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Murs en maçonnerie

de terre cuite

détermination de l'isolation thermique


SOMMAIRE

1 Introduction 5

2 Obligations légales 6

2.1 Réglementation 6
2.2 Région flamande 6
2.2.1 Domaine d’application 6
2.2.2 Exigences 7
2.3 Région wallonne 9
2.4 Région de Bruxelles-Capitale 9

3 Grandeurs stationnaires et calcul 11

3.1 Résumé 11
3.2 Le coefficient de conductivité thermique λ 11
3.2.1 La notion 11
3.2.2 Le coefficient de conductivité thermique λ d’une maçonnerie 12
3.2.3 Le coefficient de conductivité thermique λ des matériaux isolants 14
3.2.4 Le coefficient de conductivité thermique λ des enduits 16
3.3 Le coefficient de transmission thermique U d’une paroi 17
3.3.1 Notion 17
3.3.2 Correction pour une mauvaise exécution de la pose
des matériaux isolants 19
3.3.3 Correction pour les crochets 19
3.4 Le niveau K d’isolation thermique globale d’un bâtiment 21
3.4.1 Le volume protégé, la surface de déperdition thermique
et la compacité volumique 21
3.4.2 Coefficient de transmission thermique ks moyen d’un immeuble 22

3.4.3 Calcul du niveau K d’isolation thermique globale d’un bâtiment 24


3.5 Détermination du coefficient de transmission thermique U 25
3.6 Exemple de calcul - détermination du coefficient de
transmission thermique U 27

4 Capacité thermique - inertie 30

5 L’impact de l’isolation thermique sur les problèmes


d’humidité 33

5.1 Qu’est-ce que la condensation? 33


5.2 Condensation en surface 33
5.2.1 Description 33
5.2.2 Solution 33
5.3 Condensation interne 35
5.3.1 Description 35
5.3.2 Solution 35

6 Détails 36

6.1 L’importance de l’étanchéité à l’air 36


6.2 La conséquence des ponts thermiques 36
6.3 Détails d’exécution 36
6.3.1 Raccord avec la fondation 37
6.3.2 Raccord avec une toiture en pente 37
6.3.3 Raccord avec une toiture plate 39
6.3.4 Baies et ouvertures 40

7 Tableaux 43

7.1 Valeurs λ 43
INTRODUCTION
1
La crise pétrolière des années 70 a engendré une véritable explosion du nombre d’études sur les mesures à

prendre en matière d’économie d’énergie, dont celles pour les bâtiments.

Des méthodes de calculs ont été développées afin de chiffrer la rétention calorifique des habitations en fonc-

tion des besoins énergétiques nets, de l’orientation du bâtiment, du gabarit, de la surface vitrée totale, des

gains énergétiques et du régime en hiver et en été.

Ces méthodes de calculs considéraient les trois formes de transmission de chaleur: la conduction par un maté-

riau (par exemple, un panneau isolant), la convection ou transfert de chaleur par déplacement d’air chaud et

froid, et le rayonnement de chaleur d’une paroi vers l’ambiance extérieure. Ces calculs étant très complexes et

fastidieux, une méthode de calcul simplifiée basée sur le comportement isolant en régime stationnaire des

divers éléments de construction (fenêtres, murs, toitures et sols) a été établie.

Il s’agit de la prNBN B 62-301 (2007): Performance de l’isolation thermique des bâtiments – Niveau de l’isola-

tion thermique globale d’un bâtiment (niveau K). Avec la prNBN B 62-002 (2007), celle-ci précise comment cal-

culer le coefficient de transmission thermique U d’une paroi et le niveau K global d’un bâtiment en tenant

compte de la compacité de l’immeuble et de la présence de ponts thermiques.

Pour la simplicité du calcul, on a donc pris pour hypothèse que le comportement isolant des éléments de cons-

truction était stationnaire. Les échanges thermiques intérieur/extérieur ne sont pourtant pas stationnaires mais

bien des données dynamiques. En ayant fait ce choix dans un souci de simplification du calcul, les qualités ther-

miques d’une maçonnerie massive de briques – qui peut accumuler et restituer la chaleur – ne transparaissent

pas à leur juste valeur.

Ces dernières années, l’attention s’est très souvent portée, au niveau mondial, sur la question de l’énergie, ce

qui a conduit aux accords internationaux de Kyoto. En Europe, la directive «performance énergétique des bâti-

ments» (Directive 2002/91/EG du Parlement européen et le conseil du 16 décembre 2002) a été adoptée. Cette

Directive européenne devait être convertie en législation nationale au plus tard le 4 janvier 2006, trois ans

après la date de publication dans le Journal Officiel de la Communauté Européenne. Pour la Belgique, ceci

signifie une conversion dans les trois différentes Régions, étant donné que la gestion énergétique est une

matière régionale.

octobre 2007 5
OBLIGATIONS LEGALES

2.1 Réglementation
2
La Directive du 16 décembre 2002 prévoit des exigences qui concernent:

– le cadre général d’une méthode de calcul de la performance énergétique intégrée des bâtiments,

qui tient compte e.a de l’orientation du bâtiment, de la ventilation, de l’installation de lumière

incorporée,...

