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Guide technique de la vidéo sur IP.

Technologies et facteurs à prendre en compte pour un déploiement réussi des


applications de surveillance sur IP et des systèmes de contrôle à distance.
2

Bienvenue dans le guide technique


Axis de la vidéo sur IP
Le passage aux systèmes vidéo ouverts, conjugué aux avantages de la mise en réseau, de
l’imagerie numérique et de l’intelligence des caméras, constitue un moyen de vidéosur-
veillance et de contrôle distant plus efficace que jamais. La vidéo sur IP offre non seu-
lement toutes les possibilités de la vidéo analogique, mais aussi toute une panoplie de
fonctions et d’options nouvelles que seules permettent les technologies numériques.

Avant d’installer votre propre système, il convient de prendre en compte les caractéristi-
ques requises. Vous devez également tenir compte de facteurs tels que la performance,
l’interopérabilité, l’évolutivité, la flexibilité et la pérennité. Ce manuel vous présente ces
facteurs et vous aidera à mettre en œuvre une solution qui vous permettra de profiter
pleinement de tous les avantages offerts par la technologie de vidéo sur IP.

Le meilleur de la vidéo sur IP


Axis Communications est le leader mondial de la vidéo sur IP. Nous avons été les premiers à in-
troduire les avantages de la vidéo sur IP sur le marché des applications professionnelles de vidéo-
surveillance et de contrôle distant, en lançant la première caméra réseau au monde en 1996.
Avec plus de 20 ans d’expérience des technologies réseau, un nombre record de produits de vidéo
sur IP installés et des partenariats solides, tissés avec des acteurs de premier plan sur tous les
continents, Axis Communications est le partenaire de choix en matière de vidéo sur IP.

Des solutions souples et évolutives


Axis propose une gamme complète de solutions de vidéo sur IP adaptées aux applications de
surveillance et de contrôle distant pour des secteurs d’activités variés et reposant sur des nor-
mes ouvertes afin d’en faciliter l’intégration et l’évolutivité. Nos produits, à la pointe de la
technologie, comprennent des caméras réseau qui établissent de nouvelles normes dans leur
catégorie, ainsi que des serveurs/encodeurs vidéo permettant de bénéficier à moindres frais de
tous les avantages de la vidéo sur IP à partir de caméras analogiques CCTV déjà installées. Nous
proposons également des logiciels de gestion vidéo complets et tout un choix d’accessoires.
Table des matièreS 3

Table des matières


Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et applications 7
1.1 Vue d’ensemble d’un système de vidéo sur IP 7
1.2 Avantages 8
1.3 Applications 12
1.3.1 Commerces 12
1.3.2 Transport 12
1.3.3 Enseignement 12
1.3.4 Industrie 13
1.3.5 Vidéosurveillance urbaine 13
1.3.6 Lieux publics 13
1.3.7 Santé 14
1.3.8 Banques et finance 14

Caméras réseau 15
2.1 Qu’est-ce qu’une caméra réseau ? 15
2.2 Types de caméras réseau 16
2.2.1 Caméras réseau fixes 17
2.2.2 Caméras dômes réseau fixes 17
2.2.3 Caméras PTZ et caméras dômes PTZ 18
2.3 Cameras réseau jour/nuit 21
2.4 Caméras réseau mégapixel 23
2.5 Consignes pour la sélection d’une caméra réseau 23

Eléments d’une caméra 27


3.1 Sensibilité à la lumière 27
3.2 Éléments de l’objectif 28
3.2.1 Champ de vision 28
3.2.2 Correspondance objectif/capteur 30
3.2.3 Normes de monture d’objectif 30
3.2.4 Ouverture et exposition 31
3.2.5 Diaphragme manuel ou automatique 32
3.2.6 Profondeur de champ 33
3.3 Capteurs d’image 34
3.3.1 La technologie CCD 34
3.3.2 La technologie CMOS 34
3.3.3 Capteurs mégapixel 35
3.4 Techniques de balayage d’images 35
3.4.1 Le balayage entrelacé 35
3.4.2 Le balayage progressif 36
3.5 Le traitement de l’image 37
3.5.1 Compensation de contre-jour 37
3.5.2 Zones d’exposition 37
3.5.3 WDR – Wide dynamic range
(Gamme dynamique étendue) 37
3.6 Installation d’une caméra réseau 38
4 Table des matièreS

Protection et caissons de protection des caméras 39


4.1 Généralités concernant les boîtiers des caméras 39
4.2 Fenêtre transparente 40
4.3 Mise en place d’une caméra fixe dans un
caisson de protection 40
4.4 Protection environnementale 41
4.5 Protection contre le vandalisme et la détérioration 41
4.5.1 Design de la caméra et du caisson de protection 42
4.5.2 Fixation 42
4.5.3 Placement de la caméra 43
4.5.4 Vidéo intelligente 43
4.6 Types de fixations 43
4.6.1 Fixations au plafond 43
4.6.2 Fixations murales 44
4.6.3 Fixations sur poteau 44
4.6.4 Fixations sur parapet 44

Encodeurs vidéo 45
5.1 Qu’est-ce qu’un encodeur vidéo ? 45
5.1.1 Composants des encodeurs vidéo et points à
prendre en considération 46
5.1.2 Gestion d’événements et vidéo intelligente 47
5.2 Encodeurs vidéo autonomes 47
5.3 Encodeurs vidéo montés sur racks 48
5.4 Encodeurs vidéo avec caméras PTZ et caméras
dôme PTZ 49
5.5 Techniques de désentrelacement 49
5.6 Décodeurs vidéo 50

Résolutions 51
6.1 Résolutions NTSC et PAL 51
6.2 Résolutions VGA 52
6.3 Résolutions mégapixel 53
6.4 Résolutions HDTV (High-Definition Television) 54

Compression vidéo 55
7.1 Compression – Vue d’ensemble 55
7.1.1 Codec vidéo 55
7.1.2 Compression d’images ou compression vidéo 56
7.2 Formats de compression 59
7.2.1 Motion JPEG 59
7.2.2 MPEG-4 60
7.2.3 H.264 ou MPEG-4 Part 10/AVC 60
7.3 Débits variables et constants 61
7.4 Comparaison des normes 61

Audio 63
8.1 Applications audio 63
8.2 Équipement et support audio 64
8.3 Modes audio 65
Table des matièreS 5

8.3.1 Unidirectionnel 65
8.3.2 Semi-duplex 66
8.3.3 Duplex intégral 66
8.4 Alarme de détection audio 66
8.5 Compression audio 67
8.5.1 Fréquence d’échantillonnage 67
8.5.2 Débit 67
8.5.3 Codecs audio 67
8.6 Synchronisation audio et vidéo 67

Technologies réseau 69
9.1 Réseau local et Ethernet 69
9.1.1 Types de réseaux Ethernet 70
9.1.2. Switch 71
9.1.3 Alimentation par Ethernet 72
9.2 Internet 75
9.2.1 Adressage IP 76
9.2.2 Protocoles de transport de données pour la
vidéo sur IP 80
9.3 Réseaux locaux virtuels 82
9.4 Qualité de Service 82
9.5 Sécurité des réseaux 84
9.5.1 Authentification par nom d’utilisateur et mot
de passe 84
9.5.2 Filtrage d’adresses IP 84
9.5.3 IEEE 802.1X 84
9.5.4 HTTPS ou SSL/TLS 85
9.5.5 Réseau privé virtuel (VPN) 85

Technologies sans fil 87


10.1 Normes WLAN 802.11 88
10.2 Sécurité des réseaux WLAN 88
10.2.1 WEP (Wired Equivalent Privacy) 89
10.2.2 WPA/WPA2 (WiFi Protected Access) 89
10.2.3 Recommandations 89
10.3 Passerelles sans fil 89

Systèmes de gestion vidéo 91


11.1 Plates-formes matérielles 91
11.1.1 Plate-forme de serveur PC 91
11.1.2 Plate-forme à enregistreur vidéo réseau 92
11.2 Plates-formes logicielles 93
11.2.1 Fonctionnalité intégrée 93
11.2.2 Logiciels clients Windows 94
11.2.3 Logiciels basés sur le Web 94
11.2.4 Évolutivité des logiciels de gestion vidéo 94
11.2.5 Logiciels ouverts ou logiciels propriétaires ? 94
11.3 Fonctionnalités des systèmes 94
11.3.1 Visualisation 95
11.3.2 Multi-flux 96
6 Table des matièreS

11.3.3 Enregistrement vidéo 96


11.3.4 Enregistrement et stockage 97
11.3.5 Gestion d’événements et vidéo intelligente 97
11.3.6 Administration et fonctionnalités de gestion 102
11.3.7 Sécurité 103
11.4 Systèmes intégrés 104
11.4.1 Interface de programmation d’application 104
11.4.2 Point de vente 104
11.4.3 Contrôle d’accès 105
11.4.4 Gestion technique des bâtiments 105
11.4.5 Systèmes de contrôle industriel 106
11.4.6 RFID 106

Considérations relatives au Stockage et


à la bande passante 107
12.1 Calcul de stockage et de bande passante 107
12.1.1 Besoins en bande passante 107
12.1.2 Calcul des besoins en matière de stockage 108
12.2 Stockage basé sur serveur 110
12.3 NAS et SAN 110
12.4 Stockage redondant 112
12.5 Configurations système 113

Outils et ressources 115

Axis Communications’ Academy 117

Coordonnées 118
Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et applications - Chapitre 1 7

Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et


applications
La vidéo sur IP, comme de nombreux autres types de communications tels que la mes-
sagerie électronique, les services Web et la téléphonie sur IP, s’effectue par le biais de
réseaux IP (Internet Protocol) câblés ou sans fil. Les flux audio et vidéo numériques,
ainsi que d’autres données, sont transmis par l’intermédiaire de la même infrastructure
réseau. La vidéo sur IP offre aux utilisateurs, en particulier dans le secteur de la vidéo-
surveillance, de nombreux avantages par rapport aux systèmes CCTV (closed-circuit
television) analogiques traditionnels.

Ce chapitre fournit une vue d’ensemble de la vidéo sur IP et de ses avantages et ap-
plications dans différents secteurs industriels. Des comparaisons avec les systèmes de
vidéosurveillance analogiques sont souvent effectuées afin de mieux apprécier l’éten-
due et le potentiel des systèmes de vidéo sur IP numériques.

1.1 Vue d’ensemble d’un système de vidéo sur IP


La vidéo sur IP, souvent nommée vidéosurveillance IP en raison de son application dans ce sec-
teur, utilise un réseau IP câblé ou sans fil comme principal support pour le transport des données
audio et vidéo numériques et autres données. Lorsque la technologie d’Alimentation par Ether-
net (PoE, Power over Ethernet) est employée, le réseau peut également servir à l’alimentation
électrique des produits de vidéo sur IP.

Un système de vidéo sur IP permet de contrôler et d’enregistrer des images vidéo à partir de tout
emplacement sur le réseau, qu’il s’agisse d’un réseau local (LAN) ou d’un réseau étendu (WAN)
tel qu’Internet.
8 Chapitre 1 - Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et applications

Caméras réseau Axis


Domicile

Bureau

I/O

AUDIO 6
5
4
3
2
1
OUT

IN

Encodeurs vidéo Axis RÉSEAU IP Navigateur


INTERNET Web
PS1 Power-one
0 -
NETWORK PS2
FNP 30
ACTIVITY
FANS 0 - Power-one AXIS Q7900 Rack
1 2 3 4 100-240 AC

LOOP 50-50 Hz FNP 30


4-2 A
100-240
AC
50-50 Hz
4-2 A
AC

POWER

POWER

AXIS Q7406
Video Encoder
Blade

AXIS Q7406
Video Encoder
Blade

Caméras
analogiques Ordinateur Ordinateur équipé
avec d’un logiciel de
navigateur gestion vidéo
Web

Figure 1.1a Un système de vidéo sur IP comprend différents composants, tels que les caméras réseau, les encodeurs
vidéo et un logiciel de gestion vidéo. Les autres composants, y compris le réseau, le stockage et les serveurs, sont tous des
équipements informatiques standard.

Les principaux composants d’un système de vidéo sur IP sont une caméra réseau, un encodeur
vidéo (qui assure la connexion avec les caméras analogiques), le réseau, un serveur et un stoc-
kage, ainsi qu’un logiciel de gestion vidéo. La caméra réseau et l’encodeur vidéo étant des équi-
pements informatiques, ils offrent des fonctionnalités sans comparaison avec celles d’une ca-
méra CCTV analogique. La caméra réseau, l’encodeur vidéo et le logiciel de gestion vidéo sont
considérés comme les pièces maîtresses de toute solution d’IP-Surveillance.

Les composants réseau, serveur et stockage sont tous des équipements informatiques standard.
La capacité à utiliser du matériel informatique courant est l’un des principaux attraits de la vi-
déo sur IP. Les autres composants d’un système de vidéo sur IP incluent des accessoires, tels que
les caissons de protection pour caméras et les séparateurs actifs et injecteurs PoE. Chaque com-
posant de vidéo sur IP est traité plus en détail dans les autres chapitres.

1.2 Avantages
Un système de vidéosurveillance numérique sur IP offre de nombreux avantages et des fonction-
nalités avancées que ne peut pas offrir un système de vidéosurveillance analogique. Parmi ces
avantages, citons l’accessibilité à distance, la haute qualité d’image, la gestion des événements
et les capacités de vidéo intelligente, la facilité d’intégration et une meilleure évolutivité, ainsi
qu’une flexibilité et une rentabilité accrues.

> Accessibilité à distance : les caméras réseau et les encodeurs vidéo sont configurables et
accessibles à distance, ce qui permet à plusieurs utilisateurs autorisés de visualiser à tout
moment la vidéo en direct ou enregistrée depuis n’importe quel point du réseau à travers le
monde. C’est un vériTableau atout lorsque les utilisateurs souhaitent qu’une société tierce,
Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et applications - Chapitre 1 9

telle qu’une entreprise de sécurité, puisse également accéder à la vidéo. Avec un système
CCTV analogique traditionnel, les utilisateurs doivent se trouver à un emplacement de
contrôle spécifique sur site pour visualiser et gérer la vidéo, et l’accès vidéo hors site serait
impossible sans un encodeur vidéo ou un enregistreur vidéo numérique réseau. Un enregis-
treur numérique est l’équivalent numérique du magnétoscope à cassette.

> Image de haute qualité : dans une application de vidéosurveillance, la qualité de l’image est
essentielle pour capturer de manière claire tout incident en cours, et identifier les personnes
ou objets impliqués. Avec la résolution mégapixel et le balayage progressif, une caméra
réseau peut fournir une image de qualité et de résolution supérieures à celles d’une caméra
analogique. Pour plus d’informations sur le balayage progressif et la résolution mégapixel, voir
les chapitres 2, 3 et 6.

La qualité de l’image est également mieux conservée avec un système de vidéo sur IP qu’avec
un système de surveillance analogique. Avec les systèmes analogiques qui utilisent un enregis-
treur numérique comme support d’enregistrement, de nombreuses conversions analogiques/
numériques ont lieu : tout d’abord, les signaux analogiques sont convertis en signaux numéri-
ques dans la caméra, puis de nouveau en signaux analogiques pour le transport ; ensuite, ces
signaux analogiques sont numérisés en vue de leur enregistrement. La qualité des images
capturées se dégrade à chaque conversion entre les formats analogique et numérique, et avec
la distance de câblage. Plus la distance de transport des signaux vidéo analogiques est longue,
plus ces signaux s’affaiblissent.

Avec un système d’IP-Surveillance entièrement numérique, les images d’une caméra réseau
sont numérisées une seule fois et demeurent numériques, ce qui évite toute conversion
inutile et toute dégradation de l’image due à la distance de transport sur le réseau. En outre,
il est plus simple de stocker et d’extraire les images numériques, que dans le cas d’utilisation
de bandes vidéo analogiques.

> Gestion d’évènements et vidéo intelligente : la quantité de vidéo enregistrée est bien
souvent trop importante, et le temps manque pour l’analyser correctement. Les caméras
réseau et encodeurs vidéo sophistiqués dotés d’une intelligence ou de facultés d’analyse
intégrées permettent de résoudre ce problème en réduisant la quantité d’enregistrements
inintéressants et en autorisant la programmation de réponses. De telles fonctionnalités ne
sont pas disponibles avec un système analogique.

Les caméras réseau et encodeurs vidéo Axis disposent de fonctionnalités intégrées telles que la
détection de mouvement vidéo, une alarme de détection audio, une alarme de détérioration,
des connexions d’E/S (entrée/sortie) et des fonctions de gestion d’événements et d’alarmes. Ces
fonctionnalités permettent aux caméras réseau et encodeurs vidéo d’analyser en permanence
les entrées afin de détecter tout événement et de répondre automatiquement aux événements
avec des actions telles que l’enregistrement vidéo ou l’envoi de notifications d’alarmes.
10 Chapitre 1 - Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et applications

Figure 1.2a Configuration d’un déclencheur d’évènement à l’aide de l’interface utilisateur d’une caméra réseau.

Les fonctionnalités de gestion d’évènements peuvent être configurées à l’aide de l’interface


utilisateur du produit de vidéo sur IP ou d’un logiciel de gestion vidéo. Les utilisateurs peuvent
définir les alarmes ou évènements en définissant le type de déclencheurs à utiliser, et quand les
utiliser. Les réponses peuvent également être configurées (par exemple, enregistrement sur un
ou plusieurs sites, local et/ou hors site pour des raisons de sécurité ; activation de périphériques
externes tels qu’alarmes, voyants et portes ; envoi de messages de notification aux utilisateurs).
Pour plus d’informations sur la gestion vidéo, voir le chapitre 11

> Intégration facile et pérenne : les produits de vidéo sur IP basés sur des normes ouvertes
peuvent être intégrés facilement à des systèmes informatiques en réseau, à des systèmes
audio ou de sécurité et à d’autres périphériques numériques, en plus des logiciels d’applica-
tion et de gestion vidéo. Par exemple, la vidéo d’une caméra réseau peut être intégrée dans
un système de point de vente ou de gestion technique du bâtiment. Pour plus d’informations
sur les systèmes intégrés, voir le chapitre 11.

> Évolutivité et flexibilité : un système de vidéo sur IP peut évoluer avec les besoins de l’utili-
sateur. Les systèmes basés sur le protocole IP permettent à de nombreux encodeurs vidéo et
caméras réseau (et autres types d’applications) de partager le même réseau câblé ou sans fil
pour transmettre les données ; par conséquent, vous pouvez ajouter au système autant de
Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et applications - Chapitre 1 11

produits de vidéo sur IP que vous le souhaitez sans avoir à modifier l’infrastructure réseau de
façon coûteuse ou significative, ce qui n’est pas le cas avec un système analogique. Dans un
système vidéo analogique, un câble coaxial dédié doit relier directement chaque caméra à la
station de prise de vue/enregistrement. Des câbles audio distincts doivent également être
utilisés, si nécessaire. Les produits de vidéo sur IP peuvent en outre être mis en place et mis en
réseau à partir de pratiquement n’importe quel point, et le système peut être ouvert ou fermé,
selon les besoins.

> Rentabilité : un système d’IP-Surveillance a en général un coût total de possession inférieur à


un système analogique traditionnel. Une infrastructure réseau IP est en général déjà en place
et utilisée pour d’autres applications au sein de l’organisation, ce qui permet d’ajouter facile-
ment une application vidéo sur IP à l’infrastructure existante. Les réseaux IP et/ou sans fil
constituent en outre des alternatives beaucoup moins onéreuses, par rapport au câblage coaxial
et à fibre traditionnellement utilisé pour un système CCTV analogique. De plus, les flux vidéo
numériques peuvent être routés partout dans le monde, grâce à diverses infrastructures
interopérables. Les coûts de gestion et d’équipement sont également inférieurs, puisque les
applications principales et le stockage s’exécutent sur des serveurs standard à systèmes ouverts,
et non sur du matériel propriétaire tel qu’un enregistreur numérique dans le cas d’un système
CCTV analogique.

En outre, la technologie d’alimentation par Ethernet (PoE, Power over Ethernet), qui ne peut pas
être utilisée dans un système vidéo analogique, peut l’être dans un système de vidéo sur IP. Elle
permet à des périphériques en réseau d’être alimentés à partir d’un commutateur ou injecteur
PoE par le biais du même câble Ethernet que celui qui transporte les données (vidéo) et permet
de réduire sensiblement les frais d’installation et d’accroître la fiabilité du système. Pour plus
d’informations sur la technologie PoE, voir le chapitre 9.

Caméra réseau
avec PoE intégrée
3115

Caméra réseau
sans PoE
intégrée

Alimentation sans
coupure Commutateur PoE Séparateur actif

Alimentation Ethernet Alimentation par Ethernet

Figure 1.2b Système utilisant l’alimentation par Ethernet (PoE).


12 Chapitre 1 - Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et applications

1.3 Applications
La vidéo sur IP est utilisée dans d’innombrables applications. En pratique, cependant, ses appli-
cations concernent surtout la surveillance ou le contrôle à distance de personnes, lieux, biens
immobiliers et opérations. Voici quelques possibilités d’applications typiques dans des secteurs
industriels clés.

1.3.1 Commerces
L’installation de systèmes de vidéo sur IP dans les magasins peut ré-
duire considérablement les vols, renforcer la sécurité du personnel et
optimiser la gestion des magasins. L’un des principaux avantages of-
ferts par la vidéo sur IP est sa capacité d’intégration au système de
surveillance d’articles (EAS) ou au système de point de vente d’un ma-
gasin, ce qui permet d’obtenir une image et un enregistrement des
pertes éventuelles. Le système peut détecter rapidement les incidents
potentiels, ainsi que les fausses alertes. La vidéo sur IP offre également
un niveau d’interopérabilité élevé et est très vite rentabilisée. Elle peut en outre aider à identifier
les rayons les plus fréquentés d’un magasin et fournir un enregistrement de l’activité de la clien-
tèle et des comportements d’achat, ce qui peut aider à optimiser l’agencement du magasin ou la
disposition des étalages. Elle peut aussi aider à déterminer quand les rayons doivent être réappro-
visionnés et quand ouvrir davantage de caisses en cas de longues files d’attente

1.3.2 Transport
La vidéo sur IP peut renforcer la sécurité du personnel et la sécurité
globale dans les aéroports, sur les autoroutes, dans les gares ferroviai-
res et autres lieux de transit, ainsi que dans les moyens de transport
tels que les bus, les trains et les bateaux. Elle peut également aider à
contrôler les conditions de circulation afin de réduire les encombre-
ments et d’accroître l’efficacité. De nombreuses installations dans le
secteur des transports requièrent l’utilisation des meilleurs produits
disponibles, avec une excellente qualité d’image (qui peut être fournie
par la technologie de balayage progressif des caméras réseau), des fréquences d’image élevées et
des durées de conservation élevées. Dans certains environnements exigeants tels que les bus et les
trains, Axis propose des caméras réseau capables de résister à différents niveaux de température,
d’humidité, de saleté et de vibrations, ainsi qu’au vandalisme.

1.3.3 Enseignement
Des garderies aux universités, les systèmes de vidéo sur IP ont contri-
bué à la lutte contre le vandalisme et renforcé la sécurité du person-
nel et des étudiants. Dans les établissements d’enseignement où une
infrastructure informatique est déjà en place, la vidéo sur IP consti-
tue une solution plus adaptée et plus renTableau qu’un système ana-
logique, car il est souvent inutile d’ajouter du nouveau câblage. De
plus, les fonctionnalités de gestion d’évènements offertes par la vidéo
Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et applications - Chapitre 1 13

sur IP peuvent générer des alarmes et fournir aux responsables de la sécurité des images en
temps réel précises qui pourront les aider à prendre les décisions qui s’imposent. La vidéo sur IP
peut aussi être utilisée pour l’apprentissage à distance, par exemple pour les étudiants qui ne
sont pas en mesure d’assister aux cours en personne.

1.3.4 Industrie
La vidéo sur IP peut être utilisée pour contrôler et améliorer la produc-
tivité des lignes de fabrication, processus et systèmes logistiques, et
pour sécuriser les entrepôts et systèmes de contrôle des stocks. Elle
peut également servir pour l’organisation de réunions virtuelles et l’as-
sistance technique à distance.

1.3.5 Vidéosurveillance urbaine


La vidéo sur IP constitue l’une des armes les plus efficaces dans la lutte
contre la criminalité et la protection des citoyens, car elle joue un
double rôle de détection et de dissuasion. L’utilisation de réseaux sans
fil permet le déploiement efficace de la vidéo sur IP à l’échelle des villes.
Les capacités de surveillance à distance offertes par la vidéo sur IP
permettent à la police de répondre rapidement aux délits commis en
direct devant des caméras.

1.3.6 Lieux Publics


Les produits de vidéo sur IP sont utilisés pour sécuriser toutes sortes
de bâtiments publics : musées, administrations, bibliothèques, pri-
sons, etc. Placées aux entrées et sorties des bâtiments, les caméras
permettent de contrôler les allées et venues des passants 24 heures
sur 24. Elles permettent donc de lutter contre le vandalisme et de
renforcer la sécurité du personnel. Grâce à des applications de vidéo
intelligente, telles que les compteurs de passage, la vidéo sur IP est
en mesure de fournir des informations statistiques comme le nombre
de visiteurs accédant à un bâtiment.
14 Chapitre 1 - Vidéo sur IP : vue d’ensemble, avantages et applications

1.3.7 Santé
La vidéo sur IP constitue une solution économique et de haute qua-
lité pour la surveillance des patients et pour renforcer la sécurité du
personnel, des visiteurs, ainsi que des biens. Le personnel autorisé de
l’hôpital peut, par exemple, voir en direct ce qui se passe à plusieurs
endroits distincts, détecter les activités anormales et intervenir à dis-
tance.

1.3.8 Banques et finance


La vidéo sur IP est utilisée dans les applications de sécurité dans les
agences locales, au siège social et sur les sites des guichets automa-
tiques. Les banques utilisent depuis longtemps la vidéosurveillance,
et bien que la plupart des installations soient encore analogiques, la
vidéo sur IP commence à gagner du terrain, en particulier au niveau
des banques qui favorisent la qualité d’image et souhaitent être en
mesure d’identifier les individus.

La vidéo sur IP est une technologie éprouvée, et on assiste à un passage de plus en plus rapide des
systèmes analogiques aux systèmes d’IP-Surveillance dans l’industrie de la vidéosurveillance. Pour
consulter des études de cas, accédez au site Web www.axis.com/success_stories/
Caméras réseau - Chapitre 2 15

Caméras réseau
Il existe une large gamme de caméras réseau répondant à différentes exigences. Ce
chapitre explique ce qu’est une caméra réseau et décrit les différents types de caméras.
Des informations sont également fournies concernant les caméras réseau jour/nuit et
mégapixel. Un guide de sélection de caméra est inclus à la fin de ce chapitre. Pour plus
d’informations sur les éléments des caméras, voir le chapitre 3.

2.1 Qu’est-ce qu’une caméra réseau ?


Une caméra réseau, également souvent appelée caméra IP, peut être définie comme l’associa-
tion d’une caméra et d’un ordinateur. Une caméra réseau se compose principalement d’un ob-
jectif, d’un capteur d’images, d’un ou plusieurs processeurs et de mémoire. Les processeurs
assurent les fonctions de traitement de l’image, de compression, d’analyse vidéo et de mise en
réseau. La mémoire est utilisée pour le stockage du microprogramme de la caméra réseau et
pour l’enregistrement local des séquences vidéo.

Comme un ordinateur, la caméra réseau possède sa propre adresse IP, est connectée directement
à un réseau et peut être placée là où il existe une connexion réseau. Cela diffère d’une caméra
Web, qui ne peut fonctionner que lorsqu’elle est raccordée à un ordinateur personnel (PC) par le
biais du port USB ou IEEE 1394 et qui nécessite l’installation d’un logiciel sur le PC. Une caméra
réseau offre des fonctionnalités de serveur Web, FTP (File Transfer Protocol) et de messagerie
électronique, et inclut de nombreux autres protocoles réseau IP et protocoles de sécurité.

Réseau local Réseau local/


Internet
Caméra réseau Axis Switch PoE
Ordinateur avec logiciel
de gestion vidéo

Figure 2.1a Une caméra réseau se raccorde directement au réseau.


16 Chapitre 2 - Caméras réseau

Une caméra réseau peut être configurée pour envoyer de la vidéo sur un réseau IP pour une vi-
sualisation en direct et/ou un enregistrement de manière continue, selon une certaine planifica-
tion, lorsqu’un événement se produit ou sur demande d’un utilisateur autorisé. Les images cap-
turées peuvent être transmises au format vidéo Motion JPEG, MPEG-4 ou H.264 à l’aide de
différents protocoles réseau, ou téléchargées en tant qu’images JPEG individuelles par le biais du
protocole FTP, de la messagerie électronique ou du protocole HTTP (Hypertext Transfer Protocol).
Pour plus d’informations sur les formats de compression vidéo et les protocoles réseau, voir les
chapitres 7 et 9, respectivement.

En plus de capturer des images vidéo, les caméras réseau Axis offrent des fonctionnalités de vidéo
intelligente et de gestion d’événements telles que la détection de mouvement vidéo, la détection
audio, une alarme de détérioration et le suivi automatique. La plupart des caméras réseau possè-
dent également des ports d’entrée/sortie (E/S) qui permettent de les raccorder à des périphériques
externes tels que des capteurs et des relais. Elles peuvent également proposer des fonctionnalités
audio et la prise en charge intégrée de la technologie d’alimentation par Ethernet (PoE, Power over
Ethernet). Les caméras réseau Axis prennent également en charge des fonctionnalités de sécurité
et de gestion réseau avancées.

Figure 2.1b Avant et arrière d’une caméra réseau.

2.2 Types de caméras réseau


Les caméras réseau peuvent être classées suivant qu’elles sont conçues uniquement pour des
utilisations en intérieur ou pour des utilisations en intérieur et en extérieur. Les caméras réseau
possèdent souvent un objectif à diaphragme automatique permettant de réguler la quantité de
lumière à laquelle le capteur d’images est exposé. Une caméra d’extérieur nécessite également
un caisson de protection extérieur, à moins qu’elle ne soit déjà équipée d’une protection. Des
caissons de protection sont également disponibles pour les caméras d’intérieur qui nécessitent
une protection dans les environnements très humides ou très poussiéreux ainsi que contre le
vandalisme ou la détérioration. Certaines caméras disposent de fonctionnalités de protection
intégrées contre le vandalisme et la détérioration ; dans ce cas, aucun caisson de protection
extérieur n’est nécessaire. Pour plus d’informations sur la protection et les caissons de protection
des caméras, voir le chapitre 4.
Caméras réseau - Chapitre 2 17

Les caméras réseau, qu’elles soient destinées à une utilisation en intérieur ou en extérieur, peu-
vent être classées en plusieurs catégories : caméras fixes, caméras dômes fixes, caméras PTZ et
caméras dômes réseau PTZ.

2.2.1 Caméras réseau fixes


Une caméra réseau fixe, qui peut avoir un objectif à focale fixe ou variable, est une caméra dont
le champ de vision est fixe (normal/téléobjectif/grand angle) une fois montée. Il s’agit du type
de caméra traditionnel, où la caméra et la direction dans laquelle elle pointe sont clairement
visibles. Ce type de caméra représente le meilleur choix dans les applications où il est préférable
que la caméra soit très visible. Le plus souvent, il est possible de changer l’objectif. Les caméras
fixes peuvent être placées dans des caissons de protection spécialement conçus pour des ins-
tallations d’intérieur ou d’extérieur.

Figure 2.2a Caméras réseau fixes, avec versions sans fil et mégapixel.

2.2.2 Caméras dômes réseau fixes


Une caméra dôme réseau fixe, ou mini dôme, se compose essentiellement d’une caméra fixe
installée au préalable dans un petit caisson dôme. Elle peut être orientée dans n’importe quelle
direction. Son principal atout tient à son design discret et à sa capacité à passer inaperçue,
ainsi qu’à la difficulté de déterminer son orientation. Elle dispose également d’une protection
contre la détérioration.

