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Les Systèmes Multimédia

La numérisation
Définitions

Chaque objet multimédia est défini par un contenant est un contenu

Objet multimédia

contenu : sémantique = porteur de sens


Contenant : le support physique

Toute représentation numérique est une interprétation que l’on souhaite la


moins réductrice possible du monde.

Multimédia (latin) => Multus (nombreux: exprime l’idée de pluralité) + media


(pluriel de medium qui signifie les milieux) => plusieurs milieux de diffusion de
l’information.
Définitions

Apparition de nouveaux produits numériques intégrant (sur un même support)


plusieurs médias (texte, image, son) => Développement d’un nouveau domaine de
création et de diffusion: Le multimédia.

• Un produit Multimédia (site internet, CDROM ou DVD) ne se réduit pas à une


simple collection des ses fonctionnalités
• Optimisation afin d’assurer une portabilité, et une synchronisation
• Nécessité de connaître les caractéristiques fondamentale des médias numériques.
• Les informations sont exclusivement numériques traduites en langage binaire.
Définitions

• Réaliser un produit multimédia c’est créer, traiter, enregistrer, structurer, lier et


synchroniser des fichiers numériques.
• Diffuser un produit Multimédia (CD, réseaux), c’est distribuer des fichiers
numériques.
• Lire un produit Multimédia c’est décoder des fichiers numériques pour affichage
analogiques sur un écran de lecture (texte, image fixe ou animée) ou restitution
analogique par un haut parleur (son).
• Nécessité de compresser les informations pour réduire leur taille.
• Nécessité de synchroniser les informations (Nécessité de la synchronisation
temporelle des données qui dépendent du temps tel que la vidéo, le son et l’image
animée).
• Nécessité de procédures d’interaction (interface homme-machine): L’utilisateur
modèle à son gré et son rythme, le déroulement de l’application.
Définitions

L’avancée technique (matérielle et logicielle) a permis la convergence de trois


secteurs auparavant totalement indépendants, ce qui a donné naissance au
Multimédia:
• La micro informatique.
• L’audiovisuel (images animée et son)
• Les télécommunications (Diffusion)
Numériser

L’audio visuel classique (cinéma ou vidéo analogique) rassemble le texte, le son et


l’image mais l’itinéraire et le rythme de consultation sont imposés et les
interactions sont limitées, car les trois modes ne sont pas homogènes.

1) Représentation numérique des données:

Tous les média: texte, son, image fixe, animations 2D et 3D, vidéo, partagent la
même représentation numérique susceptible d’être interprétée par le même
appareil de restitution (ordinateur, téléphone mobile,.. etc
Numériser
2) Représentation numérique binaire:
L’unité de mesure des mémoires internes ou externes est l’octet (byte)
1 octet = 8 bits (bit: binary digit ou chiffre binaire).
1 kilo-octet = 1024 octets (210 octets)
1 Mega-octet = 1024 K0 (220 octets)
1 Giga-octet = 1024 M0 (230 octets)
1 Téra-octet = 1024 G0 (240 octets)
1 Péta-octet = 1024 T0 (250 octets)
1 Exa-octet = 1024 P0 (260 octets)
1 Zeta-octet = 1024 E0 (270 octets)
1 Yotta-octet = 1024 Z0 (280 octets)
Echantillonner

Transformer une variation continue (sons, niveaux de gris, de couleurs) en une


succession d’éléments discontinus ou discrets.
a) l’image

• Une juxtaposition de points appelés pixels (picture elements), alignés


horizontalement et verticalement. On dit image bitmap ou image point ou
image matricielle (raster image).
• Toutes les images reproduites sur un écran sont des images bitmap, de même
que celles obtenues avec un scanner ou un appareil photographique numérique.
• La résolution est le nombre de pixels par unité de longueur (pixels par pouce:
ppp), elle conditionne la qualité de l’image.
Echantillonner

• L’image analogique obtenue par le système d’acquisition ne peut pas être stockée.
• Le signal analogique est continu
• image doit être digitalisée (échantillonnage)
• 8 bits pour le niveau de gris
• 24 bits pour les images couleur (8 bits pour chaque couleur RVB)
Echantillonner

On peut considérer qu’une image est faite non pas de points juxtaposés, mais
d’objets prédéfinis tels que des carrés, des cercles, des ellipses, des segments de
droites, des courbes, des figures géométriques, etc …
Limage sera donc appelée « vectorisée ou vectorielle » car elle n’est pas
constituée d’un ensemble de points.
Echantillonner

b) Le son

Comment « découper » un son en éléments discontinus sans le dégrader totalement?


