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Météo PÉTROLE MONNAIE A vos parapluies L e Brent 18° à Alger 22° à Hassi
Météo
PÉTROLE
MONNAIE
A vos parapluies
L e Brent
18° à Alger
22° à Hassi
Messaoud
L'euro
à 83,25
à 1,335
dol
lars
dol
lar
le baril
à 83,25 à 1,335 dol lars dol lar le baril L igue 1 (9 e journée)

L igue 1 (9 e journée)

Le leader favori au Khroub

P. 23

Le risque de fracture diminué par les pommes ? P. 12
Le risque
de fracture
diminué
par les
pommes ?
P. 12
Le risque de fracture diminué par les pommes ? P. 12 Réinsertion des détenus 80% des
Réinsertion des détenus 80%
Réinsertion des détenus
80%

des recommandations de la Commission interministérielle réalisés

P. 7

19 Dhoul el Hidja 1431 - Jeudi 25 Novembre 2010 - N° 14058 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

Les ministres des Transports de l’UMA à Alger

Un ordre du jour chargé

des Transports de l’UMA à Alger Un ordre du jour chargé La 13 e session du

La 13 e session du Conseil des ministres des Transports de l'Union du Maghreb arabe (UMA) a ouvert ses travaux hier à Alger sous la présidence du ministre algérien des Transports, M. Amar Tou, en présence du secrétaire général de l'Union, M. Lahbib Benyahia. Cette réunion de trois jours sera consacrée essentiellement à l'examen du suivi des recommandations de la 12 e session, tenue en juillet 2009 en Libye. Il s'agit notamment des points relatifs au ''transport aérien et la navigation aérienne et aéroports'', ''météorologie'', ''transports terrestres'', ''prévention et sécurité routière'', ''transports maritimes et ports''. Le Conseil des ministres de l'UMA se penchera également sur plusieurs projets de conventions intermaghrébines.

Envoyé spécial du président Sarkozy

intermaghrébines. Envoyé spécial du président Sarkozy M. Raffarin à Alger “La France veut un partenariat

M. Raffarin à Alger

“La France veut un partenariat industriel gagnant-gagnant avec l'Algérie”

P. 5

Travaux publ ics Des contrats de performance pour les 48 DTP à partir de janvier
Travaux publ
ics
Des contrats
de performance pour les
48 DTP à partir de janvier
P. 3
de performance pour les 48 DTP à partir de janvier P. 3 Quotidien national d’information —

2

2 EL MOUDJAHID 18° àAlger, 22° à Hassi Messaoud APN Ce matin à 10 h Météo

EL MOUDJAHID

18° àAlger, 22° à Hassi Messaoud APN Ce matin à 10 h Météo Séance plénière
18° àAlger,
22° à Hassi Messaoud
APN
Ce matin à 10 h
Météo
Séance plénière
consacrée
aux questions orales
A
au vos
parapluies
Temps
pluvieux
sur
une
majeure
L'Assemblée populaire nationale (APN) reprendra ses
travaux, aujourd’hui, en séance plénière consacrée aux questions
orales, a indiqué hier un communiqué de l'Assemblée.
Les onze questions orales inscrites lors de cette séance
concernent les secteurs des travaux publics (deux questions), de
la solidarité nationale et de la famille (une question), de la culture
(une question), de l'habitat et de l'urbanisme (deux questions),
du tourisme et de l'artisanat (deux questions), de la Poste et des
technologies de l'information et de la communication (une
question) et de la recherche scientifique (une question).
partie
pays,
notamment
nord-est
et
ouest.
Alger
18°/11°
Oran
18°/13°
Constantine
13°/5°
Tiaret
11°/4°
Annaba
15°/12°
Bejaia
16°/10°
Tlemcen
! du 18°/10°
Sétif
10°/2°
Batna
10°/2°
Chlef
15°/8°
Médéa
14°/6°
Blida
15°/8°
Tizi-Ouzou
15°/8°
Bouira
13°/8°
Djelfa
10°/3°
Saïda 14°/7° Sidi Bel-Abbès
Mascara 15°/8°
15°/6°
Béchar 22°/9° Hassi Messaoud
Violence contre
les femmes
tique. Cette conférence aura
lieu aujourd’hui à 10 h au
niveau de l’amphithéâtre I de
l’Ecole des hautes études com-
merciales (1, chemin Mokhtar
Doudou-Ben-Aknoun).
Les 27, 28 et 29 novembre à Alger
Visite
au centre de
Bou-Ismaïl
Conférence mondiale ouverte
contre la guerre et l’exploitation
Benaïssa
à la Foire
du miel
Forum El Bahdja
A
l’occasion de la célébration
de la journée mondiale de Lutte
contre la violence envers les
femmes, le ministère de la
Solidarité nationale et de la
Famille organisera, aujourd’hui
L’environnement
à Alger
Le Forum El Bahdja, dans son
édition d’aujourd’hui, invitera
Le Parti des travailleurs et l’UGTA organisent une conférence mondiale ouverte contre
la guerre et l’exploitation les 27, 28 et 29 novembre 2010, à la Mutuelle générale des tra-
vailleurs des matériaux de construction.
Prendront part à cet événement près de 400 participants dont 230 personnalités étran-
gères, représentants des organisations politiques et syndicales.
Les travaux de la conférence débuteront le samedi 27 novembre à 9h30 à la Mutelle
générale des travailleurs des matériaux de construction.
à
10 h, une visite au centre
national des femmes victimes
de violences de Bou-Ismaïl.
Haut commissa-
riat à l’amazighité
M. Messaoud Tebani, directeur
de l’environnement de la
wilaya d’Alger et ce, dans une
rencontre qui s’étalera de 10 h
à 12 h.
RASD
Jijel
Colloque sur
les royaumes
amazighs
à Biskra
Séminaire
régional de la
Fédération
algérienne des
personnes
handicapées
Célébration
du 35 e anniversaire
de la création
du Conseil
national sahraoui
Le D r Rachid Benaïssa, ministre de
l’Agriculture et du Développelment rural
procédera aujourd’hui à 9 h au siège de
la coopérative apicole de Gué de
Constantine, Alger, à l’inauguration de la
10 e édition de la Foire du miel. Cette
manifestation, à caractère professionnel,
économique, culturel et scientifique,
durera jusqu’au 4 décembre prochain.
Dans le cadre de son plan de
charge pour l’année 2010, le
Haut commissariat à l’amazi-
L’ambassade de la République
démocratique sahraouie en Algérie
organisera les festivités du 35 e anni-
versaire de la création du Conseil
national sahraoui le 28 et 29
novembre. Cette rencontre coïncidera
avec le programme du festival de la
culture de la wilaya d’Ousserd dans
les camps des réfugiés.
Tou à Alger
ghité organisera, avec la colla-
boration de la wilaya de Biskra,
un colloque international sur le
thème « les royaumes amazighs
de la période musulmane » les
1 et 2 décembre à la maison de
La Fédération algérienne des
personnes handicapées organi-
sera un séminaire régional sur
le projet « le développement
inclusif local, une solution pour
la
culture de Biskra.
Recherche
scientifique
lutter contre l’exclusion des
personnes en situation de han-
dicap » et ce, aujourd’hui à la
salle des conférences Rachid-
Bounab de la maison de jeunes
de Jijel.
FLN
Riche programme
pour cette fin de semaine
Projets de
coopération
entre l’Algérie
et la Finlande
Sous la houlette de M. Abdelaziz Belkhadem, secrétaire
Le DG de l’ETUSA
l’a récemment
annoncé
général du FLN, une rencontre aura lieu aujourd’hui à 15 h à
la
maison de la culture de Bouira, apprend-on dans un com-
muniqué du parti. Une autre rencontre aura lieu le même jour
à 9 h au quartier général du FLN à Hydra. Le parti programme
une troisième rencontre intitulée « les réformes fiscales et
La direction générale de la
recherche scientifique et du
développement technologique
du ministère de l’Enseignement
superieur et de la Recherche
scientifique organisera une
cérémonie d’initiation de diffé-
rents projets de coopération
entre l’Algérie et la Finlande.
Cette réunion aura lieu aujour-
“Mise en
place d'un
parc d'autobus
aménagés
spécialement
pour les
financières à l’ombre de la crise mondiale» qui aura lieu same-
di
prochain à 15 h 30 en son siège.
M. Amar Tou, ministre des
Transports, effectuera, aujourd’hui, une
visite de travail et d’inspection des chan-
tiers du Métro d’Alger et du tramway
(ateliers de maintenance du Caroubier,
gare d’Agha, stations et ateliers de
Bachdjerrah, ligne tramway) et ce, à par-
tir de 7 h 30.
Perturbation du marché du lait
De nouvelles mesures pour remédier
aux dysfonctionnements
d’hui à partir de 9 h au siège de
handicapés”
la
direction générale sis au 23,
rue Roberts au Télemly, Alger.
Aujourd’hui, à Oran
Enseignement
supérieur
Salon SLTPC’VI’
BATIWEST 2010
2 e conférence
internationale
sur les
applications
des lasers et
des plasmas
Le Centre de développement
des technologies avancées
organisera le LAPAM’S10,
C’est sous le haut patronage
du ministre de l’Habitat et de
l’Urbanisme et sous l’égide du
wali d’Oran que se tiendra le
Salon international du logement,
l’immobilier, bâtiment, maté-
riaux de construction et des tra-
vaux publics, le 25 novembre à
partir de 13 h 45. Plus de 140
participants sont attendus à cette
manifestation.
Le ministre de l’Agriculture et du
Développement rural a précisé, hier, en
marge de l’installation du Comité consulta-
tif Africain de l’UNCCD que les perturba-
tions en termes d’approvisionnement du lait
en sachet qui ont caractérisé ce marché, sont
imputées à un dysfonctionnement de cette
filière, puisque la production de lait cru a
augmenté et les importations de lait en
poudre n’ont pas enregistré de baisse. Pour
le ministre, la non-implication dans la col-
lecte du lait frais par les laiteries, et l’utili-
sation du lait subventionné dans les créme-
ries et fromageries expliquent, cette absence
sur le marché du sachet du lait. M. Benaïssa
estimera que la filière lait sera réorganisée et
les transformateurs de lait seront soumis
désormais à des cahiers de charges, aux cri-
tères biens déterminés, axés sur la rationali-
té, le professionnalisme et la transparence
où chaque acteur de la chaîne trouvera ses
intérêts, libre à lui, d’adhérer ou pas à cette
démarche. En tous cas, ceux qui ne respec-
tent pas les cahiers des charges seront sanc-
tionnés, pour que ces perturbations ne se
reproduisent plus.
Il rappellera que durant l’année, en
cours des propriétaires privés ont importé
20 vaches laitières, contre 15 en 200, insis-
tant sur l’intérêt de créer les conditions
nécessaires pour garantir la durabilité qui
ne peut être réalisée en dehors de l’aug-
mentation des capacités nationales de pro-
duction du lait cru.
second international confé-
rence on Laser and Plasma
«
Le directeur général de
l'Entreprise de transport urbain
NedjmaNedjma
applications in materials scien-
et sub-urbain d'Alger
NoudjoumNoudjoum elel wilayatewilayate
ce
» qui se tiendra du 27 au 30
novembre à l’hôtel El-Aurassi.
Ecole des hautes
études
commerciales
Sécurité
La République
tchèque en
(ETUSA), M. Yacine Krim, a
annoncé le lancement d'un pro-
jet portant sur la mise en place
d'un parc d'autobus aménagés
spécialement pour les handica-
pés physiques. Intervenant lors
d'une journée d'information
organisée par l'Association
nationale pour le soutien aux
handicapés "Baraka" à l'occa-
sion de la célébration de la
journée mondiale du Souvenir
des victimes des accidents de la
route, M. Krim a indiqué que
ce projet sera lancé l'année pro-
chaine, précisant qu'environ 10
Dans la continuité de sa politique de rapprochement
avec son réseau de vente et de distribution, Wataniya
Télécom Algérie-Nedjma, a lancé « Noudjoum el wilaya-
te », un nouveau challenge réservé aux points de vente
(PDV) des 48 wilayas et ce, du 1 er novembre du mois cou-
rant jusqu’au 31 décembre 2010. Les PDV gagnants de chaque wilaya seront sélectionnés parmi
ceux ayant cumulé le plus grand nombre de points dans le rechargement électronique Storm et la
vente des différentes offres Nedjma (Star Hala et Nedjma Plus) et ce, durant les deux mois de ce
grand défi. A la fin du challenge, de nombreux cadeaux prestigieux seront offerts aux 10 meilleurs
PDV de chaque wilaya. En plus de son cadeau, le meilleur PDV par wilaya sera distingué du titre
honorifique de « Nedjm el wilaya ». Aussi, le meilleur PDV de chaque région (Est, Centre, Ouest
et Sud) se verra offrir « La méga surprise ». La remise des cadeaux aux Noudjoum el wilayate se
fera à l’occasion d’une cérémonie grandiose qui sera organisée en leur honneur à Alger au début
de l’année 2011.
Pour rappel, le challenge Noudjoum el wilayate de Nedjma s’inscrit dans le cadre des actions
de fidélisation organisées par Nedjma envers son réseau de distribution partout en Algérie. Cette
opération répond également à la volonté de Nedjma de dynamiser son réseau de vente et de dis-
tribution et d’inciter ses partenaires à poursuivre leurs efforts afin de satisfaire ses fidèles clients.
alimentaire
16
la session
de
la
2010
re, maghrébine Commission décembre L’Algérie de ministérielle e
L’ambassadeur de la
République tchèque, M. Pavel
Klucky, animera une conféren-
abritera,
ce
intitulée La République
prochain,
tchèque en 2010 : bilan d’une
transition économique et poli-
autobus de l'ETUSA seront
dotés d'équipements adaptés
aux besoins des handicapés.
Résidence
la d’Etat
Djenane
Mithak,
16
e
session
1 El la la er
Commission
ministérielle
maghrébine
spécialisée
char-
gée
sécurité
alimentai-
Jeudi 25 Novembre 2010
a-t-on
appris
dans
un
communiqué
du
ministère
de
l’Agriculture
et de le à
du
Développement
rural.

Nation

3

EL MOUDJAHID

Le ministre des Travaux publics l’a annoncé

“Les directeurs de wilaya seront soumis à des contrats de performance dès janvier 2011”

Commerce

Excédent commercial de près de 13 milliards de dollars durant les dix premiers mois 2010

L a balance commerciale de l'Algérie a réalisé durant les dix premiers mois 2010 un excédent de 12,99 milliards de dollars, contre seulement

1,58 milliard de dollars durant la même période en 2009, a appris hier l'APS auprès des douanes algé- riennes. Les exportations ont atteint 45,81 milliards de dol- lars, contre 34,99 milliards au cours de la même pério- de de l'année écoulée, en hausse de 30,92%, selon les chiffres provisoires du Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis). Quant aux impor- tations, elles se sont établies à 32,82 milliards de dollars contre 33,41 milliards de dollars au cours de la même période en 2009, accusant une légère baisse de 1,78%, précise le Cnis. L'amélioration du commerce extérieur durant cette période de l'année s'explique notamment par l'augmentation de plus de 30% des recettes des exportations d'hydrocarbures grâce à la hausse des prix du brut et par une légère baisse des importations notamment des demi-produits avec -5,68% et les biens de consommation non alimentaires avec (-4,47%). Sur le montant global des exportations, les hydrocarbures ont représenté 96,94% en s'établissant à 44,41 milliards de dollars lors des dix premiers mois 2010, contre 34,15 milliards durant la même période de 2009 (+30,03%). Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles demeurent faibles, avec seulement 1,40 milliard de dollars, soit 3% des exportations globales. Les princi- paux produits hors hydrocarbures exportés sont consti- tués du groupe demi-produits avec 963 millions usd enregistrant une hausse importante de 84,38%, les biens alimentaires avec 251 millions usd et les produits bruts avec 139 millions usd. Les exportations des autres groupes ont enregistré des baisses, il s'agit des biens de consommation non ali- mentaires avec 28 millions usd (-30,57%) et des biens d'équipements industriels (20 millions usd) enregistrant ainsi une "importante baisse" de 47,53%, relèvent les douanes. Pour les importations, il est constaté un léger recul des demi-produits à 8,27 milliards de dollars (- 5,67%), les biens de consommation non alimentaires à 4,86 milliards usd (-4,47%) et les biens alimentaires à 4,89 milliards usd (-1,92%). Les autres groupes de la structure des importations ont par contre enregistré des hausses relativement "importantes", il s'agit notamment des groupes "énergie et lubrifiants" qui a totalisé 667 millions usd en hausse de 59,54%, de celui des "biens d'équipements agricoles" avec 268 millions usd (+32,03%) et des "produits bruts" avec près de 1,14 milliard usd (+15,01%), indi- quent les statistiques des Douanes. Par ailleurs l'Algérie a affiché durant le mois d'oc- tobre dernier une tendance baissière de son excédent commercial qui s'est établit à 959 millions usd, contre 1,14 milliard usd durant la même période 2009, en bais- se de plus de 16%, indique le Cnis. Cette situation s'ex- plique par une hausse "plus importante" des importa- tions (9,38%) que des exportations (2,44%), souligne la même source. En effet, le volume des exportations est passé de 3,15 milliards de dollars en octobre 2009 à 3,44 milliards usd au cours du même mois en 2010, et celui des importations de 4,3 milliards usd à 4,4 mil- liards usd pour les mêmes périodes considérées. Les Etats-Unis sont restés en octobre 2010 le principal client de l'Algérie avec une part de 34,11% des ventes de l'Algérie à l'étranger suivis par l'Espagne (7,48%) et l'Italie avec 7,23%. La France demeure le principal fournisseur de l'Algérie avec 13,25 %, des importations suivie par l'Italie (9,36%) et la Chine (8,37%).

L’Etat vient de déblo- quer une enveloppe de 120 milliards de dinars au profit des 51 entre- prises de réalisation sous tutelle du département de TP.

R igueur dans la gestion, transpa- rence dans les règles relation- nelles, efficacité dans l’applica-

tion de loi et la réglementation sont les critères qui régiront désormais la mise en œuvre des programmes de l’Etat dans le secteur des travaux publics au titre du quinquennat 2010-2014. Cette orientation dictée par la nature, la spéci- ficité et la dimension stratégique des projets initiés par l’Etat vise à améliorer la qualité des infrastructures à travers une meilleure répartition des tâches et des missions dans cet objectif qui consiste à « délimiter les responsabilités de chacun » et situer les rôles. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Travaux publics à l’ouverture, hier, à l’hôtel « Riadh » des travaux des journées d’étude consacrées à une série de thèmes en rapports avec la nouvelle réglementation des marchés publics, l’entretien des sections de l’autoroute Est-Ouest mises en service, le fonction- nement des maisons cantonnières et enfin la problématique liée à la rééva- luation des opérations d’équipement. Le Dr. Amar Ghoul a annoncé, par la même occasion, l’introduction du systè- me des contrats de performance qui devra concerner les directeurs de wilaya et les entreprises de réalisation ratta- chées à la tutelle en 2010. Ainsi, chaque responsable devra rendre compte de ses résultats sur la base d’un programme annuel préétabli assortis de délais de réalisation et d’objectifs précis notera le ministre. Ce procédé sera accompagné a affirmé le ministre, de missions de contrôle et d’évaluation et de suivi de l’exécution des programmes par les structures centrales du ministère, tous les trois mois en ce qui concerne les entreprises, les bureaux d’études et les laboratoires et chaque quatre mois pour les directeurs de wilayas. D’autre part, une évaluation annuel- le du bilan de chaque entreprise et direc- tion de wilaya à travers le niveau de compatibilité des résultats avec les objectifs tracés. Toutes les dispositions préalables à cette action sont déjà pré- vues fera savoir le ministre. Sur un autre registre, toute entreprise sera dans l’obligation, dès 2011, d’effectuer un audit interne et une évaluation pério- dique des actions de coordination avec l’ensemble des intervenants dans les programmes en ce sens que les projets « exigent une mobilisation des moyens et une synergie dans l’intervention » a- t-il souligné. Ces exigences s’imposent à l’entreprise qui se voit, par consé- quent, contrainte de se conformer aux nouvelles dispositions du code des mar- chés. Un texte qui vient consacrer l’avantage à l’outil national de réalisa- tion en matière d’accès aux marchés publics sur la base d’un nouveau cahier des charges « adapté au nouveau contexte et aux nouvelles orientations du gouvernement et de l’Etat algérien » dira le ministre. A ce propos, le Dr.

Amar Ghoul a affirmé que l’Etat n’a pas lésiné sur les moyens en accordant aux 51 entreprises concernées (soit 42 entre- prises de réalisation et 9 bureaux d’études et laboratoires), une enveloppe de 120 milliards de dinars destinés à dont 50 milliards destinés à l’assainisse- ment financier, 68 milliards au titre des programmes d’investissements (équipe- ments) et 2 milliards pour couvrir les charges induites par les besoins en for- mation et en recherche appliquée. Une décision prise suite à des diagnostics

Ph. : Louisa
Ph. : Louisa

détaillés et précis sur chaque entreprise

a souligné le ministre. Aussi, des busi-

ness plans ont été établis au profit de ces entités. Toutes ces actions qui consistent

à consolider l’outil national de réalisa-

tion et dans une seconde étape, à le his- ser au niveau des normes internationales ont été retenues par le gouvernement en

référence aux propositions du départe- ment des travaux publics qui a soumis

un dossier exhaustif des préoccupations

et besoins des entreprises au CPE il ya

6 mois.

