Vous êtes sur la page 1sur 88

Sommaire

Préambule 3

l - Loi n°11-03 relative à la protection et à la 7


mise en valeur de l’environnement

2 - La protection des ressources en eau : 11


la Loi n°10-95 sur l’eau
• La planification de l’utilisation de l'eau 13
• La protection des ressources en eau 16
• L'adoption du principe préleveur payeur et 19
pollueur payeur
• Les structures Institutionnelles créées par la 22
loi sur l'eau

3 - La prise en compte de l’environnement 24


dans les décisions d’investissement : la Loi
n°12-03 relative aux études d’impact sur
l’environnement

4 - La préservation de la qualité de l’air : 30


la Loi n°13-03 relative à la lutte contre
la pollution de l’air

5 - La prise en charge de la gestion des déchets : 39


Loi n°28-00 relative à la gestion des déchets
et leur élimination
• Les plans de gestion et d’élimination des 40
déchets
• La gestion et l'élimination des déchets 43
• Les mouvements transfrontières des déchets 47
• Le contrôle 48

1
Sommaire

Annexes : 51
• Annexe 1 : 52
La réglementation relative à l’utilisation des sacs
et sachets en plastique dégradable ou biodégradable
• Annexe 2 : 53
La Commission des polychlorobiphényles (PCB)
• Annexe 3 : 54
Textes d’application (en vigueur) des lois
environnementales
• Annexe 4 : 63
Valeurs limites spécifiques de rejet des eaux
usées
• Annexe 5 : 67
Valeurs limites d’émission et normes de qualité
de l’air
• Annexe 6 : 78
Projets soumis à l’étude d’impact sur
l’environnement
• Annexe 7 : 80
Liste des projets de décrets d’application des
lois environnementales examinés dans le guide
• Annexe 8 : 82
Présentation du Fonds de Dépollution
Industrielle (FODEP)

2
Préambule
Préambule

Le Maroc a pris de nombreux engagements interna-


tionaux en m atière de protection de l’environnement
en adoptant certaines résolutions internationales
(résolutions des sommets de Rio de 1992 et de
Johannesburg en 20 02, n otamment), e n ratifiant
certains protocoles et conventions et en passant
des accords de libre échange (1). Le respect d e ces
engagements renforce son capital crédibilité sur le
plan international et les opportunités pour ses
produits industriels et autres, offertes par les marchés
extérieurs. Aussi a-t-il pris la décision de transposer
les principes de ces conventions et accords dans sa
législation.

Malgré le nombre déjà important de textes se rappor-


tant à la protection de l ’environnement(2) dont il
dispose, le Maroc a commencé, depuis la fin du siècle
dernier, à se doter d’un nouvel arsenal de textes
législatifs et réglementaires visant d’une part à
préserver l’environnement et, d’autre part, à entériner
et à consacrer ses engagements.

Les principaux textes constitutifs de ce nouvel arsenal


sont :
• La Loi n°11-03 relative à la protection et à la mise
en valeur de l’environnement,
• La Loi n°10-95 sur l’eau,
• La Loi n°12-03 relative aux études d’impact sur
l’environnement,
• La Loi n°13-03 relative à la lutte contre la pollu-
tion de l’air,
• La Loi n°28-00 relative à la gestion des déchets et
à leur élimination.

4
Pour aider les industriels à mieux com-
prendre la réglementation régissant la protection de
l’environnement, et à s’inscrire dans les nouvelles
orientations insufflées par la Charte nationale de
l’environnement et du développement durable, le
PGPE-Mohammedia met à leur disposition ce guide
comme outil facilitant la lecture des lois citées ci-dessus.

Il pourra ainsi permettre aux chefs d’en treprises


industrielles, quelle que soit leur activité, de se repérer
facilement par rapport à la conformité environ-
nementale de leurs entreprises, et d’être en veille
réglementaire environnementale continue.

Tout en présentant chacune de ces lois (3)


, ce guide
expose, «en ayant mis les lunettes des industriels (4)»,
leurs objectifs et leurs principes. Il met l’accent sur les
points qui interpellent les industriels en matière de
traitement, de prévention, de respect des normes,…
sans omettre leurs droits en matière de subventions,
d’aides et d’assistance technique. Il convient cependant
de souligner que ce guide ne constitue qu’un outil
d’aide à la lecture des textes traités et ne prétend en
aucune manière les remplacer. Il n’ambitionne pas
l’exhaustivité(5).
Il sera cependant, appelé à évoluer en fonction des
attentes, des besoins et des doléances des industriels,
au fur et à mesure de l’adoption des textes d’applica-
tion des différentes lois.

5
Préambule

(1) - Le site "http://www.environnement.gov.ma" donne la liste


des Conventions relatives à l’environnement signées et
ratifiées par le Maroc.
(2) - Ce nombre dépasserait les 700 textes.
(3) - Dans ce guide, les développements consacrés à la loi sur l’eau
sont plus importants en raison du nombre impressionnant de
ses textes d’application déjà publiés (plus de 70 textes).
(4) - Pour l’élaboration de ce guide, des entreprises industrielles et
des associations professionnelles ont été consultées (la
CGEM, la FCP, la SNEP, Nexans,…).
(5) - D’autres textes traitent en effet des aspects environnemen-
taux mais ne sont pas examinés dans ce guide. C’est le cas des
textes relatifs notamment aux établissements classés, aux
carrières, à la pêche dans les eaux terrestres et aux
investissements,...

6
1 Loi n°11-03 relative à
la protection et à la mise en
valeur de l’environnement
Loi n°11-03 relative à la protection
et à la mise en valeur de l’environnement

La Loi n°11-03 relative à la protection et à la mise en


valeur de l’environnement (6) a pour objet de fixer les
règles de base et les principes généraux de la politique
nationale dans le domaine de la protection et de la
mise en valeur de l'environnement. Ces règles visent
la protection de l’environnement et l’amélioration du
cadre de vie de la population.

Les principes généraux de cette loi sont constitués de :


• La prise en considération de la protection et de la
mise en valeur de l’environnement dans toute
politique de développement socio-économique,
• La déclaration que la protection de l’environnement
est d’utilité publique et constitue une responsabilité
collective,
• L’instauration d’un équilibre entre les exigences du
développement socio-économique et celles de la
protection de l’environnement,
• La mise en application du principe pollueur-payeur.

La Loi n°11-03 introduit de nouvelles obligations


méconnues jusqu’alors par le droit marocain. C’est
ainsi qu’en matière d’urbanisme, par exemple, le
permis de construire et l’autorisation de bâtir doivent
prendre en compte l’impact sur l’enviro nnement.
Ils doivent être refusés si les travaux et opérations
envisagés sont de nature à représenter un danger pour
l’environnement, la sécurité, le bien-être et la santé des
populations. S’il s’agit d’une installation classée (régie
par le dahir du 25 août 1914 relatif aux établissements
classés), le permis de construire doit être accompagné
d’une autorisation, d’une déclaration ou d’une étude
d’impact sur l’environnement (7).
8
Pour la protection du sol et du sous-sol,
de la flore, de la faune et de la biodiversité, des
eaux continentales, de l’air, des ressources et des espaces
marins, des campagnes et des zones montagneuses, des
mesures législatives et réglementaires doivent, aux
termes de cette Loi n°11-03, être prises (par des lois
ou des textes réglementaires) en vue d’assurer leur
protection des diverses formes de pollution, de fixer les
conditions de leur exploitation et de préciser les
normes de leur contrôle.

Les personnes physiques ou morales exerçant des


activités de stockage, de transport ou d’utilisation
des hydrocarbures ou des substances n ocives et
dangereuses, ou exploitant des installations classées,
sont responsables des dommages corporels ou
matériels causés, liés à ces activités. Cette
responsabilité est engagée même en cas d’absence de
preuve de faute.

Par ailleurs, en cas de dégradation de l’environ-


nement, la remise en l’état incombe à l’exploitant de
l’activité qui en a été à l’origine, selon les modalités
fixées par l’administration. Si l’intéressé ne respecte
pas ces modalités, cette dernière peut exécuter les
travaux nécessaires aux frais du contrevenant.

Les contraventions aux dispositions de la Loi n°11-03


peuvent faire l’objet de transaction entre le contrevenant
et l’autorité compétente, en relation, s’il y a lieu, avec
l’autorité chargée de l’Environnement. Mais cette
transaction ne peut avoir lieu qu’après prononcé du
jugement définitif. Dans tous les cas, même si elle
9
Loi n°11-03 relative à la protection
et à la mise en valeur de l’environnement (suite)

aboutit, des poursuites devant les tribunaux pour


d’éventuelles réparations civiles dues aux victimes
demeurent possibles.

(6) - Promulguée par le dahir n°1-03-59 du 12 mai 2003, Bulletin


officiel n°5118 du 11 juin 2003.
(7) - Voir le chapitre 3 ci-après.

10
2 La protection des
ressources en eau :
la Loi n°10-95 sur l’eau
La protection des ressources en eau :
la Loi n°10-95 sur l’eau

Le Maroc est situé dans une zone aride à semi-aride.


Ses ressources en eau sont limitées et vulnérables à la
pollution. Les textes qui constituaient, jusqu'au milieu
des années 1990, la base légale pour réglementer
l'utilisation de ces ressources étaient dés uets, dépassés
et i nappropriés. I ls d ataient t ous d u d ébut d u X Xème
siècle. C'est pourquoi la Loi n° 10-95 sur l'eau (8) a é té
adoptée. Conçue pour permettre une gestion rationnelle et
intégrée des ressources en eau, cette loi constitue la pierre
angulaire de tout l’édifice législatif et réglementaire
relatif à l’eau.

Elle repose sur un certain nombre de principes de


base universellement admis.

Il s’agit :
• De la domanialité publique des eaux,
• De la réglementation des activités susceptibles de
polluer les ressources en eau,
• De la répartition rationnelle des ressources en eau
en période de sécheresse pour atténuer les effets de
la pénurie,
• Des principes utilisateur-payeur et pollueur-payeur,
• Du recours à des sanctions et à une police des eaux
pour réprimer tout acte susceptible d’entraîner la
dégradation des ressources en eau.

12
2-1 La planification de
l’utilisation de l’eau

Le principe de la domanialité publique de l’eau étant


posé, aucune utilisation de cette eau ne peut avoir lieu
si elle n’a pas été autorisée. Pour que cette autorisa-
tion soit délivrée, il faut que l’utilisation envisagée de
l’eau soit compatible avec les objectifs des documents
de planification institués par la Loi sur l’eau.

Ces documents sont constitués du Plan national de l’eau


(PNE), établi au niveau national par l e département
chargé de l’Eau, et des Plans directeurs d’aménagement
intégré des ressources en eau (PDAIRE), établis au
niveau des bassins hydrauliques par les a gences de
bassins hydrauliques (ABH). Chronologiquement, en
vertu de la loi sur l’eau, ce sont les PDAIRE qui
devraient être élaborés en premier puisque le PNE doit
être établi sur la base de leurs résultats et conclusions.

Le PNE et les PDAIRE sont établis, en concertation


avec les intervenants dans le secteur de l’eau, pour un
horizon de 20 ans et font l'objet de révisions au moins
tous les 5 ans. Ils sont approuvés par décret, après avis
du Conseil Supérieur de l’Eau et du Climat (CSEC).

Les autorisations et les concessions (9) d’utilisation de


l’eau (et du Domaine Public Hydraulique -DPH- en
général) sont délivrées par les ABH, établissements
publics dotés de la personnalité morale et de l’au-
tonomie financière qui ont pour missions d’évaluer, de
planifier et d e gérer les ressources en eau au niveau
du bassin hydraulique.
13
La protection des ressources en eau :
la Loi n°10-95 sur l’eau (suite)

Utilisations du DPH soumises à autorisation ou à


concession
Utilisations soumises Utilisations soumises
à autorisation à concession

1. Travaux de recherche et de captage 1. Aménagement et exploitation


d'eaux souterraines ou jaillissantes ; des sources minérales et
thermales ;
2. Travaux de captage et utilisation des
eaux de sources naturelles situées sur 2. Etablissement sur le DPH,
les propriétés privées ; pour une durée supérieure à
5 ans, d'ouvrages destinés
3. Etablissement, pour une période à la protection contre les
n'excédant pas une durée de 5 ans inondations ou à
renouvelable, d'ouvrages ayant pour l'accumulation et à la
but l'utilisation des eaux du DP H ; dérivation des eaux,
4. Prises d'eau établies sur les cours ainsi qu’à l'utilisation
d'eau ou canaux dérivés des oueds ; de ces eaux ;

5. Prélèvement d'eau de toute nature 3. Aménagement des lacs,


en vue de sa vente ou de son usage étangs et marais ;
thérapeutique ; 4. Prélèvements d'eau
6. Exploitation des bacs ou passages sur superficielle ou de source
les cours d'eau ; lorsque les débits prélevés
dépassent le seuil fixé par
7. Planifications ou cultures dans le DPH ; l’agence de bassin (10) ou
lorsqu'ils sont destinés à
8. Correction des cours d’eau (temporaires
un usage public.
ou permanents) par déviation, curage,
approfondissement, élargissement,
redressement ou régularisation ;
9. Saignées ou prises d’eau sur les ouvrages
publics, les cours d'eau et toute autre
partie du DPH ;
10. Réalisation d’excavations et extractions
de matériaux de construction, dans le
DPH ;
11. Utilisation des eaux usées ;
12. Déversements des eaux usées ;
13. Occupations temporaires du DPH.

