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Exposé sur :

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Introduction

I- Définition du contrat commercial

II- Les types des contrats commerciaux

A. Les contrats de production

1) Le contrat de fabrication

2) Le contrat de transfert de technologie

B. Les contrats de distribution

1) Le contrat de vente

2) Le contrat de transport

3) Le contrat de concession

4) Le contrat de franchise

C. Les contrats de services

1) Le courtier

2) Le commissionnaire

3) L'agent commercial

Conclusion

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Bibliographie

INTRODUCTION

Le contrat est usuellement défini comme étant une convention génératrice


d’obligation .Dans tous les cas de figure, le contrat suppose un accord entre deux
personnes au moins. Ces personnes-les parties- sont seules liées par cet accord, elles
sont les seules à en recueillir le bénéfice ou en supporter la charge, alors que celles qui
n’y ont pas participé ne peuvent en profité ni en souffrir.

Il s’oppose à l’acte juridique collectif qui est susceptible de s’imposer à des


personne qui n’y ont pas participé (ex. : le vote majoritaire des actionnaires au sein
d’une société anonyme.

En étant que générateur d’obligations, le contrat se singularise dans le cadre


même des conventions. Plus générales, celles-ci peuvent avoir pour objet non
seulement de faire naître une obligation- seul cas ou elles constituent des contrats –
mais aussi de la transmettre, de la modifier ou de l’éteindre.

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I- Définition du contrat commercial :

Un contrat commercial est tout contrat conclu par un commerçant dans le cadre
de l’exercice de son commerce. Sauf preuve contraire le commerçant est présumé
d’agir dans l’exercice de son commerce.

 D’abord il faut s’informer sur le statut du cocontractant:


 Une société : quel est le type de la société, est-elle en liquidation, jouit-elle
d’une bonne réputation dans le monde des affaires, qui la représente et quels
sont ses pouvoirs de conclure le contrat projeté…

 Une personne physique : est-elle capable, est-elle mariée, agit-elle en qualité


de commerçant ou bien en qualité de consommateur…

 Dispose-t-il des biens qui peuvent servir de sûreté en vue de garantie de la


bonne performance des obligations qu’il assumera.

II- Les types des contrats commerciaux :

A. Les contrats de production :

1) Le contrat de fabrication:

C’est un contrat par lequel, le donneur d’ordre confie à l’entreprise, qui accepte,
la fabrication d’un produit selon le plan et les spécifications techniques annexés au
présent contrat.

a) Fabrication d’un produit fini ou semi-fini :

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Il s’agit de l’industriel qui achète des matières premières et possède à la
transformation de produit. Cette transformation implique le recours à des énergies et
des services extérieurs. Le producteur peut aussi utiliser l’invention d’autrui grâce à
des cessions ou des licences de brevet.

b) Contrat de sous-traitance :

La sous-traitance englobe toute l’activité consistant à fabriquer ou façonner un


produit pour le compte exclusif d’un donneur d’ordre, en fonction du résultat industriel
qu’il cherche. La sous-traitance peut couvrir tous les champs d’activités (bâtiments,
industrie, services.. .) les constructeurs de voitures automobiles font fabriquer de
nombreuses pièces en sous-traitance. Dans une acception plus restreinte, la sous-
traitance est une variété de sous contrat comportant l’exécution par un tiers de tout en
partie des obligations prévues par le contrat principal.

c) Distinction par rapport au contrat d’entreprise :

Le contrat de fabrication d’un produit n’est pas le contrat par lequel un acheteur
déterminé demande la fabrication d’un produit répondant à des caractéristiques
déterminées et spécifiques. Ici le produit n’est pas fabriqué et stocké mais fabriqué et
livré dès sa finition. Il s’agit d’un contrat qui s’analyse comme une vente d’une chose
future.