La demande de réévaluation des pro- jets ne représente que 2%

Des actions concrètes qui seront consacrées par des dispositions intro- duites au code des marchés, a précisé le ministre pour dire tout l’intérêt accordé par l’Etat à l’entreprise nationale. L’année 2011 devra enregistrer, d’autre part, la modification des organigrammes des SGP « d’une manière à suivre le portefeuille du secteur », la création d’une nouvelle « direction générale des moyens, d’études et de réalisation » qui servira « d’interface pour le secteur ». Un décret a été préparé dans ce sens notera le ministre. Le gouvernement, a par ailleurs donné son aval pour la créa- tion d’une école nationale des métiers des travaux publics notamment les métiers qui font défaut au secteur. En parallèle, l’école supérieure de gestion et de management des TP sera chargée d’accompagner les programmes de for- mation en post graduation. Un concours national est prévu pour sélectionner les compétences dans des spécialités diverses. Dans un point de presse orga- nisé en marge de la rencontre, le ministre a affirmé que les efforts de l’Etat visent à limiter le recours aux

opérateurs étrangers. « Cette option

relèvera, à l’avenir, de l’exception (en cas de non maîtrise technologique). Aussi, « nous nous acheminons vers la

clarification des relations avec les parte- naires étrangers » ajoutera le Dr. Amar Ghoul. L’objectif de ces mesures est d’amener les 51 entreprises qui repré- sentent un total de 30 000 emplois et l’équivalant de 60 milliards de produc- tion à atteindre de meilleures perfor-

mances à l’horizon 2014 soit 45 à 50 000 emplois et 130 milliards de dinars de production a déclaré le ministre. Concernant la réévaluation des projets, le ministre a affirmé que cette dernière ne représentait que 2% et dans certains cas elle s’impose d’elle-même citant le cas de la deuxième rocade sud (Zéralda- Boudouaou) qui a exigé une restructuration du plan initial, le linéai-

re étant passée de 61 km à 220,4 km. A

propos de l’information faisant état du départ de l’entreprise japonaise

« Cojaal », le ministre répondra que

c’est là une pure allégation. Le ministre

a affirmé également que 91% des tra-

vaux de l’autoroute Est-Ouest ont été achevés et que les 9% restants soit 170 km avancent dans de bonnes conditions précisant que 100 km sont prêt à être livrés alors que le parachèvement des 70 km restants du linéaire obéit à un ryth- me lent exigé par la nature du sol conformément aux orientations des experts. Enfin, le ministre a indiqué que la livraison des tunnels de Bouzegza (centre du pays) constitue une « priorité des priorités » de son département. Il affirmera que les équipements ont été acquis mais qu’il faudra, au préalable effectuer des essais pour mesurer leur degré de sécurité et leur fiabilité. Aussi, des simulations sont indispensables avant la mise en service de ces tunnels. D. Akila

Aïn-Témouchent

Quatre gares routières urbaines prévues

Quatre gares routières urbaines sont pro- grammées à la réalisation dans la wilaya d’Aïn-Témouchent dans le cadre du program- me quinquennal 2010-2014. Ces infrastructures seront construites au chef-lieu de la wilaya, Beni-Saf, El-Amria et Chaabet El L’ham, a précisé le directeur des transports de cette wilaya signalant que la gare urbaine, initialement prévue à El Malah, a été délocalisée à Chaabet El-L’ham, qui est dépourvue de ce genre d'infrastructures. Le programme prévoit, en outre, l’étude et la réalisation d'une autre gare routière à Hammam Bouhadjar dotée de toutes les com- modités. Initialement prévu à Beni Saf, ce projet a été également délocalisé, a-t-on ajouté, en rai- son de la disponibilité, au niveau de la ville côtière, d’une gare ferroviaire faisant office, en même temps, de gare routière répondant aux besoins des habitants. Deux autres projets porteront sur la réalisa- tion de deux centres d’enseignement et d’exa-

men de conduite prévus à Aïn-Témouchent et Beni Saf, ainsi que la révision du plan de cir- culation au chef-lieu de wilaya. L’actuel plan est devenu désuet suite à l’expansion urbaine à Aïn-Témouchent. L’électrification d’un réseau de 215 km de lignes de chemin de fer dont 145 km nouvelles figure dans l'agenda des autorités de la wilaya de Aïn-Témouchent qui s'apprête s’apprête à réceptionner sa nouvelle gare routière au chef- lieu. Confiés à l’Agence nationale d’études, de suivi et de réalisation d’infrastructures ferro- viaires (ANESRIF), ces projets concernent le projet de réalisation de la nouvelle ligne élec- trifiée reliant Aïn -Témouchent à Sidi Bel- Abbès sur une distance de 60 km et pour une exploitation à 160 km/h. La seconde étude porte sur la liaison Ghazaouet-Beni Saf (85 km) pour une vitesse de 220 km/h. Le réseau actuel reliant, sur 70 km, Es Senia (Oran) à Aïn -Témouchent, sera également électrifié, a-t-on indiqué.

Parallèlement au renforcement du réseau ferro- viaire de la wilaya, le directeur des transports fait état du lancement prochainement de deux projets portant respectivement sur renouvelle- ment des voies et ballast sur 55 km de la ligne ferroviaire Es Senia-Aïn- Témouchent et sur des travaux de modernisation et d'installation de signalisations sur la ligne reliant Es Senia, Aïn -Témouchent et Beni Saf. Dans le domaine du renforcement du trans- port urbain, la ville de Beni Saf a bénéficié d’un projet de téléphérique. La wilaya d’Aïn-Témouchent exploite 14 des 18 lignes urbaines ouvertes par le biais de 60 véhicules totalisant 2.403 places (17,3 pour cent). Pour les lignes rurales, 37 véhicules totalisant 668 places, assurent sept destinations ouvertes, soit un taux de 4,8 pc. Le transport par taxi n’est pas mieux loti, puisque sur 1.575 licences attribuées, seules 808 sont réellement exploitées, soit un taux de 51 pour cent.

Nation

4

EL MOUDJAHID

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques à Sétif

“L'Algérie n'importera plus d'alevins”

Les écloseries de Sétif et Sidi Bel-Abbès produiront 30 millions d'alevins par an.

A la question de savoir si l'ère des importations d'alevins par l'Algérie était révolue, le

ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, M. Abdallah Khanafou, qui était hier en visite dans la wilaya de Sétif et venait entre autres à procéder à l'inauguration de Zaïri dans la commu- ne de Ouricia, ne manquait pas de répondre par l’affirmative soulignant à cet effet : « Lorsque nous avons inau- guré l'écloserie de Sétif, j'ai effective- ment souligné que l'objectif primordial était d'interrompre les importations d'alevins. Donc nous avons ces deux écloseries, celle de Sétif et celle de Sidi Bel-Abbès qui vont produire 30 mil- lions d'alevins par an et peuvent suffire dans un premier temps, aux besoins des ensemencements que nous aurons à réaliser sur les différents plans d'eau, barrages, etc. Aussi et en attendant que les créneaux de l'aquaculture soit déve-

loppés et atteignent leur vitesse de croi- sière, nous n'aurons pas recours à des importations, d'autant plus que nous avons d'autres projets d'aquaculture qui constituent un appoint à cette produc- tion d'alevins parce que disposant de leurs propres écloseries. Je cite à cet effet l’exemple des projets de Ouargla et du projet marin d’Azzefoun. Une importante visite qui, si elle a permis au ministre accompagné du wali, du président de l'APW et autori- tés locales, de s'enquérir de la situation du secteur dont il a la charge, n'a pas été sans être marquée par des actions à la mesure des avancées que connaît le département de la pêche et des res- sources halieutiques et la dynamique qui le caractérise ces dernières années. Comment sinon apprécier à sa juste

dernières années. Comment sinon apprécier à sa juste dimension stratégique, l'inauguration hier par le

dimension stratégique, l'inauguration hier par le ministre de cette écloserie de poisson d'eau douce qui est dotée d'une capacité de 15 millions d’alevins et qui est destinée, au-delà de sa mission de structure de recherche et de démonstra- tion au profit des chercheurs et univer- sitaires, à produire des carpes argen- tées, grande bouche ou d'autres espèces de poisson. Une réalisation financée par le Fonds national de développement de la pêche et de l'aquaculture à l'effet de mettre fin aux opérations d'importa- tion d’alevins et qui est dotée d'une retenue collinaire de 5 hectares et d'équipements de pointe auxquels vient s'ajouter un savoir-faire établi des diffé- rents cadres agissant à ce niveau. Auparavant le ministre se rendra à l’IFP de Sétif où il visitera une exposi- tion consacrée à l'aquaculture et son produit et procédera à l'ouverture offi- cielle d'une journée d'étude sur les résultats obtenus de la première opéra- tion de la reproduction artificielle de poisson d'eau douce en Algérie. lnter- venant à l'issue de cette rencontre qui regroupait des chercheurs, cadres du secteur et universitaires, le ministre soulignera l’importance que revêtent de telles initiatives, établissant de ce fait la

situation qui prévaut actuellement en matière d'aquaculture dans notre pays et les actions qui sont destinées à impulser son développement, s'agissant de surcroît d'une activité économique durable, dont l'impact ne peut se tradui- re que par des effets positifs. M. Abdallah Khanafou qui parlera de l'existence de 450 espaces d’eau sur 5 régions, soulignera un taux de croissan- ce de 8% relevé à travers le monde et la nécessité d'œuvrer davantage. La pro- duction qui était de l'ordre de 300 tonnes en 2000 est montée à 3.000 tonnes en 2009. Il se penchera de ce fait sur les grands objectifs assignés au sec- teur au titre des différents programmes de développement et fera état, entre autres, de 10 projets en voie de réalisa- tion, 7 fermes aquacoles pour la pro- duction d'eau douce et 8 projets d'aqua- culture sur 8 wilayas, consacrant une large part à l’investissement dans ce secteur. Une cérémonie à l'issue de laquelle seront honorés plusieurs cadres et cher- cheurs qui se sont distingués par des travaux allant dans le sens de la réalisa- tion de ces grands objectifs. F. Z.

Les fruits de la mer

L e secteur de la pêche renferme un très grand potentiel, ce qui lui a permis de bénéficier d’énormes

moyens mis en place ces dernières années. Toutefois, comme cela ne suffit pas, et afin de moderniser le secteur, le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques a élaboré des programmes pour réparer les bâteaux de pêche,

acheter du matériel de pêche moderne et mettre sur pied des exploitations pis- cicoles pilotes. Le gouvernement s’est également engagé à construire 13 mar- chés de gros pour les poissons, dont trois sont en phase d’achèvement. L’objectif de ce programme est de surveiller la qualité du poisson, de recueillir des données de production et d’organiser le marché. Cependant, son développement dépend de la capacité des pouvoirs publics de protéger les stocks de poissons et d’améliorer le savoir-faire technique. Pour rappel, le secteur a déjà bénéficié d’importantes enveloppes. 26 milliards de dinars (248,3 millions d’euros) ont été déboursés pour l’achat de navires de pêche. Un projet qui a permis d’abais- ser l’âge moyen d’un bâteau de pêche, qui est passé de 20 à 12 ans. Pour aug- menter l’offre intérieure et réduire les prix, les pouvoirs publics ont pris la décision d’interdire l’exportation de certaines espèces, comme la sardine, spécifiant toutefois que « l’exportation d’espèces à forte valeur ajoutée peut être maintenue et compensée par l’im- portation de produits de large consom- mation. » Il faut dire que la consomma-

tion nationale de poisson est également freinée par son prix excessif, qui est souvent le résultat de fraudes, de la pêche illégale et de transactions réali- sées par des intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. Aussi, afin d’augmenter la production interne et de réduire la dépendance de l’Algérie à l’égard des importations, le gouvernement a fixé à l’industrie des objectifs ambitieux pour les quatre pro- chaines années. Parmi ces objectifs, on compte la capacité d’évaluer les stocks de poissons, la mise en place de moyens de conservation, la modernisa- tion de la flotte de pêche, l’adaptation au changement climatique, la préserva- tion de la pêche artisanale et l’amélio- ration des méthodes de formation. A la mi-octobre, des administrateurs, des professionnels, des scientifiques et des associations se sont réunis à Alger, dans le cadre d’une conférence nationa- le sur la pêche et les ressources halieu- tiques, pour revoir les résultats du sec- teur et envisager des stratégies de déve- loppement. D’après les nombreux experts ayant participé, il est plus qu’évident que les ressources halieu- tiques du pays demeurent sous-exploi- tées : on ne pêche que 145. 000 tonnes de poissons par an alors que le stock s’élève à 222. 000 tonnes. Il n’ya qu’à voir l’exemple cité récemment par ce département. Le quota annuel de l’Algérie pour le thon (établi à 1. 100 tonnes par la Commission internationa- le pour la conservation des thonidés en Atlantique, ICCAT) n’a même pas été

atteint de moitié. L’Algérie a également recours à l’aquaculture (l’élevage de poissons et de fruits de mer) pour aug- menter l’offre intérieure. Afin d’encou- rager les investissements du secteur privé dans la production aquacole, le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques mène des études de mar- ché pour repérer des sites appropriés à cette activité (450 ont été repérés jus- qu’à maintenant) et octroie des subven- tions provenant du Fonds national de développement de la pêche et de l’aquaculture. Bien que 12 projets d’aquaculture aient été lancés, leur via- bilité est menacée par le coût élevé des aliments pour poissons, que les exploi- tants doivent importer. Pour remédier au problème, le gouvernement prévoit de réduire les droits de douanes et le taux de la taxe à la valeur ajoutée (TVA) relatifs aux importations de ces produits, tel qu’indiqué dans le projet de loi de finances de 2011. Toujours est-il que la tendance va aller vers la création d'un office national de la pêche et de l'aquaculture regroupant les acteurs économiques, en vue de valori- ser les activités de recherche scienti- fique et d'intégrer les compétences scientifiques nationales dans les activi- tés de la recherche du secteur, de même que la mise en place d'un cadre juri- dique pour la gestion des points de vente de poisson au niveau des ports et la récupération des prérogatives de ges- tion des ports de pêche au profit du

secteur. Amel Zemouri

Benbada l’a annoncé hier à Constantine

“Prochaine promulgation d’un décret exécutif pour réguler l’activité commerciale durant les jours de fête”

L’ activité commer- ciale durant les journées de fête

sera désormais régulée et

organisée par un décret

exécutif devant être pro- chainement soumis par le ministère du Commerce, a

indiqué

Constantine le premier responsable de ce départe- ment, M. Mustapha Benbada. Ce texte déterminera avec exactitude toutes les activités commerciales devant être exercées

durant les jours de fête, notamment l’Aïd, afin de per- mettre aux citoyens de rompre définitivement avec les désagré-

ments liés aux "défaillances" observées de certains commer- çants durant ces journées, a sou- ligné le ministre. Au cours d’une visite de tra- vail et d’inspection à Constantine, M. Benbada a par ailleurs infirmé toute intention de son département de sanction- ner les commerçants qui ont fait fi aux usages commerciaux durant les jours de l’Aïd "faute de texte de loi autorisant cette procédure". Selon le ministre, les commerçants n’ayant pas répondu aux multiples appels lancés par les organisations et des associations profession- nelles, le feront prochainement "sous la rigueur de la loi". Sur un autre chapitre, le ministre du Commerce a fait part de la pro- chaine création d’un réseau, en amont, de trois marchés de gros

à vocation nationale et d’une

dizaine d’autres à vocation régionale. Il a indiqué que ce projet qui s’inscrit dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014, vise à "réguler la circulation des marchandises" en éliminant les intermédiaires, ce qui va avoir, selon lui, un "impact positif sur les prix". La création de cette "chaîne de marchés" permettra également aux responsables concernés d’avoir une "traçabilité claire et nette" de l’ensemble des pro- duits écoulés, permettant de "serrer l’étau" sur les cercles frauduleux qui ne cessent de mettre en péril et la santé du citoyen et l’économie nationale,

a ajouté M. Benbada. Dans ce contexte, il a annon- cé la prochaine mise en place d’un dispositif de contrôle des produits saisis ou refoulés dans la perspective de "démanteler" ou, à la limite, de cerner les réseaux maffieux qui commer- cialisent les produits contre- faits. La lutte contre la contrefa- çon nécessite "l’implication de tout un chacun", à commencer par le citoyen jusqu’aux ser- vices de sécurité en passant par la société civile, les médias et les différents organes de contrô- le et de répression, a estimé M. Benbada. S’agissant des moyens maté-

riels devant accompagner la lutte contre la contrefaçon, le ministre du Commerce a rappe- lé la création, d’ici 2015, de

du Commerce a rappe- lé la création, d’ici 2015, de laboratoires de contrôle de la qualité

laboratoires de contrôle de la qualité et de la répression des fraudes à travers l’ensemble des wilayas du pays. Il a dans ce contexte indiqué que la mise en place de ces structures de contrôle contri- buera à l’amélioration des pres- tations assurées par les labora- toires régionaux qui se trouvent parfois débordés et même inca- pables de répondre à toutes les demandes d’analyse ou de contrôle. Evoquant l’activité des labo- ratoires régionaux, le ministre a révélé leur impuissance d’ana- lyser certains produits à usage industriel notamment faute de référentiel devant être assuré et communiqué par la tutelle concernée. Qualifiant le marché informel de "phénomène multi- dimensionnel" puisqu’il implique plusieurs secteurs, social, économique, sanitaire et sécuritaire, le ministre du

Commerce a annoncé la mise en place d’ici 2011 d’un plan de "travail multidimensionnel" qui se chargera de la lutte contre ce phénomène qui gangrène l’éco- nomie nationale. Ce plan de travail sera élaboré par le minis- tère de l’Intérieur et des collec- tivités locales qui a déjà dépê- ché un groupe de spécialistes qui proposera les mécanismes à mettre en £uvre pour faire face au commerce informel, a souli- gné M. Benbada, faisant part du recrutement par son départe- ment, au cours de l’actuel quin- quennat, de près de 7.000 fonc- tionnaires afin de mieux prendre en charge les besoins du sec- teur.

Lors de sa visite à

Constantine, le ministre a eu à s’enquérir de chantiers relevant de son secteur et du fonctionne- ment de plusieurs structures, à l’exemple du chantier de réha- bilitation du marché d’El Khroub, et du laboratoire régio- nal de contrôle de la qualité. M. Benbada s’est également rendu au marché fraichement ouvert de la cité des Chouhada (ex-Améziane) avant d’inspec- ter la direction locale du com- merce, le marché de gros de la zone industrielle Palma et le siège de la Chambre du com- merce et d’industrie Rhumel. Le ministre du Commerce devait, en clôture de sa visite à Constantine, présider une séan- ce de travail regroupant les opé- rateurs économiques locaux.

hier,

à

Télécoms

Evaluation d’OTA : 10 soumissionnaires ont répondu à l’appel d’offres

D ix cabinets conseil et banques d’affaires ont répondu à l’appel d’offres

international lancé récemment par le ministère des Finances pour accom- pagner l’opération d'acquisition, par l'Etat algérien, de l'entreprise de téléphonie mobile Orascom Telecom Algérie (OTA), en vertu du droit de préemption. Au cours de la séance d'ouverture des plis des offres techniques et financières, qui a eu lieu mercredi au siège du minis- tère, la valeur des offres était com-

prise entre 1,8 million d’euros et 10,8 millions d'euros (taux du jour 14,36 millions de dollars). La com- mission ministérielle d’ouverture des plis a ainsi "constaté la confor- mité des plis ouverts avec le cahier des charges élaboré par le ministère avant que la commission d’évalua- tion des offres ne prenne la relève incessamment", explique-t-on. Aucune date pour la publication des résultats de la sélection n’a été révélée. Ont soumissionné à l’appel d’offres RSM (Tunisie) avec une

offre financière de 6,58 millions de dollars, le groupement Rothschild (avec 12,55 millions de dollars), Cuturs-Mallet-Prevost-Mosle-LLP (USA - 1,8 million d’euros), Renaissance Capital (GB - 14,36 millions de dollars), HSBC (8,19 millions de dollars), Swicorp (Arabie Saoudite - 6,38 millions d’euros), Grant Thornton (3,6 mil- lions d’euros), Global Investment House (Koweït, 10,43 millions de dollars), Goetz Partners (Allemagne-8,82 millions d’euros),

Shearman and Sterling-LLP (France - 2,155 millions de dollars). Quant aux délais proposés par les soumissionnaires pour l’achève- ment de l’évaluation d'OTA, ils vont de 2 mois (RSM) à 6 mois (Rothschild). La sélection prendra en considération les deux offres (technique et financière), le soumis- sionnaire le moins disant n’est donc pas systématiquement retenu. La loi de finances 2009 avait ins- tauré le "droit de préemption" selon lequel tout changement de proprié-

taire en matière de licence soit fait avec l'autorisation de l'ARPT (Autorité de régulation de la poste et des télécommunications) et les pou- voirs publics. "Toute transaction concernant OTA, sans le recours aux pouvoirs publics, sera nulle et non avenue et pourrait aboutir au retrait de la licence de téléphonie concédée à cette entreprise de droit algérien", avait averti le ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication.

Coopération

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EL MOUDJAHID

Envoyé spécial du président Sarkozy

M. Raffarin à Alger

“La France veut un partenariat industriel gagnant-gagnant avec l'Algérie”

L a France veut dévelop- per un partenariat indus- triel gagnant-gagnant

avec l'Algérie dans le cadre de ses nouvelles mesures d'inves- tissement, a indiqué hier à Alger, M. Jean-Pierre Raffarin, envoyé spécial du Président français. "Nous voulons pré- parer l'avenir avec des projets industriels à long terme et avec une volonté de gagnant- gagnant où chacun trouvera son propre intérêt", a déclaré à l'APS l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin à son arrivée à Alger. M. Raffarin chargé d'une mission de coopération écono- mique entre l'Algérie et la France répondait à une ques- tion sur d'éventuelles discus- sions, lors de cette visite, autour de plusieurs projets industriels importants, que comptent lancer ensemble les entreprises des deux pays. "Je viens écouter les autori- tés algériennes pour respecter les orientations qui sont les leurs", a-t-il ajouté, soulignant la décision prise par les deux pays "pour renforcer la coopé- ration économique en tenant compte de leurs orientations législatives".