L’un des inconvénients des caméras dômes fixes tient au fait qu’elles sont rarement fournies avec
un objectif interchangeable, et même lorsque c’est le cas, le choix des objectifs est limité par l’es-
pace disponible à l’intérieur du caisson de protection. Pour pallier cet inconvénient, un objectif à
focale variable est souvent fourni afin de pouvoir ajuster le champ de vision de la caméra.

Les caméras dômes fixes Axis sont conçues avec différents types de boîtiers tels que des boîtiers
anti-vandalisme et/ou des boîtiers conformes à la norme IP66 pour des installations d’extérieur.
Aucun caisson de protection externe n’est nécessaire. Ces caméras sont généralement fixées au
mur ou au plafond.
18 Chapitre 2 - Caméras réseau

Figure 2.2b Caméras dômes réseau fixes. De gauche à droite : AXIS 209FD et AXIS 216FD (également disponibles en
versions renforcées et mégapixel), AXIS P3301 et AXIS 225FD

2.2.3 Caméras PTZ et caméras dômes PTZ


Une caméra PTZ ou caméra dôme PTZ peut effectuer des opérations de vision panoramique,
d’inclinaison et de zoom manuellement ou automatiquement sur une zone ou un objet. Toutes
les commandes PTZ sont envoyées sur le même câble réseau que les images vidéo ; aucun câble
RS-485 n’est nécessaire, contrairement aux caméras PTZ analogiques. Voici quelques-unes des
fonctionnalités qui peuvent être intégrées aux caméras PTZ ou caméras dômes PTZ :

> Stabilisateur électronique d’image. Dans les installations en extérieur, les caméras dômes PTZ
avec des facteurs de zoom supérieurs à 20x sont sensibles aux vibrations et aux mouvements
causés par le trafic ou le vent. Le stabilisateur électronique de l’image réduit les effets de
vibration dans une vidéo. En plus de fournir des images vidéo plus nettes, le stabilisateur
électronique de l’image permet de réduire la taille de fichier des images compressées, et par
conséquent d’économiser de l’espace de stockage.

> Masquage de confidentialité. Le masquage de confidentialité, qui permet de bloquer


l’enregistrement ou la visualisation de certaines parties d’une scène, est disponible avec
certains produits de vidéo sur IP. Dans une caméra PTZ ou une caméra dôme PTZ, cette
fonctionnalité permet de conserver le masquage de confidentialité même durant le change-
ment de champ de vision de la caméra, le masquage se déplaçant avec le système coordonné.

Figure 2.2c Avec le masquage de confidentialité intégré (rectangle gris sur l’image), la caméra peut garantir la
confidentialité pour des zones qui ne doivent pas être couvertes par une application de surveillance.
Caméras réseau - Chapitre 2 19

> Positions prédéfinies. De nombreuses caméras PTZ et caméras dômes PTZ permettent de
programmer un certain nombre de positions prédéfinies (généralement entre 20 et 100). Une
fois ces poEsitions configurées dans la caméra, l’opérateur peut aisément et rapidement
passer d’une position à la suivante.

> E-flip (Retournement électronique). Lorsqu’une caméra dôme PTZ est fixée au plafond et
utilisée pour suivre un individu (par exemple dans un magasin), il y a des moments où cet
individu passe juste sous la caméra. Sans la fonctionnalité de retournement électronique, les
images apparaîtraient alors à l’envers. Avec cette fonctionnalité, les images subissent une
rotation de 180 degrés. Cette rotation s’effectue automatiquement, sans que l’opérateur ne
s’en aperçoive.

> Auto-flip (Retournement automatique). Les caméras PTZ, contrairement aux caméras
dômes PTZ, n’offrent normalement pas de vision panoramique continue à 360 degrés, en
raison de la butée mécanique qui les empêche de suivre un mouvement circulaire continu.
Toutefois, grâce à la fonction de retournement automatique, une caméra réseau PTZ peut
instantanément retourner la tête de caméra de 180 degrés et continuer à filmer en panora-
mique au-delà de son point zéro. La caméra peut ensuite continuer à suivre une personne ou
un objet qui passe, dans quelque direction que ce soit.

> Auto-tracking (Suivi automatique). La fonction de suivi automatique est une fonction de
vidéo intelligente qui détecte automatiquement une personne ou un véhicule en mouvement
et le suit dans la limite du champ d’action de la caméra. Le suivi automatique est particulière-
ment utile dans les situations de vidéosurveillance automatique où la présence occasionnelle
de personnes ou de véhicules impose une attention particulière. Elle réduit sensiblement le coût
d’un système de surveillance, car moins de caméras sont nécessaires pour couvrir une scène.
Elle accroît également l’efficacité de la solution, puisqu’elle permet à une caméra PTZ ou une
caméra dôme PTZ d’enregistrer des zones d’une scène qui présentent une activité.

Bien que les caméras PTZ et les caméras dômes PTZ puissent partager certaines fonctionnalités,
il convient de noter les différences suivantes :

> Les caméras réseau PTZ ne disposent pas de fonction de panoramique à 360 degrés, à cause de
la butée mécanique. Cela signifie qu’elles ne peuvent pas suivre une personne se déplaçant
dans un cercle continu autour de la caméra. Seules exceptions : les caméras PTZ qui possèdent
la fonction de retournement automatique, telles que la caméra réseau PTZ AXIS 215.

> Les caméras réseau PTZ ne sont pas conçues pour un fonctionnement automatique continu
(ou « tour de garde »), dans lequel la caméra se déplace automatiquement d’une position
prédéfinie à la suivante.

Des informations supplémentaires concernant les caméras réseau PTZ (disponibles dans des ver-
sions mécaniques et non mécaniques) et les caméras dôme réseau PTZ sont fournies dans les
sections suivantes.
20 Chapitre 2 - Caméras réseau

Caméras réseau PTZ mécaniques


Les caméras PTZ mécaniques sont principalement utilisées en intérieur et dans les applications
avec opérateur humain. Le zoom optique sur les caméras PTZ va généralement de 10x à 26x. Une
caméra PTZ peut être fixée au mur ou au plafond.

Figure 2.2d Caméras réseau PTZ. De gauche à droite : AXIS 212 PTZ-V (non mécanique), AXIS 213 PTZ, AXIS 214 PTZ
et AXIS 215 PTZ.

Caméras réseau PTZ non mécaniques


Une caméra réseau PTZ non mécanique, telle que l’AXIS 212 PTZ et sa version résistante au
vandalisme (voir plus haut), offre des fonctions de vision panoramique, d’inclinaison et de zoom
instantanés sans pièce mobile ; il n’y a donc aucune usure. Avec un objectif grand angle, elle
offre un champ de vision plus large qu’une caméra réseau PTZ mécanique.

Figure 2.2e Images d’une caméra réseau PTZ non mécanique. Sur la gauche, vue d’ensemble à 140 degrés en réso-
lution VGA ; sur la droite, image avec un zoom 3x.

Une caméra PTZ non mécanique utilise un capteur d’images mégapixel et permet à l’opérateur
d’effectuer un zoom instantané sur n’importe quelle partie de la scène, sans perte de résolution de
l’image. Pour cela, la caméra présente une image d’ensemble en résolution VGA (640x480 pixels),
bien qu’elle capture une image à résolution beaucoup plus élevée. Lorsqu’il lui est demandé de
zoomer sur une partie de l’image d’ensemble, la caméra utilise la résolution mégapixel d’origine
pour fournir un rapport 1:1 complet en résolution VGA. L’image agrandie résultante offre ainsi un
niveau de détails élevé tout en conservant la netteté. Avec un zoom numérique normal, l’image
agrandie perd souvent en détail et en netteté. Une caméra PTZ non mécanique est idéale pour les
installations murales discrètes.
Caméras réseau - Chapitre 2 21

Caméras dôme réseau PTZ


Les caméras dôme réseau PTZ peuvent couvrir une large zone tout en offrant une grande flexi-
bilité en matière de fonctions panoramique/inclinaison/zoom. Elles permettent d’effectuer un
panoramique continu sur 360 degrés et une inclinaison allant généralement jusqu’à 180 degrés.
Les caméras dômes PTZ sont parfaites pour des installations discrètes en raison de leur design,
de leur fixation (particulièrement avec les fixations au plafond) et de la difficulté à distinguer
l’angle de vision de la caméra (le boîtier du dôme peut être transparent ou opaque).

Une caméra dôme réseau PTZ possède également toute la robustesse nécessaire pour un fonc-
tionnement en continu en mode « tour de garde », dans lequel la caméra se déplace automati-
quement d’une position prédéfinie à une autre dans un ordre prédéterminé ou de manière aléa-
toire. Il est normalement possible de configurer et d’activer jusqu’à 20 tours de garde à
différentes périodes de la journée. En mode Tour de garde, une caméra dôme réseau PTZ peut
couvrir une zone où 10 caméras réseau fixes seraient normalement nécessaires. Le principal
inconvénient est qu’un seul lieu peut être surveillé à la fois, laissant ainsi les neuf autres posi-
tions sans surveillance.

Le zoom optique des caméras dômes PTZ va généralement de 10x à 35x. On les utilise souvent
dans les situations où un opérateur est employé. Ce type de caméra est souvent fixé au mur ou
au plafond en intérieur, ou sur un poteau ou un mur en extérieur.

Figure 2.2f Caméras dôme réseau PTZ. De gauche à droite : AXIS 231D+, AXIS 232D+, AXIS 233D

2.3 Cameras réseau jour/nuit


Tous les types de caméras réseau (fixes, fixes à dôme, PTZ et PTZ à dôme) peuvent proposer une
fonctionnalité jour/nuit. Une caméra jour/nuit est conçue pour une utilisation dans des installa-
tions en extérieur ou des environnements intérieurs avec faible éclairage.

Une caméra réseau couleur jour/nuit fournit des images en couleur durant la journée. Lorsque la
luminosité passe sous un certain niveau, la caméra peut basculer automatiquement en mode
nuit et tirer parti de la lumière infrarouge proche pour fournir des images en noir et blanc de
haute qualité.
22 Chapitre 2 - Caméras réseau

La lumière infrarouge proche, dont la longueur d’onde est comprise entre 700 nanomètres (nm)
et environ 1000 nm, se situe en dehors de la plage visible par l’œil humain, mais la plupart des
capteurs de caméra peuvent la détecter et l’utiliser. Durant la journée, une caméra jour/nuit
utilise un filtre de coupure infrarouge. La lumière infrarouge est filtrée afin de ne pas déformer
les couleurs des images visibles par l’œil humain. Lorsque la caméra est en mode nuit (noir et
blanc), le filtre de coupure infrarouge est supprimé, ce qui permet à la caméra d’atteindre une
sensibilité à la lumière de 0,001 lux ou moins.

Figure 2.3a Le graphique illustre la manière dont un capteur d’images répond à la lumière visible et à la lumière
infrarouge proche. La longueur d’onde de cette dernière est comprise entre 700 nm et 1000 nm.

Figure 2.3b À gauche : filtre de coupure infrarouge dans une caméra réseau jour/nuit. Au milieu : position du filtre
de coupure infrarouge durant la journée. À droite : position du filtre de coupure infrarouge durant la nuit.

Les caméras jour/nuit sont utiles dans les environnements qui limitent l’utilisation de la lumière
artificielle. Cela inclut la vidéosurveillance dans les lieux à faible luminosité, les applications de
surveillance dissimulée ou les situations de surveillance de la circulation dans lesquelles de
fortes lumières perturberaient les conducteurs la nuit.
Caméras réseau - Chapitre 2 23

Un projecteur infrarouge qui fournit de la lumière infrarouge proche peut également être utilisé
avec une caméra jour/nuit afin de renforcer la capacité de la caméra à produire des images vidéo
de haute qualité dans des conditions nocturnes ou à faible luminosité. Pour plus d’informations
sur les projecteurs infrarouge, consultez le site Web d’Axis à l’adressewww.axis.com/products/
cam_irillum

Figure 2.3c À gauche, image sans projecteur infrarouge. À droite, image avec un projecteur infrarouge.

2.4 Caméras réseau mégapixel


Les caméras réseau mégapixel, disponibles comme caméras fixes et caméras dômes fixes Axis,
contiennent un capteur d’images mégapixel afin de délivrer des images avec un million de pixels
ou plus. Cette résolution est au moins deux fois supérieure à celle qu’il est possible d’obtenir
avec une caméra analogique.

Une caméra réseau fixe mégapixel peut être utilisée de deux manières : soit pour afficher davan-
tage de détails dans une image de plus haute résolution (ce qui peut être utile pour identifier
des personnes ou des objets), soit pour couvrir une plus grande partie d’une scène si une résolu-
tion d’image identique à celle d’une caméra non mégapixel est utilisée.

Les caméras mégapixel disponibles aujourd’hui sont en général moins sensibles à la lumière que
les caméras réseau non mégapixel. Les flux vidéo à haute résolution générés par une caméra
mégapixel nécessitent en outre davantage de bande passante réseau et d’espace de stockage pour
les enregistrements, bien que cet inconvénient puisse être atténué par l’utilisation de la norme de
compression vidéo H.264. Pour plus d’informations sur la norme H.264, voir le chapitre 7.

2.5 Consignes pour la sélection d’une caméra réseau


La gamme de caméras réseau disponibles sur le marché étant assez étendue, voici quelques
conseils qui peuvent vous aider lors de la sélection d’une caméra réseau.
24 Chapitre 2 - Caméras réseau

> Définissez l’objectif de surveillance : vue d’ensemble ou détailsl. Les images d’ensemble
fournissent une vue d’ensemble d’un lieu ou du mouvement global des personnes qui s’y
trouvent. Les images à hauts détails sont importantes pour l’identification des personnes ou
des objets (visages, plaques minéralogiques, surveillance de systèmes de point de vente).
L’objectif de surveillance détermine le champ de vision, le positionnement de la caméra et le
type de caméra/objectif utilisé. Pour plus d’informations sur les objectifs, voir le chapitre 3.

> Zone de couverture. Pour un lieu donné, déterminez le nombre de zones dignes d’intérêt, le
pourcentage de ces zones qui doit être couvert, et si ces zones sont proches les unes des
autres. La zone à couvrir détermine le type de caméra et le nombre de caméras nécessaires.

- Mégapixel ou non mégapixel. Si vous avez deux zones d’intérêt de faible surface et
proches l’une de l’autre, vous pouvez utiliser une caméra mégapixel avec un objectif
grand angle plutôt que deux caméras non mégapixel.

- Fixe ou PTZ. (Dans le contexte suivant, les caméras fixes font également référence aux
caméras dômes fixes et les caméras PTZ font également référence aux caméras dômes
PTZ.) Une zone peut être couverte par plusieurs caméras fixes ou par quelques caméras
PTZ. Sachez qu’une caméra PTZ avec des fonctionnalités de zoom optique avancées est
en mesure de fournir des images à hauts détails et de couvrir une grande surface.
Toutefois, elle ne peut fournir qu’une brève vue d’ensemble d’une partie de sa zone de
couverture à tout moment, tandis qu’une caméra fixe est capable de couvrir intégrale-
ment sa zone en permanence. Pour tirer pleinement parti des fonctionnalités d’une
caméra PTZ, il convient d’utiliser les services d’un opérateur ou de configurer un tour
de garde automatique.

> Environnement intérieur ou extérieur.

- Sensibilité à la lumière et exigences d’éclairage. Dans les environnements extérieurs,


envisagez l’utilisation de caméras jour/nuit. Prenez en compte la sensibilité à la
lumière de la caméra requise et l’éventuelle nécessité d’un éclairage supplémentaire ou
spécialisé, tel que des lampes infrarouges. Sachez que les mesures de sensibilité (expri-
mées en lux) des caméras réseau ne sont pas comparables d’un fournisseur de produits
de vidéo sur IP à un autre, car il n’existe aucune norme industrielle relative à la
mesure de la sensibilité à la lumière.

- Caisson de protection. Si la caméra doit être placée en extérieur ou dans un environne-


ment qui nécessite une protection contre la poussière, l’humidité ou le vandalisme, un
caisson de protection est nécessaire. Pour plus d’informations sur les caissons de
protection, voir le chapitre 4
Caméras réseau - Chapitre 2 25

> Surveillance apparente ou dissimulée. Le type de surveillance doit être pris en compte lors
du choix de la caméra, en plus du caisson de protection et de la fixation qui permettent
d’obtenir une installation plus ou moins discrète.

Voici quelques autres aspects importants à prendre en considération dans le choix d’une caméra :

> Qualité d’image. La qualité d’image est l’un des aspects les plus importants d’une caméra,
mais il est difficile de la quantifier et de la mesurer. Le meilleur moyen de déterminer la
qualité d’image consiste à installer différentes caméras et à visualiser la vidéo. Si la capture
d’objets en mouvements avec une image de bonne qualité est une priorité, il est important
que la caméra réseau utilise la technologie de balayage progressif.early is a priority, it is
important that the network camera uses progressive scan technology. Pour plus d’informa-
tions sur le balayage progressif, voir le chapitre 3..

> Résolution. Pour les applications qui requièrent des images détaillées, les caméras mégapixel
peuvent constituer la meilleure option. Pour plus d’informations sur la résolution mégapixel,
voir le chapitre 6.

> Compression. Les trois normes de compression vidéo offertes par les produits de vidéo sur IP
Axis sont H.264, MPEG-4 et Motion JPEG. La norme H.264 est la plus récente ; elle offre les plus
grands avantages en termes d’économie de bande passante et de stockage. Pour plus d’infor-
mations sur la compression, voir le chapitre 7.

> Audio. Si l’audio est requis, vous devez choisir entre la fonction de transmission audio uni
directionnelle ou bidirectionnelle. Les caméras réseau Axis avec prise en charge audio possè-
dent un microphone intégré et/ou une entrée pour un microphone externe et un haut-parleur
ou une sortie haut niveau pour des haut-parleurs externes. Pour plus d’informations sur
l’audio, voir le chapitre 8.

> Gestion d’événements et vidéo intelligente. Les fonctionnalités de gestion d’événements


sont souvent configurées à l’aide d’un logiciel de gestion d’événements et sont prises en
charge par des ports d’entrée/sortie et les fonctionnalités de vidéo intelligente dans une
caméra réseau ou un encodeur vidéo. Le fait d’effectuer des enregistrements basés sur des
déclencheurs d’événements à partir de ports d’entrée et sur les fonctionnalités de vidéo
intelligente offertes par un produit de vidéo sur IP permet d’économiser de la bande
passante et de l’espace de stockage et permet à un opérateur de contrôler davantage de
caméras, puisque seules celles où une alarme ou un événement a lieu nécessitent un contrôle
en direct. Pour plus d’informations sur les fonctions de gestion d’événements, voir le chapitre 11.
26 Chapitre 2 - Caméras réseau

> Fonctionnalités de mise en réseau. Les aspects à prendre en considération sont les suivants :
technologie PoE, cryptage HTTPS pour le cryptage des flux vidéo avant leur transmission sur le
réseau, filtrage d’adresses IP (qui accorde ou refuse des droits d’accès à des adresses IP spécifi-
ques), norme IEEE802.1X pour le contrôle de l’accès à un réseau, protocole IPv6 et fonctionna-
lité sans fil. Pour plus d’informations sur les technologies de mise en réseau et de sécurité, voir le
chapitre 9.

> Interface ouverte et logiciel d’application. Un produit de vidéo sur IP avec une interface
ouverte procure davantage de possibilités d’intégration à d’autres systèmes. Il convient
également que le produit soit pris en charge par des logiciels d’application et logiciels de
gestion qui facilitent l’installation et la mise à niveau des produits de vidéo sur IP. Les
produits Axis sont pris en charge par les logiciels de gestion vidéo internes et par une large
gamme de solutions logicielles de gestion vidéo fournies par plus de 600 Partenaires de
développement d’applications. Pour plus d’informations sur les systèmes de gestion vidéo, voir
le chapitre 11.

Une autre considération importante, en dehors de la caméra réseau elle-même, concerne la sé-
lection du fournisseur de produit de vidéo sur IP. Les besoins croissant et évoluant au fil du
temps, le fournisseur doit être considéré comme un partenaire à long terme. Cela signifie qu’il
est important de sélectionner un fournisseur qui propose une ligne complète de produits et
d’accessoires de vidéo sur IP susceptibles de répondre à vos besoins actuels et futurs. Le fournis-
seur doit également être en mesure de délivrer des services innovants, des mises à niveau et des
produits pour le long terme.

Une fois que vous avez pris une décision quant au type de caméra requis, il est préférable d’en
acquérir une et de tester sa qualité avant d’effectuer une commande en grosse quantité.
Eléments d’une caméra - Chapitre 3 27

Eléments d’une caméra


Plusieurs éléments de la caméra ont un impact sur la qualité d’image et le champ de
vision ; il est par conséquent important de bien les comprendre lors du choix d’une
caméra réseau. Il s’agit de la sensibilité à la lumière, du type d’objectif, du type de
capteur d’image et de la technique de balayage, ainsi que des fonctionnalités de trai-
tement de l’image. Tous ces éléments sont abordés dans ce chapitre. Vous trouverez
également à la fin du chapitre quelques conseils relatifs à l’installation.

3.1 Sensibilité à la lumière


La sensibilité à la lumière d’une caméra réseau est exprimée en lux, ce qui correspond au niveau de
luminosité auquel une caméra produit une image accepTableau. Plus la spécification en lux est
faible, plus la sensibilité à la lumière de la caméra est élevée. Normalement, il faut au moins 200
lux pour éclairer un objet afin d’obtenir une bonne qualité d’image. D’une manière générale, plus il
y a de lumière sur l’objet, meilleure est l’image. Avec une lumière trop faible, la mise au point sera
difficile et l’image sera bruitée et/ou sous exposée. Pour capturer des images de bonne qualité dans
des conditions d’éclairage faible, il faut une caméra jour/nuit qui exploite la « lumière infrarouge
proche ». Pour plus d’informations sur les caméras jour/nuit, voir le chapitre 2.

Différentes conditions lumineuses offrent différents niveaux d’éclairement. De nombreuses scènes


naturelles ont un éclairement assez complexe, avec des ombres et des zones éclairées qui donnent
des mesures de luminosité (en lux) différentes dans différentes zones d’une scène. Il convient donc
de noter qu’une mesure en lux n’indique pas la condition d’éclairage d’une scène globale.

Éclairage Condition d’éclairage


100,000 lux Plein soleil
10,000 lux Plein jour
500 lux Lumière intérieure
100 lux Pièce faiblement
Tableau 3.1a Exemples de différents niveaux d’éclairage.
28 Chapitre 3 - Eléments d’une caméra

De nombreux fabricants spécifient le niveau minimal d’éclairage nécessaire à la production


d’une image acceptable par une caméra réseau. Bien que ces spécifications soient utiles pour
comparer la sensibilité à la lumière des caméras proposées par un même fabricant, il est préfé-
rable de ne pas utiliser ces chiffres pour comparer les caméras de différents fabricants car cha-
cun d’eux applique différentes méthodes et use de différents critères pour définir de quoi est
constituée une image acceptable. Pour bien comparer les performances en faible éclairage de
deux caméras, celles-ci doivent être placées côte à côte et doivent visualiser un objet en mou-
vement dans des conditions d’éclairage faible.

3.2 Éléments de l’objectif


Un objectif ou bloc objectif sur une caméra réseau effectue plusieurs fonctions, parmi lesquelles :

> La définition du champ de vision, autrement dit la partie d’une scène et le niveau de détail à
capturer.
> Le contrôle de la quantité de lumière qui traverse le capteur d’images de sorte qu’une image
soit correctement exposée.
> La mise au point en ajustant soit les éléments du bloc objectif, soit la distance entre le bloc
objectif et le capteur d’images.

3.2.1 Champ de vision


L’un des facteurs à prendre en compte lors du choix d’une caméra est le champ de vision requis,
autrement dit la zone de couverture et le degré de détail à visualiser. Le champ de vision est
déterminé par le ratio entre la distance focale de l’objectif et la taille du capteur d’images. Ces
données sont spécifiées dans la fiche technique des caméras réseau.

La distance focale d’un objectif est définie par la distance entre l’objectif d’entrée (ou un point
spécifique dans un bloc objectif complexe) et le point où les rayons de lumière convergent en un
point (normalement le capteur d’images de la caméra). Plus la longueur distance focale est
élevée, plus le champ de vision est étroit.

Le moyen le plus rapide de déterminer la distance focale d’un objectif requise pour un champ de
vision souhaité consiste à utiliser un calculateur d’objectif pivotant ou un calculateur d’objectif
en ligne (www.axis.com/tools), tous deux disponibles sur le site d’Axis. La taille du capteur
d’images d’une caméra réseau, en général 1/4”, 1/3”, 1/2” ou 2/3”, doit également être utilisée
lors du calcul. (L’inconvénient de l’utilisation d’un calculateur d’objectif est qu’il ne prend pas en
compte la déformation géométrique possible d’un objectif.)

On distingue trois types de champs de vision :

> Vue normale : offre le même champ de vision que l’œil humain.
Eléments d’une caméra - Chapitre 3 29

> Téléobjectif : champ de vision plus étroit procurant en général des détails plus fins que ceux
visibles par l’œil humain. Un téléobjectif est utilisé lorsque l’objet à surveiller est de petite
taille ou situé loin de la caméra. Les téléobjectifs disposent en général d’une luminosité
inférieure aux objectifs normaux.

> Grand angle : champ de vision plus large avec moins de détails que la vue normale. Un
objectif grand angle procure en général une bonne profondeur de champ et des performances
acceptables en faible éclairage. Les objectifs grand angle produisent parfois des déformations
géométriques, telles que l’effet « Fish-eye ».

Figure 3.2a Différents champs de vision : vue grand angle (à gauche), vue normale (au centre) et téléobjectif (à
droite).

Figure 3.2b Objectifs de caméra réseau avec différentes distances focales : grand angle (à gauche), normale (au
centre) et téléobjectif (à droite).

Il existe trois principaux types d’objectifs :

> Objectif fixe : ce type d’objectif possède une distance focale fixe ; autrement dit, un seul
champ de vision (normal, téléobjectif ou grand angle). De nombreux objectifs de caméra
réseau fixe ont une distance focale de 4 mm.

> Objectif à foyer progressif : ce type d’objectif offre une large gamme de distances focales,
et par conséquent différents champs de vision. Le champ de vision peut être réglé manuelle-
ment. Chaque fois que le champ de vision est modifié, l’utilisateur doit réeffectuer une mise
au point manuelle. Les objectifs à foyer progressif pour caméras réseau offrent souvent des
distances focales allant de 3 mm à 8 mm.
30 Chapitre 3 - Eléments d’une caméra

> Objectifs zoom : les objectifs zoom sont semblables aux objectifs à foyer progressif, dans le
sens où il permettent à l’utilisateur de sélectionner différents champs de vision. Toutefois,
avec les objectifs zoom il n’est pas nécessaire de refaire la mise au point en cas de modifica-
tion du champ de vision. La mise au point peut être conservée dans une certaine gamme de
distances focales, par exemple de 6 mm à 48 mm. Les réglages d’objectif peuvent être
manuels ou motorisés pour un contrôle à distance. Lorsqu’un objectif présente, par exemple,
une capacité de zoom 3x, il est fait référence au rapport entre la distance focale la plus
courte et la plus longue de l’objectif.

3.2.2 Correspondance objectif/capteur


Si une caméra réseau possède un objectif interchangeable, il convient de sélectionner un objectif
adapté à la caméra. Si un objectif conçu pour un capteur d’images 1/2” fonctionne aussi avec les
capteurs d’images 1/2”, 1/3” et 1/4”, en revanche il ne s’adapte pas aux capteurs d’images 2/3”.

Un objectif conçu pour un capteur d’images plus petit que celui de la caméra provoque des coins
noirs sur l’image (voir l’illustration de gauche sur la Figure 3.2c ci-dessous). IS’il est au contraire
conçu pour un capteur d’images plus grand que celui de la caméra, le champ de vision sera in-
férieur à la capacité de l’objectif, une partie de l’information étant alors « perdue » en dehors du
capteur d’images (voir l’illustration de droite sur la Figure 3.2c ci-dessous). Cette situation crée
un effet téléobjectif car tout semble agrandi.

Objectif 1/4” Objectif 1/3" Objectif 1/2"

Figure 3.2c Exemples de différents objectifs montés sur un capteur d’images 1/3”.

Lors du remplacement d’un objectif sur une caméra mégapixel, un objectif de haute qualité est
nécessaire car les capteurs mégapixel possèdent des pixels beaucoup plus petits que ceux d’un
capteur VGA (640x480 pixels). Il est préférable de faire correspondre la résolution de l’objectif à
celle de la caméra afin d’exploiter les fonctionnalités de la caméra de manière optimale.

3.2.3 Normes de monture d’objectif


Lors d’un changement d’objectif, il est également important de connaître le type de monture
d’objectif dont est équipée la caméra. Deux principales normes sont utilisées sur les caméras
réseau : la monture CS et la monture C. Toutes deux présentent un filetage de 1” et leur aspect
est identique. Ce qui diffère, c’est la distance entre l’objectif et le capteur lorsque l’objectif est
fixé sur la caméra :
Eléments d’une caméra - Chapitre 3 31

> Monture CS. La distance entre le capteur et l’objectif doit être de 12,5 mm.
> Monture C. La distance entre le capteur et l’objectif doit être de 17,526 mm.

Il est possible de monter un objectif à monture C sur un corps de caméra à monture CS à l’aide
d’une rallonge de 5 mm (bague d’adaptation C/CS). Si vous ne parvenez pas à effectuer la mise au
point d’une caméra, c’est sans doute parce que vous n’utilisez pas le bon type d’objectif.

3.2.4 Ouverture et exposition


En situation de faible éclairage, particulièrement dans les environnements intérieurs, l’un des fac-
teurs importants à examiner dans une caméra réseau est la capacité de collecte de lumière de
l’objectif. Celle-ci peut être déterminée par l’ouverture de l’objectif (ou chiffre f). Le chiffre f définit
la quantité de lumière qui peut traverser un objectif.

Il s’agit du rapport entre la distance focale de l’objectif et le diamètre de l’ouverture ou diaphragme


; autrement dit, chiffre f = distance focale/ouverture.

Plus le chiffre f: est faible (courte distance focale par rapport à l’ouverture, ou grande ouverture par
rapport à la distance focale), plus grande est la capacité de l’objectif à collecter la lumière, autre-
ment dit : plus grande est la quantité de lumière capable de traverser l’objectif et d’atteindre le
capteur d’images. Dans les situations de faible éclairage, un petit chiffre f produit généralement
une image de meilleure qualité. (Il se peut toutefois que certains capteurs ne soient pas en mesure
de tirer parti d’un chiffre f plus faible dans les situations de faible éclairage en raison de leur
conception.) Un chiffre f plus grand, en revanche, augmente la profondeur de champ (voir la sec-
tion 3.2.6). Un objectif dont le chiffre f est plus petit est généralement plus onéreux.

Les chiffres f sont souvent écrits sous la forme F/x. La barre oblique indique une division. F/4 signi-
fie que le diamètre de diaphragme est égal à la distance focale divisée par 4 ; par conséquent, si
une caméra possède un objectif de 8 mm, la lumière doit passer à travers un diaphragme dont le
diamètre est au moins égal à 2 mm.

Bien que les objectifs avec diaphragme à réglage automatique (diaphragme DC) possèdent une
gamme de chiffres f, il arrive souvent que seule l’extrémité maximale de la plage de collecte de
lumière soit spécifiée (chiffre f le plus petit).

