus de lignes traitées que dans le multiplexage
synchrone.
Si k < , les entrées dépassent la capacité du multiplexeur.
On peut modéliser un multiplexeur statistique comme une file d'attente dans
laquelle arriveraient de multiples sources. Les inter-arrivées suivent une distribution
de Poisson de taux . Le temps de transmission d’un bit S est constant.
S = 1/D, et la moyenne des arrivées est  = .N.d.
On définit le paramètre , taux d'utilisation de la VHV, comme  = .S.
On définit le paramètre q (le nombre moyen d'unités de données dans la file), q
est une mesure de l'espace buffer utilisé dans le multiplexeur.
Résultat : q =  + ²/2(1-)

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La nature des signaux à multiplexer est importante :
 Signaux synchrones :
Des signaux sont dits synchrones s’ils ont le même débit numérique et si leurs
instants significatifs (fronts) ont une relation de phase bien déterminée et constant
dans le temps ;
 Signaux plésiochrones :
Des signaux sont dits plésiochrones si leurs instants significatifs se présentent
au même débit nominal, toute variation de débit étant maintenue dans les limites
spécifiées.
Exemple : les signaux numériques à 2,048 Mbps sont élaborés à partir
d’horloges non synchrones. Ce sont des signaux plésiochrones ayant un débit
nominal de 2048 Kbps et une variation d’horloge relative autour de cette valeur
nominale égale au plus à ± 102 Hz.

II- Multiplexage et Démultiplexage des signaux synchrones


II-1 Multiplexage des signaux synchrones
Principe
Le multiplexage bit à bit de N trains numériques synchrones est un
multiplexage temporel qui consiste à :
- réduire dans un rapport de N la durée des bits élémentaires
- entrelacer régulièrement ces bits dans le temps de manière à obtenir un train
résultant unique.
Chacun des N trains synchrones est appelé « train élémentaire », le train
résultant est appelé « train supérieur ».
La structure particulière du train supérieur donnée par le multiplexage bit à bit
permet de définir le concept de groupe : un groupe est l’ensemble des N bits
consécutifs provenant des trains élémentaires 1 à N.
Fs = N. Fe
Fs : Fréquence d’horloge du train supérieur sortant
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Fe : Fréquence d’horloge des trains élémentaires entrants
N : Nombre de signaux
Dans le train supérieur, l’intervalle entre deux bits successifs des trains
élémentaires de rang Ni est égale à Te = 1 / Fe.

Multiplexage de 4 trains synchrones

He

Trame 1
L A U I d’

Trame 2 E I P E =

Trame 3 T N E U 4

Trame 4 R S R R d

1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4

VHV L E T R A I N S U P E R I E U R d’ = 4 d

un groupe

Hs

NB: Ce type de multiplexage se réalise à l’aide :


- d’un multiplexeur intégré MX4
- d’un registre à chargement // série
II-2 Démultiplexage des signaux synchrones
Principe

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A la destination, les bits du train supérieur sont aiguillés alternativement de
façon cyclique sur N voies de manière à retrouver les N trains élémentaires de
départ. C’est l’opération de démultiplexage.

NN trains
trains élémentaires
élémentaires
récupérés
récupérés

Exemple de démultiplexage bit à bit


a) Le démultiplexeur intégré
Le démultiplexeur intégré est un circuit aiguilleur fonctionnant comme dans le
schéma de principe ci-dessus. Un adressage non erroné par un compteur modulo N
permet d’orienter le bit en entrée sur la sortie correspondant à l’adresse.

Signal
Signal
dede
validation
validation

C4
C4 Adresses
HsHs

S0
Train Supérieur S1
S2 Trains élémentaires récupérés
S3

b) Registre Entrée série / Sortie parallèle


Ce démultiplexeur doit disposer du :
- train supérieur réception
- signal de démultiplexage et de l’horloge du train supérieur

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Les Trains élémentaires sont des voies composantes synchrones réceptions. Les
éléments d’insertion systématiques contenus dans chaque voie composante
synchrone sont désignés par Kit VT + ebr.
A l’émission, train élémentaire + kit VT + ebr constitue la voie composante.

Kit vt + ebr
PMVT
SDM HS
4 MX2

Train 1 VC MX4
C4
Train 2 VC

Train 3 E0
VC
E1

Train 4 Train supérieur


E2 S
VC
E3
S
Aiguilleur
Multiplexeur

II- 2 La synchronisation du démultiplexeur- les Insertions systématiques


La synchronisation du démultiplexeur se réalise à partir de la reconnaissance
d’un mot binaire particulier envoyé par le multiplexeur et incorporé dans le train
supérieur. Ce mot, appelé mot de verrouillage, a la structure suivante pour la trame
de « 2,048 Mbit/s : 1 (RI) 0011011, trame paire » ; aux trames de « 8,448 et de
34,368 Mbit/s : 1111010000 », et celle de « 139,264 Mbit/s : 111110100000 ».
Ce verrouillage de trame (VT) sera directement inséré dans les trains
élémentaires. Afin de retrouver le VT avec sa configuration (1111010000), après
multiplexage, il convient d’introduire des morceaux de VT dans un ordre bien
défini appelé kit VT, dans chaque voie élémentaire. Plusieurs éléments binaires de
réserve se situent juste après le VT et seront insérés de la même façon et en même
temps. Aux trames de 2,048 et 34,368 Mbits on a : Ra = 1 bit et ebr = 1bit.

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Le mot VT confère au VT une structure de trame (Intervalle entre 2 VT =
Trame). L’ensemble VT + Ra + ebr insérés systématiquement dans toutes les
trames est appelé « Insertion systématique »
Les critères d’acquisition ou de perte du VT sont les mêmes pour toutes les
hiérarchies numériques.
II – 3 Notion de voie composante
Le démultiplexage de la trame réception restituera N train numériques
constitués chacun :
- des données effectives du train élémentaire correspondant
- des bits provenant de la décomposition des Insertions systématiques.
LA STRUCTURE SIMPLIFIEE DE TRAME
MVT Info élément multiplexés MVT

Période de la Trame

Eléments binaires d’insertion systématique

1 1 1 1 0 1 0 0 0 0 Ra ebr

Mot de Verrouillage de Trame proprement dit

Remote alarme

Elém binaires de réserve

III - Multiplexage et Démultiplexage des Trains plésiochrones


III- 1 - Définition – Position du problème
Dans la réalité, le réseau numérique est constitué de terminaux numériques
(TNM et TNE) indépendants les uns des autres dans la grande majorité. Chaque
terminal, du moins en ce qui concerne sa partie émission, a sa base de temps pilotée
par quartz ; bien que tous les quartzs aient, pour un débit hiérarchique donné, la
même fréquence nominale, leur fréquence réelle n’est jamais ni parfaitement connue

