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RÈGLE

DU JEU DE LA GUERRE
PRÉAMBULE

Ce Kriegspie,/met en jeu les opérations de deux atmées


de force égale, chacune rechetchant, Pat Ia manæuvre
et la bataille,la desttuction de l'armée adverse;tout en
l'obligation de couvrit sur son Propte territoire
^yant
les ressourcesqui lui sont indispensablespout faire
campagne,et de gatder la liberté de sescommunications.
L'ensembledes rapports sttatégiqueset tactiquesest
résumédansle présent< Jeu de la Guerre >>selonles lois
établiespar la théorie de Clausewitz,sur la base de la
guerre classiquedu dix-huitième siècle,ptolongée par
lès guerres de la Révolution et de l'Empire. Ainsi la
flature des unités tâctiques - à pied ou montées -,
leur force offensive et défensive conventionnellement
fixée, la proportiori de ces divets types d'unités dans
I'atmée et le soutien qu'elles Peuvent s'apporter,
découlentégalementde ce modèle histodque.

-r,r-
I. DU TERRAIN
ET DES BUTS DE LA GUERRE

Le Jeu de la Guerre sejoue sur un terrain de 5oocases


QS x zo), divisé en son milieu par une ligne-frontière
parallèleà son côté le plus long, chacun des territoires
ennemis ayant donc une profondeur de ro cases.Lçs
territoires, asymétriquementtracés, des detrx camps,
comportent chacun deux cases-arsenaux, trois cases-
forteresses,une case-col(passagedans une chaîne de
montagnes) et neuf cases-montagnes. Les montagnes
sont infranchissables par les troupes et font obstacleà
Ieur tir. Elles interrompent aussiabsolumentles lignes
de communicationsentreles arméeset leurs arsenauxou
unités de transmissions.

.Chaquecamp dispose librement toutes ses unités à


l'intérieur de son territoire. Une unité occupeune case.
Le déploiementinitial de chaque arméeest choisi dans
l'ignotance du dispositif de l'adversaire: de sorte que
l'un au moins des adversairesdoit inscrire sur un plan
I'emplacementde toutes ses unités, qui sont ensuite
feportéessur le terrain.

Le premier coup est tiré au sort. Chaque coup est


constitué par le mouvement de cinq unités librement
choisies (combattantes ou non-combattantes) et pùt
I'attaque, à I'issue de ce mouvement, d'une unité enne-

- r 3t-
mie qui setrouve à portéed'être engagée.Il est toujours Le régiment d'infanterie a un coefficient offensif de 4,
permisde s'abstenirde prononcerune attaqûe,de mêrne un coefËcientdéfensif de 6. Ce coefficient défensif est
qu'il est loisible à un camp de déplacermoins de cinq porté à 8 quand cette unité occupeun col, et atteint ro
unités,ou mêmede n'en déplaceraucune. quand elle tient garnison dans une forteresse.

Le but de chaquecampestla destructioncomplètedu Le régiment de cavaleriea un coeffrcientoffensif de 7


potentielmilitaire de I'autre.Ce résultatpeur être obrenu quand il charge, c'est-à-direquand il est au contact
soit par la destructionde toutesles unités combattantes, immédiat de la caseoccupéepar une unité ennemiequ'il
soit par la prisedesdeuxarsenauxde l'ennemi,un arsenal attâque. Son coefficientdéfensif est de 5; il n'est pas
étant définitivementmis hors d'usagedès l'instant or) il augmentési I'unité de cavaletieoccupe un col ou une
a été occupépar une unité combattanteadverse. fortetesse.En dehorsde la charge,la cavaleriepeut être
employéecomme infanterie en attaque,et son coefficient
offensif est alots de 4.
II. DES UNITÉS COMBATTANTES
La chargede cavalerieest l'addition du poids offensif
Chaquecamp dispose,à l'ouverture des hostilités,de de toutesles unités de cavaleriequi setrouvent alignées,
r 5 unités combattantesse répartissantcomme suit : sanssolution de continuité, sur une suite de cases,hoti-
9 régimentsd'infanterie, zontale, verticale ou diagonale, derdère celle de ces
4 régimentsde cavalerie, unités qur a été placéeau contact immédiat d'une unité
r régiment d'artillerie à pied, ennemie. La cava.leriene peut zttaqruerpar une chxge
r régiment d'atillerie à cheval. une unité, de quelque nature qu'elle soit, qui est
retranchéedans un col ou dans une fotteresse.
La vitessede la marchede chaqueunité est de r case
par coup pour f infanterie et I'artillerie à pied, et de Le régiment d'artillerie (le fait qu'il soit à pied ou à
2 casespour la cavalerieet I'artillede à cheval. Chaque cheval n'introduisant d'autre différence que sa vitesse
unité peut se déplacerdans tous les sens.Les unités qui de déplacement)a un coefficientoffensif de 5. Son coeffr*
se déplacentde deux casespeuvent opérer ce déplace- cient défensif est de 8. Ce coefficientdéfensif monte à ro
ment en ligne droite ou en diagonale,ou bien par une quand I'artillerie est placéedans un col, et à rz quand
caseen ligne droite et une caseen diagonalesuccessi- elle est dansune fortetesse.
vement - ou I'inverse -, sous cette seule restric-
tion qu'ellesne peuvent passerque par des casesvides. Le tit de toutes les unités - comme aussi la chatge
Il est évidemment permis à ces unités rapides de ne pour lâ clalerie - s'opèreuniquement sur un aligné-
se dépiacer que d'une seule case par coup, selon ment ditect de cases,donc en suivant les colonnesver-
l'opportunité. ticales, horizontales, ou diagonales,qui environnent la
caseoccupéepx l'unité agissante.La pottée, offensive
Les unités possèdentune force tactique définie pour ou défensive,de I'artillede est de 3 casesdans toutes les
chaque type d'arme, qui est différente selon qu'elles colonnes environnantes.La portée du tir de l'infanterie
attaquent ou qu'elles sont attâquées,Cette force tac- est de 2 cases.Lapotée d'une unité de cavalerieagissant
tique est exprimée,dans les diversessituations,par des défensivement (or employée comme infanterie en
coefficientsen chifftes. attâque, c'est-à-dire quand elle n'est pas au contact de