La capacité de collecte de lumière d’un objectif (ou chiffre f) et la durée d’exposition (durée
pendant laquelle un capteur d’images est exposé à la lumière) sont les deux principaux facteurs
qui contrôlent la quantité de lumière reçue par un capteur d’images. Un troisième élément, le
gain, est un amplificateur qui permet d’accroître la luminosité de l’image. Cependant, l’augmen-
tation du gain entraîne également une augmentation du niveau de bruit (grain) dans une image
; il est donc préférable d’ajuster la durée d’exposition ou l’ouverture du diaphragme. Des limites
de durée d’exposition et de gain peuvent être configurées dans certaines caméras Axis. Plus la
durée d’exposition est élevée, plus un capteur d’images reçoit de lumière. Les environnements à
32 Chapitre 3 - Eléments d’une caméra

fort éclairage requièrent une durée d’exposition plus courte, tandis que les conditions de faible
éclairage requièrent une durée d’exposition plus longue. Il faut savoir que l’augmentation de la
durée d’exposition accroît également le flou de mouvement, alors que l’augmentation de l’ouver-
ture de diaphragme présente l’inconvénient de réduire la profondeur de champ (dont une expli-
cation est fournie dans la section 3.2.6 ci-dessous).

Lors du choix de l’exposition, il est conseillé d’opter pour une courte durée d’exposition si l’on
souhaite capturer des objets au mouvement rapide ou quand une fréquence d’images élevée est
requise. Une durée d’exposition plus longue améliore la qualité d’image dans des conditions de
faible éclairage, mais cela peut accroître le flou de mouvement et diminuer la fréquence d’images
totale puisqu’il faut davantage de temps pour exposer chaque image. Dans certaines caméras ré-
seau, il existe un paramètre d’exposition automatique qui fait en sorte que la fréquence d’images
est augmentée ou réduite en fonction de la lumière disponible. C’est seulement lorsque le niveau
de luminosité faiblit qu’il est important de prendre en compte l’éclairage artificiel, la fréquence
d’images avec priorité ou la qualité d’image.

Figure 3.2d Interface utilisateur de caméra avec, entre autres, des options de réglage de l’exposition dans des
conditions de faible éclairage.

3.2.5 Diaphragme manuel ou automatique


Dans les environnements intérieurs où les niveaux d’éclairage peuvent être constants, il est pos-
sible d’utiliser un objectif à diaphragme manuel. Ce type d’objectif possède une bague de réglage
du diaphragme, ou bien celui-ci est fixé sur une valeur f. C’est ce dernier principe qui est appliqué
sur les caméras réseau intérieures Axis.

Il est recommandé d’utiliser un objectif avec diaphragme à réglage automatique pour les applica-
tions extérieures et là où l’éclairage change en permanence. L’ouverture du diaphragme est
contrôlée par la caméra et sert à conserver un niveau d’éclairage optimal pour le capteur d’images
si aucun paramètre de gain ou d’exposition n’est disponible ou utilisé dans la caméra réseau. Le
diaphragme peut également être utilisé pour contrôler la profondeur de champ (voir l’explication
dans la section ci-dessous) et obtenir des images plus nettes. La plupart des objectifs à diaphrag-
me automatique sont contrôlés par le processeur de la caméra, par le biais d’un signal de courant
continu (DC) ; ils portent par conséquent le nom de « diaphragme DC ». Toutes les caméras exté-
Eléments d’une caméra - Chapitre 3 33

rieures Axis, qu’elles soient fixes, fixes à dôme, PTZ ou PTZ à dôme, utilisent des objectifs à
diaphragme DC ou automatique.

3.2.6 Profondeur de champ


L’un des critères qui peut assumer une importance dans une application de vidéosurveillance est
la profondeur de champ. La profondeur de champ fait référence à la distance devant ou au-delà
du point focal où les objets apparaissent tous nets. Elle peut par exemple revêtir une impor-
tance dans la surveillance d’un parking, où il peut être nécessaire d’identifier les plaques d’im-
matriculation de véhicules situés à 20, 30 et 50 mètres. La profondeur de champ est affectée par
trois facteurs : la distance focale, le diamètre du diaphragme et la distance enter la caméra et le
sujet. Une distance focale élevée, une grande ouverture de diaphragme ou une faible distance
entre la caméra et le sujet limitent la profondeur de champ.
Point focal

Profondeur de
champ

Figure 3.2e Profondeur de champ : imaginez un groupe de personnes disposées en file indienne. Si la mise au point
est effectuée au milieu de la file et qu’il est possible d’identifier les visages des personnes situées plus de 15 mètres
devant et derrière le point central, la profondeur de champ est bonne.

Figure 3.2f Ouverture de diaphragme et profondeur de champ. L’illustration ci-dessus est un exemple de profondeur
de champ pour différents chiffres f avec une distance de mise au point de 2 mètres. Un grand chiffre f (ouverture de
diaphragme plus petite) permet d’obtenir une netteté des objets sur une plus grande plage. (Selon la taille en pixels,
des ouvertures de diaphragme très petites peuvent entraîner un flou de l’image par diffraction.)
34 Chapitre 3 - Eléments d’une caméra

3.3 Capteurs d’image


Après avoir traversé l’objectif, la lumière atteint le capteur d’images de la caméra. Un capteur
d’images est composé de nombreux photosites, chacun correspondant à un élément d’image,
plus couramment appelé « pixel ». Chaque pixel d’un capteur d’images enregistre la quantité de
lumière à laquelle il est exposé et la convertit en un nombre correspondant d’électrons. Plus la
lumière est forte, plus le nombre d’électrons générés est élevé. La composition des caméras peut
faire appel à deux principales technologies en ce qui concerne les capteurs d’images :

> CCD (charge-coupled device)


> CMOS (complementary metal-oxide semiconductor)

Figure 3.3a Capteurs d’images : CCD (à gauche) ; CMOS (à droite).

Bien que les capteurs CCD et CMOS soient souvent considérés comme rivaux, chacun possède
ses propres points forts et inconvénients qui le rendent plus adapté à certaines applications. Les
capteurs CCD sont produits à l’aide d’une technologie développée spécialement pour l’industrie
vidéo. Les premiers capteurs CCD étaient basés sur une technologie standard déjà largement
utilisée dans les puces mémoire des ordinateurs. Les capteurs CMOS modernes emploient une
technologie plus spécialisée et leur qualité s’accroit rapidement.

3.3.1 La technologie CCD


Les capteurs CCD sont utilisés dans les caméras depuis plus de 30 ans et présentent de nombreux
avantages. En général, ils offrent encore une sensibilité à la lumière légèrement supérieure aux
capteurs CMOS et produisent un peu moins de bruit. Une sensibilité supérieure se traduit par une
meilleure qualité d’image en cas de sous-exposition. Les capteurs CCD, toutefois, sont plus onéreux
et plus difficiles à intégrer dans une caméra. En termes d’alimentation, un capteur CCD peut éga-
lement consommer jusqu’à 100 fois plus qu’un capteur CMOS équivalent.

3.3.2 La technologie CMOS


Les récents progrès en matière de capteurs CMOS font qu’ils se rapprochent de plus en plus de
leurs homologues CCD en termes de qualité d’image. Les capteurs CMOS permettent de réduire
le prix global des caméras, dans la mesure où ils renferment tous les éléments nécessaires à la
composition des caméras. Comparés aux capteurs CCD, les capteurs CMOS offrent davantage de
possibilités d’intégration et davantage de fonctions. Ils offrent également des durées de mesure
Eléments d’une caméra - Chapitre 3 35

plus courtes (ce qui est utile lorsque des images haute résolution sont requises), une dissipation
de puissance moindre au niveau de la puce, ainsi qu’un encombrement réduit. Les capteurs
CMOS mégapixel sont plus répandus et moins coûteux que les capteurs CCD mégapixel.

3.3.3 Capteurs mégapixel


Pour des raisons de coûts, de nombreux capteurs mégapixel (capteurs contenant un million de
pixels ou plus) intégrés aux caméras mégapixel sont d’une taille égale ou seulement légèrement
supérieure aux capteurs VGA qui fournissent une résolution de 640x480 (307 200) pixels. Cela
signifie que la taille de chaque pixel sur un capteur mégapixel est inférieure à celle sur un capteur
VGA. Par exemple, un capteur mégapixel de 1/3» et 2 mégapixels possède des pixels d’une taille
de 3 μm (micromètres/microns). En comparaison, la taille de pixel d’un capteur VGA de 1/3» est
de 7,5 μm. Par conséquent, bien que la caméra mégapixel procure une résolution plus élevée et
davantage de détails, elle est moins sensible à la lumière que son homologue VGA puisque la taille
de pixel est inférieure et la lumière reflétée depuis un objet est répartie sur davantage de pixels..

3.4 Techniques de balayage d’images


Le balayage entrelacé et le balayage progressif sont les deux techniques disponibles aujourd’hui
pour la lecture et l’affichage d’informations produites par des capteurs d’images. Le balayage
entrelacé est utilisé principalement dans les capteurs CCD, alors que le balayage progressif est
utilisé dans les capteurs CCD ou CMOS. Les caméras réseau peuvent exploiter l’une ou l’autre
technique de balayage. (Les caméras analogiques, quant à elles, ne peuvent utiliser que la tech-
nique du balayage entrelacé pour le transfert des images sur un câble coaxial et pour leur affi-
chage sur des moniteurs analogiques.)

3.4.1 Le balayage entrelacé


Lorsqu’une image entrelacée est produite par un capteur CCD, deux champs de lignes sont gé-
nérés : l’un affichant les lignes impaires et l’autre affichant les lignes paires. Toutefois, pour créer
le champ impair, des informations des lignes paires et impaires sur un capteur CCD sont combi-
nées. Le même principe est valable pour le champ pair, où des informations des lignes paires et
impaires sont combinées pour former une image toutes les deux lignes.

Lors de la transmission d’une image entrelacée, seule la moitié des lignes (alternant entre les
lignes paires et impaires) d’une image sont envoyées simultanément, ce qui réduit de moitié
l’utilisation de la bande passante. Le moniteur, par exemple un téléviseur traditionnel, doit éga-
lement utiliser la technique de l’entrelacement. Les lignes paires (en premier lieu) et les lignes
paires (en second lieu) d’une image sont affichées puis actualisées à 25 (PAL) ou 30 (NTSC)
images par seconde, de sorte que l’œil humain les interprète comme des images complètes. Tous
les formats vidéo analogiques et certains formats HDTV modernes sont entrelacés. Bien que la
technique de l’entrelacement crée des distorsions ou des artéfacts en raison des données « man-
quantes », ils ne sont pas très visibles sur un moniteur entrelacé.
36 Chapitre 3 - Eléments d’une caméra

Cependant, lorsque des images vidéo sont affichées sur un moniteur à balayage progressif (par
exemple un moniteur d’ordinateur, qui balaie les lignes d’une image de manière consécutive),
ces artéfacts peuvent se remarquer. Visibles sous la forme de « déchirures », ils sont dus au léger
délai entre les actualisations des lignes paires et impaires, seule la moitié des lignes représentant
l’image en mouvement tandis que l’autre attend d’être actualisée. Ce phénomène se remarque
en particulier lorsque la vidéo est arrêtée et qu’un arrêt sur image est analysé.

3.4.2 Le balayage progressif


Avec un capteur d’images à balayage progressif, des valeurs sont obtenues pour chaque pixel sur
le capteur et chaque ligne de données d’image est analysée de manière séquentielle, ce qui pro-
duit une image complète. En d’autres termes, les images capturées ne sont pas divisées en champs
séparés comme dans le cas du balayage entrelacé. Avec le balayage progressif, une image entière
est envoyée sur le réseau et, une fois affichée sur un moniteur d’ordinateur à balayage progressif,
chaque ligne de l’image est affichée à l’écran l’une après l’autre, dans l’ordre parfait. Les objets en
mouvement sont par conséquent mieux présentés sur les écrans d’ordinateurs avec la technique
du balayage progressif. Cette technique peut s’avérer décisive lorsqu’il s’agit d’afficher le détail
d’un sujet de vidéosurveillance en mouvement, comme par exemple une personne qui s’enfuit. La
plupart des caméras réseau Axis utilisent la technique du balayage progressif.

1er champ : 2ème champ : lignes paires [17/20 Arrêt sur image sur point en Arrêt sur image sur point en
lignes impaires ms (NTSC/PAL) plus tard] mouvement avec balayage mouvement avec balayage
entrelacén progressif
Figure 3.4a Sur la gauche, une image à balayage entrelacé affichée sur un moniteur (d’ordinateur) progressif. Sur la
droite, une image à balayage progressif affichée sur un moniteur d’ordinateur.

Figure 3.4b Sur la gauche, une image JPEG entière (704x576 pixels) tirée d’une caméra analogique utilisant le ba-
layage entrelacé. Sur la droite, une image JPEG entière (640x480 pixels) tirée d’une caméra réseau Axis utilisant la
technologie de balayage progressif. Les deux caméras utilisaient le même type d’objectif et la vitesse du véhicule
était identique (20 km/h). L’arrière-plan est clair sur les deux images. En revanche, le conducteur est visible unique-
ment sur l’image utilisant la technologie de balayage progressif.
Eléments d’une caméra- Chapitre 3 37

3.5 Le traitement de l’image


Trois fonctionnalités peuvent être prises en charge par les caméras réseau en vue d’améliorer la
qualité des images : la compensation de contre-jour, les zones d’exposition et la gamme dynami-
que étendue.

3.5.1 Compensation de contre-jour


Bien que la fonction d’exposition automatique d’une caméra tente de faire en sorte que la lumino-
sité d’une image apparaisse comme le verrait l’œil humain, elle peut facilement être trompée. Un
fort contre-jour peut plonger les objets au premier plan dans la pénombre. Les caméras réseau
équipées de la fonction de compensation de contre-jour tente d’ignorer les zones limitées à fort
éclairage, comme si elles étaient absentes. Cela permet de bien voir les objets au premier plan, bien
que les zones très lumineuses se retrouvent surexposées. De telles conditions d’éclairage peuvent
également être gérées en augmentant la gamme dynamique de la caméra (voir la section 3.5.3
ci-dessous).

3.5.2 Zones d’exposition


Outre la gestion des zones limitées présentant une forte illumination, la fonction d’exposition
automatique d’une caméra réseau doit également décider de la partie d’une image qui doit dé-
terminer la valeur d’exposition. Par exemple, le premier plan (en général la partie inférieure de
l’image) peut contenir des informations plus utiles qu’un arrière-plan tel que le ciel (en général
la partie supérieure de l’image). Les zones les moins importantes d’une scène ne doivent pas
déterminer l’exposition globale. Dans les caméras réseau Axis sophistiquées, l’utilisateur a la
possibilité d’utiliser des zones d’exposition afin de sélectionner la partie d’une scène (centre,
gauche, droite, haut ou bas) qui doit être exposée le plus correctement.

3.5.3 WDR – Wide dynamic range (Gamme dynamique étendue)


Certaines caméras réseau Axis offrent la fonction de WDR afin de gérer une large plage de
conditions d’éclairage dans une scène. Dans les endroits extrêmement clairs ou sombres ou en
cas de contre-jour lorsqu’une personne se trouve devant une fenêtre très claire, une caméra
ordinaire produira une image sur laquelle les objets des zones foncées seront à peine visibles. La
gamme dynamique étendue permet de résoudre ce problème grâce à des techniques telles que
l’utilisation d’expositions différentes pour les différents objets d’une scène, afin que les objets
des zones claires et sombres soient visibles.

Figure 3.5a Sur la gauche, image sans WDR. Sur la droite, image avec WDR appliqué.
38 Chapitre 3 - Eléments d’une caméra

3.6 Installation d’une caméra réseau


Le mode d’installation d’une caméra réseau est tout aussi important que le choix de la caméra
elle-même. Voici quelques recommandations afin de bénéficier d’une vidéosurveillance de haute
qualité, basées sur le positionnement de la caméra et les considérations environnementales.

> Objectif de surveillance. Si l’objectif est d’obtenir une vue d’ensemble d’une zone afin de
pouvoir suivre le mouvement de personnes ou d’objets, assurez-vous de placer une caméra
adaptée à la tâche dans une position adaptée à l’objectif. Si votre intention est de pouvoir
identifier une personne ou un objet, la caméra doit être positionnée et mise au point de
manière à capturer le niveau de détail nécessaire à des fins d’identification. La police locale
pourra également vous fournir des recommandations concernant le positionnement optimal
de votre caméra.

> Utiliser beaucoup de lumière ou ajoutez de la lumière si nécessaired. Il est normalement


facile et rentable d’ajouter des lampes à forte puissance à l’intérieur et à l’extérieur afin de
procurer les conditions d’éclairage nécessaires à la capture d’images de bonne qualité.

> Évitez la lumière directe du soleil car elle « aveuglera » la caméra et risque de réduire les
performances du capteur d’images. Si possible, placez la caméra de sorte que le soleil brille
dans son dos.

> Évitez le contre-jour. C’est un problème classique quand on tente de capturer un objet situé
devant une fenêtre. Pour éviter ce problème, déplacez la caméra ou utilisez des rideaux et
fermez les stores, si possible. Si le déplacement de la caméra est impossible, ajoutez un
éclairage frontal. Les caméras prenant en charge le WDR gèrent mieux les scénarios de
contre-jour.

> Réduisez la gamme dynamique de la scène. Dans les environnements extérieurs, une quan-
tité de ciel trop importante provoque une gamme dynamique trop élevée. Si la caméra ne
prend pas en charge le WDR, une solution consiste à placer la caméra en hauteur, par
exemple en la fixant sur un poteau.

> Ajustez les paramètres de la caméra. Il peut parfois être nécessaire d’ajuster les paramètres
de balance des blancs, de luminosité et de netteté afin d’obtenir une image optimale. Dans
les situations de faible éclairage, les utilisateurs doivent privilégier soit la fréquence
d’images, soit la qualité d’image.

> Considérations d’ordre juridique. La vidéosurveillance peut être limitée ou interdite par les
lois, qui varient d’un pays à l’autre. Il est conseillé de vérifier quelles sont les lois applicables
dans la région avant d’installer un système de vidéosurveillance. Il peut par exemple s’avérer
nécessaire d’obtenir une licence de vidéosurveillance, en particulier dans les lieux publics. La
signalisation peut également être obligatoire. Les enregistrements vidéo peuvent nécessiter un
horodatage, et il peut exister des lois régissant la durée de conservation des vidéos. Quant aux
enregistrements audio, ils peuvent être autorisés ou interdits.
Protection et caissons de protection des caméras - Chapitre 4 39

Protection et caissons de protection des caméras


Les caméras de surveillance sont souvent placées dans des environnements extrê-
mement difficiles. Elles peuvent nécessiter une protection contre la pluie, la chaleur,
le froid, la poussière, des substances corrosives, les vibrations ou le vandalisme. Les
fabricants de caméras et d’accessoires pour caméras font appel à différentes méthodes
pour répondre à ces exigences environnementales. Il est par exemple possible de placer
les caméras dans des caissons de protection, de concevoir des coques de protection
à usage spécifique et/ou d’utiliser des algorithmes intelligents capables de détecter
toute modification des conditions d’utilisation de la caméra et d’avertir les utilisateurs.
Les sections ci-dessous traitent d’aspects tels que les boîtiers, le positionnement des
caméras fixes dans des coques, la protection environnementale, la protection contre le
vandalisme et la détérioration, et les différents types de fixations.

4.1 Généralités concernant les boîtiers des caméras


Lorsque les exigences environnementales vont au-delà des conditions d’utilisation d’une caméra,
un caisson de protection s’avère nécessaire. Il existe des caissons de différentes tailles, de diffé-
rentes qualités et avec des caractéristiques différentes. Ils sont généralement composés de mé-
tal ou de pastique et peuvent être classés en deux catégories : Les caissons de protection pour
caméra fixe et les caissons de protection pour caméra dômes. Lors du choix d’un boîtier, plu-
sieurs facteurs doivent être pris en considération :

> Ouverture latérale ou par tiroir (pour les caissons de protection pour caméra fixe)
> Supports de fixation
> Bulle transparente ou fumée (pour les caissons de protection pour caméra dôme)
> Gestion du câblaget
> Températures et autres caractéristiques (considérez la nécessité d’un chauffage, d’un
pare-soleil, d’un ventilateur et d’essuie-glace)
> Alimentation (12 V, 24 V, 110 V, etc.)
> Niveau de résistance au vandalisme

Certains caissons de protection sont également équipés de périphériques, tels que des antennes
pour les applications sans fil. Une antenne externe est nécessaire uniquement si le caisson de
protection est en métal. Une caméra sans fil placée à l’intérieur d’un caisson de protection en
plastique fonctionne sans antenne externe.
40 Chapitre 4 - Protection et caissons de protection des caméras

4.2 Fenêtre transparente


La « fenêtre » transparente d’un boîtier est généralement faite de verre de haute qualité ou de
plastique polycarbonate durable. Les fenêtres jouant le rôle de verre filtrant, elles doivent être
faites d’un matériau de haute qualité afin de minimiser leur effet sur la qualité des images. Toute
imperfection nuit à la clarté des images.

Les caissons de protection des caméras dômes PTZ et PTZ sont soumis à davantage de pressions
environnementales. Non seulement les fenêtres doivent être en forme de bulle, mais elles doi-
vent également présenter une clarté élevée car toute imperfection (telle que des particules de
poussière) peut provoquer un effet de loupe, en particulier avec des caméras présentant de forts
facteurs d’agrandissement. De plus, si l’épaisseur de la fenêtre est inégale, une ligne droite peut
sembler courbée sur l’image résultante. Une bulle de haute qualité doit avoir un très faible im-
pact sur la qualité d’image, quels que soient le niveau d’agrandissement de la caméra et la po-
sition de l’objectif.

L’épaisseur d’une bulle peut être augmentée afin de résister aux chocs, mais plus la fenêtre est
épaisse, plus les risques d’imperfections sont élevés. Cela peut également créer des reflets indési-
rables et un effet de réfraction. Par conséquent, les fenêtres à forte épaisseur doivent satisfaire des
exigences plus élevées si l’on souhaite limiter leur effet sur la qualité d’image. Une large gamme de
fenêtres ou bulles pour dôme est disponible, y compris des versions transparentes et fumées. Les
versions fumées permettent de rendre les installations plus discrètes mais, tout comme des lunet-
tes solaires, elles réduisent la quantité de lumière disponible pour la caméra. Elles ont par consé-
quent un impact sur la sensibilité à la lumière de la caméra.

4.3 Mise en place d’une caméra fixe dans un caisson de protection


Lors de l’installation d’une caméra fixe dans un boîtier, il est important que l’objectif de la ca-
méra soit placé tout contre la fenêtre afin d’empêcher tout reflet, sans quoi les reflets de la
caméra et de l’arrière-plan apparaîtront sur l’image. Pour réduire les reflets, certains enduits
spéciaux peuvent être appliqués sur la vitre placée devant l’objectif.
t t
Verre fle Verre fle
Re Re

CORRECT INCORRECT

Figure 4.3a Lors de l’installation d’une caméra derrière une vitre, la position de la caméra est importante afin d’évi-
ter les reflets.
Protection et caissons de protection des caméras - Chapitre 4 41

4.4 Protection environnementale


Les principales menaces environnementales pour une caméra (en particulier si elle est installée à
l’extérieur) sont le froid, la chaleur, l’eau et la saleté. Les caissons de protection équipés de chauf-
fage et de ventilateurs intégrés peuvent être utilisés dans les environnements à forte et faible
températures. Dans les environnements à forte température, les caméras peuvent être placées dans
des boîtiers dotés d’un système de refroidissement actif avec échangeur de chaleur séparé. Pour
lutter contre l’eau et la saleté, les caissons de protection (souvent de norme IP66) disposent
d’une bonne étanchéité. Dans les cas où la caméra peut être exposée à des acides (par exemple
dans l’industrie alimentaire), des caissons de protection en acier inoxydable sont nécessaires.
Certains caissons de protection spécialisés peuvent être pressurisés, submersibles, pare-balle ou
conçus pour une installation dans des lieux à fort risque d’explosion. Des boîtiers spéciaux peu-
vent également être nécessaires pour des raisons esthétiques.

Le vent et la circulation sont d’autres éléments environnementaux. Pour limiter les vibrations, en
particulier sur les caméras montées sur poteau, le caisson de protection doit, dans la mesure du
possible, présenter un faible encombrement et être fixé de manière sécurisée.

Les termes « caisson de protection intérieur » et « caisson de protection extérieur » font souvent
référence au niveau de protection environnementale. Un caisson de protection intérieur sert
principalement à empêcher la pénétration de saleté ; il ne possède ni chauffage, ni ventilateur.
Ces termes sont trompeurs, car l’emplacement (intérieur ou extérieur) ne correspond pas tou-
jours aux conditions du site d’installation. Une caméra placée dans un congélateur industriel,
par exemple, nécessite un « caisson de protection extérieur » équipé d’un chauffage.

Le niveau de protection fourni par les boîtiers, qu’ils soient intégrés ou séparés d’une caméra, est
souvent indiqué par des classifications définies par des normes telles qu’IP (qui signifie Ingress
Protec¬tion, également parfois appelé International Protection) et applicables dans le monde en-
tier, NEMA (National Electrical Manufacturers Association) aux États-Unis et IK pour les impacts
mécaniques externes (applicable en Europe). Lorsqu’une caméra doit être installée dans un envi-
ronnement présentant un risque d’explosion, d’autres normes (telles que IECEx, qui est une certifi-
cation internationale, et ATEX, une certification européenne) sont applicables. Pour plus d’informa-
tions sur les classifications IP, voir le site Web : www.axis.com/products/cam_housing/ip66.htm

4.5 Protection contre le vandalisme et la détérioration


Dans certaines applications de surveillance, le risque d’attaques hostiles et violentes contre les
caméras est réel. Un caisson de protection ou une caméra ne peut jamais garantir une protection
à 100 % contre un comportement destructeur dans toutes les situations, mais les risques de van-
dalisme peuvent être atténués en prenant en considération plusieurs aspects : design de la caméra
et du caisson de protection, fixation, position et utilisation d’alarmes de vidéo intelligente.
42 Chapitre 4 - Protection et caissons de protection des caméras

4.5.1 Design de la caméra et du caisson de protection


Les boîtiers et autres composants faits en métal procurent une meilleure protection contre le
vandalisme que ceux faits en plastique. La forme du caisson de protection ou de la caméra est
un autre facteur important. Un caisson de protection ou une caméra fixe traditionnelle fixée en
saillie sur un mur ou un plafond est plus vulnérable aux attaques (coups de pied ou coups de
poing) qu’un boîtier ou un caisson de protection au design discret pour une caméra dôme fixe
ou PTZ. Une caméra dôme PTZ ou fixe au design lisse et rond est plus difficile à masquer à l’aide
d’un morceau de tissu par exemple. Plus le caisson de protection ou la caméra se fond dans son
environnement ou assume la forme d’un autre objet (par exemple une lampe extérieure), mieux
il ou elle est protégé(e) contre le vandalisme.

Figure 4.5a Exemples de caissons de protection de caméras fixes. Seuls les caissons de protection du milieu et de
droite sont classés comme résistant au vandalisme.

Figure 4.5b Exemples de caissons de protection résistant au vandalisme pour une caméra réseau fixe et compacte
(à gauche), pour une caméra dôme réseau fixe (au centre) et pour une caméra PTZ (à droite).

4.5.2 Fixation
Le mode de fixation des caméras et des caissons de protection est également important. Une
caméra réseau fixe traditionnelle et une caméra dôme PTZ fixées en saillie à un plafond sont plus
vulnérables aux attaques qu’une caméra fixe ou dôme PTZ montée à fleur de cloison, car dans ce
cas seule la partie transparente de la caméra ou du caisson de protection est visible.

Figures 4.5c Exemples de caissons de protection montés à fleur de cloison pour des caméras réseau fixes.

La fixation des câbles de raccordement de la caméra est un autre élément à prendre en consi-
dération. Pour bénéficier d’une protection optimale, il convient de tirer le câble directement à
travers le mur ou le plafond derrière la caméra. De cette façon, aucun câble visible ne peut être
Protection et caissons de protection des caméras - Chapitre 4 43

endommagé. Lorsque cela n’est pas possible, les câbles doivent être placés dans un tube en
métal qui les protégera des attaques.

4.5.3 Placement de la caméra


Le placement de la caméra est également un facteur de dissuasion important contre le vanda-
lisme. En plaçant une caméra hors de portée tout en haut d’un mur, ou au plafond, vous éviterez
bien des attaques spontanées. L’inconvénient peut être l’angle de vue, mais il peut, dans une
certaine mesure, être compensé par la sélection d’un objectif différent.

4.5.4 Vidéo intelligente


La fonction d’alarme de détérioration Axis aide à protéger les caméras contre le vandalisme. Elle
peut détecter si quelqu’un a changé la caméra de direction, l’a obstruée ou l’a détériorée, et elle
peut envoyer une alarme aux opérateurs. Cette fonction est particulièrement utile dans les ins-
tallations avec plusieurs centaines de caméras, dans des environnements difficiles où il n’est pas
simple d’effectuer le suivi du bon fonctionnement de toutes les caméras. Elle se révèle égale-
ment utile dans les situations où aucune observation en directe n’a lieu et où les opérateurs
peuvent être informés en cas de détérioration des caméras.

4.6 Types de fixations


Il existe de nombreuses variantes de type de fixation, afin de répondre aux différents types
d’emplacements des caméras.

4.6.1 Fixations au plafond


Les fixations au plafond sont principalement utilisées dans les installations intérieures. Il peut
s’agir :

> D’une fixation en surface : la caméra est fixée en saillie, et est par conséquent entièrement
visible.
> D’une fixation à fleur de cloison : la caméra est fixée à l’intérieur du plafond ; seules certaines
parties de la caméra et du caisson de protection (généralement la bulle) sont visibles
> D’une fixation suspendue : le caisson de protection est suspendu au plafond.

Figure 4.6a Exemples de fixation de surface (à gauche), de fixation à fleur de cloison (au centre) et de fixation sus-
pendue (à droite).
44 Chapitre 4 - Protection et caissons de protection des caméras

4.6.2 Fixations muraless


Les fixations murales sont souvent utilisées pour fixer des caméras à l’intérieur ou à l’extérieur d’un
bâtiment. Le caisson de protection est raccordé à un bras, qui est fixé à un mur. Les fixations plus
sophistiquées possèdent un presse-étoupe interne destiné à protéger le câble. Pour installer un
boîtier à l’angle d’un bâtiment, une fixation murale normale avec adaptateur d’angle supplémen-
taire peut être utilisée. Parmi les fixations spéciales disponibles, citons les kits de suspension, qui
permettent de fixer une caméra réseau fixe de manière similaire à un boîtier de dôme PTZ.

Figure 4.6b Exemple de fixation murale avec kit de suspension pour une caméra dôme fixe.

4.6.3 Fixations sur poteau


Une fixation sur poteau est souvent utilisée avec une caméra PTZ dans des lieux tels que des
parkings. Ce type de fixation prend généralement en compte l’impact du vent. Les dimensions du
poteau et de la fixation elle-même doivent être conçues de manière à limiter les vibrations. Les
câbles sont souvent intégrés au poteau et les sorties de câbles doivent être correctement étan-
chéifiées. Les caméras dômes PTZ plus sophistiquées possèdent une fonction de stabilisation
électronique de l’image afin de limiter les effets du vent et des vibrations.

4.6.4 Fixations sur parapet


Les fixations sur parapet sont utilisées pour les caissons de protection montés sur le toit ou pour
élever la caméra afin de bénéficier d’un meilleur angle de vue.

Figure 4.6c Exemple de fixation sur parapet.

Axis propose un outil en ligne qui peut aider les utilisateurs à identifier le caisson de protection
le plus adapté à leurs besoins et les accessoires nécessaires. Voir le site Web www.axis.com/
products/video/accessories/configurator/
Encodeurs vidéo - Chapitre 5 45

Encodeurs vidéo
Les encodeurs vidéo, également appelés serveurs vidéo, permettent d’intégrer un sys-
tème de vidéosurveillance CCTV analogique existant à un système de vidéo sur IP. Les
encodeurs vidéo jouent un rôle important dans les installations équipées de nombreu-
ses caméras analogiques. Ce chapitre explique ce qu’est un encodeur vidéo et quels
sont ses avantages, et fournit une vue d’ensemble de ses composants et des différents
types d’encodeurs vidéo disponibles. Un bref exposé des techniques de désentrelace-
ment est également fourni, ainsi qu’une section sur les décodeurs vidéo.