"Je souhaite faire un travail en profondeur, un travail bien cadré par la lettre de mission que m'a proposée le Président Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire

Ph. : A. Yacef
Ph. : A. Yacef

des dossiers économiques qu'il faut faire avancer", a dit M. Raffarin. Prié de donner des détails sur ces projets, M. Raffarin a dit ne pas vouloir "s'avancer sur ces sujets avant d'avoir ren- contré les autorités algé- riennes". "J'attends de parler avec les autorités algériennes avant de m'avancer sur les perspectives. Il y a de la bonne volonté de part et d'autre et une volonté pragmatique pour préparer l'avenir dans des secteurs comme les assurances, la pharmacie, le transport, les mines et l'énergie", a-t-il enco- re noté. Selon M. Raffarin, "plu-

sieurs dossiers (de partenariat) avancent bien et il y a d'autres sur lesquels nous voulons étu- dier les convergences de straté- gie entre les gouvernements et les entreprises". Interrogé enfin sur un éven- tuel aboutissement des négo- ciations sur l'implantation en Algérie du constructeur auto- mobile français Renault, M. Raffarin a affirmé "que le dos- sier avance bien, il y a eu des contacts importants et Renault a redimensionné son projet et redéfini un certain nombre de caractéristiques". Les discus- sions sur le dossier Renault vont se poursuivre aujourd'hui lors de cette visite à Alger, selon lui .

Entretiens Benmeradi-Raffarin

“Beaucoup de perspectives prometteuses”

Une douzaine de projets de partenariat sont discutés entre l’Algérie et la France Une quasi-feuille de route a été tracée pour les prochains mois Un forum sur les PME sera organisé dans les six mois à venir à Alger

“L ’Algérie a fait des efforts importants en matière d’inves-

tissement. La France souhaite participer à ce développement, de même qu’elle souhaite le développement de son écono- mie à travers des projets com- muns, des partenariats indus- triels dans les services. Un cer- tain nombre d’entreprises fran- çaises sont présentes en Algérie, il y a des partenariat forts. Nous devons participer dans

des projets plus forts encore qui créent des emplois et qui soient un espoir pour la jeunesse”, a souligné M. Jean-Pierre Raffarin, ancien chef du gou- vernement français envoyé spé- cial du président Sarkozy, hier

à Djenane el Mithak à l’issue

des discussions qu’il a eues avec

M. Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements. M. Raffarin a précisé qu’il

y a un certain nombre de pro-

jets qui sont actuellement en discussion entre les deux par- ties. La moitié de ces dossiers sont en bonne voie. Il y a des bonnes perspectives concernant

le partenariat industriel, note- il. Plusieurs rendez-vous sont nécessaires pour poursuivre les discussions, a-t-il estimé. Il s’agira de travailler à ces échanges, contribuer au déve- loppement de l’industrie et notamment du secteur de la petite et moyenne entreprise, PME. Les PME sont porteuses de développement, a souligné M. Raffarin qui relève que du temps où il était en charge de la coopération économique il avait reçu beaucoup de demandes pour développer le partenariat dans les PME. A une question sur les domaines sur lesquels portent les douze projets retenus, le chargé de mission du président Sarkozy a

précisé que les projets concer- nent l’industrie, la construc- tion, les biens de consomma- tion. Sur les autres dossiers les relations entre l’Algérie et la France sont positives, dira M. Raffarin qui rappelle l’appré-

ciation très positive faite der- nièrement par M me Michèle Alliot-Marie, ministre des A.E. lors de sa visite à Alger. Je suis confiant sur la qualité de nos relations. Les gouvernements doivent trouver des réponses à

leurs aspirations concernant l’emploi, le développement. Il ne faut pas nier les intérêts des partenaires, dira M. Raffarin. Pour sa part, M. Mohamed Benmeradi a noté que l’évalua- tion de nos relations a été faite dans la sérénité, avec objectivi- té et beaucoup de sérieux. La faiblesse des investissements étrangers dans notre pays a été relevée lors de ces discussions, dira M. Benmeradi qui estime que les deux parties ont bon espoir de voir aboutir les dis- cussions dans les meilleurs délais. Le souhait des deux par- tenaires est de développer leurs relations pour créer des emplois, de la valeur ajoutée. Nous sommes tout-à-fait en phase, a souligné le ministre qui précise qu’une quasi-feuille de route a été tracée pour les prochains mois, avec l’organi- sation, au plus tard dans 6 mois à Alger, d’un forum sur les PME avec l’objectif de dévelop- per le partenariat et les rela- tions économiques. Le ministre soulignera la parfaite harmonie existant entre les deux pays sur ces questions. M. Brahim

Le Premier ministre reçoit M. Raffarin Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a reçu hier,
Le Premier ministre
reçoit M. Raffarin
Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a reçu hier, à
Alger l'envoyé spécial du président français, M. Jean-Pierre
Raffarin.
L'audience s'est déroulée en présence du ministre de
l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investisse-
ment, M. Mohamed Benmeradi.

Installation d'une usine de montage en Algérie

Les nouvelles propositions de Renault

L e constructeur

"Renault" "revient avec

de nouvelles propositions", a affirmé hier à Alger le ministre de l'Industrie et de la Promotion de l'Investissement, M. Mohamed Benmeradi, selon lequel Renault "va s'impliquer davantage (en Algérie) avec des investissements directs".

de

l'investissement ne sont pas encore arrêtés, mais le principe retenu lors des discussions entre les deux parties est d'arriver à produire 75.000 véhicules particuliers par an pour trois ou quatre modèles'', a-t-il déclaré à l'APS. Les discussions portent sur "

la création dans une première

étape d'une usine de montage, qui sera suivie dans une seconde étape par la fabrication de véhicules avec un taux

d'intégration de l'industrie nationale de 40% étalée sur quatre ans", a révélé le ministre. ''Si les négociations aboutissent, l'usine sera implantée sur les sites de la

SNVI'', a ajouté le ministre, qui

a indiqué que Renault s'est

proposé de ''livrer ses véhicules au marché algérien d'ici à 2012''. Mais, "nous sommes loin de parvenir à un

automobile français

"Les

détails

accord, nous allons poursuivre aujourd'hui les négociations sur ce dossier", a-t-il encore précisé. L'ancien Premier ministre français, Jean Pierre Raffarin, arrivé hier à Alger, avait auparavant affirmé à l'APS "que le dossier avance bien. Il

y

a eu des contacts importants,

et

Renault a redimensionné son

projet et redéfini un certain nombre de caractéristiques". M. Benmeradi a par ailleurs souligné que la visite de l'envoyé spécial du président français à Alger "représente une occasion pour donner un nouveau souffle au partenariat algéro-français''. Sur les investissements français en Algérie, il les a

considérés "pas au niveau souhaité". "Compte tenu des liens qui nous rassemblent et des avantages comparatifs offerts

dans le cadre de nos relations avec nos partenaires étrangers nous estimons que la France devrait avoir une place plus importante dans notre économie", a-t-il dit. MM. Benmeradi et Raffarin doivent se rencontrer en début

d'après-midi à Alger pour discuter notamment de la relance de la coopération économique algéro-française.

Jeudi 25 Novembre 2010

Nation

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EL MOUDJAHID

Caravane scientifique et culturelle sur les valeurs spirituelles amazighs

Ghlamallah donne le coup d’envoi

L es valeurs spirituelles dans la cul- ture amazighe”, tel est le thème choisi de la caravane scientifique

et culturelle qui a pris la route mardi der- nier de Dar El Imam (Mohammadia) pour une large tournée dans les wilayas de Tizi- Ouzou, Bejaia et Bouira aux fins de concré- tiser les objectifs de continuité culturelle” entre les générations, entre le passé et le présent comme l’a souligné à cet égard le ministre des Affaires religieuses et du Wakf, Dr. Bouabdellah Ghlamallah en don- nant le coup d’envoi à la manifestation. Plusieurs personnalités nationales cultu- relles et religieuses étaient présentes à la cérémonie de lancement de cette première caravane scientifique et culturelle, organi- sée par la direction de la culture du minis- tère des Affaires religieuses et des Wakfs, dans le cadre de la politique générale du gouvernement inspirée du programme du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Dans ce contexte, le Dr. Bouabdellah Ghlamallah a prononcé une courte allocution à cette occasion, dans laquelle, il a mis en relief “la nécessité avé- rée d’assurer la continuité culturelle entre les générations, entre le passé et le pré- sent”, avant de souligner que les valeurs

et le pré- sent”, avant de souligner que les valeurs spirituelles du peuple algérien sont d’origi-

spirituelles du peuple algérien sont d’origi- ne amazighe, et ajouter que l’histoire témoigne que les populations amazighs, après avoir accueilli l’Islam à bras ouverts, ont contribué constamment à sa propaga- tion et son rayonnement grâce aux innom- brables hommes de sciences et de religion issus de cette vaste région d’Algérie.

“Notre culture est de haut niveau”, a décla- ré le ministre “et se base sur des principes et valeur qui mettent en exergue des dimen- sions spirituelles, morales et socio-cultu- relles”. Il a conclu ses propos en exhortant les participants, à cette caravane parmi les universitaires et les cadres de son secteur à œuvrer concrètement en vue de renouer les

liens entre les nouvelles générations et les valeurs spirituelles de la culture amazigh. Lui succédant, le directeur des affaires culturelles du ministère à tenu à souligner l’importance de cette ini- tiative qui vient d’être lancée au centre du pays et qui sera suivie de trois autres “caravanes scientifiques et cul- turelles” prochainement, à travers les régions Est (Batna), Ouest (Oran, Mascara, Relizane et Tlemcen) et Sud- Ouest (Béchar) et ce, sur des thèmes précis, en vue de contribuer à la consolidation des valeurs et principes de la culture arabo-musulmane en Algérie et le raffermissement des com- posantes de l’identité nationale chez les nouvelles générations. Après quoi, la caravane scienti- fique et culturelle, consacrée à la pro- motion des valeurs spirituelles de la culture amazigh s’est ébranlée en direction de Boumerdès, première étape d’une tournée de 4 jours, qui lui permettra de traverser les wilayas de Tizi-Ouzou, Bejaia et Bouira, en animant de nombreuses conférences débats sur le thème. Mourad A.

Thème d'un séminaire à Batna

La problématique identitaire chez Mouloud Kacem Naït Belkacem et la mondialisation

chez Mouloud Kacem Naït Belkacem et la mondialisation L a problématique identitaire chez Mouloud Kacem Naït

L a problématique identitaire chez Mouloud Kacem Naït Belkacem et la mondialisation

est le thème d’un séminaire national, dont les travaux se sont poursuivis hier à Batna. Initiée par le département de phi- losophie, cette rencontre qui s'est ouverte mardi dernier à l’université Hadj Lakhdar a regroupé des cher- cheurs de plusieurs universités algé-

riennes, des amis de ce grand penseur et le président de la Fondation "Mouloud Kacem Naït Belkacem", M. Abdelhamid Mehri. Les travaux du séminaire ont arti- culés autour de six principaux axes :

"La problématique de définition de la

notion d’identité", "La notion d’iden- tité chez Mouloud Kacem Naït Belkacem", "L’identité dans la pensée algérienne", "Identité dans la pensée arabe", "l’identité dans la pensée occidentale" et "L’identité à l’heure de la mondiali- sation". Dans son intervention d’ouverture, M. Abdelhamid Mehri a présenté la biographie de Mouloud Kacem Naït Belkacem depuis sa jeune enfance, en passant par ses activités militantes enta- mées en 1956 dans les rangs de l’Armée de libéra- tion nationale (ALN) et ses diverses responsabilités assumées dans l’Algérie indépendante, dont celle de ministre des affaires religieuses. Il a également évoqué ses divers écrits et ses publications. Les intervenants ont notamment analysé la place primordiale accordée dans la pensée de Mouloud Kacem Naït Belkacem à la notion de "Iniya" (terme philosophique arabe signifiant identité) que le pen-

seur affirme devoir, dans son ouvrage "Iniya oua assala", au grand philosophe et médecin arabe Ibn Sina. Pour Rachida Abed du centre universitaire Akli-Mohand Oulhadj de Bouira, le terme "Iniya" désigne chez ce penseur plusieurs éléments dont la reli- gion islamique, la langue arabe et la connaissance de l’histoire et du patrimoine. Pour cette universitaire, Mouloud Kacem Naït Belkacem militait pour la préservation de tous ces éléments constitutifs de la personnalité algérienne et de son authenticité, tout en s’ou- vrant sur le monde extérieur. Mohamed Seghir Benlaâlam de la Fondation "Mouloud Kacem Naït Belkacem", a souligné pour sa part que ce penseur qui fut un fer- vent défenseur de la langue arabe et maîtrisant sept langues, considérait que l’enseignement constitue la base de tout projet de redressement national et de préservation de l’identité nationale. L’intervenant a inscrit dans cette perspective les actions menées par feu Mouloud Kacem à la tête du ministère des Affaires religieuses dont l’organisa- tion du Congrès international de la Pensée isla- mique, l’encouragement de l’enseignement et la publication de la revue "Assala" (authenticité). Les travaux de cette rencontre, organisée à l’au- ditorium de la faculté des sciences sociales et isla- miques, seront sanctionnés, mercredi, par une série de recommandations.

En décembre à Biskra

Colloque international sur les royaumes amazighs de la période musulmane

L es royaumes amazighs de la période musulmane" est le thème d'un col-

loque international qui se tiendra les 1 et 2 décembre à Biskra à l'ini- tiative du département de la pro- motion culturelle du Haut commis- sariat à l'amazighité (HCA), a-t-on appris hier auprès de cette institu- tion. Le colloque, dont les travaux se tiendront à la maison de la culture de Biskra, verra la participation d'un panel d'historiens et de cher- cheurs spécialisés en histoire des dynasties amazighs de la période musulmane. Seize communications seront

présentées par les participants et porteront sur des thèmes variés comme "La révolte berbère de 760", "La qala'a de Beni-Hammad et son rôle civilisationel dans le Maghreb", "Les berbères et le kha- ridjisme" et "La faillite des trois derniers grands royaumes berbères et ses conséquences". "Les dynasties des grands royaumes maghrébins comme les Almoravides et les Almohades et les non moins importants tel les Hafsides, les Abdalwadides et les Mérinides, méritent bien qu'on s'y penchent objectivement pour

mieux appréhender les tenants et les aboutissants de cette période historique riche en événements qui ont certainement contribué à la formation de notre personnalité et de notre identité actuelles", a indi- qué à l'APS, le directeur de la pro- motion culturelle au HCA, M. Si el-Hachemi Assad. "Organiser une rencontre autour de cette problématique est à notre sens très important", a-t-il dit. Pour lui, "tenter de revisiter quelques coins de notre passé par- ticipe à faire la lumière sur cer- tains évènements phares de notre cheminement historique pour ins- crire et réinscrire les choses à leurs places et pour contribuer un tant soit peu à ce devoir de mémoire". Aborder l'histoire d'un peuple doit s'accomplir, selon M. Assad, d'une manière méthodique afin de pou- voir combattre l'"ignorance" et le "faux savoir" qui représentent, a-t- il dit, "deux fléaux de l'esprit humain qui empoisonnent les rap- ports intercommunautaires et inter- nationaux". Il a enfin souligné que l'histoi- re des royaumes amazighs est aussi profonde que l'existence même des premiers berbères.

Constantine : Sidi M’cid renaîtra

E voquer Sidi M’Cid à Constantine, c’est aussitôt se remémorer la piscine et les exploits des Belhadj, Bachara. Montsserey de jadis et Oumammar, Benabid

et autres tritons et naïades de naguère. Des champions de natation qui donnèrent à Constantine ses titres de gloire. Sidi M’Cid’était aussi un complexe artistique et hôtelier qui réson- na longtemps des complaintes de Raymond et Hadj Fergani devant un “Boughi “ fou de Nedjma. Sidi M’cid était aussi un lieu convivial que les citadines constantinoises chantaient avec leur encens, parfum et henné pour parfaire et réussir une belle “nochra”. Qu’en reste-il aujourd’hui? un véritable “boui-boui dans un état de délabrement avancé suscitant la grogne des habitants et où les descentes nocturnes de la gen- darmerie sont quotidiennes pour mettre fin aux rixes enflam- mées par les effets du “Zombreto”. Voilà le constat fait par M. Nourredine Bedoui, wali de Constantine au cours d’une halte observée lors de sa visite d’inspection et de travail à travers la wilaya. C’est l’Etat qui prendra en charge ce bijou décide sur le champ le chef de l’exécutif qui précise que cette structure délaissée, bien de la municipalité de Constantine lors de son inauguration en 1872, sera réouverte après une opération de

réhabilitation qui sera menée par la direction de la jeunesse et des sports laquelle s’occupera également de la gestion. Une bonne nouvelle pour les Constantinois qui auront là un endroit

Autre

décision du wali, le terrain qui jouxte les galeries du polygo- ne dans la zone industrielle “palma” recevra le chantier du palais des expositions. Le choix de ce terrain, en effet, n’est pas fortuit. Propriété de l’ex-sonitex, d’une superficie estimée à 12 hectares auxquels sera greffée l’assiette des galeries du polygone dont les commerçants, sur ordre du wali, seront

tranférés. à proximité de l’entrée de Constantine font de ce site l’emplacement idéal pour un palais des expositions. Non loin de là, sur le site de l’ancienne salle omnisports “Barchache de la cité des Terrasses, le wali a rejeté l’adapta- tion de l’étude de la salle omnisports de Téleghma pour un projet à Constantine sommant ainsi le bureau d’études de pré- voir une structure selon les normes internationales. Sur le site du chantier de la bibliothèque régionale et l’Ecole régionale des Beaux-Arts de Boussouf, M. Nourredine bedoui a décidé d’affecter partiellement le terrain limitrophe à l’école des Beaux arts au projet du siège de la direction de la culture. La

idyllique où ils pourront faire trempette dès cet été

proximité de ces trois institutions permettra la création d’un pôle culturel.

Une cellule chargée des associations

Tout au long de sa visite de travail à travers Constantine , le wali n’a cessé d’inviter les citoyens à s’organiser en associations et en comités de quartier “ je ne travaillerai pas là où il n’y a pas de comité de quartier”, dira M Bedoui aux représentants d’asso- ciations et de comités de quartier au cours de la séance de tra- vail tenue à la maison de jeunes du 4 e km, tout en soulignant l’importance de la contribution du citoyen aux actions à entre- prendre et aux priorités à arrêter. Seule la société civile est en mesure d’assurer la pérénité des acquis d’intérêt général conclu- ra M. Nourredine Bedoui qui annonce qu’une cellule sera constituée au niveau du cabinet du wali qui s’attellera à la régu- lation de la relation administration -associations portant ainsi un intérêt particulier aux représentants des habitants et à l’adhésion du citoyen aux actions menées par les pouvoirs publics. C. C.

Nation

7

EL MOUDJAHID

Réinsertion des détenus

80 % des recommandations de la commission interministérielleréalisés

L commission interministé-

rielle de coordination des actions de rééducation et de

réinsertion sociale des détenus a réalisé 80 % de ses recommanda- tions en matière de rééducation et de réinsertion des détenus, a indi- qué hier, à Alger, le directeur géné- ral de l'administration pénitentiai- re, M. Mokhtar Felioune. Intervenant lors de la réunion de la commission interministérielle de coordination des actions de réédu- cation et de réinsertion sociale des détenus, M. Felioune a précisé que la commission a réalisé 80 % de ses recommandations visant à appuyer les activités d'enseignement géné- ral, encadrer les détenus, candidats aux examens de fin de cycle, diver- sifier les spécialités, des filières de la formation professionnelle et améliorer les programmes d'accom- pagnement des détenus mis en liberté. En matière de santé au sein des établissements pénitentiaires, le responsable a indiqué que les ses- sions de formation et les stages pra- tiques dans les établissements de santé ont été intensifiés, précisant que les médecins des établisse- ments pénitentiaires ont été conviés par certaines centres de santé à par- ticiper à des sessions de formation. S'agissant de l'enseignement et de

a

de formation. S'agissant de l'enseignement et de a la formation professionnels, M. Felioune a indiqué que

la formation professionnels, M. Felioune a indiqué que la commis- sion a tenu plusieurs séances de tra- vail avec les représentants du minis- tère de l'Enseignement et de la for- mation professionnel pour évaluer l'activité de la formation profes- sionnelle au sein des établissements pénitentiaires. Dans ce sens, la commission a réalisé une étude qui

a démontré que 80% des établisse-

ments pénitentiaires orientent les détenus vers la formation profes- sionnelle pour bénéficier des diffé- rents crédits, vu les opportunités de

réinsertion qu'offre la formation, a- t-il ajouté. Le nombre des bénéficiaires des programmes de l'Agence de déve- loppement social (ADS) dans le cadre d'une collaboration entre celle-ci et la direction générale de gestion du développement social s'élève à 819 bénéficiaires à la faveur des recommandations de la commission interministérielle. M. Felioune a recensé 649 béné- ficiaires de la formule du micro- crédit accordé par l'Agence natio- nale de la gestion des micro-crédits (ANGEM), dans le cadre des recommandations de la commis- sion. Dans ce cadre, les femmes détenues mises en liberté âgées de plus de 18 ans et non diplômées peuvent bénéficier d'ateliers et de locaux ainsi que d'un crédit à hau- teur de 27 000 DA, contre un crédit de l'ordre de 400 000 DA pour celles diplômées de la formation professionnelle, a-t-il ajouté. La commission a également appelé à l'octroi, sans préalable, d'une allocation d'activité de réin- sertion sociale de 6000 DA, aux femmes détenues mises en liberté

âgées de moins de 40 ans. Concernant les services externes de prise en charge et de réinsertion sociale des détenus mis en liberté,

M. Felioune a annoncé l'installation de 5 services externes de gestion des prisons, chargés de la réinser- tion sociale des détenus, au niveau des wilayas de Blida, Oran, Ouargla, Chlef et Batna, contre 18 autres sièges en cours de réalisa- tion. Dans ses recommandations, la commission a souligné l'importance d'accélérer la conclusion d'un accord de coopération avec le ministère du Travail, de l'Emploi et de la sécurité sociale, en vue de per- mettre aux détenus de bénéficier des programmes de l'Agence natio- nale de l'emploi (ANEM), de la caisse nationale d'assurance chô- mage (CNAC) et de l'Agence natio- nale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ). Composée de 21 départements ministériels et de plusieurs orga- nismes concernés par la réinsertion, la commission interministérielle veille à l'appui de la politique de réinsertion sociale, conformément au plan tracé par le ministère de la Justice et oeuvre au développement de la coopération entre les diffé- rents secteurs pour contribuer effi- cacement à la concrétisation de la politique de réinsertion des déte- nus.

