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La théorié dés coûts dé transaction

Introduction

Dans le cadre de cet exposé sur la théorie des coûts de transaction, on a choisi, en guise
d’introduction de parler brièvement sur la théorie néoclassique de la firme pour bien
comprendre quel était l’apport de Coase et de Williamson en termes de « théories de la firme »

 L’approche néoclassique de la firme

Comme on le sait tous, les économistes s’intéressent depuis longtemps au comportement des
firmes sur le marché ou à leur organisation, Par exemple, Adam Smith avait fait une analyse de
la répartition des tâches dans une manufacture d’épingles dans son ouvrage : Recherches sur la
nature et les causes de la richesse des nations, 1776), mais la théorie économique ne s’est dotée
d’une analyse explicite de la firme que récemment, dans les années 1970 avec la redécouverte
de l’article de R.Coase (1937).

L’analyse économique de la firme renvoie à trois questions essentielles :

 La définition de la firme et de ses spécificités


 Les raisons de l’existence de la firme et ses frontières
 Son mode d’organisation interne.

1. La firme dans l’analyse néoclassique standard (la firme en tant que boite noire)

De façon synthétique nous pouvons dire que la théorie standard, ou encore la théorie
néoclassique, ces termes sont d’ailleurs synonymes, cherche à expliquer les phénomènes
économiques à partir d’une analyse des comportements des agents individuels (consommateur
ou entreprise), hypothèse faite que ces agents sont parfaitement rationnels et possèdent
l’information parfaite. Cette théorie qui insiste sur le rôle des marchés et des prix, définis par
l’équilibre entre offre et demande sur le marché a pour objet l’étude des marchés et des
mécanismes de prix.

La firme ne joue donc pas un rôle central dans ce cadre théorique, les seules choses qui
importent sont :

 La quantité de ressources qui « entre » dans la firme c’est à dire les inputs (capital,
travail, matières premières…)
 La quantité de biens qui en « sort », les outputs, directement vendus sur le marché.
Cette représentation identifie la firme à une « boîte noire », un automate, c’est à dire un
dispositif reproduisant une séquence d'actions prédéterminées de façon mécanique.

Ainsi, dans la théorie standard, l’entreprise est représentée à partir de ses courbes de coûts
puisqu’elle elle est assimilée à une fonction de production, elle transforme des inputs en outputs,
selon une technologie donnée et en fonction des facteurs de production dont elle dispose. La
firme écoule ensuite ces biens ou services sur le marché.

Dans ce cadre théorique, la firme est également assimilée à un « point», puisqu’elle est définie
comme un agent économique individuel, représenté par son propriétaire, sans que soient pris
en compte les différents individus ou groupes d’individus qui la composent (salariés,
actionnaires…). Cet agent individuel a :

 Un comportement parfaitement rationnel (il a une information parfaite et des capacités


d’analyse infinies)
 Un objectif unique : la maximisation du profit

La théorie standard propose ainsi un modèle global d’allocation des ressources par le marché,
elle ne vise pas à rendre compte du comportement de la firme individuelle. Ainsi, pour M.
Jensen (1983), je cite, «malheureusement, toute la littérature économique qui évolue sous le
label «théorie de la firme» n’est pas une théorie positive de la firme, mais plutôt une théorie des
marchés»

Ce modèle de l’approche néoclassique est basé sur six hypothèses principales qui ont déjà été
évoqué par nos camarades dans le cadre des deux exposés précédents. Je ne vais donc pas
m’attarder à les expliquer.

2. LES HYPOTHÈSES DE L’ANALYSE STANDARD DE LA FIRME

 La Firme a pour unique objectif la maximisation de son profit.