14
A l’intérieur de la zone d’action de
l’agence du bassin hydraulique du Bou Regreg
et de la Chaouia, le creusement de puits, la réalisation
de forages et les prélèvements d’eau souterraine
sont également soumis à autorisation lorsque la pro-
fondeur ou le débit dépassent les seuils(11) suivants :
Seuils de
creusement de Seuils de prélèvement
Nom puits et de d’eau souterraine
de la nappe réalisation (m3/jour)
des forages

Nappe de Berrechid 20 m Usages domestiques : 2 ;


Approvisionnement en eau des
agglomérations : 40 ;
Irrigation : 10 ; Autres usages : 4.
Nappe 15 m Usages domestiques : 2 ;
de la Chaouia côtière Approvisionnement en eau des
agglomérations : 40 ;
Irrigation : 10 ; Autres usages : 4.
Nappe de Témara 15 m Usages domestiques : 2 ;
Approvisionnement en eau des
agglomérations : 40 ;
Irrigation : 10 ; Autres usages : 4.
Nappe des Shoul 20 m Usages domestiques : 2 ;
Approvisionnement en eau des
agglomérations : 40 ;
Irrigation : 10 ; Autres usages : 4.
Nappe de Tanoubart 10 m Usages domestiques : 2 ;
Approvisionnement en eau des
agglomérations : 40 ;
Irrigation : 10 ; Autres usages : 4.
A l’extérieur des nappes 40 m Tous usages : 20.
ci-dessus mentionnées

Les autorisa tions et les contrat s d e concessions


définissent les conditions d’utilisation du DPH, la
durée de cette utilisation, la redevance à payer à
l’agence du bassin,…

15
La protection des ressources en eau :
la Loi n°10-95 sur l’eau (suite)

2-2 La protection des ressources en eau

Les ressources en eau faisant l’objet de nombreuses


utilisations, elles sont constamment menacées soit de
pollution soit de surexploitation. Certaines ont même
atteint un degré de pollution tel que leur utilisation ne
peut se faire qu’après des traitements fort coûteux.
Les nappes d’eau souterraine ne sont pas en reste.
Elles connaissent à la fois une détérioration de leur
qualité et une surexploitation anarchique.

La protection des ressources en eau contre la


pollution

Pour assurer la protection des ressources en eau


contre la pollution, la Loi n°10-95 sur l'eau prévoit de
nombreuses dispositions au respect desquelles tant
l'Etat que les ABH doivent veiller. De leur côté, les
industriels sont tenus de s’y conformer.

Ces règles concernent :


• La soumission de tout déversement, écoulement,
rejet, dépôt direct ou indirect, susceptibles de
modifier les caractéristiques des ressources en eau
réceptrices à autorisation délivrée par l’ABH.
Cette autorisation doit fixer notamment le lieu de
déversement, la durée de l’autorisation (20 ans au
maximum), les m odalités de prélèvement des
échantillons, les quantités des grandeurs caractéris-
tiques de l’activité à déclarer, les valeurs limites des
rejets, les modalités de recouvrement de la redevance,...

16
• La fixation des normes de qualité des
eaux en fonction de leur utilisation par
arrêté ministériel. Actuellement, seules ont été
fixées (12) :
- la grille de qualité des eaux de surface,
- les normes de qualité des eaux destinées à l’irri-
gation,
- les normes de qualité des eaux superficielles
utilisées pour la production de l’eau potable,
- les normes de qualité des eaux piscicoles.

• La soumission de l’utilisation des eaux usées à


autorisation délivrée par l’ABH : la réglementation
relative à cet aspect interdit toute utilisation des
eaux usées à l’état brut.
Les utilisateurs des eaux usées peuvent bénéficier
du concours financier des agences de bassins.

• La fixation des valeurs limites de rejets, générales


et spécifiques : actuellement seules les valeurs
spécifiques à certaines industries sont fixées.
Il s’agit(13) :
- des rejets domestiques (annexe 4A),
- des rejets des industries de la pâte à papier, du
papier et du carton (annexe 4B),
- des rejets des industries du sucre (annexe 4C),
- des rejets des industries de ciment (annexe 4D),
- des rejets de la branche de galvanisation à chaud
relevant de l'activité du traitement de surface
(annexe 4E).

17
La protection des ressources en eau :
la Loi n°10-95 sur l’eau (suite)

La protection des ressources en eau contre le


gaspillage et la surexploitation

Pour préserver, sur le plan quantitatif, les ressources


en eau, plusieurs dispositions sont prévues par la Loi
sur l'eau. Elles se rapportent à des domaines aussi
divers que la recherche d’eau, la réglementation de
l’utilisation de l’eau ou l’établissement de périmètres
à l’intérieur desquels des conditions d’utilisation des
ressources en eau plus restrictives que celles prévues
par la loi elle-même peuvent être imposées par des
réglementations spéciales, locales et temporaires.

L'incitation à l'économie d'eau est une préoccupation


majeure de la Loi n°10-95 sur l’eau. Toute recherche
d’économie d’eau peut bénéficier du concours financier
des agences de bassins, quel que soi t l e secteur
usager.

Par ailleurs, la loi sur l’eau a mis en place une police


des eaux (assurée par les ABH) et prévu des sanctions
pour faire respecter ses dispositions. Ces sanctions
varient entre 200 et 5.000 dirhams d’amende et/ou
un mois à deux ans d’emprisonnement.

18
2-3 L’adoption du principe
préleveur payeur et pollueur payeur

La loi sur l’eau soumet toute utilisation de l’eau et


tout déversement autorisé d’eaux usées au paiement
de redevances dont les taux sont fixés par des arrêtés
interministériels.
Pour les prélèvements d’eau, ces taux varient en
fonction de l’utilisation qui en est faite :

Taux de redevances

Utilisation de l’eau Taux de redevances


applicables en 2011

Production de l’hydroélectricité 0,02 Dh par kWh

Irrigation 0,02 Dh par m 3

Alimentation en eau des populations 0,04 Dh par m 3

Alimentation en eau industrielle 0,02 Dh par m 3

Déversements d’eaux usées :


Domestiques 0,24 Dh par m 3 d’eau consommé(14)
Industrielles 0,15 Dh par unité de pollution (15)

19
La protection des ressources en eau :
la Loi n°10-95 sur l’eau (suite)

L’unité de pollution qui constitue l’assiette de la rede-


vance des déversements industriels (16) est définie par
la formule suivante :
N = 0,6 MO + 0,15 MES + 6,5 ML, dans laquelle
N = Nombre d'unités de pollution ;
MES = Quantité de matières en suspension,
exprimée en kilogrammes par an ;
ML = Somme des quantités exprimées en
kilogrammes par an des métaux lourds
suivants : Zinc, Chrome, Nickel, Cuivre,
Arsenic, Plomb, Cadmium et Mercure ;
MO = Quantité de matières oxydables,
exprimée en kilogrammes par an cal-
culée par la formule suivante :
MO = (2 DBO5 + DCO)/3 dans laquelle :
DBO5 = Demande biochimique en
oxygène durant cinq (5)
jours, exprimée en
kilogrammes par an ;
DCO = Demande chimique en
oxygène, exprimée en
kilogrammes par an.

Concernant les autres utilisations du DPH (occupa-


tions temporaires, extractions de matériaux,…), les
taux de redevances sont fixés par des délibérations
des Conseils d’administration des agences de bassins.

La redevance d’utilisation de l’eau est recouvrée par


l’agence de bassin auprès de toute personne physique

20
ou morale prélevant l’eau du DPH
(ONEP, Régies, industriels, particuliers…).

Quant à la redevance de déversement, elle est recouvrée


par l’ABH auprès du gestionnaire du service de
l’assainissement (ONEP, concessionnaires privés,
Régie,…) et de l’entité génératrice de l’eau usée indus-
trielle, lorsqu’elle n’est pas raccordée au réseau
d’assainissement public (unités industrielles,…).

Toutes les redevances d’utilisation du DPH sont


assimilées à des créances publiques et sont recouvrées
comme telles(17).

En matière d’aides financières, la Loi n°10-95 sur


l’eau n’en a précisé ni le type ni les modalités. Elles
peuvent donc être aussi variées que diverses. La loi
est très souple à cet égard. Elle a laissé le soin au
Conseil d’administration de chaque age nce de
déterminer les modalités de l’octroi de ces aides
financières ainsi que les travaux et opérations éligibles.
Il convient de signaler à cet effet le rôle que pourrait
jouer le Fonds de Dépollution industrielle (18)

(FODEP). Celui-ci, conçu avec l’aide de la coopération


allemande, permet de venir en aide aux entreprises
industrielles qui veulent moderniser leur appareil
productif pour réduire leurs impacts sur l’environ-
nement, notamment en réduisant la pollution rejetée
(voir l’annexe 8).

21
La protection des ressources en eau :
la Loi n°10-95 sur l’eau (suite)

2-4 Les structures institutionnelles créées


par la loi sur l’eau

Le secteur de l’eau est caractérisé par une multitude


d’intervenants, tels que les instances consultatives,
départements ministériels, établissements public,
collectivités locales ou associations. Pour instaurer les
organes de concertation et de coordination, la Loi
sur l’eau a, outre les agences de bassins, mis en place
le CSEC et les Commissions Préfectorales et
Provinciales de l’Eau (CPPE). La concertation au
niveau du bassin hydraulique du Bou Regreg et la
Chaouia se fait au sein du conseil d’administration de
l’ABH (de même nom), dans lequel la Chambre de
Commerce, d’Industrie et de Services de Mohammedia
est représentée.

Le CSEC est chargé par la Loi sur l’eau de formuler les


orientations générales de la politique nationale de
l’eau. Sa composition a été conçue par le législateur
de telle manière que tous les intervenants dans le
secteur de l’eau y soient représentés.
Aussi le secteur industriel y est-il représenté par les
présidents de la CGEM et de la Féd ération des
Chambres de Commerce, d’Industrie et de Services.
Quant aux CPPE, leur création vise à consolider le
rôle des collectivités locales dans la gestion des
ressources en eau.
Le secteur industriel y est représenté par le Président
de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de
Services.

22
(8) - Promulguée par le dahir n°1-95-157 du 16
août 1995 et publiée au bulletin officiel n°4325
du 20 septembre 1995.
(9) - Pour les procédures et les pièces constitutives des dossiers de
demande d’ autorisations et de concessions, se reporter
au site des dé partements chargés de l’Eau et de la
Modernisation des secteurs Publics :
http://www.water.gov.ma/index.cfm?gen=true&id=20&ID
_PAGE=157 et
http://www.service-public.ma/Templates/Procedures.
aspx?Origin= Rub&idRub =109&idSeg=1
(10) - Aucune agence de bassin n’a encore fixé à l’heure actuelle
de seuil soumettant ces prélèvements à concession.
(11) - Fixés pour la zone d’action de l’ABH du Bou Regreg et la
Chaouia par Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1554-02
du 17 octobre 2002, modifié par l’arrêté du Secrétaire
d’Etat auprès du Ministre de l’Energie, des Mines, de
l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de
l’Environnement n°2252-08 du 1 er décembre 2008.
(12) - Arrêtés n°1275-02, 1276-02 et 1277-02 du 17 octobre 2002
et 2027-03 du 5 novembre 2003.
(13) - Arrêtés n°1606-06, 1607-06 et 1608-06 du 25 juillet 2006,
n°1447-08 du 27 janvier 2009 et n°862-10 du 13 avril 2010.
(14) - Ce taux évoluera pour atteindre, en 2011 et au-delà, 0,24
Dh/m3 d’eau consommée.
(15) - Ce taux évoluera pour atteindre, en 2016 et au-delà, 0,70
Dh/unité de pollution.
(16) - Arrêté n°1180-06 du 12 juin 2006.
(17) - Loi n° 42-09 modifiant la loi n°10-95 sur l’eau.
(18) - http://www.environnement.gov.ma

23
3 La prise en compte de
l’environnement dans les
décisions d’investissement :
la Loi n°12-03 relative
aux études d’impact
sur l’environnement
Les exigences d’un développement
durable nécessitent une prise en compte
préalable des effets des projets d’investissement sur
l’environnement et la santé de l’homme. Les études
d’impact sur l’environnement (EIE) constituent à cet
égard des outils de première importance. Elles per-
mettent de prendre les mesures préventives à même
d’assurer l’intégration des préoccupations environ-
nementales dans le processus de développement
socio-économique.

Les EIE ont été instituées au Maroc par la Loi n°11-03


relative à la protection et à la mise en valeur de
l’environnement pour évaluer l'impact sur l'environ-
nement de tout projet susceptible de porter atteinte à
l'environnement. Mais c’est la Loi n°12-03 relative aux
études d’impact sur l’environnement(18) qui en a défini
le contenu et la procédure d’approbation.

La Loi n°12-03 vise à faire précéder la réalisation


de certains ouvrages d’une évaluation de leurs
conséquences sur l’environnement. Elle a donc pour
objet d’établir un lien entre la protection de l’environ-
nement et le processus de décision afin que les
critères d’environnement soient pris en compte dans
ce processus le plus tôt possible.

C’est ainsi qu’elle a assujetti à EIE tous les projets et


ouvrages qui sont susceptibles d’avoir un impact sur
l’environnement en raison de leur nature, de leur
dimension ou de leur incidence sur le milieu naturel.

25
La prise en compte de l’environnement
dans les décisions d’investissement (suite)

Sur le Plan institutionnel, cette loi instaure un comité


national et des comités régionaux d’EIE dont la
composition et le fonctionnement ont été définis par
le décret n°2-04-563 du 4 novembre 2008. Ces
comités sont chargés d'examiner les EIE et de donner
leur avis sur l'acceptabilité environnementale de tout
projet faisant partie de la nomenclature jointe en
annexe à la Loi n°12-03, constituée de cinq grandes
catégories de projets (voir l’annexe 6) :
• Les établissements classés de première catégorie,
• Les projets d’infrastructures,
• Les projets industriels,
• L’agriculture,
• L’aquaculture et la pisciculture.