-156- - r t7*
la caseattaquée,soit immédiatement soit par l'intermé- coefficient offensif ne peut être compté pour cettc fois
diaire d'une autre unité de cavaledeamie) est également avec celui des auttes unités de son camp, et ceci mêmc
de z cases.Ainsi, la portée offensive de la cavalerie, si elle se trouve encore à portée de l'unité adverse qui
quand elle charge tout entière en une seule coLonne, seraà son tour attaquée.Enfin, dans le cas où une unité
peut atteindre 4 casespout le dernier de sesquatre régi- dominée d'un point dans une attaque est incapable de
ments, dont le coefficient offensif se fait sentir jusque quitter sa case au ptemiet mouvement de son câmpr
sur la caseabordée pat le premier. Mais si ce ptemier parce que toutes les casesvoisines sont occupéespar
régiment est contre-attaquéau coup suivant, il ne sera d'autres unités, ennemies ou amies, elle est de ce fait
soutenu, outre son propre coefficient défensif, que par détruite.
ceux des deux unités qui le suivent, la quattième se
tfouvant hors de poftée. . L'obligation de pourvoit au mieux à la défensetac-
tique de chacune de ses unités est imposée par le fait
qu'une infériorité un peu prolongée dans le choc tac-
tique entraine un affaiblissementnumérique unilatéral.
III. DU CHOC TACTIQUE
Cet affaiblissementquantitatif, en tout cas stratégique-
ment néfaste,peut en outre se transformer vite, au plan
Attaquer une unité ennemie, c'est concentrer sur la tactique, en infériorité qualitative irréversible sur le
casequ'elle occupe le tir - ou, dans le cas de Ia cava- front d'un engâgement, dès que le chiffte de la force
lerie, la charge - d's1 certain ncjmbre d'unités de son offensivetotale de l'armée qui a essuyéces pertes est
camp venuesà portée de cett'ecase. tombé trop bas pour lui pefmettfe toute contfe-attaque
efficace.
On additionne les coefficientsoffensifs de toutes les
unités qui sont en situation d'attaquerla case..Onaddi-
tionne ensuite les coefficients défensifs de toutes les
IV. DES COMMUNICATIONS
unités adversesqui se trouvent en position;,et à portée,
de tiret sur cette même case qui est attaquée (en y
comprenant l'unité qui occupe la case attaquée). Si le Toute valeur offensive ou défensive, et toute mobi-
chiffte de la fotce offensivetotale est infédeut ou égal à lité, d'une unité combattante est absolument subor-
celui de la force défensivetotale, l'unité résiste.Si le donnéeà la nécessitépour elle de resteren communica-
chiffre de la force offensivetotale l'emporte de z points tion avec I'un quelconquedes arsenauxde son camp.
ou plus, I'unité attaquée est détruite; sans que cêla Cette communication représente la transmission des
entrainepour le camp destructeurI'obligation d'occupet informations et des ordres, aussibien que l'arrivée du
la caseainsi vidée. Si le total de la force offensiveest ravitaillement et des munitions. Elle figure la cohérence
supédeur de r point à celui de la force défensive,I'unité organiquede l'armée.Un arsenalne sert qu'à son ptopre
attaquée doit abandoflner la case qu'elle occupait, et camp; il ne peut donc être conquis pout être utilisé,
ceci est obligatoitement le premier mouvement de la mais seulementdétruit pour en priver l'adversaire.
série des cinq déplacementsdes unités de son camp au
coup immédiatement suivant. En outre I'unité ainsi Une unité ne m4rcheet ne combat qu'à la condition
ébranléene peut pas être employéedans une attaque de restersur descasesqui sont en liaison,directeou indi-
pendant ce même coup suivant; c'est-à-dire'queson recte,avecun de sesafsenâux.