 L’entreprise est assimilée à une fonction de production, rien n’est dit sur ce qui se passe
à l’intérieur de la firme
 L’entrepreneur, et par extension l’entreprise, obéissent à un comportement rationnel et
cette rationalité est parfaite, le comportement de la firme est celui de n’importe quel
agent économique individuel.
 L’environnement de l’entreprise est donné et sans incertitude.
 Dans un contexte de concurrence pure et parfaite, les prix sont des données exogènes
pour l’entreprise et dépendent des conditions de marché.
 Le marché est l’unique mode d’allocation des ressources, il est par définition efficient.
Compte tenu de ces hypothèses, la problématique de la théorie standard consiste à définir les
conditions d’une allocation efficiente des ressources par le marché, à travers l’analyse des
variations de prix de marché et de leur influence sur la fonction de production de la firme.

1: L’approfondissement avec Oliver Williamson : la contribution


majeure de Williamson :
A : Etat de l’art :
Williamson un prix Nobel en science économique le 12 Octobre 2009.

 Avant d’aller plus loin, il faut parler du corpus théorique ou paradigme qui a influencé
Williamson et l’a amené à développer sa théorie des contrats. Il s’agit de la théorie des
couts de transaction.

O. Williamson occupe une place très particulière parmi les grands auteurs du management. Il
est le seul ayant à la fois :

- Construit les fondements de la théorie des couts de transaction, basé sur le principe normatif
qu’économiser sur les couts de transaction est préférable au gaspillage résultant de choix
guidés par le hasard ou l’intuition managériale.

- Déduit des principes normatifs concernant le choix ex ante par les agents économiques des
modes de gouvernance, qui serviront d’institutions pour leurs transactions réalisées ex post.s

- Entraîné plusieurs centaines de travaux empiriques, en économie, finance, marketing et


stratégie par des chercheurs soucieux de tester statistiquement les propositions normatives
produites par son architecture théorique.

Ces trois contributions sont enrichies régulièrement de nouveaux apports théoriques et


empiriques produits par des chercheurs en économie et management. Donc l’influence de
l’économie des couts de transaction ne se fait pas partir uniquement parmi les thèses et les
publications académiques, mais également au sein des cours d’économie et des manuels de
management.

Parmi les fondateurs de l’économie néo-institutionnelle, Williamson occupe une place unique,
parce qu’il a été le seul à s’intéresser au management interne de l’entreprise au même titre
qu’aux autres institutions de l’économie. Puisque les transactions peuvent être véhiculées par
des modes des gouvernances comme le marché parlant du système des prix, la forme
d’hybride qui est le contrat ou bien l’entreprise au sein même de l’organisation. Donc chaque
mode doit être analysé avec les mêmes concepts, pour pouvoir être comparé à d’autres avec
les mêmes instruments de mesure. Son intérêt pour le management et son insistance à mesure
les dimensions de transaction et des modes de gouvernances le distinguent de Coase, North ou
Akerlof.
Brièvement, pour bien le situer de la pensée néo-institutionnelle, il est utile de résumer les
travaux des prix Nobel d’économie de cette obédience qui sont : Coase 1991, North 1993 et
Akerlof 2002 (pour l’asymétrie de l’information et la sélection adverse).

-Coase : (1937 ,1984 ,1997) : En 1937, Ronald Coase (prix Nobel d’économie, 1991), écrit un article
retentissant sur « la nature de la firme ». Celle-ci se caractérise par une coordination hiérarchique
alternative à la coordination par les prix et donc par un autre type d’allocation des ressources que celui
résultant des « transactions d’échange ». Or, que la firme soit un lieu de répartition des ressources par
le propriétaire et non un marché de « facteurs de production »

