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TD N° SPECIAL :

1. Contexte économique et terminologie financière :

 Lewis S. Ranieri est un ancien trader en obligations, associé fondateur et


président actuel de Ranieri Partners, une société immobilière.
 La titrisation est une technique financière qui transforme des actifs peu
liquides, c’est-à-dire pour lesquels il n’y a pas véritablement de marché
tels que les crédits, en valeurs mobilières facilement négociables
comme des obligations.
 une créance hypothécaire titrisée, que l'on désigne souvent par
l'anglicisme mortgage-backed security (MBS), est un type de valeur
mobilière adossée à des actifs (asset-backed security). Sa valeur de
revente est garantie à la fois par un ensemble de portions d'hypothèques
et par les intérêts payés sur ces hypothèques. Les paiements sont
habituellement versés mensuellement pendant la durée de vie des actifs
qui servent de garantie. Cependant, tous les titres garantis par une
hypothèque ne sont pas nécessairement des MBS. Les obligations sur
résidences (mortgage revenue bonds), garanties par les hypothèques
qu'elles financent, ne sont pas des MBS mais des RMBS (Residential
Mortgage-backed security).
 Le swap ou contrat d'échange ou l'échange financier est un produit
dérivé financier. Il s'agit d'un contrat d'échange de flux financiers entre
deux parties, qui sont généralement des banques ou des institutions
financières.

 ABS : Un asset-backed security (ABS), en français titre adossé à des


actifs, ou encore « valeur mobilière adossée à des actifs », est une
valeur mobilière dont les flux sont basés sur ceux d'un actif ou d'un
portefeuille d'actifs. La titrisation est le principal vecteur de création de
ces actifs. Les flux peuvent par exemple être basés sur ceux d'un
portefeuille d'emprunts immobiliers, de paiements de cartes bancaires,
de créances commerciales.
 Une MBS, mortgage-backed security, est un titre financier garanti par
une ou plusieurs hypothèques. Ces titres sont émis par des
établissements financiers habilités et régulés. Il s'agit d'investissements
qui fonctionnent de manière un peu similaire aux bons du Trésor, aux
actions et aux fonds mutuels, avec parfois droit à des dividendes. La
différence, c'est que leur valeur est garantie par un agrégat représentant
parfois plusieurs centaines d'hypothèques. Ces hypothèques sont
vendues à une banque d'investissement, qui les titrise et les met sur le
marché. Il s'agit d'un produit dérivé, et les détenteurs sont payés selon
le rendement du paquet d'hypothèques.
 Un CDO (« Collateralized Debt Obligation ») est un produit dérivé de
crédit faisant référence à un portefeuille d’obligations, de prêts, de
créances, de titres adossés à des actifs ou même d’autres CDOs. Les
actifs et leurs revenus sont ainsi titrisés au sein d’un seul et unique
produit.
 Un CDS (credit default swap) est une sorte d’assurance par laquelle un
établissement financier se protège du risque de défaut de paiement d’un
crédit en payant une prime.