- rr8 - - tr g -
La liaison directe se tteduit d'abord pat le fait que camp eui sont en contactles unesdesautres.Ainsi dane
chaque case-arsenal,sans limitation de peut une armée,ou un corps détachéde l'armée,dont toutes
-potée,
communiquer avec son armée par tout alignement de les unités se touchent de caseen case,il faut et il suffit
cases- vettical, horizontal ou diagonal - qui rayonne qu'une de cesunités soit en liaison directeavecun arse-
à, patfu d'elle, interrompu seulement là où se ren- nal ou une unité de transmissions.
cofltrent des montagnes (par exemple, toutes les for-
teressessont placéessur un alignementde casesqui les Une unité combattantepeut faire mouvementjusqu'à
telie à un arsenalde leut camp).En outre, sur n'importe une caseoù elle ne sera plus en liaison. Mais là, si sa
quelle casede son pafcours, cette ligne de communica- liaison n'est pas rétablie par le contact d'une autre
tions peut être relayéepar une unité de transmissions, unité amie elle-mêmeen liaison directe ou indirecte,
échelon avancé mobile de l'arsenal, qui elle-même ou par le déplacementd'une unité de ttansmissionssus-
renvoie la liaison, à une portée illimitée, dans tous les ceptible de lui touvrir une ligne de communications
alignementsde casesrayonnânt àpattir de la casequ'elle particuliète,l'unité isoléeest condamnéeà I'immobilité,
occupe temporairement.Une secondeunité de ttans- et privée de toute force offensive et défensive.Elle peut
missions,si elle est placéesur une des casesainsi reliées donc être détruite sansrésistancepar l'attaque de toute
à la première unité de transmissionsde son campr unité adverse stationnée, ou venue, à portée de tir.
renvoie à son tour la liaison, de la même maniète, à Cependanttoute unité de son camp restéepour sa part
p2;ttir de sa propre case. en liaison, et se trouvant à portée de la couvrir par son
tir, la soutient de son propre coefficient défensif.
Chaque camp dispo.. d'ot. unité de transmissionsà
pied, dont la vitessede déplacementest d'une case,et Une ligne de communicationsest coupée par toute
d'une unité de ttansmissions à cheval, dont la vitesse unité combzttunte ennemieplacéesur l'une quelconque
de déplacementest de z cases.Ces unités nqn-combat- de sescases,dès I'instant qu'elle s'y trouve et pendant
tantes ne possèdent aucun coefficient offensif, et leur tout le temps qu'çlle s'y maintient.
coefficient défensif est égal à i (avec une'portée de
z cases).Elles constituent en elles-mêmesun objectif Une liaison interrompue par la présenced'une unité
ptécieuxpour I'adversâire;il convient donc de les tenir ennemie sur la ligne de communications peut être
hors de saportée si ellessont isolées,ou bien de les faire rétabliedirectement,soit si I'unité d'interception quitte
protégerpar une force suffisanteen unitéscombattantes. la case - de son propre mouvement ou du fait de sa
Les unités de ttansmissionssont les seulesà pouVoir se destruction -, soit si le déplacementdesunités de trans-
déplacersansêtre elles-mêmesen liaison avecun arsenal, missions amies peut rouvrir la communication pâr un
mais durant tous les mouvements effectuésdans cette autre alignement de caseslibres. La liaison peut être
citconstanceelles n'ont aucun pouvoir de telais. tétablieindirectementpar desunités amiesrestéeslibres
de leurs rnouvements et qui parviennent à se relier aux
La liaison indirected'une unité est ttaduite parle fùt unités dont les communicationsont été coupées,en se
que chaque unité comblttlnte reste en communication poftant sur n'importe quelle caseimmédiatement voi-
avec toute autre unité combattante de son camp qui se sine d'une de cesunités.
trouve en contact avec elle, c'est-à-direplacée sur une
quelconque des 8 casesqui touchent la sienne. Cette Si une manæuvre d'un camp a abouti à cetner tout
communication s'étend à toutes les unités du même ou partie de I'armée ennemie,ce camp peut, à l'issue de

