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Université Chouaïb Doukkali- Faculté des Sciences Module :Algèbre 1

Département de Mathématiques Responsable du cours : A. Haïly


Filière SMIA - Semestre 1 AU : 18-19


Corrigé de la série de TD n 2.

Arithmétique dans Z

Exercice 1. Déterminer les entiers n qui vérient les relations suivantes :


1. n − 4 | 3n − 17.
2. n − 1 | n + 3.
3. n + 2 | n2 + 2
Solution de l'exercice 1.
1. Soit n ∈ Z tel que n − 4 | 3n − 17. On a alors n − 4 | 3n − 17 − 3(n − 4). Donc n − 4 | 3n − 17 − 3n + 12.
D'où n − 4 | 5. Par conséquent n − 4 ∈ {−5, −1, 1, 5}. Ou encore n ∈ {−1, 3, 5, 9}
Réciproquement, si n ∈ {−1, 3, 5, 9} alors on a n − 4 ∈ {−5, −1, 1, 5}. i.e. n − 4 | 5. Par conséquent on a
n − 4 | 3(n − 4) − 5 = 3n − 17.
En conclusion : n − 4 | 3n − 17 ⇔ n ∈ {−1, 3, 5, 9}.

2. Soit n ∈ Z tel que n − 1 | n + 3. On a alors n − 1 | n + 3 − n + 1 = 4. Donc n − 1 ∈ {−4, −2, −1, 1, 2, 4}


d'où n ∈ {−3, −1, 0, 2, 3, 5}.
Réciproquement, si n ∈ {−3, −1, 0, 2, 3, 5} alors on a n − 1 ∈ {−4, −2, −1, 1, 2, 4}. i.e. n − 1 | 4. Par
conséquent on a n − 1 | (n − 1) + 4 = n + 3.
En conclusion : n − 1 | n + 3 ⇔ n ∈ {−3, −1, 0, 2, 3, 5}.

3. Soit n ∈ Z tel que n + 2 | n2 + 2. On a n + 2 | n2 + 2 − (n2 + 2n) + (2n + 4) = 6. Donc n + 2 ∈


{−6, −3, −2, −1, 1, 2, 3, 6}. D'où n ∈ {−8, −5, −4, −3, −1, 0, 1, 4}.
Réciproquement, si n ∈ {−8, −5, −4, −3, −1, 0, 1, 4}, alors n+2 ∈ {−6, −3, −2, −1, 1, 2, 3, 6}. i.e. n+2 | 6.
Donc n + 2 | (n2 + 2n) − (2n + 4) + 6 = n2 + 2.
En conclusion, n + 2 | n2 + 2 ⇔ n ∈ {−8, −5, −4, −3, −1, 0, 1, 4}
Exercice 2. Résoudre dans Z les équations :
1. xy = 2x + 3y .
2. x2 − y 2 + 10x − 6y = 1.
Solution de l'exercice 2.
1. Soient x, y ∈ Z, alors : xy = 2x + 3y ⇔ (x − 3)(y − 2) = xy − 2x − 3y + 6 = 6.
Si x − 3 = −6, x = −3, alors y − 2 = −1. Donc y = 1. Le couple (−3, 1) est solution.
Si x − 3 = −3, x = 0, alors y − 2 = −2. Donc y = 0. Le couple (0, 0) est solution.
Si x − 3 = −2, x = 1, alors y − 2 = −3. Donc y = −1. Le couple (1, −1) est solution.
Si x − 3 = −1, x = 2, alors y − 2 = −6. Donc y = −4. Le couple (2, −4) est solution.
Si x − 3 = 1, x = 2, alors y − 2 = 6. Donc y = 8. Le couple (2, 8) est solution.
Si x − 3 = 2, x = 5, alors y − 2 = 3. Donc y = 5. Le couple (5, 5) est solution.
Si x − 3 = 3, x = 6, alors y − 2 = 2. Donc y = 4. Le couple (6, 4) est solution.
Si x − 3 = 6, x = 9, alors y − 2 = 1. Donc y = 3. Le couple (9, 3) est solution.
En conclusion l'ensemble des solutions est S = {(−3, 1), (0, 0), (1, −1), (2, −4), (2, 8), (5, 5), (6, 4), (9, 3)}.