Surcharge des prisons

Réception de deux établissements pénitentiaires d'une capacité de 3000 places

L ministère de la Justice a

ments pénitentiaires d'une

capacité de 3000 places, en vue de réduire la surcharge des prisons algériennes, a annoncé hier à Alger le directeur général de l'administra-

tion pénitentiaire, M. Mokhtar Felioune. M. Felioune a indiqué que le ministère de la Justice avait réceptionné deux établissements pénitentiaires, l'un à Bejaia (1000 places) et l'autre à Bordj Bou- Arréridj (2000 places), dans le cadre du programme d'urgence qui prévoit la réalisation de 81 prisons dont 13 totalisant une capacité de 19000 détenus. M. Felioune avait auparavant annoncé l'ouverture de quatre services de réinsertion sociale, outre 11 autres en cours de réalisation, soulignant qu'une nou- velle annexe de l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire avait été réceptionnée à Sidi Bel-abbès. Par ailleurs, le responsable a

réceptionné deux établisse-

e

affirmé que le nombre de détenus inscrits à l'enseignement général ou à une formation professionnelle était "en hausse constante", grâce aux dispositions d'encouragement décidées par le Président de la République au profit des détenus lauréats pour bénéficier des mesures de grâce". Le nombre de détenus inscrits cette année aux cycles moyen et secondaire a aug- menté de 700 nouveaux élèves, a-t- il précisé. Le nombre de détenus inscrits aux épreuves du baccalau-

réat et du BEM s'élève cette année

à 4103 candidats, outre une hausse

du nombre de lauréats lors de l'an- née scolaire 2010-2011. M. Felioune a salué la contribution du ministère de l'Education nationale dans l'encadrement des détenus candidats au baccalauréat et au BEM, à travers la désignation de 114 enseignants de matières essen- tielles. En matière de formation professionnelle, M. Felioune a indi-

qué que le nombre de détenus ins- crits dans les différentes filières professionnelles durant la précé- dente année s'élevait à 4250, affir- mant que ce nombre était appelé à augmenter durant cette année. Lors de la première session d'octobre 2010, plus de 14433 déte- nus se sont inscrits, en attendant l'augmentation de ce nombre lors de la deuxième session prévue en février 2011, a rappelé le respon- sable. Concernant la formation pro- fessionnelle des métiers de l'artisa- nat, le nombre d'inscrits a enregis-

tré cette année une "hausse impor- tante" (1400 étudiants). S'agissant de l'emploi des déte- nus au sein d'ateliers ouverts au sein des établissements notamment la ferronnerie, la menuiserie, le tis- sage de tapis, la couture et l'impri- merie, M. Felioune a souligné que cette opération connait "un progrès considérable et satisfaisant". A l'extérieur des établissements

pénitentiaires, il a affirmé qu'un projet était à l'étude avec les res- ponsables du ministère de l'Agriculture et du Développement rural en vue de la participation de détenus dans l'opération de reboi- sement de près de 2000 hectares à travers les wilayas steppiques. Par ailleurs, le responsable a souligné que le système algérien de réforme pénitentiaire était "sollici- té par certaines parties étrangères", en vue de mettre à profit l'expé- rience algérienne dans ce domaine, notamment en ce qui concerne les travaux d'intérêt général et la réin- sertion sociale des détenus. Il a en outre annoncé qu'il effec- tuera une visite en Jordanie en décembre prochain pour débattre avec l'organisme de réforme pénale des possibilités de transfert de l'ex- périence algérienne en matière de réforme pénitentiaire.

Violences à l'égard des femmes

867 condamnés ont bénéficié de l'application de la peine d'intérêt général en 2010

M. Mokhtar Felioune, a indiqué hier, que 867 condamnés à des peines privatives de liberté ont bénéficié de l'application de la peine

d'intérêt général à travers le pays en

2010. M. Felioune a précisé que 867

condamnés à des peines de moins d'un an ont bénéficié de l'application de la peine de substitution qui est celle d'intérêt général à travers tout le territoire national en 2010. Ces détenus ont été orientés vers divers travaux d'intérêt général dont "le gardiennage, l'administration, les travaux publics, les travaux d'hygiène de jardinage et de maintenance". La peine d'intérêt général, a-t-il poursuivi, est entrée en vigueur en vertu de la loi amendant le code pénal adopté par le parlement fin janvier 2009. Le directeur général de l'administration pénitentiaire a rappelé, à ce propos, les conditions permettant au détenu de bénéficier de cette peine. Celui-

ci, a-t-il expliqué, "ne doit pas avoir d'antécédents judiciaires, être âgé de 16 ans au moins au moment des faits incriminés, la peine prévue ne doit

pas

d'emprisonnement et la peine prononcée, un an d'emprisonnement. Il doit accepter la peine de substitution avant son prononcé définitif". Cette peine de substitution, a ajouté M. Felioune, garantit le non recours abusif aux moyens de contrainte dont les effets néfastes affectent les différents aspects de la vie du condamné, précisant que le condamné au travail d'intérêt général jouit de sa liberté. Le travail d'intérêt général, a-t-il dit, est défini par le juge d'application des peines au niveau d'une infrastructure publique qui peut être une APC, une association caritative ou une administration publique. Le condamné aux travaux d'intérêt général poursuit son travail dans son poste initial, continue de vivre au sein de sa famille et mène une vie normale, celle d'avant la prononciation de la peine. Le juge d'application des peines, a noté M. Felioune, peut interrompre l'exécution de la peine d'intérêt général pour des raisons de santé, familiales ou sociales. En cas de violation par le condamné de ses obligations, le juge d'application des peines est en droit d'appliquer à son encontre la peine d'emprisonnement initiale.

ans

dépasser

3

Près de 500 appels téléphoniques reçus en 2010 au centre d'écoute d'Alger

L e centre d'écoute d'Alger des femmes en détresse a reçu près de 500 appels

téléphoniques dénonçant des actes de violences à l'égard des femmes, a-t-on appris hier auprès de ce centre. "Au total, 475 appels télépho- niques dénonçant les actes de violence à l'égard des femmes ont été reçus depuis janvier der- nier par ce centre d'écoute qui relève de l'association nationale “SOS femmes en détresse”", a indiqué à l'APS M me Zahida Azzoun, responsable de l'opéra- tion d'écoute et d'orientation au centre. Le centre se charge d'aider à distance les femmes ayant subi des violences "afin d'agir rapide- ment" en leur indiquant les actions possibles à entreprendre et les types de recours existants. Des conseils et des orienta- tions, dans le domaine juridique ou psychologique, sont prodigués à ces victimes en fonction des procédures juridiques et de leur acceptation d'une prise en charge, a-t-elle expliqué.

Les femmes ayant contacté le centre, âgées entre 18 et 75 ans, sont des femmes mariées, céliba- taires, divorcées ou veuves, ainsi que des mères célibataires et des femmes victimes d'harcèlement sexuel. Par ailleurs, les victimes peu- vent également être orientées vers un centre d'accueil de l'associa- tion "SOS femmes en détresse", selon la nécessité de prise en charge, a affirmé, pour sa part, M me Rabia Koudil, directrice du centre. M me Koudil a ajouté que le centre a reçu quelque 60 femmes en situation de détresse en 2010, certaines avec leurs enfants, et 15 d'entre-elles ont bénéficié d'aides. La mission de ce centre est l'accueil et l'hébergement, pour une durée de six mois, de femmes en détresse et en "grande précarité" économique. Des entretiens psychologiques sont effectuées par des spécia- listes afin d'assurer un espace de confiance à ces femmes leur per- mettant d'extérioriser leur souf-

france en plus d'un travail d'ac- compagnement et de réinsertion socio-économique qui leur est destiné. Le centre a reçu, depuis sa création en 1992, 4.500 femmes victimes de violence ou en situa-

tion de détresse dont celles avec leur enfants, a indiqué la prési- dente de l'association nationale "S.O.S femmes en détresse", M me Meriem Belaala. La structure a réussi, a-t-elle précisé, la réinsertion d'une partie

de ces femmes dans leur milieu familial, d'autres ont bénéficié d'un emploi ou d'une formation professionnelle, alors que cer- taines femmes ont été réintégrées dans leurs foyers, a-t-elle ajouté.

Un numéro vert sera lancé en 2011 : le 15-26

Un numéro vert sera lancé en 2011 : le 15-26

Un numéro vert sera lancé en 2011 : le 15-26

U n numéro vert pour dénoncer toutes formes de violence à l’égard des femmes sera

lancé en 2011, a-t-on appris hier, auprès du cabinet de la ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine. "Il s'agit du 15-26 (appel gratuit) qui sera opérationnel 24h/24h en 2011 pour le signalement des vio- lences commises à l'encontre des femmes et la prise en charge des victimes à distance", a indiqué à l'APS, la conseillère de la ministre déléguée, Mme Hadjira Aït-Mahdi. La même responsable a précisé que ce numéro "favorisera l'expres- sion et la dénonciation au profit des femmes souffrantes de maltraitances physique, morale, sexuelle ou socio- économique, et de contacter directe- ment une cellule d'écoute, d'aide et d'orientation".

Une équipe pluridisciplinaire, qui regroupera des psychologues, sociologues, juristes et médecins, sera chargée d'animer la cellule d'écoute, afin d'aider à distance les femmes ayant subi des violences pour leur indiquer les actions pos- sibles à entreprendre selon les types de recours existants, a-t-elle expli- qué. Mme Aït-Mahdi a affirmé que le département ministériel reçoit "régulièrement" des femmes vic- times de violences ou en situation de détresse. D'autre part, un nombre d'actions sont programmées, notamment en matière d'intégration de l'approche de l'égalité et celle de l'égalité des chances dans toutes les politiques sectorielles, à travers des points focaux, a-t-elle ajouté. Il va falloir multiplier les actions

toutes les politiques sectorielles, à travers des points focaux, a-t-elle ajouté. Il va falloir multiplier les

de plaidoyer, de sensibilisation et de mobilisation communautaire et sociale à travers le Conseil national de la famille et de la femme et assu- rer l'évaluation et le suivi des diffé- rentes actions arrêtées, a-t-elle expliqué. Par ailleurs, Mme Aït-Mahdi a évoqué les politiques du secteur de la famille concernant la mise en oeuvre du programme d'appui au plan opérationnel de la stratégie nationale de prévention et de protec- tion des femmes en situation diffici-

le. Cette stratégie a été élaborée en 2007 en vue de consolider les efforts qui tendent principalement à prendre en charge des mesures préventives pour réduire les cas de maltrai- tances dont les effets psyco-socio- économiques sont lourds de consé- quence, a-t-elle rappelé.

Jeudi 25 Novembre 2010

Coopération

9

EL MOUDJAHID

C oopération 9 EL MOUDJAHID Lutte contre la désertification Installation à Alger du Comité consultatif régional

Lutte contre la désertification

Installation à Alger du Comité consultatif régional africain

Ph. Bilal
Ph. Bilal

L e Comité consultatif régio-

la désertification a été ins-

tallé hier à Alger par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, qui pré- side le Groupe africain de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). L'installation du Comité s'est déroulée en présence de plusieurs responsables algériens et africains chargés des questions environnementales et de la lutte contre la désertification, dont le secrétaire de l'UNCCD, M. Boubacar Cissé et un représen- tant de l'Union africaine. L'installation de ce Comité "consultatif" s'inscrit dans le cadre du programme d'action tracé par l'Algérie (en matière de lutte contre la désertification), qui assure pour deux années (2009-2011) la prési- dence du Groupe africain de

africain de lutte contre

nal

l'UNCCD, à la suite de son élection par les pays africains lors de la 9 e Conférence des parties qui a eu lieu en 2009 à Buenos Aires en Argentine. Intervenant lors de la cérémonie d'installation du Comité, M. Benaïssa a affirmé que l'Algérie "est engagée dans la lutte contre la désertification et est soli- daire avec tous ceux qui font de ce phénomène ainsi que celui de la dégradation des sols un axe impor- tant dans leurs préoccupations". Tout en rappelant l'expérience algé- rienne en matière de lutte contre la désertification entamée depuis l'in- dépendance du pays, le ministre a souligné que "l'avenir (des pays) c'est le monde rural, qui regorge de potentialités à découvrir et à valo- riser". "Il faudrait agir rapidement", a-t-il ajouté, en appelant la commu- nauté internationale à donner toute l'importance et les moyens néces- saires pour lutter contre ce phéno-

L’Afrique compte sur l’Algérie pour défendre les positions du continent

Le Groupe ''Afrique'' compte sur l'Algérie ''pour aider et coor- donner la position de l'Afrique'' dans la lutte au niveau interna- tional contre la désertification, ont déclaré hier à Alger des res- ponsables onusiens chargés de la lutte contre la désertification. "Nous voulons vraiment compter sur la présidence algérienne du Groupe Afrique pour aider et coordonner la position de l'Afrique pour faire valoir cette préoccupation africaine de la désertifica- tion et la dégradation des terres", a déclaré à la presse le coor- donnateur au niveau du secrétariat de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), M. Boubacar Cissé. L'Algérie est reconnue comme étant un pays pionnier dans la lutte contre la désertification en Afrique, notam- ment avec le programme de ''ceinture verte'' du Barrage vert, lancé dans les années 1970. "Nous comptons sur l'expérience algérienne pour faire entendre notre voix", a déclaré pour sa part le directeur chargé de la politique forestière et de la gestion des terres au niveau de l'Union africaine, M. Almami Dampha, en marge de l'installation à Alger du Comité consultatif régional afri- cain de lutte contre la désertification.

mène, qui menace près du tiers de la planète, selon des experts. "Il faut que la lutte contre la désertification prenne plus de place dans les agendas et dans les finan- cements de la communauté interna- tionale", a-t-il recommandé. Selon M. Benaïssa, le Comité consultatif

a un rôle important dans la mise en

' 'synergie'' des efforts de tous les pays concernés et même de ceux qui ne le sont pas directement.

''L'Algérie fera tout pour partager son expérience avec ces pays", a-t-

il précisé. L'installation de ce Comité "va

aider à faciliter la coopération entre les pays (membres de cette Convention) touchés par la déserti- fication au sein de chaque région et de renforcer les synergies entre les institutions, les programmes et mécanismes pertinents du système des Nations unies, les banques de

développement, les donateurs ( )

afin de contribuer au succès des programmes d'actions régionaux et sous-régionaux et, le cas échéant, fournir une aide technique aux pro- grammes nationaux en la matière",

selon un document du ministère remis à la presse.

Algérie-USA
Algérie-USA

Du 29 novembre au 3 décembre

Le secrétaire adjoint américain à l’Economie à Alger

secrétaire adjoint américain à

l'Economie, à l'Energie et aux Affaires commerciales, M. José W. Fernandez,

se rendra à Alger du 29 novembre au 3 décembre, pour prendre part à la Conférence sur l'entrepreneuriat Etats-Unis-Maghreb qui se tiendra les 1 et 2 décembre, a annoncé hier le Département d'Etat. M. Fernandez sera le représentant du gouvernement des Etats-Unis lors de la conférence d'Alger où il abordera les

opportunités de partenariat entre les Etats- Unis et l'Afrique du Nord pour l'expansion

L e

économique ainsi que le suivi des initiatives, selon la même source. La conférence d'Alger, ''qui réunira des chefs d'entreprises, des jeunes et des entrepreneurs d'Afrique du Nord, ainsi que la diaspora nord-africaine des Etats-Unis, prévoit des discussions sur des questions clés et des défis pour faire progresser l'esprit d'en- treprise, améliorer l'accès aux financements, promouvoir les PME, catalyser l'entrepreneu- riat des jeunes, promouvoir les initiatives transfrontalières de partenariat d'affaires, réseauter les affaires transatlantiques, déve-

lopper la culture d'innovation et d'incubation de la technologie, et explorer les occasions d'affaires dans les industries créatives'', a pré- cisé le Département d'Etat. Il est à rappeler que la conférence d'Alger assure le suivi du sommet présidentiel sur l'entrepreneuriat organisé par le président Barack Obama en avril dernier à Washington. Après son séjour de cinq jours à Alger, le secrétaire adjoint amé- ricain se rendra également en Tunisie (3 au 4 décembre), en Libye (4 au 6 décembre) et au Maroc (6 au 7 décembre).

Conférence régionale sur l’entrepreneuriat Etats-Unis - Maghreb à Alger

Une conférence sur l'entrepreneuriat Etats- Unis-Maghreb sera organisée les 1 er et 2 décembre prochain à Alger par le Département d'Etat américain et le Conseil d'affaires algéro- américain (US-Algeria Business Council). Décidée par le sommet sur l'entrepreneuriat organisé à Washington-DC par le Président américain Barack Obama en avril dernier, cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la poursuite des travaux de ce sommet visant à créer des partenariats régionaux qui encoura- gent l'entrepreneuriat. Cette rencontre réunira

des chefs d'entreprises, de jeunes entrepre- neurs, des chefs d'entreprises de la diaspora de l'Afrique du Nord, des pays du Maghreb, l’Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, et la Mauritanie, ainsi que des dirigeants d'entre- prises américaines. En prévision de cette confé- rence, le sous-secrétaire d'Etat américain chargé des Affaires économiques, de l’Energie et de l'Agriculture, M. Robert D. Hormats, s'est réuni le 9 octobre dernier à Washington avec le gouverneur de la Banque d'Algérie, M. Mohamed Laksaci, et les ministres des

Finances ou gouverneurs des Banques cen- trales de Tunisie, de Libye, du Maroc et de Mauritanie. Cette réunion, qui s'est tenue au siège de la Banque mondiale en marge des tra- vaux des assemblées annuelles du FMI et de la BM, a permis de discuter des moyens de ren- forcement des engagements économiques des Etats-Unis dans les pays du Maghreb, à travers notamment le partenariat avec le secteur privé, et d'examiner les opportunités de partenariat économique régional entre les Etats-Unis et l'Afrique du Nord.

Protection de l’enfance

La nécessaire stratégie arabe globale mise en exergue par une juriste algérienne

L es travaux de la session arabe sur la mise à niveau des experts et spécia- listes dans le domaine de la délin-

quance et de la réinsertion des mineurs se poursuivaient hier, à Tunis. Dans son intervention devant les partici- pants aux travaux de cette session, la juriste algérienne Zoubida Assoul, a souligné la nécessaire adoption d'une stratégie arabe globale de prise en charge de l'enfance en matière sanitaire, d'éducation et de forma- tion, à même de réunir les conditions d'une vie décente qui préserve la dignité de la famille et la prémunit contre la délinquance et la criminalité. La juriste algérienne, éga- lement membre du Centre arabe pour le développement de l'Etat de droit et l'intégri- té, a estimé que quel que soit l'importance des moyens matériels et humains mobilisés dans la lutte contre le phénomène de la délinquance, la politique de prévention demeure le "meilleur moyen" pour faire face à ce genre de fléaux sociaux. Concernant les dispositions pénales prévues à l'encontre des délinquants, l'avocate a souli- gné que les politiques pénales reposaient en général sur

gné que les politiques pénales reposaient en général sur le principe de la réunion des conditions

le principe de la réunion des conditions carcérales qui préservent la dignité du détenu en lui consacrant des pro- grammes éducatifs et de formation à même de garantir sa réinsertion sociale. Pour M me Assoul, les méthodes de réédu- cation et de réinsertion sociale des mineurs délinquants dans les pays arabes ne diffèrent pas beaucoup de celles en vigueur dans les autres pays du monde. La différence se situe au niveau des moyens qui demeurent, a-t-elle dit, "modestes" par rapport au nombre de mineurs délinquants et de leurs besoins sanitaires, psychologiques, sociaux et éducatifs. La juriste a, dans ce contexte, mis l'accent sur l'importance de l'amélio- ration des capacités de formation des formateurs, l'ap- profondissement de leurs compétences et leur recyclage. Compte tenu de la complexité du phénomène de la délin- quance des mineurs, diverses parties et structures sont impliquées dans sa prise en charge, d'où la nécessaire coordination entre elles pour davantage d'efficacité, a- elle insisté.

Soutien à la coopération en matière de Santé

Ould Abbès à Tunis

L e ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, M.

Djamel Ould Abbès a entamé, hier, une visite de deux jours en Tunisie où il aura des entretiens avec son homologue tunisien,

M. Moundhir Ezzenaidi sur le renforcement des relations bila- térales entre les deux pays en matière de structures et ouvrages de la santé publique.

A cette occasion, l'expérience

algérienne dans le domaine de la santé notamment le programme national de lutte contre le cancer

et le diabète seront présentés

lors d'une conférence qui sera organisée à cet effet. A Sfax, M.

Ould Abbès prendra part aux festivités du salon international

de la santé et du bien-être.