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chacun de ses mouvements, employer son attaque à Quoiquegarderla dispositiond'un rcul dc ror rno.
détruire, sans rencontrér aucune résistance,I'une des nauxsoitla conditionnécessaire pour qutun
ct suffirante
unitéscernéesqui sont à portée de son th. La' résistance camppuissecombattreet vaincre,il ert rouhrltrble dr
posséderaussilongtempsque possiblcler doux, rolt
pour changerà I'occasionla ligne d'opération!do toutt
l'armée,soit pour combiner les manæuvreede colpl
sépatésopérantà partir de basesdistinctes.
communicationspraticables,Ia dernière ressourceest
de tenter de le délivrer avantsacomplète desttuction, au
moyend'une << arméede secours> composéedestroupes V. DES CONVENTIONS
amies qui ont pu ailleurs rester, ou être replacées,en PARTICULIÈRES
liaison : celles-cidevront tenter de percer le front ennemi
pour faire leur jonction avecles irnités survivantes.
La destruction d'un arsenalest assimiléeà une attaque.
Lorsqu'un camp occupe un arsenaladversepar un des
Du fait de l'importance vitale des communications,
cinq mouvements de ses unités, le coup dans lequel pe
le but stratégique poursuivi est plus souvent la ma-
mouvement a pris place ne peut donc comportef une
nceuvre contre les communications de I'adversaire que
corrtre sesdeux arse- attaque prononcée sur une autre case. On ne peut
I'offensivemenéesuccessivement
la d'une
recherche usure de son arméepar détruire un arsenal qu'en l'occupant, donc s'il est vide
naux, ou que
de toute unité adverse.Quand la case-arsenal est occupée
une domination continue dans la bataille.
par une unité advetse, il faut d'abord détruire celle-ci.
C'est au coup suivant que l'arsenal vide pourta ètrc
Cette situation influe aussi sur I'engagementtactique
envahi.
en ceci que l'ordre de bataille adopté, aux div-ets
moments, ne doit pas seulementprésenter un bon dis- Une unité de transmissions, étant dépoutvue de
positif pour la défensive et la contte-attaque, mais valeur offensive, ne peut détruire un arsenal en l'oc-
èncore doit couvtir au mieux la ligne de communica- cupant. De même, au contfaire des unités combat-
tions de l'armée, Une armée peut, avant naême que tantes, elle n'interrompt pas une ligne de communica-
l'équilibre numérique des forces ait été rompg? se tions ennemie dont elle occupe une case.
trouver dans une position déséquilibréepx suite'd'une
menace sur ses communications. Une armée dont la Une unité de cavalerie,placéedans une fofteresse,ne
ligne de bataille en vient à se confondte avec la ligne de peut attâquer par une chatge qu'en sortant de cette case.
cômmunications perd très vite sa maniabilité tactique Par contre, la cla,lerie peut charger depuis un col
dans l'engagemeflt, et court grand risque d'être cernée qu'elle occupe.
partiellement ou en totalité. La desttuction d'une seule
unité peut entraîner une ruPture de la liaison pour une Une case-arsenalest considérée comme n'importe
partie de I'armée, qui sera petdue si le contact ne Peut quelle casedu plat pays, et n'entraine aucuneadionction
être rétabli. Ainsi, le résultat de I'engagementtactique ni limitation à I'emploi tactique des unités.
sut une seulecaseest suscePtibled'entalnet de gtandes
conséquencesstratégiques. Une forteresse, à quelque camp qu'elle appatienne,
sert à qui l'occupe : du momeflt qu'une unité ennemie