2) Le contrat de transfert de technologie:

Un contrat de transfert de technologie est un contrat qui a pour objectif la


transmission d'un savoir-faire technique de son concepteur ou dépositaire à un
utilisateur industriel.

a) Obligation de confidentialité :

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Les parties peuvent convenir de l’étendue et du niveau de confidentialité sur la
technologie transférée; en l’absence d’accord entre les parties, la partie bénéficiaire du
transfert de technologie doit garder le secret sur toutes les informations relatives à la
technologie transférée pendant toute la durée du contrat de transfert.

b) Forme du Contrat :

 Contrat de savoir-faire :

Ce contrat est d’origine américaine (know how). L’entreprise qui dispose de


connaissance technologique conclut ce contrat en moyennant la révélation de ce savoir.
L’intérêt pour le preneur est un gain de temps. Le savoir-faire peut être une invention
non brevetable ou une simple méthode d’organisation de l’entreprise ou de formation
du personnel. La protection de « savoir-faire » est purement contractuelle : le receveur
de ce savoir s’engage à ne pas le divulguer. Ainsi, il ne tombe pas dans le domaine
public comme le brevet d’invention.

 Contrat d’ingénierie :

Ce contrat est aussi d’origine américaine. C’est un contrat par lequel des
ingénieurs réalisent tout ou partie de certaines opérations. Il en est ainsi de la
conception d’un projet technique d’établissement (usine ou clinique) qui peut être
complétée par un plan de financement et une étude de marché. Il peut s’agir d’un
procédé de réalisation d’un projet dans la vente d’une usine « clefs en mains » ou de
l’assistance d’un client de démarrage de la production.

c) Modification ou résiliation d’un contrat de transfert de technologie :

Les parties sont tenues de s’informer mutuellement des connaissances


scientifiques et techniques nouvelles susceptibles d’influencer l’exécution d’un contrat

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de transfert de technologie pour prévenir toute modification ou résiliation du contrat
qui pourrait survenir.

B. Les contrats de distribution :

1) Le contrat de vente :

Le contrat de vente est une convention par laquelle l'un s'oblige à livrer une
chose, et l'autre à la payer. Elle peut être faite par acte authentique ou sous seing privé.

Il a pour éléments caractéristiques :

 le prix
 la chose

 le transfert de propriété

La vente est un contrat portant sur une chose, elle en organise le transfert de
propriété, la chose sort du patrimoine de quelqu’un pour entrer dans celui d’un autre.

C'est le contrat le plus courant de toutes les conventions. Il a fait l’objet d’une
forte spécialisation : il existe désormais de nombreux types de ventes qui obéissent
chacun à des régimes particuliers (exemple : la vente commerciale est essentiellement
conclue par des commerçants pour des besoins du commerce et se caractérise par son
régime de preuve.

 Obligation du vendeur :

Le vendeur doit livrer la marchandise et la livrer conforme aux stipulations du


contrat.

La livraison est le fait matériel de la remise des marchandises et des documents,


la marchandise doit être conforme aux quantités, qualités et types prévus par le contrat,
dans l’emballage tel qu’il a été prévu dans le contrat.

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L’inexécution par le vendeur de l’une de ces obligations permet à l’acheteur
d’exiger soit l’exécution en nature, soit invoquer la résolution du contrat ou demander
la réduction du prix, sans préjudice de dommage et intérêts.

 Obligation de l’acheteur :

Il est tenu de payer le prix dans les conditions prévues par le contrat. Ainsi, le
prix peut être payé à la livraison ou avant la livraison. Le manquement de l’acheteur
ouvre au vendeur les mêmes droits que ceux qui appartiennent à l’acheteur.

2) Le contrat de transport :

Le contrat de transports est une convention par laquelle une personne s’engage
à déplacer d’un lieu à un autre des marchandises ou des personnes moyennant un prix
convenu.

Outre l’objet de transport, on distingue également le mode de transport : les


transports terrestres, maritimes et aériens.

a) Formation du contrat :

Le contrat de transport ne se forme pas à la remise des objets à transporter par


l’expéditeur au transporteur, mais c’est un contrat par le consentement des parties.

Le contrat de transport met généralement en présence trois personnes :

 Le transporteur : est généralement en état d’offre permanent.


 L’expéditeur : qui manifeste son acceptation par la remise des marchandises.

 Le destinataire : auquel la marchandise est adressée par l’expéditeur, est un tiers

bénéficiant d’une action directe contre le transporteur.