Toute EIE doit comporter les éléments suivants :


• Le diagnostic global de l'état initial du site ;
• La description des composantes et caractéristiques
du projet ;
• L’évaluation des impacts du projet sur l’environ-
nement ;
• Les mesures prévues pour supprimer, atténuer ou
compenser les impacts ;
• Les mesures de valorisation et d'amélioration des
bienfaits du projet sur l'environnement ;
• Un programme de surveillance et de suivi du projet ;
• Une note de synthèse qui récapitule le contenu et les
conclusions de l’EIE ;
• Un résumé des principales données contenues dans
l’étude destiné au public.
Les autorisations relatives aux projets soumis à une EIE
sont subordonnées à l’obtention préalable d’une décision
26
d’acceptabilité environnementale. Cette
décision est délivrée par le Ministre chargé de
l’Environnement après avis du Comité national des EIE
lorsque le montant de l’investissement est supérieur à
200 millions de dirhams ou, dans le cas contraire, par le
Wali de Région après avis du Comité régional des EIE.
Ces avis, qui sont conformes, sont émis sur la base de
l’EIE et des conclusions de l’enquête publique dont les
frais sont à la charge du promoteur.

Procédure de délivrance de la décision d’acceptabilité


environnementale (d’après la Loi n°12-03 relative aux
EIE)
Demande d’autorisation
de réalisation d’un projet

Projet figurant dans la liste Non


annexée à la loi sur les EIE Pas d’EIE

Oui

Réalisation de l’EIE Réalisation


du projet

Nouvelle EIE Examen de l’EIE Enquête


si projet non par CN ou CR publique
réalisé dans
5 ans
Oui
Décision d’acceptabilité
environnementale

EIE : Etude d’impact sur l’environnement


CN : Comité national d’études d’impact sur l’environnement
CR : Comité régional d’études d’impact sur l’environnement

27
La prise en compte de l’environnement
dans les décisions d’investissement (suite)

Pour une mise en application de la Loi n°12-03 qui


incite à la préservation de l’environnement sans
hypothéquer le développement industriel, des éclair-
cissements et des précisions devront être apportés
par des textes d’application au sujet :

• Des modalités et de l’entité chargée de fixer les termes


de référence concernant les aspects et les exigences
devant être pris en compte dans l’évaluation de
l’EIE.

• Des projets soumis à EIE : à la lecture de la Loi


n°12-03, tous les projets énumérés dans son annexe
sont soumis, sans aucune exception, à EIE. En con-
séquence, la réalisation d’un petit réservoir destiné
à recueillir quelques dizaines de mètres cubes d’eau
de pluie se trouve soumise à une EIE, dont l’examen
revient certes au comité régional selon le décret
n°2-04-563 du 4 novembre 2008(20), mais reste néan-
moins soumise à toute la procédure d’enquête
publique.

• Des opérations d’entretien, de réparation et de


modernisation des projets qui n’ont pas été
évoquées par la Loi n°12-03.

• Du type d’autorisation : d’établissement classé,


d’occupations temporaire, de prélèvement d’eau, de
déversement,... dont le dossier doit contenir la
décision d’acceptabilité environnementale comme
pièce constitutive.

28
La constatation des infractions aux
dispositions de la Loi n°12-03 et à celles des
textes pris pour son application a été confiée aux
officiers de police judiciaire et aux agents assermentés
et commissionnés par l’administration et les collectivités
locales

Les procès-verbaux relatifs à ces infractions sont


transmis à l’autorité concernée par le projet et à celle
chargée de l’Environnement. C’est à cette dernière
qu’il appartient de mettre l’intéressé en demeure de
se conformer à la réglementation.

S’il n’obéit pas, elle adresse une copie du procès


verbal au Gouverneur et au président du Conseil
communal pour ordonner l’arr êt des travaux en
attendant le prononcé du jugement.

(19) - Promulguée par le dahir n°1-03-60 du 12 mai 2003 et


publiée au Bulletin officiel n°5118 du 19 juin 2003.
(20) - Ce décret a été publié au bulletin officiel n°5684 du 20
novembre 2008..

29
4 La préservation de
la qualité de l’air :
la Loi n°13-03
relative à la lutte contre
la pollution de l’air
La Loi n°13-03 relative à la lutte contre
la pollution de l’air (21) développe un cadre
général de lutte contre la pollution atmosphérique en
introduisant des mesures destinées à réglementer les
activités nocives pour la qualité de l’air. Elle vise
toutes les émissions des polluants atmosphériques,
quelle qu’en soit l’origine. Elle s’applique donc à toute
personne physique ou morale, de droit public ou
privé, possédant, détenant, utilisant ou exploitant des
immeubles, des installations minières, industrielles,
commerciales ou a gricoles, ou des installations
relatives à l'industrie artisanale ou des véhicules, des
engins à moteur, des appareils de combustion,
d'incinération des déchets, de chauffage ou de
réfrigération, à l’exception des installations relevant
des autorités militaires ou soumises à la Loi n°005-71
du 12 octobre 1971 relative à la protection contre les
rayonnements ionisants.

C’est à l’administration qu’il appartient de prendre,


en coordi nation avec les collectivités locales , le s
établissements publics, les organisations non gou-
vernementales et les divers organismes concernés, les
mesures nécessaires pour :
• Le contrôle de la pollution de l'air,
• La mise en place de réseaux de contrôle de la
qualité de l'air,
• La détection des sources de pollution fixes et
mobiles susceptibles de porter atteinte à la santé de
l'homme et à l'environnement.

31
La préservation de la qualité de l’air : la Loi n°13-03
relative à la lutte contre la pollution de l’air (suite)

La fixation des valeurs limites des émissions et des


normes de qualité de l’air figure parmi ces mesures :

1- Le décret n°2-09-631 du 6 juillet 2010 fixe les


valeurs limites de dégagement, d'émission ou de rejet
de polluants dans l'air émanant de sources de
pollution fixes et les modalités de leur contrôle (22)
.
Exprimées en débit massique , ces valeurs varient en
(23)

fonction des substances polluantes suivantes :


- Les poussières,
- Les substances inorganiques sous forme de
poussières,
- Les substances inorganiques sous forme de gaz
ou de vapeur,
- Les substances organiques sous forme de gaz, de
vapeur ou de particules,
- Les substances cancérigènes.
L’annexe 5A donne les valeurs limites d’émissions
générales qu’aucun dégagement, émission ou rejet
dans l'air de polluants provenant d'une installation
fixe ne peut dépasser. Ces valeurs sont indiquées par
l’article 4 du décret précité. Mais ces valeurs ne s’ap-
pliquent pas aux installations soumises à des valeurs
limites sectorielles fixées par arrêtés conjoints du
Ministre chargé de l'environnement et du Ministre
dont relève le secteur d'activité. Dans le cas de polluants
pour lesquels ni les valeurs limites générales ni les
valeurs limites sectorielles ne sont applicables, des
valeurs limites ayant un carac tère préventif sont
fixées par arrêté conjoint des Ministres chargés de la
santé, de l'environnement et du secteur d'activité concerné.

32
2- Les normes de qualité de l'air sont,
d’après le décret Fixant les normes de
qualité de l’air et les modalités de surveillance de
l’air(24), des valeurs limites qui ne doivent pas être
dépassées et qui fixent le niveau de concentration des
substances polluantes dans l'air pendant une période
déterminée.

Ces normes sont fixées pour les substances suivantes :


• Le dioxyde de soufre (SO2),
• Le dioxyde d’azote (NO2),
• Le monoxyde de carbone (CO),
• Les matières en suspension (MES),
• Le plomb dans les poussières(Pb),
• Le cadmium dans les poussières (Cd),
• L’ozone (O3).

L’annexe 5B donne les normes de qualité de l’air


d’après le décret précité.
Pour la surveillance de la qualité de l’air, des réseaux
des comités permanents de suivi et de surveillance de
la qualité de l'air institués sont mis en place dans les
chefs-lieux des régions. En outre, un comité national
de suivi et de surveillance de la qualité de l'air est
institué auprès du Ministre chargé de l'environ-
nement.

Pour assurer la qualité de l’air, la Loi n°13-03 prévoit


certaines dispositions(25) relatives notamment :
- A la prise en considération, pa r le s documents
d’aménagement du territoire et de l’urbanisme par
les responsables des lieux de travail et dans les

33
La préservation de la qualité de l’air : la Loi n°13-03
relative à la lutte contre la pollution de l’air (suite)

espaces publics clos et semi clos, des exigences de la


protection de l’air contre la pollution ;
- A l’engagement des propriétaires des installations à
prendre les précautions nécessaires pour empêcher
l’infiltration des polluants d’air dans les lieux de travail ;
- A la dotation des espaces publics clos et semis clos
de moyens suffisants d’aération.

En matière d’encouragement aux investissements


visant à prévenir la pollution de l’air, des incitations
financières et de s exonér ations fiscales peuvent
être instituées conformément aux conditions fixées
par les Lois de finances, au profit des appareils
et équipements destinés à la réalisation de tels
investissements.

Les infractions aux dispositions de la réglementation


de l’air peuvent être constatées par :
• Les officiers de police judiciaire,
• Les fonctionnaires et les agents commissionnés et
délégués à cet effet par l’administration,
• Les agents assermentés,
• Le corps de contrôleurs créé par l’administration
pour le suivi et la constatation des infractions au
niveau des sources fixes ou mobiles de la pollution
de l’air,
• Les groupes pluridisciplinaires créés par l’adminis-
tration en vue d’effectuer les missions de contrôle,
de détection et de constatation des infractions.

34
Ces personnes ont accès aux installa-
tions qui sont à l’origine des émissions non
conformes à la réglementat ion. Elles établis sent
des procès-verbaux qui font foi jusqu’à preuve du
contraire et qu’elles adr essent a ux juridictions
compétentes dans les 10 jours de leur établissement.

Lorsque l’administration constate qu’une activité ou


une installation représente un danger qui n’était pas
prévisible au moment de la déclaration ou de l’octroi
de l’autorisation, elle peut prescrire à l’intéressé les
mesures de nature à faire cesser le danger.

Si, malgré ces mesures, le danger persiste, l’adminis-


tration peut ordonner l’arrêt de l’activité ou de
l’exploitation.

Mais si ce danger résulte du non respect de la


réglementation, le propriétaire ou l’exploitant de
l’installation incriminée est mis en demeure de se
conformer à la réglementation.

S’il ne se soumet pas à cette mise en demeure,


l’administration peut soit exécuter aux frais du
contrevenant les travaux nécessaires pour écarter
le danger, soit suspendre totalement l’activité de
l’installation.

35
La préservation de la qualité de l’air : la Loi n°13-03
relative à la lutte contre la pollution de l’air (suite)

Sanctions applicables par nature d’infraction


Articles Infractions Sanctions
Ne pas informer les autorités d’une - 1.000 à 20.000 Dh
pollution accidentelle grave
16 Récidive - 40.000 Dh
- Possibilité d’emprisonne-
ment de 1 jour à 1 mois
Faire obstacle à l’exercice du - 100 à 10.000 Dh
contrôle par les personnes qui en
17 sont chargées
Récidive - 20.000 Dh
- Possibilité d’emprisonne-
ment de 1 jour à 1 mois
- Non respect des injonctions - 200 à 20.000 Dh
administratives,
- Refus de se conformer aux ins-
tructions administratives
18 - Entrave à l’exécution des mesures
administratives d’urgence,
- Fausses informations et déclarations.
Récidive - 40.000 Dh
- Possibilité d’emprisonne-
ment de 1 à 6 mois
Inexécution, dans les délais fixés - 2.000 à 200.000 DH
par les tribunaux, des travaux de - Exécution des travaux aux
19 réparation frais du contrevenant
- Interdiction d’utiliser les ins-
tallations à l’origine de la
pollution jusqu’à achèvement
des travaux de réparation.
Faire fonctionner une installation en - 2.000 à 200.000 Dh et empri-
violation d’une mesure d’interdic- sonnement de 1 mois à 1 an
tion prononcée par la justice
20 Récidive - 400.000 Dh et 2 ans
d’emprisonnement
- Possibilité de fermeture
définitive de l’installation
Faire fonctionner un véhicule, un - 100 à 1.400 Dh
engin, un appareil de combustion, - Possibilité de saisie de l’objet
21 d’incinération ou de conditionne- source de pollution.
ment frappé d’une interdiction
prononcée par l’administration.

36
Enfin, pour la mise en application de
certaines de ses dispositions, la Loi n°13-03
prévoit l’adoption de textes d’application.

Ces dispositions sont relatives :


1. Aux zones dans lesquelles sont prescrites les
normes de qualité et les quantités d’émission,
2. Aux modalités de prélèvement, de conservation et
d’analyse des échantillons d’eau, d’air et de déchets,
3. Aux modalités de surveillance et de lutte contre la
pollution de l’air,
4. A la liste, aux caractéristiques techniques et aux condi-
tions d’utilisation des engins à moteur et des appareils
de combustion, de chauffage, de réfrigération,
5. Aux normes de qualité de l’air et aux valeurs limites
des émissions(26),
6. Aux normes de réduction du mouvement de circu-
lation pour lutter contre les émissions excessives,
7. Aux normes et aux caractéristiques des carburants
et combustibles utilisés,
8. Aux cas et aux circonstances dans lesquels l’adminis-
tration peut prendre des mesures d’urgence pour
mettre fin à une pollution,
9. Aux délais dans lesquels les sources de pollution
antérieures à la publication de la Loi sur l’air
doivent se mettre en conformité avec ses disposi-
tions.

37
La préservation de la qualité de l’air : la Loi n°13-03
relative à la lutte contre la pollution de l’air (suite)

(21) - Promulguée par le dahir n°1-03-61 du 12 mai 2003 et


publiée au Bulletin officiel n°5118 du 19 juin 2003.
(22) - Publié au Bulletin officiel n°5862 du 5 août 2010.
(23) - Débit massique : masse de matière émise par unité de
temps.
(24) - Bulletin officiel n°5806 du 31 janvier 2010.
(25) - Ces dispositions n’ont pas besoin de textes d’application.
(26) - Fixées par les décrets n°2-09-631 du 6 juillet 2010 et
n°2-09-286 du 8 décembre 2009.