5.1 Qu’est-ce qu’un encodeur vidéo ?


Un encodeur vidéo permet de migrer un système CCTV analogique vers un système de vidéo sur IP.
Il permet aux utilisateurs de tirer parti des fonctionnalités de la vidéo sur IP sans avoir à se débar-
rasser de leur équipement analogique (tel que les caméras CCTV analogiques et les câbles coaxiaux).
Un encodeur vidéo se branche sur une caméra vidéo analogique au moyen d’un câble coaxial et
convertit les signaux vidéo analogiques en flux vidéo numériques, lesquels sont ensuite transmis
sur un réseau IP câblé ou sans fil (par exemple un réseau local, un réseau étendu ou Internet). Pour
afficher et/ou enregistrer la vidéo numérique, il est possible d’utiliser des moniteurs et des PC au
lieu d’enregistreurs numériques ou de magnétoscopes et de moniteurs analogiques.
Caméras réseau Axis
Domicile

Bureau

I/O

AUDIO 6
5
4
3
2
1
OUT

IN

Encodeurs vidéo Axis RÉSEAU IP Navigateur


INTERNET Web
PS1 Power-one
0 -
NETWORK PS2
FNP 30
ACTIVITY
FANS 0 - Power-one AXIS Q7900 Rack
1 2 3 4 100-240 AC

LOOP 50-50 Hz FNP 30


4-2 A
100-240
AC
50-50 Hz
4-2 A
AC

POWER

POWER

AXIS Q7406
Video Encoder
Blade

AXIS Q7406
Video Encoder
Blade

Caméras Ordinateur
analogiques avec Ordinateur avec AXIS 292
Network Video Decoder
NETWORK
POWER

STATUS

navigateur logiciel de gestion


VIDEO
VIDEO

ON/OFF

Web vidéo
Décodeur Moniteur
vidéo Axis analogique

Figure 5.1a Illustration montrant comment des caméras vidéo analogiques et des moniteurs analogiques peuvent
être intégrés à un système de vidéo sur IP à l’aide d’encodeurs et de décodeurs vidéo.
46 Chapitre 5 - Encodeurs vidéo

Grâce à l’utilisation d’encodeurs vidéo, il est possible d’accéder et de contrôler à distance, par le
biais d’un réseau IP, des caméras vidéo de toutes sortes, telles que des caméras fixes, intérieures/
extérieures, dôme, à fonctions PTZ (panoramique/inclinaison/zoom), ainsi que des caméras spé-
cialisées telles que des caméras thermiques à haute sensibilité et des caméras miniatures.

Un encodeur vidéo offre également d’autres avantages, tels que des fonctions de gestion d’évé-
nements et de vidéo intelligente, ainsi que des mesures de sécurité avancées. De plus, il autorise
une certaine évolutivité et une facilité d’intégration à d’autres systèmes de sécurité.

Entrée analogique
Ethernet (PoE)

Audio
E/S
RS-422 RS-485 Alimentation

Figure 5.1b Encodeur vidéo autonome à un canal avec audio, connecteurs d’E/S (entrée/sortie) pour le contrôle de
périphériques externes tels que capteurs et alarmes, ports série (RS-422/485) pour le contrôle de caméras analogi-
ques PTZ et connexion Ethernet avec prise en charge de la technologie PoE (Alimentation par Ethernet).

5.1.1 Composants des encodeurs vidéo et points à prendre en considération


Les encodeurs vidéo Axis offrent la plupart des fonctions des caméras réseau. Voici quelques-uns
des principaux composants d’un encodeur vidéo :

> Entrée vidéo analogique pour le raccordement d’une caméra analogique à l’aide d’un câble
coaxial.

> Processeur pour l’exécution du système d’exploitation de l’encodeur vidéo et des fonctionna-
lités réseau et de sécurité, pour l’encodage de la vidéo analogique avec plusieurs formats de
compression et pour l’analyse vidéo. Le processeur détermine les performances d’un encodeur
vidéo, normalement mesurées en images par seconde à la résolution la plus élevée. Les
encodeurs vidéo sophistiqués peuvent fournir une fréquence d’images complète (30 images
par seconde avec les caméras analogiques NTSC ou 25 images par seconde avec les caméras
analogiques PAL) avec la résolution la plus élevée pour chaque canal vidéo. Les encodeurs
vidéo Axis possèdent également un capteur automatique afin de reconnaître si le signal vidéo
analogique entrant est de norme NTSC ou PAL. Pour plus d’informations sur les résolutions
NTSC et PAL, voir le chapitre 6.

> Mémoire Flash pour le stockage du microprogramme, ainsi que la mise en mémoire tampon
des séquences vidéo (avec de la mémoire RAM).
Encodeurs vidéo - Chapitre 5 47

> Port Ethernet/Alimentation par Ethernet pour la connexion à un réseau IP et l’envoi et la


réception de données, et pour l’alimentation de l’unité et de la caméra raccordée si la
fonctionnalité d’alimentation par Ethernet est prise en charge. Pour plus d’informations sur
l’alimentation par Internet, voir le chapitre 9.

> Port série (RS-232/422/485) souvent utilisé pour le contrôle de la fonctionnalité panoramique/
inclinaison/zoom des caméras PTZ analogiques.

> Connecteurs d’entrée/sortie pour le raccordement de périphériques externes, par exemple


des capteurs de détection d’un événement d’alarme, et des relais pour activer des éléments
tels que des témoins lumineux en réponse à un événement.

> Entrée audio pour le raccordement d’un microphone ou d’un appareil de prise de son, et
sortie audio pour le raccordement de haut-parleurs.

Les encodeurs vidéo pour systèmes professionnels doivent être irréprochables du point de vue de
la fiabilité et de la qualité. D’autres facteurs doivent être pris en compte lors du choix d’un enco-
deur vidéo, tels que le nombre de canaux analogiques pris en charge, la qualité d’image, les for-
mats de compression, la résolution, la fréquence d’images et des fonctions comme la prise en
charge panoramique/inclinaison/zoom, l’audio, la gestion d’événements, la vidéo intelligente et
les fonctionnalités de sécurité et d’alimentation par Ethernet.

5.1.2 Gestion d’événements et vidéo intelligente


L’un des principaux avantages offerts par les encodeurs vidéo Axis est leur capacité à fournir des
fonctionnalités de gestion d’événements et de vidéo intelligente, dont les systèmes de vidéo ana-
logique ne sont pas dotés. Des fonctions de vidéo intelligente telles que la détection de mouvement
vidéo multi-fenêtre, la détection audio et l’alarme de détérioration, ainsi que des ports d’entrée
pour capteurs externes, permettent à un système de vidéosurveillance sur IP d’être constamment à
l’affût de tout événement. Lorsqu’un événement est détecté, le système peut réagir automatique-
ment en déclenchant l’enregistrement vidéo, en envoyant des alertes par message électronique et
SMS, en allumant la lumière, en ouvrant ou en fermant les portes et en déclenchant l’alarme. Pour
plus d’informations sur la gestion d’événements et la vidéo intelligente, voir le chapitre 11.

5.2 Encodeurs vidéo autonomes


Le type le plus courant d’encodeur vidéo est la version autonome, qui offre des connexions mo-
nocanal ou multicanaux (quatre, souvent) aux caméras analogiques. Un encodeur vidéo multi-
canal est idéal dans les situations où plusieurs caméras analogiques sont placées sur un site
distant ou à une certaine distance d’une salle de contrôle centralisée. Grâce à l’encodeur vidéo
multicanal, les signaux vidéo en provenance des caméras distantes peuvent partager le même
câblage réseau, ce qui permet d’en réduire les coûts.
48 Chapitre 5 - Encodeurs vidéo

Dans les cas où des investissements ont été effectués dans l’achat de caméras analogiques mais
qu’aucun câblage coaxial n’a encore été installé, il est préférable d’utiliser et de positionner des
encodeurs vidéo autonomes à proximité des caméras analogiques. Cela permet de réduire les
coûts d’installation car il n’est pas nécessaire d’installer des câbles coaxiaux vers un emplace-
ment centralisé, puisque la vidéo peut être envoyée par le biais d’un réseau Ethernet. Cela évite
également la perte de qualité d’image qui serait constatée si les vidéos étaient envoyées sur de
longues distances par des câbles coaxiaux. Avec les câbles coaxiaux, plus les signaux ont de
distance à parcourir, plus la qualité vidéo se dégrade. Un encodeur vidéo produit des images
numériques ; il n’y a donc aucune baisse de la qualité d’image en raison de la distance parcourue
par le flux vidéo numérique.

Figure 5.2a Illustration montrant comment un petit encodeur vidéo à canal unique peut être positionné à côté d’une
caméra analogique dans un boîtier.

5.3 Encodeurs vidéo montés sur racks


Les encodeurs vidéo montés sur racks présentent un intérêt réel lorsque de nombreuses caméras
analogiques sont reliées par des câbles coaxiaux à une salle de contrôle dédiée. Ils permettent
de raccorder de nombreuses caméras analogiques et de les gérer à partir d’un rack dans un
emplacement centralisé. Un rack permet de monter plusieurs lames d’encodeurs vidéo différen-
tes, et constitue par conséquent une solution flexible, évolutive et à haute densité. Une lame
d’encodeur vidéo peut prendre en charge une, quatre ou six caméras analogiques. Une lame peut
être considérée comme un encodeur vidéo sans boîtier, bien qu’elle ne puisse pas fonctionner
seule : elle ne devient opérationnelle qu’une fois montée en rack.

Figure 5.3a Lorsque le rack AXIS Q7900 est équipé de lames d’encodeurs vidéo à 6 canaux, il permet de raccorder
jusqu’à 84 caméras analogiques.wn here) is fully outfitted with 6-channel video encoder blades, it can accommo-
date as many as 84 analog cameras.

Les racks d’encodeurs vidéo Axis prennent en charge différentes fonctionnalités, telles que le
remplacement des lames à chaud (c’est-à-dire la possibilité d’extraire des lames ou d’en instal-
ler de nouvelles sans avoir à couper l’alimentation du rack). Ils offrent également une commu-
Encodeurs vidéo - Chapitre 5 49

nication en série et des connecteurs d’entrée/sortie pour chaque lame d’encodeur vidéo, en plus
d’une alimentation commune et de connexions réseau Ethernet partagées.

5.4 Encodeurs vidéo avec caméras PTZ et caméras dôme PTZ


Dans un système de vidéo sur IP, les commandes de panoramique/inclinaison/zoom provenant
d’une carte de contrôle sont transmises sur le même réseau IP que les données vidéo, et elles sont
transférées à la caméra PTZ ou caméra dôme PTZ analogique par le biais du port série de l’encodeur
vidéo (RS-232/422/485). Les encodeurs vidéo permettent donc de contrôler des caméras PTZ ana-
logiques sur de longues distances, même par le biais d’Internet. (Dans un système CCTV analogique,
il faut un câblage série distinct et dédié entre la caméra PTZ et la carte de contrôle (avec manette
et autres boutons de commande). Pour contrôler une caméra PTZ spécifique, un pilote doit être
téléchargé dans l’encodeur vidéo. De nombreux fabricants d’encodeurs vidéo fournissent des pilo-
tes PTZ pour la plupart des caméras PTZ et caméras dômes PTZ analogiques. Un pilote PTZ peut
également être installé sur le PC qui exécute le logiciel de gestion vidéo si le port série de l’enco-
deur vidéo est configuré comme serveur série qui ne fait que transmettre les commandes.
RS-485 à paires
torsadées
I/O

IO
AUD 6
5
4
3
2
1

RÉSEAU IP
OUT

IN

Câble coaxial
Caméra dôme Encodeur vidéo Station de travail (PC) Joystick
analogique

Figure 5.4a Une caméra dôme PTZ peut être contrôlée par le biais du port série de l’encodeur vidéo (par exemple
RS-485), ce qui permet de la contrôler à distance par le biais d’un réseau IP.

Le port série le plus couramment utilisé pour le contrôle des fonctions PTZ est le port RS-485.
L’un des avantages offerts par le port RS-485 est la possibilité de contrôler plusieurs caméras
PTZ à l’aide d’une connexion en série reliant chaque caméra dôme à la suivante. La longueur
maximale d’un câble RS-485, sans utiliser de répéteur, est de 1 220 mètres, avec un débit maxi-
mal de 90 kbits/s.

5.5 Techniques de désentrelacement


La vidéo provenant d’une caméra analogique est destinée à être visualisée sur un moniteur analo-
gique, tel qu’un téléviseur traditionnel, qui utilise une technique appelée balayage entrelacé. Avec
le balayage entrelacé, deux champs de lignes entrelacés consécutifs sont affichés de manière à
former une image. Lorsque ces images vidéo sont affichées sur un écran d’ordinateur, qui utilise
une technique différente appelée balayage progressif, des effets d’entrelacement (également ap-
pelés effets de peigne) peuvent être constatés sur les objets en mouvement. Afin de réduire ces
effets d’entrelacement indésirables, différentes techniques de désentrelacement peuvent être em-
ployées. Dans les encodeurs Axis sophistiqués, les utilisateurs peuvent choisir parmi deux techni-
ques de désentrelacement différentes : l’interpolation adaptative et le mixage.
50 Chapitre 5 - Encodeurs vidéo

Figure 5.5a Sur la gauche, un agrandissement d’une image entrelacée affichée sur un écran d’ordinateur ; sur la
droite, la même image entrelacée avec la technique de désentrelacement.

L’interpolation adaptative offre la meilleure qualité d’image. Cette technique implique l’utili-
sation de l’un des deux champs consécutifs et l’utilisation de l’interpolation pour créer l’autre
champ de lignes afin de former une image complète.

Le mixage implique la fusion de deux champs consécutifs et leur affichage en tant qu’image uni-
que, de sorte que tous les champs soient présents. L’image est ensuite filtrée afin d’éliminer les
artéfacts de mouvement dus au fait que les deux champs ont été capturés à des instants légère-
ment différents. La technique du mixage consomme moins de ressources processeur que l’interpo-
lation adaptative.

5.6 Décodeurs vidéo


Un décodeur vidéo décode les séquences audio et vidéo numériques provenant d’un encodeur
vidéo ou d’une caméra réseau en signaux analogiques, qui peuvent ensuite être utilisés par des
moniteurs analogiques, tels que des téléviseurs ordinaires et des commutateurs vidéo. Un exemple
classique est celui des espaces commerciaux qui souhaitent équiper les espaces publics d’écrans
classiques afin de faire savoir que les lieux se trouvent effectivement sous vidéosurveillance. Une
autre application courante des décodeurs vidéo est leur utilisation dans une configuration analo-
gique-numérique-analogique pour la transmission de vidéos sur de longues distances. La qualité
de la vidéo numérique n’est pas affectée par la distance parcourue, ce qui n’est pas le cas lors de
l’envoi de signaux analogiques sur de longues distances. Le seul inconvénient peut être un certain
niveau de latence, de 100 ms à quelques secondes, en fonction de la distance et de la qualité du
réseau entre les points extrêmes.

I/O

IO
AUD 6
5
4
3
2 AXIS 292
1 Network Video Decoder
OUT
NETWORK
POWER

STATUS

IN
VIDEO

VIDEO
ON/OFF

Caméra Encodeur vidéo Décodeur Moniteur


analogique Axis vidéo Axis analogique

Figure 5.6a An encoder and decoder can be used to transport video over long distances, from an analog camera to
an analog monitor.

A video decoder has the ability to decode and display video from many cameras sequentially;
that is, decoding and showing video from one camera for some seconds before changing to
another and so on.
Résolutions - Chapitre 6 51

Résolutions
Analogique ou numérique, la résolution répond aux mêmes critères. La grande diffé-
rence réside dans la méthode utilisée pour la définir. En vidéo analogique, une image
est constituée de lignes également appelées lignes TV car la technologie analogique
est issue de la télévision. Dans un système numérique, une image est constituée de
pixels carrés. Les sections ci-dessous décrivent les différentes résolutions disponibles
avec la vidéo sur IP, à savoir NTSC, PAL, VGA, mégapixel et HDTV.

6.1 Résolutions NTSC et PALs


Les résolutions NTSC (National Television System Committee) et PAL (Phase Alternating Line)
sont des normes de vidéo analogique. Elles sont applicables à la vidéo sur IP car les encodeurs
vidéo fournissent ces résolutions lorsqu’ils numérisent des signaux provenant de caméras ana-
logiques. Les caméras réseau PTZ et caméras dômes réseau PTZ actuelles fournissent égale-
ment les résolutions NTSC et PAL car elles utilisent un bloc caméra (qui intègre la caméra et les
fonctions de zoom, de mise au point automatique et de diaphragme automatique) conçu pour
les caméras vidéo analogiques, conjointement avec une carte d’encodeur vidéo intégrée.

En Amérique du Nord et au Japon, la norme NTSC est la norme vidéo analogique prédominante,
tandis qu’en Europe et dans de nombreux pays d’Asie et d’Afrique on utilise la norme PAL. Ces
normes proviennent toutes deux de l’industrie télévisuelle. La norme NTSC offre une résolution
de 480 lignes et utilise une fréquence de rafraîchissement de 60 champs entrelacés par se-
conde (ou 30 images complètes par seconde). Une nouvelle convention d’affectation de noms,
qui définit le nombre de lignes, le type de balayage et la fréquence de rafraîchissement, fait que
l’on désigne aujourd’hui cette norme sous l’appellation 480i60 (le « i » signifie interlaced scan-
ning, ou balayage entrelacé). La norme PAL offre une résolution de 576 lignes et utilise une
fréquence de rafraîchissement de 50 champs entrelacés par seconde (ou 25 images complètes
par seconde). La nouvelle appellation de cette norme est 576i50. Dans les deux cas, la quan-
tité totale d’informations par seconde est la même.

Quand on numérise une vidéo analogique, le nombre maximum de pixels pouvant être créés
dépend du nombre de lignes TV disponibles pour la numérisation. La taille maximale d’une
image numérisée est en général D1 et la résolution la plus utilisée est 4CIF.
52 Chapitre 6 - Résolutions

Affichée sur un écran d’ordinateur, une vidéo analogique numérisée peut présenter des effets
d’entrelacement (également appelés effets de peigne) et quelques déformations car les pixels
générés peuvent ne pas correspondre aux pixels carrés sur l’écran d’ordinateur. Les effets d’en-
trelacement peuvent être réduits à l’aide de techniques de désentrelacement (voir le chapitre 5)
et une correction de rapport peut être appliquée à la vidéo avant son affichage afin de s’assurer,
par exemple, qu’un cercle dans une vidéo analogique demeure un cercle une fois affiché sur un
écran d’ordinateur.

D1 720 x 576
4CIF 704 x 576
D1 720 x 480

4CIF 704 x 480

2CIF 704 x 288


2CIF 704 x 240

CIF 352 x 288


CIF 352 x 240

QCIF 176 x 120 QCIF 176 x 144

Figure 6.1a Sur la gauche, différentes résolutions d’images NTSC. Sur la droite, différentes résolutions d’images PAL.

6.2 Résolutions VGA


Avec les systèmes 100% numériques basés sur des caméras réseau, des résolutions dérivées de
l’industrie informatique et normalisées dans le monde entier peuvent être fournies, ce qui offre
une meilleure flexibilité. Les limitations des normes NTSC et PAL ne sont donc plus pertinentes.

VGA (Video Graphics Array) est un système d’affichage graphique initialement prévu pour les ordi-
nateurs et mis au point par IBM. La résolution est de 640x480 pixels ; c’est un format couramment
utilisé par les caméras réseau non mégapixel. La résolution VGA est normalement mieux adaptée
aux caméras réseau, puisque la vidéo VGA génère des pixels carrés qui correspondent à ceux des
écrans d’ordinateurs. Ces derniers peuvent gérer des résolutions VGA ou multiples de VGA.

Format d’affichage Pixels


QVGA (SIF) 320x240
VGA 640x480
SVGA 800x600
XVGA 1024x768
4x VGA 1280x960

Tableau 6.2 Résolutions VGA.


Résolutions - Chapitre 6 53

6.3 Résolutions mégapixel


Une caméra réseau qui offre une résolution mégapixel utilise un capteur mégapixel pour fournir
une image contenant un million de pixels ou plus. Plus un capteur possède de pixels, plus il est
en mesure de capturer des détails fins et de produire une image de haute qualité. Les caméras
réseau mégapixel peuvent être utilisées pour permettre aux utilisateurs de distinguer davantage
de détails (idéal pour l’identification de personnes et d’objets) ou d’avoir une vision plus large
d’une scène. Cet avantage est considérable pour les applications de vidéosurveillance.er area of
a scene. This benefit is an important consideration in video surveillance applications.

Format d’affichage Nombre de mégapixels Pixels


SXGA 1,3 mégapixels 1280x1024
SXGA+ (EXGA) 1,4 mégapixels 1400x1050
UXGA 1,9 mégapixels 1600x1200
WUXGA 2,3 mégapixels 1920x1200
QXGA 3,1 mégapixels 2048x1536
WQXGA 4,1 mégapixels 2560x1600
QSXGA 5,2 mégapixels 2560x2048

Tableau 6.3 Quelques formats mégapixels.

La résolution mégapixel est l’un des facteurs qui détermine la supériorité des caméras réseau par
rapport aux caméras analogiques. La résolution maximale qu’une caméra analogique conven-
tionnelle peut fournir une fois que le signal vidéo a été numérisé dans un enregistreur vidéo
numérique ou un encodeur numérique est D1, ce qui correspond à 720x480 pixels (NTSC) ou
720x576 pixels (PAL). La résolution D1 correspond à un maximum de 414 720 pixels, soit 0,4
mégapixel. Par comparaison, un format mégapixel courant de 1 280x1 024 pixels donne une
résolution de 1,3 mégapixel, ce qui équivaut à plus de trois fois la résolution pouvant être four-
nie par les caméras CCTV analogiques. On trouve également des caméras réseau de 2 et 3 mé-
gapixels, et des résolutions supérieures devraient voir le jour à l’avenir.

La résolution mégapixel offre également un degré de flexibilité supérieur en termes de rapport


d’image. (Le rapport d’image est le rapport entre la largeur et la hauteur d’une image.) Un télévi-
seur conventionnel affiche une image avec un rapport de 4:3. Les caméras réseau mégapixels Axis
peuvent offrir le même rapport, ainsi que d’autres rapports tels que 16:9. L’avantage du 16:9 est
que les détails sans importance, situés en général tout en haut et tout en bas d’une image de for-
mat normal, sont omis, ce qui permet d’économiser la bande passante et l’espace de stockage.
54 Chapitre 6 - Résolutions

4:3

16:9

Figure 6.3a Illustration des rapports 4:3 et 16:9

6.4 Résolutions HDTV (High-Definition Television)


La norme HDTV permet d’obtenir une résolution jusqu’à cinq fois supérieure à celle de la TV
analogique standard. Elle offre également une meilleure fidélité des couleurs et un format 16:9.
Définies par la SMPTE (Society of Motion Picture and Television Engineers), les deux plus impor-
tantes normes HDTV sont SMPTE 296M et SMPTE 274M.

SMPTE 296M (HDTV 720P) définit une résolution de 1 280x720 pixels avec une fidélité des
couleurs élevée dans un format 16:9 avec balayage progressif à 25/30 Hertz (Hz), ce qui corres-
pond à 25 ou 30 images par seconde selon le pays, et à 50/60 Hz (50/60 images par seconde).

SMPTE 274M (HDTV 1080) définit une résolution de 1 920x1 080 pixels avec une fidélité des cou-
leurs élevée dans un format 16:9 avec balayage entrelacé ou progressif à 25/30 Hz et 50/60 Hz.
Une caméra conforme aux normes SMPTE indique une adhérence à la qualité HDTV et doit fournir
tous les avantages de la norme HDTV en termes de résolution, de fidélité des couleurs et de fré-
quence d’images.

La norme HDTV étant basée sur des pixels carrés (comme les écrans d’ordinateurs), la vidéo HDTV
générée par des produits de vidéo sur IP peut être affichée sur des écrans HDTV ou des écrans
d’ordinateurs standard. Avec la vidéo HDTV à balayage progressif, aucune conversion ou techni-
que de désentrelacement ne doit être appliquée lorsque la vidéo doit être traitée par un ordina-
teur ou affichée sur un écran d’ordinateur.
compression vidéo - Chapitre 7 55

Compression vidéo
Les technologies de compression vidéo ont pour but de réduire et de supprimer les don-
nées vidéo redondantes de façon à permettre la transmission et le stockage efficaces
d’un fichier vidéo numérique sur des disques d’ordinateur par le biais d’un réseau. Avec
des techniques de compression performantes, il est possible d’obtenir une réduction sen-
sible de la taille de fichier avec un effet minimal, voire nul, sur la qualité visuelle. La
qualité vidéo, toutefois, peut être affectée si la taille de fichier est réduite davantage en
augmentant le niveau de compression pour une technique de compression donnée.

Différentes technologies de compression, représentant des normes à la fois propriétai-


res et industrielles, sont disponibles. La plupart des fournisseurs de vidéo sur IP actuels
utilisent des techniques de compression standard. Les normes sont très importantes afin
de garantir la compatibilité et l’interopérabilité. Elles sont spécialement pertinentes dans
le domaine de la compression vidéo car la vidéo peut être utilisée pour de nombreuses
applications et, dans certaines applications de vidéosurveillance, doit pouvoir être visua-
lisable plusieurs années après l’enregistrement. Grâce au déploiement de normes, les uti-
lisateurs finaux sont en mesure de choisir parmi différents fournisseurs, plutôt que d’être
liés à un fournisseur spécifique lors de la conception d’un système de vidéosurveillance.

Axis utilise trois normes de compression vidéo différentes. Il s’agit des normes Motion
JPEG, MPEG-4 Part 2 (ou simplement MPEG-4) et H.264. H.264 est la norme de compres-
sion vidéo la plus récente et la plus performante. Ce chapitre fournit une vue d’ensemble
de la compression et fournit une description de chacune de ces trois normes.

7.1 Compression – Vue d’ensemble

7.1.1 Codec vidéo


Le processus de compression consiste à traiter la source vidéo à l’aide d’un algorithme afin de
créer un fichier compressé prêt pour la transmission ou le stockage. Pour lire le fichier com-
pressé, un algorithme inverse est appliqué, ce qui permet d’obtenir une vidéo contenant prati-
quement le même contenu que la source vidéo d’origine. Le temps pris pour la compression,
56 Chapitre 7 - compression vidéo

l’envoi, la décompression et l’affichage d’un fichier est ce que l’on appelle la latence. Plus l’algo-
rithme de compression est perfectionné, plus la latence est élevée.

Une paire d’algorithmes travaillant ensemble est ce que l’on appelle un codec (encodeur/déco-
deur) vidéo. Les codecs vidéo de différentes normes ne sont normalement pas compatibles les
uns avec les autres. En d’autres termes, le contenu vidéo compressé à l’aide d’un algorithme ne
peut pas être décompressé à l’aide d’un algorithme différent. Par exemple, un décodeur MPEG-4
n’est pas compatible avec un encodeur H.264. L’explication réside dans le fait qu’un algorithme
ne peut pas décoder correctement le résultat obtenu par un autre algorithme, mais il est possible
d’utiliser plusieurs algorithmes différents dans le même logiciel ou matériel, ce qui autorise la
coexistence de plusieurs formats.

7.1.2 Compression d’images ou compression vidéo


Les normes de compression n’utilisent pas toutes les mêmes méthodes pour réduire les données,
ce qui explique que les résultats diffèrent en termes de débit, de qualité et de latence. Il existe
deux types d’algorithmes de compression : les algorithmes de compression d’images et les algo-
rithmes de compression vidéo.

La compression d’images utilise la technologie de codage intra-images. Les données sont réduites
dans une image en supprimant simplement les informations inutiles non remarquables par l’œil
humain. Motion JPEG est un exemple de norme de compression de ce type. Les images d’une sé-
quence Motion JPEG sont codées ou compressées en tant qu’images JPEG individuelles.

Figure 7.1a Avec le format Motion JPEG, les trois images de la séquence ci-dessus sont codées et envoyées en tant
qu’images uniques séparées (images I), sans aucune interdépendance.

Les algorithmes de compression vidéo tels que MPEG-4 et H.264 utilisent la prédiction inter-
images pour réduire les données vidéo entre une série d’images. Cela implique des techniques
telles que le codage différentiel, où une image est comparée à une image de référence et seuls
les pixels qui ont changé par rapport à cette image de référence sont codés. Cela permet de ré-
duire le nombre de valeurs de pixels codées et envoyées. Lorsqu’une séquence encodée de cette
façon est affichée, les images apparaissent comme dans la séquence vidéo d’origine.
Compression vidéo - Chapitre 7 57

Transmis Non transmis

Figure 7.1b Avec le codage différentiel, seule la première image (image I) est codée dans son intégralité. Dans les
deux images suivantes (images P), il est fait référence à la première image pour les éléments statiques (tels que la
maison). Seuls les éléments en mouvement (l’homme qui court) sont codés à l’aide de vecteurs de mouvement, ce qui
réduit la quantité d’informations transmises et stockées.

D’autres techniques telles que la compensation de mouvement basée sur les blocs peuvent être
appliquées afin de réduire encore davantage la quantité de données. Cette technique tient
compte du fait qu’une bonne partie de ce qui compose une nouvelle image dans une séquence
vidéo se retrouve dans une image précédente, bien qu’à un emplacement potentiellement diffé-
rent. Elle divise une image en série de macro-blocs (blocs de pixels). Il est possible de composer
ou de « prédire » une nouvelle image bloc par bloc en recherchant un bloc identique dans une
image de référence. Si un bloc référent est trouvé, l’encodeur code l’emplacement dans l’image
de référence où se situe le bloc identique. Le codage du vecteur de mouvement utilise moins de
bits que le codage du contenu réel d’un bloc.
Fenêtre de recherche
Bloc correspondant

Vecteur de mouvement Bloc cible

Image antérieure
de référence Image P

Figure 7.1c Illustration de la compensation de mouvement basée sur bloc

Avec la prédiction inter-images, chaque image d’une séquence est classifiée comme un certain
type d’image (image I, image P ou image B).
58 Chapitre 7 - Compression vidéo

Une image I, ou intra-image, est une image autonome qui peut être décodée indépendamment,
sans référence à d’autres images. La première image d’une séquence vidéo est toujours une
image I. Les images I sont nécessaires en tant que points de départ pour de nouveaux téléspec-
tateurs ou en tant que points de resynchronisation si le flux binaire transmis est endommagé.
Les images I peuvent être utilisées pour l’implémentation de fonctions d’avance rapide et de
rembobinage et autres fonctions d’accès aléatoire. Un encodeur insère automatiquement des
images I à intervalles réguliers ou sur demande s’il est prévu que de nouveaux clients rejoignent
les autres dans la visualisation d’un flux. L’inconvénient des images I est qu’elles consomment
beaucoup plus de bits mais, d’un autre côté, elles ne génèrent pas beaucoup d’artéfacts, qui sont
dus aux données manquantes.

Une image P est une inter-image prédictive qui fait référence aux parties des images I et/ou P
antérieures pour le codage de l’image. Les images P nécessitent généralement moins de bits que
les images I, mais elles sont généralement très sensibles aux erreurs de transmission en raison
de la dépendance complexe vis-à-vis des images P et/ou I antérieures.

Une image B est une inter-image biprédictive qui fait référence à la fois à une image antérieure
et à une image future. L’utilisation d’images B entraîne une augmentation de la latence.

I B B P B B P B B I B B P

Figure 7.1d Séquence type avec des images I, B et P. Une image P peut uniquement faire référence aux images I ou
P précédentes, alors qu’une image B peut faire référence aux images I ou P précédentes et suivantes.

Lorsqu’un décodeur vidéo rétablit une vidéo en décodant le flux binaire image par image, le
décodage doit toujours commencer par une image I. Les images P et B, si elles sont utilisées,
doivent être décodées avec les images de référence.