Alors Coase se pose la question de savoir : « Pourquoi existe-t-il une firme ? » (Coase, 1937). Dans son
article il essaye de montrer que le recours au marché n'est pas gratuit. Dans l'esprit de Coase, il s'agit de
se demander pourquoi il existe quelque chose comme des firmes. Si comme le soutien l'analyse
économique classique, le recours au marché est toujours ce qu'il y a de plus efficace, comment expliquer
qu'il existe des firmes qui s'organisent en interne pour ne pas avoir à recourir au marché ? Sa réponse
est qu'il existe un coût lié au marché et qu'il s'agit là d'un mode de coordination comme un autre. Par
conséquent, pour limiter les coûts de transaction, les firmes ont intérêt à internaliser une partie de leur
production. En donnant à l'entrepreneur la décision d'allouer les ressources au lieu de s'en remettre au
marché, on économise du temps pour chercher le bon prix, on limite les coûts liés au contrat et on
restreint l'incertitude. Ainsi Coase affirme que si la firme existe, c'est justement parce qu'elle permet
d'économiser les coûts de transaction nécessaire sur un marché.

-Demsetz 1967 ironisait en faisant référence au marché comme un état idéal de Nirvana. Pour
Coase, si la firme existe, c’est que, dans certaines circonstances, mais pas dans toutes, elle
permet l’exécution de transaction à des couts inférieurs à ceux du marché. Ce qui caractérise
la firme, c’est l’absence d’un système de prix, remplacé par un mécanisme interne de
coordination. La main invisible des prix cède la place à celle, bien visible, des propriétaires et
dirigeants. La qualité des dirigeants, des consultants et des professeurs de management ne
sont plus variables négligeables.

-North (1981, 1990,1994) est un historien des institutions de l’économie dont la contribution
principale est d’avoir expliqué pourquoi la croissance économique existe dans certains pays et
pas dans les autres. L’environnement institutionnel formel (pouvoir politique, légal et
administratif) et informel (culture, normes, valeurs) détermine les règles du jeu économique,
qui servent d’incitations pour les entrepreneurs. Lorsque l’environnement institutionnel est
crédible, les incitations sont positives, les transactions entre agents économiques
s’intensifient, leur coût unitaire baisse, l’investissement et la croissance sont au rendez-vous.
Lorsque les incitations sont peu crédibles, lorsque le politique est dictatorial et s’approprie par
la force, la rente des entrepreneurs, c’est l’inverse qui se produit avec son cortège de sous-
développement et de pauvreté. Chez North, comme pour la plupart des néo-institutionnalistes,
c’est le politique qui définit les règles du jeu économique, à l’inverse des libéraux et des
marxistes.

-Akerlof, prix Nobel 2002, est très cité pour son article de 1970 sur les « citrons » (en
anglais : « lemons », terme argotique signifiant « nanard » ou rebut). Il démontre que dans un
système de prix, l’asymétrie d’information entre vendeurs et acheteurs amène les premiers à
garder les bons produits et à sélectionner les mauvais pour les vendre. Le vendeur est en effet
souvent le seul à posséder l’information lui permettant de faire la distinction entre ses qualités
de produits. Il peut vendre ainsi les mauvais au même prix que les bons. Le « marché » fait
donc une sélection adverse, ou de façon plus imagée « la main invisible se met le doigt dans
l’œil ».

-O. Williamson intègre bien les apports de North, Coase et Akerlof : C’est l’environnement
institutionnel qui détermine les règles du jeu pour le choix des modes de gouvernances
(W.1998).
La firme et le marché sont les deux institutions de l’économie qu’il analyse en premier 1975
avant d’y rajouter les formes hybrides 1985 et 1994. L’asymétrie d’information est l’une des
formes de l’opportunisme ex-ante 1985 et 1994.