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ni parfaitement stable dans le temps. Cela veut dire par exemple que, pour un TNE1
donné, on ne pourra jamais régler de façon stable l’horloge à 2048,000 kHz
exactement, mais que l’on devra se contenter d’amener l’horloge dans une plage de
fréquence de largeur définie, ici 2048,000 kHz ± 102 Hz.
Le débit de tout terminal numérique est donc défini par la fréquence nominale
de son horloge et par son domaine de variation autorisé.
Exemple : TNE1 : 2048, 000 kHz ± 102 Hz ; TNM 2/8 : 8448 kHz ± 253 Hz, etc….
La conséquence la plus importante en ce qui concerne les multiplexeurs de
trains numériques, c’est que ces derniers auront à multiplexer non pas des trains
synchrones mais des trains numériques plésiochrones.
Définition :
Des trains numériques plésiochrones sont des trains numériques ayant même
fréquence nominale mais dont les fréquences réelles sont comprises à l’intérieur
d’un domaine borné et défini à l’avance. Par exemple, les 4 Blocs Primaires
Numériques (BPN) entrent dans un TNM 2/8.
CHOIX DES FREQUENCES ELEMENTAIRES EN MHZ

2,048102 Mhz

Fe1= 2,048096 Mhz

Fe2= 2,048040 Mhz

Fe 4= 2,048020 Mhz
2,048000 Mhz fréq nominale

Fe 3= 2,047905 Mhz

2,047898 Mhz
0
Les multiplexeurs doivent donc pouvoir multiplexer de tels trains non
synchrones et évidemment, restituer chacun avec son propre rythme. Les
MUX/DEMUX de trains synchrones vus ci-dessus ne conviennent pas. D’autre part
le multiplexage bit à bit n’a de sens que si les trains numériques sont synchrones.

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La solution est, à condition de rendre synchrones les trains élémentaires
plésiochrones avant de les multiplexer, de pouvoir les rendre à nouveau
plésiochrones après démultiplexage à la réception.
Pour trouver des solutions à ce problème prenons l’exemple d’un TNM 2/8
ayant multiplexer 4 BPN : la représentation ci-dessous permet de proposer
immédiatement deux solutions à la synchronisation des trains élémentaires.
2,048102 Mhz

2,048000 Mhz

2,047898 Mhz

Données des voies élémentaires

Trains élémentaires 1 2 3 4

a)- Solution par nivellement


La première solution dite par nivellement consiste à amener tous les trains
élémentaires à un débit commun inférieur au plus bas débit autorisé ; par exemple
ici à 2,047800 Mbit/s
2,048102

2,048000

2,047898
Perte d’Information
2,047800

Données Voies composantes

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Les trains sont synchronisés, on peut donc les multiplexer ; mais ce sera au prix
d’une perte d’information (partie entre 2,47898 et 2,047800). Cette solution doit
être rejetée.
b)- Solution par remplissage :
La deuxième solution dite de remplissage revient à compléter les trains
élémentaires avec des bits de remplissage jusqu’à un débit commun supérieur au
plus haut débit autorisé : ici 2,052 Mbit/s.
Les trains sont synchronisés donc multiplexables ; mais on rajoute des
informations (partie sombre). Toutefois, c’est cette solution que l’on retiendra, en
effet on peut toujours supprimer à la réception ces bits excédentaires en
conséquence à la réception.
Après démultiplexage le remplissage qui a joué son rôle devient inutile et on
réobtient ainsi les trains élémentaires plésiochrones. Le problème est donc de rendre
possible cette suppression des bits de remplissage.
Dans l’exemple choisi, il faudra rajouter à chaque train élémentaire les bits
d’insertions systématiques pour finalement obtenir les 4 voies composantes à 2,112
Mbit/s prêts à être multiplexés bit à bit.

2,112000
Insertions systématiques
2,052000

2,048102

Remplissage

2,048000

2,047898

Données élémentaires

0
18

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NB :
- le remplissage doit avoir à chaque instant un débit adapté à chaque train
élémentaire. Il dépend donc essentiellement du débit de chaque train élémentaire.
- les insertions systématiques représentent une même augmentation du débit
pour chaque voie composante.
III – 2- La justification positive
a) Définition
Le remplissage utilisé pour la synchronisation les trains élémentaires est appelé
justification, le mot justification est un terme technique utilisé en traitement de texte
qui définit la façon dont on peut « gonfler » la longueur des lignes d’un texte avec
des « blancs » judicieusement placés.
A l’exemple même de la justification de texte, la justification devra elle aussi
être répartie le plus régulièrement possible parmi les données élémentaires ; elle
devra « gonfler » le train élémentaire le plus « discrètement » possible.
Pourquoi cette diffusion de la justification des données élémentaires ?
Parce que, comme nous l’avons vu plus haut, après transmission et
démultiplexage, pour retrouver les trains élémentaires plésiochrones il faut non
seulement éliminer les insertions systématiques, mais encore la justification. Cette
élimination ne pouvant se faire que par des arrêts d’écriture dans les mémoires
tampon des fonctions voie réception (FVR). Pour perturber le moins possible le
fonctionnement de la boucle à verrouillage de phase de la mémoire tampon, il faut il
faut réduire au minimum le temps d’arrêt d’écriture.
Exemple du TNM 2/8
- il faut répartir la justification dans la voie composante
- il faut transporter 4000 bits de justification en moyenne par secondes (2048
Kbit/s à 2052 Kbit/s)
- on dispose de 10 000 trames par seconde (Ft = 10 kHz)
Il y aura donc des trames avec un bit de justification : ce sont des trames
justifiées et des trames sans bit de justification : ce sont des trames non justifiées
19