Les produits de vidéo sur IP Axis permettent aux utilisateurs de définir la longueur de GOV
(group of video), qui détermine le nombre d’images P à envoyer avant l’envoi d’une autre image
I. En réduisant la fréquence des images I (longueur de GOV supérieure), il est possible de réduire
le débit. Pour réduire la latence, on n’utilise aucune image B.
Compression vidéo - Chapitre 7 59

En plus des différentes techniques de codage et de compensation de mouvement, d’autres mé-


thodes avancées peuvent être employées afin de réduire la quantité de données et d’améliorer
la qualité vidéo. H.264, par exemple, prend en charge des techniques avancées qui incluent des
modèles de prédiction pour le codage des images I, une compensation de mouvement améliorée
avec une précision inférieure au niveau pixel, ainsi qu’un filtre de déblocage en boucle permet-
tant d’adoucir les bords des blocs (artéfacts). FPour plus d’informations sur les techniques H.264,
consultez le livre blanc Axis relatif à la norme H.264 à l’adressewww.axis.com/corporate/corp/
tech_papers.htm

7.2 Formats de compression


7.2.1 Motion JPEG
Motion JPEG (ou M-JPEG) est une séquence vidéo numérique composée d’une série d’images
JPEG individuelles. (JPEG signifie Joint Photographic Experts Group.) Lorsque 16 images sont
affichées par seconde, l’utilisateur commence à percevoir un mouvement. Une séquence vidéo
normale est perçue à 30 (NTSC) ou 25 (PAL) images par seconde.

L’un des avantages offerts par le Motion JPEG est que chaque image d’une séquence vidéo peut
avoir le même niveau de garantie de qualité que celui déterminé par le niveau de compression
choisi pour la caméra réseau ou l’encodeur vidéo. Plus le niveau de compression est élevé, plus la
taille d’image et la qualité d’image sont faibles. Dans certaines situations, par exemple en cas de
faible éclairage ou lorsqu’une scène devient complexe, la taille du fichier d’image peut croître
sensiblement et utiliser davantage de bande passante et d’espace de stockage. Pour prévenir toute
augmentation de l’utilisation de la bande passante et de l’espace de stockage, les produits de vidéo
sur IP Axis permettent à l’utilisateur de définir une taille de fichier maximale pour une image.

Étant donné qu’il n’y a aucune dépendance entre les images en Motion JPEG, une vidéo Motion
JPEG est robuste, ce qui signifie que si une image est perdue durant la transmission, le reste de
la vidéo ne sera pas affecté.

Motion JPEG est une norme sans licence qui offre une compatibilité étendue et est populaire dans
les applications où les images individuelles d’une séquence vidéo sont requises (par exemple à des
fins d’analyse) et où des fréquences d’images inférieures (généralement 5 images ou moins par
seconde) sont utilisées. Motion JPEG peut également être nécessaire pour les applications qui re-
quièrent une intégration avec des systèmes prenant uniquement en charge cette norme.

Son principal inconvénient est qu’elle n’utilise aucune technique de compression vidéo pour
réduire les données, puisqu’il s’agit d’une série d’images fixes et complètes. En conséquence, elle
présente un débit relativement élevé ou un faible rapport de compression pour la qualité déli-
vrée, comparée à des normes de compression vidéo telles que MPEG-4 et H.264.
60 Chapitre 7 - Compression vidéo

7.2.2 MPEG-4
Lorsque MPEG-4 est mentionné dans les applications de vidéosurveillance, il est généralement
fait référence à la norme MPEG-4 Part 2, également connue sous le nom de MPEG-4 Visual.
Comme toutes les normes MPEG (Moving Picture Experts Group), il s’agit d’une norme soumise
à licence ; les utilisateurs doivent donc verser des frais de licence pour chaque poste de sur-
veillance. MPEG-4 prend en charge des applications à faible bande passante et des applications
qui requièrent des images de haute qualité, aucune limitation de fréquence d’images et une
bande passante pratiquement illimitée.

7.2.3 H.264 ou MPEG-4 Part 10/AVC


La norme H.264, également connue sous le nom de MPEG-4 Part 10/AVC pour Advanced Video
Coding, est la norme de codage vidéo MPEG la plus récente. Elle est appelée à devenir la norme
vidéo de référence dans les prochaines années. Un encodeur H.264 peut réduire la taille d’un
fichier vidéo numérique de plus de 80 % par rapport à la norme Motion JPEG et de 50 % par
rapport à la norme MPEG-4, sans que la qualité d’image ne soit compromise. Résultat : un fichier
vidéo nécessite nettement moins d’espace de stockage et de bande passante réseau. Ce qui si-
gnifie aussi que vous pouvez bénéficier d’une qualité vidéo nettement supérieure à un débit bi-
naire donné.

La norme H.264 a été définie conjointement par des organismes de normalisation des industries
des télécommunications (le Video Coding Experts Group de l’ITU-T) et de l’informatique (ISO/IEC
Moving Picture Experts Group), et l’on s’attend à ce qu’elle soit adoptée plus largement que les
normes précédentes. Dans le secteur de la vidéosurveillance, il est fort probable que le H.264
trouvera rapidement sa place dans des applications où les utilisateurs exigent à la fois une
haute résolution et une fréquence d’images élevée, comme pour la surveillance des autoroutes,
des aéroports et des casinos, où une fréquence de 30/25 images (NTSC/PAL) par seconde est
nécessaire. C’est à ce niveau que la réduction des besoins de bande passante et de stockage
entraînera les plus grandes économies.

La norme H.264 devrait également accélérer l’adoption des caméras mégapixel dans la mesure
où cette technologie de compression très efficace peut réduire la taille des fichiers encombrants
et les débits générés, sans compromettre la qualité d’image. Il existe cependant quelques incon-
vénients. Si la norme H.264 permet d’économiser sur les frais de stockage et la bande passante,
elle nécessite cependant des caméras réseau et des postes de surveillance plus performants.

Les codeurs H.264 Axis utilisent le profil de base, ce qui signifie que seules les images I et P sont
utilisées. Ce profil est idéal pour les caméras réseau et les encodeurs vidéo en raison de la faible
latence obtenue, les images B n’étant pas utilisées. La faible latence est essentielle dans les
applications de vidéosurveillance en direct, en particulier en cas d’utilisation de caméras PTZ et
de caméras dômes PTZ.
Compression vidéo - Chapitre 7 61

7.3 Débits variables et constants


Avec MPEG-4 et H.264, les utilisateurs peuvent faire en sorte qu’un flux vidéo codé ait un débit
variable ou constant. La sélection optimale dépend de l’application et de l’infrastructure réseau.

Avec un débit variable (VBR), un niveau prédéfini de qualité d’image peut être conservé quel que
soit le mouvement (ou manque de mouvement) dans une scène. Cela signifie que la consomma-
tion de bande passante augmente lorsqu’une scène présente beaucoup d’activité et diminue
lorsqu’il n’y a aucun mouvement. Ceci est souvent souhaitable dans les applications de vidéo-
surveillance où la qualité des images est primordiale, en particulier s’il y a du mouvement. Le
débit étant variable, l’infrastructure réseau (bande passante disponible) doit être capable de
satisfaire des débits élevés, même lorsqu’un débit cible moyen est défini.

Avec une bande passante disponible limitée, le mode recommandé est normalement le mode
CBR (constant bit rate) car il génère un débit constant pouvant être prédéfini par l’utilisateur.
L’inconvénient du mode CBR est que, en cas d’augmentation de l’activité dans une scène provo-
quant un débit supérieur au débit cible, la restriction relative à la constance du débit entraîne
une dégradation de la qualité d’image et de la fréquence d’images. Les produits de vidéo sur IP
Axis permettent à l’utilisateur d’affecter une priorité à la qualité d’image ou à la fréquence
d’images si le débit dépasse le débit cible.

7.4 Comparaison des normes


Lors de la comparaison des performances des normes MPEG telles que MPEG-4 et H.264, il est
important de noter que les résultats peuvent varier d’un encodeur à un autre en cas d’utilisation
de la même norme. Ceci est dû au fait que le concepteur d’un encodeur peut choisir d’implémen-
ter différents ensembles d’outils définis par une norme. Tant que le signal de sortie d’un enco-
deur est conforme au format de la norme et au décodeur, il est possible d’effectuer des implé-
mentations différentes. Il en découle qu’une norme MPEG ne peut garantir un débit ou un niveau
de qualité donné, et qu’il est impossible d’effectuer des comparaisons fiables sans définir au
préalable comment sont implémentées les normes dans un encodeur. Contrairement à un enco-
deur, un décodeur doit implémenter toutes les parties requises d’une norme pour pouvoir déco-
der un flux binaire conforme. Une norme spécifie la façon exacte dont un algorithme de décom-
pression doit rétablir chaque bit d’une vidéo compressée.

Le graphique de la page suivante présente une comparaison du débit obtenu, à niveau de qualité
d’image égal, entre les normes vidéo suivantes : Motion JPEG, MPEG-4 Part 2 (sans compensation
de mouvement), MPEG-4 Part 2 (avec compensation de mouvement) et H.264 (profil de base).
62 Chapitre 7 - Compression vidéo

Scène dans l’entrée


d’une porte
H.264 (profil de base)
MPEG-4 Partie 2 (sans compensation de mouvement)
MPEG-4 Partie 2 (avec compensation de mouvement)
Motion JPEG
7,000

6,000

5,000
Débit (kbit/s)

4,000

3,000

2,000

1,000

0
50 100
Temps (s)

Figure 7.4a L’encodeur H.264 Axis génère jusqu’à 50 % de bits par seconde en moins qu’un encodeur MPEG-4 avec
compensation de mouvement. L’encodeur H.264 est au moins trois fois plus efficace qu’un encodeur MPEG-4 sans
compensation de mouvement et au moins six fois plus efficace qu’un encodeur Motion JPEG.
AUDIO - Chapitre 8 63

Audio
Bien que l’utilisation de l’audio dans les systèmes de vidéosurveillance ne soit pas
encore très courante, cela peut améliorer la capacité d’un système à détecter et à
interpréter les événements, et permettre la communication audio sur un réseau IP.
Cependant, l’utilisation de l’audio pouvant être restreinte dans certains pays, il est
préférable de s’informer auprès des autorités locales avant de l’implémenter.

Ce chapitre traite des scénarios d’application, de l’équipement audio, des modes audio,
de l’alarme de détection audio, de la compression audio et de la synchronisation audio/
vidéo.

8.1 Applications audio


Le fait de disposer de fonctionnalités audio dans un système de vidéosurveillance peut consti-
tuer un atout précieux pour la détection et l’interprétation des événements, ainsi que dans les
situations d’urgence. La capacité de l’audio à couvrir une zone sur 360 degrés permet à un sys-
tème de vidéosurveillance d’étendre sa zone de couverture au-delà du champ de vision de la
caméra. Il est possible de faire en sorte qu’une caméra PTZ ou caméra dôme PTZ (ou un opérateur
de caméra) vérifie visuellement un endroit ou une alarme audio s’est déclenchée.

La fonctionnalité audio peut également permettre aux utilisateurs non seulement de voir, mais
aussi d’écouter ce qui se passe dans un secteur et d’adresser des requêtes ou des injonctions aux
visiteurs ou aux éventuels intrus. Par exemple, si une personne placée dans le champ de vision
d’une caméra présente un comportement suspect (par exemple, elle tourne autour d’un distribu-
teur automatique de billets) ou pénètre dans une zone restreinte, un agent de sécurité distant
peut lui envoyer un avertissement verbal. En cas d’accident et de blessure physique d’une per-
sonne, le fait de pouvoir communiquer à distance et d’informer la victime qu’une assistance est
en chemin peut également constituer un atout. Le contrôle d’accès (« portier » distant) repré-
sente un autre champ d’application, de même que les situations d’assistance à distance (par
exemple, un parking souterrain sans personnel) et de vidéoconférence. Un système d’audiosur-
veillance accroît l’efficacité d’une solution de sécurité ou de contrôle à distance en augmentant
la capacité d’un utilisateur distant à recevoir et à communiquer des informations.
64 Chapitre 8 - AUDIO

8.2 Équipement et support audio


Le support audio est plus facile à implémenter dans un système de vidéo sur IP que dans un
système CCTV analogique. Dans un système analogique, des câbles audio et vidéo séparés doi-
vent être installés de point de terminaison à point de terminaison ; autrement dit, des emplace-
ments de la caméra et du microphone vers l’emplacement de visualisation/enregistrement. Si la
distance entre le microphone et le poste de surveillance est trop élevée, un équipement d’ampli-
fication audio est nécessaire, ce qui augmente la complexité et les frais d’installation. Dans un
système de vidéo sur IP, une caméra réseau avec support audio traite le son et envoie l’audio et
la vidéo sur le même câble réseau, à des fins de contrôle et/ou d’enregistrement. Cela élimine la
nécessité du câblage supplémentaire et facilite grandement la synchronisation audio/vidéo.

Flux audio

RÉSEAU IP

Flux vidéo

Enregistrement/contrôle

Figure 8.2a Système de vidéo sur IP avec support audio intégré. Les flux audio et vidéo sont envoyés sur le même
câble réseau.

Flux audio

AUD
IO

1
I/O

2
3
4
5
6
RÉSEAU IP
OUT

IN

Flux vidéo
Caméra Encodeur vidéo
analogique Enregistrement/contrôle

Figure 8.2b Certains encodeurs vidéo offrent un support audio intégré, ce qui permet d’ajouter le son même lorsque
des caméras analogiques sont utilisées dans une installation.

Une caméra réseau ou un encodeur vidéo avec fonctionnalité audio intégrée possède un micro-
phone intégré et/ou une prise jack d’entrée ligne/micro. Avec le support entrée ligne/micro, les
utilisateurs ont la possibilité d’utiliser un autre type ou une autre qualité de microphone que celui
intégré à la caméra ou à l’encodeur vidéo. Cela permet également de raccorder le produit de vidéo
sur IP à plusieurs microphones et de placer les microphones à une certaine distance de la caméra.
Le micro¬phone doit toujours être placé le plus près possible de la source sonore, afin de réduire le
bruit. En mode duplex intégral bidirectionnel, un microphone doit être placé à une certaine dis-
tance et de dos par rapport au haut-parleur, afin de réduire tout effet Larsen.
AUDIO - Chapitre 8 65

Peu de produits de vidéo sur IP Axis possèdent un haut-parleur intégré. Un haut-parleur actif (doté
d’un amplificateur intégré) peut être raccordé directement à un produit de vidéo sur IP avec sup-
port audio. Un haut-parleur ne possédant pas d’amplificateur doit d’abord être raccordé à un am-
plificateur, qui lui-même est relié à une caméra réseau ou un encodeur vidéo.

Pour limiter les perturbations et le bruit, veillez à toujours utiliser un câble audio blindé et évitez
de faire courir le câble à proximité de câbles d’alimentation et de câbles transportant des signaux
de commutation à haute fréquence. Les câbles audio doivent être le plus court possible. Si cela
n’est pas possible, un équipement audio (câble, amplificateur et microphone) doit être utilisé afin
de réduire le bruit.

8.3 Modes audio


Selon l’application, il peut être nécessaire d’envoyer les signaux audio dans une seule direction ou
dans les deux directions, ce qui peut être fait simultanément ou dans une direction à la fois. Il
existe trois principaux modes de communication audio : unidirectionnel, semi-duplex et duplex
intégral.

8.3.1 Unidirectionnel

Signal audio envoyé par la camera


Réseau
local/étendu
Signal vidéo envoyé par la camera
Haut-parleur Caméra réseau Microphone
PC

Figure 8.3a En mode unidirectionnel, le signal audio est envoyé dans une seule direction. Dans ce cas, le signal audio
est envoyé par la caméra à l’opérateur. Ce mode peut être utilisé dans des applications de vidéosurveillance et de
contrôle à distance.e.

Signal audio envoyé par la camera


Réseau
local/étendu
Signal vidéo envoyé par la camera
Microphone
PC Caméra réseau Haut-parleur

Figure 8.3b Dans cet exemple de mode unidirectionnel, le signal audio est envoyé par l’opérateur à la caméra. Cela
permet par exemple de fournir des instructions à voix haute à une personne figurant dans le champ de vision de la
caméra ou de dissuader un éventuel voleur de voiture dans un parking.
66 Chapitre 8 - AUDIO

8.3.2 Semi-duplex
Haut-parleur

Signal audio envoyé par Signal audio envoyé par la


l'opérateur camera
Réseau
local/étendu
Signal vidéo envoyé par la camera
Caméra réseau
Casque PC
Microphone

Figure 8.3c En mode semi-duplex, le signal audio est envoyé dans les deux directions, mais une seule partie à la fois
peut transmettre. Ce principe s’apparente à celui d’un talkie-walkie

8.3.3 Duplex intégral


Haut-parleur

Signal audio en duplex intégral envoyé et reçu par l'opérateur

Réseau
local/étendu
Signal vidéo envoyé par la camera
Caméra réseau
Casque PC
Microphone

Figure 8.3d En mode duplex intégral, le signal audio est envoyé vers et depuis l’opérateur simultanément. Ce mode
de communica¬tion s’apparente à une conversation téléphonique. Le mode duplex intégral requiert que le PC client
soit équipé d’une carte audio avec prise en charge du duplex intégral.

8.4 Alarme de détection audio


L’alarme de détection audio peut être utilisée comme complément de la détection de mouve-
ment, car elle peut réagir à des événements se produisant dans des zones trop sombres pour que
la fonction de détection de mouvement fonctionne correctement. Elle peut en outre servir à
détecter toute activité dans des zones situées en dehors du champ de vision de la caméra.

La détection de sons (tels que des bris de vitres ou des voix dans une pièce) peut déclencher
l’envoi et l’enregistrement audio/vidéo par une caméra réseau, l’envoi de messages électroniques
ou toute autre alerte, et activer des périphériques externes tels que des alarmes. De même, des
entrées d’alarme tels que des capteurs de mouvement et des contacts de portes peuvent être
utilisés pour déclencher l’enregistrement audio/vidéo. Dans une caméra PTZ ou dôme PTZ, la
détection d’alarme audio peut faire en sorte que la caméra se dirige automatiquement vers un
emplacement prédéfini, tel qu’une fenêtre spécifique.
AUDIO - Chapitre 8 67

8.5 Compression audio


Les signaux audio analogiques doivent être convertis en signaux audio numériques grâce à un
processus d’échantillonnage, puis compressés afin de réduire la taille et d’optimiser les perfor-
mances de transmission et de stockage. La conversion et la com¬pression s’effectuent à l’aide
d’un codec audio, un algorithme qui code et décode les données audio.

8.5.1 Fréquence d’échantillonnage


Il existe de nombreux codecs audio prenant en charge différentes fréquences d’échantillonnage
et différents niveaux de compression. La fréquence d’échantillonnage fait référence au nombre
de fois par seconde qu’un échantillon d’un signal audio analogique est pris ; elle est définie en
hertz (Hz). En général, plus la fréquence d’échantillonnage est élevée, meilleure est la qualité
audio et plus il faut d’espace de stockage et de bande passante.

8.5.2 Débit
Le débit est un facteur audio important car il détermine le niveau de compression et, par consé-
quent, la qualité audio. En général, plus le niveau de compression est élevé (plus le débit est fai-
ble), plus la qualité audio est faible. La différence de qualité audio des codecs se remarque plus à
des niveaux de compression élevés (faible débit) qu’à des niveaux de compression faibles (débit
élevé). Les niveaux de compression élevés peuvent également présenter davantage de latence ou
délai, mais ils permettent d’économiser en bande passante et en espace de stockage.

Les débits les plus souvent sélectionnés avec les codecs audio sont compris entre 32 kbit/s et 64
kbit/s. Les débits audio, de même que les débits vidéo, sont un facteur important à prendre en
considération lors du calcul des exigences totales en bande passante et en espace de stockage.

8.5.3 Codecs audio


Les produits de vidéo sur IP Axis prennent en charge trois codecs audio. Le premier est AAC-LC
(Advanced Audio Coding - Low Complexity), également appelé MPEG-4 AAC, qui requiert une
licence. AAC-LC, en particulier à un taux d’échantillonnage de 16 kHz ou plus et à un débit de
64 kbits/s, est le codec recommandé afin d’obtenir la meilleure qualité audio possible. Les deux
autres codecs sont G.711 et G.726, qui sont des technologies sans licence.

8.6 Synchronisation audio et vidéo


La synchronisation des données audio et vidéo est gérée par un lecteur multimédia (logiciel
informatique utilisé pour la lecture des fichiers multimédias) ou par un cadre multimédia tel
que Micro¬soft DirectX, qui est une collection d’interfaces de programmation qui gère les fi-
chiers multimédias.

Les signaux audio et vidéo sont envoyés sur un réseau sous la forme de deux flux de paquets
distincts. Pour que le client ou le lecteur puisse synchroniser parfaitement les flux audio et
68 Chapitre 8 - AUDIO

vidéo, les paquets audio et vidéo doivent être horodatés. L’horodatage des paquets vidéo uti-
lisant la compression Motion JPEG n’est pas toujours pris en charge dans une caméra réseau.
Si l’horodatage est pris en charge et qu’il est important de synchroniser les signaux audio et
vidéo, le format vidéo à choisir est MPEG-4 ou H.264 car ces flux vidéo, avec le flux audio,
sont envoyés à l’aide du protocole RTP (Real-time Transport Protocol), qui fournit un horoda-
tage des paquets audio et vidéo. Néanmoins, il faut savoir que dans de nombreuses situations
la synchronisation des séquences audio est moins importante (voire même parfois indésira-
ble), notamment si les séquences audio ne sont pas destinées à être enregistrées mais juste
surveillées.
Technologies réseau - Chapitre 9 69

Technologies réseau
Différentes technologies réseau sont utilisées pour prendre en charge et procurer les
nombreux avantages d’un système de vidéo sur IP. Ce chapitre commence par une
discussion du réseau local, en particulier les réseaux Ethernet et les composants qui le
prennent en charge. L’utilisation de la fonctionnalité d’Alimentation par Ethernet est
également traitée. La suite du chapitre traite des communications Internet, de l’adres-
sage IP (Internet Protocol) et de son principe de fonctionnement, y compris la façon
dont les produits de vidéo sur IP sont accessibles par le biais d’Internet. Une vue d’en-
semble des protocoles de transport de données utilisés dans la vidéo sur IP est égale-
ment fournie. Ce chapitre traite également des réseaux locaux virtuels et de la Qualité
de service, ainsi que des différentes manières de sécuriser les communications sur les
réseaux IP.Quality of Service, and the different ways of securing communication over
IP networks. Pour plus d’informations sur les technologies sans fil, voir le chapitre 10.

9.1 Réseau local et Ethernet


Un réseau local est un groupe d’ordinateurs reliés ensemble dans un périmètre défini afin de
pouvoir communiquer et partager des ressources, telles que des imprimantes. Les données sont
envoyées sous la forme de paquets, et différentes technologies sont employées afin de réguler la
transmission des paquets. La technologie de réseau local la plus couramment utilisée est Ether-
net ; elle est spécifiée dans une norme appelée IEEE 802.3. (Parmi les autres technologies de
réseau local existantes, on peut citer Token Ring et FDDI).

Ethernet utilise une topologie en étoile dans laquelle les différents nœuds (périphériques) sont
mis en réseau à l’aide d’un équipement réseau actif, par exemple des switchs. Le nombre de
périphériques mis en réseau dans un réseau local peut aller de deux à plusieurs milliers.

Le support de transmission physique d’un réseau local câblé inclut des câbles, principalement à
paires torsadées ou en fibre optique. Un câble à paires torsadées est constitué de huit fils for-
mant quatre paires de fils de cuivre torsadés ; on l’utilise avec des prises et des fiches de type
RJ-45. La longueur de câble maximale d’une paire torsadée est de 100 m, tandis que pour la fibre
optique la longueur maximale est comprise entre 10 km et 70 km, en fonction du type de fibre.
70 Chapitre 9 - Technologies réseau

Selon le type de paire torsadée de câbles en fibre optique utilisé, les débits de données sont
aujourd’hui compris entre 100 Mbits/s et 10 000 Mbits/s.

Figure 9.1a Le câblage à paires torsadées inclut quatre paires de fils torsadés, normalement connectées à une prise
RJ-45.

Il est toujours préférable de concevoir un réseau avec une capacité supérieure à celle actuelle-
ment requise. De manière générale, il convient de concevoir le réseau de sorte que seuls 30 %
de sa capacité soient utilisés. Le nombre d’applications exécutées sur des réseaux étant de plus
en plus élevé de nos jours, les performances réseau requises sont également de plus en plus
élevées. Bien que les switchs réseau (voir la discussion ci-dessous) soient faciles à mettre à ni-
veau après quelques années, le câblage est généralement beaucoup plus difficile à remplacer.

9.1.1 Types de réseaux Ethernet

Fast Ethernet
Le terme Fast Ethernet fait référence à un réseau Ethernet capable de transférer des données à
une vitesse de 100 Mbits/s et utilisant un câble à paires torsadées ou un câble en fibre optique.
(Les réseaux Ethernet plus anciens à 10 Mbits/s sont toujours installés et utilisés, mais ces ré-
seaux ne procurent pas la bande passante nécessaire à certaines applications de vidéo sur IP.)

La plupart des périphériques connectés à un réseau, tels que les ordinateurs portables ou les
caméras réseau, sont équipés d’une interface Ethernet 100BASE-TX/10BASE-T, plus couramment
appelée interface 10/100, qui prend en charge les réseaux 10 Mbits/s et Fast Ethernet. Le type
de câble à paires torsadées qui prend en charge Fast Ethernet porte le nom de câble Cat-5.

Gigabit Ethernet
Les réseaux Gigabit Ethernet, qui peuvent également être basés sur un câble à paires torsadées ou
en fibre optique, délivrent un débit de 1 000 Mbits/s (1 Gbit/s) et sont de plus en plus populaires.
La norme Gigabit Ethernet est appelée à remplacer Fast Ethernet comme norme de facto.

Le type de câble à paires torsadées qui prend en charge Gigabit Ethernet est un câble Cat-5e, dans
lequel les quatre paires de fils torsadés du câble sont utilisés pour atteindre les débits de données
élevés. Pour les systèmes de vidéo sur IP, il est recommandé d’utiliser des catégories de câble Cat-
5e ou plus. La plupart des interfaces Gigabit Ethernet offrent une compat¬ibilité descendante avec
Ethernet 10 et 100 Mbits/s et sont couramment appelées interfaces 10/100/1000.
Technologies réseau - Chapitre 9 71

Pour la transmission sur de longues distances, des câbles optiques tels que 1000BASE-SX (jusqu’à
550 m) et 1000BASE-LX (jusqu’à 550 m avec fibre optique multimode et jusqu’à 5 000 m avec fibre
en mode unique) peuvent être utilisés.

Figure 9.1b Il est possible de couvrir de longues distances avec des câbles en fibre optique. La fibre est généralement
utilisée pour la connexion réseau elle-même, et non pour des nœuds tels que les caméras réseau.

10 Gigabit Ethernet
10 Gigabit Ethernet est la norme de dernière génération ; elle est capable de délivrer un débit de
10 Gbits/s (10 000 Mbits/s) avec un câble à paires torsadées ou en fibre optique. Les normes
10GBASE-LX4, 10GBASE-ER et 10GBASE-SR basées sur un câble en fibre optique peuvent être
utilisées pour couvrir des distances allant jusqu’à 10 km. Avec une solution à paires torsadées, un
câble de très haute qualité (Cat-6a ou Cat-7) est nécessaire. La norme 10 Gbits/s Ethernet est
principalement utilisée dans les applications de haut niveau qui requièrent des débits élevés.

9.1.2. Switch
Lorsque seuls deux périphériques doivent communiquer directement par le biais d’un câble à
paires torsadées, on peut utiliser un câble croisé. Ce type de câble croise simplement la paire
émettrice à une extrémité du câble avec la paire réceptrice à l’autre extrémité.

Pour relier plusieurs périphériques sur un réseau local, un équipement réseau tel qu’un switch
réseau est nécessaire. Avec un switch réseau, on utilise un câble réseau standard plutôt qu’un
câble croisé. La principale fonction d’un switch réseau est de transférer les données d’un péri-
phérique à un autre sur le même réseau. Il opère de manière efficace puisque les données peu-
vent être dirigées d’un périphérique à un autre sans affecter les autres périphériques du réseau.

En voici le principe de fonctionnement : un switch inscrit les adresses MAC (Media Access
Control) de tous les périphériques qui y sont raccordés. (Chaque périphérique réseau possède
une adresse MAC unique, composée d’une série de chiffres et de lettres définie par le fabricant ;
cette adresse est souvent imprimée sur l’étiquette du produit.) Lorsqu’un switch reçoit des don-
nées, il les transfère uniquement au port connecté à un périphérique ayant l’adresse MAC de
destination appropriée.

Les switchs indiquent en général leurs performances en « débit par port » et en « débit interne »
(à la fois en bits par seconde et en paquets par seconde). Les débits des ports indiquent les débits
maximum sur des ports spécifiques. Cela signifie que la vitesse d’un switch, par exemple 100
Mbits/s, correspond souvent aux performances de chaque port.
72 Chapitre 9 - Technologies réseau

Figure 9.1c Avec un switch réseau, le transfert de données est géré de manière très efficace car le trafic de données
peut être dirigé d’un périphérique à un autre sans affecter les autres ports sur le switch.

Un switch réseau prend normalement en charge différents débits simultanément. Les débits les
plus couramment utilisés étaient jadis 10/100, avec une prise en charge 10 Mbits/s et Fast Ether-
net. Toutefois, les switchs 10/100/1000 sont aujourd’hui de plus en plus répandus, prenant ainsi en
charge les normes 10 Mbits/s, Fast Ethernet et Gigabit Ethernet. La vitesse et le mode de transfert
entre un port sur un switch et un périphérique connecté sont normalement définis par un proces-
sus de négociation automatique, durant lequel la vitesse de transfert la plus élevée commune et le
meilleur mode de transfert commun sont utilisés. Un switch permet également à un périphérique
connecté de fonctionner en mode duplex intégral, c’est-à-dire d’envoyer et de recevoir des don-
nées simultanément, ce qui accroît les performances.

Les switchs peuvent proposer différentes fonctionnalités. Certains incluent la fonction routeur
(voir la section 9.2). Un switch peut également prendre en charge la fonctionnalité Alimentation
par Ethernet ou la Qualité de Service (voir la section 9.4), qui contrôle la quantité de bande pas-
sante utilisée par différentes applications.

9.1.3 Alimentation par Ethernet


La fonctionnalité Alimentation par Ethernet (PoE, Power over Ethernet) permet d’alimenter des
périphériques connectés à un réseau Ethernet à l’aide des câbles utilisés pour les communica-
tions de données. On l’utilise notamment pour alimenter des téléphones IP, des points d’accès
sans fil et des caméras réseau sur un réseau local.
Technologies réseau - Chapitre 9 73

Le principal avantage de PoE est l’économie de coûts inhérente, car il n’est nul besoin de louer
les services d’un électricien pour installer une ligne d’alimentation distincte. Ceci constitue un
atout, notamment dans les zones difficiles d’accès. Le fait qu’il ne soit pas nécessaire d’installer
de câble d’alimentation permet d’économiser (en fonction de l’emplacement des caméras) plu-
sieurs centaines d’euros par caméra. En outre, cela facilite l’ajout ou le déplacement des caméras
dans un système de vidéosurveillance.

PoE permet également d’accroître la sécurité d’un système vidéo. Un système de vidéosurveillan-
ce avec PoE peut être alimenté depuis la salle des serveurs, qui est souvent secondée par une
Alimentation sans coupure. Cela signifie que le système de vidéosurveillance peut demeurer
opérationnel même durant une coupure d’alimentation.

Au vu de tous ces avantages, il est recommandé d’utiliser PoE avec le plus grand nombre de
périphériques possible. L’alimentation disponible à partir du switch ou injecteur PoE doit être
suffisante pour les périphériques connectés et ceux-ci doivent prendre en charge la classifica-
tion d’alimentation (voir les explications dans les sections ci-dessous).