 On distingue deux catégories des coûts de transaction : les couts de transaction ex


ante et les couts de transaction ex post :

o Les couts de transaction ex ante : lors de la négociation d’un contrat, il a


automatiquement des couts soit couts de négociations, couts d’esquisse d’un
document, réunion, discussion. Cela amène les parties à envisager deux types de
contrats :
-un contrat exhaustif : qui prévoit la répartition des couts après les avoirs évalués et
modélisés. Ce type de contrat est très rare à cause de l’évaluation des couts est la
difficulté à faire parce que les parties ne se révèlent pas tout l’information qu’elles
possèdent c’est l’asymétrie d’information.
-un contrat non exhaustif/ou cadre : qui n’envisage pas tous les cas de figure,
laissant à la discrétion des parties la possibilité de voir comment elles répartissent les
coûts et la solution à trouver en cas de litiges, avec tout le problème de risque moral
que cette solution implique.

 ce stade, l’idée centrale dans la théorie des coûts de transaction c’est d’éviter les
tribunaux et le règlement judiciaire. Anticiper les sources de conflits potentielles pour
minimiser les coûts.

o Les coûts de transaction ex post : Williamson a trois remarques à propos cela :

1) Par coûts ex post, il est fait allusion aux coûts de mise en place et de bonne marche du
système ;

2) Ceux-ci prennent généralement la forme de coûts de marchandage (bargaining costs)


lorsque des efforts bilatéraux sont entrepris pour corriger les mauvais alignements
contractuels ex ante ;

3) Les coûts survenant assurent le respect des obligations prises par les parties au préalable
(De fait, elles se trouvent liées par le contrat initial et par la nécessité de trouver une solution
commune aux coûts ex post survenant en dépit de leur volonté).

 il faut remarquer donc que les coûts ex ante et ex post sont interdépendants. Des coûts
signifieront que la négociation du contrat fut âpre mais à la fin cela réduira
logiquement les coûts ex post car l’accord trouvé été à la satisfaction des deux parties.
-Toutefois, il se peut que les couts ex post apparaissent, parce que la conclusion du
contrat fut laborieuse et que des points de litiges initialement présents sont encore
présents à la conclusion du contrat. Il n’existe pas une solution prête.
B : Postulats comportementaux :

 Supposant la conclusion d’un contrat, voila l’arbitrage qu’il faut faire dans la
production d’un bien parlant de la firme ou marché.
 Selon Williamson, il faut tenir compte à des autres variables dans l’évolution de la
situation, le postulat comportemental des individus au sein de la firme et sur le
marché. Reprenant les idées de Thomas Hobbes et d’Herbert Simon, et Williamson
dit que les individus sont :
1. Dotés d’une rationalité limitée (bounded rationality);
2. Sujets à l’opportunisme.

1 : La rationalité limitée :

 C’est Simon 1947, qui a développé le concept de rationalité limitée, cela veut dire
l’incapacité à être totalement informé, prévoir et comprendre les réactions des
fournisseurs, des clients, des employeurs ou bien des concurrents. Ainsi, qu’eux même
ne savent pas de ce qu’ils vont faire forcément. Williamson à repris ce concept en
donnant hommage à Simon.

2 : L’opportunisme :

 Parlant du deuxième axiome behavioriste qui est apporté par Alchian et Demsetz 1972
c’est l’opportunisme, qui s’est repris par Williamson 1975.
 L’opportunisme c’est la volonté des individus d’agir dans leur intérêt personnel en
trompant l’autrui volontairement.
 Le concept d’opportunisme a été critiqué violemment par Gochal et Moran 1996 qu’ils
cherchent à établir une théorie économique sur la base de la notion de la confiance.
 Williamson 1996 ,1999 a répondu patiemment et dans le détail dans une grande
réplique était déjà inclut dans une digression de trois pages sur l’opportunisme
(Williamson 1985), mais probablement mal comprise ou non lue par ses détracteurs.
 Ghertman 2000, il a souligné de façon humoristique et partiellement sarcastique en
ajoutant que Ghoshal et Moral 1996 auraient critiqué Alchian et Demsetz 1972, parce
qu’ils sont les créateurs du concept, repris ensuite dans les nombreux travaux de
Williamson.
 Certes, ce n’est pas parce-que l’on affirme que l’opportunisme existe, que l’on
partisan de son développement. La confiance existe aussi. La confiance n’est pas un
concept opérationnel pour choisir entre des modes de gouvernances. Il faut bien se
prémunir contre le risque de l’opportunisme. En effet, si la confiance existait vraiment
entre nous, donc pourquoi il existe l’écriture du contrat ou avoir tant d’avocats. Chez
Williamson, les contrats existent pour définir clairement quelles sont les obligations de
Principal et les agents. Alors le point principal de la théorie des contrats est que pour
enrayer l’opportunisme et la rationalité limitée de l’agent. C’est pour cela il faut avoir
un contrat clair entre eux pour atteindre au résultat escompté en minimisant les coûts
de transaction.