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NB : les trames non justifiées ont le même nombre de bits que les trames
justifiées, les justifications sont à la place d’un bit de signal ; n’oublions pas que la
justification sert à compléter le débit trop faible des trains élémentaires.
b) La justification dans le contexte de la trame
La synchronisation des trains élémentaires plésiochrones est réalisée par
adjonction de justifications réparties dans les trames. A la réception, après
démultiplexage, il faut supprimer les justifications désormais inutiles ; on sait que
cette suppression se fait par arrêt écriture dans la mémoire tampon réception. Le
problème est de donner à la fonction voie réception l’information nécessaire à cet
arrêt de lecture non systématique.
Pour cela il faut savoir, dans la trame présente :
- s’il y a ou non une justification
- si elle y est, où est-t-elle ?
En plaçant la justification éventuelle toujours au même endroit dans la trame
on résout le 2ème point.
Le premier point est résolu de la façon suivante : la fonction voie émission
« sait » si elle fabrique une trame justifiée ou pas ; on réserve donc dans la trame un
bit spécial d’indication qui sera mis à 1 ou à 0 par la FVE selon que la trame sera
justifiée ou non ; après transmission la FVR lit le bit d’indication de justification (IJ)
et réalise ou non un arrêt d’écriture de la voie composante dans la mémoire tampon
au moment où arrive la justification éventuelle.
a)- La structure de la trame des multiplexeurs démultiplexeurs des trains
plésiochrones
Un seul bit d’indication de justification s’avère insuffisant. En effet, imaginons
au cours de la transmission une erreur de ligne ait transformé le bit d’IJ d’une trame
donnée « supposons que l’on soit sur un TNM 2/8 démultiplexant des BPN
provenant de TNE1 » ; le BPN correspondant à la voie composante observée va se
trouver soit avec un bit de plus soit avec un bit de moins, ce qui va désynchroniser
la partie réception du TNE1qui reçoit ce BPN pourquoi ?
20

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Deux cas peuvent se présenter :
- ou bien la trame considérée était justifiée auquel cas le bit d’IJ étant à 1 au
départ sera, par erreur de ligne, transformé à 0 ; à la réception la FVR voyant l’IJ à
0 considèrera qu’il n’y a pas eu justification et laissera s’inscrire la justification dans
la mémoire tampon. Il y a rajout d’un bit. Le TNE1 ne retrouve plus son MVT et
passe en phase « perdue ».
- ou bien la trame considère n’était pas justifiée, dans ce cas, le bit d’IJ étant à 0
au départ passe par erreur de ligne à 1 ; la FVR considère alors qu’il y a eu
justification et empêche l’écriture du bit de données présent à l’emplacement de la
justification. Il y a suppression d’un bit avec les mêmes effets que précédemment.
La conséquence de la même erreur de ligne sur tout autre bit de la voie
composante aurait eu beaucoup moins d’importance et n’aurait jamais à elle seule
interrompu le fonctionnement du TNE en question. Pour pallier cet inconvénient
majeur, il suffit de multiplier les IJ en prenant garde toutefois d’en prendre un
nombre impair (03 pour les systèmes 8,448 Mbps et 34,368 Mbps puis 05 pour le
139,264 Mbps) afin de pouvoir toujours dégager une majorité. Exemple : le
démultiplexage réalisera alors le diagnostic majoritaire sur les IJ reçus.

IJ = 000 ou 00000 Pas de Justification

IJ = 001 ou 00001 Pas de Justification

IJ = 011 ou 00111 Justification

IJ = 111 ou 01111 Justification

III- 3. Trames de multiplexeur – démultiplexeur de trains plésiochrones


a)- Résumé du contenu de la trame
La trame contient les informations suivantes :
- le mot de verrouillage de trame (VT)
- les eb de service (Ra + ebr)
- des informations relatives aux affluents (trains élémentaires)

21

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- des éléments binaires de justification (1 eb par affluent)
- des eb d’IJ (03 ou 05 par affluent)
a)- Organisation de la trame supérieure
La trame du train supérieur est organisée en groupe et en secteurs :
- le groupe est l’ensemble des N bits successifs résultant du multiplexage des N
trains affluents pendant une période T’ = 1 /F’. Il y a un bit par affluent.
- les groupes sont organisés en secteurs. Par exemple 4 secteurs pour les trames
à 8,448 et 34,368 Mbit/s et 6 secteurs pour la trame de139, 264 Mbit/s.
 La trame à 8,448 Mbit/s
Cette trame est constituée de 848 bits ; chaque est trame divisée en 4 secteurs
de 212 bits chacun.

Durée de la trame 100µs

Secteurs I II III IV
= 25 µs = 25 µs = 25 µs = 25 µs
Chaque secteur est composé de 53 groupes

1 2 3 4 5 …………………………… 51 52 53

Chaque groupe contient 4 éléments binaires

1 2 3 4
118 ns 118 ns
118 ns
118 ns Ala Dist

SECTEUR I 12 3 4 1 234 12 3 4
1 1 1 1 0 1 0 0 0 0

Mot de VT Bit de réserve 50 Groupes d’information

SECTEUR II 1 2 341 2 34 1 2 4 1 234

1 groupe d’IJ 52 groupes d’Information

SECTEUR III 12 3 41 234 1 2 4 1 234

1 groupe d’IJ 52 groupes d’Information

1 2 341 2 3 4 12 4 1 2
SECTEUR IV
22

groupe d’IJ NUMERIQUE DE MULTIPLEXAGE51– groupes


COURS DE 1TERMINAL d’Information
HIERARCHIE PDH PAR B. FADEYI

1 groupe d’I ou de J
 La trame à 34,368 Mbit/s
Elle est constituée de 1536 bits ; chaque trame est divisée en 4 secteurs de 384
bits chacun.

Durée de la trame de 34,368Mbps = 45µs

TRAME SECTEURS I II III IV

Chaque Secteur est composé de 96 groupes

SECTEUR 1 2 3 42 43 94 95 96

Chaque groupe est composé de 4 bits bit 1 2 3 4

La trame contient au total 4 X 96 X 4 = 1536 bits et la durée d’un bit =


= 45
45 µs
µs // 1536
1536 =
= 29
29 ns
ns

SECTEUR I 1 2 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 4
1 1 1 1 0 1 0 0 0 0 * * …………………………….. ……………… 4 1 2 3 4

Mot de VT 93 groupes d’information


Bit de réserve

Alarme dist

SECTEUR II et III 1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 ……………………… ……………………………………………… 3 4 1 2 3 4

1 groupe d’IJ
95 groupes d’Information

SECTEUR IV
1 2 3 4 1 2 3 4 1 3 4 ………………… ……………… ……………… ……………… 3 4 1 2 3 4

1 groupe d’IJ 94 groupes


94 groupes d’information

1 groupe de bits de justification ou d’information

23

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 La trame à 140 Mbit/s
La trame de 2928 bits est composée de 6 secteurs de 488 bits. Chaque secteur
est composé de 122 groupes à 4 bits.
Durée de la trame de 139264kbps = 21µs