802.3 Norme af et High PoE


La plupart des périphériques vendus aujourd’hui sont conformes à la norme IEEE 802.3af, publiée
en 2003. Celle-ci utilise des câbles Cat-5 ou supérieur et garantit que le transfert des données ne
subit aucun impact négatif. Dans la norme, le périphérique qui fournit l’alimentation porte le nom
d’équipement de source d’alimentation (PSE, Power Sourcing Equipment). Il peut s’agir d’un
switch ou injecteur PoE. Le périphérique qui reçoit l’alimentation porte le nom de périphérique
alimenté (PD, Powered Device). La fonctionnalité PoE est généralement intégrée à un périphéri-
que réseau tel qu’une caméra réseau, ou fournie par le biais d’un séparateur autonome (voir la
section ci-dessous).

La compatibilité descendante avec les périphériques réseau non compatibles PoE est également
garantie. La norme inclut une méthode permettant de reconnaître automatiquement si un péri-
phérique prend en charge PoE ; c’est seulement dans ce cas que le périphérique sera alimenté.
Cela signifie également que le câble Ethernet raccordé à un switch PoE ne fournit aucune alimen-
tation s’il n’est pas connecté à un périphérique PoE. Cela permet d’éviter tout risque de choc
électrique lors de l’installation ou de la modification du câblage réseau.

Un câble à paires torsadées contient quatre paires de fils torsadés. PoE peut utiliser les deux paires
de fils « inutilisées » ou superposer le courant sur les paires de fils utilisées pour la transmission des
données. Les switchs avec PoE intégré fournissent souvent l’alimentation par le biais des deux
paires de fils utilisées pour le transfert des données, alors que les injecteurs utilisent normalement
les deux paires inutilisées. Un périphérique alimenté prend en charge les deux options.

Selon la norme IEEE 802.3af, un PSE fournit une tension de 48 V DC avec une puissance maximale
de 15,4 W par port. Si l’on prend en compte la perte de puissance due au câble à paires torsadées,
74 Chapitre 9 - NETWORK TECHNOLOGIES

on peut estimer la puissance disponible pour un périphérique alimenté à 12,95 W. La norme IEEE
802.3af spécifie différentes catégories de performances pour les périphériques alimentés.

Les PSE tels que les switchs et injecteurs fournissent normalement une puissance donnée, sou-
vent comprise entre 300 W et 500 W. Sur un switch avec 48 ports, cela signifie entre 6 W et 10
W par port si tous les ports sont raccordés à un périphérique qui utilise PoE. À moins que les pé-
riphériques alimentés ne prennent en charge la classification d’alimentation, l’intégralité des 15,4
W doit être réservée pour chaque port qui utilise PoE, ce qui signifie qu’un switch de 300 W ne
peut alimenter que 20 des 48 ports. Toutefois, si tous les périphériques signalent au switch qu’ils
appartiennent à la Classe 1, les 300 W seront suffisants pour alimenter les 48 ports.

Puissance maximale
Puissance utilisée par le
Classe minimale au PSE périphérique alimenté Utilisation
0 15,4 W 0,44 W - 12,95 W Par défaut
1 4,0 W 0,44 W - 3,84 W Facultatif
2 7,0 W 3,84 W - 6,49 W Facultatif
3 15,4 W 6,49 W - 12,95 W Facultatif
4 Traiter comme Réservé pour utilisation
Classe 0 future

Tableau 9.1a Classifications d’alimentation selon IEEE 802.3af.

La plupart des caméras réseau fixes peuvent être alimentées via PoE avec la norme IEEE 802.3af et
sont normalement identifiées comme périphériques de Classe 1 ou 2. Avec la norme préliminaire
IEEE 802.3at ou PoE+, la limite de puissance sera augmentée à au moins 30 W par le biais de deux
paires de fils provenant d’un PSE. Les spécifications finales n’ont pas encore été déterminées et
cette nouvelle norme devrait être ratifiée durant l’été 2009.

Entre temps, les injecteurs et séparateurs IEEE 802.3at (High PoE) peuvent être utilisés pour des
périphériques tels que les caméras PTZ et caméras dômes PTZ avec contrôle motorisé, ainsi que les
caméras équipées de chauffages et ventilateurs, qui nécessitent davantage de puissance que celle
disponible avec la norme IEEE 802.3af.

Injecteurs et séparateurs
Les injecteurs et séparateurs (également appelés séparateurs actifs) sont des appareils qui per-
mettent à un réseau existant de prendre en charge la fonctionnalité Alimentation par Ethernet.
L’injecteur, qui ajoute l’alimentation à un câble Ethernet, est placé entre le switch réseau et les
périphériques alimentés. Pour s’assurer que le transfert de données n’est pas affecté, il est im-
portant de se souvenir que la distance maximale entre la source de données (par exemple le
switch) et les produits de vidéo sur IP ne doit pas être supérieure à 100 m. Cela signifie que
l’injecteur et le(s) séparateur(s) actif(s) doivent être placés à moins de 100 m.
Technologies réseau - Chapitre 9 75

Alimentation
sans coupure

3115

Caméra réseau
avec PoE intégrée
Caméra réseau
sans PoE
intégrée

Switch réseau Séparateur actif


Injecteur

Alimentation Ethernet Alimentation par Ethernet

Figure 9.1d Un système existant peut être mis à niveau avec la fonctionnalité PoE à l’aide d’un injecteur et d’un
séparateur.

Un séparateur permet de séparer l’alimentation et les données d’un câble Ethernet en deux câbles
distincts, qui peuvent ensuite être raccordés à un périphérique qui n’offre pas de prise en charge
intégrée de la fonctionnalité PoE. Étant donné que PoE ou High PoE ne fournit que 48 V DC, un
autre rôle du séparateur consiste à réduire la tension à un niveau adapté au périphérique (par
exemple 12 V ou 5 V). Axis propose à sa clientèle des injecteurs et séparateurs PoE et High PoE.

9.2 Internet
Pour envoyer des données entre un périphérique sur un réseau local et un autre périphérique sur
un autre réseau local, un support de communication standard est nécessaire puisque les réseaux
locaux peuvent utiliser différents types de technologies. Ce besoin a donné lieu au développe-
ment de l’adressage IP et des nombreux protocoles IP de communication sur Internet, qui est un
système global de réseaux informatiques interconnectés. (Les réseaux locaux peuvent également
utiliser l’adressage IP et les protocoles IP pour la communication au sein d’un même réseau local,
bien que l’utilisation des adresses MAC soit suffisante pour les communications internes.) Avant
de discuter de l’adressage IP, examinons tout d’abord certains éléments de base des communi-
cations Internet tels que les routeurs, les pare-feu et les fournisseurs de service Internet.

Routeurs
Pour transférer des paquets de données d’un réseau local à un autre via Internet, on doit utiliser
un équipement de mise en réseau appelé routeur réseau. Un routeur achemine les informations
d’un réseau à un autre sur la base des adresses IP. Il transfère uniquement les paquets de don-
nées qui doivent être envoyés à un autre réseau. On l’utilise le plus souvent pour raccorder un
réseau local à Internet. Les routeurs portaient autrefois le nom de passerelles.
76 Chapitre 9 - Technologies réseau

Pare-feu
Un pare-feu est un dispositif destiné à empêcher tout accès non autorisé depuis ou vers un réseau
privé. Le pare-feu peut être incorporé au niveau matériel ou logiciel, ou aux deux niveaux à la fois.
On s’en sert souvent pour empêcher les utilisateurs Internet non autorisés d’accéder à des réseaux
privés connectés à Internet. Les messages en provenance de ou vers Internet passent par le pare-
feu, qui examine alors chaque message et bloque tous ceux ne répondant pas aux critères de sé-
curité mis en place.

Connexions Internet
Pour pouvoir raccorder un réseau local à Internet, il faut établir une connexion réseau via un four-
nisseur de services Internet (FAI). Lors de la connexion à Internet, on utilise des termes tels que «
débit montant » et « débit descendant ». Le terme « débit montant » décrit le taux de transfert
auquel les données peuvent être envoyées du périphérique vers Internet (par exemple lorsque des
données vidéo sont envoyées depuis une caméra réseau). Le terme « débit descendant » correspond
à la vitesse de téléchargement des fichiers, par exemple lorsque des données vidéo sont reçues par
un PC de surveillance. Dans la plupart des scénarios, par exemple un ordinateur portable connecté
à Internet, la vitesse de téléchargement depuis Internet est le facteur le plus important à prendre
en considération. Dans une application de vidéo sur IP avec une caméra réseau située à un empla-
cement distant, le débit montant est plus important car les données (vidéo) générées par la ca-
méra seront envoyées vers Internet.

9.2.1 Adressage IP
Tout périphérique souhaitant communiquer avec d’autres périphériques via Internet doit possé-
der une adresse IP unique et appropriée. Les adresses IP servent à identifier les périphériques
émetteurs et récepteurs. Il existe actuellement deux versions du protocole IP : IP version 4 (IPv4)
et IP version 6 (IPv6). La principale différence entre ces deux versions concerne la longueur des
adresses (128 bits pour IPv6 et 32 bits pour IPv4). À l’heure actuelle, on utilise davantage les
adresses IPv4.

9.2.1.1 Adresses IPv4


Les adresses IPv4 sont groupées en quatre blocs, chacun séparé par un point. Chaque bloc repré-
sente un nombre compris entre 0 et 255, par exemple 192.168.12.23.

Certains blocs d’adresses IPv4 sont réservés exclusivement à des fins privées. Ces adresses privées
sont comprises entre 10.0.0.0 et 10.255.255.255, 172.16.0.0 et 172.31.255.255, et 192.168.0.0 et
192.168.255.255. Elles ne peuvent être utilisées que sur des réseaux privés et leur transfert vers
Internet par le biais d’un routeur n’est pas autorisé. Tous les périphériques qui souhaitent commu-
niquer sur Internet doivent posséder leur propre adresse IP publique. Une adresse IP publique est
une adresse allouée par un fournisseur de services Internet. Un FAI peut allouer une adresse IP
dynamique, qui peut changer durant une session, ou une adresse statique, normalement facturée
chaque mois.
Technologies réseau - Chapitre 9 77

Ports
Un numéro de port définit un service ou une application spécifique, de sorte que le serveur des-
tinataire (par exemple une caméra réseau) sache comment traiter les données entrantes.
Lorsqu’un ordinateur envoie des données liées à une application spécifique, il ajoute en général
automatiquement le numéro de port à une adresse IP, à l’insu de l’utilisateur.

Les numéros de ports sont compris entre 0 et 65 535. Certaines applications utilisent des numé-
ros de ports qui leur sont préaffectés par l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority). Par
exemple, un service Web via HTTP est généralement mappé au port 80 sur une caméra réseau.

Définition des adresses IPv4


Pour qu’une caméra réseau ou un encodeur vidéo puisse fonctionner sur un réseau IP, il faut lui
affecter une adresse IP. La définition d’une adresse IPv4 pour un produit de vidéo sur IP Axis peut
s’effectuer de deux manières : 1) automatiquement à l’aide du protocole DHCP (Dynamic Host
Configuration Protocol) et 2) manuellement en entrant une adresse IP statique, un masque de
sous-réseau et l’adresse IP du routeur par défaut dans l’interface du produit de vidéo sur IP, ou
à l’aide d’un logiciel de gestion tel qu’AXIS Camera Management.

Le protocole DHCP gère une réserve d’adresses IP, qu’il peut affecter de manière dynamique à une
caméra réseau ou un encodeur vidéo. La fonction DHCP est souvent assurée par un routeur haut
débit, qui à son tour obtient ses adresses IP à partir d’un fournisseur de services Internet. L’utilisa-
tion d’une adresse IP dynamique signifie que l’adresse IP d’un périphérique réseau peut changer
d’une journée à l’autre. Avec les adresses IP dynamiques, il est préférable que les utilisateurs ins-
crivent un nom de domaine (par exemple www.macamera.com) pour le produit de vidéo sur IP
auprès d’un serveur DNS (Domain Name System) dynamique, qui peut toujours lier le nom de do-
maine du produit à toute adresse IP qui lui est actuellement affectée. (Un nom de domaine peut
être inscrit par le biais d’un site DNS dynamique tel que www.dyndns.org. Axis propose également
son propre service DNS, appelé AXIS Internet Dynamic DNS Service, à l’adresse www.axiscam.net,
acces¬sible à partir de l’interface Web de tout produit de vidéo sur IP Axis.)

La définition d’une adresse IPv4 à l’aide du protocole DHCP s’effectue comme suit. Lorsqu’une
caméra réseau ou un encodeur vidéo passe en ligne, il envoie une demande de configuration à
un serveur DHCP. Celui-ci répond avec une adresse IP et un masque de sous-réseau. Le produit
de vidéo sur IP peut alors mettre à jour un serveur DNS dynamique avec son adresse IP actuelle,
de sorte que les utilisateurs puissent accéder au produit à l’aide d’un nom de domaine.

Avec AXIS Camera Management, le logiciel peut détecter et définir automatiquement les adres-
ses IP et afficher l’état des connexions. Il peut également servir à affecter des adresses IP stati-
ques et privées aux produits de vidéo sur IP Axis. Cette procédure est recommandée lors de
l’utilisation d’un logiciel de gestion vidéo pour accéder aux produits de vidéo sur IP. Dans un
système de vidéo sur IP doté de centaines de caméras, un logiciel tel qu’AXIS Camera Manage-
78 Chapitre 9 - Technologies réseau

ment est nécessaire afin d’assurer une gestion correcte du système. Pour plus d’informations sur
la gestion vidéo, voir le chapitre 11.

Traduction d’adresses réseau (NAT)


Lorsqu’un périphérique réseau avec une adresse IP privée souhaite envoyer des informations par
le biais d’Internet, il doit passer par un routeur qui prend en charge la fonctionnalité NAT. Avec
cette technique, le routeur peut traduire une adresse IP privée en adresse IP publique sans que
l’hôte expéditeur en soit conscient.

Redirection des ports


Pour accéder à des caméras situées sur un réseau local privé via Internet, l’adresse IP publique du
routeur doit être utilisée avec le numéro de port correspondant à la caméra réseau ou à l’encodeur
vidéo sur le réseau privé. Un service Web via HTTP étant généralement mappé au port 80, que se
passe-t-il lorsque plusieurs caméras réseau ou encodeurs vidéo utilisent le port 80 pour HTTP sur
un réseau privé ? Au lieu de modifier le numéro de port HTTP par défaut pour chaque produit de
vidéo sur IP, un routeur peut être configuré de façon à associer un numéro de port HTTP unique à
l’adresse IP et au port HTTP par défaut d’un produit de vidéo sur IP spécifique. Ce processus porte
le nom de redirection des ports. Son principe de fonctionnement est le suivant. Les paquets de
données entrants atteignent le routeur via son adresse IP publique (externe) et un numéro de port
spécifique. Le routeur est configuré de façon à rediriger toutes les données arrivant sur un numéro
de port prédéfini vers un périphérique spécifique du côté réseau privé du routeur. Le routeur rem-
place ensuite l’adresse de l’expéditeur par sa propre adresse IP privée (interne). Aux yeux d’un client
destinataire, les paquets semblent provenir du routeur. Avec les paquets de données sortants, c’est
l’inverse qui se produit. Le routeur remplace l’adresse IP privée du périphérique source par l’adresse
IP publique du routeur avant d’envoyer les données sur Internet.
Mappage de ports dans le routeur
Adresse IP externe Port externe Adresse IP interne du Port interne
du routeur périphérique réseau
193.24.171.247 8028 192.168.10.11 80
193.24.171.247 8030 192.168.10.12 80
192.168.10.11
193.24.171.247 8032 192.168.10.13 80 Port 80

Demande HTTP
URL: http://193.24.171.247:8032

192.168.10.12
Port 80

193.24.171.247
Routeur
192.168.10.13
Port 80

Figure 9.2a Grâce à la redirection des ports dans le routeur, les caméras réseau avec des adresses IP privées sur un
réseau local sont accessibles par le biais d’Internet. Sur cette illustration, le routeur sait qu’il faut rediriger les (de-
mandes de) données arrivant au port 8032 vers une caméra réseau avec l’adresse IP privée 192.168.10.13 sur le port
80. La caméra réseau peut alors commencer à envoyer les données vidéo
Technologies réseau - Chapitre 9 79

Pour rediriger les ports, il faut en principe tout d’abord configurer le routeur. Différents routeurs
procèdent à la redirection des ports de différentes manières, et il existe quelques sites Web, tels
que www.portfoward.com qui proposent des instructions pas à pas pour différents routeurs.
Pour configurer la redirection des ports, il faut en général appeler l’interface du routeur à l’aide
d’un navigateur Web et entrer l’adresse IP publique (externe) du routeur et un numéro de port
unique qui est ensuite mappé à l’adresse IP interne du produit de vidéo sur IP spécifique et à son
numéro de port pour l’application.

Pour faciliter cette tâche, Axis propose la fonctionnalité de Traversée NAT dans une grande
partie de ses produits de vidéo sur IP. La Traversée NAT tente de configurer automatiquement le
mappage de port dans un routeur NAT sur le réseau à l’aide d’UPnP™. Dans l’interface du produit
de vidéo sur IP, les utilisateurs peuvent entrer manuellement l’adresse IP du routeur NAT. Si
aucun routeur n’est spécifié manuellement, le produit de vidéo sur IP recherche automatique-
ment des routeurs NAT sur le réseau et sélectionne le routeur par défaut. De plus, le service sé-
lectionne automatiquement un port HTTP si aucun n’est entré manuellement.

Figure 9.2b Les produits de vidéo sur IP Axis permettent de définir la redirection des ports à l’aide de la Traversée NAT.
80 Chapitre 9 - Technologies réseau

9.2.1.2 Adresses IPv6


Une adresse IPv6 est écrite en notation hexadécimale, avec des signes deux-points séparant huit
blocs de 16 bits chacun, par exemple 2001:0da8:65b4:05d3:1315:7c1f:0461:7847

Le principal avantage du protocole IPv6, outre la disponibilité d’un très grand nombre d’adresses
IP, est qu’il permet à un périphérique de configurer automatiquement son adresse IP à l’aide de
son adresse MAC. Pour les communications sur Internet, l’hôte demande et reçoit du routeur le
préfixe du bloc d’adresse publique et autres informations nécessaires. Le préfixe et le suffixe de
l’hôte sont ensuite utilisés ; par conséquent, le protocole DHCP pour l’allocation d’adresses IP et
la définition manuelle des adresses IP ne sont plus nécessaires avec IPv6. La redirection des ports
n’est plus requise non plus. Le protocole IPv6 offre d’autres avantages, tels que la renumérota-
tion afin de simplifier le basculement de réseaux d’entreprise entiers d’un fournisseur à un autre,
un routage plus rapide, un cryptage de point à point conformément à IPSec, et la connectivité
avec la même adresse sur différents réseaux (IPv6 mobile).

Une adresse IPv6 est placée entre crochets dans une URL et un port spécifique peut être adressé
de la manière suivante : http://[2001:0da8:65b4:05d3:1315:7c1f:0461:7847]:8081/

Pour définir une adresse IPv6 pour un produit de vidéo sur IP Axis, il suffit de cocher une case
afin d’activer IPv6 dans le produit. Celui-ci recevra alors une adresse IPv6 conformément à la
configuration du routeur réseau.

9.2.2 Protocoles de transport de données pour la vidéo sur IP


Les protocoles TCP (Transmission Control Protocol) et UDP (User Datagram Protocol) sont les
deux protocoles IP utilisés pour l’envoi des données. Ces protocoles de transport jouent le rôle
de « transporteurs » pour de nombreux autres protocoles. Ainsi, le protocole HTTP (Hyper Text
Transfer Protocol), qui est utilisé pour parcourir des pages Web sur des serveurs dans le monde
entier via Internet, est transporté par TCP.

Le protocole TCP constitue un canal de transmission fiable et basé sur les connexions. Il gère le
processus de division de gros blocs de données en paquets de petites tailles et garantit que les
données envoyées d’une extrémité sont reçues à l’autre extrémité. La fiabilité obtenue par re-
transmission peut cependant causer des délais importants. En général, le protocole TCP s’utilise
lorsque la fiabilité de la communication a priorité sur la latence du transport.

Le protocole UDP est un protocole dit « sans connexion » qui ne garantit pas la livraison physique
des données envoyées et laisse donc à l’application le soin de vérifier et de contrôler les erreurs.
Ne permettant pas la transmission des données perdues, il ne produit dès lors pas non plus de
délais supplémentaires.
Technologies réseau - Chapitre 9 81

Protocole
de Utilisation Utilisation dans le domaine de la
Protocole transport Port courante vidéo sur IP
Transfert d’images ou de vidéos
FTP Transfert de
depuis une caméra réseau ou un
(File Transfer TCP 21 fichiers sur
encodeur vidéo vers un serveur FTP
Protocol) Internet/intranets
ou une application
SMTP Une caméra réseau ou un encodeur
Protocole d’envoi
(Send Mail vidéo peut envoyer des images ou
TCP 25 de messages
Transfer des notifications d’alarme à l’aide de
électroniques
Protocol son client de messagerie intégré
Méthode la plus courante pour
Permet de transférer de la vidéo depuis une
parcourir le Web, caméra réseau ou un encodeur vidéo,
HTTP
c’est-à-dire selon laquelle le périphérique de
(Hyper Text
TCP 80 récupérer des vidéo sur IP fonctionne essentielle-
Transfer
pages Web à ment comme un serveur Web qui
Protocol
partir de serveurs met la vidéo à disposition de
Web l’utilisateur ou de l’application
demandeuse
HTTPS Permet d’accéder
(Hypertext à des pages Web
Transmission sécurisée des vidéos à
Transfer de manière
TCP 443 partir de caméras réseau ou
Protocol over sécurisée, à l’aide
d’encodeurs vidéo
Secure d’une technologie
Socket Layer) de cryptage
Format de paquet
RTP normalisé Méthode courante de transmission
pour la remise de de vidéo sur IP H.264/MPEG et de
données audio et synchronisation des données vidéo
vidéo sur et audio. Le protocole RTP fournit
RTP
Non Internet—souvent une numérotation séquentielle et un
(Real Time UDP/TCP
défini utilisé dans les horodatage des paquets de données,
Protocol)
systèmes de ce qui permet de les réassembler
diffusion dans l’ordre correct. La transmission
multimédia par peut être en monodiffusion ou en
flux ou pour la multidiffusion.
vidéoconférence
RTSP
(Real Time Permet de configurer et de contrôler les sessions
TCP 554
Streaming multimédias sur RTP
Protocol)

Tableau 9.2a Protocoles TCP/IP et ports couramment utilisés dans le cadre de la vidéo sur IP.
82 Chapitre 9 - Technologies réseau

9.3 Réseaux locaux virtuels


Lors de la conception d’un système de vidéo sur IP, il est souvent souhaitable de séparer ce réseau
des autres réseaux, à la fois pour des raisons de sécurité et de performances. Au premier abord, la
meilleure solution consiste à créer un réseau distinct. Bien que cela simplifie la conception, les
coûts liés à l’acquisition, à l’installation et à la maintenance de ce réseau sont bien souvent supé-
rieurs aux coûts d’utilisation d’une technologie appelée réseau local virtuel (VLAN).

VLAN est une technologie de segmentation virtuelle des réseaux prise en charge par la plupart des
switchs réseau. Elle répartit les utilisateurs réseau en groupes logiques. Seuls les utilisateurs d’un
groupe spécifique sont capables d’échanger des données ou d’accéder à certaines ressources sur
le réseau. Lorsqu’un système de vidéo sur IP est segmenté en VLAN, seuls les serveurs situés sur
ce VLAN peuvent accéder aux caméras réseau. Les VLAN représentent généralement une solution
plus rentable et plus performante que la conception d’un réseau distinct. Le principal protocole
utilisé lors de la configuration d’un VLAN est IEEE 802.1Q ; celui-ci balise chaque trame ou paquet
avec des octets supplémentaires afin d’indiquer à quel réseau virtuel ils appartiennent.

VLAN 30 VLAN 20

VLAN 20 VLAN 30

Figure 9.3a Sur cette illustration, des VLAN sont configurés sur plusieurs switchs. Tout d’abord, chacun des deux ré-
seaux locaux est segmenté en VLAN 20 et VLAN 30. Les liaisons entre les switchs transportent des données provenant de
différents VLAN. Seuls les membres du même VLAN sont en mesure d’échanger des données, soit au sein du même ré-
seau, soit sur différents réseaux. Les VLAN peuvent être utilisés pour séparer un réseau vidéo d’un réseau d’entreprise.

9.4 Qualité de Service


Étant donné que différentes applications (par exemple téléphone, messagerie et vidéosurveillan-
ce) peuvent utiliser le même réseau IP, il est nécessaire de contrôler la façon dont les ressources
réseau sont partagées afin de satisfaire les exigences de chaque service. Une solution possible
consiste à faire en sorte que les switchs et les routeurs réseau opèrent différemment dans diffé-
rents types de services (voix, données et vidéo) lorsque le trafic transite par le réseau. Grâce au
concept QoS (Qualité de Service), différentes applications réseau peuvent coexister sur un même
réseau sans pour autant empiéter sur la bande passante des autres.
Technologies réseau - Chapitre 9 83

Le terme Qualité de Service fait référence à plusieurs technologies, telles que DSCP (Differentiated
Service Codepoint), qui peuvent identifier le type de données dans un paquet de données et par
conséquent diviser les paquets en classes de trafic auxquelles une priorité peut être affectée pour
le transfert. Les principaux avantages offerts par un réseau QoS incluent la capacité à affecter une
priorité au trafic afin de servir les flux critiques avant les autres, ainsi qu’une fiabilité accrue grâce
au contrôle de la quantité de bande passante utilisable par une application (et par conséquent le
contrôle de la concurrence pour la bande passante parmi les applications). Le trafic lié aux fonc-
tions panoramique/inclinaison/zoom est souvent considéré comme critique et nécessitant une
moindre latence ; la fonction QoS peut dans ce cas être utilisée pour garantir des réponses rapides
aux demandes de mouvement. La condition préalable à l’utilisation de la fonctionnalité QoS au
sein d’un réseau vidéo est que tous les switchs, routeurs et produits de vidéo sur IP doivent la
prendre en charge.
. PC 3

PC 1
FTP

Routeur 1 Routeur 2
100 Mbit
100 Mbit
Caméra 1 Switch 1 FTP Switch 2
10 Mbit PC 2
Vidéo
Vidéo
100 Mbit

Caméra 2

Figure 9.4a Réseau ordinaire (sans QoS). Dans cet exemple, le PC1 visualise deux flux vidéo en provenance des camé-
ras 1 et 2 filmant toutes deux à 2,5 Mbits/s. Le PC2 entame soudain un transfert de fichiers en provenance du PC3. Dans
un tel scénario, l’opération de transfert des fichiers tentera de s’approprier la capacité totale de Mbits/s entre les rou-
teurs 1 et 2, tandis que les flux vidéo tenteront de maintenir leur total de 5 Mbits/s. Le volume de bande passante ac-
cordé au système de surveillance ne pouvant plus être garanti, la fréquence vidéo s’en trouvera probablement réduite.
Au pire, le trafic FTP consommera la totalité de la bande passante disponible.

PC 3

PC 1
FTP

Routeur 1 Routeur 2
100 Mbit
100 Mbit
Caméra 1 Switch 1 FTP 2 Switch 2
HTTP 3 PC 2
10 Mbit
Video Vidéo 5
100 Mbit

Caméra 2

Figure 9.4b Réseau avec QoS. Ici, le routeur 1 a été configuré de manière à consacrer jusqu’à 5 Mbits/s sur les 10
Mbits/s disponibles à la diffusion vidéo. Le trafic FTP est autorisé à utiliser 2 Mbits/s, tandis que le trafic HTTP et tous
les autres trafics ont un maximum de 3 Mbits/s à leur disposition. Grâce à cette division, les flux vidéo disposeront
toujours de la quantité de bande passante nécessaire. Les transferts de fichiers étant quant à eux considérés comme
moins importants, ils se verront allouer une quantité de bande passante inférieure, mais il restera toujours de la
bande passante pour la navigation sur le web et d’autres formes de trafic. Notez que ces maxima ne s’appliquent
qu’en cas d’encombrement du réseau. Lorsqu’il reste de la bande passante non utilisée, elle peut servir à n’importe
quel type de trafic.
84 Chapitre 9 - Technologies réseau

9.5 Sécurité des réseaux


En ce qui concerne la sécurisation des informations transmises sur les réseaux IP, il existe diffé-
rents niveaux de sécurité. Le premier est l’authentification et l’autorisation. L’utilisateur ou le
périphérique s’identifie auprès du réseau et de l’extrémité distante à l’aide d’un nom d’utilisateur
et d’un mot de passe, qui sont ensuite vérifiés avant que le périphérique soit autorisé à accéder
au système. Un niveau de sécurité additionnel peut être obtenu en cryptant les données afin
d’empêcher toute autre personne de les utiliser ou de les lire. Les méthodes les plus couramment
employées sont HTTPS (également appelé SSL/TLS), VPN et WEP ou WPA sur les réseaux sans fil.
(Pour plus d’informations sur la sécurité des réseaux sans fil, voir le chapitre 10.) Selon le type
d’implémentation et de cryptage utilisé, il peut arriver que le recours au cryptage ralentisse les
communications.

9.5.1 Authentification par nom d’utilisateur et mot de passe


L’utilisation de l’authentification par nom d’utilisateur et mot de passe est la méthode la plus
basique de protection des données sur un réseau IP. Elle peut suffire dans les cas où un niveau
de sécurité élevé n’est pas nécessaire, ou lorsque le réseau vidéo est séparé du réseau principal
(réseaux segmentés) et qu’aucun utilisateur non autorisé ne peut accéder physiquement au ré-
seau vidéo. Les mots de passe peuvent être envoyés sous forme cryptée ou en clair. Le cryptage
procure le niveau de sécurité le plus élevé.

Les produits de vidéo sur IP Axis offrent une protection des mots de passe multiniveau. Trois
niveaux sont disponibles : Administrateur (accès total à toutes les fonctionnalités), Opérateur
(accès à toutes les fonctionnalités hormis les pages de configuration), Visualisateur (accès uni-
quement aux vidéos en direct).

9.5.2 Filtrage d’adresses IP


Les produits de vidéo sur IP Axis disposent de la fonctionnalité de filtrage des adresses IP, qui
accorde ou refuse les droits d’accès aux adresses IP définies. Dans un scénario par défaut, on
configure les caméras réseau de façon à autoriser uniquement l’adresse IP du serveur qui hé-
berge le logiciel de gestion vidéo à accéder aux produits de vidéo sur IP

9.5.3 IEEE 802.1X


De nombreux produits de vidéo sur IP Axis prennent en charge la norme IEEE 802.1X, qui fournit
l’authentification des périphériques connectés à un port de réseau local. La norme IEEE 802.1X
établit une connexion point à point ou interdit l’accès depuis le port de réseau local en cas
d’échec de l’authentification. Elle empêche ce que l’on appelle le « piratage de port », c’est-à-
dire les attaques par lesquelles un ordinateur non autorisé accède à un réseau en se connectant
à une prise réseau située à l’intérieur ou à l’extérieur d’un bâtiment. Cette norme est utile dans
les applications de vidéo sur IP car les caméras réseau sont souvent placées dans des lieux pu-
blics où une prise réseau accessible à tous peut représenter un risque pour la sécurité. Dans les
réseaux d’entreprise actuels, la norme IEEE 802.1X est devenue une exigence de base pour tout
périphérique relié à un réseau.
Technologies réseau - Chapitre 9 85

Dans un système de vidéo sur IP, son principe de fonctionnement est le suivant : 1) Une caméra
réseau envoie une demande d’accès réseau à un switch ou à un point d’accès ; 2) Ce dernier
transfère la demande à un serveur d’authentification, par exemple un serveur RADIUS (Remote
Authentication Dial-in User Service) tel qu’un serveur Microsoft Internet Authentication Service
; 3) Si l’authentification réussit, le serveur fait en sorte que le switch ou le point d’accès ouvre
le port afin d’autoriser le passage des données provenant de la caméra réseau à travers le switch
et leur envoi sur le réseau.