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b) Les effets du contrat :

 Les obligations du transporteur :

Le transporteur est tenu d’une obligation de résultat. En effet il répond de la


perte et des avaries des objets qui lui ont été confiés, depuis le moment où ils ont été
remis jusqu’à celui où il les délivre au destinataire.

Le transporteur peut échapper à cette responsabilité pour retard ou dommage à


la marchandise.

 Paiement de prix :

Le prix de transport est payable soit au départ (port payé), soit à l’arrivée (port
dû). Dans le cas du port dû le prix est payé par le destinataire.

3) Le contrat de concession :

Le contrat de concession commerciale est un accord par lequel le concédant


accorde au concessionnaire, contre rémunération, le droit d’exploiter tout ou partie des
droits exclusifs lui appartenant, y compris:

 marque des produits ou des services,


 dénomination commerciale,
 savoir faire, etc.

Ainsi que bénéficier de la réputation et l’expérience du concédant dans le but de


commercialiser des types de produits et/ou services déterminés.

 Obligations du concédant :

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Transmettre au concessionnaire l’ensemble des informations et documentations
nécessaires à l’exercice des droits faisant l’objet du contrat de concession commerciale
et donner des enseignements nécessaires à l’exercice adéquat de ces droits.

 Obligations du concessionnaire :

Obligations relatives aux droits exclusifs :

 Utilisation conforme des droits exclusifs


 Respect des instructions relatives aux droits exclusifs
 Information sur l’usage des droits exclusifs
 Qualité, confidentialité, service aux consommateurs

4) Le contrat de franchise :

La franchise est un contrat par lequel le franchiseur met à la disposition d’un


franchisé, moyennant droit d’entrée et redevances, un concept de franchise qu’il a mis
au point à savoir :

 Les signes de ralliement de la clientèle,


 Le savoir faire,
 La collection de produits, de services.
 Obligations du franchiseur :

 Garantir l’utilisation de la marque


 Assurer la communication et la distribution de la marque (publicité, catalogue,
centrale de réservation…
 Respecter l’exclusivité accordée au franchisé
 Procurer l’assistance technique (formation, aide à la gestion…)
 Organiser une centrale d’achat

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 Obligations du franchisé :
 Payer le droit d’entrée
 Payer les redevances annuelles
 Fournir les renseignements de comptables et commerciaux au franchiseur
 Appliquer les normes élaborées par le franchiseur
 Conserver le secret professionnel

C. Les contrats de services :

1) Le courtier :

Intermédiaire indépendant chargé par son client de rechercher des


cocontractants potentiels, de préparer et de faciliter la conclusion de contrats avec ces
derniers mais qui ne conclut jamais lui-même lesdits contrats, même au nom de son
client.

a) Le contrat de courtage :

Le contrat de courtage est le contrat passé entre le courtier, personne physique


ou morale et les différentes parties. Le contrat de courtage n'est soumis à aucune
condition de fond ou de forme.
Le contrat de courtage va faire naître des obligations à l'égard du courtier et à
l'égard du donneur d'ordres.

b) Les obligations du courtier :

Le courtier a pour obligation principale d'effectuer toutes démarches


nécessaires, de faire tout ce qui est utile pour permettre la réalisation du contrat entre
les parties.
Il doit trouver un acquéreur ou un vendeur correspondant aux caractéristiques
exigées par le donneur d'ordres. L'activité du courtier se limite à mettre en rapport les
parties, à constater leur accord et à le notifier à chacune d'elles.

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Le courtier n'engage pas sa responsabilité en cas de non réalisation de
l'opération. Toutefois, ce dernier pourra voir sa responsabilité engagée s'il a commis
des négligences (non vérification de l'existence d'une société, contractant
juridiquement incapable de contracter).

c) Les obligations du donneur d’ordres :

Le donneur d'ordres peut librement refuser de contracter tant qu'il n'a pas
retourné au courtier la lettre de confirmation.
La rémunération du courtier est due soit par le donneur d'ordres, soit par le
cocontractant. Elle peut également être versée par les deux parties. En principe, elle est
due dès que le contrat est conclu, qu'il soit ou non postérieurement exécuté.
Le montant de la rémunération, dénommée "courtage", est librement déterminé
par les parties.