Secteur I II III IV V VI

TRAME répartie en 6 secteurs

Chaque secteur contient 122 groupes. Chaque groupe contient 4 éléments binaires
Soit 4 x 122 x 6 = 2928 bits

GR
1 2 3 60 61 121 122

Le secteur dure 3,5µs Un groupe = 4 bits


et contient 488 eb

Secteur I 1 1 1 1 1 0 1 0 0 0 0 0 * 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 ……………………………………… … 1 2 3 4

Mot de VT Bit Ra 118 groupes de 4 bits d’information

Bits de réserve

1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3 ………………………………………………………… 2 3 4 1 2 3 4
Secteurs II, III, IV et V

1 groupe d’IJ 121 groupes d’Information

1 2 3 4 1 2 3 4 1 2 3……………………………………………………………… 3 4 1 23 4
Secteur VI

1 groupe d’IJ
120 groupes d’Information

1 groupe d’Information ou de Justification

Caractéristiques : Débits – Fréquences


Débit-fréquence 8 Mbps 34 Mbps 140 Mbps
Débit Supérieur
(Kbps) 8448 ± 0,253 34368 ± 0,687 139264 ± 2,089
Débit élémentaire (Kbps) 2048 ± 102 8448 ± 0,253 34,368 ± 0,687
Fréquence trame (Hz) 9962,26 ± 0, 3 22375 ± 0,4 47567 ± 0,7
Durée de la trame (µs) 100,38 44,7 21

Jonctions
JCTN à 2 JCTN à 8 JCTN à 34 JCTN à 140
Code HDB3 HDB3 HDB3 CMI (Code Marked
Inversion)
Support PS 120 Ohms PC 75 Ohms PC 75 Ohms PC 75 Ohms
Affaiblissement max 6 dB / 1 MHz 6 dB / 4 MHz 12 dB / 17 MHz 12 dB / 70 MHz
Amplitude signal émis ±3V ± 2,37 V ±1V ± 0,5 V

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RN 140 Mbps ou 139,264 Mbps
RN 34,368 Mbps 12 dB max
12 dB max
RN 2,048 Mbps
6 dB max
Exemple
TNL 2
Exemple
TNM TNL 140
TNM
34 /
2-8-34
140
RN 8,448 Mbps
6 dB max
Exemple
TNL 8

IV - FONCTION VOIE EMISSION ET RECEPTION : LA MEMOIRE


TAMPON
La jonction de voie réalise l’interface entre les trains élémentaires et les voies
composantes.
1) Traitement des trains élémentaires synchrones
1-1 A l’émission
La voie composante synchrone émission est constituée du Kit VT + ebs et de
données du train élémentaire correspondant. L’insertion du Kit VT+ ebs se fait par
simple aiguillage. Cet aiguilleur est commandé par un signal PMVT (Position du
mot de VT) qui aménage un trou où sont insérés les eb du kit VT + ebs (Ra + ebr)

Voie composante Kit VT Données Kit VT

MVT MVT

Pendant le passage du Kit VT + ebs, les données du train élémentaire


continuent d’arriver sur l’aiguilleur. Comment traiter alors les informations ?
1ère solution :
Ignorer purement et simplement les bits du train élémentaire qui
correspondraient au trou du PMVT.

25

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PMVT
Kit VT +
ebr

4MX2

T élém 1
VCE 1

T élém 2
VCE 2
Mxeur Train supérieur

T élém 3
VCE 3
T élém 4
VCE 4

Affluents Aiguillage Voies composantes Multiplexage Train supérieur

Dans ce cas,
- le débit De du train élémentaire est égal au débit de la voie composante
synchrone correspondant Dc.
- le débit du train supérieur est égal à N fois le débit de la voie composante Dc.
Ds = N x Dc = N x De or Fe = Fc => Fs = N x Fc = N x Fe.
L’inconvénient de cette solution: il y a perte d’information. Dans
l’impossibilité de reconstituer en réception les bits perdus à l’émission, cette
solution sera abandonnée.
2ème solution :
Transmettre les bits du train élémentaire correspondant au trou de la position
du mot de verrouillage PMVT après le passage du kit VT + ebs. Il est donc
nécessaire,
a) - de stocker les informations. Cette opération sera réalisée par une mémoire
tampon
b) - de prendre des dispositions pour résorber dans l’intervalle d’une trame Te
tout retard introduit par l’insertion du Kit VT + ebs. En effet l’envoi du MVT amène

26

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un retard dans l’envoi des bits de données. Ce retard étant égal au nombre de bits du
Kit VT + ebs augmente d’autant à chaque trame. La capacité de la mémoire tampon
nécessaire devra donc augmenter d’autant à chaque trame. En définitive il nous
faudrait une mémoire de capacité infinie pour réaliser cette fonction. Ceci est
impossible.
La seule solution réalisable consistera à utiliser une mémoire tampon de
capacité restreinte mais gérée de manière cyclique. L’écriture et la lecture de cette
mémoire seront faites de telle sorte que tout retard pris dans l’envoi des bits de
données soit résorbé à la fin de la trame.
Tr = durée de la trame, => FT = 1/Tr
P = nbre de bits VT + ebs par trame,
Q = nbre de bits de données de train élémentaire par trame,
Fe = fréquence d’un train élémentaire
Fs = fréquence du train supérieur
Fc = fréquence de la voie composante
La fréquence du train supérieur : Fs =N (P + Q) x FT
Dans le train élémentaire
Fe = Q FT => FT = Fe / Q en remplaçant FT dans l’expression de Fs
Fs = N x (P + Q) x Fe / Q = N x Fe x (1 + P / Q) or Fs = N x Fc
D’où Fc = Fe x (1 + P / Q)
On remarque alors que la fréquence de rythme de la voie composante est
supérieure à celle du train élémentaire. Le débit de la voie composante est donc
supérieur au débit du train élémentaire.
Conclusion : la fonction de voie composante (FVE) sera réalisée par une
mémoire tampon à écriture et lecture circulaire. La lecture sera faite régulièrement
au rythme du train élémentaire Fe.
L’horloge de lecture HDL sera une horloge de rythme Fc = Fe (1 + P/Q)
présentant un trou au moment de l’aiguillage de Kit VT + ebs. Ce trou provoquera
l’arrêt de la lecture pour laisser passer le kit.
27