-t4 2 - -r4r-
Il est évidemment très favorable d'étendre son front, qui peuvent obtenir des succèsdécirifi, mrir à grutd!
pour menacerles flancs ou les arrièresde I'ennemi, mais risqoes, cat I'zrmée ne saurait livrcr bstrille drnr de
aussibien la concentration des forces pour la bataille est bonnesconditions si elle ne peut compter tur le toutlcâ
la plus impérieusedes nécessités.Lzdéfaite de l'ennemi réciproqueque s'appottentsestrois armet.
dans une bataille principale est la voie la plus directe
Pareillement, dans l'engagement tactiquc dc deux
du triomphe dans I'ensemble de la campagne, parce
armées entièrement téunies, il est avantageux de
qu€ cette défaite peut entrallï.I" perte de toute ltarmée
manceuvrersur un flanc de I'ennemi,pour se raPPfochef
vaincue, ou au moins un affaiblissementnumérique irré-
de sa ligne de communicationsou Pour obtenir unc
versible. Si une atméeconcentrées'interposeentre deux
coricentrationdu feu par I'enveloppementd'une aile.
colps ennemis séparés,l'un d'entre eux risque d'êtte
Mais l'ennemi peut se voir offrir ainsi l'occasion de
complètementdétruit sansque I'autre puisseI'appuyer;
réussir le même mouvement sur l'aile opposée: < Qui
et une seule armée trop étirée sur une ligne mince peut
tourne est tourné.>>.
êtte percée,ce qui entraine la situation précédente.
La fnction d'une armée qui, ayant été localement
Il est bon.d'agir contre les communicationsde l'ad- dominée dansun engagement,se trouve ou va se trou-
versaite, mais en gatdant les siennes, Qui de ce fait ver trop faible pour continuer à mener des contre-
même auront pris de I'extension. S'il s'agit d'une attaques,semettra en tetraitepour obtenir une meilleute
manæuvre entreprise par un co{ps détaché, ce corps concentration; ou chercheraà se retirer vers ses ren-
doit disposer d'assezde puissanceoffensiveet défensive forts, ou vers une position plus forte, par exempleen
pour obliger I'ennemi à lui opposer une fraction impot- passantun col ou en s'appuyant sur une fotteresse.
tante de sesforces. Mais s'il est trop tenforcé il diminue L'atmée victorieuse doit la poursuivre pour augmenter
dangereusement la résistance tactique du gros qui autânt que possiblela quantité des pertesqu'elle conti-
constitue 'le pivot de manæuvre. Un corps détaché, nuera à lui faire subir jusqu'à son rétablissement.Mais
devant I'être pour le moins de tempspossible,et consti- cette armée victorieuse ne pourra elle-mêmemarcher
tuant une menacestratégique d'âutant plus redoutable que par échelonsde cinq unités à chaquemouvement'
que sa marche est plus rapide, sera normalement de sorteque lesunitéspoursuivantesqui semaintiennent
composé des unités montées. Mais ces unités rapides au contact ou à portée de l'armée en rettaite, si elles
sont également les unités de choc, dont le gros de continuent à s'engagerau delà du point culminant de
l'arméene peut complètementse passerdansla bataille, leur attaque, risquent d'être contre-attaquéeselles-
si l'ennemi a gatdé les siennes.De plus, ces unités mêmes par un ennemi redevenu supérieur dans la
puissantesdans l'assaut sont faibles dans la défensive concentfation des forces, et qui chercheraà reptendre
si, étant accrochéespar I'ennemi, elles s'y trouvent l'initiative dès qu'il le pourra. Au iuste moment où
acculéessansinfanterie en soutien; tandis que le soutien . cessel'exploitation tactique de l'engagement,il faut
d'infanterie qui peut leur être adjoint ralentira leur donc passerà I'exploitation stratégiquede la victoire,
marche. La difficulté est ici soulignéepar le fait que les par exempleen opérant contfe les atsenauxou les lignes
deux campsne disposentque d'armées-peu nombrluses. de communications de I'ennemi, en fonction de la nou-
Les forces combattantes sont limitées à la plus petite velle situation créée parla tettaite de son altnée, et par
arméepossible,qui soit suffisammentarticuléepeut la son infériorité numérique,puisquesespertesont été les
manceuvreet Ia batallle. Une telle armée, noyée dans plus loutdes à partir du moment où la balance de la
un vaste territoire, autorise l'emploi de corps détachés bataille a penché contte lui.

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Dans ce Jeu de la Guerre, les dispositions et les v I I . Dl i ( Jtl l i l ,( Jtl l i sl r A( :' l ' llrlt{ s
manceuvres manifestement mauvâises sont multiples, sous-RIiPRtistiN'l'tils ( )tI AnstiN't':i
mais aucune des meilleutes manceuvres que I'on peut
décider, du moins aussi longtemps que subsiste un cer-
tain équilibre de forces et de positions, n'est pleinement Pour comprendre dans toute son étcnduc lc trranie-
assuréed'êtte bonne. Elle le devient, ou nofi, selon ce ment du présent Kriegspiel,il seta utile d'en considércr
que fait ou ne fait pas l'adversaire. Une part d'inatten- les principales limitations.
tion est forcément présente des deux côtés, et le calcul
le plus poussé dépend lui-même largement des modifi- Tout d'abord, la recherche d'une application résumée
cations qu'introduira I'imptévisible succession des de la théorie générale de la guerre introduit des limi-
ripostes de I'adversaite, et des réponses qu'à leur tour tations historiques volontaires : ceci ne teprésente pas
elles appelleront, toutes plus ou moins justement la guerre antique, ni la guerre féodale, ni la guetre
comprises, et surtout, plus ou moins heureusement moderne ttansfotmée pM la technologie depuis le
exécutées.L'interaction permânente de la tactique et de milieu du dix-neuvième siècle (chemins de fet, mitrail-
la stratégie peut enttaîner des surprises et des renverse- leuses,blindés, motorisation, aviation, fusées).
ments, parfois jusqu'au detnier instant. Les principes
sont sûrs, et leur application est touiours incertaine. Trois éléments essentiels de toutes les guerres sont,
plus fâcheusement, absents ou sous-reptésentés,parce
Il s'agit d'une guerfe de mouvement - parfôis qu'ils ne paraissent pas pouvoir figurer dans un zffron-
momentânément figée sur un front statique, dans la tement qui se décide sur urr terain quadrillé, et qui
défense d'un col ou d'une forteresse -, où le territoire exclut toute intervention extérieute du hasatd. Il s'agit,
n'a pas d'intérêt en lui-même, mais seulement pat les premièrement, des conditions climatiques et de I'alter-
positions tactiques ou stratégiques qui sont nécessaires nafice du jour et de la nuit; deuxièmement, du moral et
à une armée ou nuisibles à son ennemi. On peut parfois de Ia fatrgue des troupes; troisièmement, de I'incerti-
vaincre sans bataille, et même presque sans combats tude quant aux positir,rns et mouvements de l'ennemi.
paftiels, pat la seule manceuvre. On peut aussi vaincre
par une seule bataille frontale sans mânceuvres.Mais en Dans le déroulement de ce Kriegspiel, tout le temps
dehots de ces cas extrêmes, on voit normalement se est égal : c'est le solstice de la guerte, où le climat ne
dérouler une série de manceuvres, combats, bataille varie pas et or) la tombée de la nuit ne vient jamais
principale suivie de nouvelles manæuvres. Dans la la conciusion indubitable des affrontements. C'est ^vant
là un
bataille principale, la manceuvre se retrouve presque manque grave en regard de la Éaltté. Il ne poutrait être
toujours sous les formes de l'enveloppement, de la pallié qu'au prix d'une perte de la dgueur dans la repré-
retraite et des mouvements contre les communications. sentation schématique de Ia totalité du processus
Il ne faut ni ménaget les troupes ou les mouvements, ni conflictuel.
les dépenset vainement. Celui qui veut tout garder
perdra tout. Cependant, celui qui se laissera aller à
Le moral et ia fatigue des troupes ne sont que som-
perdre plus que son advetsaire ne pourra plus contenir
mairement pris en compte, par l'effet de paralysie ins-
l'adversaire.
tzntanée de la valeur combative de toutes les unités
dont les communications se trouvent coupées (y