2. Soient x, y ∈ Z, alors :
x2 − y 2 + 10x − 6y = 1 ⇔ (x + 5)2 − (y + 3)2 − 25 + 9 = 1 7→⇔ (x + 5)2 − (y + 3)2 = 17 ⇔
(x + 5 + y + 3)(x + 5 − y − 3) = 17 ⇔ (x + y + 8)(x − y + 2) = 17.
Si x+y +8 = −17 i.e. x+y = −25 alors x−y +2 = −1, donc x−y = −3. Par conéquent x = −25−3
2 = −14
et y = −25+3
2 = −11 .
Si x+y +8 = −1 i.e. x+y = −9 alors x−y +2 = −17, donc x−y = −19. Par conéquent x = −9−19
2 = −14

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et y = −9+19
2 = 5.
Si x + y + 8 = 1 i.e. x + y = −7 alors x − y + 2 = 17, donc x − y = 15. Par conéquent x = −7+15
2 = 4 et
y = −7−15
2 = −11.
Si x + y + 8 = 17 i.e. x + y = 9 alors x − y + 2 = 1, donc x − y = −1. Par conéquent x = 9−1 2 = 4 et
y = 9+1
2 = 5.

Donc l'ensemble des solutions de l'équation est S = {(−14, −11), (−14, 5), (4, −11), (4, 5)}
Exercice 3.
 Résoudre dans Z les systèmes suivants
 :
x ∧ y = 18 x ∧ y = 18
(S1 ) (S2 )
x + y = 360 xy = 6480
Solution de l'exercice 3.
1. Soient x, y ∈ N, tels que x ∧ y = 18 et x + y = 360. Posons x0 = x∧y x
= 18 x
, y 0 = x∧yy
= 18y
. Alors,
x ∧ y = 1 et x + y = 18 = 20.
0 0 0 0 360

On a alors les couples (x0 , y 0 ) solutions : (1, 19), (3, 17), (7, 13), (9, 11), (11, 9), (13, 7), (17, 3), (19, 1).
On multiplie alors x0 et y 0 par 18, pour obtenir (x, y), d'où
(x, y) ∈ {(18, 342), (54, 306), (126, 234), (162, 198), (198, 162), (234, 126), (306, 54), (342, 18)}.
2. Soient x, y ∈ N, tels que x ∧ y = 18 et xy = 6480. Posons encore x0 = x∧y x
= 18 x
et y 0 = x∧yy
= 18y
. Alors,
x0 ∧ y 0 = 1 et x0 y 0 = 6480
18 2 = 20 . On a alors pour (x0 0
, y ) les solutions suivantes :(1, 20), (4, 5), (5, 4), (20, 1).
D'où (x, y) ∈ {(18, 360), (72, 90), (90, 72), (360, 18)}
Exercice 4. Soient m, n deux entiers, et a, b, c, d des entiers tels que ad − bc = 1.
Montrer que (am + bn) ∧ (cm + dn) = m ∧ n
Solution de l'exercice 4. Posons x = m ∧ n et y = (am + bn) ∧ (cm + dn). On a x | y d'une manière
claire.
Réciproquement, y | am + bn donc y | dam + dbn de même y | cm + dn, donc y | bcm + bdn. Par suite,
y | dam + dbn − bcm − bdn = (ad − bc)m = m.
y | cam + cbn et y | acm + adn. Par suite, y | acm + adn − acm − bcn = (ad − bc)n = n. En conclusion, y
divise m et n, donc y | m ∧ n = x. D'où x = y
Exercice 5. Montrer que ∀n ∈ N∗ on a :
1. (n + n) ∧ (2n + 1) = 1.
2