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1.2-En réception
La fonction de voie réception (FVR) sera assurée par une mémoire tampon
identique à celle qui est utilisée à l’émission, sauf qu’ici il s’agit, à partir de la voie
composante synchrone :
- d’éliminer le bit Kit VT + ebs devenus inutiles
- de restituer le train élémentaire
De ce fait, l’écriture de la mémoire sera recommandée par une horloge
d’écriture (HDE) de rythme égal et en phase avec celui de la voie composante. Cette
horloge présentera un trou pendant le passage des eb du Kit Vt + ebs. Ce trou
(manque de fronts) aura pour effet d’arrêter l’écriture. Les bits Kit VT + ebs seront
alors simplement perdus.
La lecture se fera de la manière la plus régulière possible par une horloge de
rythme égal à celui des trains élémentaires
Conclusion : la fonction de voie est réalisée par une mémoire tampon à gestion
écriture / lecture cyclique caractérisée par :
 à l’émission :
- écriture régulière au rythme Fe (He) du train élémentaire
- lecture saccadée au rythme HDL = Fc mais HDL présentant des trous pour Kit
+ ebs.
 en réception :
- écriture saccadée au rythme HDE = Fc mais HDE présentant des trous pour Kit
VT + ebs.
- lecture régulière au rythme Fe (He) du train élémentaire. En réception He est
produite localement
1-2 Disposition de surveillance avance Ecriture / Lecture : la boucle
verrouillage de phase.
L’utilisation de mémoire tampon tel que s’est décrit ci-dessous nécessite deux
précautions importantes supplémentaires :

28

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- l’écriture et la lecture se faisant à des rythmes différents, il y a risque
d’écrasement ou de répétition des bits lorsque l’écriture rattraperait la lecture ou que
la lecture rattraperait l’écriture.
- le rythme saccadé introduit de la gigue de phase.
Solution :
- surveiller en permanence l’avance Ecriture / Lecture de manière à ce qu’elle ne
s’annule jamais dans le cas des signaux synchrones, il suffit que cette avance soit
supérieure au nombre de Kit VT + ebs.
- asservir en phase l’horloge de lecture réception.
Fig : La boucle à verrouillage de phase
V
C ECRITURE
R MEMOIRE LECTURE Train élém en binaire
MEMOIRE
Rythme
HDE et Instants de Lecture HDL
HD
L
Comparateur de phase
Détermination de l’avance Ecriture /
Lecture

Horloge de lecture
Info d’Avance E/L

Dispositif de traitement de
l’information d’avance Commande de Fréq
Ecriture / Lecture VCXO

2- Traitement de trains élémentaires plésiochrones


2-1 Rappel des caractéristiques des voies composantes synchrones issues
de trains plésiochrones
 Les trains élémentaires (ou affluents) n’ont pas une fréquence identique d’un
train à un autre. Fei varie dans les limites permises : Fei = Fe nominal ± Δ F
 A l’entrée du multiplexeur, les voies composantes sont synchrones et ont une
fréquence Fc différent de Fei (synchronisation des affluents)
 Il n’existe pas de relation précise entre Fei et Fe. Tout ce que l’on sait est que
Fe > Fei maximum des N trains.
 Chaque voie composante contient :

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- le kit VT + ebs (3 eb en 8 et 34 Mbps)
- les données propres à l’affluent
- des indications de justification (nombre fixé par trame
- des justifications éventuelles (par nombre entier d’eb et d’un maximum d’eb
par secteur)
2-2 Fonction de voie émission
La fonction de voie émission doit permettre la synchronisation des affluents :
- le Kit VT + eb et les IJ ont un nombre fixe d’eb et occupent des positions
fixes connues dans la trame. Leur insertion sera réalisée par simple aiguillage tel
que s’était fait pour le Kit VT + ebs dans les trains synchrones.
- les bits de justification : ils constituent le seul problème véritablement par
rapport au traitement connu pour les affluents synchrones. Si on peut leur assigner
des positions fixes dans la trame (en début de secteur juste après les IJ par exemple),
leur nombre est variable et ne peut être connu d’avance.
a)- Elaboration de la justification
a-1. Principe
Fonction M
Voie U
Affluent N° n N° n L
T
I Train supérieur
P
L
E
X

Compteur
(2)
J
Compteur
(1)

Comparateur

Deux compteurs C1 et C2 vont compter les données de l’affluent N° n à


l’entrée et à la sortie de la fonction voie. Si l’indication de C2 dépasse celle de C1
on émettra un bit de justification pour augmenter le débit à l’autre.

a-2. Réalisation : surveillance de l’avance Ecriture / Lecture de la


fonction voie émission.
30

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Comme nous l’avons déjà précisé plus loin, la lecture de la mémoire tampon
se fait à un rythme Fc supérieur à celui de l’écriture.
Il y a donc risque de relecture si l’écriture n’a pas une avance suffisante sur la
lecture. Dans tous les cas l’annulation de l’avance écriture/lecture est à éviter.
D’autre part, un arrêt de la lecture de la mémoire tampon provoque la
répétition du dernier bit lu. Ce bit peut être bloqué à niveau de l’aiguilleur (si l’arrêt
coïncide avec les insertions systématiques) ou transmis vers le multiplexeur. Dans
ce dernier cas, ce bit de répétition sans signification est un rajout donc un bit de
justification. Toute la finesse du système consistera donc à se fixer une valeur limite
de l’avance Ecriture / Lecture (avance E/L). Cette limite est la butée Lorsque
l’avance E/L est supérieure ou égale à la butée, il faut regagner de l’avance. C’est ce
que l’on fait en provoquant l’arrêt de la lecture.
Cet arrêt fait donc :
- gagner une bascule d’avance E/L à la mémoire tampon ;
- provoquer la répétition du dernier bit donc l’émission d’un bit de justification.

V
M C
Train élémentaire (Données flot continu) Vers aiguilleur VT + ebs + J
E
E
M
O
I
R
E
Compteur Compteur
TAM
D’écriture PON De
Rythme élémentaire He 2048kbps
(Bascule + Lecteur
décodeur) (Bascule + HL 2112 KHz
C4 décodeur)
C4

Surveillance
Butée
&
HDL

&
Surveillance Butée a pour rôle de ne pas faire la relecture.
Il arrête la lecture quand elle est en avance => Besoin de Justification.