In a network video system, IEEE 802.1X can work as follows: 1) A network camera sends a request
for network access to a switch or access point; 2) the switch or access point forwards the query to
an authentication server; for instance, a RADIUS (remote authentication dial-in user service) server
such as a Microsoft Internet Authentication Service server; 3) if authentication is successful, the
server instructs the switch or access point to open the port to allow data from the network ca-
mera to pass through the switch and be sent over the network.

1 2

Demandeur Authentificateur
3 Serveur d'authentification
(caméra réseau) (Switch) (RADIUS)

ou autres
ressources
de réseau
local

Figure 9.5a La norme IEEE 802.1X permet de bénéficier d’une sécurité basée sur les ports ; elle implique la présence
d’un demandeur (par exemple une caméra réseau), d’un authentificateur (par exemple un switch) et d’un serveur
d’authentification. Étape 1 : l’accès réseau est demandé. Étape 2 : la demande est transférée à un serveur d’authen-
tification. Étape 3 : l’authentification réussit et le switch est contraint à autoriser la caméra réseau à envoyer les
données sur le réseau.

9.5.4 HTTPS ou SSL/TLS


HTTPS (Hyper Text Transfer Protocol Secure) est identique à HTTP, à une différence près : les
données transférées sont cryptées à l’aide du protocole SSL (Secure Socket Layer) ou de la sécu-
rité TLS (Transport Layer Security). Cette méthode de sécurité applique le cryptage aux données
elles-mêmes. De nombreux produits de vidéo sur IP Axis disposent d’une prise en charge intégrée
du protocole HTTP, ce qui permet d’afficher les vidéos à l’aide d’un navigateur Web en toute
sécurité. L’utilisation du protocole HTTPS peut néanmoins ralentir les communications, et par
conséquent la fréquence d’images des vidéos.
86 Chapitre 9 - Technologies réseau

9.5.5 Réseau privé virtuel (VPN)


Avec la technologie VPN, il est possible de créer un « tunnel » sécurisé entre deux périphériques, et
de bénéficier ainsi de communications sûres et sécurisées via Internet. Dans ce type de configura-
tion, le paquet d’origine est crypté (y compris les données et leur en-tête, qui peut contenir des
informations telles que les adresses source et de destination, le type d’informations envoyées, le
numéro de paquet dans la séquence de paquets et la longueur du paquet). Le paquet crypté est
ensuite encapsulé dans un autre paquet qui n’affiche que l’adresse IP des deux périphériques com-
municants (par exemple des routeurs). Cette technique protège le trafic contre tout accès non
autorisé, et seuls les périphériques possédant la bonne « clé » seront en mesure de fonctionner sur
le VPN. Les périphériques réseau entre le client et le serveur ne pourront ni accéder aux données,
ni les consulter.

Cryptage HTTPS ou SSL/TLS Tunnel VPN

DONNEES PAQUET

Sécurisé Non sécurisé

Figure 9.5b TLa différence entre HTTPS (SSL/TLS) et VPN est qu’avec le protocole HTTPS, seules les données d’un pa-
quet sont cryptées. Avec un VPN, l’ensemble du paquet peut être crypté et encapsulé de manière à créer un « tunnel »
sécurisé. Les deux technologies peuvent être utilisées en parallèle, mais cela n’est pas recommandé car chaque tech-
nologie ajoute une charge utile et réduit les performances du système.
Technologies sans fil - Chapitre 10 87

Technologies sans fil


Pour les applications de vidéosurveillance, la technologie sans fil constitue une solu-
tion rapide, flexible et rentable pour le déploiement de caméras, en particulier dans
une zone étendue telle qu’un parking ou dans une application de surveillance de cen-
tre-ville. Avec elle, nul besoin d’enterrer des câbles. Dans les bâtiments anciens et
protégés, la technologie sans fil peut s’avérer être l’unique alternative lorsque l’instal-
lation de câbles Ethernet standard est impossible.

Axis propose des caméras avec prise en charge intégrée de la technologie sans fil. Les
caméras réseau sans technologie sans fil intégrée peuvent toutefois être incorporées

dans un réseau sans fil grâce à l’utilisation d’une passerelle sans fil.

Figure 10a Caméra réseau sans fil Axis utilisant la technologie 802.11b/g.
88 Chapitre 10 - Technologies sans fil

Figure 10b Grâce aux passerelles sans fil, toute caméra réseau peut être utilisée dans un réseau sans fil.
10.1 Normes WLAN 802.11
La norme la plus courante pour les réseaux locaux sans fil (WLAN) est la norme 802.11 de l’IEEE.
Bien qu’il existe d’autres normes et des technologies propriétaires, l’avantage des normes 802.11
est qu’elles opèrent toutes dans un spectre sans licence, ce qui signifie qu’aucun frais de licence
n’est associé à l’installation et à l’opération du réseau. Les extensions les plus pertinentes des
normes sont 802.11b, 802.11g, 802.11a et 802.11n.

La norme 802.11b, approuvée en 1999, opère dans la plage de fréquences 2,4 GHz et fournit des
débits allant jusqu’à 11 Mbits/s. Jusqu’à 2004, la plupart des produits WLAN vendus étaient
basés sur la norme 802.11b.

La norme 802.11g, approuvée en 2003, est la variante 802.11 la plus courante sur le marché. Elle
opère dans la plage de fréquences 2,4 GHz et fournit des débits allant jusqu’à 54 Mbits/s. Les
produits WLAN sont généralement compatibles 802.11b/g.

La norme 802.11a, approuvée en 1999, opère dans la plage de fréquences 5 GHz et fournit des
débits allant jusqu’à 54 Mbits/s. L’un des inconvénients de cette plage de fréquences est son
indisponibilité dans certains pays d’Europe, où elle est allouée aux systèmes radar militaires.
Dans ces régions, les composants WLAN 5 GHz doivent être conformes à la norme 802.11a/h.
L’un des autres inconvénients de la norme 802.11a est que sa gamme de signaux est plus cour-
te que celle de la norme 802.11g, car elle opère sur une fréquence plus élevée. Par conséquent,
la transmission dans la gamme 5 GHz nécessite beaucoup plus de points d’accès que dans la
gamme 2,4 GHz.

La norme 802.11n, qui n’a pas encore été finalisée ni ratifiée, est une norme de prochaine géné-
ration qui fournira des débits allant jusqu’à 600 Mbits/s. Les produits prenant en charge la
norme 802.11n sont basés sur une version préliminaire de cette norme.

Lors de l’installation d’un réseau sans fil, la capacité de bande passante du point d’accès et les
exigences de bande passante des périphériques réseau doivent être pris en considération. En
général, le débit utile pris en charge par une norme WLAN particulière est égal à environ la
moitié du débit stipulé par cette norme, en raison des surcharges de protocole et de signalisa-
tion. Avec la norme 802.11g, il convient de ne pas connecter plus de quatre ou cinq caméras à
un point d’accès sans fil.

10.2 Sécurité des réseaux WLAN


Du fait de la nature même des communications sans fil, toute personne équipée d’un périphérique
sans fil et présente dans la zone de couverture d’un réseau sans fil est en mesure d’accéder au réseau
et d’intercepter les données transférées, à moins que le réseau ne soit sécurisé.
Technologies sans fil - Chapitre 10 89

Pour empêcher tout accès non autorisé aux données transférées vers et depuis un réseau, certaines
technologies de sécurité telles que WEP et WPA/WPA2 ont été développées afin de crypter les don-
nées envoyées sur le réseau.

10.2.1 WEP (Wired Equivalent Privacy)


La technologie WEP empêche toute personne ne possédant pas la clé correcte d’accéder au ré-
seau. Elle présente toutefois quelques inconvénients : les clés sont relativement courtes et cer-
taines failles de sécurité permettent de reconstruire les clés à partir d’une quantité relativement
faible de données interceptées. De nos jours, la technologie WEP n’est plus considérée comme
assurant un niveau de sécurité suffisant, car il existe de nombreux utilitaires (disponibles gratui-
tement sur le Web) permettant de dévoiler ce qui est censé être une clé secrète..

10.2.2 WPA/WPA2 (WiFi Protected Access)


La technologie WAP élimine les inconvénients de la technologie WEP et accroît sensiblement la
sécurité. Elle ajoute une méthode standard de distribution des clés cryptées.

10.2.3 Recommandations
Voici quelques recommandations à suivre lors de l’utilisation de caméras sans fil à des fins de
surveillance :

> Activez la connexion par nom d’utilisateur/mot de passe dans les caméras.

> Activez le cryptage (HTTPS) dans les caméras/routeurs sans fil. Cette opération doit être
effectuée avant que les clés ou les informations d’identification ne soient définies pour le
réseau WLAN, afin d’empêcher tout accès non autorisé au réseau à l’aide d’informations
d’identification dérobées.

> Assurez-vous que les caméras sans fil prennent en charge des protocoles de sécurité tels que
IEEE 802.1X et WPA/WPA2.

10.3 Passerelles sans fil


Certaines solutions font appel à d’autres normes que la norme dominante IEEE 802.11 pour offrir
de meilleures performances, des distances plus longues et une sécurité accrue. Parmi les tech-
nologies couramment utilisées, citons les micro-ondes et le laser, qui peuvent être utilisées pour
connecter des bâtiments ou des sites à l’aide d’une liaison de données haut débit point-à-
point.
90
Systèmes de gestion vidéo - Chapitre 11 91

Systèmes de gestion vidéo


L’un des aspects les plus importants d’un système de vidéosurveillance est la gestion de
la vidéo pour la visualisation en direct, l’enregistrement, la lecture et le stockage. Si le
système est composé d’une seule caméra ou de quelques caméras, la visualisation et cer-
taines tâches d’enregistrement de base peuvent être gérées via l’interface Web intégrée
des caméras réseau et des encodeurs vidéo. Lorsque système est composé de nombreuses
caméras, l’utilisation d’un système de gestion vidéo sur IP est recommandée.

Plusieurs centaines de systèmes de gestion vidéo sont aujourd’hui disponibles sur le


marché, couvrant différents systèmes d’exploitation (Windows, UNIX, Linux et Mac OS,
segments du marché et langues. Les facteurs à prendre en compte sont les suivants :
plate-forme matérielle (basée sur PC serveur ou sur enregistreur vidéo réseau) ; plate-
forme logicielle ; fonctionnalités système telles que l’installation et la configuration, la
gestion d’événements, la vidéo intelligente, l’administration et la sécurité ; et les pos-
sibilités d’intégration à d’autres systèmes tels que les systèmes de gestion technique
de bâtiment et les systèmes de point de vente.

11.1 Plates-formes matérielles


Il existe deux types de plates-formes matérielles pour un système de gestion vidéo sur IP : une
plate-forme serveur PC impliquant un ou plusieurs PC qui exécutent un logiciel de gestion vidéo,
et une plate-forme basée sur un enregistreur vidéo réseau, qui est un équipement propriétaire
doté d’un logiciel de gestion vidéo préinstallé.

11.1.1 Plate-forme de serveur PC


Une solution de gestion vidéo basée sur une plate-forme de serveur PC implique l’utilisation de
serveurs PC et d’un équipement de stockage prêt à l’emploi et à délivrer des performances maxi-
males adaptées à la conception spécifique du système. Une telle plate-forme ouverte facilite
l’ajout de fonctionnalités au système, telles qu’une augmentation de l’espace de stockage ou
l’ajout de stockage externe, des pare-feu, une protection antivirus et des algorithmes de vidéo
intelligente, en parallèle avec un logiciel de gestion vidéo.
92 Chapitre 11 - Systèmes de gestion vidéo

Une plate-forme de serveur PC est également totalement évolutive et permet l’ajout d’une
quantité quelconque de produits de vidéo sur IP au système, en fonction des besoins. Le matériel
système peut être étendu ou mis à niveau de façon à répondre aux exigences en matière de
performances. Une plate-forme ouverte facilite en outre l’intégration à d’autres systèmes, tels
que des systèmes de contrôle d’accès, de gestion technique de bâtiment et de contrôle indus-
triel. Cela permet aux utilisateurs de gérer la vidéo et d’autres fonctionnalités de contrôle de
bâtiments par le biais d’un programme et d’une interface utilisateur uniques. Pour plus d’infor-
mations sur les serveurs et le stockage, voir le chapitre 12.

VISUALISATION, LECTURE
ET ADMINISTRATION
Logiciel client
AXIS Camera Station
Caméras analogiques VISUALISATION, LECTURE
ET ADMINISTRATION
Accès à distance via le
logiciel client AXIS
Camera Station

Câbles
coaxiaux
Switch
réseau
RÉSEAU IP
INTERNET
I/O

O
AUDI 6
5
4
3
2
1
OUT

IN

Encodeur vidéo Axis Routeur


haut débit

Caméras réseau Axis BASE DE DONNÉES


Logiciel AXIS Camera D'ENREGISTREMENT
Station
VISUALISATION, LECTURE,
ADMINISTRATION et
SERVICE EN ARRIÈRE-PLAN

Figure 11.1a Système de vidéosurveillance sur IP basé sur une plate-forme de serveur PC ouverte avec logiciel de ges-
tion vidéo AXIS Camera Station.

11.1.2 Plate-forme à enregistreur vidéo réseau


Un enregistreur vidéo réseau est un équipement doté de fonctionnalités de gestion vidéo préins-
tallées. Dans ce sens, on peut l’apparenter à un enregistreur numérique. (Certains enregistreurs
numériques, souvent appelés enregistreurs numériques hybrides, incluent également une fonc-
tion enregistreur vidéo réseau, c’est-à-dire qu’ils offrent également la capacité à enregistrer de
la vidéo sur IP.) Les enregistreurs vidéo réseau sont souvent des périphériques propriétaires
conçus spécifiquement pour la gestion vidéo. Ils sont dédiés aux tâches spécifiques d’enregistre-
ment, d’analyse et de lecture vidéo sur IP, et autorisent rarement l’exécution d’autres applica-
tions. Le système d’exploitation peut être Windows, UNIX/Linux ou un système propriétaire.
Systèmes de gestion vidéo - Chapitre 11 93

Les enregistreurs vidéo réseau sont conçus pour offrir des performances optimales pour un nom-
bre de caméras spécifique, et leurs capacités d’extension sont généralement inférieures à celles
des plates-formes utilisant un serveur PC. Ils sont donc adaptés aux systèmes de plus petite
taille, lorsque le nombre de caméras reste dans les limites des capacités de l’enregistreur. L’ins-
tallation d’un enregistreur vidéo réseau est normalement plus simple que celle d’une plate-forme
de serveur PC.

Enregistreur vidéo réseau Axis


PC de
visualisation
AXIS 262 Network Video Recorder

RÉSEAU IP

Caméras réseau Axis

Figure 11.1b Système de vidéosurveillance sur IP utilisant un enregistreur vidéo réseau.

11.2 Plates-formes logicielles


Différentes plates-formes logicielles peuvent être utilisées pour gérer la vidéo. On peut par
exemple utiliser l’interface Web intégrée à de nombreux produits de vidéo sur IP, ou utiliser un
logiciel de gestion vidéo distinct basé sur Windows ou sur une interface Web.video management
software program that is either a Windows-based or a web-based interface.

11.2.1 Fonctionnalité intégrée


Les caméras réseau et encodeurs vidéo Axis sont accessibles par le biais d’un réseau en tapant
simplement l’adresse IP du produit dans le champ Adresse d’un navigateur Web sur un ordina-
teur. Une fois la connexion au produit de vidéo sur IP établie, la « page de démarrage » du produit
s’affiche automatiquement dans le navigateur Web, avec des liens vers les pages de configura-
tion du produit.

L’interface Web intégrée des produits de vidéo sur IP Axis offre des fonctions d’enregistrement
de base : enregistrement manuel des flux vidéo (H.264, MPEG-4, Motion JPEG) vers un serveur
en cliquant sur une icône, ou enregistrement d’images JPEG individuelles déclenché par un évé-
nement vers un ou plusieurs emplacements. L’enregistrement de flux vidéo déclenché par un
événement est possible avec les produits de vidéo sur IP qui prennent en charge le stockage lo-
cal. Dans ces cas-là, les flux vidéo sont enregistrés sur la carte SD/SDHC du produit. Pour béné-
ficier d’une plus grande souplesse en termes de modes (par exemple, enregistrements continus
ou planifiés) et de fonctionnalités, un logiciel de gestion vidéo distinct est nécessaire. La confi-
94 Chapitre 11 - Systèmes de gestion vidéo

guration et la gestion d’un produit de vidéo sur IP par le biais de son interface Web ne fonction-
nent que lorsque le système est constitué d’une petite quantité de caméras.

11.2.2 Logiciels clients Windows


En ce qui concerne les logiciels de gestion vidéo indépendants, les logiciels clients Windows sont
les plus populaires. Des logiciels basés sur le Web sont également disponibles. Un logiciel de
gestion vidéo basé sur Windows doit au préalable être installé sur le serveur enregistreur. En-
suite, un logiciel client de visualisation peut être installé sur le même serveur enregistreur ou sur
tout autre PC, que ce soit localement sur le réseau où réside le serveur enregistreur ou à dis-
tance sur un poste de visualisation situé sur un autre réseau. Dans certains cas, l’application
cliente permet également aux utilisateurs de basculer parmi différents serveurs sur lesquels le
logiciel de gestion vidéo est installé, ce qui rend possible la gestion vidéo dans un système à
grande échelle ou à de nombreux sites distants.

11.2.3 Logiciels basés sur le Web


Un logiciel de gestion vidéo basé sur le Web doit d’abord être installé sur un serveur PC qui joue le
rôle de serveur Web et de serveur enregistreur. Il permet ensuite aux utilisateurs sur tout type
d’ordinateur réseau, n’importe où dans le monde, d’accéder au serveur de gestion vidéo et, par
conséquent, aux produits de vidéo sur IP qu’il gère, simplement par le biais d’un navigateur Web..

11.2.4 Évolutivité des logiciels de gestion vidéo


L’évolutivité de la plupart des logiciels de gestion vidéo, en termes de prise en charge du nombre
de caméras et de la fréquence d’images, est le plus souvent limitée par la capacité matérielle
plutôt que par le logiciel. Le stockage des fichiers vidéo soumet le matériel de stockage à de
nouvelles contraintes, car il peut s’avérer nécessaire de le faire fonctionner de manière perma-
nente, plutôt que seulement durant les heures de bureau. En outre, de par sa nature la vidéo
génère de grandes quantités de données, ce qui impose des pressions élevées sur la solution de
stockage.deo by nature generates large amounts of data, which put high demands on the sto-
rage solution. Pour plus d’informations sur les serveurs et le stockage, voir le chapitre 12.

11.2.5 Logiciels ouverts ou logiciels propriétaires ?


De nombreux fournisseurs de produits de vidéo sur IP proposent leurs propres logiciels de ges-
tion vidéo. Bien souvent, ces logiciels ne prennent en charge que les périphériques de vidéo sur
IP fabriqués par le fournisseur en question. Il existe également des logiciels qui prennent en
charge plusieurs marques de produits de vidéo sur IP, souvent proposés par des sociétés indé-
pendantes. Une large gamme de solutions logicielles est disponible auprès des 600 partenaires
de développement d’applications Axis. Voir www.axis.com/partner/adp

11.3 Fonctionnalités des systèmes


Un système de gestion vidéo peut prendre en charge de nombreuses fonctionnalités. Voici quel-
ques-unes des plus courantes :
Systèmes de gestion vidéo - Chapitre 11 95

> Affichage simultané d’images vidéo de plusieurs caméras


> Enregistrement vidéo et audio
> Fonctions de gestion d’événements, y compris des fonctions de vidéo intelligente telles que
la détection de mouvement vidéo
> Administration et gestion de caméra
> Options de recherche et lecture
> Contrôle d’accès utilisateur et journalisation de l’activité (audit)

11.3.1 Visualisation
L’une des fonctions clés d’un système de gestion vidéo est de permettre la visualisation de vidéo
en direct et enregistrée de manière efficace et conviviale. La plupart des applications de gestion
vidéo permettent à plusieurs utilisateurs de visualiser les images vidéo dans différents modes,
tels que la vue fractionnée (pour afficher les images de plusieurs caméras en même temps), le
plein écran ou l’affichage séquentiel (dans lequel les vues de différentes caméras sont affichées
les unes après les autres).
Menu Barre d'outils
Indicateur d'enregistrement
Liens vers les
espaces de travail

Groupes d'affichages

Contrôles
audio et PTZ

Journal
d'alarme

Figure 11.3a Écran de visualisation en direct d’AXIS Camera Station

De nombreux logiciels de gestion vidéo proposent également une fonctionnalité de lecture mul-
ti-caméra, qui permet aux utilisateurs d’afficher des enregistrements simultanés de différentes
caméras. Ils peuvent ainsi disposer d’une image complète d’un événement, ce qui peut être utile
durant une enquête. Parmi les autres fonctionnalités disponibles, citons l’affichage et le map-
page multi-moniteur, qui superpose des icônes de caméras représentant les emplacements des
caméras sur un plan de bâtiment ou une région géographique.
96 Chapitre 11 - Systèmes de gestion vidéo

11.3.2 Multi-flux
Les produits de vidéo sur IP sophistiqués Axis offrent la fonctionnalité multi-flux, selon laquelle
plusieurs flux vidéo provenant d’une caméra réseau ou d’un encodeur vidéo peuvent être confi-
gurés individuellement avec différentes fréquences d’images, formats de compression et résolu-
tions, et envoyés à différents destinataires. Cette capacité permet d’optimiser l’utilisation de la
bande passante réseau.
Enregistrement/visualis
ation à distance à une
fréquence d'images et
une résolution
moyennes
Caméra analogique Enregistrement/visual
isation locaux à une
AUDIO
I/O

2
3
4
5
6 fréquence d'images
maximale et une
1
OUT

IN

résolution élevée
Encodeur vidéo
Visualisation à l'aide
d'un téléphone
portable à une
fréquence d'images
moyenne et une
faible résolution

Figure 11.3b Des flux vidéo multiples et configurables individuellement permettent d’envoyer des vidéos à différen-
tes fréquences d’images et différentes résolutions à différents destinataires.

11.3.3 Enregistrement vidéo


Avec un logiciel de gestion vidéo tel qu’AXIS Camera Station, les images vidéo peuvent être
enregistrées manuellement, de manière continue et par déclencheur (mouvement ou alarme), et
des enregistrements continus et déclenchés peuvent être planifiés pour s’exécuter à des horaires
spécifiques chaque jour de la semaine. L’enregistrement continu requiert généralement davan-
tage d’espace disque que l’enregistrement déclenché par une alarme. Un enregistrement déclen-
ché par une alarme peut être activé par la détection de mouvement vidéo ou par des entrées
externes, par le biais du port d’entrée d’une caméra ou d’un encodeur vidéo. Avec les enregistre-
ments planifiés, il est possible de définir des horaires à la fois pour les enregistrements continus
et pour les enregistrements déclenchés par une alarme ou par le mouvement.

Figure 11.3c Paramètres d’enregistrement planifié avec une combinaison d’enregistrements continus et déclenchés
par alarme/mouvement appliqués à l’aide du logiciel de gestion vidéo AXIS Camera Station.
Systèmes de gestion vidéo - Chapitre 11 97

Une fois le type d’enregistrement sélectionné, la qualité des enregistrements peut être détermi-
née en sélectionnant le format vidéo (par exemple H.264, MPEG-4, Motion JPEG), la résolution,
le niveau de compression et la fréquence d’images. Ces paramètres affecteront la quantité de
bande passante utilisée, ainsi que l’espace de stockage requis.

Les produits de vidéo sur IP peuvent avoir des capacités de fréquences d’images différentes, en
fonction de la résolution. L’enregistrement et/ou la visualisation à une fréquence d’images maxi-
male (30 images par seconde pour la norme NTSC et 25 images par seconde pour la norme PAL)
sur toutes les caméras et à tout moment est beaucoup plus que ce qu’il ne faut pour la plupart
des applications. Dans des conditions normales, la fréquence d’images peut être définie à une
valeur inférieure (par exemple de une à quatre images par seconde) afin de réduire sensiblement
les exigences de stockage. En situation d’alarme, par exemple en cas de déclenchement de la
détection de mouvement vidéo ou d’un capteur externe, un flux distinct avec une fréquence
d’images plus élevée peut être enregistré et envoyé.

11.3.4 Enregistrement et stockage


La plupart des logiciels de gestion vidéo utilisent le système de fichiers Windows standard pour
le stockage ; tout lecteur système ou lecteur réseau peut donc être utilisé pour le stockage des
images vidéo. Un logiciel de gestion vidéo peut autoriser plusieurs niveaux de stockage ; par
exemple, les enregistrements sont effectués sur un disque dur principal (le disque dur local) et
l’archivage s’effectue sur des disques locaux, des lecteurs réseau ou des lecteurs distants. Les
utilisateurs peuvent être en mesure de spécifier la durée de conservation des images sur le lec-
teur principal avant leur suppression automatique ou leur déplacement vers le lecteur d’archi-
vage. Ils peuvent également empêcher la suppression automatique des images vidéo déclen-
chées par un événement en les marquant ou les verrouillant dans le système.

11.3.5 Gestion d’événements et vidéo intelligente


La gestion d’événements concerne l’identification ou la création d’un événement déclenché par des
entrées, qu’il s’agisse de fonctionnalités intégrées aux produits de vidéo sur IP ou d’autres systèmes
tels que des terminaux de point de vente ou un logiciel de vidéo intelligente, ainsi que la configu-
ration du système de vidéosurveillance sur IP de façon à répondre automatiquement à l’événement,
par exemple en enregistrant les images vidéo, en envoyant des notifications d’alerte et en activant
différents éléments tels que des portes et des lampes.

Les fonctionnalités de gestion d’événements et de vidéo intelligente peuvent être utilisées conjoin-
tement de sorte qu’un système de vidéosurveillance utilise la bande passante et l’espace de stoc-
kage de manière plus efficace. Il n’est pas nécessaire de surveiller les caméras en direct à tout
moment puisque des notifications d’alertes peuvent être envoyées aux opérateurs lorsqu’un évé-
nement est déclenché. Toutes les réponses configurées peuvent être activées automatiquement, ce
qui améliore les temps de réponse. La gestion d’événements aide les opérateurs à contrôler davan-
tage de caméras.
98 Chapitre 11 - Systèmes de gestion vidéo

Les fonctionnalités de gestion d’événements et de vidéo intelligente peuvent être intégrées à un


produit de vidéo sur IP ou à un logiciel de gestion vidéo. Un logiciel de gestion vidéo est également
capable de tirer parti d’une fonctionnalité de vidéo intelligente intégrée à un produit de vidéo sur
IP. Dans ce cas-là, la fonctionnalité de vidéo intelligente, telle que la détection de mouvement vi-
déo ou de détérioration de caméra, peut être assurée par le produit de vidéo sur IP et signalée au
logiciel de gestion vidéo, qui peut alors prendre les mesures nécessaires. Ce processus offre de
nombreux avantages :

> Il autorise une utilisation plus efficace de la bande passante et de l’espace de stockage,
puisqu’il n’est pas nécessaire qu’une caméra envoie en permanence des images vidéo à un
logiciel de gestion vidéo pour l’analyse des événements potentiels. L’analyse est effectuée au
niveau du produit de vidéo sur IP et les flux vidéo sont envoyés pour l’enregistrement et/ou
la visualisation uniquement lorsqu’un événement se produit..

> Il n’est pas nécessaire que le serveur de gestion vidéo ait une capacité de traitement très
puissante, ce qui permet de réduire les coûts. L’exécution d’algorithmes de vidéo intelligente
consomme beaucoup de ressources de processeur.

> Une évolutivité est possible. Lorsqu’un serveur exécute des algorithmes de vidéo intelligente,
seules quelques caméras peuvent être gérées simultanément. Le fait d’avoir une fonctionna-
lité intelligente intégrée à la caméra réseau ou à l’encodeur vidéo permet de bénéficier d’un
temps de réponse rapide et de gérer un très grand nombre de caméras de manière proactive.
Ordinateur équipé
Détecteur d'un logiciel de Domicile
infrarouge gestion vidéo
passif

Caméra
analogique RÉSEAU IP Bureau
INTERNET
Caméra réseau
Axis
Serveur
d'enregistrement Téléphone
vidéo portable

Sirène Relais

Figure 11.3d La gestion d’événements et la vidéo intelligente permettent au système de surveillance de rester
constamment à l’affût en analysant les entrées pour détecter les événements. Une fois un événement détecté, le
système peut réagir automatiquement en déclenchant par exemple l’enregistrement et en envoyant des alertes.

Déclencheurs d’événements
Un événement peut être planifié ou déclenché. Les événements peuvent être déclenchés par les
éléments suivants :

> Déclencheur manuel : un opérateur peut utiliser des boutons pour déclencher manuellement
un événement.
Systèmes de gestion vidéo - Chapitre 11 99

> Port(s) d’entrée : les ports d’entrée d’une caméra réseau ou d’un encodeur vidéo peuvent
être connectés à des périphériques externes tels que des capteurs de mouvement ou des
interrupteurs de portes.

> Détection de mouvement vidéo : il est possible de déclencher un événement lorsqu’une


caméra détecte certains mouvements dans sa fenêtre de détection de mouvement. Pour plus
d’informations sur la détection de mouvement, voir la page 102.

> Détection des tentatives de détérioration de la caméra : cette fonctionnalité, qui permet à
une caméra de détecter toute obstruction intentionnelle de son objectif, tout déplacement
ou perte de mise au point, peut être utilisée pour déclencher un événement. Pour plus
d’informations sur l’alarme de détérioration, voir la page 102.

> Déclencheur audio : permet à une caméra avec prise en charge audio intégrée de déclencher
un événement en cas de détection d’un signal audio au-dessous ou au-dessus d’un certain
seuil. Pour plus d’informations sur la détection audio, voir le chapitre 8.

> Température : il est possible de déclencher un événement lorsque la température passe en


dehors de la plage de fonctionnement d’une caméra.

Figure 11.3e Définition de déclencheurs d’événements à l’aide de l’interface Web d’un produit de vidéo sur IP Axis.

Réponses
Un produit de vidéo sur IP ou un logiciel de gestion vidéo peut être configuré de façon à répon-
dre aux événements à tout moment ou seulement à certaines heures. Voici quelques-unes des
réponses pouvant être configurées en cas de déclenchement d’un événement :

> Envoi d’images ou enregistrement de flux vidéo vers des emplacements spécifiques et à une
fréquence d’images spécifique. Lors de l’utilisation de la fonctionnalité de déclenchement
d’événement dans l’interface Web d’un produit de vidéo sur IP Axis, seules des images JPEG
100 Chapitre 11 - Systèmes de gestion vidéo

peuvent être envoyées. Lors de l’utilisation d’un logiciel de gestion vidéo, un flux vidéo avec un
format de compression (H.264/MPEG-4/Motion JPEG) et un niveau de compression spécifiés
peut être demandé au produit de vidéo sur IP.

> Activation du port de sortie : les ports de sortie d’une caméra réseau ou d’un encodeur vidéo
peuvent être connectés à des périphériques externes tels que des alarmes. (Pour plus de
détails sur les ports de sortie, voir ci-dessous.)

> Envoi de notification par messagerie électronique : permet de signaler aux utilisateurs qu’un
événement s’est produit. Une image peut également être jointe au message.

> Envoi de notification HTTP/TCP : cette alerte est envoyée à un système de gestion vidéo, qui
peut ensuite par exemple commencer un enregistrement.

> Accès à un réglage PTZ prédéfini : cette fonctionnalité peut être disponible avec les caméras
PTZ ou dômes PTZ. Elle permet de diriger la caméra vers une position spécifique, par exemple
une fenêtre, où un événement se produit.