On ne découpe pas le son lui-même mais seulement son signal; c’est l’image
électrique de l’onde sonore et non l’onde sonore elle-même qui va être découpée en
échantillon selon l’axe du temps (voir le chapitre sur le son).

Le choix du nombre d’échantillons prélevés par seconde dans un signal sonore


conditionne la qualité de la restitution finale. Ce nombre définit la fréquence
d’échantillonnage.
Quantifier

a) Mesure

Dans le cas de l’image, Il faudra déterminer parmi le nombre théoriquement


infini de valeurs de niveaux de gris (le flux lumineux varie en continu), le
nombre de valeurs réellement exprimable par l’ordinateur.

Dans le cas du son, c’est la mesure de l’amplitude du signal qui fournira les
données numériques nécessaires.
Quantifier

b) Echelle de mesure

C’est le nombre de graduation dont disposera l’échelle, ou encore « son pas de


quantification »: plus le pas est faible, plus l’écart entre deux graduations est
réduit, et plus la mesure est précise.

Il s’agit donc de déterminer le nombre de bits (0 ou 1) qui seront nécessaires


pour exprimer le nombre de valeurs désirées.
On a la relation: N = 2n  n= log2N
Avec N: le nombre de graduation et n: le nombre de bits.
Quantifier

Par exemple, pour désigner 256 graduations, on a besoin de 8 bits car


N= log2 256 = 8 bits.
Pour désigner 100 graduations, on a besoin de 7 bits car
N= log2 100 = 6,64 => 7 bits.

L’œil humain ne distingue pas (ou peu) au-delà de 64 niveaux de gris.

On constate le même principe pour le signal sonore, par exemple un CD musical


avec un codage sur 16 bits donne 216 = 65536 niveaux différents d’amplitude du
signal.
Quantifier
Quantifier
Echantillonnage

Quantification
Coder

La codification, consiste à établir une correspondance entre un ensemble de départ


(les informations à coder) et un ensemble d’arrivée composé de mots de code, qui
sont des séquences binaires de longueur uniforme. La condition est que la
correspondance soit une fonction injective.
Exemple:
Convertisseur analogique numérique
Un scanner est un appareil qui balaie le document image ligne par ligne et point
par point et transforme le flux de lumière en signal électrique, ce dernier est
envoyé à un convertisseur (CAN) pour la numérisation.

Le scanner réalise la tâche inverse de l’écran qui reconstitue l’image ligne par
ligne et point par point à partir du signal électrique généré par la carte graphique de
l’ordinateur.

Un ordinateur Multimédia est équipé d’une carte spécifique, appelée carte son,
qui intègre un CAN chargé d’échantillonner le signal issu d’un microphone, le
quantifier et le coder.

Les cartes son sont dotées d’un CAN et d’un CNA contrairement aux cartes
graphiques qui ne possèdent pas de CAN, d’où la nécessité de recourir à une
carte d’acquisition vidéo pour numériser une séquence analogique.
Convertisseur numérique analogique

Après numérisation d’un signal analogique en vue de son stockage ou de son


traitement, il est nécessaire de le reconvertir en signal analogique pour restituer
l’information sous sa forme originale, car une série binaire ne fera jamais retentir
un haut parleur, ni n’illuminera un écran, d’où la nécessité d’un CNA.