31

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MULTIPLEXEUR EMISSION

H Ecriture HDL Kit VT + ebs PMVT

Train 1 Mémoire tampon

2 MX2

H Ecriture HDL HS

Train 2 Mémoire tampon VC 1

VC 2

MUX Train supérieur

H Ecriture HDL VC 3

Train 3 Mémoire tampon


VC 4

H Ecriture HDL

Train 4 Mémoire tampon

Train Fonction Voie Emission Voie compos (VC) Insertion Voie composante
Élémentaire kit VT Aiguillage Synchrone Multiplexage

Principe du multiplexage Plésiochrone


 utilisation de mémoire tampon (« buffer store, elastic store »)
 chaque affluent inscrit ses données à son débit Di
 le multiplex lit avec un débit Do
 deux (02) cas sont possibles :
 Do > Di : (lecture > écriture) : manque d’information à lire (ou relecture
d’une info déjà lue) ;
 Do < Di : (lecture < écriture) : à un certain moment la mémoire est remplie,
n’est pas lue à temps et est écrasée et donc perte d’info.

32

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 solution : justification ou bourrage (« stuffing ») : on insère régulièrement
des bits non significatifs dans le plus rapide des deux débits ; si Do > Di
 [cas habituel dans la hiérarchie PDH]: justification positive.
Pour garder l’intégrité, il faut déterminer si ces bits sont présents ou non dans
la trame.
2-3. Fonction de voie réception
a) Principe
En réception, on utilise une mémoire tampon d’organisation semblable à celle
qui est utilisée pour les signaux synchrones. Cette mémoire doit permettre :
- d’éliminer tous les éléments binaires (eb) superflus (Kit VT + ebs, IJ,
Justification) ; cette élimination se fera par l’arrêt de l’écriture de la mémoire
tampon aux instants correspondant à la position du VT (PMVT) ; de l’IJ (PIJ) et de
la Justification (PJ) ;
- d’asservir l’horloge de lecture des trains élémentaires réceptions par une
boucle de verrouillage de phase. (cf : Schéma suivant de principe simplifié).

Train élément en binaire


Train en eb réception
VCR M
E Ryth
Données Données me
M
Compteur O Compteur
ECRITURE I LECTURE
R
E
HDE He 2048 MHz
Tampon Continu

VCXO
& BVΦ + Oscillateur
Intégrateur Contrôlable
En Tension

> 1

PMVT PIJ PJ
(Suppression selon les
positions)
33

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IV- Organisation fonctionnelle des équipements de multiplexage et
démultiplexage
1- Fonctions Principales
L’étude du multiplexage et du démultiplexage des signaux numériques
plésiochrones fait apparaître les fonctions principales suivantes :
1-1 - A l’émission
1-1-1 La voie
Elle reçoit les trains élémentaires plésiochrones à bas débit et les synchronise
par élévation de leur débit à un débit commun (la justification) et adjonction
d’informations auxiliaires (bits d’indication de justification) qui permettent à la
réception d’éliminer les bits de justification pour restituer des trains élémentaires
plésiochrones identiques à ceux de départ.
1-1-2 - Multiplexage bit à bit
A partir des trains élémentaires synchronisés venant des voies et des insertions
systématiques (VT +Ra + ebr) le multiplexeur constitue le train supérieur organisé
en trame.
1-1-3 - Base de temps
A partir d’un oscillateur à quartz
- la base de temps produit le signal de rythme pilotant le train supérieur
- élabore les signaux de commande nécessaires au fonctionnement de la voie
- élabore le signal de multiplexage nécessaire au multiplexage intégré ou ordre
de changement pour les registres parallèles / série,
- élabore le mot de VT et le signal d’aiguillage PMVT (Position du mot de VT)
1-2- En réception
1-2-1- Dispositif de contrôle de VT
Ce dispositif repère la structure de trame du train supérieur entrant et
synchronise le système réception par asservissement de la base de temps de
réception.
1-2-2- Base de temps réception
34

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A partir du rythme associé au train supérieur et avec la validation donnée par
le dispositif de contrôle du VT, la base de temps réception élabore :
- le signal de démultiplexage pour le démultiplexeur
- le signal de test pour le dispositif de contrôle de VT
- les signaux de commande nécessaires au fonctionnement de la voie de
réception
1-2-3 Démultiplexeur
Le démultiplexeur reçoit le train supérieur et le signal de démultiplexage. Il
reconstitue les trains élémentaires composants synchronisés identiques à ceux de
l’émission.
1-2-4 La voie réception
A partir des trains composants synchronisés, elle reconstitue les trains
élémentaires plésiochrones par lecture des IJ et élimination des bits de justification.
1- Fonctions auxiliaires
2-1- Les interfaces d’adaptation
Les signaux entrants ou sortants des équipements ne sont pas sous forme
binaires mais codés HDB3 ou tous autres codes transmissibles en ligne. Les
jonctions réalisent le transcodage binaire / code ligne en émission et le transcodage
code ligne / binaire en réception. On distingue deux (02) groupes de jonctions.
2-1-1- Les jonctions bas-débit
 Jonction bas débit réception : elle fournit le train élémentaire binaire à la
voie émission, ainsi que le rythme (récupération d’horloge)
 Jonction bas débit émission : elle reçoit de la voie réception le train
élémentaire binaire et le rythme. Elle effectue le transcodage HDB3 pour la ligne.
2-1-2- Les jonctions haut-débit
 Emission
A partir du binaire (train supérieur venant du multiplexeur) et du rythme (Fs)
elle effectue le transcodage en un code adapté à la transmission (HDB3 par
exemple)
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 Réception
A partir du code reçu de la ligne, elle effectue :
- la récupération du rythme du train supérieur
- le transcodage en binaire du train supérieur pour le démultiplexeur.
2-2- Autres fonctions associées aux jonctions
- Aiguillage : il permet d’aiguiller en ligne le SIA à la place du code en cas
d’alarme à l’émission
- Alarme manque rythme réception : elle est allumée en cas de défaut de
récupération d’horloge au niveau de la jonction réception
2-3- Fonctions de contrôle et d’exploitation
2-1-3- Surveillance et signalisation des défauts
Les fonctions essentielles sont surveillées en permanence par l’équipement lui-
même. La vérification de ces fonctions se fera par voyants lumineux qui peuvent
être doublés par des points de tests.
2-1-4- SIA (Signal d’Inhibition d’Alarme)
C’est une séquence caractéristique « tout à 1 » émise vers la ligne lorsque
l’équipement détecte un défaut.
2-3-3- Alarme distante
En cas de détection d’un défaut par un démultiplexeur, ce dernier provoque par
l’intermédiaire de son équipement de multiplexage la mise à « 1 » de l’élément
binaire Ra réservé à cet effet dans la trame.
Les démultiplexeurs distants pourront donc être informés de l’apparition de
certains défauts sur l’autre sens de transmission.
2.4- Fonction d’alimentation
L’alimentation des équipements est fournie par des convertisseurs de tension.
La tension de base de cette alimentation est le – 48 volts venant du CDA (coffret de
distribution d’alimentation) via le CPC (coffret de protection de cadre)
2- Synoptique d’un multiplexeur- démultiplexeur

