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01/03/2018 Didacticiel sur les Tunnels : Théorie Barton

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=>Dimensionnement \ Méthodes empiriques \ Barton

Théorie
*Généralités
*Domaine d'application du Q-system

Généralités
A partir de l'analyse de plus de 200 cavités souterraines (principalement des tunnels routiers et
hydroélectriques), Barton, Lien et Lunde du Norwegian Geotechnical Institute (NGI), ont proposé un indice
pour la détermination de la qualité d'un massif rocheux en vue du percement d'un tunnel.
La valeur de ce coefficient Q est déterminé par 6 paramètres de la façon suivante
( Hoek & Brown, 1980; Baroudi, 1988; Bouvard & al, 1988) :

où -RQD est le Rock Quality Designation de Deere.


-Jn est l'expression du nombre de familles principales de discontinuités.
-Jr caractérise la rugosité des faces des joints.
-Ja définit le degré d'altération des joints (épaisseur dujoint et nature du matériau de
remplissage).
-Jw spécifie les conditions hydrogéologiques : importance des venues d'eau et pression.
-SRF (Stress Reduction Factor) précise l'état des contraintes dans le massif.

Barton & Al donnent les commentaires suivants, qui permettent d'expliquer le regroupement des paramètres
par paire:

1) Le premier rapport (RQD/Jn) représente la structure du massif rocheux et est une mesure de la taille
moyenne des blocs rocheux.

2) Le second rapport (Jr/la) représente la résistance au cisaillement entre les blocs. Il est directement
proportionnel à la rugosité des faces des joints (élément favorable pour la stabilité du tunnel car il en
résulte une forte dilatance lors du cisaillement) et inversement proportionnel à l'épaisseur du joint
(élément pouvant être extrêmement défavorabl'e car un remplissage en argile sera caractérisé par un
angle de frottement très faible).

3) Le troisième rapport (Jw/SRF) reprend deux paramètres de contraintes. Jw est une mesure des
pressions d'eau, qui agissent bien entendu à l'encontre de la résistance au cisaillement des joints, suite
à une réduction de la contrainte normale effective; et SRF est une mesure:

-du poids des terrains à soutenir lorsque le tunnel est creusé dans un massif présentant des
discontinuités.
-du champ des contraintes préexistantes dans le cas d'une roche saine.
-de la charge induite par le fluage de roches plastiques.
Ce dernier rapport, difficile à évaluer, apparaît donc comme un facteur empirique décrivant les
"contraintes actives" dans le massif rocheux.
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L'indice Q peut varier de 0.001 à 1000. Les Q sont regroupés en 9 classes.Chaque classe correspond à une
qualité de massif rocheux (cf. tableau ci dessous).
Les classes de Q se représentent sur une échelle logarithmique.

Valeurs Qualité du massif

400-1000 Exceptionnellement bonne

100-400 Extrêmement bonne

40-100 Très bonne

10-40 Bonne

4-10 Moyenne

1-4 Mauvaise

0,1-1 Très mauvaise

0,01-0,1 Extrêmement mauvaise

0,001-0,01 Exceptionnellement mauvaise

Table 1: classification de la qualité de la roche

Contrairement à la classification de Bieniawski, le Q-system a connu très peu de modifications depuis sa


publication.
Les seuls changements ont eu lieu au niveau du paramètre SRF avec un changement de valeur dans le cas de
roches compétentes et sous de très fortes contraintes.

Domaine d'application du Q-system


*détermination du mode de soutènement
*détermination des efforts
*détermination du mode de déformabilité du sol
*détermination de la vitesse des ondes P

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1.Détermination du mode de soutènement

Afin de pouvoir relier leur "Tunnelling Quality Index" Q à des recommandations de soutènement dans les
ouvrages souterrains, Barton & al ont défini une grandeur supplémentaire qu'ils appellent la dimension
équivalente De de l'excavation:

avec ESR (Excavation Support Ratio) étant un facteur dépendant de la finalité de l'excavation, autrement dit,
du degré de sécurité recherché pour la stabilité. Des valeurs sont suggérées dans la table 2.