Fête nationale du Surinam

Bouteflika félicite Désiré Delano Bouterse

L e Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé un

message de félicitations au Président de la République du Surinam, M. Désiré Delano Bouterse, à l'occasion de la célé- bration de la fête nationale de son pays. "La célébration de la fête nationale de votre pays m'offre l'agréable occasion de vous adres-

ser, au nom du peuple et du gou- vernement algériens et en mon nom personnel, mes chaleureuses félicitations accompagnées de mes meilleurs vœux de santé et de bon- heur pour vous-même, de progrès et de prospérité pour le peuple surinamien ami", a écrit le Chef de l'Etat dans son message. "Je saisis cette opportunité pour vous réitérer ma disponibilité à œuvrer, de concert avec vous, au développement continu des rela- tions d'amitié et de coopération qui lient nos deux pays", a souli- gné le Président Bouteflika.

Conseil constitutionnel

M. Bessaih reçoit l’ambassadeur du Mexique

L es relations d'échange et de coopération entre les institu- tions constitutionnelles de

l'Algérie et des Etats-Unis du Mexique ont fait, hier, l'objet, de l'entretien de M. Boualem Bessaih, président du Conseil constitutionnel, avec l'ambas- sadeur mexicain, M. Edouardo Roldan, a indiqué un communiqué du Conseil. L'ambassadeur du Mexique a offert, à cette occasion, au Conseil

constitutionnel une copie de l'acte d'indépendance du Mexique, un docu- ment de "portée historique" qui a été intégré au musée de la Justice constitu- tionnelle du Conseil, a ajouté la même source. Deux évènements historiques sont commémorés cette année par le Mexique : le bicentenaire du déclen- chement de son Mouvement d'indé- pendance (1810) et le centenaire de la Révolution mexicaine (1910), a indi- qué le communiqué.

Habitat

Nourredine Moussa s’entretient avec l’ambassadeur du Mali

M. Nourredine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, a reçu, hier,

à sa demande, M. Boubakar Karamoko

Coulibaly, nouvel ambassadeur de la République du Mali à Alger pour une visite de courtoisie. Au cours des entretiens, l’ambassadeur a souligné l’excellence des relations d’amitié entre les peuples et les gouvernements des deux pays et exprimé sa considéra- tion pour les réformes et les efforts de développement national que l’Algérie

a engagé dans tous les secteurs socio- économiques, notamment en matière de construction de logements et

d’équipements publics au cours de la

dernière décennie. A ce titre, l’ambas- sadeur a souhaité le développement de

la coopération entre les deux pays dans

le domaine de l’urbanisme et de l’ha-

bitat. De son côté, le ministre a expri- mé la disponibilité des bureaux d’études et des laboratoires algériens à contribuer à l’effort de développement engagé par le gouvernement malien

dans le domaine de la construction.

Forum

11

EL MOUDJAHID

Le président de l’Association de lutte contre le sida, “Anis”, le Dr Skander Abdelkader Soufi,

Le président de l’Association de lutte contre le sida, “Anis”, le Dr Skander Abdelkader Soufi, invité d’El Moudjahid

6.000 personnes seraient porteuses du virus

600 nouveaux cas recensés en Algérie depuis début 2010. Lancement d'une campagne nationale pour la protection des femmes et des enfants.

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

Le président de l’Association “Anis” de lutte contre le sida et pour la promo- tion de la santé, le Dr Skander Abdelkader Soufi, était hier l’invité d’El Moudjahid. Le président de l’Association Anis intervenait à la veille du lancement d’une campagne nationale de prévention contre le Sida qui prendra pour point de départ la wilaya de Ghardaïa. C’est aussi en commémoration de la jour- née internationale de Lutte contre le sida que cette ren- contre a eu lieu.

Faible prévalence en Algérie

Le premier constat que fait l’orateur, c’est que l’Algérie est classée parmi les pays où l’épidémie est à faible prévalence avec un taux de personnes vivant avec le VIH inférieur à 1% de la population. Pour le Dr Skander, l’Algérie, en dépit de cela, continue tout de même d’enregistrer une relative accélération des nouvelles conta- minations. Ainsi pas moins de 600 nou- velles contaminations ont été officielle- ment notifiées en Algérie durant les 9 pre- miers mois de l’année 2010 portant le nombre cumulé et toujours officiel, depuis l’apparition de l’épidémie dans le pays à 4.745 séropositifs et 1.118 personnes en phase de Sida maladie.

Faiblesse de la prévention

Le Dr Skander pense que ces chiffres restent bien loin de la réalité, en raison de la faiblesse de la prévention et des per- sonnes porteuses du virus qui s’ignorent. Les chiffres plus proches de cette réalité porteraient sur 6.000 personnes porteuses du virus. Il s’agit d’une maladie silencieuse pré- vient le Dr Skander Abdelkader Soufi. Le porteur du virus peut vivre pendant 7 à 10 ans avec le virus sans qu’il le sache. Ce sont donc les cas dépistés qui font l’objet de statistiques.

Centres de dépistage présents sur tout le territoire national

Toujours selon l’orateur, l’Algérie au- delà de l’engagement politique au plus haut niveau dans la réponse au VIH/sida a consenti d’énormes efforts et réalisé cer- taines avancées en matière d’accès des populations à des services liés au VIH/sida notamment par la délocalisation à travers différentes régions du pays de centres de dépistage présents dans les grandes agglo- mérations urbaines et dans le Sud du pays. Il y a aussi des centres de référence des personnes vivantes avec le VIH. Le dépis- tage est volontaire et gratuit. L’accès à la trithérapie est également gratuit.

Les femmes et les enfants, le maillon faible

Les femmes et les enfants sont les maillons faibles de la dynamique de pré- vention. Des estimations fiables relève le Dr Scander Abdelkader Soufi, relevant que 6.000 à 12.000 femmes vivent avec le VIH/sida en Algérie. 8% de ces femmes seulement ont accès aux services de pré- vention contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant, d’où le risque accru et le nombre croissant de nouveaux-nés por- teurs du virus. De ce faut, les femmes et les enfants se retrouvent aujourd’hui en première ligne de l’épidémie contraire- ment aux croyances cataloguant l’infection au VIH à certains groupes marginalisés. L’orateur rappelle les pesanteurs cultu- relles, la difficulté d’aborder des questions liées à la santé sexuelle dans nos sociétés et le tabou lié au Sida et à la sexualité imposés aux femmes pour expliquer cette situation. Il parle tout simplement à ce sujet, d’une forme de discrimination voire de situation de violence à l’égard de ces femmes.

Une campagne de sensibilisation à l’échelle nationale

La campagne de sensibilisation lancée par l’Association Anis à partir de la wilaya de Ghardaïa, en partenariat avec différents acteurs nationaux portera sur la protection des femmes et des enfants contre le VIH/sida. Elle sera lancée le 1 er décembre prochain. Le Dr Skander Abdelkader Soufi a noté lors de son intervention que la campagne qui démarre s'approprie l’un des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) relatif à la santé maternelle et infantile. Elle s’inscrit également dans deux axes parmi les 10 principes de l’accès universel à la prévention et de la prise en charge en matière de VIH/sida et aux- quelles l’Algérie s’est engagée. Cette action entre enfin dans le cadre du plan stratégique national relatifs à la prévention contre le VIH/sida, auprès des femmes en Algérie d’une part et la mise en place de services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Le choix de Ghardaïa n’est pas fortuit

Le choix de Ghardaïa note l’orateur n’est pas fortuit. En effet de nombreuses régions dit-il constituent un frein à la pré- vention et la prise en charge de la discri- mination basée sur le genre. D’une durée

d’une année et d’envergure nationale, la campagne “Himaya” se donne, selon le président “d’Anis”, trois objectifs : renfor- cer les connaissances sur la prévention du VIH/Sida auprès des femmes, renforcer l’implication des différents acteurs intéres- sés par la problématique, contribuer à l’amélioration de la prise en charge des femmes et des enfants vivant avec le VIH en complément des services fournis par l’Etat. De nombreuses figures féminines médiatiques et artistiques accompagnent cette action. Il faut convaincre les gens d’aller au dépistage insiste à dire l’orateur. Il faut donc sensibiliser pour convaincre les populations.

Les allures d’une fausse accalmie

Le Dr Skander pense que nous vivons actuellement une fausse accalmie. Certains groupes à risques prostituées, drogués, connaissent une relative prévalence 4% pour le premier groupe 30 à 40% pour le second. Pour ces derniers, ils sont soit por- teurs de sida ou de l’hépatite C. Il y a aussi les homosexuels, groupe pas très visible en Algérie. Sur le plan des études, on estime que 10% des personnes constituant ce groupe sont porteurs du sida. L’autre grou- pe incriminé, vient de l’immigration clan- destine. Lors de leur transit en Algérie, les immigrés clandestins s’adonnent à la pros- titution ou à la vente de la drogue, très sou- vent pour financer leur voyage. Le contact avec la drogue n’exclut pas son usage par ces groupes. Les milieux estudiantins sont également compris dans les populations à risque.

Une situation qui requiert une certaine vigilance

Le Dr Skander pense que la situation nécessite une certaine vigilance. Il faut agir maintenant dit-il. L’Algérie n’est pas la seule ciblée, mais il s’agit-là d’une ten- dance internationale. Ce sont des groupes clés qui nécessitent des programmes adap- tés. Si l’on se fie aux indicateurs épidé- miologiques, on s’aperçoit donc qu’il y a un large spectre de groupes qui restent exposés. Les femmes et les enfants bénéfi- cient à ce titre d’un grand intérêt.

Une femme, c’est aussi une famille

Le Dr Skander note qu’une femme c’est aussi une famille. Avoir un avis sur le statut médical de la femme. C’est aussi avoir un avis sur celui de la famille. Ils s’agit souvent de femmes marginalisées,

des femmes au foyer contaminées par leurs maris et qui n’ont connaissance de leur état faute d’avoir été averties qu’à la mort du mari. Les conséquences sont très lourdes sur le plan social. La veuve contaminée doit subsister et assurer la prise en charge des enfants. Il y a des plans de prévention qui sont conçus pour ces femmes. Mais malheureu- sement il arrive que des femmes n’aient pas accès à l’information et à l’information sexuelle notamment parce que le Sida et la santé sexuelle sont encore vus comme une invitation à la débauche. Cette forme de discrimination constitue une violence à l’égard des femmes. C’est encore plus grave, lorsque ces femmes là sont enceintes et que dans 90% des cas, elles donnent naissance à des enfants porteurs de sida. Les modes de transmission du virus sont de trois ordres sexuel, par trans- mission sanguine, par transmission de la femme à l’enfant.

Le dépistage et l’information jouent un grand rôle

Le dépistage joue un grand rôle dans de telles situations. Les problèmes qui peu- vent également survenir proviennent d’éventuelles pénuries de médicaments qui amènent les malades à développer des résistances exigeant d’autres thérapies. L’éloignement des centres de dépistage au nombre de 70 dans le pays, peut être aussi un handicap en matière de prévention. Les problèmes relevant de la précarité et de la mobilité, sont des causes aggravantes.

Une occupation sanitaire nouvelle

Le Dr Skander parle d’un fléchissement dans le suivi à cause d’autres préoccupa- tions sanitaires (développement d’autres maladies comme le diabète par exemple). Il y a un problème de coordination qui reste également posé. Ainsi le Conseil national chargé du suivi de la maladie ne s’est pas réuni depuis cinq ans. C’est un frein majeur le reconnaît le Dr Scander. L’orateur relève que sur le plan international il y a une bonne nouvelle avec l’annonce de la découverte d’un nou- veau gel antiseptique aujourd’hui à l’état de recherche cliniques. Pour l’heure, la priorité reste à la prévention et à la mise à disposition des malades de nouvelles molécules dites de 3 e génération. On ne meurt plus du sida, note le Dr Skander, c’est dire l’efficacité de ces nouvelles molécules, dit-il. Tahar Mohamed Al Anouar

Société

12

Cambodge
Cambodge

EL MOUDJAHID

Le bilan officiel de la bousculade s'alourdit à 456 morts

Le bilan de la bousculade survenue lundi soir à Phnom Penh s'est élevé à au moins 456 morts et 755 blessés, a indiqué hier un porte-parole du gouvernement cambodgien.

Climat

Les plus grands lacs du globe se réchauffent, surtout dans le nord

Les plus grands lacs du globe se

réchauffent depuis 25 ans, surtout dans l'hémisphère nord, en réac-

tion au

selon des prélèvements de tempé- ratures effectués avec des satel- lites par des chercheurs de la Nasa dont les travaux sont publiés mardi.

En moyenne, le mercure est monté de 1,23 degré Celsius par

décennie à la

lacs et de jusqu'à trois degrés pour ceux se trouvant aux plus hautes latitudes de l'hémisphère nord, selon ces scientifiques du Jet Propulsion Laboratory (JPL)

de l'Agence spatiale américaine à

Pasadena

"Notre analyse offre une nouvelle source indépendante de données évaluant l'impact du changement climatique" dans le monde, sou-

ligne Philip Schneider du

principal auteur de cette commu- nication parue dans la dernière

édition du

Research Letters". "Ces observations ne sont pas

sans conséquence pour les écosys-

tèmes des

négativement affectés même par

de très petits changements

température de l'eau", ajoute-t-il. C'est ainsi qu'un léger réchauffe- ment peut être propice à une pro- lifération d'algues qui peuvent rendre le lac toxique pour les poissons ou favoriser l'introduc- tion d'espèces non autochtones pouvant bouleverser son écosystè- me naturel. Le nord de l'Europe est la zone la plus étendue où le réchauffement a été le plus marqué et persistant, selon ces chercheurs. Le réchauffement a été légère- ment moins prononcé en Europe

du sud autour de

de la mer Caspienne ainsi qu'au Kazakhstan. Les températures ont montré une tendance à être plus élevées plus à

la mer Noire et

réchauffement du climat,

surface de ces 167

(Californie, ouest).

JPL,

journal "Geophysical

lacs qui peuvent être

de la

l'est

dans le nord de la Chine.

En Amérique du Nord, la hausse

des températures a été légèrement

plus

dernières années dans le sud-

ouest des Etats-Unis que

région des Grands Lacs, ont aussi constaté ces chercheurs.

dans la

en Sibérie, Mongolie et

élevée au cours de ces 25

“I l y a 456 morts et le nombre continue d'augmenter", a indi-

qué Phay Siphan ajoutant que 755 personnes avaient été bles- sées. Un précédent bilan a fait état d'au moins 350 morts. Des mouvements de foule ont piégé des centaines de per- sonnes sur un pont qui relie la capitale à l'Ile aux diamants, sur le fleuve Mékong, où se tenaient les festivités de la très populaire Fête de l'eau. Les causes de la catastrophe n'étaient pas encore clairement identifiées mais selon une rumeur "le pont n'était pas stable" ce qui a provoqué une panique au sein de la foule. Le Premier ministre cambodgien

panique au sein de la foule. Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a évoqué "la plus

Hun Sen a évoqué "la plus grande tragédie depuis le régi- me (des Khmers rouges) de Pol

Pot", qui avait fait environ deux millions de morts entre 1975 et 1979. Un deuil natio-

nal d'une journée a été annoncé pour jeudi à la suite de cette catastrophe.

Nouvelle-Zélande

Les mineurs “ont tous péri”, annonce la police

Britanniques et un Sud-Africain. Après l'explosion, deux mineurs, légèrement blessés, étaient par- venus à revenir à la surface. Selon le maire du comté, Tony Kokshoorn, à l'annonce de la nouvelle, les proches se sont effondrés en larmes, d'autres ont crié ou sont tombés. "Je ne peux pas y croire. C'est la page la plus sombre de l'histoire de la West Coast (région où se trouve la mine). On ne peut pas faire pire", a déclaré le maire. Aucun contact n'avait été établi avec les mineurs depuis la première explosion, due à un coup de gri- sou vendredi après-midi dans la mine de charbon de Pike River. Certains proches ont exprimé leur exaspération et leur colère, après cinq jours d'attente et des secours immobiles. Certains "ont injurié" les responsables qui leur ont annoncé la nouvelle, a indiqué Laurie Drew, dont le fils Zen, 21 ans, fait partie des dispa- rus. Lui-même dit remercier le

directeur de la mine et le com- mandant de la police qui ont diri- gé les opérations, mais il estime que les équipes de secours auraient dû entrer dans la mine tout de suite après la première explosion vendredi. "La seule chose qui pourrait rendre tout cela encore pire que ça l'est déjà, c'est d'apprendre qu'ils étaient encore vivants après la première explosion", a-t-il déclaré à la chaîne Sky News. Des habitants aussi ont fait part de leur colère, notamment à l'égard de la police, qu'ils accusent de ne pas avoir tenté d'aller chercher les mineurs tout de suite après l'accident. "En tant que Néo-Zélandais, j'ai le sentiment que la police nous a laissé tomber", affirme David Streeter. "Ils auraient dû des- cendre tout de suite. Tous les vieux de la vieille le savent", ren- chérit Mike Curtis, ouvrier du bâtiment, qui a eu comme apprenti l'un des mineurs dispa- rus, Michael Monk, 23 ans.

Indonésie
Indonésie

Le bilan s'élève à plus de 1.000 morts

lors des récentes catastrophes naturelles

L e bilan des victimes des

catastrophes naturelles

survenues en Indonésie,

comprenant des inondations, un séisme, un tsunami et une éruption volcanique, s'est élevé à plus de 1.000 morts, a décla- ré hier à Jakarta le président de l'Agence nationale de ges- tion des catastrophes. Il a fait savoir, lors d'une audition par- lementaire, que le manque de personnel avait limité la capa- cité de son Agence à réduire l'impact des catastrophes sur les sinistrés. "Nous ne disposons que de 200 personnes pour répondre à toutes les catastrophes. Heureusement, nous bénéfi- cions d'un appui solide des par- tis politiques, des ONG et d'autres agences gouvernemen- tales qui ont des effectifs plus importants que nous", a-t-il indiqué. Le résponsable

a fait savoir que "des pays

amis" avaient également débloqué des fonds pour venir

en aide aux habitants touchés.

Il a précisé que les inondations

dans le district de Wasior de la

province de Papua avaient fait

173 morts, que le séisme et le

tsunami ayant ravagé les îles de Mentawai de la province de

Sumatra avaient coûté la vie à

509 personnes, et que l'érup-

tion volcanique du mont Merapi avait tué 322 personnes

dans les provinces de

mont Merapi avait tué 322 personnes dans les provinces de I l n'y a plus d'espoir

I l n'y a plus d'espoir de retrou- ver des survivants dans une mine de Nouvelle-Zélande où

29 mineurs sont portés disparus depuis cinq jours, après une

deuxième explosion qui s'est pro- duite hier, a annoncé la police. "Je dois malheureusement annoncer aux Néo-Zélandais qu'il y a eu une autre explosion très forte aujourd'hui à 14 h 37 (01 h 37 GMT) sous terre et que

personne n'a survécu", a

déclaré le commandant de la police Gary Knowles, qui coor- donne les secours. "Tous ont péri". "Nous entamons à présent la phase de récupération" des corps, a dit le responsable de la police. "J'étais à la mine quand cela s'est produit et l'explosion a été terrible". "C'est une tragédie nationale", a réagi le Premier ministre John Key, annonçant que les drapeaux seraient mis en berne sur les bâtiments publics. "La Nouvelle-Zélande est un petit pays, un pays où nous sommes tous frères. Perdre

) (

nombre de nos frères est donc un coup terrible", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui, tous les Néo- Zélandais sont dans la peine. Nous sommes une nation en deuil", selon lui. Dans la petite ville de Greymouth, à 50 km de la mine, sur la côte ouest de l'île du sud de Nouvelle-Zélande, les habitants se sont rassemblés dans les pubs ou chez eux pour regar- der la télévision. "Je sors juste

du pub. C'est plein à craquer et totalement silencieux", déclare David Streeter, un homme d'af- faires. "C'est une atmosphère morbide". Placardés sur les vitrines des magasins, des mes- sages écrits ces derniers jours exprimaient l'espoir de toute une ville, dont l'économie repose en grande partie sur l'industrie minière. Les rubans jaunes noués autour des panneaux de signali- sation, qui symbolisent l'attente, flottaient tristement dans le vent. Les disparus, âgés de 17 à 62 ans, comptaient 24 Neo-Zélandais, deux Australiens, deux

Un homme se fait greffer une caméra à l'arrière du crâne pour l'art

U ne caméra a été greffée à l'arrière

du crâne d'un professeur assistant

de l'Université de New York en

vue d'un projet artistique intitulé "The 3rd I" et qui va durer un an. Dans une déclaration envoyée à la presse mardi, l'artiste d'origine irakienne Wafaa Bilal, 44 ans, précise que "l'insertion de la caméra a eu lieu". "J'ai repris ma vie nor- male mais je souhaite me reposer un peu avant de donner des interviews", ajoute-t- il. "The 3rd I", un jeu de mots entre "Le troisième moi" et "Le troisième œil", qui se prononcent de la même façon en anglais, "est une conséquence de mes travaux artistiques précédents, qui combinent différentes formes artistiques, la photo, l'art corporel, les perfor- mances, la vidéo", explique l'artiste. Dans des photos publiées dans la presse américaine, la petite caméra semble avoir la taille d'une montre d'homme ronde. Le projet est une des 23 installations commandées par le "Mathaf", le musée arabe d'art contempo- rain qui ouvre ses portes en décembre à Doha, au Qatar, précise-t-il. L'ensemble des projets présentés pour le vernissage s'intitule "Dit/Non- dit/Redit" / Les détails de l'installation de Wafaa Bilal seront révélés au Qatar le 15 décembre, jour du lancement du site internet du projet, www.3rdi.com. "Tout ceci converge dans un ensemble conceptuel. Cette nouvelle installation pose d'importantes questions sociales, esthétiques, poli- tiques, technologiques, et j'accueille avec plaisir toutes les discussions qui ont déjà commencé à surgir", ajoute-t-il.

et j'accueille avec plaisir toutes les discussions qui ont déjà commencé à surgir", ajoute-t-il.

Un champion d'échecs se mesure à un robot

Yogyakarta et de Java central.