2. (3n2 + 2n) ∧ (n + 1) = 1.
Solution de l'exercice 5.
1. Posons d = (n2 + n) ∧ (2n + 1) = 1. On alors d | 2(n2 + n) − n(2n + 1) = n. Donc d | 2n + 1 − 2n = 1.
D'où d = 1.
2. Posons d = (3n2 + 2n) ∧ (n + 1). On a alors d | (3n2 + 2n) − 3n(n + 1) = −n. Donc d | n + 1 − n = 1.
D'où d = 1.
√ √
Exercice 6. Montrer que ∀n ∈ N∗ il existe un couple unique (an , bn ) ∈ Z2 tel que (1 + 2)n = an + bn 2
et que an ∧ bn = 1.
Solution de l'exercice 6. Par récurrence, on démontre l'existence du couple (an , bn ) ∈ Z2 .
Pour n = 1 le résultat est √vraie. √ √ √ √
Soit n ∈ √N∗ tel que (1 + √ 2)n = an + bn 2. On a (1 + 2)n+1 = (an + bn 2)(1 + 2) = an + 2bn +
(an + bn ) 2 = √an+1 + bn+1√ 2. On a alors (an+1 , bn+1 ) = (an + 2bn , an + b√
n) ∈ Z .
2

Unicité : a + b 2 = c + b 2 avec a, b, c, d ∈ Z. Alors (a − c) + (b − d) 2 = 0. Si b − d 6= 0, alors



b−d ∈ Q, ce qui est absurde. Donc b = d et a = c.
2 = − a−c

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On montre par récurrence que ∀n ∈ N∗ , an ∧ bn = 1.


Si n = 1 on a a1 = b1 = 1. Le résultat est vrai.
Supposons que an ∧ bn = 1. On a an+1 = an + 2bn et bn+1 = an + bn . Posons d = an+1 ∧ bn+1 . Alors
d | an+1 − bn+1 = bn et d | bn+1 − bn = an . Donc d | an ∧ bn , et d'après l'hypothèse de récurrence, on a
d=1
Exercice 7. On divise 2003 par n , le reste est égal à 8. On divise alors 3002 par n, le reste obtenu est
27. Que vaut n ?
Solution de l'exercice 7. On a 2003 = an + 8 et 3002 = bn + 27. Donc an = 1995 et bn = 2975.
D'où n divise 1995 et 2975. Par suite n divise 2975 ∧ 1995. Ce dernier est égal à 35 (Utiliser l'algorithme
d'Euclide ou la factorisation). Comme n > r = 27, il en résulte que n = 35.
Exercice 8. Soient q, m, n trois eniers naturels non nuls.
1. Montrer que le reste de la division euclidienne de q n − 1 et q m − 1 est égal à q r − 1, où r est le reste
de la division euclidienne de n par m.
2. En déduire que le PGCD de q n − 1 et q m − 1 est q d − 1, où d est le PGCD de n et m.
3. Soit n ∈ N. Montrer que si 2n − 1 est premier, alors n est premier. A-t-on la réciproque ?
4. Soit n un entier naturel superieur ou égal à 2. Montrer que si 5n − 4n est premier alors n est premier.
Solution de l'exercice 8.
1. On a (q n − 1) = (q m − 1)(q n−m + q n−2m + . . . + q n−am ) + q r − 1, où a est le quotient de la DE de n
par m et r est le reste. Comme q r − 1 < q m − 1, on a q r − 1 est le reste de la DE de q n − 1 par q m − 1.
Autre méthode : Montrons d'abord que si m | n alors q m − 1 | q n − 1. Posons n = km.
q n − 1 = q km − 1 = (q m )k − 1 = (q m − 1)(1 + q m + (q m )2 + . . . + (q m )k−1 ).
Soient maintenant m, n quelconques et r le reste de la division euclidienne de n par m. On a m | n − r,
donc q m − 1 | q r (q n−r − 1) = q n − q r = (q n − 1) − (q r − 1). Par suite, q n − 1 = b(q m − 1) + q r − 1, comme
q r − 1 < q m − 1, on a q r − 1 est le reste de la DE de q n − 1 par q m − 1.
2. D'après 1, on a q m − 1 | q n − 1 ⇔ q r − 1 = 0 ⇔ r = 0 ⇔ m | n.
On a q n − 1 ∧ q n − 1 = q m − 1 ∧ q r − 1. Soient n = r0 , m = r1 . . . , rk = d, la suite des restes obtenues par
l'algorithme d'Euclide, alors q n −1∧q m −1 = q m −1∧q r2 −1 = q r2 −1∧q r3 −1 = . . . = q rk−1 −1∧q rk −1 =
qd − 1
3. Supposons que n n'est pas premier, on a n = km, où k, m 6= 1, n. Alors 2k − 1 | 2n − 1. Donc 2n − 1
n'est pas premier.
La réciproque est fausse, en eet 11 est premier mais 211 − 1 = 2047 = 23 × 89 n'est pas premier.
4. Supposons que n n'est pa premier, on a n = km, où k, m 6= 1, n.Alors 5n − 4n = 5km − 4km est divisible
par 5k − 4k qui est diérent de 1 et de 5n − 4n , donc 5n − 4n n'est pas premier. Par contraposition, 5n − 4n
premier implique n premier.
Exercice 9. Résoudre dans Z l'équation : 925x + 1258y = 111.
Solution de l'exercice 9. On cherche le PGCD de 1665 et 1035 en utilisant l'algorithme d'Euclide
étendu :
a b r q
1258 925 333 1
925 333 259 2
333 259 74 1
259 74 37 3
74 37 0 2
On a donc 1258 ∧ 925 = 37 et 111 = 37 × 3. Donc 1258 ∧ 925 | 111. D'où l'equation 925x + 1258y = 111
possède des solutions entières.