 Grosso modo, un bon contrat c’est une question importante, si le contrat est clair, il y
aura moins de risque de friction entre les parties et tous seront satisfaits du résultat.
C : Les Attributs des transactions :

Williamson parvient à une typologie de l'environnement selon trois critères : la spécificité des
actifs, le degré d'incertitude et la fréquence des transactions.
1. La spécificité des actifs
a. Qu’est-ce qu’un actif spécifique ?

On dit qu’un actif est spécifique lorsque sa valeur d’usage est supérieur à sa valeur d’échange.
Qu’il soit tangible ou pas, un actif spécifique a une valeur particulière exclusivement dans le
cadre de la relation pour laquelle il a été réalisé.

Une autre définition qu’on peut avancer est qu’un actif est dit spécifique lorsqu'un agent
économique y aura investi d'une façon volontaire pour une transaction donnée et qu'il ne pourra
être redéployé pour une autre transaction sans un coût élevé

Ainsi, (Williamson en 1994, a écrit :"Des actifs spécialisés ne peuvent pas être redéployés sans
perte de valeur productive en cas d'interruption ou d'achèvement prématuré des contrats"
(Williamson, 1994, p. 77).

L’économie des coûts de transaction développée par Williamson repose sur un principe
fondamental : « En situation de spécificité des actifs, la forme organisationnelle hiérarchique
c’est à dire « la firme » apparaît comme la solution optimale, c’est-à-dire, qui permet grâce à la
« propriété unifiée » de neutraliser les risque opportunistes associés à l’échange.

C’est ce besoin de protéger ses actifs spécifiques et de minimiser les coûts engendrés par la
contractualisation de ces derniers qui pourrait provoquer éventuellement cette décision
d’intégration.

Williamson distingue entre 6 spécificités d’actifs.

 La spécificité de site et intégration verticale en amont

Cette spécificité est liée à la localisation de l’actif, c’est-à-dire l’endroit de ces actifs dans un
processus de production localisé. Quand les deux partenaires décident d’installer leurs unités
de production proches les unes des autres. Le coût serait donc celui de leur relocalisation,
néanmoins ce phénomène entraîne une réduction des coûts de transport, des coûts de stockage
et d’inventaire (un seul stock commun suffit, le fournisseur y entreposera ses propres produits
intermédiaires qui serviront d'inputs à l'entreprise cliente). Mais, une fois l'investissement
réalisé, apparaît une situation de « lock-in » (Boissin, 1999, p. 10)

En d’autres termes « Si un fournisseur s’installe près de son client, il minimise des coûts de
transport et de stockage, cependant il limite aussi les possibilités de redéployer cet
investissement dans le local vers d’autres clients.
 La spécificité de l'actif physique

Leur impact émerge plus fréquemment dans les décisions de « faire » ou de « faire faire » les
diverses composantes d’un ensemble, en ce sens, ces choix ont été beaucoup étudiés dans
l’industrie automobile qui sont fortement utilisatrices de la sous-traitance

Elle peut aussi concerner l’intégration en amont lorsqu’il est nécessaire d’élaborer des
équipements spécialisés de production que nécessite la fabrication d'un bien particulier

Tout comme elle peut surgir en aval, Exemple :

Certaines marchandises nécessitent des véhicules de transport spéciaux qui disposent de


conditions particulières (comme les produits chimiques par exemple). C’est pour cela que les
fabricants de ces produits préfèreraient de posséder ces véhicules là pour éviter tout risque de
perte ou d’endommagement de la marchandise qu’ils pourraient courir en louant ces véhicules
de transport, et donc bien entendu, contractualiser cette transaction.