> Envoi d’un SMS (Short Message Service) avec informations textuelles concernant l’alarme ou
d’un MMS (Multimedia Messaging Service) avec image montrant l’événement.

> Activation d’une alerte audio sur le système de gestion vidéo.

> Affichage d’une fenêtre contextuelle montrant l’image d’une caméra où un événement a été
déclenché.

> Affichage de procédures devant être suivies par l’opérateur.

Il est également possible de définir des tampons d’images pré-alarme et post-alarme, ce qui
permet à un produit de vidéo sur IP d’envoyer une séquence vidéo d’une durée spécifique et à
une fréquence d’images spécifique, capturée avant et après le déclenchement de l’événement.
Cette fonctionnalité peut aider à obtenir une vision globale de l’événement.

Ports d’entrée/sortie
L’une des fonctionnalités propres aux caméras réseau et aux encodeurs vidéo, dont ne disposent
pas les caméras analogiques, est leurs ports d’entrée/sortie (E/S) intégrés. Ces ports permettent de
raccorder un produit de vidéo sur IP à des périphériques externes et de gérer ces derniers par le
biais d’un réseau. Par exemple, il est possible de faire en sorte qu’une caméra réseau ou un enco-
deur vidéo connecté à un capteur d’alarme externe via son port d’entrée n’envoie des images vidéo
qu’en cas de déclenchement du capteur. L’éventail de périphériques pouvant être connectés au
port d’entrée d’un produit de vidéo sur IP est quasiment infini. La règle de base est que tout équi-
pement capable de passer d’un circuit ouvert à un circuit fermé est susceptible d’être relié à une
caméra réseau ou un encodeur vidéo. La fonction première d’un port de sortie de produit de vidéo
sur IP est de déclencher des périphériques externes, soit de façon automatique, soit par contrôle
distant via un opérateur ou une application.
Systèmes de gestion vidéo - Chapitre 11 101

Type de périphérique Description Utilisation


Contact pour porte Simple commutateur magné- En cas d’interruption du circuit
tique qui détecte l’ouverture de (ouverture de la porte), des images/
portes ou fenêtres. vidéos et des notifications peuvent
être envoyées depuis la caméra.
Détecteur infrarouge Capteur de détection de En cas de détection de mouvements,
passif mouvement basé sur l’émission le détecteur interrompt le circuit et
de chaleur. des images/vidéos et des notifications
peuvent être envoyées depuis la
caméra.
Détecteur de bris de Capteur actif qui mesure la En cas de baisse de pression, le
vitre pression atmosphérique à détecteur interrompt le circuit et des
l’intérieur d’une pièce et détecte images/vidéos et des notifications
les baisses de pression peuvent être envoyées depuis la
soudaines. (Le capteur peut être caméra.
alimenté par la caméra.)

Tableau 11.3a Exemple de périphériques pouvant être reliés au port d’entrée.

Type de périphérique Description Utilisation


Relais de porte Relais (solénoïde) contrôlant Le verrouillage/déverrouillage d’une
l’ouverture et la fermeture des porte peut être contrôlé par un
verrouillages de portes. opérateur distant (via le réseau) ou
constituer une réponse automatique
à un événement d’alarme.
Sirène Sirène programmée pour Le produit de vidéo sur IP peut activer
retentir lorsqu’une alarme est la sirène soit s’il y a détection de
détectée. mouvements par le détecteur de
mouvements vidéo, soit sur la base
des « informations » envoyées depuis
l’entrée numérique.
Système d’alarme/ Système de sécurité par alarme, Le produit de vidéo sur IP peut
intrusion contrôlant en permanence un s’intégrer comme élément du système
circuit d’alarme devant rester d’alarme : il sert alors de capteur et
fermé ou ouvert. permet de déclencher les transmis-
sions vidéo en fonction d’événements.

Tableau 11.3b Exemple de périphériques pouvant être reliés au port de sortie.


102 Chapitre 11 - Systèmes de gestion vidéo

Détection de mouvement vidéo


La détection de mouvement vidéo est une fonctionnalité courante des systèmes de gestion vidéo.
Elle consiste à définir l’activité d’une scène en analysant les données de l’image et en déterminant
les différences entre une série d’images. Grâce à elle, la détection de mouvement est possible dans
n’importe quelle partie du champ de vision d’une caméra. Les utilisateurs peuvent configurer
plusieurs fenêtres « incluses » (zones spécifiques du champ de vision d’une caméra dans lesquelles
le mouvement doit être détecté) et fenêtres « exclues » (zones dans une fenêtre « incluse » qui
doivent être ignorées). La détection de mouvement vidéo aide à affecter un ordre de priorité aux
enregistrements, réduit la durée des séquences vidéo enregistrées et facilite la recherche d’évé-
nements.

Figure 11.3f Réglage de la détection de mouvement vidéo dans le logiciel de gestion vidéo AXIS Camera Station.

Alarme de détérioration
Cette fonctionnalité de vidéo intelligente, intégrée à de nombreux produits de vidéo sur IP Axis,
peut être utilisée comme déclencheur d’événement en cas de manipulation d’une caméra, par
exemple lorsqu’elle est redirigée de façon accidentelle, bloquée, déréglée, endommagée ou si
quelqu’un pulvérise de la peinture dessus ou la recouvre intentionnellement. Sans cette détec-
tion, le champ d’application des caméras de surveillance peut être sérieusement réduit.

11.3.6 Administration et fonctionnalités de gestion


Toutes les applications de gestion vidéo permettent d’ajouter et de configurer des paramètres de
caméra de base, y compris la fréquence d’images, la résolution et le format de compression, mais
offrent également des fonctionnalités avancées telles que la découverte de caméra et une ges-
tion complète des périphériques. Plus un système de vidéosurveillance croît en taille, plus il est
Systèmes de gestion vidéo - Chapitre 11 103

important d’être en mesure de gérer les périphériques réseau de manière efficace. Les logiciels
qui aident à simplifier la gestion des caméras réseau et des encodeurs vidéo dans une installa-
tion proposent souvent les fonctionnalités suivantes :

> Repérage et affichage de l’état de connexion des périphériques vidéo sur le réseau
> Définition des adresses IP
> Configuration d’une ou plusieurs unités
> Gestion des mises à jour des microprogrammes de plusieurs unités
> Gestion des droits d’accès des utilisateurs
> Mise à disposition d’une fiche de configuration permettant aux utilisateurs de disposer, à un
emplacement unique, d’une vue d’ensemble de toutes les configurations de caméras et d’en
registrement.

Figure 11.3g Le logiciel AXIS Camera Management facilite la recherche, l’installation et la configuration de produits de
vidéo sur IP.

11.3.7 Sécurité
La sécurité constitue un aspect important de la gestion vidéo. Un produit de vidéo sur IP ou un
logiciel de gestion vidéo doit permettre la définition des éléments suivants :

> Utilisateurs autorisés


> Mots de passe
> Différents niveaux d’accès utilisateur, par exemple :
- Administrateur : accès à toutes les fonctionnalités (dans le logiciel AXIS Camera Station,
par exemple, un administrateur peut sélectionner les caméras et fonctionnalités auxquel
les un utilisateur peut accéder.)
- Opérateur : accès à toutes les fonctionnalités hormis certaines pages de configuration
- Visionneur : accès uniquement aux images vidéo en direct provenant de certaines
caméras
104 Chapitre 11 - Systèmes de gestion vidéo

11.4 Systèmes intégrés


Lorsque la vidéo est intégrée à d’autres systèmes tels que des systèmes de point de vente ou de
gestion technique de bâtiment, les informations des autres systèmes peuvent être utilisées pour
déclencher des fonctions telles que l’enregistrement basé sur événement dans le système de
vidéo sur IP, et inversement. La tâche des utilisateurs est en outre facilitée, car ils peuvent gérer
différents systèmes à partir d’une interface commune.

11.4.1 Interface de programmation d’application


Tous les produits de vidéo sur IP Axis offrent une interface de programmation d’application (API)
HTTP ou interface réseau appelée VAPIX®, qui permet aux développeurs de créer facilement des
applications prenant en charge les produits de vidéo sur IP. Un logiciel de gestion vidéo ou un
système de gestion technique de bâtiment qui utilise VAPIX® sera en mesure de demander des
images à des produits de vidéo sur IP Axis, de contrôler des fonctions de caméras réseau (par
exemple PTZ et relais) et de définir et extraire des valeurs de paramètres internes. En fait, cela
permet à un système d’effectuer toutes les tâches offertes par l’interface Web du produit de
vidéo sur IP, ainsi que d’autres tâches telles que la capture d’images non compressées au format
de fichier bitmap.

Un forum industriel ouvert et global nommé ONVIF a été établi au début de l’année 2008 par
Axis, Bosch et Sony to en vue de normaliser l’interface réseau des produits de vidéo sur IP. Une
interface réseau standard garantirait une meilleure interopérabilité et davantage de flexibilité
aux utilisateurs finaux lors de la conception de systèmes de vidéo sur IP basés sur des périphé-
riques de différents fournisseurs. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.onvif.org.

11.4.2 Point de vente


L’introduction de la vidéo sur IP dans le commerce a facilité l’intégration de la vidéo aux systè-
mes de Point de vente.

Cette intégration permet de lier toutes les transactions de caisse enregistreuse à des images vidéo
de ces mêmes transactions, ce qui facilite la lutte contre la fraude et le vol, à la fois de la part des
clients et des employés. Les exceptions de Point de vente telles que les retours, les valeurs entrées
manuellement, les corrections de lignes, les annulations de transactions, les achats par le person-
nel, les remises, les articles à étiquetage spécial, les échanges et les remboursements peuvent être
vérifiées visuellement à l’aide des images vidéo capturées. Un système de Point de vente avec vi-
déosurveillance intégrée facilite la recherche et la vérification de toute activité suspecte.

Des enregistrements basés sur événements peuvent être appliqués. Par exemple, une transaction
ou une exception de Point de vente, ou l’ouverture d’un tiroir de caisse enregistreuse, peut être
utilisé(e) pour déclencher et baliser un enregistrement. La scène avant et après un événement
peut être capturée à l’aide de tampons d’enregistrement pré-événement et post-événement. Les
enregistrements basés sur événements augmentent la qualité des séquences vidéo enregistrées
et réduisent les exigences de stockage et la durée nécessaire à la recherche d’incidents.
Systèmes de gestion vidéo - Chapitre 11 105

Figure 11.4a Exemple de système de Point de vente intégré à la vidéosurveillance. Cette capture d’écran affiche les
reçus et les clips vidéo de l’événement. Image reproduite avec l’aimable autorisation de Milestone Systems.

11.4.3 Contrôle d’accès


L’intégration d’un système de gestion vidéo au système de contrôle d’accès d’un bâtiment per-
met de conserver un historique de l’accès au bâtiment avec des images vidéo. Il est par exemple
possible de capturer des images vidéo à toutes les portes d’accès lorsqu’une personne pénètre ou
quitte un bâtiment. Cela permet d’effectuer une vérification visuelle lorsqu’un événement ex-
ceptionnel se produit. Une identification des événements de « talonnage » peut également être
effectuée. Le « talonnage » fait référence à un événement durant lequel une personne qui fait
passer sa carte d’accès dans un lecteur de carte magnétique afin de pénétrer dans une zone
sécurisée permet (consciemment ou non) à d’autres personnes de pénétrer également dans cet-
te zone sans avoir à valider de carte d’accès.

11.4.4 Gestion technique des bâtiments


La vidéo peut être intégrée à un système de gestion technique des bâtiments qui contrôle diffé-
rents systèmes tels que le chauffage, la ventilation et la climatisation, la sécurité, l’énergie et les
alarmes incendie. Voici quelques exemples d’applications :

> Une alarme de défaillance d’équipement peut déclencher l’affichage des images vidéo d’une
caméra sur l’écran d’un opérateur, en plus de déclencher des alarmes au niveau du système de
gestion de bâtiment.
106 Chapitre 11 - Systèmes de gestion vidéo

> Un système d’alarme incendie peut faire en sorte qu’une caméra surveille les portes de sortie
et commence l’enregistrement pour des raisons de sécurité.

> La vidéo intelligente peut être utilisée pour détecter tout flux inversé de personnes pénétrant
dans un bâtiment par une porte ouverte ou non sécurisée suite à un événement tel qu’une
évacuation.

> Les informations délivrées par la fonctionnalité de détection de mouvement vidéo d’une
caméra située dans une salle de réunion peuvent être utilisées avec des systèmes de chauf-
fage et d’éclairage pour éteindre le chauffage et l’éclairage une fois la pièce vide, ce qui
permet d’économiser de l’énergie.

11.4.5 Systèmes de contrôle industriel


Une vérification visuelle à distance est souvent bénéfique et nécessaire dans un système com-
plexe d’automatisation industrielle. Le fait d’avoir accès à la vidéo sur IP à l’aide de la même
interface de surveillance que celle d’un processus permet à un opérateur de pouvoir vérifier vi-
suellement une partie de ce processus sans avoir à quitter le panneau de contrôle. De plus, la
caméra réseau peut être configurée de façon à envoyer des images en cas de dysfonctionnement
opérationnel. Dans le cas de procédés délicats se déroulant en salle blanche ou dans des zones
de manipulation de substances dangereuses, la vidéosurveillance peut s’avérer le seul moyen
d’accès visuel au processus. Il en va de même pour les systèmes munis de grilles électriques, dont
le poste électrique est situé à un emplacement distant.

11.4.6 RFID
Les systèmes de suivi qui utilisent l’identification par fréquence radio (RFID, Radio-Frequency
Identification) ou des méthodes semblables sont utilisés dans de nombreuses applications afin
d’assurer le suivi d’articles. En guise d’exemple, on peut citer les systèmes de gestion des bagages
aux aéroports, qui assurent leur transfert à la destination correcte. En cas d’intégration à un
système de vidéosurveillance, il est possible d’obtenir une preuve visuelle de la perte ou de la
détérioration d’un bagage, et d’optimiser les routines de recherche.
Stockage et bande passante - Chapitre 12 107

Considérations relatives au stockage


et à la bande passante
Les exigences relatives au stockage et à la bande passante doivent impérativement
être prises en considération lors de la conception d’un système de vidéosurveillance.
Ces facteurs importants tiennent compte du nombre de caméras, la résolution d’image
utilisée, le type et le rapport de compression, les fréquences d’images et la complexité
des scènes. Ce chapitre fournit quelques recommandations concernant la conception
d’un système, ainsi que des informations sur les solutions de stockage et diverses
configurations système.

12.1 Calcul de stockage et de bande passante


Les produits de vidéo sur IP utilisent la bande passante réseau et l’espace de stockage en fonc-
tion de leur configuration. Comme mentionné plus haut, cela dépend des critères suivants :

> Nombre de caméras


> Si l’enregistrement sera continu ou basé sur des événements
> Nombre d’heures d’enregistrement quotidien par la caméra
> Images par seconde
> Résolution d’image
> Type de compression vidéo : Motion JPEG, MPEG-4, H.264
> Scène : complexité de l’image (par exemple mur gris, forêt, etc.), conditions d’éclairage et
quantité de mouvement (environnement de bureau ou gares ferroviaires bondées)
> Durée de conservation souhaitée des données

12.1.1 Besoins en bande passante


Dans un petit système de surveillance comptant entre 8 et 10 caméras, un switch réseau de 100
mégabits (Mbits) peut être utilisé sans avoir à prendre en compte les limitations de bande pas-
sante. La plupart des sociétés peuvent implémenter un système de surveillance de cette taille à
l’aide de leur réseau existant.
108 Chapitre 12 - Stockage et bande passante

Lors de l’installation d’au moins 10 caméras, la charge réseau peut être évaluée à l’aide de quel-
ques règles simples :

> Une caméra configurée de façon à fournir des images de haute qualité à des fréquences
d’images élevées utilisera environ 2 à 3 Mbits/s de la bande passante réseau disponible

> Avec 12 à 15 caméras ou plus, envisagez l’utilisation d’un switch réseau avec infrastructure
gigabit. Dans ce cas, une carte réseau gigabit doit également être installée sur le serveur qui
exécute le logiciel de gestion vidéo.

Parmi les technologies susceptibles de faciliter la gestion de la consommation de bande pas-


sante, citons l’utilisation de VLAN sur un réseau commuté, la Qualité de Service et les enregis-
trements basés sur événements. Pour plus d’informations, voir les chapitres 9 et 11.

12.1.2 Calcul des besoins en matière de stockage


Comme mentionné précédemment, le type de compression vidéo utilisé est l’un des facteurs affec-
tant les besoins en matière de stockage. Le format de compression H.264 est de loin la technique
de compression vidéo la plus efficace disponible aujourd’hui. Un encodeur H.264 peut réduire la
taille d’un fichier vidéo numérique de plus de 80 % par rapport à la norme Motion JPEG et de 50
% par rapport à la norme MPEG-4 (Part 2), sans que la qualité d’image ne soit compromise. Résul-
tat : un fichier vidéo H.264 nécessite nettement moins d’espace de stockage et de bande passante
réseau. Des exemples de calculs de stockage pour les trois formats de compression sont fournis
dans les tableaux ci-dessous. Étant donné le nombre de variables qui affectent les débits moyens,
les calculs ne sont pas si simples pour H.264 et MPEG-4. Avec Motion JPEG il existe une formule
simple, puisque les séquences sont composées d’un fichier individuel par image. Les besoins en
stockage pour les enregistrements Motion JPEG varient en fonction du débit, de la résolution et du
niveau de compression.

Calcul H.264 :
Débit approx. / 8 (bits dans un octet) x 3600s = Ko par heure / 1000 = Mo par heure
Mo par heure x nombre d’heures de fonctionnement par jour / 1000 = Go par jour
Go par jour x durée de conservation = besoin de stockage

Heures de
Débit approx. Images par Mo/ fonction-
Caméra Résolution (kbits/s) seconde heure nement Go / jour
N° 1 CIF 110 5 49,5 8 0,4
N° 2 CIF 250 15 112,5 8 0,9
N° 3 4CIF 600 15 270 12 3,2
Total pour les 3 caméras sur 30 jours de stockage = 135 Go

Tableau 12.1a Les chiffres ci-dessus sont basés sur une quantité de mouvement importante dans une scène. Avec
moins de mouvement, ils peuvent être inférieurs de 20 %. La quantité de mouvement dans une scène peut avoir un fort
impact sur l’espace de stockage requis.
Stockage et bande passante - Chapitre 12 109

Calcul MPEG-4 :
Débit approx. / 8 (bits dans un octet) x 3600s = Ko par heure / 1000 = Mo par heure
Mo par heure x nombre d’heures de fonctionnement par jour / 1000 = Go par jour
Go par jour x durée de conservation = besoin de stockage
Remarque : la formule ne prend pas en compte la quantité de mouvement, qui est un facteur
susceptible d’influencer l’espace de stockage requis.

Heures de
Débit approx. Images par Mo/ fonction-
Caméra Résolution (kbits/s) seconde heure nement Go / jour
N° 1 CIF 170 5 76,5 8 0,6
N° 2 CIF 400 15 180 8 1,4
N° 3 4CIF 880 15 396 12 5
Total pour les 3 caméras sur 30 jours de stockage = 204 Go

Tableau 12.1b

Calcul Motion JPEG :


Taille de l’image x nombre d’images par seconde x 3600s = Ko par heure / 1000 = Mo par heure
Mo par heure x nombre d’heures de fonctionnement par jour / 1000 = Go par jour
Go par jour x durée de conservation = besoin de stockage

Heures de
Débit approx. Images par Mo/ fonction-
Caméra Résolution (kbits/s) seconde heure nement Go / jour
N° 1 CIF 13 5 234 8 1,9
N° 2 CIF 13 15 702 8 5,6
N° 3 4CIF 40 15 2160 12 26
Total pour les 3 caméras sur 30 jours de stockage = 1002 Go

Tableau 12.1c
110 Chapitre 12 - Stockage et bande passante

AXIS Design Tool est un outil utile pour l’évaluation des besoins en bande passante et en stoc-
kage ; il est accessible à partir des sites Web suivants : www.axis.com/products/video/design_tool/

Figure 12.1a AXIS Design Tool propose une fonctionnalité de gestion de projet avancée qui permet de calculer la
bande passante et l’espace de stockage nécessaires pour un système complexe et de grande envergure.

12.2 Stockage basé sur serveur


Le nombre de caméras, la taille d’image et le nombre d’images par seconde que peut gérer un ser-
veur PC dépendent de l’unité centrale (UC), de la carte réseau et de la mémoire RAM (Random Ac-
cess Memory) interne dont dispose le serveur. La plupart des PC possèdent entre deux et quatre
disques durs, chacun pouvant contenir (environ) jusqu’à 300 Go de données. Dans une installation
de petite à moyenne envergure, le PC qui exécute le logiciel de gestion vidéo est également utilisé
pour l’enregistrement vidéo. On appelle cela le stockage embarqué (DAS, Direct-Attached Storage).

Avec le logiciel de gestion vidéo AXIS Camera Station, par exemple, un disque dur est suffisant
pour stocker les enregistrements de six à huit caméras. Avec 12 à 15 caméras ou plus, il est né-
cessaire d’utiliser au moins deux disques durs, afin de répartir la charge. Pour plus de 50 caméras,
l’utilisation d’un deuxième serveur est recommandée.

12.3 NAS et SAN


Lorsque la quantité de données stockées et les exigences de gestion dépassent les limitations
d’une solution de stockage embarqué, une solution de stockage réseau (NAS, Network-Attached
Storage) ou de réseau de zone de stockage (SAN, Storage Area Network) permet d’accroître
l’espace de stockage, la flexibilité et la faculté de récupération.
Stockage et bande passante - Chapitre 12 111

Stockage
séparé

Switch réseau, routeur


haut débit ou pare-feu Serveur informatique avec
Caméras réseau Axis d'entreprise logiciel de gestion vidéo

Figure 12.3a Solution NAS

Dans le cas d’un système NAS, un périphérique de stockage unique directement rattaché à un ré-
seau local propose un stockage partagé parmi tous les clients du réseau. Un périphérique NAS est
simple à installer et à administrer, et procure une solution de stockage peu onéreuse. Toutefois, le
débit de données entrantes est limité car le périphérique de stockage ne possède qu’une seule
connexion réseau, ce qui peut se révéler problématique dans les systèmes hautes-performances.
Une solution SAN propose une plate-forme de stockage polyvalente à grande vitesse, connectée en
général par fibres optiques à un ou plusieurs serveurs. Les utilisateurs peuvent accéder à tous les
périphériques de stockage du SAN via les serveurs. La capacité de stockage est configurable jusqu’à
plusieurs centaines de To (téraoctets). Le stockage centralisé réduit les contraintes administratives
tout en offrant un système de stockage à la fois très performant et très souple au service des en-
vironnements multiserveurs. La technologie Fiber Channel est couramment employée pour fournir
des transferts de données à une vitesse de quatre gigabits par seconde et pour autoriser le stoc-
kage de grandes quantités de données avec un niveau élevé de redondance.

Réseau local TCP/IP

Serveur Serveur Serveur Serveur

Fiber Channel Fiber Channel

Switch Fiber Channel

Bande Baie de Baie de


disques RAID disques RAID

Figure 12.3b Architecture SAN où les périphériques de stockage sont connectés et les serveurs partagent la capacité
de stockage
112 Chapitre 12 - Stockage et bande passante

12.4 Stockage redondant


Les systèmes SAN intègrent la redondance au périphérique de stockage. La redondance dans un
système de stockage permet d’enregistrer des données vidéo (ou autres) simultanément à plu-
sieurs emplacements. On dispose ainsi d’une copie de sauvegarde permettant de récupérer les
vidéos dans le cas où une partie du système de stockage subirait un dommage et deviendrait
illisible. Plusieurs options pour bénéficier de cette couche de stockage supplémentaire sont
disponibles dans un système d’IP-Surveillance, y compris les systèmes RAID (Redundant Array of
Independent Disks), la réplication de données, la mise en cluster de serveurs et le dédoublement
des destinataires vidéo.

RAID. RAID est une méthode permettant d’organiser différents disques physiques standard de
telle manière que le système d’exploitation les considère comme une seule et même unité. Une
configuration RAID répartit les données sur plusieurs disques durs, avec une redondance suffi-
sante pour que les données puissent être récupérées en cas de défaillance d’un disque. Il existe
différents niveaux RAID, allant d’une redondance presque nulle à une solution de mise en miroir
complète dans laquelle l’utilisateur ne subit aucune perte de données ou perturbation en cas de
défaillance d’un disque.

Figure 12.4a Réplication de données.

Réplication de données. Il s’agit d’une fonctionnalité commune à de nombreux systèmes d’ex-


ploitation réseau. Les serveurs de fichiers sur le réseau sont configurés de façon que les données
soient répliquées sur les différents serveurs, ce qui permet de disposer d’une copie de sauve-
garde en cas de défaillance d’un serveur.

Mise en cluster de serveurs. Une méthode courante de mise en cluster de serveurs consiste à
faire en sorte que deux serveurs fonctionnent avec le même périphérique de stockage, par exem-
ple un système RAID. Lorsqu’un serveur subit une défaillance, l’autre serveur à la configuration
identique prend le relais. Ces serveurs peuvent même partager la même adresse IP, ce qui rend
le « basculement » complètement transparent aux yeux des utilisateurs.

Dédoublement des destinataires vidéo. Une méthode courante visant à garantir la récupération
des données en cas d’incident et l’archivage hors site de la vidéo sur IP consiste à envoyer la vidéo
simultanément vers deux serveurs différents, situés en des lieux différents. Ces serveurs peuvent
disposer des techniques RAID, fonctionner en clusters ou répliquer leurs données sur d’autres
serveurs encore plus éloignés. Cette approche est particulièrement utile lorsque les systèmes de
Stockage et bande passante - Chapitre 12 113

surveillance se trouvent dans des zones dangereuses ou difficilement accessibles, par exemple
dans des installations industrielles ou des zones de transport en commun.

12.5 Configurations système

Système de petite envergure (de 1 à 30 caméras)


Un petit système est généralement composé d’un serveur exécutant une application de sur-
veillance qui enregistre la vidéo sur un disque dur local. Les images vidéo sont affichées et gérées
par le même serveur. Bien que la plupart des tâches de visualisation et de gestion s’effectuent
sur le serveur, il est possible d’y connecter un client (local ou distant) pour effectuer les mêmes
opérations.

RÉSEAU IP

Serveur d'applications Station de travail


et de stockage cliente (facultative)

Figure 12.5a Système de petite envergure.

Système de moyenne envergure (de 25 à 100 caméras)


Une installation de taille moyenne possède généralement un serveur, raccordé à des périphéri-
ques de stockage supplémentaires. Le stockage est le plus souvent configuré avec le système
RAID, afin d’accroître les performances et la fiabilité. Les images vidéo sont normalement visua-
lisées et gérées depuis un client, plutôt que depuis le serveur d’enregistrement.

RÉSEAU IP

Serveur d'applications Station


et de stockage de travail
cliente
Stockage RAID

Figure 12.5b Système de moyenne envergure.


114 Chapitre 12 - Stockage et bande passante

Système centralisé de grande envergure (de 50 à 1000 caméras, voire plus)


Une installation de grande envergure requiert des performances et une fiabilité élevées afin de
pouvoir gérer une grande quantité de données et une bande passante élevée. Cela nécessite
l’utilisation de plusieurs serveurs avec des tâches dédiées. Un serveur principal contrôle le sys-
tème et détermine le type d’images vidéo stockées sur chacun des serveurs de stockage. Les
serveurs de stockage étant dédiés à des tâches spécifiques, il est possible d’équilibrer la charge.
Dans une telle configuration, il est également possible de faire évoluer le système en ajoutant
davantage de serveurs de stockage si besoin est, et d’effectuer des tâches de maintenance sans
arrêter l’ensemble du système

RÉSEAU IP

Stations de
travail de
surveillance
Serveur Serveur Serveur de Serveur de
principal 1 principal 2 stockage 1 stockage 2

Figure 12.5c Système centralisé de grande envergure.

Système distribué de grande envergure (de 25 à 1000 caméras, voire plus)


Lorsque plusieurs sites requièrent une surveillance avec une gestion centralisée, il est possible
d’utiliser des systèmes d’enregistrement distribués. Chaque site enregistre et stocke les images
vidéo fournies par les caméras locales. Le contrôleur principal peut afficher et gérer les enregis-
trements sur chaque site.

Figure 12.5d Système distribué de grande envergure.


Outils et ressources 115

Outils et ressources
Axis propose différents outils et ressources d’informations pour faciliter la concep-
tion de systèmes d’IP-Surveillance. Une grande partie d’entre eux sont accessibles
depuis le site Web d’Axis : www.axis.com/tools

Calculateurs d’objectifs
Cet outil aide à calculer la distance focale de l’objectif nécessaire pour capturer une scène
donnée à une distance donnée.

Outil Camera Reach


Cet outil présente les options de capture de scènes et de reconnaissance visuelle des caméras
réseau Axis en fonction de paramètres tels que la distance et le type d’objectif utilisé. Il vous
permettra aussi de découvrir la gamme de produits Axis et de déterminer la caméra la plus
adaptée à votre application.

AXIS Design Tool


Il s’agit d’un outil de calcul par simulation, disponible en ligne ou sur DVD, qui vous aidera
à déterminer les besoins en bande passante et en stockage de vos projets particuliers de
vidéo sur IP.

Configurateur de caissons de protection Axis


Cet outil vous aidera à trouver les caissons de protection et accessoires complémentaires
dont vous avez besoin (supports, blocs d’alimentation, câbles, etc.) pour votre propre appli-
cation.

Intelligent Network Video : Understanding modern surveillance systems


Cet ouvrage de 390 pages a été rédigé conjointement par Fredrik Nilsson et Axis
Communications. Il s’agit de la première ressource décrivant en détail les capacités
avancées de vidéo intelligente et de mise en réseau numérique. Publié en septembre
2008, cet ouvrage est disponible (en anglais) auprès d’Amazon, Barnes & Noble et
CRC Press. Vous pouvez également vous le procurer en contactant la filiale Axis de
votre région.
116
AXIS COMMUNICATIONS’ ACADEMY 117

Axis Communications’ Academy


Numéro un de la connaissance en matière de vidéo sur IP.
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Le marché de la vidéosurveillance est en pleine mutation, les anciens systèmes analogiques


convergeant vers la technologie de vidéo sur IP. Les nouvelles techniques, applications et
possibilités d’intégration sont les moteurs de cette convergence. Pour réussir sur ce marché
de plus en plus concurrentiel, il faut une excellente connaissance des solutions de vidéo sur
IP. Grâce à l’Axis Communications Academy, numéro un de la connaissance en matière de
vidéo sur IP, vous êtes certain d’avoir toujours une longueur d’avance sur vos concurrents.

Apprendre les notions de base


Le programme de formations de l’Academy repose sur deux notions de base : notions de
base de la vidéo sur IP et notions de base des solutions de vidéo. Ces notions de base ont
été développées et perfectionnées de façon à répondre aux besoins de formation des pro-
fessionnels de l’informatique comme des spécialistes des systèmes analogiques CCTV tra-
ditionnels. Par conséquent, quel que soit votre domaine, vous pouvez aisément parvenir au
niveau de compétence technique requis par les produits et les solutions Axis.

Rendez-vous sur www.axis.com/academy


118 Coordonnées

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A propos d’Axis Communications
Axis est une société informatique qui fournit des solutions
de vidéo sur IP pour les installations professionnelles.
Leader mondial de la vidéo sur IP, la société mène la
transition de la vidéosurveillance analogique vers le
numérique. Les produits et solutions Axis, principalement
destinés à la vidéosurveillance et au contrôle distant,
reposent sur une plate-forme technologique ouverte et
innovante.
Axis est une société suédoise, disposant de filiales dans
plus de 20 pays et travaillant en partenariat avec des
sociétés dans plus de 70 pays. Fondée en 1984, Axis est
cotée à la NASDAQ OMX Stockholm, sous le code AXIS.
Des informations complémentaires sur la société sont
disponibles sur www.axis.com

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