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Pour déterminer ces solutions, on détermine aussi des coecients de Bézout. On a :


333 = 1258 − 925.
259 = 925 − (2 × 333) = 925 − (2 × (1258 − 925)) = (3 × 925) − (2 × 1258).
74 = 333 − 259 = (1258 − 925) − (3 × 925) + (2 × 1258) = (3 × 1258) − (4 × 925).
37 = 259 − (3 × 74) = (3 × 925) − (2 × 1258) − 3 × ((3 × 1258) − (4 × 925)) = (15 × 925) − (11 × 1258) En
multipliant par 3 on obtient (45 × 925) − (33 × 1258) = 111. Donc une solution particulière est le couple
(45, −33).
Cherchons la solution générale (x, y). On a 925x + 1258y = 111 = (45 × 925) − (33 × 1258). Donc
925(x − 45) = −1258(y + 33).
En divisant par le PGCD de 925 et 1258 qui est 37, on obtient 25(x − 45) = −34(y + 33). On a alors
25 | 34(y +33), comme 35∧34 = 1, le théorème de Gauss entraîne que 25 | (y +33), i.e y = 25k −33, k ∈ Z.
De même, 34 | 25(x − 45), toujours avec le théorème de Gauss, 34 | (x − 45). Par suite, x = 34h + 45,
h ∈ Z. L'égalité 25(x − 45) = −34(y + 33), entraîne h = −k , d'où l'ensemble solution :

S = {(45 + 34k, −33 − 25k) ∈ Z2 : k ∈ Z}

Exercice 10. Soit n un entier tel que n ∧ 6 = 1. Montrer que 24 | n2 − 1.