38
5 La prise en charge de
la gestion des déchets :
Loi n°28-00 relative
à la gestion des déchets
et leur élimination
La prise en charge de la gestion des déchets : Loi n° 28-00
relative à la gestion des déchets et leur élimination

La Loi n°28-00 relative à la gestion des déchets et à


leur élimination (27) a pour objectif d’instaurer une
gestion des déchets respectant la santé de la popula-
tion, et préservant l’environnement et les ressources
naturelles.

Elle réglemente toute les activités liées aux déchets,


quelle que soit leur origine, et vise :
• La prévention de la nocivité des déchets et la réduc-
tion de leur production,
• L'organisation de la collecte, du transport, du stockage,
du traitement des déchets et de leur élimination,
• La valorisation des déchets,
• L'information du public sur les effets nocifs des
déchets,
• La mise en place d'un système de contrôle et de
répression,
• La planification en matière de gestion et d'élimina-
tion des déchets.

5-1 Les plans de gestion et d'élimination des


déchets

Aux termes de la Loi n°28- 00, la planification


constitue un moyen de gestion des déchets soucieux
de la préservation de l’environnement. Elle conçoit
cette planification au niveau national, régional et
préfectoral ou provincial.

40
41
Elaboration des Plans de gestion et d’élimination des déchets
Niveau Plan Entité chargée de son élaboration Approbation Durée
National. Plan directeur national de la Administration en collaboration avec les Décret. 10 ans.
gestion des déchets dangereux(28). collectivités locales et les professionnels
concernés
Régional. Plan directeur régional de Conseil régional sous la responsabilité du Arrêté du Wali de la 10 ans.
gestion des déchets industriels, Wali et en concertation avec une commis- région après enquête
des déchets médicaux et sion consultative (représentants des publique et avis du
pharmaceutiques non dangereux Conseils préfectoraux et provinciaux, de Conseil régional.
et des déchets ultimes(29), l’administration et des organismes
agricoles et inertes(30). professionnels concernés).
Préfectoral Plan directeur Préfectoral ou A l’initiative et sous la responsabilité Arrêté du Wali ou du 5 ans.
ou Provincial des déchets ménagers du Gouverneur de la Préfecture ou de la Gouverneur, après
Provincial. et assimilés(31). Province en concertation avec une enquête publique et
commission consultative (représentants avis du Conseil
des communes, du Conseils préfectoral Préfectoral ou Provincial.
ou provincial, de l’administration et des
organismes professionnels concernés).
Communal Plan communal (ou Définir des opérations de précollecte, Arrêté du Gouverneur. 5 ans.
(ou inter intercommunal) de gestion des de collecte, de transport, de mise en
communal). déchets ménagers et assimilés. décharge, d’élimination, de traitement,
de valorisation et de tri.
La prise en charge de la gestion des déchets : Loi n° 28-00
relative à la gestion des déchets et leur élimination
(suite)

Le Plan directeur national de gestion des déchets


dangereux qui doit être établi dans un délai de 5 ans
après la publication de la loi n°28-00 a pour objet de
déterminer :
• Les objectifs à atteindre en matière de collecte et
d’élimination des déchets dangereux,
• Les sites de stockage et d’élimination, les mesures à
prendre en matière d’information et desensibilisation,
• Un programme d’investissement pour réaliser les
installations de traitement, de stockage, de recy-
clage et de valorisation.
Les modalités d’élaboration de ce Plan sont fixées par
le décret n°2-09-538 du 22 mars 2010 (32).

Quant au Plan directeur régional et au Plan directeur


Préfectoral ou Provincial, ils visent à déterminer :
• Les sites appropriés pour le stockage et l’élimination
des déchets,
• Une prévision sur 5 et 10 ans des quantités de
déchets à collecter et à éliminer,
• Un programme d’investissement pour la réalisation
des décharges contrôlées et des installations de traite-
ment, de stockage, de recyclage et de valorisation,
• Les mesures d’accompagnement en matière financière,
d’information, de communication,…
Les modalités d’élaboration du Plan directeur régional
et du Plan directeur préfectoral ou provincial sont
fixées respectivement par le décret n°2-09-538 du 22
mars 2010(33) et le décret n°2-09-285 du 6 juillet 2010(34).

Ces plans doivent être établis dans un délai de 5 ans


après la publication de la Loi n°28-00.

42
5-2 La gestion et l'élimination
des déchets

Les détenteurs et les producteurs de déchets sont


responsables de leur élimination et de la réduction de
leur nocivité.

La gestion des déchets ménagers et assimilés


Le service public communal de gestion des déchets
ménagers et assimilés comprend la collecte, le trans-
port, la mise en décharge, l’élimination, le traitement,
la valorisation, le tri, le nettoiement des voies, places
et endroits publics, le transport et l’élimination des
déchets de nettoiement.

C’est la Commune qui décide du mode de gestion (régie


directe, régie autonome,…) et fixe les modalités de
gestion (précollecte, collecte, transport,…).
Elle doit en outre mettre en place les installations de
tri, de traitement, d’élimination ou de valorisation
des déchets ménagers et assimilés dans un délai fixé
par un texte d’application.
Elle réglemente également les phases de précollecte
et de collecte. Elle peut fixer les modalités de collecte
sélective et imposer la séparation de certains déchets.
Quel que soit le mode de gestion des déchets
ménagers et assimilés adopté par la Commune, les
prestations rendues par le service public des déchets
ménagers et assimilés donnent lieu à perception
d’une redevance dont le taux est fixé par le Conseil
communal, conformément à l’article 69 de la Loi
n°78-00 portant Charte communale.

43
La prise en charge de la gestion des déchets : Loi n° 28-00
relative à la gestion des déchets et leur élimination
(suite)

La gestion des déchets inertes, des déchets agricoles,


des déchets ultimes et des déchets industriels non
dangereux
Les générateurs de ce type de déchet et les personnes
autorisées à les gérer doivent les déposer dans les
lieux et les installations désignés à cet effet par le Plan
directeur régional. Ces déchets peuvent être reçus
par le service communal chargé de la gestion des
déchets ménagers et assimilés en contre partie d’une
redevance sur les services rendus, dont le taux est
fixé par le Conseil communal conformément à
l’article 69 de la Loi n°78-00 portant Charte commu-
nale.

Les déchets agricoles et les déchets industriels non


dangereux peuvent, sur le vu d’un rapport technique,
être assimilés à des déchets ménagers.

Quant aux déchets inertes, ils peuvent, s’il n’existe


pas de techniques pour leur traitement, être utilisés
pour remblayer les carrières ou pour valoriser, traiter
ou éliminer les autres déchets, à l’exception des
déchets dangereux.

La gestion des déchets dangereux


Les déchets dangereux dont la liste est fixée par
le décret n°2-07-253 du 18 juillet 2008 portant
classification des déchets et fixant la liste des déchets
dangereux(35), ne peuvent être traités que dans des
installations spécialisées désignées par l’adminis-
tration et autorisées conformément au Plan directeur

44
national de gestion des déchets
dangereux. Leur collecte et leur transport
sont soumis à autorisation délivrée pour une période
de 5 ans renouvelable. Ils ne peuvent être enfouis,
rejetés, stockés ou déposés que dans les installations
réservées à cet effet.

Ils ne peuvent être mélangés aux autres déchets


sauf autorisation dérogatoire accordée par l’ad-
ministration selon les modalités fixées par voie
réglementaire.

La gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques


Ces déchets sont soumis à une gestion spécifique
en vue d’éviter toute atteinte à la santé de l’homme et
à l’environnement. Les modalités de cette gestion
sont fixées par le décret n°2-09-139 du 21 mai
2009 relatif à la gestion des déchets médicaux et
pharmaceutiques.

Ces déchets ne peuvent être rejetés, stockés, traités,


éliminés, incinérés en dehors des lieux désignés par
les plans régionaux. Leur collecte et leur transport
sont soumis à autorisation délivrée par l’administration
pour une période maximale de 5 ans renouvelable.

45
La prise en charge de la gestion des déchets : Loi n° 28-00
relative à la gestion des déchets et leur élimination
(suite)

Les décharges contrôlées


La Loi n°28-00 distingue 3 classes de décharges
contrôlées :

Conditions d’ouverture,
Classe Type de de transfert, Conditions
déchets de modification ou d’octroi des
de fermeture autorisations
d’une décharge

1 Déchets Déclaration auprès du


ménagers et Gouverneur de la préfecture
assimilés ou de la province concernée.

2 Déchets Autorisation délivrée - Enquête publique,


industriels, par l’autorité - Avis du Conseil commu-
médicaux et gouvernementale nal de la Commune
pharmaceuti- chargée de d’implantation,
ques, agrico- l’Environnement - Accord du Wali de la
les, déchets Région ou du
ultimes, Gouverneur de la
déchets Préfecture ou de la
inertes Province

3 Déchets Autorisation délivrée - Enquête publique,


dangereux par l’autorité - Avis du Conseil commu-
gouvernementale nal de la Commune
chargée de d’implantation,
l’Environnement - Accord du Wali de la
Région ou du
Gouverneur de la
Préfecture ou de la
Province

Les procédures administratives et les prescriptions


techniques relatives aux décharges contrôlées sont
fixées par le décret n°2-09-284 du 8 décembre
2009(36).

46
Les installations de traitement, de
valorisation, d’in-cinération, de stockage
et d’élimination des déchets.
Elles ne peuvent être ouvertes, transférées, fermées
ou modifiées qu’après déclaration pour les déchets
ménagers et assimilés et obtention d’autorisation
lorsqu’il s’agit de déchets dangereux, industriels,
médicaux et pharmaceutiques. Cette autorisation est
celle prévue par le dahir du 25 août 1914 portant
réglementant des établissements insalubres, incom-
modes ou dangereux. La demande d’autorisation doit
être accompagnée notamment d’une EIE et de la
décision d’acceptabilité environnementale prévue
par la Loi n°12-03 relative aux études d’impact sur
l’environnement.

5-3 Les mouvements transfrontières des


déchets

L’importation des déchets dangereux est interdite et


leur transit par le territoire national soumis à autori-
sation. Les déchets non dangereux peuvent être
importés pour être recyclés ou valorisés à condition
de figurer sur une liste fixée par voie réglementaire.
Cette importation est soumise à autorisation.

Les exportations de déchets sont subordonnées à


autorisation à condition que l’Etat intéressé donne
son aval et que les dits déchets fassent partie d’une
nomenclature fixée par voie réglementaire.

47
La prise en charge de la gestion des déchets : Loi n° 28-00
relative à la gestion des déchets et leur élimination
(suite)

Cependant, les exportations de déchets sont inter-


dites :
• Vers les Etats qui interdisent les importations de ces
déchets,
• Vers les Etats qui n’interdisent pas cette importa-
tion, en l’absence de leur accord,
• Vers les Etats non parties de la convention de Bâle
sur le contrôle des mouvements transfrontières des
déchets dangereux et de leur élimination.

Les modalités et les conditions d’octroi des autorisa-


tions d’importation et d’exportation seront fixées par
voie réglementaire.

5-4 Le contrôle

Le contrôle du respect des dispositions de la Loi


n°28-00 est confié aux officiers de police judiciaires et
aux fonctionnaires et agents commissionnés par
l’administration et les Communes et assermentés,
auxquels les exploitants des décharges contrôlées et
des installations d’incinération, de stockage ou
d’élimination et les transporteurs des déchets sont
tenus de fournir les informations nécessaires. Ils ont
libre accès aux décharges et aux i nstallations de
traitement, de valorisation, d’incinération, de stockage
ou d’élimination.

48
La constatation des infractions est faite
au moyen de procès-verbaux qui font foi
jusqu’à preuve du contraire. Ces procès-verbaux sont
mis à la disposition de l’administration qui peut
décider de mettre en demeure le contrevenant de
se conformer à la réglementation. Les sanctions
applicables varient en fonction de la gravité de
l’infraction. L es a mendes v arient e ntre 2 00 e t
2.000.000 de dirhams et l’emprisonnement peut
aller de 3 mois à 2 ans, étant entendu que les
deux peines peuvent, dans certains cas, être
cumulées. Elles sont portées au double en cas de
récidive intervenue dans les 6 mois qui ont suivi la
condamnation.

Par ailleurs, 20% du montant du produit d es


amendes prononcées pour infraction aux dispositions
de la Loi n°28-00 sont affectés au Fonds
national pour la protection et la mise en valeur
de l ’environnement i nstitué p ar l a L oi n °11-03
relative à la protection et la mise en valeur de l’envi-
ronnement.

49
La prise en charge de la gestion des déchets : Loi n° 28-00
relative à la gestion des déchets et leur élimination
(suite)

(27) - Promulguée par le dahir n°1-06-153


du 22 novembre 2006.
(28) - Déchet dangereux : toute forme de déchet qui, par sa nature
dangereuse, toxique, réactive, explosive, inflammable,
biologique ou bact érienne, constitue un dan ger pour
l'équilibre écologique.
(29) - Déchet ultime : tout résidu résultant de déchets traités ou
déchet non traité sel on les conditions techniques et
économiques actuelles.
(30) - Déchet inerte : tout déchet qui ne produit pas de réaction
physique ou chimique, provenant par exemple de l'exploita-
tion d’une carrière, d’une mine, de travaux de démolition,
de construction ou de rénovation et qui n’est pas constitué
ou contaminé par des substances dangereuses ou par
d'autres éléments générateurs de nuisances.
(31) - Déchet a ssimilé a ux d échets m énagers : t out d échet
provenant des activités économiques, commerciales ou
artisanales et qui par sa nature, sa composition et ses
caractéristiques, est similaire aux déchets ménagers.
(32) - Décret n°2-09-538 du 22 mars 2010 fixant les modalités
d'élaboration du plan directeur national de gestion des
déchets dangereux.
(33) - Décret n°2-09-683 du 6 juillet 2010 fixant les modalités
d'élaboration du plan directeur régional de gestion des
déchets industriels, médicaux et pharmaceutiques non
dangereux, des déchets ultimes, agricoles et inertes et la
procédure d'organisation de l'enquête publique afférente à
ce plan.
(34) - Décret n°2-09-285 du 6 juillet 2010 fixant les modalités
d'élaboration du plan directeur préfectoral ou provincial de
gestion des déchets ménagers et assimilés et la procédure
d'organisation de l'enquête publique afférente à ce plan.
(35) - Publié au bulletin officiel n°5654 du 7 août 2008.
(36) - Décret n°2-09-284 du 8 décembre 2009 fixant les procé-
dures administratives et les prescriptions techniques
relatives aux décharges contrôlées.