 La spécificité de l'actif humain

Les actifs spécifiques humains correspondent au savoir-faire et l’apprentissage développés sur


le lieu de travail.

John et Weitz 1998 proposent une mesure de la spécificité de l’actif humain, celui-ci sera
mesuré par le temps nécessaire à un nouvel agent expérimenté pour se familiariser avec les
caractéristiques du produit

 La spécificité des actifs dédiés pour la transaction

Les actifs dédiés sont des investissements physiques ponctuels dans des sites généralistes
effectués à la requête d’un client particulier.

 La spécificité dans la réputation. Ou « le capital de marque »

C’est-à-dire la possession d’une marque reconnue comme telle par les acheteurs ou, si l’on
préfère l’image de marque, constitue un actif spécifique.

 La spécificité temporelle

La spécificité temporelle peut être analysée comme une spécificité de site dans laquelle le
besoin de réponse en temps réel d’actifs humain sur place est nécessaire. Cette catégorie,
développée dans leur étude des chantiers navals par Masten, Meehan, et Snyder (1991), renvoie
aux contraintes de logistiques afférentes à l’enchaînement des opérations de construction des
navires. Plus largement, elle désigne tout besoin de coordination temporelle ou de « réponse
simultanée » dans un processus de production.
Cc/ Même s’il existe une multiplicité des sources de la spécificité des actifs, la conséquence
principale de cette spécificité sera toujours la même : Plus la spécificité

2. L’incertitude

Le modèle de base exposé par WILLIAMSON ne prend en compte que l’incertitude de type
comportemental, elle est liée à la prise en compte de la rationalité limitée et à l’opportunisme
des agents. Pour Williamson, le facteur essentiel d’incertitude repose sur l’opportunisme des
agents : « l’incertitude comportementale » en particulier, a une importance spéciale pour
comprendre les sujets étudiés par l’économie des coûts de transaction ». Cette incertitude est
qualifiée de stratégique ou comportementale car elle liée à la volonté de certains agents de ne
pas divulguer des informations, ou de divulguer une information incomplète et/ou trompeuse.

3. Fréquence des transactions

Les transactions peuvent être fréquentes comme lors des approvisionnements d’un restaurant
ou peu fréquent ou même uniques comme dans le cas de la construction d’un barrage ou d’une
université. Plus les biens échangés sont standards, c’est-à-dire ayant un très faible niveau de
spécificité des actifs, et d’incertitude interne, plus les transactions seront fréquentes, plus le
marché sera le mode de gouvernance choisi. Par contre, plus la spécificité des actifs et
l’incertitude interne seront élevées et la fréquence des transactions sera faible, plus on aura
affaire à un contrat ou à une opération interne au sein d’une hiérarchie.

La fréquence n’est pas forcément l’attribut des transactions le plus important lors du choix d’un
mode de gouvernance.

 Les types de contrats (Analyse des formes institutionnelles)


Une fois défini le postulat comportemental des acteurs (Rationalité limitée / opportunisme) et
les attributs de la transaction, on peut établir théoriquement un type de transaction (promise /
planning / compétition / gouvernance), il faut maintenant définir la forme d’organisation de la
transaction (contrat) la plus appropriée.

Le critère définissant la forme qui doit être adoptée est évidemment un critère d’efficacité
(efficient gouvernance). L’arrangement institutionnel qui minimise les coûts, c’est-à dire les
coûts de réalisation du contrat ainsi que les coûts de transaction seront choisi.