Solution de l'exercice 10. Comme 24 = 8 × 3 et 8 ∧ 3 = 1, il sut de montrer que 3 | n2 − 1 et
8 | n − 1.
2

D'après le petit théorème de Fermat, on a pour tout nombre premier p, p | np−1 − 1. Donc 3 | n2 − 1.
Soit r le reste de la division euclidienne de n par 6. Alors n = 6k + r. Comme n ∧ 6 = 1, on a r ∈ {1, 5}.
Par conséquent n2 − 1 = 36k2 + 12kr + r2 − 1.
• Si r = 1, n2 − 1 = 36k 2 + 12k = 36k(k + 1). Comme k(k + 1) = 2k 0 est pair, on a n2 − 1 = 72k 0 . Donc
8 | n 2 − 1.
• Si r = 5, n2 − 1 = 36k 2 + 60k + 24 = 4k(9k + 15) + 24. Comme k(9k + 15) = 2k 0 est pair, on a
n2 − 1 = 8k 0 + 24, donc 8 | n2 − 1.
Exercice 11. Soit n ∈ N.
1. Montrer que si a = 2n + 1 est un nombre premier, alors il existe k ∈ N, tel que n = 2k de sorte que
a = 22 + 1.
k

2n + 1 premier ⇒ ∃k ∈ N : n = 2k
2. Montrer que la réciproque est fausse en considérant le cas k = 5
Solution de l'exercice 11.
1. Supposons que n 6= 2k , alors n est divisible par un nombre premier impair p 6= 2. Posons n = pq
a = 2pq + 1 = (2q )p + 1 = (2q )p − (−1)p = (2q + 1)m est divisible par 2q + 1.
Donc si n n'est pas une puissance de 2, alors a =5 2n + 1 n'est pas premier.
2. En utilisant une calculatrice, on vérie que 22 + 1 = 4 294 967 297 = 641 × 6 700 417
Exercice 12. Soit p un nombre premier.
1. Montrer que pour tout k tel que 1 < k < p on a p | Cpk .
2. En raisonnant par récurrence et en utilisant la question 1, donner une démonstration du 'petit' théorème
de Fermat : (∀a ∈ Z, p | ap − a).
Solution de l'exercice 12.
p!
1. On a Cpk = . Donc p! = k!(p − k)!Cpk . D'où p | k!(p − k)!Cpk . Comme 1 < k < p, on a p - k! et
k!(p − k)!
p - (p − k)!. Par conséquent p ∧ k!(p − k)! = 1, le théorème de Gauss implique que p | Cpk .
2. Montrons que ∀a ∈ N, p | ap − a.
La propriété est vraie pour a = 0.
Supposons que la propriété est vraie pour a. On a (a + 1)p − (a + 1) = pi=0 Cpi ai − a − 1 = i=1 Cp a .
P Pp−1 i i

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D'après 1), p | Cpi , ∀i = 1, 2, . . . , p − 1. On a donc p | (a + 1)p − (a + 1).


Si a < 0, a = −b avec b ∈ N, ap − a = (−1)p bb + b = b − bp est divisible par p
Exercice 13.
1. Soient a, b ∈ N et n ∈ N∗ . Montrer que an | bn ⇒ a | b.
2. Soit x ∈ Q, on suppose qu'il existe un entier naturel n tel que xn ∈ Z. Montrer que x ∈ Z.
3. On considère l'équation algébrique xn + an−1 xn−1 + . . . + a1 x + a0 = 0, où les ak ∈ Z. Montrer que si
x ∈ Q est solution de cettre équation, alors x ∈ Z et x | a0 .
Solution de l'exercice 13. 1. Posons a ∧ b = d, a = a0 d, b = b0 d, supposons que an | bn , on a
b d = ka d , donc b = ka et par suite a0n | b0n . Or a0 ∧ b0 = 1, donc a0n ∧ b0n = 1. Par conséquent
0n n 0n n 0n 0n

a0n = 1 et a0 = 1. D'où a = d | b.
2. Posons x = ab . Alors xn = ab n ∈ Z. Par suite an | bn . D'après 1, a | b, d'où x ∈ Z.
n