2. Acteurs et pratiques de titrisation :

 Trader est un terme anglais qui désigne une personne physique qui
anime un marché en réalisant des opérations d'achat et de vente.
Littéralement, le mot anglais "trade" peut se traduire en français par
le mot "commerce". Le trader est donc celui qui fait du commerce. Un
trader peut travailler avec un statut d'indépendant ou en tant que
salarié. Les missions qui incombent à un broker sont toutes dirigées
vers un seul et unique objectif : générer des profits pour ses clients
et, par conséquent, pour lui-même. Afin d'y parvenir, l'opérateur de
marché doit s'acquitter de plusieurs tâches : S'informer sur l'état du
marché, acheter et vendre afin de réaliser des bénéfices, conseiller
ses clients sur les achats et les ventes à réaliser, faire du profit.
 Le marché de titrisation est le marché où les titres acquis par les
investisseurs sont dits « adossés » au portefeuille d’actifs.
 En 2005 au centre de la finance mondiale, à Wall Street, un homme de
la Deutsche Bank, ex-neurochirurgien borgne atteint du syndrome
d’Asperger répondant au nom de Michael Burry (interprété par
Christian Bale, parfait), trouve l’anguille sous le rocher et prend le
risque, contre l’avis de tous, patron et investisseurs, de parier contre
ces taux d’emprunts qui paraissent trop beaux pour être vrais et donc
contre les banques qui les proposent, soit les plus grosses du
pays.Justement en langage financier, « parier contre » se dit « to
short ». D’où le titre, The Big Short.
 Une agence de notation financière est un établissement privé qui
évalue la capacité de remboursement des entreprises ou des États.
Pour cela, elle leur attribue une note qui renseigne les investisseurs
sur leur solvabilité comme emprunteurs. Sur les marchés financiers,
les investisseurs ont besoin de disposer d'informations avant
d'accorder leur confiance à un emprunteur. C'est là qu'interviennent
les agences de notation financière. Le sigle AAA ou également
prononcé triple A est la note maximale qu'une entreprise ou un pays
puisse obtenir au près des agences de notation. Il mesure la
solvabilité d'un État, d'une entreprise et leurs permet un taux d'intérêt
moins élevé lorsqu'ils vont se financer sur le marché qu'un acteur
économique moins bien noté. Généralement, deux notes sont
données par les agences de notation une sur les créances à court
terme pour le non-remboursement des dettes et une deuxième note
intervient pour le risque des créances à long-terme.
3. Essai de compréhension de la crise financière de 2007-2008 :

 La crise des subprimes est une crise financière qui a concerné le


secteur de l'immobilier et qui a touché l'économie mondiale à
partir de 2007. Les subprimes sont des crédits immobiliers à taux
variables pratiqués notamment aux États-Unis. Ces derniers
étaient jugés risqués mais rentables tant que le cours de
l'immobilier américain était en hausse rapide. De nombreux
ménages américains furent séduits par ces crédits à long terme
qui leur permettaient d'accéder à un logement assez aisément. Les
agences de notation ont fini par attribuer la meilleur note ("AAA")
à ces crédits ce qui a incité de nombreuses banques et
investisseurs à titriser ces créances créant un engouement pour
ces titres d'apparence très rentables. Néanmoins, lorsque les
ménages, ne pouvant plus faire face aux taux d'intérêts variables,
n'ont pas pu rembourser leurs crédits, c'est tout le système qui
s'est effondré provoquant la chute des titres.
 Les causes de la crise des subprimes : La politique incitative de la
FED, La déferlante de prêts plus ou moins sérieux, La vague
d’insolvabilité
 Les conséquences de cette crise : La crise a touché le marché
mondial des crédits alors que les primes de risque étaient en
hausse rapide et que la liquidité s’asséchait. Les saisies
d’hypothèques en forte augmentation et les problèmes liés aux
crédits dits “subprimes” sur le marché des hypothèques ont
largement été accusés de pratiquer des prêts permissifs, de
proposer de trop faibles taux d’intérêt, créant ainsi une bulle
immobilière. Les prêteurs et les investisseurs ont été accusés de
prendre des risques excessifs.
 On peut confirmer que Le système financier marocain n’a pas pâti
de la crise financière pour deux raisons essentielles. La première
a trait au cadre réglementaire et marqué par le strict respect des
règles prudentielles de Bâle II. La deuxième est liée à sa faible
intégration dans la finance mondiale. La part des actifs étrangers
dans le total des actifs des banques marocaines représente moins
de 4%1et la part des non-résidents dans la capitalisation
boursière, hors participations stratégiques, était inférieure à 1,8%
à fin 2007. La sphère réelle, quant à elle, a ressentie l’impact de la
récession que connaissent les principaux partenaires
économiques du Maroc, notamment la France et l’Espagne. Quatre
principaux domaines ont été directement impactés par la crise: les
échanges commerciaux, l’activité touristique, les transferts des
MRE et les flux de capitaux dont les IDE.

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