– l’application, aux bâtiments neufs, d’exigences minimales en matière de performance énergétique

– l’application d’exigences minimales en matière de performance énergétique aux bâtiments exis-

tants de grande taille lorsque ces derniers font l’objet de travaux de rénovation importants

– la certification de la performance énergétique des bâtiments

– l’inspection régulière des chaudières et des systèmes de climatisation dans les bâtiments ainsi que

l’évaluation de l’installation de chauffage lorsqu’elle comporte des chaudières de plus de 15 ans.1

En dehors des exigences posées en matière de niveau d’isolation thermique globale, appelé niveau K,

d’autres exigences sont également posées en matière de niveau de performance énergétique globale,

le fort discuté niveau E. Ce niveau E octroie une valeur à la consommation énergétique d’une habita-

tion, valeur qui permet de comparer différentes habitations entre elles en matière de performance

énergétique. Plus ce niveau E est bas, plus la consommation énergétique de l’habitation est basse.

En Belgique, les trois Régions sont compétentes en matière de performance énergétique des bâti-

ments. L’implémentation de cette Directive européenne s’effectue donc au niveau régional.

En Flandre, l’approbation et la publication du décret PEB du 22 décembre 2006 complètent le cadre

réglementant la performance énergétique.2 En Région wallonne et en Région de Bruxelles-Capitale,

un décret (18/04/07) et une ordonnance (01/06/07) sont élaborées, mais les exigences d’application

sont encore en préparation.

2.2 Région flamande


2.2.1. Domaine d’application

En cas de nouvelle construction, de reconstruction ou démantèlement, le bâtiment entier doit satis-

faire aux exigences PEB.

Pour une reconstruction partielle ou une extension, les exigences ne sont d’application que sur la

nouvelle partie.

1. CSTC Publications : CSTC-Contact n°7 (3-2005)


2. PEB-circulaire N°2007/01 (avril)-An.1

6
2
Il n’y a pas d’exigences PEB pour:

– la rénovation ou la transformation (sans reconstruction ou extension) d’un monument classé

– la rénovation ou la transformation (sans reconstruction ou extension) d’un bâtiment existant fai-

sant partie d’un paysage, d’une ville ou d’un village classé.

2.2.2. Exigences
Les exigences valables pour la Région flamande sont données dans le tableau 1, repris du site

www.energiesparen.be du Gouvernement flamand.3

Exigences PEB Destination


(exigences en matière de performance énergétique et de climat intérieur)
Habiter Le bureau et l'école Autre destination L'industrie
Nature du travail spécifique

Nouvelle construction
K45 maximal (bâtiment) K45 maximal (bâtiment) K45 maximal (bâtiment) K55 maximal (bâtiment)
Reconstruction Isolation thermique et valeurs U maximales et valeurs U maximales et valeurs U maximales et valeurs U maximales
Démantèlement ou valeurs R minimales ou valeurs R minimales ou valeurs R minimales ou valeurs R minimales
Reconstruction partielle avec un VP
supérieur à 800m3* Performance E100 maximal (espace E100 maximal
énergétique habitable) (unité de destination)
Reconstruction partielle avec au moins
un espace habitable* Equipements minimaux
Extension avec un VP supérieur à 800m3* de ventilation et Equipements minimaux Equipements minimaux Equipements minimaux
Climat intérieur limitation du risque du
Extension avec au moins un espace habitable de ventilation de ventilation de ventilation
surchauffe (espace
* les exigences PEB ne sont d'application que sur la partie nouvellement construite habitable)

Reconstruction partielle avec un VP inférieur ou Isolation thermique Valeurs U maximales ou valeurs R minimales (pour nouvelles parties)
égal à 800m3 et sans espaces habitables
Performance énergétique
Extension avec un VP inférieur ou égal à 800m3
et sans espaces habitables Climat intérieur Equipements minimaux (pour nouvelles parties)

Isolation thermique Valeurs U maximales ou valeurs R minimales (pour des parties transformées et des nouvelles parties)

Transformation Performance énergétique

Climat intérieur Ventilation: ouvertures d'amenée minimales(en cas de remplacement des fenêtres)

Isolation thermique K65 maximal (bâtiment ou partie de bâtiment qui subit un changement d’affectation)
Changement d’affectation avec Performance énergétique
un VP supérieur à 800m3
Climat intérieur Equipements minimaux de ventilation (bâtiment ou partie de bâtiment qui subit un changement d’affectation)

Tableau 1: Aperçu des exigences en matière de performance énergétique et de climat intérieur pour

la Région flamande

Outre la performance énergétique, des exigences sont également posées en matière de climat inté-

rieur des bâtiments. Désormais, des exigences sont imposées en matière de ventilation et de climat

intérieur d’une habitation. Le système de ventilation doit satisfaire à la norme NBN D50-001. En

outre, le risque de surchauffe doit aussi être limité. Les valeurs U individuelles calculées selon la

norme prNBN B62-002 ne peuvent pas dépasser les valeurs reprises dans le tableau 2:

3. www.energiesparen.be

7
2
Eléments de construction Umax Rmin
(W/m2K) (m2K/W)