3. Posons x = pq , avec p ∧ q = 1. L'équation algébrique donne :


pn + an−1 pn−1 q + an−2 pn−2 q 2 + . . . + a1 pq n−1 + a0 q n = 0

Donc
−pn = an−1 pn−1 q + an−2 pn−2 q 2 + . . . + a1 pq n−1 + a0 q n
−pn = q(an−1 pn−1 + an−2 pn−2 q + . . . + a1 pq n−2 + a0 q n−1 )
Donc q | p, or p ∧ q = 1, donc |q| = 1, ce qui implique que x ∈ Z.
D'autre part xn + an−1 xn−1 + . . . + a1 x = −a0 Donc x | a0
Exercice 14. Soient a, b ∈ N premiers entre eux.
1. Montrer que ∀m, n ∈ N an et bm sont premiers entre eux.
2. Montrer que a + b et ab sont premiers entre eux.
Solution de l'exercice 14.
1. Résultat du cours.
2. Soit d | a + b et d | ab, alors d | (a2 + ab) − ab = a2 , et d | (ab + b2 ) − ab = b2 . Donc d | a2 ∧ b2 , or
d'après 1) a2 ∧ b2 = 1, donc d = 1
Soient n et m distincts dans N. Montrer que 22 + 1 et 22 + 1 sont premiers entre eux.
n m
Exercice 15.

Posoons un = 22 + 1, ∀n ∈ N. Soit m > n, posons m = n + k, alors


n
Solution de l'exercice 15.
P2k P2k
2 = (2 ) et on a : um = (un − 1)2 + 1 = i=0 C2i k (un )i (−1)2 −i + 1 = i=1 C2i k (un )i (−1)2 −i + 2.
m n k k k k
2 2 2
Pk
Si un nombre premier p divise un et um , alors p divise 2i=1 C2i k (un )i (−1)2 −i + 2 − un = 2. Donc p = 2
k

ce qui absurde.
Exercice 16. Montrer que ∀n ∈ N on a :
1. 24 | n3 (n2 − 1).
2. 6 | 5n3 + n.
Solution de l'exercice 16.
1. Montrons 3 | n3 (n2 − 1) et 8 | n3 (n2 − 1). On a 3 | n2 − 1 d'après le théorème de Fermat. Donc
3 | n3 (n2 − 1).
Montrons que 8 | n3 (n2 − 1). Pour celà on pose n = 8k + r 0 ≤ r < 8 et on considère le tableau suivant :
r modulo 8 0 1 2 3 4 5 6 7
r3 (r2 − 1) modulo 8 0 0 0 0 0 0 0 0
Donc on a bien 8 | n3 (n2 − 1), ∀n ∈ N.
Autre méthode.

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Si n est pair, on a n = 2k et n3 (n2 − 1) = 8k3 (n2 − 1) est divisible par 8.


Si n est impair, on a n = 2k + 1 et n3 (n2 − 1) = n3 (4k2 + 4k) = n3 × 4k(k + 1). Comme k(k + 1) est pair,
on a 4k(k + 1) est divisible par 8.

2. Pour montrer que 6 | 5n3 + n, il sut de montrer que 5n3 + n est divisible par 2 et par 3.
5n3 + n = 5(n3 − n) + 6n. Le petit théorème de Fermat implique que 3 | 5(n3 − n) puis que 3 | 6n, donc
3 | 5n3 + n.
D'autre part 2 | n3 − n = n(n − 1)(n + 1), et 2 | 6n. D'où le résultat.
Exercice 17.
1. Quel est le reste de la division euclidienne de a = 42 + 22 + 1 par b= 21 ?
n n

2. Même question pour a = 22n + 15n par b = 9


1. On peut écrire, 42 = (22 )2 = 22 . Donc a = 22 + 22 + 1.
n n n+1 n+1 n
Solution de l'exercice 17.

On cherche l'ordre multiplicatif de 2 modulo 21, 2 = 4, 2 = 8, 2 = 16, 2 = 11, 2 = 1. Donc o(2̄) = 6.