50
Annexes
Annexe 1

Annexe 1 :
La réglementation relative à l’utilisation des
sacs et sachets en plastique dégradable ou
biodégradable
Présentation de la Loi n°22-10 relative à l'utilisation des
sacs et sachets en plastique dégradable ou biodégradable

Publiée en juillet 2010 (37), cette loi fixe les conditions dans
lesquelles sont interdites la fabrication pour le marché local,
l’importation, la détention en vue de la vente, la mise en vente,
la vente ou la distribution à titre gratuit de ces sacs et sachets.
Sont exclus du champ d'application de cette loi, les sacs et
sachets en plastique à usage industriel, agricole et ceux
destinés à la collecte des déchets.

Cette loi s'inscrit dans le cadre d'un plan d'action intégré visant
à réglementer la fabrication et la vente des sacs en plastique à
travers la mise en place d'une norme d'application obligatoire
tendant à éliminer les sacs en plastique de couleur noire et ceux
ayant une épaisseur inférieure à 35 micromètres, une norme
entrée en vigueur depuis septembre 2009.

Ces sacs et sachets doivent porter leur composition, leurs car-


actéristiques techniques et leur destination finale, selon les
modalités qui seront fixées par voie réglementaire.

La recherche et la constatation des infractions à cette loi et aux


textes pris pour son application sont confiées aux officiers
de police judiciaire et aux agents désignés à cet effet par
l'administration ou les organismes compétents. Pour
s’acquitter de leurs missions, ces agents peuvent requérir
l'assistance des agents de l'autorité publique.

Les procès-verbaux établis par ces agents sont adressés à


l'administration qui peut mettre en demeure le contrevenant

52
de se conformer, dans un délai déterminé, aux
dispositions de la loi et de ses textes d'application.
Passé ce délai, si le contrevenant ne s'est pas conformé à ladite
mise en demeure, l'administration saisit le ministère public
compétent et, le cas échéant, engage des poursuites.

Les contrevenants aux dispositions de cette loi et des textes pris


pour son application sont passibles à d’une amende variant,
suivant la gravité de l’infraction, de 10.000 à 1.000.000 de
dirhams.

(37) - Promulguée par le dahir n°1-10-145 du 16 juillet 2010 et


publiée au Bulletin officiel n°5862 du 05 août 2010.

Annexe 2 :
La Commission des polychlorobiphényles (PCB)
Présentation du décret n° 2-08-243 du 17 mars 2010 instituant
la Commission des polychlorobiphényles (PCB).

Les polychlorobiphényles (PCB) sont des produits organiques


polychlorés ayant plusieurs applications notamment dans les
transformateurs et condensateurs, les huiles de coupe, les
lubrifiants, les plastifiants, les colles, les peintures, les encres
d’imprimerie,…

Les PCB se retrouvent dans l’air, l’eau et les sols. Ils se


transfèrent progressivement vers les plantes, vers les animaux
puis vers l’homme. Ils s’accumulent dans les tissus vivants en
raison de leur liposolubilité (fixation dans les organes riches en
lipides). Leur concentration augmente tout au long de la chaîne
alimentaire et ils représentent un danger pour la santé de
l’homme et l’environnement. En raison de ce danger, la
Convention de Stockholm, approuvée par le Maroc, sur les
polluants organiques persistants (POP) instaure un système
d’élimination graduel des PCB.

53
Annexe 2 - Annexe 3

Le Maroc a élaboré le décret n°2-08-243 du 17 mars 2010


instituant la Commission des PCB (38) comme l’un des moyens
de se conformer aux clauses de cette Convention.

Présidée par le Ministre chargé de l’Environnement, cette


Commission comprend les représentants des principaux
départements ministériels, établissements publics et conces-
sionnaires du service public de distribution de l'électricité. Son
secrétariat est assuré par la direction de la surveillance et de la
prévention des risques.

Elle peut créer des comités techniques auxquels elle confie les
travaux nécessaires à la réalisation de ses missions.

(38) - Publié au bulletin officiel n° 58-26 du 1 er avril 2010.

Annexe 3 :
Textes d’application (en vigueur) des lois
environnementales
Annexe 3 A : Liste de textes d ’application de la Loi
n°10-95 sur l’eau adoptés
Décrets :
1. Décret n°2-96-158 du 20 novembre 1996 relatif à la composition
et au fonctionnement du Conseil supérieur de l’eau et du climat.
2. Décret n°2-96-536 du 20 novembre 1996 relatif à l’agence
du bassin hydraulique de l’Oum-Er-Rbia modifié et com-
plété par les décrets n°2-03-487 du 24 janvier 2005 et n°2-
08-512 du 16 janvier 2009.
3. Décret n°2-97-178 du 24 octobre 1997 fixant la procédure
de déclaration pour la tenue à jour de l’inventaire des
ressources en eau.
4. Décret n°2-97-224 du 24 octobre 1997 fixant les conditions
d’accumulation artificielle des eaux.

54
5. Décret n°2-97-414 du 4 février 1998 relatif
aux modalités de fixation et de recouvrement de
la redevance pour utilisation de l’eau du domaine public
hydraulique.
6. Décret n°2-97-488 du 4 février 1998 relatif à la composition
et au fonctionnement des commissions Préfectorales et
Provinciales de l’eau.
7. Décret n°2-97-489 du 4 février 1998 relatif à la délimitation du
domaine public hydraulique à la correction des cours d’eau et à
l’extraction des matériaux.
8. Décret n°2-97-657 du 4 février 1998 relatif à la délimitation
des zones de protection et des périmètres de sauvegarde et
d’interdiction.
9. Décret n°2-97-787 du 4 février 1998 relatif aux normes de qua-
lité des eaux et à l’inventaire du degré de pollution des eaux.
10. Décret n°2-97-875 du 4 février 1998 relatif à l’utilisation
des eaux usées.
11. Décret n°2-00-474 du 14 novembre 2000 fixant la procé-
dure de reconnaissance de droits acquis sur le domaine
public hydraulique.
12. Décret n°2-00-475 du 14 novembre 2000 relatif à l'Agence du
bassin hydraulique de la Moulouya modifié et complété par les
décrets n°2-03-487 du 24 janvier 2005 et n°2-08-511 du 16
janvier 2009.
13. Décret n°2-00-476 du 14 novembre 2000 relatif à l'Agence
du bassin hydraulique du Loukkos modifié et complété par
les décrets n°2-03-487 du 24 janvier 2005 et n°2-08-513 du
16 janvier 2009.
14. Décret n°2-00-477 du 14 novembre 2000 relatif à l'Agence du
bassin hydraulique du Sebou modifié et complété par le décret
n°2-03-487 du 24 janvier 2005.
15. Décret n°2-00-478 du 14 novembre 2000 relatif à l'Agence du
bassin hydraulique du Bou Regreg et de la Chaouia, modifié
et complété par le décret n°2- 03-487 du 24 janvier 2005.
16. Décret n°2-00-479 du 14 novembre 2000 relatif à l’Agence
du bassin hydraulique du Tensift, modifié et complété par
le décret n°2-03-487.

55
Annexe 3

17. Décret n°2-00-480 du 14 novembre 2000 relatif à l’Agence


du bassin hydraulique du Souss-Massa, modifié et complété
par les décrets n°2-03-487 du 24 janvier 2005 et n°2-08-
510 du 16 janvier 2009.
18. Décret n°2-04-553 du 24 janvier 2005 relatif aux déverse-
ments, écoulements, rejets, dépôts directs ou indirects dans
les eaux superficielles ou souterraines.
19. Décret n°2-03-487 du 24 janvier 2005 relatif à la tutelle et
à la composition des Conseils d’administration des agences
de bassins hydrauliques de l’Oum Er-Rbia, de la Moulouya,
du Loukkos, du Sebou, du Bou Regreg et de la Chaouia, du
Tensift et du Souss Massa.
20. Décret n°2-05-1533 du 13 février 2006 relatif à l'assainisse-
ment autonome.
21. Décret n°2-05-1534 du 24 novembre 2005 relatif aux con-
ditions et modalités d'élaboration et de révision des Plans
directeurs d'aménagement intégré des ressources en eau
et du Plan national de l'eau.
22. Décret n°2-05-1326 du 25 juillet 2006 relatif aux eaux à
usage alimentaire.
23. Décret n°2-07-96 du 16 janvier 2009 fixant la procédure
d’octroi des autorisations et des concessions relatives au
domaine public hydraulique.
24. Décret n°2-08-508 du 16 janvier 2009 relatif à l’Agence du
bassin hydraulique de Sakia El Hamra et Oued Eddahab.
25. Décret n°2-08-509 du 16 janvier 2009 relatif à l’Agence du
bassin hydraulique du Guir-Ziz-Rhéris.

Arrêtés :
1. Arrêté conjoint du Ministre des Finances, du Commerce, de
l'Industrie et de l'Artisanat, du Ministre de l'Agriculture, de
l'Equipement et de l’Environnement et du Ministre du Transport
et de la Marine marchande, du Tourisme et de l'Energie et des
Mines n°520-98 du 12 mars 1998 relatif aux redevances d’utili-
sation de l’eau du domaine public hydraulique pour la produc-
tion de l’énergie hydroélectrique.

56
2. Arrêté conjoint du Ministre de l’Economie
et des Finances, du Ministre de l'Equipement et
du Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des
Pêches Maritimes n°548-98 du 21 août 1998 relatif aux rede-
vances d'utilisation de l'eau du domaine public hydraulique
pour l'irrigation.
3. Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1647-00 du 17 novem-
bre 2000 relatif à la fixation du seuil de prélèvement d'eau
dans la nappe souterraine à l'intérieur de la zone d'action de
l'Agence du bassin hydraulique de l'Oum Er-Rbia modifié par
l’arrêté du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Energie,
des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et
de l’Environnement, n°2245-08 du 1 er décembre 2008.
4. Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1648-00 du 17 novem-
bre 2000 relatif à la fixation du seuil de prélèvement d'eau
dans la nappe souterraine à l'extérieur des zones d'action des
agences de bassins hydrauliques. [Caduc depuis que tout le
territoire national est couvert par les agences de bassins].
5. Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1649-00 du 17 novem-
bre 2000 relatif à la fixation du seuil de creusement de puits
et de réalisation des forages à l'intérieur de la zone d'action
de l'Agence du bassin hydraulique de l'Oum Er-Rbia modifié
par l’arrêté du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de
l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargé de
l’Eau et de l’Environnement n°2247.08 du 1 er décembre 2008.
6. Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1650-00 du 17 novem-
bre 2000 relatif à la fixation du seuil de creusement de puits
et de réalisation des forages à l'extérieur des zones d'action
des agences de bassins hydrauliques. [Caduc depuis que tout
le territoire national est couvert par les agences de bassins].
7. Arrêtés conjoi nts portant approbation de l’inventaire des
biens du domaine privé de l’Etat transférés aux Agences de
Bassins Hydrauliques.
8. Arrêtés conjoints portant mise à la disposition des Agences
de Bassins Hydrauliques des biens du domaine public
hydraulique.

57
Annexe 3

9. Arrêté du Ministre de l’Equipement n°379 du 14 décembre


2001 fixant les conditions de mise à la disposition de l’agence
du bassin hydraulique de l’Oum Er-Rbia des biens du domaine
public hydraulique.
10. Arrête conjoint n°1443-02 du 10 octobre 2002 du Ministre
de l’Equipement et du Ministre de l’Aménagement du terri-
toire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement,
portant fixation des termes de référence de l’étude des
répercussions sur le domaine public hydraulique.
11. Arrêté conjoint du Ministre de l’Equipement et d u Ministre
chargé de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme, de
l’Habitat et de l'Environnement n°1275-02 du 17 octobre
2002 définissant la grille de qualité des eaux de surface.
12. Arrêté conjoint du Ministre de l’Equipement et du Ministre chargé
de l'Aménagement du Territoire, de l'Environnement, de
l'Urbanisme et de l’Habitat n°1276-01 du 17 octobre 2002 portant
fixation des normes de qualité des eaux destinées à l’irrigation.
13. Arrêté conjoint du Ministre de l’Equipement et du Ministre
chargé de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme, de
l’Habitat et de l'Environnement n°1277-01 portant fixation
des normes de qualité des eaux superficielles utilisées pour la
production de l’eau potable.
14. Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1551-02 du 17 octobre 2002
relatif à la fixation des seuils de creusement de puits, de réalisation
des forages et de prélèvement d’eau souterraine à l'intérieur de la
zone d'action de l'agence du bassin hydraulique du Loukkos, modi-
fié par l’arrêté du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Energie,
des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de
l’Environnement, n°2249-08 du 1er décembre 2008.
15. Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1552-02 du 17 octo-
bre 2002 relatif à la fixation des seuils de creusement de
puits, de réalisation des forages et de prélèvement d’eau
souterraine à l'intérieur de la zone d'action de l'Agence du
bassin hydraulique du Souss-Massa, modifié par l’arrêté du
Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Energie, des
Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de
l’Environnement, n°2250-08 du 1er décembre 2008.