Type d'excavation ESR

A.Ouvertures temporaires dans les mines 3-5

B.Ouvertures permanentes dans les mines


Conduites forcées pour usines hydroélectriques 1.6
Galeries pilotes pour grandes excavations

C.Chambres de stockage
Tunnels routiers et ferroviaires d'importance mineure
1.3
Tunnels d'accès
Cheminées d'équilibre

D.Centrales électriques
Tunnels routiers et ferroviaires d'importance majeure
1.0
Abris souterrains
Têtes et intersections de galeries

E.Centrales nucléaires souterraines


Aménagements sportifs et publics O.8
Entreprises

Table 2 : Excavation Support Ratio (ESR) pour divers types d'ouvrages souterrains
[Barton & al, 1974]

Barton a proposé une relation empirique donnant la portée maximale (en mètres) en deçà de laquelle la
cavité peut rester stable sans soutènement:

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Lorsque la portée d'une excavation excède la portée limite prédite par l'équation ci-dessus, il est nécessaire
d'installer un système de soutènement en vue de maintenir le massif rocheux entourant l'excavation dans des
conditions acceptables de stabilité. En 1974, Barton, Lien et Lunde ont proposé 38 catégories de support (à
base de boulonnage, de béton projeté, de revêtement en béton, ou de toute autre combinaison de ces types de
renforcement) en fonction des paramètres Q et de De.

Le graphique représentant les 38 classes de soutènement est représenté ici .

On y retrouve également la zone stable sans soutènement délimitée par l'équation 3. (voir).
Ces catégories sont déterminées à l'aide de la valeur de Q, et du quotient De.
Les soutènements sont ensuite déterminés en fonction de la classe de soutènement et à l'intérieur de cette
classe à partir des valeurs de sous paramètres comme (RQD/Jn), (Ja/Jr) et (De).

Les techniques de soutènement ont évolué depuis 1974. Au début les techniques utilisées étaient le
boulonnage local, le boulonnage systématique, le béton projeté par voie sèche accompagné de treillis soudés,
et du revêtement en béton coffré.
Vers 1993 le graphique représentant les différentes classes de soutènements a été modifié : les 38 classes ont
été remplacées par des catégories plus vastes, et les techniques nouvelles ont été introduites.

En effet, le béton projeté par voie humide et le béton projeté avec fibres d'acier ont remplacé le béton projeté
associé au treillis soudé existant. Le boulonnage local, le boulonnage systématique et les revêtements en
béton coffré sont toujours utilisés.

2.Détermination des efforts

La valeur de l'indice Q est utilisée dans le calcul de la pression qui s'exerce sur le soutènement. Au niveau de
la voûte la pression s'exprime de la façon suivante :

Cette équation peut être améliorée avec l'introduction du paramètre Jn et l'équation (4) est remplacée par
l'équation (5) :

On remarque que les équations (4) et (5) sont équivalentes quand le massif rocheux présente 3 familles de
discontinuités.
Quand il y a moins de trois familles de discontinuités l'équation (5) donne une valeur inférieure à celle
donnée par l'équation (4), et quand il y a plus de trois familles de discontinuités c'est l'inverse.
Au niveau de la paroi, des observations ont montré que la pression qui s'exerce sur le soutènement est égale
au tiers de la pression qui s'exerce au niveau de la voûte, en supposant un état de contrainte "normal" :

Un nouvel indice Qp est recalculé. Il correspond à l'indice Q mais au niveau des piedroits et se nomme "Wall
quality" ou "indice de qualité au niveau des piédroits". La valeur de Qp se calcule à partir de Q :
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Pour obtenir la pression exercée sur le soutènement au niveau des piedroits on introduit Qp dans les
équations (4) et (5).

3.Détermination du module de déformabilité du massif.

Le Q-system permet de calculer le module de déformabilité du massif.


Pour un même massif rocheux il existe trois valeurs de module de déformabilité : un module minimum
(Emin), un module maximum (Emax) et un module moyen (Emoy).
Ces 3 modules peuvent être calculés à l'aide de l'indice Q:

Barton présente aussi la formule ci-après qui permet de calculer Em à partir de l'espacement des
discontinuités (S), de la raideur normale des joints (Kn) et du module de déformabilité de la roche intacte
(Ei) :

La raideur normale des joints Kn est la pente de la droite n = f(Vn), où n est la contrainte normale et Vn la
déformation normale équivalente, lors d'une essai de serrage.

Toutes les formules précédentes permettent de calculer Em dans le cas d'excavation avec soutènement. Pour
des excavations sans soutènement le module de déformabilité est calculé à l'aide de la largeur de l'excavation
(SPAN) et du coefficient ESR

4.Détermination de la vitesse des ondes P

Certaines personnes utilisent l'indice Q pour calculer la vitesse des ondes P. (cf. référence bibliographique 4)

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