2 3 4 5 6

Il faut donc calculer les valeurs de 2 modulo 6. Remarquons que 2 n'est pas inversible modulo 6
n

On a 20 = 1 et 2n ≡ 2 si n est impair et 2n ≡ 4 si n est pair 6= 0.


En résumé : Si n = 0, a ≡ 4 + 2 + 1 = 7 modulo 21.
Si n est impair, 2n ≡ 2 et 2n+1 ≡ 4, modulo 21. Donc a = 26k+4 + 26k +20 + 1 ≡ 16 + 4 + 1 = 21 ≡ 0 [21].
0

Si n est pair non nul, 2 ≡ 4 etn 2 n ≡ 2, modulo 21. Donc a = 2


n n+1 6k+2
+26k +4 +1 ≡ 16+4+1 = 21 ≡ 0 [21].
Finalement, ∀n ∈ N , 21 | 4 + 2 + 1.
∗ 2 2

2. b = 4n + 15n. Modulo 9, on a 4 = 7, 4 = 1. Donc o(4̄) = 3.


2 3

Donc b = 43q+r + 15(3q + r) ≡ 4r + 6r modulo 9, r = 0, 1, 3


Si r = 0, b ≡ 1 modulo 9.
Si r = 1, b ≡ 1 modulo 9.
Si r = 2, b ≡ 1 modulo 9.
Dans tous les cas, le reste est égal à 1.
Exercice 18. Montrer le théorème de Wilson :
Soit p un entier ≥ 2, alors p est un nombre premier⇔p | (p − 1)! + 1.
Solution de l'exercice 18.
Supposons que p n'est pas premier, soit p = ab avec a, b < p. Alors a | (p − 1)!. Donc a - (p − 1)! + 1 et
p - (p − 1)! + 1.
Réciproquement, si p est premier, alors chaque x ∈ {2, 3, . . . , p − 2} possède un inverse modulo p non
congru à x. Donc 2 · 3 · · · p − 3 · p − 2 = x1 x−1
1 x2 x2 · · · xk xk ≡ 1. Donc 1 · 2 · 3 · · · p − 2 · p − 1 ≡ p − 1 ≡ −1
−1 −1

modulo p. Donc p | (p − 1)! + 1


Exercice 19. Déterminer le plus petit entier naturel dont les restes de la division euclidienne par 7, 9
et 11 sont respectivement 1 et 2 et 4.
Solution de l'exercice 19. Une méthode : Déterminons d'abords x tel que les restes de la division
euclidienne par 7 et 9 sont respectivement 1 et 2. x = 7k + 1 = 9k0 + 2. On cherche l'inverse de 7 modulo
9. On a 7 × 4 = 28 ≡ 1 modulo 9. Donc 7 × 4 − 9 × 3 = 7k − 9k0 . Donc 7(4 − k) = 9(3 − k0 ), k = 9n + 4,
x = 63n + 29.
Déterminons x pour que son reste de la division euclidienne par 11 est 4. On a alors x = 63n + 29 ≡
8n + 7 = 4 modulo 11. Donc 8n =≡ −3 ≡ 8 modulo 11. Donc n ≡ 1 modulo 11.
Finalement, x = 63(11k + 1) + 29 = 673k + 92. Le nombre cherché est 92.
Exercice 20. Déterminer l'ensemble des nombres entiers relatifs a tels que 35 | a3 − 1.
Solution de l'exercice 20. Puisque 35 = 5 × 7, on a 35 | a3 − 1 ⇔ 5 | a3 − 1 et 7 | a3 − 1.
a − 1 = 0[5] si a = 1 (une seule solution).
3

6
Université Chouaïb Doukkali- Faculté des Sciences Module :Algèbre 1
Département de Mathématiques Responsable du cours : A. Haïly
Filière SMIA - Semestre 1 AU : 18-19

a3 − 1 = 0[7] si a ∈ {1, 2, 4}.