58
16. Arrêté du Ministre de l'Equipement
n°1553-02 du 17 octobre 2002 relatif à la fixa-
tion du seuil de creusement de puits, de réalisation des for-
ages et de prélèvement d’eau souterraine à l'intérieur de la
zone d'action de l'Agence du bassin hydraulique de la
Moulouya, modifié par l’arrêté du Secrétaire d’Etat auprès
du Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de
l’Environnement, chargé de l’Eau et de l’Environnement,
n°2251-08 du 1 er décembre 2008.
17. Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1554-02 du 17 octo-
bre 2002 relatif à la fixation des seuils de creusement de
puits, de réalisation des forages et de prélèvement d’eau
souterraine à l'intérieur de la zone d'action de l'Agence du
bassin hydraulique du Bou Regreg et de la Chaouia, modifié
par l’arrêté du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de
l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargé de
l’Eau et de l’Environnement, n°2252-08 du 1 er décembre 2008.
18. Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1555 du 17 octobre
2002 relatif à la fixation de seuils de creusement de puits,
de réalisation des forages et de prélèvement d’eau souter-
raine à l'intérieur de la zone d'action de l'Agence du bassin
hydraulique du Sebou, modifié par l’arrêté du Secrétaire
d’Etat auprès du Ministre de l’Energie, des Mines, de
l’Eau et de l’Envi ronnement, ch argé de l’Eau et de
l’Environnement, n°2253-08 du 1 er décembre 2008.
19. Arrêté du Ministre de l'Equipement n°1556 du 17 octobre
2002 relatif à la fixation du seuil de creusement de puits, de
réalisation des forages et de prélèvement d’eau souterraine
à l'intérieur de la zone d'action de l'Agence du bassin
hydraulique du Tensift, modifié par l’arrêté du Secrétaire
d’Etat auprès du Ministre de l’Energie, des Mines, de
l’Eau et de l’Environnement, chargé de l’Eau et de
l’Environnement, n°2254-08 du 1 er décembre 2008.
20. Arrêté conjoint du Ministre chargé de l’Aménagement du ter-
ritoire, de l’eau et de l’environnement n°2027-03 du 5 novembre
2003 fixant les normes de q ualité des eaux piscicoles.

59
Annexe 3

21. Arrêté conjoint du Ministre de l’Intérieur, du Ministre des


Finances et de la Privatisation et du Ministre de
l’Aménagement du Territoire, de l’Eau et de l’Environnement
n°2283-03 du 24 décembr e 2003 relatif aux redevances
d’utilisation de l’eau du domaine public hydraulique pour
l’approvisionnement en eau des populations.
22. Arrête n°2-1104 de/spc du 08 mars 2005 portant organisa-
tion financière et comptable des agences des bassins
hydrauliques.
23. Arrêté conjoint du Ministre de l’Aménagement du
Territoire, de l’Eau et de l'Environnement, du Ministre des
Finances et de la Privatisation et du Ministre de l’Industrie,
du Commerce et de la Mise à niveau de l’Economie n°2565-
05 du 14 novembre 2005 relatif aux redevance d’utilisation
de l’eau du domaine public hydraulique pour l’approvision-
nement en eau industrielle.
24. Arrêté conjoint du Ministre de l'Intérieur, du Ministre
de l'Aménagement du Territoire, de l'Eau et de
l'Environnement, du Minis tre d es Finances et de la
Privatisation, du Ministre de l'Industrie, du Commerce et
de la Mise à niveau de l'économie, du Ministre de l'Energie
et des Mines et du Ministre du Tourisme, de l'Artisanat et
de l'Economie sociale n°1180-06 du 12 juin 2006 fixant les
taux de redevances applicables aux déversements des eaux
usées et définissant l'unité de pollution.
25. Arrêté conjoint du Ministre de l'Intérieur, du Ministre de
l'Aménagement du territoire, de l'Eau et de l'Environnement
et du Ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Mise à
niveau de l'économie n°1606-06 du 25 juillet 2006 portant
fixation des valeurs limites spécifiques de rejet des indus-
tries de la pâte à papier, du papier et du carton.
26. Arrêté conjoint du Ministre de l'Intérieur, du Ministre de
l'Aménagement du Territoire, de l'eau et de l'environnement
et d u M inistre d e l' Industrie, d u C ommerce e t d e l a M ise à
niveau de l'éc onomie n°1607-06 du 25 juillet 2006 portant
fixation des valeurs limites spécifiques de rejet domestique.

60
27. Arrêté conjoint du Ministre de l'Intérieur, du
Ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Eau
et de l 'Environnement et du Ministre de l'Industrie, du
Commerce et de la Mise à niveau de l'économie n°1608-06 du
25 juillet 2006 portant fixation des valeurs limites spécifiques
de rejet des industries du sucre.
28. Arrêté conjoint n°1447-08 du 27 janvier 2009 portant fixa-
tion des valeurs limites spécifiques des rejets des industries
des ciments.
29. Arrêté conjoint du Ministre de l'Intérieur, du Ministre de
l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies et
du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'énergie, des
mines, de l'eau et de l'environnement, chargé de l'eau et de
l'environnement n° 862-10 du 27 rabii II 1431 (13 avril
2010) fixant des valeurs limites spécifiques de rejet de la
branche de galvanisation à chaud relevant de l'activité du
traitement de surface.

Annexe 3 B : Liste de textes d’application de la Loi


n°12-03 relative aux études d’impact sur l’environ-
nement
1. Décret n°2-04-563 du 4 novembre 2008 relatif aux attribu-
tions et au fonctionnement du comité national et des comités
régionaux des études d'impact sur l'environnement.
2. Décret n°2-04-564 du 4 novemb re 2008 fixant les modalités
d'organisation et de déroulement de l'enquête publique relative
aux projets soumis aux études d'impact sur l'environnement.
3. Arrêté du secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de l’Energie,
des Mines, de l’Eau et de l’Environnement n°470-08 du 23
février 2009 portant délégation de signature, modifié par
l’arrêté n°939-10 du 11 mars 2010.
4. Circulaire conjointe du Ministre de l’Intérieur et du secré-
taire d’Etat auprès du Ministre de l’Energie, des Mines, de
l’Eau et de l’Environnement n°D 1998 du 17 mars 2009 pour
la mise en oeuvre des décrets d’application de la Loi n°12-03
relative aux études d’impact sur l’environnement (en arabe).

61
Annexe 3

Annexe 3 C : Textes d’application de la loi n°13-03


relative à la lutte contre la pollution de l'air
1. Décret n°2-09-286 du 20 hija 1430 (8 décembre 2009)
fixant les normes de qualité de l’air et les modalités de
surveillance de l’air.
2. Décret n°2-09-631 du 23 rejeb 1431 (6 juillet 2010) fixant
les valeurs limites de dégagement, d'émission ou de rejet
de polluants dans l'air émanant de sources de pollution fixes
et les modalités de leur contrôle.

Annexe 3 D : Liste de textes d’application de la


loi n°28-00 relative à la gestion des déchets et leur
élimination
1. Décret n°2-07-253 du 18 juillet 2008 portant classification
des déchets et fixant la liste des déchets dangereux.
2. Décret n°2-09-139 du 21 mai 2009 relatif à la gestion des
déchets médicaux et pharmaceutiques.
3. Décret n°2-09-284 du 20 hija 1430 (8 décembre 2009)
fixant les procédures administratives et les prescriptions
techniques relatives aux décharges contrôlées.
4. Décret n°2 -09 -538 du 5 rabii II 1431 (22 mars 2010) fixant
les modalités d'élaboration du plan directeur national de
gestion des déchets dangereux.
5. Décret n°2-09-285 du 23 rejeb 1431 (6 juillet 2010) fixant les
modalités d'élaboration du plan directeur préfectoral ou
provincial de gestion des déchets ménagers et assimilés et la procé-
dure d'organisation de l'enquête publique afférente à ce plan.
6. Décret n° 2-09-683 du 23 rejeb 1431 (6 juillet 2010) fixant
les modalités d'élaboration du plan directeur régional de
gestion des déchets industriels, médicaux et pharmaceu-
tiques non dangereux, des déchets ultimes, agricoles et inertes
et la procédure d'organisation de l'enquête publique afférente à
ce plan.
7. Décret n°2-08-243 du 30 rabii I 1431 (17 mars 2010) instituant
la Commission des polychlorobiphényles (PCB).

62
Annexe 4 :
Valeurs limites spécifiques de rejet des eaux
usées
Annexe 4 A : Valeurs limites spécifiques de rejet
domestique

Valeurs limites spécifiques de rejet applicables aux


déversements d'eaux usées des agglomération s
urbaines existants à la date de leur publication, le 17
août 2006 :

1- Valeurs applicables entre le 17 août 2012 et le 17


août 2016
Paramètres Valeurs limites spécifiques de rejet domestique

DBO5 mg O 2/l 300

DCO mg O 2/l 600

MES mg/l 250

2- Valeurs applicables à partir du 17 août 2016


Paramètres Valeurs limites spécifiques de rejet domestique

DBO5 mg O 2/l 120

DCO mg O 2/l 250

MES mg/l 150

MES = Matières en suspension.


DBO5 = Demande biochimique en oxygène durant cinq (5) jours.
DCO = Demande chimique en oxygène.
(Source : Arrêté conjoint n°1607-06 du 25 juillet 2006 portant fixation des
valeurs limites spécifiques de rejet domestique, Bulletin Officiel du jeudi 17
août 2006).

63
Annexe 4

Annexe 4 B : Valeurs limites spécifiques de rejet des


industries de la pâte à papier, du papier et du carton *

Paramètres Valeurs spécifiques de rejet


Industries de la pâte Industries du papier
à papier et carton
Débit 50 m3/t. de produit fini 40 m3/t. de produit fini
Température 30°C Ne pas dépasser de 10°C
la température du
milieu récepteur
PH 5,5 - 8,5 5,5 - 8,5
MES mg/l 200 400
DCO mg O 2/l 1000 900
DBO5 mg O 2/l 200 200
Sulfures libres 2
(S2-) mg/l
Arsenic (As) mg/l 0,1 0,1
Zinc total (Zn) 2 2
mg/l
Fer (Fe) mg/l 3 3
Aluminium (A1) 10
mg/l

MES = Matières en suspension.


DBO5 = Demande biochimique en oxygène durant cinq (5) jours.
DCO = Demande chimique en oxygène.
* Pour les déversements existants à la date de publication de ces valeurs (le
17 août 2006), celles-ci sont applicables à compter du 17 août 2011.
(Source : Arrêté conjoint n°1606-06 du 25 juillet 2006 portant fixation des
valeurs limites spécifiques de rejet des industries de la pâte à papier, du papier
et du carton, Bulletin Officiel du jeudi 17 août 2006).

64
Annexe 4 C : Valeurs limites
spécifiques de rejet des industries du sucre*
Paramètres Valeurs limites spécifiques de rejet
Débit 0,9 m3 par tonne de betterave et
0,7 m3 par tonne de canne
MES en mg/l 300
DBO5 en mg O 2/l 400

MES = Matières en suspension.


DBO5 = Demande biochimique en oxygène durant cinq (5) jours.
* Pour les déversements existants à la date de publication de ces valeurs (le
17 août 2006), celles-ci sont applicables à compter du 17 août 2011.
(Source : Arrêté conjoint n°1608-06 du 25 juillet 2006 portant fixation des
valeurs limites spécifiques de rejet des industries du sucre, Bulletin Officiel
du jeudi 17 août 2006).

Annexe 4 D : Valeurs limites spécifiques de rejet des


industries du ciment*

Paramètres Valeurs limites spécifiques de rejet


Ph 6-9
T° 30 ou accroissement inférieur à 5°C
DBO5(mgO2/l) 100
DCO (mg/l) 500
Total métaux lourds (Cd, Cr, Ni, Cu, 15
Zn, Pb, Co, Fe, Mn, Hg, As) (mg/l)
MES (mg/l) 100
Débit spécifique (m3/t ciment produit) 0,4

* Pour les déversements existants à la date de publication du présent arrêté


(16 avril 2009), ces valeurs limites spécifiques de rejet sont applicables à
compter du 17 août 2011.
(Source : Arrêté conjoint n°1447-08 du 27 janvier 2009 portant fixation des
valeurs limites spécifiques de rejet des industries de ciment, Bulletin Officiel
du jeudi 16 avril 2009).

65
Annexe 4

Annexe 4 E : Valeurs limites spécifiques de rejet


de la branche de galvanisation à chaud relevant de
l'activité du traitement de surface*
Paramètres Valeurs limites spécifiques de rejets

Débit 0,12 m3 d'eau/tonne de produit fini

Cuivre (Cu) 4 mg/l

Plomb (Pb) 1 mg/l

Cadmium (Cd) 1 mg/l

Nikel 5 mg/l

Zinc total 10 mg/l

Fer total 20 mg/l

Cr total 5 mg/l

DBO5 100 mg O2/l

DCO 500 mg O2/l

MES 50 mg/l

PH 6-9

T° 30 °c

* Pour les déversements existants à la date de publication de l’arrêté, ces


valeurs limites spécifiques de rejet sont applicables à compter du 17 août
2011.
(Source : Arrêté conjoint n°862-10 du 13 avril 2010 fixant des valeurs
limites spécifiques de rejet de la branche de galvanisation à chaud relevant
de l'activité du traitement de surface. Bulletin Officiel n°5836 du 6 mai
2010.)