R

écemment, le champion du

monde d'échecs, Vladimir Kramnik, s'est mesuré à un bras

articulé doté d'une intelligence artifi- cielle spécialement conçue pour le jeu. Par le passé de nombreuses confronta- tions intellectuelles avec des machines douées d'intelligence artificielle ont été tentées par l'Homme, à l'instar de Garry Kasparov qui avait essayé de battre le robot Deep Blue dans une partie d'échecs mémorable. Cette fois-ci, c'est

le Russe Vladimir Kramnik qui a

récemment tenté ce type d'expérience, en se mesurant à un bras robotique arti- culé.La machine, créée par Konstantin Kosteniuk et branchée à un échiquier

DGT, qui permet de jouer contre un logiciel sans passer par l'écran, a ainsi

contre un logiciel sans passer par l'écran, a ainsi affronté le champion du monde dans une

affronté le champion du monde dans une partie d'échecs durant plusieurs minutes. Malgré la finesse de jeu de Kramnik, le robot a tout de même dominé une bonne partie du jeu. Le joueur russe, fair-play, a même préféré s'avouer vaincu face à la logique implacable du bras robotique.

Jeudi 25 Novembre 2010

Santé

13

EL MOUDJAHID

La communication est mauvaise pour le sommeil des adolescents Utiliser les emails ou les SMS
La communication
est mauvaise pour
le sommeil des
adolescents
Utiliser les emails ou les SMS
pour communiquer avec ses amis le
soir, et plus encore après l'heure du
coucher, est néfaste pour le som-
meil des adolescents. En effet, un
message appelle toujours une
réponse
Après un "dernier" petit mot, la
conversation est parfois encore très
longue ! En outre, le fait d'attendre
une réponse met l'esprit en alerte,
plus qu'une lecture ou le fait de
regarder la télévision. Si l'on ajoute
cette influence au fait que les mes-
sages SMS ou même email peuvent
être envoyés depuis des appareils
de plus en plus petits, et donc
faciles à emporter dans sa chambre,
voire dans son lit, on voit bien que
le sommeil des ados, voire des
grands enfants, est en danger.

Comment reconnaître Alzheimer ?

Les pertes de mémoire sont l’un des signes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer

des signes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer "La mémoire dite "à court terme" (qui stocke

"La mémoire dite "à court terme" (qui stocke temporairement les informations) est souvent per- turbée très tôt dans la maladie d’Alzheimer. C’est un signe assez caractéris- tique", explique Luc Buée, direc- teur de recherche à l’Inserm spécia- liste de la maladie. Repères :

Une personne bien portante peut, en moyenne, retenir 5 à 9 informations différentes au niveau de sa mémoire à court terme. Une personne atteinte en retient 2 ou 3… voire 0. Quand s’inquiéter ? Si la per- sonne répète plusieurs fois "Quel jour sommes-nous ?", "Quelle heure est-il ?" ou encore "Que fai- sons-nous aujourd’hui ?"… Et cela, alors qu’on lui a déjà répondu quelques minutes plus tôt. Même chose, si elle oublie ce qu’elle a fait la veille ou qu’elle égare des objets à peine rangés.

Le risque de fracture diminué par les pommes ?
Le risque
de fracture
diminué par
les pommes ?

S elon une étude publiée par l'American Journal of

Clinical Nutrition, les femmes âgées auraient ten- dance à voir le risque de fracture diminuer si elles ont mangé beaucoup de légumes et de fruits durant leur vie. Connaissez-vous l'adage "une pomme par jour éloigne le médecin" ?

Il pourrait se révéler juste si l'on en croit une récente étude américaine. Ainsi, cette dernière montre que chez les personnes âgées, le risque de fracture dimi- nuerait largement si ces femmes avaient consommé beaucoup de pommes, de légumes et autres fruits durant leur vie. L'étude s'est portée sur plus de

3.500 femmes déjà méno-

pausées ainsi que plus de

1.600 hommes de plus de

50 ans. Si les résultats de l'étude montrent une baisse des fractures chez les

femmes ayant eu l'habitude de consommer des produits à haute densité nutrition- nelle (fruits et légumes), Lise Langsetmo, auteur de l'étude, explique pourtant :

"Des enquêtes précédentes ont démontré un lien entre les habitudes diététiques et le risque de problèmes de santé, mais on comprend mal la relation entre ces habitudes et la fragilité du squelette". De prime abord, tout dépendrait de la teneur en minéraux et micronutri- ments en fonction de l'ap- port calorique de chaque aliment. Ainsi, augmenter de 40% la part des aliments à forte densité nutritionnelle per- mettrait de réduire de 14% le risque de fracture dans les dix années à venir, un constat qui reste le même, peu importe les apports en calcium ou vitamines D de chacun.

Soyez vigilant sur le mode de cuisson de votre steak Le Centre interna- tional de
Soyez vigilant sur
le mode de cuisson
de votre steak
Le
Centre
interna-
tional de
recherche
sur le can-
cer (CIRC -
IARC) émet
une réserve
quant au mode de cuisson
de la viande sur feu au gaz.
Selon les chercheurs, un
steak frit à haute tempéra-
ture dégagerait une fumée
de combustion potentielle-
ment dangereuse pour la
santé qui pourrait bien être
cancérigène. L’étude
consistait à analyser diffé-
rents types de cuisson. Les
chercheurs de l’université
des sciences et technolo-
gies de Trondheim, en
Norvège, ont ainsi compa-
ré les effets de la friture
sur le steak, qu’il soit cuit
sur un feu au gaz ou sur
une plaque électrique,
avec de la margarine ou de
l’huile de soja.
Les auteurs de l’étude
ont réuni les mêmes condi-
tions de cuisine que dans
un restaurant européen
type. Dix-sept pièces de
bœuf de 400 grammes
chacune ont été cuites 15
minutes.
Les concentrations en
polluants hydrocarbures
aromatiques polycycliques
(HAP), en aldéhydes
(composés toxiques) ainsi
qu'en particules extra fines
étaient nettement plus éle-
vées lors de la cuisson au
gaz.
De plus, la cuisson avec
la margarine augmenterait
la concentration de naph-
talène (HAP). D’après les
conclusions des cher-
cheurs, la production de
substances de dégradation
thermique et de particules
extra fines serait plus
importante à cause de la
température élevée de la
flamme à gaz.
Les auteurs de l’étude
conseillent donc de réduire
au maximum l’exposition
aux fumées de combus-
tion, même si le niveau de
polluant reste inférieur aux
seuils professionnels de
sécurité.
Il ne reste plus qu’à res-
sortir les plaques élec-
triques qui permettent une
cuisson plus douce et
donc, limitent la produc-
tion d’émanations poten-
tiellement cancérigènes.

Une peau plus claire ? Attention, danger !

Tout comme certains sont à la recherche d'un teint plus hâlé, d'autres souhaiteraient s'éclaircir la
Tout comme certains
sont à la recherche
d'un teint plus hâlé,
d'autres
souhaiteraient
s'éclaircir la peau.
Ils n'hésitent pas
pour cela, à utiliser
des produits '
cosmétiques '. Or ces
derniers ne sont pas
dénués de risques.
Explications.

Il y a deux types de pro-

duits ' éclaircissants ' : ceux

qui sont autorisés

autres ! Dans la première catégorie, vous trouverez des crèmes unifiantes ou antitaches contenant des dérivés de la vitamine A, des hydroxy-acides ou

acides de fruits, de l'acide kojique, de la vitamine C,

Il

s'agit de produits cosmé- tiques accessibles comme tels, et donc sans ordon- nance. Le problème est que leurs effets sont modestes voire

des

et les

écrans

solaires

nuls. Rien ne vaut une bonne crème hydratante, bien moins onéreuse par ailleurs. Et bien sûr, en s'exposant modérément au soleil. La deuxième catégorie regroupe des produits à base d'hydroquinone, de cortisone, voire de mercure ! Certes, ils blanchissent la peau, mais à quel prix ! Ils l'endommagent gravement, et retentissent parfois sur tout l'organisme quand ils sont utilisés de façon répé- tée. Toutes ces substances

entraînent des effets graves, et bien à l'opposé de celui qui est escompté :

développement de la pilo- sité, taches noires, verge- tures, acné, diabète, hyper- tension et troubles rénaux. N'utilisez donc aucun produit contenant l'un de ces composants. Mais attention, n'achetez pas non plus vos cosmétiques dans des boutiques à la sauvette, ou hors de leur emballage d'origine. Même s'ils indi- quent «sans hydroquino- ne», ce n'est pas forcément vrai

Les gens intelligents se couchent tard
Les gens
intelligents
se couchent
tard

S elon une récente étude, le timing du sommeil reflète l'intelligence: les

personnes avec des QI (quo- tients d'intelligence) plus éle- vés tendent à être plus actifs la nuit et à se coucher plus tard, tandis que ceux avec des QI plus bas tendent à se coucher plus tôt. Le manque de sommeil peut entraîner l'obésité, l'hy- pertension et de manière générale réduire l'espérance de vie. La somnolence réduit quant à elle la performance mentale, et est à l'origine de nombreux accident de la route par exemple. Mais les horaires du som- meil font partie des sujets qui font débat depuis quelques années, plus particulièrement la corrélation entre le moment du sommeil (plutôt

le matin ou plutôt le soir) et l'intelligence, écrit le scienti- fique Robert Alison dans un article du Winnipeg Free Press qui fait un tour d'hori- zon des nombreuses publica- tions scientifiques dédiées au sujet. Satoshi Kanazawa et ses collègues de la London School of Economics (LSE) ont mis à jour des différences significatives dans les préfé- rences de timing du sommeil entre les individus en fonc- tion de leur QI. Selon Kanazawa, les humains ancestraux étaient diurnes, et l'évolution vers des activités plus nocturnes est une «nouvelle préférence de l'évolution» qui se retrou- ve chez les individus plus intelligents et dénote un «niveau de complexité

cognitive plus élevé». Cette étude vient plutôt à l'en- contre de l'idée reçue selon laquelle «le monde appar- tient à ceux qui se lèvent tôt», et plusieurs études qui cherchaient à la prouver : En 2008, Marina Giampietro et son équipe avaient trouvé que les personnes «du soir» ont tendance à être moins fiables, moins stables émo- tionnellement, et plus enclins à souffrir de dépression, d'addictions ou de troubles du comportement alimentai- re. Des chercheurs de l'Université de Columbia ont également trouvé que se cou- cher tard et dormir peu rend les adolescents plus suscep- tibles de basculer dans la dépression et même de faire des tentatives de suicides.

Allergie à l'arachide

des chercheurs travaillent sur une cacahuète hypoallergénique

Des scientifiques américains tentent de mettre au point, de façon naturelle, le rêve de millions d'allergiques à l'arachide : une cacahuète hypoallergénique. Le professeur Maleki et son équipe ont découvert des variétés de cacahuètes qui ne possèdent pas certains des allergènes tant redoutés. Si la cacahuète 100% hypoallergénique n'existe pas, du moins si l'on souhaite éviter de recourir aux OGM, on pourrait aujourd'hui réduire considérablement ses effets néfastes chez les personnes souffrant d'intolérance. De graves accidents pour- raient ainsi être évités, notamment en cas d'ingestion accidentelle. Patience cependant : les consommateurs devront en effet attendre deux à cinq ans avant de les voir ces cacahuètes envahir les rayons des supermarchés.Les chercheurs pensent également à donner des vertus thérapeutiques à la fameuse cacahuète. Absorbée en petites quantités, elle pourrait permettre de désensibi- liser certaines personnes, et un vaccin est même envisagé.

Jeudi 25 Novembre 2010

Culture

14

EL MOUDJAHID

Il y a trente-deux ans disparaissait le grand maître de la chanson chaâbi

El hadj M’hamed El Anka, l’éternelle référence

Il a donné ses lettres de noblesses au chaâbi et il a incarné sa vie durant le chaâbi tant l’artiste novateur en son temps, marquera de son empreinte cet art ancestral.

T rente-deux ans après la mort de ce

grand maître de la chanson chaâbi, El

hadj M’hamed El Anka, reste cette ré-

férence éternelle quand il est question d’évo- quer le chaâbi, patrimoine musical qu’il a révolutionné, enrichi aussi bien dans l’inter- prétation du qcid que son l’exécution de la mélodie. En un mot tout le monde reconnaît que nous lui devons la forme actuelle du chaâbi. Il y a le moghrabi de cheikh Mustapha Nador et le chaâbi d’El Anka, avec une orchestra- tion enrichie de nouveaux instruments. El Anka fut un adepte de cheikh Musta- pha Nador, mais se rendra compte très vite que le perfectionnement de sa passion pour la musique et la chanson chaâbi passe par l’ap- prentissage et la maîtrise de la musique an- dalouse. Il a donc dès le départ ce souci de la perfection et chemin faisant, par ses apports, son approche novatrice, il s’imposera en tant que maître incontesté de la chanson chaâbi. Il sera vénéré et adulé par un public d’in- conditionnel du chaâbi, admiré jusqu’au mi- mitisme par une jeune génération de chanteurs chaâbi dont il fut le cheikh au conservatoire d’Alger, au point où jusqu’à présents nombre resteront prisonniers de son emprise dans leur façon de chanter et d’être. C’est que l’homme autant que l’artiste im- pressionnait, imposait sa vision et sa philo-

im- pressionnait, imposait sa vision et sa philo- sophie. On parle volontiers de son art, mais

sophie. On parle volontiers de son art, mais on évoque que dans des cercles restreints de son sens de la répartie, voire de ses aphorismes. Hadj M’hamed El Anka incarnait aussi la Casbah, cette citadelle légendaire, voire car- rément toute une époque.

L’époque où le chaâbi était roi, époque où la chanson patriotique se déclinait aussi dans une texture chaâbi. A l’indépendance du pays, c’est El Hadj M’hamed El Anka qui chantera entouré d’une pléiade de chanteurs «El Mamdoullillah», la fin du colonialisme. Cette chanson demeure un hymne à la liberté

recouvrée. Belle et authentique composition. Algérienne dans sa composition et son au- thenticité. Cette chanson s’écoute encore avec un réel plaisir. Elle est estampillée, El Hadj M’hamed El Anka et c’est tout dire. Comment évoquer El Hadj, le Cardinal comme aiment à le qualifier ses adeptes sans parler de « L’hmmam », ce magnifique texte sur l’amour et la déchirure, porté au firma- ment par une excellente composition musi- cale et par une interprétation époustouflante du maître, El Anka. Qui pourra oublier cet enregistrement de la salle Atlas, une référence en matière d’in- terprétation et d’exécution, d’orchestration. On aurait dit une véritable pièce musicale. La voix pure et imposante du cheikh règne en maître avec une forte charge émotionnelle maîtrisée, le mondole prend l’envol et marque les temps forts de ce qcid lorsque c’est la derbouka de l’inoubliable Allilou qui assure le rythme et les transitions. A eux seuls, El Anka et Allilou assurent le spectacle. Ce n’est pas pour rien que le célè- bre drabki est placé par El Anka, presque à sa hauteur. Une première. Le texte et la musique s’allient pour l’éblouissement des sens. El Hadj M’hamed El Anka en fut l’auteur et le maître.

Abdelkrim Tazaroute

Archéologie

L’olivier de Saint Augustin, la “vigie verdoyante” de Souk Ahras

Du haut du monticule de Sidi-Messaoud, l’olivier dit de Saint Augustin, toujours verdoyant, veille inlassablement, depuis des siècles, sur l’antique Thagaste, aujourd’hui Souk Ahras.

L es habitants de cette ville qualifiée jadis de cité des

saints, ont réservé, à travers des générations succes-

sives, une place particulière à cet arbre découvert en

1843 par une mission française. Symbole de paix, de concorde et de longévité, l’olivier symbolise aussi toute une ville, celle de Souk Ahras où co- habitèrent les religions et qui a enfanté tant d'illustres per- sonnalités, en plus de Sainte Monique et de son illustre fils, Augustin. Saint Augustin qui vécut entre 354 et 430 aurait passé, à l’ombre de cet olivier millénaire, de longues heures à prier, à méditer et à rédiger ses ouvrages, soutiennent cer- tains historiens et spécialistes de l’augustinisme. Mais pour les responsables du tourisme de la wilaya, cet arbre représente aujourd’hui un véritable site touristique et un lieu de pèlerinage qui attire annuellement de nombreux groupes de visiteurs de diverses nationalités, italienne, fran- çaise, américaine et portugaise, y compris d'anciens depuis la tenue en 2001 du colloque international sur la vie de Saint Augustin, qui a mis en évidence l'origine algérienne et ber- bère de cet illustre penseur et théologien, les agences de voyage spécialisées dans le tourisme culturel, n’ont pas cessé d’y conduire les touristes dont le nombre aurait atteint plusieurs centaines depuis janvier. Une tradition sociale, maintenue jusque durant les pre- mières décennies de l’indépendance, faisait que les mères allaient enterrer sous cet olivier les prépuces excisés de

leurs garçons et priaient pour qu’ils aient l’intelligence de ce religieux érudit. Les plus riches d’entre elles organisaient même des Zer- das, ces copieux festins collectifs, près de cet arbre pour la "baraka". Les questions de savoir si cet arbre a réellement quelque chose à voir avec le saint homme et si oui ou non ce dernier l’a lui-même planté, demeurent récurrentes parmi les gens de Souk Ahras. Pour le président de l’association locale "Réflexion et initiatives", M. Badri Loudjali, cet olivier existait bien avant Saint Augustin. Selon lui, l’association du nom de l’érudit

à cet arbre vient du fait que l'homme fréquentait assidûment

cet endroit pour y jouer, enfant, et pour y méditer, plus tard.

La directrice des sites archéologiques, M me Dalila Zebda, rappelant qu'il ne se passe presque jamais un jour sans qu’il

y ait un écrit ou un article sur Saint Augustin, estime qu'il

est temps de lancer une étude de dendrochronologie pour fixer exactement l’âge de cet arbre qui aurait, selon certaines études, environ 2.900 ans. Selon la même source, une opération de réhabilitation de cet arbre a été réalisée en 2005, avec la collaboration de la municipalité d’Ostie (Italie), la ville portuaire de la Rome antique où est enterrée Sainte Monique, mère d’Augustin. Les travaux avaient porté sur le réaménagement des alen- tours de l’arbre et la construction, selon une conception ori- ginale, œuvre d’un groupe d’architectes, d’un petit musée

où sont aujourd'hui exposés des tableaux représentant Saint Augustin, sa mère, des membres de sa famille et ses com- pagnons. La même responsable plaide également en faveur de la classification de cet arbre en tant que patrimoine na- tional, à l’exemple de l’arbre Dardara, à Ghriss (Mascara) à l’ombre duquel plusieurs notables et tribus firent allé- geance à l’Emir Abdelkader pour conduire la résistance armée, le 28 novembre 1832, et de plusieurs autres arbres classés aux Etats-Unis et au Japon. De son côté, M. Amar Djabourabbi de la même associa- tion locale estime que les agences touristiques locales et na- tionales doivent développer des produits et des circuits touristiques qui valorisent les sites de la région dont la basi- lique de St Augustin, à Annaba et son olivier, à Souk Ahras. Pour le moment, déplore-t-il, la majorité des groupes de touristes qui visitent ces sites sont encadrés par des agences touristiques tunisiennes. Pour M. Djalal Hechab, chercheur en culture populaire au centre universitaire de Souk Ahras, s’agissant de symboles de prospérité et de générosité, des oliviers sont l’objet de croyances populaires. C’est notamment le cas de celui d’Oum Chlayek (mor- ceaux de tissus), à Mezghiche, dans la wilaya de Souk Ahras. Selon la croyance populaire, rappelle cet universitaire, lorsqu’on accroche des bouts de tissus sur les branches de cet arbre, c'est comme si l’on accrochait ses maux pour re- partir léger et soulagé.

Colloque international sur les royaumes amazighs de la période musulmane en décembre à Biskra

"Les royaumes amazighs de la période musulmane" est le thème d'un colloque international qui se tiendra les 1 et 2 décembre à Biskra à l'initiative du départe- ment de la promotion culturelle du Haut commissariat à l'amazighité (HCA), a-t-on appris mercredi auprès de cette institution.

L e colloque, dont les travaux se tiendront à la maison de la Culture de Biskra, verra la participation d'un panel d'historiens et de chercheurs spécialisés en

histoire des dynasties amazighes de la période musulmane. Seize communications seront présentées par les partici- pants et porteront sur des thèmes variés comme "La révolte berbère de 760", "La qala'a de Beni-Hammad et son rôle ci- vilisationel dans le Maghreb", "Les berbères et le kharid- jisme" et "La faillite des trois derniers grands royaumes berbères et ses conséquences". "Les dynasties des grands royaumes maghrébins comme les Almoravides et les Al-

mohades et les non moins importants tel les Hafsides, les Abdalwadides et les Mérinides, méritent bien qu'on s'y penchent objectivement pour mieux appréhender les te- nants et les aboutissants de cette période historique riche en événements qui ont certainement contribué à la forma- tion de notre personnalité et de notre identité actuelles", a indiqué à l'APS, le directeur de la promotion culturelle au HCA, M. Si el-Hachemi Assad. "Organiser une rencontre autour de cette problématique est à notre sens très impor- tant", a-t-il dit. Pour lui, "tenter de revisiter quelques coins de notre

passé participe à faire la lumière sur certains événements phares de notre cheminement historique pour inscrire et ré- inscrire les choses à leurs places et pour contribuer un tant soit peu à ce devoir de mémoire". Aborder l'histoire d'un peuple doit s'accomplir, selon M. Assad, d'une manière mé- thodique afin de pouvoir combattre l'"ignorance" et le "faux savoir" qui représentent, a-t-il dit, "deux fléaux de l'esprit humain qui empoisonnent les rapports intercommunautaires et internationaux". Il a enfin souligné que l'histoire des royaumes amazighs est aussi profonde que l'existence même des premiers berbères.