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Dans la pratique, on regroupe généralement les fonctions pour constituer des
sous-ensembles à mettre sur une carte.
Ainsi :
- la jonction bas débit réception ; une fonction voie émission, une fonction
réception et une fonction bas-débit émission relatives à un train élémentaire vont
constituer le sous ensemble Voie + Jonction bas débit.
- la base de temps émission, le multiplexage, la base de temps réception et le
démultiplexage vont constituer le sous ensemble « organe général d’émission
réception »
- la jonction haut-débit et l’aiguilleur SIA constitueront le sous ensemble
jonction haut débit.
a)- Multiplexage
L’opération de synchronisation étant réalisée indépendamment pour chacun des
signaux entrants, le multiplexage peut alors être effectué comme décrit ci haut.
Toutefois, la constitution de la trame pour le multiplexage à justification
positive obligera l’introduction « de bits de réserve » et du mot de verrouillage de
trame. Ceci sera effectué dans un organe commun aux « N » voies entrantes.
a-1)- Organisation d’un équipement de multiplexage
Un équipement de multiplexage comportera le plus souvent et sous forme de
« cartes enfichables » :
- une carte « base de temps » comportant l’horloge à quartz délivrant Fs
accompagnée d’une chaîne de diviseurs et d’un ensemble de décodage, pour
élaborer les différents signaux nécessaires à la synchronisation, à la constitution de
la trame, au multiplexage final ;
- N cartes de « voie émission » identiques effectuant la synchronisation de
chacun des signaux entrants ;
- une carte « Organe général Emission » où s’effectue le multiplexage
temporel des voies synchronisées et où a lieu l’introduction du « mot de VT » et des
« ebr ». A la sortie on trouve le signal sortant sous forme de trame
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b)- Démultiplexage de signaux plésiochrones
A la réception, il faut retrouve les signaux entrants identiques à ce qu’ils étaient
à la transmission, il faut restituer les rythmes propres aux signaux entrants. Il est
nécessaire de savoir à quel endroit du train binaire nous nous trouvons. Ceci a été
rendu possible par l’insertion à l’émission du mot de VT.
La première chose à rechercher dans le train binaire sera le mot de VT afin
d’assurer le synchronisme des différents compteurs de la base de temps réception.
Toute transmission est inutile si le mot de VT n’est pas reconnu, à la place qu’il doit
occuper.
b-1) Verrouillage de Trame
La transmission sera normale lorsque le mot de VT est reconnu à sa place au
début de chaque trame. La base de temps réception est alors en position de «
verrouillage de trame », c'est-à-dire synchroniser sur la base de temps émission.
b-2 Critère de perte de Verrouillage
La base de temps est en position de perte de verrouillage de trame et la
transmission est bloquée lorsque le mot de VT n’est pas détecté plusieurs fois
consécutives à la place qu’il doit occuper. Lorsque cela se produit, le démultiplexeur
se met en recherche permanente du mot de VT.
b-3 Critère de reprise de verrouillage
La probabilité de détecter une configuration binaire identique au mot de VT est
non nulle. Le synchronisme de la base de temps sera considéré comme retrouvé
lorsqu’on aura reconnu le mot de VT plusieurs fois consécutives, à la place qu’il
doit occuper.
Exemple : Verrouillage de trame dans le TNM 2/8
- Critère de perte :
Absence du mot de VT dans 4 trames successives.
- Critère de reprise :
Présence du mot de VT dans 3 trames consécutives

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b-4 - Contrôle entrée- sortie
Tout en apportant des informations précieuses sur le fonctionnement de
l’équipement, les alarmes propres sont insuffisantes pour détecter tous les défauts et
pour localiser ceux-ci avec précision. En particulier, la partie émission n’est pas
surveillée par les alarmes. IL est donc prévu, surtout dans les centres importants
d’effectuer une surveillance globale par comparaison des éléments binaires des
trains numériques entrants et sortants d’un équipement. Pour tester le bon
fonctionnement d’un équipement de multiplexage en service, deux types
d’appareillages peuvent être utilisés.
- L’équipement de surveillance cyclique
- Le coffret d’essais

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3- 1 Exemple de muldex simple étage : le TNM 2/8

Alimentation Alarmes
B
T
E
MVT

Jonct Voie
HDB3 Em Bin +
Réc Ryth Em1
m

HDB3 Réc Jonct Bin + Voie


Em Ryth Réc1
m

Rythme
Jonct
Voie
HDB3 Em Réc Bin +
Ryth Em2 MUX
m

HDB3 Réc Jonct Bin + Voie


Em Ryth
m
Réc2

Jonction HDB3 Em
Bin Emission

Jonct Bin +
Voie
HDB3 Em Réc Ryth Em3
m

HDB3 Réc Jonct Bin + Voie D


E Jonction
Em Ryth Réc3 Bin HDB3 Réc
m M Récept
U
X

Jonct Bin + Voie


HDB3 Em Réc Ryth Em4
Rythme Convertisseur
m

HDB3 Réc Bin +


Jonct Ryth
Voie
Em m Réc4
B
T
R

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V1 et Jctn HDB3 à 2 Mbps Organe
Train de 2 en
2 bin + Données Em1 Général
HDB3 Em Voie
Jctn Rythme Em Em/Réc
Réc
Horloge
8 MHz
Jctn à
Train de 2 en Données Rec1
Jctn 2 bin + Voie 8 Mbp
HDB3 Rec
Em Rythme Réc
B de T Rhyth 8
Em Em 8448kbps
Binaire 8
Train de 2 en Données Em1 MUX
HDB3 Em

VOIE 2
Train de 2 en Données Rec1 Rhyth 8 Réc 8448kbps
HDB3 Rec

Train de 2 en
HDB3 Em Données Em1 Horloge
8 Mbps
VOIE 3
Train de 2 en
HDB3 Rec Données Rec1
B de T
Réc
Train de 2 en
HDB3 Em Données Em1 Binaire 8
DEMUX