_r4g_
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compds la garnison d'une forteresse;de sorte que les Ces resttictions étant formulées, on peut dire du Jeu
forteressesn'ont pas une fonction d'attêt, mais seule- de la Guerre qu'il reproduit exactementla totalité des
ment de point d'appui tactique). En ce sens, il s'agit facteuts qui agissentà la guerte, et plus généralementla
plutôt des arméesde la Guerre de Sept Ans, étroitement dialectiquede tous les conflits.
dépendantespour leurs approvisionnementsdes m^g*
sins et des convois, plutôt que de cellesde la Révolution
française. La limitation des eflectifs, et leur caractère
itremplaçable qui les rend précieux, se rartachent âu
modèle militaire de la même époque. On peut aussi
considérer comme un effet moral le poids offensif
reconnu à la charge en profondeur de la cavalerie,
Ardant du Picq ayant clairement établi que son action
dans un combat réel ne pouvait être le résultat méca-
oiqog de la massemultipliée parla vitesse.En rev.anche,
I'usure morale qui a toujours eu les plus grands effets
à la guerte, celle des généraux,est susceptibled'agir ici
grandement suf le commandement de chaque armée.
On estfréquemmentporté à s'exagéretles conséquences
d'une manceuvreque l'on voit esquisséepar I'adver-
saite, quoiqu'elle puisse n'être qu'une feinte. On ne
peut effectivementpas avoir de ferme assurancesur ce
qu'il faut faire, et même pas touiours quand on a acquis
une écrasante supériorité numérique : c t, en cer-
taines circonstances,l'armée battue peut encore lancer
des opérations décisives sur les communications du
varnqueuf.

Enfin, ce jèu s'éloigne grandementd'une représen-


tation totale de la guerre en ceci qu'il ne ménage pab
d'incetitude sur la position et les rnouvements de
l'ennemi, hormis son ordre de bataille initial que I'on
ignore : mais l'ennemi n'a pu raisonnablementchoisir
qu'entre un assezpetit nombre de zonesde concentra-
tion, de sorte qu'il est prudent de faire de même. DèS
que les opérationssont engagées,on a instantanément
une connaissance exacteet sûrede tous les mouvements
qui sont effectuésen face : <<L'ost sait ce que fait l'ost >>
qu'il a à battre (la cavalerien'a donc pas ici de fonction
d'exploration; mais seulementde choc, de poursuite ou
de raid).