Société

15

EL MOUDJAHID

Faux billets

4 millions de dinars en fausses coupures saisis en 2010

Saisie de 18 tonnes de drogues en 2010, dont 16 tonnes sur l’axe du Sahel.

Alors que tout le monde s’accorde à dire que le phénomène des faux billets prend de l’ampleur en Algérie et le cir- cuit bancaire se trouve en alerte maxi- mum, le nombre d’affaires traitées par la gendarmerie nationale en relation avec ce fléau et les saisies effectuées durant cette année révèlent plutôt une tendance à la baisse avec 4 millions de dinars en fausses coupures saisis durant les dix premiers mois 2010 contre 8 millions de dinars en 2009 (une baisse de 50%). Les saisies en fausses monnaies

étrangères sont également en diminu- tion avec 3000 euros en 2010 contre 30.000 euros en 2009. Au total, 110 personnes impli- quées dans des affaires de faux billets ont été arrêtées cette année. Invité de la rédaction de la chaîne III de la Radio nationale, le colonel Djamel Zeghida, directeur de la sécurité publique au comman- dement de la gendarmerie nationale, confir- me la connexion des faussaires algériens avec l’étranger. «L’Algérie demeure un pays d’écoulement des faux billets confectionnés à l’étranger et les faussaires algériens ne sont que de petits groupes occasionnels», a-t-il déclaré en substance. Affirmant que les coupures de 1000 dinars sont les plus imitées, le représentant de la gendarmerie nationale fera savoir également que la plus grosse prise de ses services reste celle de l’an dernier à Mostaganem. Cette affaire en relation initialement avec un trafic de véhicules a permis de saisir 6,3 millions de

un trafic de véhicules a permis de saisir 6,3 millions de dinars en fausses coupures de

dinars en fausses coupures de 1000 DA en provenance de France. S’agissant des régions concernées, il avoue que le phénomène s’est généralisé à travers le territoire nationale même si les grandes affaires traitées durant les dix pre- miers mois de l’année en cours sont enregis- trées à l’est du pays. A une question sur l’implication des migrants clandestins dans ce genre de trafic, il dira que ces derniers sont notamment cités dans de petites affaires d’escroquerie qui consistent à duper la vigilance des personnes naïves en utilisant des procédés primaires. Quant aux moyens mis en place pour lut- ter contre le phénomène, le colonel Zeghida a indiqué que la gendarmerie nationale qui s’est dotée d’un département spécialisé dans les faux documents avec une section des faux billets travaille en étroite collaboration avec les services de banques, auxquels des fiches d’alerte sur les modes opératoires des faus-

saires sont transmises d’une manière continue. De l’avis de l’invité de la chaîne III, le renforcement du contrôle et le travail de renseignement ont dissua- dé les faussaires qui jouent au jeu du chat et de la sourie et profitent de certaines occasions pour revenir en force comme à l’occasion de la fête de l’Aïd El-Adha, période durant laquelle ils ont tenté d’introduire de faux billets sur le marché. Et si le billet algérien se trouve aujourd’hui fortement exposé aux manipulations des trafiquants, ce n’est pas parce qu’il est moins sécu- risé, explique le directeur de la sécu- rité publique, mais c’est notamment à cause de l’importante masse monétaire en circulation et l’exten- sion du marché informel. L’utilisation massi- ve de la liquidité au détriment du chèque et des cartes électroniques de paiement aggrave un peu plus la situation. Par ailleurs, estimant que les narcotrafi- quants ne sont pas systématiquement impli- qués dans la fausse monnaie, il informera par la même que ces derniers opèrent notamment sur l’axe du Sahel allant de Béchar vers l’ex- trême Sud algérien jusqu’aux pays voisins d’où transitent d’importantes drogues vers le Moyen-Orient avec pour destination finale l’Europe. En 2009, quelque 64 tonnes de stupéfiants ont été saisies sur cet axe, dont 80% aux fron- tières. Durant ces dix premiers mois 2010 sur les 18 tonnes saisies, 16 tonnes ont été prises sur cet axe, où les services de la gendarmerie ont également saisi 3 kalachnikovs et un fusil mitrailleur.

Hamida B.

   

Suite à la récupération d’un PA et de faux euros

Brèves

 

Infraction à la législation de change

 

Aïn-Temouchent

 

10 kg de kif traité rejetés par les vagues

Une nouvelle prise de drogue par les élé- ments de la gendarmerie a été annoncée par la cellule de communication du commande- ment de la gendarmerie nationale. En effet, les gendarmes de la brigade de Bouzedjar, effectuant une patrouille à la Résidence, ont procédé à la découverte d’un sac en plas- tique contenant 9,750 kg, soit près de dix kilogrammes de kif traité, rejeté par les vagues à la plage "Sbiaat", commune de Bouzedjar. La brigade de la gendarmerie nationale de Bouzedjar procède à l’enquête. Aujourd’hui, les plages de ladite wilaya sont devenues un terrain propice pour les narco- trafiquants pour acheminer leur drogue en Algérie avant de la distribuer à d’autres réseaux spécialisés dans la commercialisa- tion illicite de ce poison. Néanmoins, ces mêmes narcotrafiquants sont traquéspar les gendarmes qui récupèrent sur les plages de Aïn -Témouchent les quan- tités envoyées par lesdits réseaux. Pour cela, des postes de surveillance sont installés sur chaque plage et, chaque jour, des patrouilles de la gendarmerie nationale effectuent des opérations de ratissage pour repérer le moindre paquet de kif que la mer rejette. Et ces dernières semaines, il ne se passe pas un jour sans que des dizaines de kilogrammes ne soient découverts par les éléments de la gen- darmerie nationale. Aussi, il convient de rap- peler qu’en mai de cette année, le bilan de la lutte menée contre le trafic de stupéfiants par la gendarmerie nationale, fait mention de la récupération d’une plaque d’un poids d’un kilogramme de cette substance dangereuse rejetée par les vagues sur les rivages de la plage de Sbiaï (commune de Bouzedjar). M. M.

2.400 dinars tunisiens non déclarés saisis par les gendarmes

Les gendarmes de la brigade de Haddada, en barrage de police de la route sur la RN n°81, ont interpellé trois personnes dont une femme à bord d’un véhicule de marque Peugeot 106, confondus d’infraction à la législation de change. Ils étaient en posses- sion de 2400 dinars tunisiens. Tenu informé, le procureur de la République, près le tribu- nal de Souk Ahras, a prescrit la poursuite de l'enquête, la remise de la somme au directeur de la Banque d’Algérie de Souk Ahras et les passeports à l’administration des douanes de Haddada.

M. M .

Les gendarmes démantèlent un réseau

de trafic de fausse monnaie à Tébessa

Suite à la récupération d’un pistolet auto- matique (PA) de fabrication allemande et 300 euros en faux billets, Les éléments de la sec- tion de recherches du groupement de la gen- darmerie nationale de Tébessa ont réussi à démanteler ces deux derniers jours un réseau composé de huit personnes, spécialisé dans le trafic de fausse monnaie. Selon notre source quatre des membres impliqués sont originaires de Tébessa et deux autres des villes de Batna et Tissemsilt. Parmi ces personnes interpellées un écrivain public, deux chômeurs et d’un employé d’un établissement hospitalier, ajoutera notre source. Les gendarmes ont réussi leur coup suite à une information parvenue à leur service fai- sant état de la présence d’un individu essayant d’écouler des faux euros au niveau de la gare routière de la ville de Tébessa. Recoupant les données de l’informateur, en mettant en place une souricière, les représen- tants de la loi ont interpellé le premier mis en cause qui n’a pas tardé à révéler l’identité de ses complices et l’atelier de confection des faux billets. En se déplaçant sur le lieu indiqué, les gendarmes ont récupéré deux imprimantes couleur, un micro-ordinateur, de faux docu- ments administratifs, des coupures en faux billets et d’autres produits utilisés dans la fabrication des billets de banque. Les mis en cause serontprésentés prochainement devant le procureur de la République. M. M.

Sensibilisation contre les dan- gers du monoxyde de carbone

 

173 personnes décédées en 10 mois

Au cours de la journée de sensibilisation contre les dangers du monoxyde de carbone et la mauvaise utilisation des chauffages et chauffe-bain, organisée à Alger, par la direc- tion générale de la protection civile, il a été annoncé que 173 personnes sont mortes par asphyxie durant les dix premiers mois de l’année 2010. La même source indique que les agents de la protection civile ont réussi à sauver la vie de 474 autres victimes des asphyxies à travers l’ensemble du territoire

national. En 2009, il a été constaté la mort de

253

personnes dont la cause du décès est le

monoxyde de carbone alors qu’en 2008, les mêmes services ont enregistré le décès de

291

personnes.

 
 

M. M .

Les services de la répression des fraudes de la direction du commerce de la wilaya de Souk Ahras ont annoncé, hier, la saisie de quantités "considérables" de produits cos- métiques périmés et d’herbes prétendument médicinales. Selon ces services, cette marchandise, d’une valeur de 1,7 million de dinars, est composée de plus 25.000 tubes de crème dermique, de 7.584 tubes de crèmes pour divers usages, de 1.500 flacons d’après-shampoing et de 150 sachets de plantes médi- cinales. Ces produits "dangereux pour la santé" ont été saisis dans le dépôt d’un opérateur économique du chef-lieu de wilaya, au terme d’une enquête menée par les agents de contrôle de la direction du commerce, a-t-on précisé. Les contrevenants ont fait l’objet de poursuites judiciaires, a-t-on indiqué, souli- gnant que les produits saisis ont été détruits.

Souk Ahras

Des quantités "considérables" de produits cosmétiques périmés saisies

Tizi-Ouzou

15 ans de prison ferme pour tentative d’enlèvement d’un enfant de huit ans

Le tribunal criminel près la cour de Tizi- Ouzou a condamné dans l’après-midi d’avant-hier les nommés Z.Kamel, B.Karim et H. Sadek à des peines de 15 ans de prison ferme assorties d’amendes de 2 millions de dinars chacun pour association de malfai- teurs et tentative de kidnapping dont avait été victime le 9 mars dernier un enfant de 8 ans, fils d’un industriel de la localité des Ouadhias, une trentaine de km au sud du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou. Les personnes condamnées, dont l’une est proche de la victime, ont tenté d’embar- quer de force dans un véhicule l’enfant de cet industriel dans le but de lui demander une rançon. La résistance de cet enfant a fini toutefois par alerter sa mère qui s’est vite mise à crier, contraignant ainsi les trois individus à prendre la fuite. Identifiés par la maman de l’enfant, les trois auteurs de cette tentative avortée d’en- lèvement ont été arrêtés le jour même par les services de sécurité. Devant le juge, les trois prévenus ont tenté de nier toutes les accusations portées contre eux. Le représentant du ministère public a requis à l’issue de son réquisitoire des peines de 20 ans de prison ferme à leur encontre vu la gravité de leur acte. B. A

Naufrage du cargo Béchar

Le tribunal criminel près la cour d'Alger reprend l'examen de l'affaire

Le tribunal criminel près la cour d'Alger a repris hier l'examen de l'affai- re du naufrage du cargo Béchar impli- quant six personnes, dont l'ex-PDG de la Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN), Koudil Ali. Selon l'arrêt de renvoi, les chefs d'ac- cusation retenus contre l'ex PDG de la CNAN, le directeur de l'équipement et des techniques, le directeur technique des navires, l'inspecteur technique du navire Béchar, le directeur d'équipe- ment des navires et l'ingénieur tech- nique chargé du suivi des navires, sont la mise à la disposition du capitaine d'un navire en mauvais état et insuffisam- ment équipé et la navigation d'un navi- re dont la validité du titre de sécurité avait expiré. Le naufrage du navire, survenu en novembre 2004, avait fait 18 morts parmi l'équipage. Les mis en cause ont expliqué ce naufrage par les mauvaises conditions météorologiques de ce jour-là. Le tribunal criminel a entamé l'exa- men de cette affaire en octobre dernier mais a reporté le procès, en raison de l'absence de la défense de deux préve- nus, ce qui a contraint le président du tribunal, M. Benkharchi Omar, d'ordon- ner la désignation d'avocats d'office. Le tribunal criminel d'Alger avait déjà jugé cette affaire le 17 mai 2006 et avait, alors, condamné cinq parmi les principaux mis en cause à 15 ans de réclusion. Quant au 6 e prévenu, l'ingé- nieur technique chargé du suivi des navires, il avait écopé d'une peine d'une année de prison avec sursis. La séance de l'après-midi du procès sera consacrée à l'audition des six accu- sés et de témoins.

Monde

19

EL MOUDJAHID

Palestine

Réunion interpalestinienne sur le processus de paix

président palestinien

Mahmoud Abbas a présidé

une réunion du Conseil

révolutionnaire de son parti Fatah à Ramallah pour discuter de la situation politique dans les territoires occupés et du processus de la réconciliation, selon un responsable au parti présidentiel. Lors de cette réunion, le président Abbas "devait prononcer un discours très important

sur les développements de la situation politique, la réconciliation et la situation interne du mouvement", a précisé Hussein El- Cheikh, membre du Conseil révolutionnaire du Fatah. Le blocage du processus de paix israélo-palestinien sera également au menu de cette réunion, a-t-il ajouté. Les négociations de paix israélo- palestiniennes ont été relancées le 2 septembre dernier mais bloquées par la poursuite de la colonisation juive. Quant au processus de la

L

e

hier

réconciliation palestinienne, les différentes factions tentent d'aplanir les difficultés entravant l'aboutissement à une réconciliation nationale. A ce sujet, le responsable palestinien du bureau politique du Hamas, Khaled Machaâl a exprimé mardi à Damas (Syrie) son souhait de concrétiser cette réconciliation nationale, tout en faisant part de la détermination du mouvement de résistance à aplanir les difficultés entravant l'aboutissement du processus. Le chef du bureau politique du Hamas, basé à Damas, a aussi exprimé le soutien de son mouvement "à toute position politique palestinienne unifiée contre celle de l'occupant israélien et contre le gel de 90 jours", proposé par les Etats-Unis à Israël contre des "garanties sécuritaires (armes et matériels militaires)". Le Fatah et Hamas ont prévu d'autres réunions

Deux bâtiments détruits par l’armée israélienne en Cisjordanie

D eux bâtiments palestiniens ont

de l'occupation israéliennes à

Massua, en Cisjordanie, rapportent des agences de presse. "Les forces d'occupation ont détruit deux bâtiments palestiniens à Massua en Cisjordanie", ont indiqué les mêmes sources. A El-Qods occupée, l'armée israélienne a détruit une maison dans le quartier d'El-Tour, près du mont des

été détruits hier par les forces

Oliviers, selon des correspondants de presse. "La maison a été détruite par un bulldozer sous la protection de la police sioniste", ont-ils ajouté.

Sahara occidental

Sahara occidental
Des détenus politiques sahraouis devant le tribunal de l’occupation marocaine à El-Ayoun

Des détenus politiques sahraouis devant le tribunal de l’occupation marocaine à El-Ayoun

D eux détenus politiques sahraouis, Othman Ahl El hadj Sidi et Ahmed

Rekibi Delimi, ont été transfé- rés à la prison Carcel negra suite à une décision de justice du tribunal de la ville d'El- Ayoun occupée portant le nombre de détenus sahraouis à 126 depuis l'invasion du camp Gdeim Izik par les forces maro- caines, rapporte mardi l'Agence d'information sahraouie (SPS). Selon un communiqué du comité de défense du droit du peuple sahraoui à l'autodéter- mination repris par SPS, les deux détenus étaient dans un état "critique", alors qu'ils ren- traient dans la salle d'audience, du fait des tortures subies avant que le président du tribunal n'ordonne leur transfert à la car- cel negra. Par ailleurs, le tribunal mili- taire de Rabat avait transféré lundi les deux détenus poli- tiques sahraouis Sidi Abdallah Adha et Bachir Boutenkiza à la prison civile Zaki portant le nombre des détenus politiques dans cette prison à 10 depuis le massacre du 8 novembre,

indique la même source. Les incursions des forces d'occupation marocaines dans les maisons de Sahraouis, dans

la ville d'El-Ayoun occupée et les arrestations sommaires de jeunes sahraouis se poursuivent, selon la même source qui rap- pelle l'arrestation lundi soir de Abderrahmane Ziou à l'aéroport d'El-Ayoun et Beiba Ould Mohamed Laroussi qui ont été conduits à une destination inconnue. Le gouvernement sahraoui avait dénoncé lundi l'embargo "sans précédent" imposé par les forces d'occupation marocaines à la ville d'El-Ayoun et les incursions dans les quartiers à forte densité sahraouie accusant le Maroc de "mettre à exécution son plan d'épuration ethnique et de discrimination à l'égard de la population sahraouie dans les territoires occupés". Par ailleurs, le gouverne- ment sahraoui et le front Polisario avaient demandé, selon un communiqué du minis- tère sahraoui de l'information d"'ouvrir les territoires occupés aux observateurs étrangers et à la presse" réitérant leur appel urgent pour "la libération immé- diate de tous les prisonniers, la levée de l'embargo et l'envoi urgent d'une commission inter- nationale indépendante pour enquêter sur les violations et les crimes perpétrés".

d'une commission inter- nationale indépendante pour enquêter sur les violations et les crimes perpétrés".
d'une commission inter- nationale indépendante pour enquêter sur les violations et les crimes perpétrés".
Un peuple toujours privé de ses droits

Un peuple toujours privé de ses droits

L es rares quotidiens étrangers qui ont été autorisés par Rabat à se rendre au

L es rares quotidiens étrangers qui ont été autorisés par Rabat à se rendre au Sahara occidental, publient depuis plusieurs jours des reportages accablants sur la

violence quotidienne qui prévaut au Sahara occidental, où les autorités marocaines ont complètement nettoyé le camp de Gdeim Izik, dont il ne reste plus de trace. Alors que les témoignages les plus crédibles des organisations humani- taires et civiles viennent confirmer chaque jour ce que les journalistes ont constaté sur place le 8 novembre dernier, avant d’être chassés du Sahara occidental, l’administration marocaine tente de faire accréditer l’idée que la situation est des plus calme sur le terrain. Mieux, elle a tenté de faire accréditer sa fantaisiste thèse à laquelle personne ne croit d’ailleurs, que c’est l’Algérie qui a tout planifié. Une thèse que même l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), la seule qui jouit à l’étranger d’un semblant de cré-

l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), la seule qui jouit à l’étranger d’un semblant de

dibilité, n’a pas retenue au terme de l’enquête qu’elle avait effectuée le 12 novembre à Al Ayoune, en estimant dans son rapport qu’aucun indice n’existe sur la prétendue implication de l’Algérie dans ces événements. Rabat a été interpellé par les institutions de l’Union euro- péenne sur la mort de 36 civils sahraouis, au moins, confir- mée par les témoins sur place, sur les disparitions et sur la pratique systématique de la torture contre les dizaines de personnes qui ont été arrêtées depuis le 8 novembre avant d’être transférées à la tristement célèbre « Prison noire » d’Al Ayoune. Une rare brutalité dénoncée par tous les journaux du monde qui se déroule, hélas, sous les yeux de nombreux gouvernements européens qui ont choisi, pour le sauvegar- de de leurs intérêts économiques avec le Maroc, de brader leurs propres principes en matière de respect de droits de l’homme, en observant un silence dit « prudent » qui a pris l’allure de complicité. La communauté internationale doit donc se préoccuper de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et agir sans délai pour une solution au conflit opposant le Maroc et le Front Polisario, basée sur le respect du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. C’est pour cette position que de nombreux parlementaires européens se battent à Strasbourg où depuis, hier, s’est ouvert, enfin, un débat autour de la situation qui prévaut au Sahara occidental. Les Eurodéputés devraient adopter une résolution réclamant l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur ce qui se passe au Sahara occidental et inviter les gouvernements des « 27 » à rompre leur silence sur la tragique réalité des droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole. Les actes de protestation contre la « passivité » de cer- tains gouvernements occidentaux se multiplient à travers le monde. Seront-ils écoutés par la communauté internationale ? Les Nations unies finiront-elles par assumer leurs respon- sabilités envers le peuple du seul territoire en Afrique dont la décolonisation n’a pas encore eu lieu ? Des réponses à ces deux questions et du respect de la légalité internationale, auxquels l’Algérie a toujours appelé, dépend le sort du peuple sahraoui.

du respect de la légalité internationale, auxquels l’Algérie a toujours appelé, dépend le sort du peuple
de la légalité internationale, auxquels l’Algérie a toujours appelé, dépend le sort du peuple sahraoui. B.

B. H.

appelé, dépend le sort du peuple sahraoui. B. H. pour tenter de parvenir à une formule

pour tenter de parvenir à une formule d'entente définitive commune en vue d'un accord final de réconciliation. Les deux mouvements ont déjà tenu deux sessions de pourparlers de réconciliation, en septembre et en novembre à Damas (Syrie).

Le MAE italien s’enquiert de la situation à Ghaza

L e ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a effec-

tué hier, une brève visite dans la bande de Ghaza, pour s'y enquérir de la situation humani- taire dans ce territoire palesti- nien sous blocus israélien depuis près de quatre ans, ont rapporté des médias. Lors de sa visite de trois heures à Ghaza, M. Frattini a rendu visite à plu- sieurs établissements, dont une école et un centre médical et a rencontré également des res- ponsables palestiniens et des officiels de l'ONU. En achevant sa visite dans ce territoire occu- pé, M. Frattini a exhorté Israël

a autoriser l'acheminement des

matériaux de construction et les matières premières pour per- mettre la reconstruction de Ghaza. Le chef de la diplomatie italienne a également appelé Israël à permettre aux habitants

de Ghaza d'exporter leurs mar- chandises et leurs produits vers

la Cisjordanie occupée ainsi que

vers l'Europe, ont indiqué les mêmes sources. La bande de Ghaza est soumise depuis près de quatre ans à un blocus éco- nomique et de la circulation imposé par Israël, engendrant des conséquences désastreuses pour la population palestinienne locale.