2) Le commissionnaire :

a) Définition :

Le commissionnaire est celui qui procède aux ventes des produits du


commettant pour le compte de celui-ci mais en s'engageant personnellement à l'égard
des acheteurs. A la différence de l'agent commercial.
Le commissionnaire est donc personnellement partie aux contrats qu'il conclut
et tenu des obligations contractées à l'égard des tiers. Contrairement à l'agent
commercial, le commissionnaire n'a droit à aucune indemnité en cas de résiliation
unilatérale de son contrat.

b) Les obligations des parties :

 Les obligations du commissionnaire :

Le commissionnaire doit exécuter lui-même les ordres qu'il reçoit. Il ne peut se


substituer un autre commissionnaire que si ce pouvoir résulte expressément du contrat,
de l’usage ou des circonstances.

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Le commissionnaire est tenu de révéler à son commettant le nom des tiers avec
lesquels il a contracté. Il peut exercer directement contre les tiers toutes actions nées
du contrat passé par le commissionnaire, celui-ci dûment appelé.

 Obligations du commettant :

Le commettant devra apporter au commissionnaire toutes informations et


conseils pour permettre à ce dernier de conclure dans de bonnes conditions le ou les
opérations visées.
Si le commettant exige un chèque de caution en échange de la marchandise
livrée, il s'engage à ne pas encaisser le chèque de caution et le conserver à
disponibilité, sauf si les produits livrés ne pourraient être rendus par le
commissionnaire ou si ce dernier néglige ou refuse d'informer le commettant sur l'état
des ventes et/ou de payer à terme ce dernier.

3) L'agent commercial :

a) Définition :

L'agent commercial est un mandataire qui, à titre de profession indépendante,


sans être lié par un contrat de louage de services, est chargé, de façon permanente, de
négocier et, éventuellement, de conclure des contrats de vente, d'achat, de location ou
de prestation de services, au nom et pour le compte de producteurs, d'industriels, de
commerçants ou d'autres agents commerciaux".

b) Contrat d'agence commerciale :

L'agent commercial est lié par un contrat de mandat au client qu'il représente (le
mandant). Si l'établissement d'un écrit n'est pas obligatoire, mieux vaut tout de même y
recourir afin de prévenir d'éventuels litiges.

Les parties au contrat définissent librement les conditions de rémunération de


l'agent. Il s'agit le plus souvent d'une commission. A défaut de contrat écrit, ou dans le
silence du contrat, l'agent commercial a droit à une rémunération conforme aux usages

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pratiqués, dans le secteur d'activité couvert par son mandat, là où il exerce cette
activité.

c) Indemnité de fin du contrat :

En cas de cessation de ses relations avec le mandant, l'agent commercial a droit


à une indemnité compensatrice en réparation du préjudice subi. Il perd toutefois cette
indemnité dans certains cas (faute grave de l'agent, rupture du contrat à l'initiative de
l'agent etc.)

CONCLUSION

Chaque opération commerciale nécessite l'élaboration d'un contrat. Celui-ci est


également une protection contre les risques que les affaires sont susceptibles
d'engendrer.
Elle vaut d'abord pour toute relation commerciale établie, qu'elle soit formalisée
dans un contrat ou non. Le tout est d'être en mesure de prouver que vous avez travaillé
avec l'entreprise.
Lorsqu’une négociation commerciale aboutit à un accord, le contrat commercial
a pour objet de notifier les termes de cet accord et de signifier les engagements de
chaque partie : contrat de production, contrat de distribution, contrat de sous-
traitance...
Bien sûr, aucun engagement n'est éternel et toute entreprise peut mettre fin à un
contrat ou à une relation économique. Mais ce que l'on demande aujourd'hui, c'est de

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fixer un préavis d'une durée suffisante pour que le partenaire ne soit pas pris au
dépourvu.

BIBLIOGRPHIE

 ”Droit des Affaires”. Tome I : les activités de l’entreprise.


Ecrit par Mohammed NAKHLI.

 ”Droit des Affaires”. L’Entreprise Commerciale


Ecrit par Hassania CHERKAUOUI. 1ère édition 2003

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