Le CNA convertie en tension les valeurs discrètes (discontinues) dont il dispose


en entrée, d’où le signal analogique obtenu en sortie différent du signal original.
D’où la nécessité de lisser ce signal pour reconstituer un signal proche du signal
analogique d’origine.
Les capteurs CCD

a) Structure et fonctionnement

Le CCD (charged-coule device) reçoit la lumière issue de la scène et transmise par


l’objectif lors de la prise de vue.
Le CCD comporte un réseau d’éléments sensibles à la lumière appelés «photosites»
(carré, rectangle, etc…). Les photons génèrent de l’électricité (des électrons)
lorsqu’ils entrent en contact avec la surface du silicium du photosite.
Le courant délivré par le photosite est proportionnel à la quantité de lumière qu’il
reçoit => un doublement du temps d’exposition double la charge électrique.
Les capteurs CCD

Carte d’acquisition (DOMIN0 Mini)


spécialisée dans la numérisation d’images Une caméra CCD
Les capteurs CCD

b) Du noir et blanc à la couleur

Le CCD est un périphérique monochrome, il est sensible à la quantité de lumière


mais pas aux longueurs d’ondes, ce qui donne des images en niveaux de gris.
Pour produire une « image colorée », un filtre couleur (CFA: color filter array)
est ajouté.
Après la prise de vue, chaque pixel contient une seule couleur (rouge, vert, bleu),
les deux autres sont calculées par interpolation en fonction des valeurs voisines.
La couleur calculée peut être non-conforme à la réalité, d’où l’existence des
caméras vidéo haut de gamme tri-CCD, mais sont très coûteuses)
Le texte

Le texte a été –et de loin- le premier des médias numériques; il a été numérisé
avant même l’apparition de l’informatique et des ordinateurs.
a) Le code Baudot
En 1832, Samuel Morse, inventeur du téléphone électrique, conçoit le code
Morse; il est constitué d’impulsions électriques courtes (points) et longues (les
traits).
Les défauts sont: - les opérateurs doivent maîtriser le code
- Une cause est nécessaire (code de longueur variable)

En 1870, un jeune français Emile Baudot conçoit le code binaire de transmission


télégraphique. A la différence du code Morse, celui-ci utilise deux impulsions
d’égales durée; impulsion / pas d’impulsion (équivalent à 0, 1).
Le texte

Les avantages du code Baudot sont:

• Le code Baudot est de longueur fixe.


• Généré automatiquement à l’émission, et décodé de même à la réception par
un codeur/décodeur électromécanique (ancêtre de notre modem)
• Ne nécessite pas d’être maîtrisé par l’opérateur.

Le code Baudot a été utilisé pendant 50 ans sur le réseau télégraphique


commuté (Telex)
En mémoire de Emile Baudot que l’unité de mesure de vitesse de transmission
(fréquence de modulation ou de démodulation du signal) a reçu la
dénomination de Baud.
Le texte
b) Le code ASCII
Le code Ascii est élaboré aux USA en 1963. (American Standard Code for
Information Interchange). Chaque caractère est codé sur 7 bits => 128 signe, Le
8ème bit (de parité) est affecté à la détection et contrôle d’erreur.
Pour coder les caractères d’autres langues, on a pu se dispenser du bit de parité
(pour coder les caractères accentués du Français).

c) Unicode

Elaboré en 1991 et nécessite 16 bits => 65536 signes. Il permet d’intégrer de


nombreux alphabets (arabe, arménien, hébreu, grec, latin…), mais le poids des
fichiers va alors doubler.
Conclusion

• La discrétisation d’un signal analogique continu engendre inévitablement une


dégradation de ce signal: signal à infinité de valeurs => nombre fini de valeurs.
• Le signal analogique est fragile
• Le signal numérique est très stable, il peut être transporté ou copié sans
dégradation
• Les opérations du traitement sont délicates en analogique (matériel spécifique)
• Les opérations deviennent purement mathématique avec le numérique;
physique => mathématique
• Le progrès dans le domaine des mémoires (stockage)
• Numérisation des média => réaliser des réseaux multiservice.
• C’est la numérisation de tous les médias qui a permis la naissance du multimédia.