Après les bombardements sur une île de la Corée du Sud

Le gouvernement sud-coréen suspend les aides promises à Pyongyang

L e gouvernement sud-coréen a suspendu les aides promises à la Corée du Nord après les inonda- tions de cet été, au lendemain des bombarde-

ments nord-coréens sur une île de Corée du Sud, a indi- qué hier le ministère de l'Unification. La Corée du Nord a tiré mardi des dizaines d'obus sur une île sud-coréenne, tuant deux soldats. Ces bombar- dements ont déclenché des tirs de riposte des forces de sud-coréennes et provoqué un tollé international. Séoul avait promis en septembre une aide de 10 mil-

liards de wons (6,46 millions d'euros) comprenant notamment du riz, des nouilles, du ciment et d'autres pro- duits de première nécessité, à son voisin du Nord dont une partie des récoltes ont été détruites par de graves inondations en août. Une première aide avait été livrée via la Croix-Rouge, mais financée partiellement par le gouvernement sud-coréen. Le reste de l'aide pas encore envoyé (principalement du ciment et des médicaments) ne passera pas la frontière, a indiqué le ministère de l'Unification.

Manœuvres militaires navales conjointes Corée du Sud-Etats-Unis à partir de dimanche

L a Corée du Sud et les Etats- Unis entameront dimanche des manœuvres militaires

navales conjointes après le bombar- dement par la Corée du Nord d'une île sud-coréenne, a indiqué hier l'agence Yonhap. Les manœuvres qui se dérouleront en mer jaune où s'est produit le bombardement de mardi, impliqueront le porte-avions améri- cain George Washington, a précisé

Yonhap. Les Présidents Barack Obama et Lee Myung-bak sont convenus de "relever le niveau de préparation" et "de tenir des manœuvres militaires conjointes dans les jours prochains", a annoncé la maison blanche. "Les deux prési- dents sont convenus de mener des manœuvres militaires dans les pro- chains jours pour poursuivre l'étroite coopération en matière de sécurité

entre nos deux pays et pour souligner la force de notre alliance et notre engagement pour la paix et la sécuri- té dans la région", écrit dans un communique la Présidence américai- ne. M. Obama a également assuré son homologue sud-coréen que les Etats-Unis se tenaient "côte à côte" avec leur allié après le bombarde- ment de l'île sud-coréenne par la Corée du nord.

Soudan

Une délégation arabe à Khartoum pour s'enquérir des préparatifs du référendum

U ne délégation de la Ligue arabe est arrivée hier matin au Soudan pour s'enquérir des préparatifs au référendums du 9 janvier prochain sur le devenir du

sud soudanais, rapportent des médias. La délégation de la Ligue arabe profitera de son séjour au Soudan pour préparer la visite que compte effectuer prochai- nement le secrétaire général de l'organisation panarabe, Amr Moussa au Soudan pour des discussions sur les différentes questions, notamment celle du Darfour (ouest du Soudan).

La délégation arabe doit rencontrer au cours de son séjours au Soudan le responsable de la commission du réfé- rendum du sud soudanais, M. Mohamed Ibrahim Khalil, ont indiqué les médias, ajoutant qu'un mémorandum d'entente est prévu entre les deux parties. A signaler que le même jour, une réunion aura lieu à Khartoum pour débattre du processus de paix et du développement au Darfour, du soutien de la Ligue arabe aux projets prévus pour 2011 dans cette province sou- danaise, ont-elles encore ajouté.

Vie Quotidienne

22

EL MOUDJAHID

V ie Q uotidienne 22 EL MOUDJAHID Vie religieuse Anniversaire A notre chère et adorable DASSINE
V ie Q uotidienne 22 EL MOUDJAHID Vie religieuse Anniversaire A notre chère et adorable DASSINE
Vie religieuse
Vie religieuse
Anniversaire A notre chère et adorable DASSINE SLIMANI aujourd’hui jeudi 25 novembre 2010, tu souffles
Anniversaire
A notre chère et adorable DASSINE
SLIMANI aujourd’hui jeudi 25
novembre 2010, tu souffles ta
première bougie. En cette heureuse
occasion, ta maman Hayet et ton
papa Nadjib ainsi que toutes les
familles Slimani et Abaoui te
souhaitent un très joyeux
anniversaire, une vie pleine de santé,
d’amour et de bonheur. (AMULLI AMEGGAZ)
Tes parents qui t’aiment

Félicitations

A l’occasion des fiançailles de Achour Mohamed Bilal avec Hala, son oncle TABET Yacine présente aux heureux fiancés ses chaleureuses félicitations et tous ses vœux de bonheur, de prospérité et d’excellente santé.

Horaires des prières de la journée du jeudi 19 dhoul hidja 1431 correspondant au 25 novembre 2010 :

— Dohr

12

h 34

— ‘Asr

15

h 14

— Maghreb

17

h 36

— ‘Icha

19

h 59

vendredi 20 dhoul hidja 1431 correspondant au 26 novembre 2010 :

— Fedjr

06

h 06

— Chourouk

07

h 37

Naissance L’ensemble des personnels du journal El Moudjahid ont appris avec joie la naissance d’une
Naissance
L’ensemble des personnels du journal
El Moudjahid ont appris avec joie la naissance
d’une jolie fée prénommée
Lina-Sonia
venue égayer le foyer de leur collègue et ami
Djaâfri Malek et tenir compagnie à son frère Anis.
Longue vie à Lina, prompt rétablissement à la
maman et toutes nos félicitations à l’heureux papa.
Condoléances Pensée Le directeur, les membres de la section syndicale et l’ensemble du personnel de
Condoléances
Pensée
Le directeur, les membres de la
section syndicale et l’ensemble
du personnel de la CAAT,
succursale Alger I très touchés
par le décès du frère de notre
collègue Jaâfar Belkacem,
présentent à ce dernier ainsi qu’à
sa famille, leurs condolances les
plus attristées et les assurent de
leur profonde sympathie en cette
douloureuse circonstance.
Que Dieu le Tout-Puissant
accorde au défunt Sa Sainte
Miséricorde et l’accueille en Son
Vaste Paradis.
A Allah nous appartenons et à
Lui nous retournons.
Le 25 novembre
2009, nous a
quittés notre cher
et regretté père.
Un an déjà que
Dieu t’a rappelé !
La vie sans toi est
amère. En ce jour
inconsolable et
EPE/SPA au capital de 43 000 000 000 DA
Siège social : 01, place Maurice Audin, ALGER
Tél + 213 (0) 21.74.24.28. Télex : 53459
péniblement
inoubliable, où nous a quittés à
jamais notre cher père
MAZOUNI Abdelkader
décédé à l’âge de 78 ans, laissant
derrière lui et pour l’éternité un vide
incommensurable que nul ne peut
combler.
Nous ne t’oublierons jamais, repose
en paix cher papa
A Allah nous appartenons et à
Lui nous retournons.
Avis d’appel d’offres national
ouvert
N° 02/D-CAT/2010
AIR ALGERIE, Direction du Catering, lance un avis d’ap-
pel d’offres à la concurrence national pour la réalisation de
ce qui suit :
Ta fille Ghania
TRAVAUX D’AMÉNAGEMENT DES LOCAUX DU CATERING
Anep : 843 506
Condoléances
M. Tayeb Louh, ministre du Travail, de l’Emploi
et de la Sécurité sociale, profondément touché
par le décès du père de M. BELHACHEM
Tayeb, président de la cour de Mostaganem.
Présente à sa famille ses sincères
condoléances et l’assure de sa sympathie en
cette pénible circonstance.
Qu’Allah Tout-Puissant accorde au défunt Sa
Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste
Paradis.
A Allah nous appartenons et à Lui nous
retournons.
Les entreprises classées catégorie 3 et plus, intéressées
par le présent avis, après versement de la somme de
quatre mille dinars (4.000,00 DA) au compte bancaire d’Air
Algérie ouvert auprès de :
Banque nationale d’Algérie - Agence 612 - Aéroport
Houari Boumediène. Compte N° 612 300 300 241 / 21
Peuvent, sur présentation d’un reçu bancaire de verse-
ment, retirer le cahier des charges auprès de :
AIR ALGÉRIE
Centre de Médecine de travail
Cité Air Algérie - Dar El Beida - Alger
La date limite de dépôt des offres est fixée au 05/12/2010
à 15h 00.
Anep : 834 109
Anep : 834 195
 

BUREAUX REGIONAUX CONSTANTINE 100, rue Larbi Ben M’hidi Tél. : (031) 64.23.03

     
 

TLEMCEN :12, place Kairouan Tél.-Fax : (043) 27.66.66

ANNABA :

 
7, cours de la Révolution Edité par EPE-EURL EL MOUDJAHID Siège social : 20, rue

7, cours de la Révolution

Edité par EPE-EURL EL MOUDJAHID Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger IMPRESSION Edition du Centre :

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-EURL

EL MOUDJAHID

ORAN Maison de la Presse 3, place du 1 er Novembre Tél. : (041) 39.34.94

MASCARA : Maison de la Presse

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Abdelmadjid CHERBAL

 

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Larbi TIMIZAR

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Sports

23

EL MOUDJAHID

CHAN-2011-(tirage au sort)

Raouraoua présidera la délégation de la CAF

au sort) Raouraoua présidera la délégation de la CAF L e président de la Fédération algérienne

L e président de la Fédération algérienne de football (FAF), M. Mohamed Raouraoua a

été désigné par la Confédération africaine (CAF) à la place du Togolais Seyi Memene, pour conduire la délégation de la CAF à la cérémonie du tirage au sort du 2e Championnat d'Afrique des Nations CHAN-2011, prévue le 27 novembre à Khartoum, a annoncé hier le comité d'organisation locale COCAN. La délégation de la CAF réduite à 10 personnes au lieu de 12, dont trois membres du comité exé- cutif, effectuera lors de son séjour au Soudan une visite d'inspection de plusieurs infrastructures sportives, retenues pour abriter le CHAN-

C ette 9 ème journée de la Ligue1 sera très dis- putée dans les deux extrêmes. Que ce soit en haut qu'au bas du classement général,

rien ne sera acquis d'avance. Le leader sétifien qui se déplacera au Khroub pour tenter d'engran- ger les points du succès qui l'opposera aux khroubis qui ne sont pas au mieux de leur forme, après leur lourde défaite, à Annaba devant l'USMAnnaba (3 à 0). L'ESS, c'est certain qu'après sa qualification à la finale de la Coupe de l'UNAF des vainqueurs au dépens des Tunisiens de l'Olympique de Béja (Tunisie) (3 à 0), ira au Khroub en pleine confiance. Les Sétifiens feront tout pour prendre trois points supplémentaires. Certes, l'ESS sera favori- te, mais les Khroubis de Tebbib ne seront pas faciles à amadouer. Ce sera un match qui sera très disputé. A l'affût, l'ASO de Meziane Ighil viendra au stade du 20-Août avec l'idée de ne pas perdre et agrandir son écart sur l'ESS. En "croi- sant le fer" aux Belouizdadis dans leur "cuisine", les Chélifiens s'attendent à une riposte très forte de la part des gars d'Al-Aquiba. Ces derniers qui ont ramené un précieux point de Tizi-Ouzou lors de leur match en retard face à la JSK sont dans de très bonnes dispositions psychologiques. Ils sont capables de faire le plein surtout que Bourekba a retrouvé son punch, lui qui a égalisé face à la JSK en ratant même la balle du K.O. à quelques minutes de la fin de la rencontre JSK-CRB (1 - 1). A Saïda, l'équipe locale, le MCS, qui compte un match en retard contre la JSM Bejaia qu'il jouera ce 30 novembre au stade de l'Unité magh- rébine, face à l'USMH, n'aura pas la partie belle.

Handball, classement IHF

La sélection algérienne à la 21 e place mondiale

L'équipe nationale d'Algérie messieurs de handball occupe la 21e place au classement mondial publié par la Fédération internatio- nale de handball (IHF) sur son site officiel. Au niveau africain, le sept algérien qui totalise 26 points est à la troisième position, devancé par l'Egypte (vice-championne d'Afrique) et la Tunisie (champion- ne d'Afrique). L'Algérie est qualifiée pour le Mondial 2011, prévue du 13 au 30 Janvier 2011 en Suède. Elle évo- luera, lors du tour préliminaire dans le groupe C avec la Croatie, le Danemark, la Serbie, la Roumanie et l'Australie. La première place mondiale est occupée par

l'Allemagne (281 pts), devant la Suède (226 pts). la Russie complète le podium (190 pts). Chez les dames, la sélection algérienne est à la 38e place au classement mondial de l'IHF, alors que l'Angola (cham- pionne d'Afrique en titre) est en tête des équipes africaines (18e). La Tunisie occupe la deuxième place africaine (26e), suivie dans l'ordre par la Côte d'Ivoire (27e) et le Congo (28e).

Inter Milan

Samuel Eto'o présente ses excuses pour son coup de tête à Cesar

présente ses excuses pour son coup de tête à Cesar L'attaquant international camerou- nais de l'Inter

L'attaquant international camerou- nais de l'Inter Milan, Samuel Eto'o, a présenté hier ses excuses suite au coup de tête qu'il a assé- né dimanche au Slovène Bostjan Cesar (Chievo Vérone) dans le championnat italien, selon un communiqué transmis par l'agen- ce qui gère l'image du joueur. "Mes excuses s'adressent à tous les acteurs de la rencontre, et au

corps arbitral qui n'a pu voir cette faute hors de son champ visuel. Mais aussi à tous les fans de l'Inter et à tous les amoureux du football", a déclaré l'attaquant

"Mes

excuses vont également à mon entraîneur et à mes coéquipiers que je laisse, par ma faute, durant trois rencontres de Série A. Un dernier pardon personnel au pré- sident Moratti qui m'a toujours accordé toute sa confiance", a-t-il ajouté. "C'est la première fois que je suis l'auteur de ce genre de geste, ainsi que peuvent en témoigner tous les supporteurs qui me connaissent et me voient jouer depuis de nombreuses années", a conclu l'ancien atta- quant du FC Barcelone. La Commission de discipline de la Fédération italienne de football a infligé une suspension de trois matches à Eto'o suite au coup de tête qu'il a asséné, dimanche en championnat, à Cesar, le défen- seur slovène du Chievo Vérone. La justice sportive s'est pronon- cée sur la foi des images télévi- sées où l'on voit Eto'o donner un coup de tête sur la poitrine au défenseur slovène (37e minute). L'attaquant camerounais, qui a également écopé de 30.000 euros d'amende, n'avait pas été sanc- tionné par l'arbitre sur le coup. Il a même marqué dans la foulée un but de consolation pour l'Inter qui s'est incliné 2 à 1.

camerounais dans ce texte.

2011. D'autre part, des représentants des fédérations nationales d'Algérie, d'Ouganda, du Niger, du Gabon et du Zimbabwe ont annoncé leur pré- au

tirage au sort. Les 16 pays qualifiés seront scindés en quatre groupes de

équipes.

Les deux premiers de chaque poule se qualifieront pour les quarts de finale. Les pays qualifiés sont:

l'Algérie, Tunisie, Mali, Sénégal, Côte d'Ivoire, Ghana, Niger, Cameroun, Gabon, RD Congo (tenant du titre), Ouganda, Rwanda, Afrique du Sud, Angola, Zimbabwe et le Soudan (pays organisateur). Le CHAN-2011 se déroulera au Soudan du 4 au 24 février.

quatre

sence

Ligue1 (9 e jurnée) : Le leader favori au Khroub

En effet, les Harrachis ne se déplaceront pas à Saïda pour faire de la figuration. Bien au contrai- re, les Harrachis, qui ont battu la JSK dans leur fief d'El-Mohammadia sur un but de Boualem, vont tout faire pour ne pas perdre comme ce fut la cas à Tlemcen (2 à 2). Les poulains de Rouabah Tewfik ne seront pas favoris même s'ils évolueront chez-eux. La JSMBejaia ira au stade de Mustapha Tchaker avec l'idée de faire un bon résultat, elle qui joue mieux hors de ses bases. Toutefois, son adversai- re du jour, l'USMBlida, ne sera pas une quantité négligeable, lui qui vient d'engager Yaïch, l'ex- entraîneur du CABatna. Il est évident que le nou- vel entraîneur de l'USM Blida voudra à tout prix provoquer le fameux déclic au sein de son équi- pe. A El-Eulma, au stade Messaoud-Zeggar, les "fans" des deux équipes vont vivre le grand derby des hauts plateaux entre le MCEE et le CABBA. L'avantage du terrain aura son impor- tance, mais Les Bordjis, qui viennent de réaliser leur pre- mier succès de la saison devant le CRB (2 à 1), vont tout faire pour ne pas se faire arrêter dans leur élan. Néanmoins, Malek, le coach du MCEE, n'a pas intérêt de comptabiliser un autre faux pas s'il ne veut pas se faire limoger. A Oran, le MC Oran, qui jouera pratiquement avec tous ses atouts devra passer l'écueil des "Usmistes". Néanmoins, les poulains de Saâdi ne seront pas faciles à battre, eux qui sont sur une courbe ascendante. Certes, Deham ne sera pas là, mais Ouznadji and consorts qui n'ont pas d'ennuis financiers savent qu'ils sont capables de ramener

les trois points de Zabana. Au stade du 5-Juillet, le MCA, qui recevra l'USM Annaba en nocturne, fera tout pour gagner et remonter au classement général, lui qui se trouve actuellement dans la "peau" d'un relégable. Les Mouloudéens, qui ont retrouvé manifes- tement leur moral suite à leur qualification à la finale de la Coupe de l'UNAF des clubs cham- pions aux dépens des Libyens de l'Ittihad de Tripoli, ne chercheront que la victoire. Avec six points, le MCA est condamné à l'emporter. Toutefois, il faudra se méfier de cette équipe annabie qui s'est métamorphosée depuis l'arrivée à la barre technique de Biskri. Les poulains d'Alain Michel n'ont plus le droit à l'erreur ! Que le fair-play soit au rendez-vous ! H. GHARBI

PROGRAMME :

Demain(18 h) Au stade du 5-juillet : MCA-USMAnnaba (télévisé) Au stade de Saïda : MCS-USMH (télévisé)

Samedi (14 h 30)

Au stade Messaoud-Zeggar: MCEE-CABBA (télévisé) Au stade de Tizi-Ouzou: JSK-WAT Au Khroub : ASK-ESS

A Blida (Mustapha Tchaker) : USMB-JSMB

A Oran: MCO-USMA

Au 20-Août : CRB-ASO

Compétitions inter-clubs

30 novembre dernier délai d'engagement (CAF)

La Confédération africaine de football (CAF) a fixé au 30 novembre le dernier délai de demande d'engagement des clubs pour prendre part aux compétitions inter-clubs de la CAF, saison 2011, a annonce hier la CAF. Le nom du club engagé doit parvenir au secrétariat de la CAF avant le 30 novembre 2010, précise l'instance dirigeante de football africain. L'Algérie sera représentée à la 15e édition de la Ligue des champions par le MC Alger (Champion d'Algérie), et l'ES Sétif (vice-championne) tandis que la JS Kabylie (3e du championnat), et le CA Batna, finaliste de la Coupe d'Algérie 2010 participeront à la 8e édition de la Coupe de la Confédération. Le TP Mazembe est détenteur de la Ligue des cham- pions 2010, tandis que le vainqueur de la Coupe de la Confédération sera connu à l'issue de la finale entre le FUS Rabat et le CS Sfaxien. La finale aller aura lieu le 28 novembre à Rabat, alors que le retour se déroulera deux semaines après à Sfax.

Coupe de la Confédération africaine de football

L'Algérien Mohamed Benouza arbitrera la finale aller

L'Algérien Mohamed Benouza arbitrera la finale aller le coordinateur général est Tournoi du Qatar (U-17)

le coordinateur général est

Tournoi du Qatar (U-17) L'Algérie et le Qatar se neutralisent 0 à 0 La sélection
Tournoi
du Qatar (U-17)
L'Algérie
et le Qatar
se neutralisent 0 à 0
La sélection algérienne des moins de 17 ans de football a fait match
nul mardi soir (0-0) face au Qatar à Doha, dans un match comptant
pour la 3e et dernière journée du tournoi international du Qatar
remporté par l'Egypte, et réservé aux joueurs nés entre 1993 et 1994.
Lors de leur premier match, les Algériens se sont inclinés dimanche
face à l'Egypte sur le score de 3 buts à 2. Lors de la première journée,
le Qatar et l'Egypte s'étaient neutralisés (2-2), rappelle-t-on. Le
Qatar avec deux nuls prend la seconde place. Les Algériens, vice-
champions d'Afrique, pourront se ressaisir dès le 20 décembre
à Alger avec le championnat de l'Union nord-africaine de
football (UNAF) des U17. Le tournoi du Qatar
s'inscrit dans le cadre de la préparation de
l'équipe algérienne en vue des prochaines
échéances officielles.
Ahly
Caire
Le du Français
Renard pressenti
Hervé
à la tête
de la barre
technique
Le technicien français Hervé Renard est pressenti
pour diriger
la barre technique
du club égyptien
du Hossam El Badry, démissionnaire,
du Ahly du Caire,
rapporte hier le quotidien
en remplacement
est parvenue de l'équipe libyenne d'Al Ittihad, demi-finaliste
sportif l'Equipe.
L'ancien sélectionneur
de l'équipe de l'Angola (42 ans) aurait décliné
une offre
qui lui
sélection de la Zambie, avec laquelle il avait participé à la CAN-2010. Hossam Al Badry a démission-
de la Coupe
de l'UNAF des clubs cham-
pions, ajoute la même source.
Outre l'Angola,
Hervé Renard
a assuré les destinées
techniques de la
à l'issue de la défaite concédée
né de son