66
Annexe 5 :
Valeurs limites d’émission et n ormes de
qualité de l’air
Annexe 5 A : Valeurs limites d’émissions générales
qu’aucun dégagement, émission ou rejet dans l'air de pol-
luants provenant d'une installation fixe ne peut dépasser*
(Source : Article 4 du décret n°2-09-631 du 6 juillet 2010 fixant les valeurs
limites de dégagement, d'émission ou de rejet de polluants dans l'air
émanant de sources de pollution fixes et les modalités de leur contrôle,
Bulletin Officiel n°5862 du 5 août 2010).

1- Poussières
• Pour un débit massique supérieur ou égal à 0,5 kg/h, les émis-
sions sous forme de poussières ne doivent pas dépasser au
total 50 mg/m 3.
• Pour les diverses substances contenues dans les poussières,
les valeurs limites prévues dans les paragraphes 2, 4 et 5 ci-
dessous sont appliquées.

2- Substances inorganiques essentiellement sous


forme de poussières
La concentration des émissions de ces substances dont la liste
est fixée au tableau n°1, ne doit pas dépasser :
• 0,2 mg/m3 pour un débit massique supérieur ou égal à 1 g/h -
Substances de la classe 1.
• 1 mg/ m 3 pour un débit massique supérieur ou égal à 5 g/h -
Substances de la classe 2.
• 5 mg/ m3 pour un débit massique supérieur ou égal à 25 g/h -
Substances de la classe 3.

Ces valeurs limites s'appliquent à la masse totale d'une substance


émise, y compris la part sous forme de gaz ou de vapeur conte-
nue dans les effluents gazeux.

67
Annexe 5

Si les effluents gazeux contiennent plusieurs substances de la


même classe, la valeur limite s'applique à la totalité de ces
substances.

3- Substances inorganiques essentiellemnt s ous


formse de gaz ou vapeur
La concentration des émissions de ces substances dont la liste
est fixée au tableau n°2, ne doit pas dépasser :
• 1 mg/m3 pour un débit massique supérieur ou égal à 10 g/h -
Substances de la classe 1.
• 5 mg/m 3 pour un débit massique supérieur ou égal à 50 g/h -
Substances de la classe 2.
• 30 mg/m3 pour un débit massique supérieur ou égal à 300
g/h - Substances de la classe 3.
• 500 mg/m3 pour un débit massique supérieur ou égal à 5000
g/h - Substances de la classe 4.

4- Substances organiques sous forme de gaz, de


vapeur ou de particules
La concentration des émissions de ces substances dont la liste
est fixée au tableau n°3, ne doit pas dépasser :
• 20 mg/m3 pour un débit massique supérieur ou égal à 0,1
kg/h - Substances de la classe 1.
• 100 mg/m3 pour un débit massique supérieur ou égal à 2 kg/
- Substances de la classe 2.
• 150 mg/m3 pour un débit massique supérieur ou égal à 3 kg/h
- Substances de la classe 3.

* Les délais de mise en conformité des installations existantes à la date de


publication du présent décret, aux valeurs limites d’émission sont fixées par
arrêté conjoint du Ministre chargé de l’environnement et des Ministres
concernés, compte tenu des spécificités de chaque secteur d’activité.

68
Tableau 1 :
Liste des substances inorganiques essentiellement
sous forme de poussières
Substances Exprimé en Classe
Antimoine et ses composés Sb 3
Chrome (1) et ses composés Cr 3
Cobalt (1) et ses composés Co 2
Cuivre et ses composés Cu 3
Cyanure (2) CN 3
Etain et ses composés Sn 3
Fluorure (2) si sous forme de poussière F 3
Manganèse et ses composés Mn 3
Mercure et ses composés Hg 1
Nickel (1) et ses composés Ni 2
Palladium et ses composés Pd 3
Platine et ses composés Pt 3
Plomb et ses composés Pb 3
Poussière de quartz pour autant qu’il Si O2 3
s’agisse de poussière cristalline fine
Rhodium et ses composés Rh 3
Sélénium et ses composés Se 2
Tellure et ses composés Te 2
Thallium et ses composés TI 1
Vanadium et ses composés V 3

(Source : Article 4 du décret n°2-09-631 du 6 juillet 2010 fixant les valeurs


limites de dégagement, d'émission ou de rejet de polluants dans l'air éma-
nant de sources de pollution fixes et les modalités de leur contrôle. Bulletin
Officiel n° 5862 du 5 août 2010).

(1) - Pour autant qu'il ne soit pas considéré comme un composé


cancérigène au sens du chiffre V.
(2) - Pour autant qu'il soit facilement soluble.

69
Annexe 5

Tableau 2 :
Liste des substances inorganiques essentiellement
sous forme de gaz ou vapeur
Substances Classe
Acide cyanhydrique 2
Ammoniac 3
Brome et ses composés sous forme de gaz ou de vapeur, 2
exprimés en acide bromhydrique
Chlore 2
Chlorure de cyanogène 1
Composés chlorés inorganique sous forme de ga
ou de vapeur, à l’exception du chlorure de cyanogène 3
et du phosgène, exprimés en acide chlorhydrique
Fluor et ses composés, sous forme de gaz ou de vapeur, 2
exprimés en acide fluorhydrique
Phosgène 1
Hydrogène arsénié 1
Hydrogène phosphoré 1
Hydrogène sulfuré 2
Oxydes de souffre (anhydride sulfureux et anhydride 4
sulfurique), exprimés en anhydride sulfureux
Oxydes d’azote (monoxyde d’azote et dioxyde d’azote), 4
exprimés en dioxyde d’azote

(Source : Article 4 du décret n°2-09-631 du 6 juillet 2010 fixant les valeurs


limites de dégagement, d'émission ou de rejet de polluants dans l'air éma-
nant de sources de pollution fixes et les modalités de leur contrôle. Bulletin
Officiel n° 5862 du 5 août 2010).

70
Tableau 3 :
Liste des substances inorganiques essentiellement
sous forme de poussières ou de particules
Classe
Substances Formule chimiques
Acétate d’ethyle C4 H8 O2 3
Acétate de butyle C6 H12 O2 3
Acétate de méthyle C3 H6 O2 2
Acétate de vinyle C4 H6 O2 2
Acetone C3 H6 O 3
Acide acétique C2 H4 O2 2
Acide acrylique C3 H4 O2 1
Acide chloracétique C2 H3 C1 O2 1
Acide formique CH2 O2 1
Acide propionique C3 H6 O2 2
Acroléine (v.2-Propénal)
Acrylate d’éthyle C5 H8 O2 1
Acrylate de méthyle C4 H6 O2 1
Alcanes, sauf méthane 3
Alcènes, sauf 1, 3-butadiène 3
Alcool diacétone
(v.4-Hydroxy-4-méthyl-1-pentanone)
Alcools furfurylique C5 H6 O2 2
Alcools aliphatiques
Alcoyles de plomb 1
Aldéhyde de acétique C2 H4 O 1
Aldéhyde butyrique 2
Aldéhyde propionique C3 H6 O 2
Alkylalcools 3
Anhydride maléique C4 H2 O3 1
Aniline C6 H7 N 1
Benzoate de méthyle C8 H8 O2 3
Biphényle C12 H10 1
Bois (v. poussière de bois)
2-Butanone C4 H8 O2 3
2-Butoxy-éthanol C6 H14 O2 2
Butylglycol (v. Butoxy-éthanol)
Butyraldéhyde (v. aldéhyde butyrique) C4 H8 O 2
Chloracétaldéhyde C2 H3 Cl O 1
2-Chloro- 1,3-Butadiène C4 H5 Cl 2
Chlorobenzène C6 H5 Cl 2
Chloréthane C2 H5 Cl 3
Chloroforme (v.trichlorométhane)
Chlorométhane CH3 Cl 1
2- Chloropropane C3 H7 Cl 2

71
Annexe 5

Tableau 3 : Liste des substances inorganiques essentiellement


sous forme de poussières ou de particules (suite)
Classe
Substances Formule chimiques
alpha- Chlorotoluène C7 H7 C1 1
2- Chloropène (v. 2-Chloro-1.3-
butadiène)
Chlorure d’éthyle (v. Chloréthane)
Chlorure de benzoyle
(v. alpha-Chlorotoluène)
Chlorure de méthyle
(v. Chlorométhane)
Chlorure de méthylène
(v. Dichlorométhane)
Crésols C7 H8 O 1
Cuméne (v. Isopropylbenzène)
Cyclohexanone C6 H10 O 2
1.1-Dichloréthane C2 H4 Cl2 2
1.2-Dichloréthane C2 H4 Cl2 1
1.1-Dichloréthylène C2 H4 Cl2 1
1.2-Dichloréthylène C2 H4 Cl2 3
Dichlorométhane CH2 Cl2 3
1.2-Dichlorobenzène C6 H4 Cl2 1
1.4-Dichlorobenzène C6 H4 Cl2 2
1.2 – Dichloréthylène C2 H2 Cl2 3
Dichlorométhane CH2 Cl2 3
1.2-Dichlorobenzène C6 H4 Cl2 1
1.4-Dichlorobenzène C6 H4 Cl2 2
Dichlorodifluorométhane C Cl2 F2 3
Dichlorophénols C6 H4 Cl2 O 1
Diéthanolamine
(v. 2.2- Iminodiéthanol)
Diéthylamine C4 H11 N 1
Diéthylèther C4 H10 O 3
Di- (2-éthylhexyl) – phtalate C24 H38 O4 2
Diisobutylcétone (v. 2.6 –
Diméthylheptane -4-one)
2.6-Diméthylheptane -4-one C7 H14 O 2
Diméthylamine C2 H7 N 1
N.N-Diméthylformamide C3 H7 NO 2
Dioctyphtalate (v. Di-(2-Ethylhexyl)-
phtalate)
1.4-Dioxane C4 H8 O2 1
Diphényle (v. Biphényle)

72
Tableau 3 : Liste des substances inorganiques
essentiellement sous forme de poussières ou de particules (suite)
Classe
Substances Formule chimiques
Disulfure de carbone CS2 2
Ester acétique (v. Acétate d’éthyle)
Ester butylacétique (v. Acétate de
butyle)
Ester éthylacétique (v. Acétate
d’éthyle)
Ester méthylacétique (v. Acétate
de méthyle)
Ester méthylacrylique (v. Acrylate
de méthyle)
Ester méthylméthacrylique
(v. Formiate de méthyle)
Ester méthylméthacrylique
(v. Méthacrylate de méthyle)
Ester vinylacétique (v. Acétate
de vinyle)
Ethanol (v. Alkylcools)
Ether dibutylique C8 H18 O 3
Ether diétylique (v. Diéthylèther)
Ether diisopropylique C6 H14 O 3
Ether diméthylique C2 H6 O 3
2- Ethoxyéthanol C4 H10 O2 2
Ethylamine C2 H7 N 1
Ethylénerglycol C2 H6 O2 3
Ethylèneglycolmonobutylèther
(v. 2-Butoxy – ethanol)
Ethylèneglycolmonoéthylèther
(v. 2- Etoxyéthanol)
Ethylèneglycolmonoéthylèther
(v. 2- Méthoxyéthanol)
Ethylglycol (v. 2- Etoxyèthanol)
Ethylmèthylcétone (v. 2-Butanone)
Formaldéhyde CH2 O 1
Formiate de méthyle C2 H4 O2 2
Furfural (v. 2- Furaldéhyde)
2- furaldéhyde C5 H4 O2 1
Glycol (v. Ethylèneglycol)
4- Hydroxy-4-méthyl-2-pentanone C2 H12 O2 3
2.2-Iminodiéthanol C4 H11 NO2 2
Isobutylméthylcétone
(v. 4-Méthyl-2-pentanone)
Isopropénylbenzène C9 H10 2
Isopropyllbenzène C9 H12 2
73
Annexe 5

Tableau 3 : Liste des substances inorganiques essentiellement


sous forme de poussières ou de particules (suite)
Classe
Substances Formule chimiques
Mercaptans (v. Thioalcools)
Méthanol (v. Alkylalcools)
2- Méthoxyèthanol C3 H8 O2 2
Méthylamine CH5 N 1
Méthylchloroforme
(v. 1,1,1,-Trichloréthane)
Méthylcyclohexanone C7 H12 O 2
Méthyléthylcétone (v. 2 - Butanone)
Méthylglycol (v.2 - Méthoxyéthanol)
Méthacrylate de méthyle C2 H8 O2 2
4- Méthyl-2-pentanone C6 H12 O 3
4- Méthyl-m- phénylènediisocyanate C9 H6 N2 O2 1
N- Méthyl-pyrrolidone C5 H9 NO 3
Naphatalène C10 H8 2
Nitrobenzène C6 H5 NO2 1
Nitrocrésols C7 H7 NO3 1
Nitrophénols C6 H5 NO3 1
Nitrotoluènes C7 H7 NO2 1
Perchloréthylène (v.
Tétrachloréthylène)
Phénol C6 H6 O 1
Pinène C10 H16 3
Poussière de bois 1
(sous forme respirable)
2- Propénal C3 H4 O 1
Propionaldéhyde
(v. Aldéhyde propionique)
Pyridine C5 H5 N
Styrène C8 H8 2
Sulfure de carbone
(v. Disulfure de carbone)
Tétrachloréthylène C2 Cl4 2
1,1,2,2, – Tétrachloréthane C2 H2 Cl4 1
Tétrachlorométhane C Cl4 1
Tétrachlorure de carbone
(v. Tétrachlorométhane)
Thioalcools 1
Thioéthers 1
1,1,1- Trichloréthane C2 H3 Cl3 2
1,1,2- Trichloréthane C2 H3 Cl3 1
Toluène C7 H8 2
o- Toluidine C7 H9 N 1

74
Tableau 3 : Liste des substances inorganiques
essentiellement sous forme de poussières ou de particules
(suite et fin)
Classe
Substances Formule chimiques
Toluylène-2,4- diisocyanate
(v. 4- Méthyl-m-phénylènediisocyanate)
Trichloroéthylène C2 H Cl3 2
Trichlorométhane CH Cl3 1
Trichlorofluorométhane C Cl3 F 3
Trichlorophénols C6 H3 O Cl3 1
Triéthylamine C6 H15 N 1
Triméthylbenzènes C9 H12 2
Xylènes C8 H10 2
2,4- Xylénol C8 H10 O 2
Xylénols, sauf 2,4-xylénol C8 H10 O 1

(Source Tableau 3 - pages 71 à 75 : Article 4 du décret n°2-09-631 du 6 juil-


let 2010 fixant les valeurs limites de dégagement, d'émission ou de rejet de
polluants dans l'air émanant de sources de pollution fixes et les modalités
de leur contrôle. Bulletin Officiel n°5862 du 5 août 2010).