1. Contrat classique
Ce type de contrat correspond à l'échange tel que pratiqué traditionnellement dans un
mécanisme de marché, C'est-à-dire une transaction ponctuelle dont l'objet est parfaitement
délimité et, où toutes les éventualités sont prévues. L'identité des parties importe peu et la
relation contractuelle est impersonnelle ;
2. Contrat néoclassique
Les deux faits marquants dans ce cas-ci sont le type de relation (long-terme) et le fort degré
d'incertitude.

Dans ce cas, il n'est pas possible de prévoir à l'avance l'ensemble des éventualités et les
adaptations qui seront nécessaires, il y a donc possibilité de comportements opportunistes,
pouvant occasionner des conflits dans la mise en place du contrat. Une solution consiste à s'en
remettre à l'arbitrage d'un tiers. Ce type de contrat implique deux éléments, une certaine
flexibilité et un certain degré de confiance entre les parties ;

3. Contrat évolutif ou personnalisé


La durée et la complexité des liens entre les parties deviennent très importantes de sorte que se
constituent des relations personnalisées et durables prenant en compte les caractéristiques des
partenaires. Il y a apparition de relations plus ou moins fortes qui se construisent
progressivement et qui jouent un rôle tout aussi, si ce n'est plus, important que l'accord initial
régulant les rapports entre les parties.

2 : la théorie des coûts de transaction et la conception


institutionnelle de la finance d’entreprise :

 Williamson analyse la décision de financement comme une transaction particulière où


le degré de spécificité de l’actif financé joue un rôle central. La dette ou les fonds
propres ne sont plus considérés comme des instruments financiers et analysés en
fonction de leurs coûts d’agence respectifs, mais comme des structures de gestion
(gouvernance structure) de la transaction particulière que constitue le financement
d’un investissement Conformément à une des conclusions générales établie par la
théorie des coûts de transactions, la gestion par le marché se révèle préférable si la
spécificité des investissements financés est faible. Inversement, pour les investissements
à degré de spécificité élevé, la gestion institutionnelle apparaît moins coûteuse.
 La dette est assimilée à un mode de gestion par le marché : fondé sur un ensemble de
règles établies : service régulier des intérêts et du principal, respect de certains ratios,
prises de garanties. En cas de liquidation, le faible caractère spécifique des actifs donnés
en garantie permet, en principe, aux créanciers de récupérer leurs fonds.
 Au financement par fonds propres, il constitue un mode de gestion de type
institutionnel où la relation de pouvoir joue un rôle important.
Pour Williamson, le financement par capitaux propres présente les propriétés suivantes :
il procure un statut de créancier résiduel tant sur les résultats que sur la liquidation des
actifs ; la durée du contrat correspond à la durée de vie de la firme ; le conseil
d’administration, représentant les intérêts des actionnaires, est chargé de gérer la
transaction en contrôlant les dirigeants. En conséquence, les modalités de financement
de la firme dépendent ainsi de la nature des actifs.
 L’analyse de la politique financière ainsi suggérée implique la non-séparabilité des
décisions d’investissement et de financement puisque le financement, choisi sur la base
de sa capacité à gérer la transaction entre les apporteurs de capitaux et la firme, est
fonction du degré de spécificité des actifs.
 Les modes de financement sont choisis prioritairement en fonction de leur capacité à
minimiser les coûts de transaction au lieu de l’être en fonction du critère d’asymétrie
d’information.
- D’une façon plus générale, la théorie des coûts de transaction s’éloigne d’ailleurs du
raisonnement marginaliste pour comparer directement les coûts des différentes
institutions ou structures de gestion.
 On peut reprocher son caractère sommaire à la théorie proposée par Williamson, dans
la mesure où les financements hybrides n’ont pas reçu véritablement de justification ;
cependant, de même que la théorie des coûts de transaction est parvenue t justifier des
formes d’organisation hybrides, telles que la franchise, les réflexions initiales de
Williamson en matière de politique financière pourront vraisemblablement être
étendues pour expliquer ces formes de financements.