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FIGURES EXPLICATIVES

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permânentesdu camp Sud, c'est-à-diretoutes les toutes qui 1 2 3 4 5 6 7 I 910111213141516171819?02122292A?Ë/
peuvent relier naturellement (à condition de ne pas être A
interrompues par une unité combattante ennemie) les arse- B
c
naux du camp Sud à sestroupesen campagne: ceciindépen- D
dammentde l'emploi desunitésde transmissionsqui, agissant E
sur une casequelconquede ce réseau,la prolongent, sur le F
même modèle, à prttit de cette case. G
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L
M
N
o
P
o 12345678910
N
11 12 13 1415 16 17 18 192t2122232425
R
s A
B
T
c
D
E
F
G
La frgute z représente, de même, toutes les lignes de H
communications permanentesdu camp Nord. I
J T
K
La figure 3 représente les lignes de communications
L
ouvertes par une unité de transmissions du camp Nord M
placéedansla caseJ 21,c'est-à-direen liaison âvecson atsenal N
en B r 5. L'unité renvoie cette liaison dans les directions nord o
et sud de la colonne zJi dans les directions ouest et est P
de la colonne J; enfin dans les deux directions de la diago- o
R
naleP ry-H z5 (dansla diagonaleB r1 -'L 25, qui comprend s
la caseJ 4,la liaison passeindépendammentde la présence T
de l'unité de transmissions). s FlG.3

-rt4 - - r tt -
Les figures 4 et 5 représententdes engagementstactiques communications secondaire tayonnant depuis la case li tz
entre des unités combattantesdes deux camps, les unités du occupée par une unité de transmissions'
camp Sud se distinguant par I'inscdption dans un cetcle de Lei forces attaqtraflt la case H 8 sont constituées pat tfois
la lettre symbolisant le type d'unité. Dans les deux figures, unités de cavalerie chargeant de E 5 en G 7 (coefficient
l'engagement se déroule sur le territoire du camp Nord, et offensif global : 7 x t), une unité d'artillerie à cheval en H 6
la case attaquée est la case H 8, occupêe par une unité du (coefficiànt offensif : 5), une unité d'infanterie en I 7 (coefiÊ-
camp Nord. Dans cesdeux engagements,le camp Sud détient cient offensif : +) et une unité de cavaleÀe en J 6 agissant
une très large supériorité numérique. comme infanterie (coefficient offensif : 4).
Le coefficient offensif total du camp Sud, relativement à Ia
case attaquée, est donc de (7 x l) -f I + 4 + 4 : 14.
L'unité d'infanterie en I 6 n'est pas dans I'alignement de
la case attaquée, et ne peut donc participer au combat. Les
unités en B 7 et C 7 sont, quant à elles, hors de portée de
à pie$plâffin E r r, dans I'axe du col, et à portée exttême l'engagement.
cases- de la caseattaquée(coeftcient défensif: 8). Le On notera que les unités en B 7 et F 6 sont en liaison
coefficient défensif total dont dispose le camp Notd, relative' directe avec des lignes de communications secondairesrayon-
ment à la case attaqwée,est donc de 6 + 6 + 8 f 8 : 28. nant de la case F 3 occupée par une unité de transmissions.
On notera que les unités en H 8 et F ro sont en liaison directe Les unités en C7, E t, G 7 sont en liaison indirecte avec
avec les lignes de communications rayonnant de I'arsenal D 8; ces mêmes lignes de communications secondaires via les
que les unités en G 9 et E r r sorit en liaison indirecte avec unités en B 7 et F 6. Quant aux unités en H 6, 17 et J 6,
ces mêmes lignes via les unités en H 8 et F ro; et que I'unité elles sont en liaison indirecte, via I'unité en I 6, avec une
en E rr est, en outre, en liaison directe avec une ligne de ligne de communications secondaire renvoyée pat I'unité de
transmissions occupant la case F 3. Ainsi, I'unité occupant
la case I 6 ne participe pas activement au combat, mais
N permet aux unités adjacentes d'y prendre part.
1 2 3 4 56 7 8 9 1 0 1 1 1 2 1 3 1 4 1 5 16 17 18',1920n22232425 Le coefficient offensif du camp Sud (3a) étant supérieur
A au coefficient défensif du camp Nord (28), l'attaqte réussit :
B I'unité d'infanterie attaquêe en H 8 est détruite.
c Si l'on se reporte maintenant à la frgure 5, on voit que la
D
E case attaquée H 8 est défendue par trois unités d'infanterie
F en G9, H 8 et 19 ( coef f icient déf ensif l. 6 x 1) , par une
G unité d'artillerie à pied occupant la case-col en F ro (coeffi-
H cient défensif : ro), par une unité d'artillerie à cheval en J ro
I (coeftcient défensif: 8) et par une unité de cavalerie en J 8
J
(coefÊcient défensif : y). Le coeftcient défensif total du camp
K
L Nord, relativementàla caseattaqaée, est donc de (6 x 3) f
M tofS l S :+ t.
N Les forces âttaquafltes sont constituées par quatre unités
o de cavalerie en E y, F 6, G 7 et H 7 chargeant selon deux
P
axes différents. (coefficient offensil : 7 x 4), et par trois
o
R unités d'infanterie en F 8, H 6 et I 7 (coefficient offensif :
s 4 x ù.Le coefficient offensif total du camp Sud, relative-
T mentàlacase attaquée,estdonc de : (7 x +) f (+ x ù : +.
Les unités en E 7 et E 9 ne sont pas en position d'attaque.