75
Annexe 5

Tableau 4 : Liste des substances cancérigènes


Classe
Substances Formule chimiques
Acrylonitrile C3 H4 N 2
Amiante (Chrysotile, crocidolite, amosite, 1
anthophyllite, trémolite) en fibres
Arsenic et ses composés, à l’exeption As 2
de l’hydrigène arsénié
Benzène C6 H6 3
Benzo(a)pyrène C20 H12 1
Béryllium et ses composés Be 1
(sous forme respirable), exprimés en Be
1,3-Butadiène C4 H6 3
Cadmium et ses composés Cd 1
1-Chloro-2,3-époxypropane C3 H5 Cl O 3
Chlorure de vinyle C2 H3 Cl 3
Composés de chrome (VI)
(sous forme respirable) en tant que chro- Cr 1
mate de calcium, chromate de strontium
et chromate de zinc, exprimés en Cr
Composés de chrome (III), exprimés en Cr Cr 2
Cobalt (sous forme de poussières ou aéro-
sols respirables de cobalt métallique et de Co 1
ses sels peu solubles), exprimés en Co
Dibenzo (a,h) anthracène C22 H14 1
1,2-Dibromométhane C2 H4 Br2 3
3,3-Dichlorobenzidine C12 H10 N2 Cl 2 2
Epichlorhydrine (v.1-Chloro-2,3 époxy-
propane)
1,2-Epoxypropane C3 H6 O 3
Epoxyde d’éthylène C2 H2 O 3
Etylène-imine C2 H5 N 2
Hydrazine H4 N2 3
2-Naphthylamine C10 H9 N 1
Nickel (sous forme de poussières ou
aérosols respirables de nickel métallique,
sulfure de nickel et de minerais sulfurés, Ni 2
oxyde de nickel et carbonate de nickel,
tétracarbonyle de nickel), exprimés en Ni
Sulfate de diméthyle C12 H6 O4 S 2
Trioxyde d’arsenic et pentoxyde d’arsenic, aci-
des arsénieux et leurs sels, acidesarséniques et As 2
leur sels (sous forme respirable) exprimés en As
(Source : Article 4 du décret n°2-09-631 du 6 juillet 2010 fixant les valeurs limi-
tes de dégagement, d'émission ou de rejet de polluants dans l'air émanant d e
sources de pollution fixes et les modalités de leur contrôle. Bulletin Officiel
n° 5862 du 5 août 2010).
76
Annexe 5 B : Normes de qualité de l’air

Nature du seuil Valeurs


Polluants (Valeur limite) limites
Dioxyde de Pour la protection - 125 centile 99,2 des moyennes
souffre (SO2) de la santé journalières
μg/m3 Pour la protection - 20 moyenne annuelle
des écosystèmes
Dioxyde d’azote Pour la protection - 200 centile 98 des moyennes
(NO2) μg/m3 de la santé horaires
- 50 moyenne annuelle
Pour la protection - 30 moyenne annuelle
de la végétation
Monoxyde Pour la protection - 10 le maximum journalier de
carbone(CO) de la santé la moyenne glissante sur 8 h
mg/m3

Matières en Pour la protection - 50 centile 90,4 des moyennes


Suspension de la santé journalière ; MP 10.
μg/m3

Plomb (Pb) Pour la protection - 1 moyenne annuelle


μg/m3 de la santé

Cadmium (Cd) Pour la protection - 5 moyenne annuelle


ng/m3 de la santé

Ozone (O3) Pour la protection - 110 moyenne sur une plage


μg/m3 de la santé de 8h

Pour la protection - 65 moyenne journalière ne


de la végétation devant pas être dépassée plus
de 3 jours consécutifs

Benzène Pour la protection - 10 moyenne annuelle


(C6H6) μg/m3 de la santé

Décret n°2-09-286 du 8 décembre 2009 fixant les normes de qualité de


l'air et les modalités de surveillance de l'air. Bulletin Officiel n°5806 du 31
janvier 2010).

77
Annexe 6

Annexe 6 :
Projets soumis à l’étude d’impact sur l’envi-
ronnement
1 - Etablissements insalubres, incommodes ou dan-
gereux classés en première catégorie.
2 - Projets d'infrastructures
- Construction de routes (routes nationales et autoroutes);
- Voies ferrées ;
- Aéroports ;
- Aménagement de zones urbaines ;
- Aménagement de zones industrielles ;
- Ports de commerce et ports de plaisance ;
- Barrages ou toutes autres installations destinées à retenir et à stock-
er les eaux d'une manière permanente ;
- Complexes touristiques, notamment ceux situés au littoral, à
la montagne et en milieu rural ;
- Installations de stockage ou d'élimination de déchets quel que
soit leur nature et la méthode de leur élimination ;
- Stations d'épuration des eaux usées et ouvrages annexes ;
- Emissaires d'évacuation marins ;
- Transport de matières dangereuses ou toxiques.

3 - Projets industriels
3.1 - Industrie extractive :
- Mines ;
- Carrières de sable et gravier ;
- Cimenteries ;
- Industrie de plâtre ;
- Transformation du liège.

3.2 - Industrie de l'énergie :


- Installations destinées au stockage du gaz et tous produits

78
inflammables ;
- Raffineries de pétrole ;
- Grands travaux de transfert d'énergie ;
- Centrales thermiques et autres installations à combustion puis-
sance calorifique d'au moins 300 MW ;
- Centrales nucléaires ;
- Centrales hydroélectriques.

3.3 - Industrie chimique :


- Installations de fabrication de produits chimiques, de pesti-
cides, de produits pharmaceutiques, de peintures de vernis,
d'élastomères et peroxydes ;
- Lancement de nouveaux produits chimiques sur le marché ;
- Extraction, traitement et transformation d'amiante.

3.4 - Traitement des métaux :


- Usines sidérurgiques ;
- Traitement de surface et revêtement des métaux ;
- Chaudronnerie et appareils métalliques.

3.5 - Industrie des produits alimentaires :


- Conserverie de produits animal et végétal ;
- Fabrication de produits laitiers ;
- Brasserie ;
- Fabrication de confiseries et de boissons ;
- Usines de farine de poisson et d'huile de poisson ;
- Féculerie industrielle ;
- Sucreries et transformation de mélasses ;
- Minoteries et semouleries ;
- Huileries.

3.6 - Industrie textile, du cuir, du bois, du papier, de


carton et de poterie :
- Fabrication de pâte à papier, de papier et de carton ;
- Tanneries et mégisserie ;
- Production et traitement de cellulose ;
- Teinturerie de fibres ;
79
Annexe 6 - Annexe 7

- Fabrication de panneaux de fibres, de particules et de contre-


plaqués ;
- Industrie de textile et teintureries ;
- Poterie.

3.7 - Industrie de caoutchouc :


- Fabrication et traitement de produits à base d'élastomères.

4 - Agriculture
- Projets de remembrement rural ;
- Projets de reboisement d'une superficie supérieure à 100
hectares ;
- Projets d'affectation de terre inculte ou d'étendue semi-
naturelle à l'exploitation agricole intensive.

5 - Projets d'aquaculture et de pisciculture

Annexe 7 :
Liste des projets de décrets d’application des
lois environnementales examinés dans le guide
1. Projets de décrets d’application de la Loi n°10-95
sur l’eau
- Projet de décret définissant le terme « administration » ;
- Projet de décret relatif aux eaux naturelles d’intérêt médical,
aux eaux dites « de sources » et aux eaux dites de « table » ;
- Projet de décret relatif à la protection contre les inondations ;
- Projet de décret relatif à la déclaration de l’état de pénurie
d’eau ;
- Projet pris pour l’application de certaines dispositions de la
loi n°10-95 sur l’eau (Précision du terme « administration »).

80
2. Projets de décrets d’application de la
Loi n°13-03 relative à la lutte contre la
pollution de l’air
- Projet de décret fixant les valeurs limites des émissions pol-
luantes dans l’air émanant de sources de pollution mobiles ;
- Projet d’arrêté conjoint du Ministre de l’Intérieur, du
Ministre de la Santé et du Secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et
de l’Environnement fixant les conditions et les modalités de
calcul de l’indice de la qualité de l’air ;
- Projet d’arrêté conjoint du Ministre de l’intérieur, du Ministre
de la Santé et du Secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de
l’Environnement portant fixation des seuils d'information,
des seuils d'alerte et des mesures d'urgence pour l’améliora-
tion de la qualité de l’air.

3. Projets de décrets d’application de la Loi n°28-00


relative à la gestion des déchets et à leur élimination
- Projet fixant les normes et les prescriptions techniques appli-
cables aux installations d’incinération des déchets ;
- Projet de décret relatif à la gestion des déchets dangereux ;
- Projet de décret fixant les modalités et les conditions
d’octroi des autorisations de mouvements transfrontières des
déchets ;
- Projet d’arrêté conjoint portant les prescriptions techniques
concernant le stockage, la valorisation, le traitement et
l’élimination des déchets dangereux ;
- Projet d’arrêté conjoint du Ministre de la Santé et du
Secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement
relatif à l’organisation et au fonctionnement du système de
gestion interne des déchets médicaux et pharmaceutiques ;
- Projet d’arrêté conjoint du Ministre de l’Intérieur et du
Secrétaire d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement aux
critères d’élaboration du plan directeur préfectoral ou provin-
cial de gestion des déchets ménagers et assimilés.

81
Annexe 8

Annexe 8 :
Présentation du Fonds de Dépollution
Industrielle (FODEP)

Mis en place par le département chargé de l’Environne- ment, en


partenariat avec l'Agence Allemande de Coopération Financ ière
(KfW), le Fonds de Dépollution industrielle (FODEP) vise
l'encouragement des entreprises industrielles et artisanales à
réaliser des investissements de dépollution ou d'économie de
ressources et à introduire la dimension environne mentale
dans leurs activités pour se conformer à la réglementation
relative à la protection de l’Environnement.

Objectif du FODEP :
L'objectif du fonds est d'assurer le respect de l'environnement
et la mise à niveau des industries nationales en prévision de
la globalisation du marché international, par l'incitation à
l’investissement dans le domaine de la protection de l'environne-
ment. Le programme vise l'économie dans l'utilisation des res-
sources naturelles et la réduction des émissions industrielles
liquides, solides et gazeuses.

Entreprises bénéficiaires :
Toute entreprise industrielle ou artisanale causant des émis-
sions importantes de pollution de l'environnement et dont le
total bilan est inférieur à 400 millions de DH.

Projets éligibles :
Sont éligibles les projets intéressant les domaines suivants :
• Le traitement des eaux usées ;
• Le traitement des rejets gazeux ;
• Le traitement des déchets solides ;

82
• Les économies de ressources, notamment l'eau ;
• Le changement de procédé par l'utilisation d'une technologie
propre.

Coût des projets :


Le plafond du coût d'investissement par projet individuel par
entreprise est de 15 millions DH. Dans le cas d'un projet
commun pour plusieurs entreprises, le plafond est de 30
millions DH.

Financement des projets :


Le FODEP intervient dans le financement de projets de dépol-
lution à travers des subventions, jumelés à des crédits nourris
par les banques, de 20 % pour les projets intégrés au procédé
industriel qui visent en plus de la dépollution industrielle des
économies de ressources (eau, énergie, etc.), ou 40 % pour les
projets en aval du procédé industriel qui permettent de réduire
la pollution à travers la mise en place d'installations de traite-
ment ou d'élimination des rejets liquides et gazeux et des
déchets solides.

Ressources Projets en aval Projet intégré


Don du FODEP 40% 20%
Crédits bancaires 20% à 40% 20% à 60 %
Autofinancement 20 % au minimum 20 % au minimum

Procédure de financement :
• L'entreprise présente au Secrétariat d'Etat chargé de
l'Environnement (Cellule FODEP) une demande pour béné-
ficier du financement du FODEP, accompagné d'une étude
détaillée du projet conforme aux termes de référence établis
par ce Secrétariat qui se prononce sur l'éligibilité et notifie
son accord de principe à l'entreprise et à la CCG (Caisse
Centrale de Garantie).

83
Annexe 8

• L'entreprise présente le projet assorti de l'accord de principe


à une banque de son choix qui procède à l'évaluation finan-
cière et se prononce, dans un délai n'excédant pas 90 jours,
sur l'octroi du crédit. En cas d'acceptation par la banque, le
coût détaillé du programme d'investissement et son plan de
financement est communiqué au Secrétariat d'Etat chargé de
l'Environnement pour accord définitif.
• L'entreprise présente l'accord définitif à la banque qui
procède à l'appel des fonds du don auprès de la CCG.

Source : http://www.environnement.gov.ma

84
Lecture et mise à jour juridiques :
Mohamed Chaouni (Targa Conseils)

Suivi de l’élaboration
et des mises à jour :
Abdelaziz Mrani (GIZ)
Programme de Gestion
et de Protection de
l’Environnement -PGPE
Composante Mohammedia
B.P. 695, 20 800,
Mohammedia-gare / Maroc
Tél : + 212 (0) 523 30 37 91
Fax : + 212 (0) 523 30 47 32
E-Mail : pgpe-mohammedia@menara.ma