Conclusion :
Cet exposé aura eu pour principal objectif de montrer l’importance des coûts de transaction en
évoquant l’objet qu’ils visent, tout en se basant sur les approches de COASE et
WILLIAMSON. Les transactions possèdent des attributs dont l’intensité, mesurée en coûts de
transaction, varie selon les modes de gouvernance, ou institutions de l’économie, utilisés
comme supports permettant de s’adapter aux variations de paramètres de l’environnement
institutionnel. L’objectif normatif est d’économiser sur les coûts de transaction, en choisissant
le mode de gouvernance approprié. Le choix se fait entre plusieurs modes discrets avec un
classement ordinal de chacun des attributs.

Les transactions sont l’objet et l’unité d’analyse, ce qui permet une amélioration des
connaissances sur les formes hybrides qui représentent la plus grande partie des transactions
(Hennart, 1993), dont les alliances qui continuent de croître.
Pas étonnant que les barrières à l’entrée de ce champ théorique soient élevées et que certains
(Ghoshal et Moran, 1996) se concentrent à critiquer, de façon souvent maladroite ou peu
sérieuse, une seule variable, pour éviter de faire l’effort d’apprendre et de tout comprendre
avant de pouvoir critiquer de façon constructive.

Pourtant l’enjeu est de taille. Sans Williamson, difficile de comprendre les formidables
vagues de fusions-acquisitions ou le développement accéléré et mondial des franchisés du
fastfood de l’hôtellerie ou des salons de coiffure. En effet, il a joué un rôle charnière pour le
changement de doctrine des tribunaux, prenant en compte la spécificité des actifs comme
moyen d’économie. Son influence sur le management s’accroît grâce au développement
d’outils pratiques et de leur enseignement par la méthode des cas. L’horizon est encore vaste :
tester les propositions sur les attributs des modes de gouvernance, faire des travaux théoriques
et empiriques sur les changements des modes de gouvernance. Les bases établies par
Williamson en font un grand classique du management, mais aussi de l’économie et du droit,
dont l’influence se fera certainement sentir pendant plusieurs générations.

Toutefois, nous pensons que malgré l’ambition de la TCT et la justesse de sa logique,


lorsqu’il s’agit de passer à la phase de test, les risques de confusion liés à la fragilité des
concepts et à leur diversité sont très importants et nécessitent une longue phase de réflexion.
Bibliographie :

Ouvrage :
 BERTRAND Q., Les frontières de la firme, 2002.
 CHABAUD D., GLACHANT JM ., PARTHENAY C., Les grands auteurs en
économie des organisations , EMS édition, 2008.
 MAGALI CH ., ANALYSE ECONOMIQUE DE LA FIRME , 2014.

Revues :
 BERTRAN Q., l’économie des couts de transaction : un bilan des études empirique
sur l’intégration verticale, Revue de l’économie politique, 1997.

 GHERTMAN M ., Oliver Williamson et la théorie des couts de transaction, Revue


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 HUBERT G., LA THÉORIE WILLIAMSONIENNE DE L'INTÉGRATION VERTICALE


N'EST PAS VÉRIFIÉE EMPIRIQUEMENT, Presses de Sciences Po « Revue
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Articles :
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internationale de l'économie sociale : Recma, n° 317, 2010.
 CHASSAGNON V ., Qu’est-ce qu’une firme (-réseau) ?, 9 Avril 2009.
 COASE RH., La nature de la firme, 1937.
 C.GERARD, «Théorie financière et stratégie financière », Revue française de gestion ;

Thèses et mémoires :
 HADJAR A., Gouvernance et Performance des PME dans les Pays en Transition,
2015.
 LAVASTRE O., Les Coûts de Transaction et Olivier E.Williamson : Retour sur les
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 JOST S., La théorie des coûts de transaction de Williamson et la surveillance des
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Webographie :

 CORIAT B., WEISTEIN O., Les théories de la firme entre « contrats » et


« compétences » : IN :
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