VOIE 4
Train de 2 en
HDB3 Rec Données Rec1

Alarmes

ORGANISATION FONCTIONNELLE DU TNM 2/8 2G


1 Châssis hauteur par TNM
4 voies pour 4 4 cartes Voie et Jonction Em et Réc ht 2U 8 châssis de
TNM 2/8 2G 1 carte OG Em Réc ht 4U
1 carte Jonct Em et Réc 8 Mbps ht 2U 4 TNM 2/8
2 blocs convert comm aux 4 TNM ht 4U
1 carte Alarme ht 4U par cadre
1 carte Contrôle Et / Stie
3-2 Exemple de multiplexage- démultiplexage à étage multiple
Dans ces multiplexeurs, le train numérique supérieur d’ordre n est formé à
partir de trains numériques d’ordre n-2 et n-1.
Exemple : le TNM 2-8-34 Mbps
- 16 trains à 2 Mbps
- 1 train à 8 Mbps + 12 Trains à 2 Mbps
- 2 trains à 8 Mbps + 8 trains à 2 Mbps
- 3 trains à 8 Mbps + 4 trains à 2 Mbps
- 4 trains à 8 Mbps
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VI – HIERARCHIE ET STRUCTURE DES TRAMES
L’élévation de débit obtenue à partir du multiplexage bit à bit est une opération
qui reste toujours techniquement possible sans limite du nombre d’affluents et du
débit de ces affluents. Il n’en reste pas moins que pour permettre les échanges
d’information entre équipements de constructeurs différents, une réglementation est
nécessaire sur le plan international.
C’est pourquoi l’UIT-T a fixé des règles pour normaliser les débits de
référence pouvant servir à la formation de la hiérarchie PDH. C’est ainsi que les
débits de 2048 Kbit/s et 1544 Kbit/s ont été choisis sur le plan mondial comme débit
de base.
De façon générale la hiérarchie d’ordre N se forme à partir de 4 affluents de la
hiérarchie d’ordre N-1 ou à partir d’un certain nombre d’affluents des débits de
base.
Ainsi la structure des trames d’ordre supérieure dépend de la manière dont les
trains composants sont associés.
1- La hiérarchie PDH.
Sa structure est faite soit à partir des deux normes Européenne et Américaine :
- on définit un ordre 0 qui correspond à un débit de 64 Kbit/s équivalent
d’une voie analogique échantillonnée à 8 Khz et codée à 8 bits par échantillon soit
E0 à 64 kbit/s.
- l’ordre 1 correspond au 2048 Kbit/s = E1 (obtenu par multiplexage
synchrone de 30 voies de 64 kbit/s) ; on l’appelle Bloc Primaire Numérique (BPN)
- l’ordre 2 est obtenu par multiplexage de 4 trains de 2048 Kbit/s et
correspond à 8448 kbit/s = E2 ; on l’appelle Bloc Secondaire Numérique (BSN)
- l’ordre 3 est obtenu par multiplexage de 4 affluents à 8448 kbit/s pour
obtenir 34368 kbit/s = E3 ; c’est le Bloc Ternaire Numérique (BTN)
- l’ordre 4 est obtenu par multiplexage de 4 affluents (BTN) et correspond à
un débit de 139264 kbit/s = E4 ; on l’appelle aussi Bloc Quaternaire Numérique
(BQN).
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- l’ordre 5 qui correspond à un multiplexage de 4 trains à 139264 kbit/s n’est
pas pris en compte par le CCIT donc n’est pas normalisé.

Figure a : Hiérarchies TDM (PCM) téléphonique telle qu’utilisée en Europe, en


Afrique, en Australie et Amérique du Sud.

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Figure b : Hiérarchies TDM (PCM) téléphonique telle qu’utilisée en Amérique du
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Nord et au Japon
2- La structure des trains d’ordre supérieur
Les trains sont structurés sous forme de trames consécutives. La trame est
constituée de secteurs divisés à leur tour en groupe. Le groupe est caractéristique de
la composition de train en nombre d’affluents.
On distingue principalement deux types d’information dans la trame :
 les informations utiles (éléments binaires des affluents)
 les informations de service : ce sont les eb supplémentaires nécessaires à la
transmission/ récupération des trains affluents et à la surveillance des équipements ;
c’est le cas du VT, des eb de réserve, des eb d’IJ et des eb de justification (J).

Trame Constitution Débit Nb de voies Normes associées


TN1-E1 MIC 30 voies 2 048 kbit/s 30 G704 G706
TN2-E2 4 TN1 8 448 kbit/s 120 G741 G742
TN3-E3 4 TN2 34 368 kbit/s 480 G751
TN4-E4 4 TN3 139 264 kbit/s 1920 G751

Ajoutons de façon globale G702, et pour l'aspect interfaces électriques G703.


Synthèse des principales caractéristiques des signaux pdh.

- TN1 - E1 TN2 - E2 TN3- E3 TN4 - E4


Débit 2048 Kbit/s 8 448 kbit/s 34368 kbit/s 139 264 kbit/s
Tolérance en fréquence ± 50ppm ± 30ppm ± 20ppm ± 15ppm
Frame length 256 bits 848 bits 1536 bits 2928 bits
Mot de verrouillage trame 0011011 1111010000 1111010000 111110100000
rapport nominal de justif. - 0.42424 0.43575 0.41912
Interface physique HDB3 HDB3 HDB3 CMI

3- Limitations de la PDH
 Manque de visibilité des affluents bas débits.
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 La technique de multiplexage est complexe en raison du plésiochronisme des
sources.
 Les débits proposés sont limités : le multiplexage n'étant pas un simple
entrelacement de bits, la technologie des ASICs ne suit plus.
 La trame PDH ne contient pas d’octets réservés à l'exploitation. Sauf le CRC.
 Pas de gestion standardisée.
 Pas d'interopérabilité à hauts débits entre les continents puisque les débits sont
différents.
Une liaison 600Mbit/s utilisant la hiérarchie numérique plésiochrone :

Une liaison 600Mbit/s utilisant la hiérarchie numérique synchrone :

On voit la différence entre les deux (02) schémas


 Nécessité d'avoir une technique simple de multiplexage temporel (en
synchronisant l'ensemble du réseau) permettant des débits plus élevés
 Besoin d'avoir un réseau flexible pour répondre rapidement aux nouveaux besoins
du marché
 Possibilité de gérer un parc d'équipements à distance et offrir aux clients une
qualité de service quantifiable
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