Donc a = 5k + 1 = 7k0 + 1 ou a = 5k + 1 = 7k0 + 2, ou a = 5k + 1 = 7k0 + 4.
Notons que 3 × 5 − 2 × 7 = 1
Si a = 5k + 1 = 7k0 + 1, alors a = 35n + 1.
Si a = 5k + 1 = 7k0 + 2, alors 5k − 7k0 = 1 = 3.5 − 2.7, 5(k − 3) = 7(k0 − 2), d'où k = 7n + 3, a = 35n + 16.
Si a = 5k + 1 = 7k0 + 4, alors 5k − 7k0 = 3 = 9.5 − 6.7, 5(k − 9) = 7(k0 − 6), d'où k = 7n + 9, a = 35n + 11.
Le solutions de l'équation a3 ≡ 1, sont 35 + r, où r = 1, 11, 16
Exercice 21.
1. Déterminer le reste de la division euclidienne par 5 de 20172018 .
2. Démontrer que 13 divise 3126 + 5126 .
Solution de l'exercice 21.
1. On a 2017 ≡ 2 modulo 5. De plus ord5 (2) = 4 et 2018 = (504 × 4) + 2. Alors modulo 5, on a
20172018 ≡ 2(504×4)+2 ≡ (24 )504 × 24 ≡ 22 ≡ 4. Donc le reste de la division euclidienne de 20172018 par 5
est 4.
2. Modulo 13 on a 32 ≡ 9, 33 ≡ 1. 52 ≡ 12, 53 ≡ 8, 54 ≡ 1.
126 = 3 × 42 = (4 × 31) + 2. Donc 3126 + 5126 = 33×42 + 5(4×31)+2 = (33 )42 + ((54 )31 × 52 ) ≡ 1 + 52 ≡
1 + 25 ≡ 0.
Exercice 22. Soit p un nombre premier.
1. On pose p = 7. Montrer qu'il n'existe pas d'entier z tel que z 2 ≡ −1 modulo 7.
En déduire que ∀x, y ∈ Z, p | x2 + y 2 ⇔ p | x et p | y .
2. Le résultat est-il vrai si on prend p = 13 ?
3. Montrer qu'il n'existe pas d'entiers a et b tels que a2 + b2 = 3500. (indication : réduire modulo 7)
Solution de l'exercice 22.
1. Dans le tableau suivant, on calcule les carrés modulo 7.
z modulo 7 0 1 2 3 4 5 6
z 2 modulo 7 0 1 4 2 2 3 1
On voit sur le tableau qu'il n'existe pas d'entier z tel que z 2 ≡ −1 modulo 7.

L'implication ⇐ est évidente.


⇒ Soient x, y ∈ Z tels que p | x2 + y 2 . Par l'absurde, supposons que 7 - x ou 7 - y . Sans restreindre la
généralité, on peut supposer que 7 - x. Comme 7 est un nombre premier, x est inversible modulo 7. Il
existe alors a ∈ Z tel que ax ≡ 1 modulo 7. On a alors a2 (x2 + y 2 ) ≡ 1 + (ay)2 ≡ 0. Posons z = ay . Alors
z 2 ≡ −1 = 6 modulo 7. Ce qui est impossible d'après le résultat précédent.

2. Dans le tableau suivant, on calcule les carrés modulo 13.


z modulo 13 0 1 2 3 4 5 ...
z 2 modulo 13 0 1 4 9 3 12 ...
On voit alors que 52 ≡ −1 modulo 13. Donc pour x = 5 et y = 1, on a x2 + y 2 ≡ 0 modulo 13.

3. Soit a, b ∈ Z tels que a2 + b2 = 3500. Alors Modulo 7, on a a2 + b2 = 3500 ≡ 0. D'après 1, on a 7 | a


et 7 | b. Posons alors a = 7m, b = 7n, on a 49m2 + 49n2 = 3500, donc 49 | 3500, ce qui est faux. Donc il
n'existe pas d'entiers a, b tels que a2 + b2 = 3500.

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