- r t7-
N maximum une contre-att^qùe du camp Sud dans ce mêrne
1 2 3 4 56 7 8 9 1 0 1 11 2 1 3 1 4 1 5 16 17 18 19?02122232425
coup, le camp Nord I'unité d'infanterie du Sud
A ^tta.qvera
B occupant la caseI 7, qoi se trouve être la plus avancéedans
c la direction que devra prendre cette contre-attaque assuré-
D ment prévisible. Cette unité en I 7 se trouverà att^quéep^t
E el_Kgl_lrpwI/l I unités du Nord : 1 unités d'infanterie (en H 8, G 9, I 9) et
F z unités d'artillerie (l'artillerie à cheval parvenue en J 8,
G
H
l'artillerie à pied restéeen position dans le col F ro), tandis
I que I'unité de cavalerie Tancêeeî L 6 ne pourra participer à
J I'engagement. Le coefficient offensif sera donc : (+ x l) +
K (l x t) : zz. Mais Ie coefficient défensif (z unités d'infan-
L terie du camp Sud en I 7 et H 6, z unités de cavalerieen H 7
M
N
et G 7) seraégalementde zz (6 x z) * (t x z). L'infanterie
o attaquéeen I I résisteradonc, permettant le développement
P ultérieur de la contre-^ttaqae du camp Sud, qui sera cepen-
o dant obligé, par I'urgencede la menacequi pèsesur sa ligne
R de communications, de fahe mouvement vers le sud tout en
s combattant cescinq unités devant lesquellesil lui faut défiler.
T
FIG.5 La fr.gure6 représentedeux arméesgroupées, sur le point
d'engager labatallle, aprèsavoir l'une et l'autre marché pour
s'assurercertainespositions de dépat. Le camp Nord est à
Le coefficient défensif du camp Nord étant supérieur au
coefficient offensif du camp Sud, l'attaque échoue.
Si I'attaque avait disposé de deux points de plus (42), elle
autait, surclassant I'adversaire d'un point, entraîné, comme 12g4567I910 1 11 2 N 1134 1 51 6 '1 71 8 1 s2 o 2 1 2 2 2 g 2 4 2 s
premier mouvement obligatoire du coup suivânt de l'adver- A
saire, le reftait de l'unité d'infanterie occupant la case H 8. B
Avec trois points de plus (4), l'attaque aurait obtenu la
c
D
destruction de cette unité d'infanterie. Il est à remarquer E
que l'attaque aurait disposé de cinq points supplémentàires F
si elle avait été en état de porter, dans le mouvement qu'elle G
vient d'opérer, son unité d'artillerie à cheval présente en E 7 H
I
jusqu'à la caseE 8, d'or) elle aurait battu la caseH 8.
J
On peut noter que, dans ce cas, le camp Nord, qui va être K
inévitablement enfoncé dans la suite de I'engagement tac- L
tique, peut recoutir à une manceuvre stfatégique au coup M
suivant : en portant son unité de ttansmissions à cheval de N
o
J ry en L 15, son unité de cavalerie de J A en L 6, appuyée P
par son unité d'artillerie à cheval qui vient remplacer cette o
cavalerie en J 8. Le but de la manæuvre est d'atteindre avec R
la cavalerie, deux coups plus tard, la colonne F 3 - T 3 qui s
constitue la seule ligne de communications des unités du T
camp Sud. Pour couvrir cette opération en retardant au S

- rt8 - -rrg-
pied d'ceuvre polrr prendre d'assaut Ia forteresse, en L r;,
qui constitue le pivot de manceuvre du camp Sud. Sa cava-
l er ie m asséeenL r z et r 3, K I 2 et I 1, se disposeà exploit er
cette rupture en enveloppant I'aile gauche du camp Sud,
soit vers l'est de la colonne L, en visant la ligne de communi-
cations T 4 - G e3, soit sur la diagonale D 8 - S z), en
visant I'arsenal oriental du camp Sud. Cependant, I'aile droite
du camp Sud s'étant élevée jusqu'à une pt>sition, au-dessus
de la forteresseII zr, d'cir elle menâce les propres lignes de
communications du camp Nord (vers les cases F r5, F ro
et F 8) l'infanterie de l'aile gauche du camp Nord s'est établie
en crochet défensii en G r7 - J ,1, soutenue par la concen-
tration d'artillerie en f rl - r5, laquelle est disposée pour
-l
battre simultanément la forteresse L r s.
I-es flèchespleines indiquent les lignes de c.tntmunications,
effectivement utilisées pat les deux armées. Les deux flèches
en pointillés marquent les axes d'attaque qui s'ouvrent devant
le corps de cavalerie du camp Sud.

-- r6c' --

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