(1)
Fenêtres 2.5 en 1
Ug,max=1.6 (2)

Mur extérieur 0.6 2

Murs en contact avec le sol 1.0 (3) 3

Mur mitoyen 1 4

Toitures et plafonds 0,4 5

Planchers sur sol, au-dessus d’un vide sanitaire 0.4 (4) of 1.0 6
ou d’une cave hors volume protégé, sols de cave enterrés

Plancher en contact avec l’environnement extérieur 0.6 7

Portes (y compris encadrement) 2.9 (5) 8

Plancher entre deux volumes protégés 1 9

Tableau 2: Valeurs U maximales pour les éléments de bâtiment. 4

(1)(2) La valeur U maximale pour la fenêtre dans sa totalité - la combinaison du verre, du profilé de la fenêtre,

de grilles éventuelles de ventilation - atteint 2.5 W/m2K. En outre, l’usage de verre isolant amélioré est obliga-

toire. La valeur U centrale de la surface du verre doit être inférieure ou égale à 1.6 W/m2K. Cette valeur U cen-

trale maximale est également d’application pour les murs rideaux.

(3) Pour des constructions de séparation opaques (murs, planchers ou constructions de séparation en pente) en

contact avec le sol, un vide sanitaire ou une cave non chauffée, la valeur R est calculée. La valeur R totale est

calculée à partir de la surface intérieure de la construction de séparation jusqu’à la surface de contact avec le

sol, le vide sanitaire ou la cave non chauffée. Le minimum imposé est 1.0 m2K/W.

(4) Pour ces constructions de séparation, la valeur U ou la valeur R sont calculées selon la Norme Européenne

EN ISO 13370.

(5) La valeur U maximale pour les portes vaut pour des projets de construction pour lesquels une demande de

permis urbanistique est introduite au 1er janvier 2007 ou par après.

4. www.energiesparen.be

8
2
5

1
VOLUME PROTEGE
2

4
9 7

8 3

Les exigences relatives aux valeurs U maximales, reprises dans le tableau 2, sont valables pour les nouvel-

les constructions et dans certains cas, en cas de transformation. En cas de transformation, ces exigences

ne sont valables que si la nouvelle partie construite ajoutée a un volume protégé plus petit ou égal à

800 m3 et si cette extension ne comprend pas d’unités habitables en plus.

2.3 Région wallonne

La Directive européenne du 16 décembre 2002 est convertie en législation régionale par le décret du 18

avril 2007. Les exigences imposées pour le niveau K et le niveau E sont fixées dans l’Arrêté qui sera sans

doute finalisé dans le courant de 2008.

2.4 Région de Bruxelles-Capitale

La Directive européenne du 16 décembre 2002 est convertie en législation régionale par l’ordonnance

du 1er juin 2007. Tout comme en Région wallonne, les exigences imposées ne sont pas encore finalisées,

mais sont attendues dans le courant de 2008.

9
2

10
Grandeurs stationnaires et calcul

3.1 Résumé
3
Lors du calcul obligatoire du niveau d’isolation thermique K global, il est fait usage de la norme

prNBN B 62-301. Celle-ci est définie pour une situation stationnaire, ce qui signifie que la tempéra-

ture de l’environnement extérieur et la température de l’environnement intérieur ne changent pas

au cours du temps.

Ainsi, le calcul de la résistance thermique d’une paroi se voit fortement simplifié, le niveau d’isola-

tion thermique globale K est assez facilement déterminé.

D’abord, on lit le coefficient de conductivité thermique λ dans une série de tableaux pour l’ensem-

ble des matériaux de chaque paroi. Ces données sont rassemblées afin de déterminer la résistance

thermique d’une paroi dans sa globalité.

Une fois cela fait pour toutes les parois extérieures du bâtiment, le niveau K d’isolation thermique

globale du bâtiment peut être déterminé et doit répondre aux exigences imposées.

3.2 Le coefficient de conductivité thermique λ


3.2.1 La notion

Le coefficient de conductivité thermique λ d’un matériau est la quantité de chaleur traversant le

matériau dans un état stationnaire, par unité de surface, de temps et de gradient thermique dans

ce matériau; l’unité est le W/m.K.

λUe est la valeur de calcul pour la conductivité thermique d’un matériau composant une paroi exté-

rieure (ex. brique de parement), qui peut être rendue humide par la pluie, par une condensation

interne persistante en surface ou par humidité ascensionnelle. Concerne également les matériaux

incorporés d’une manière étanche à la vapeur et susceptibles de contenir de l’humidité.

λUi est la valeur de calcul pour la conductivité thermique d’un matériau composant une paroi exté-

rieure, protégée de l’humidité et de la condensation, et pour une paroi intérieure.

11
3.2.2 Le coefficient de conductivité thermique λ d’une maçonnerie
3
La valeur λU d’un mur de maçonnerie (composé de briques et de joints de mortier) est déterminée

comme suit:

λUbrique Abrique λUjoint mortier A joint mortier


λU = + (W /m.K) (3.1)
(A brique + A joint mortier ) (A brique + A joint mortier )

avec:

λUbrique et λUjoint mortier


les coefficients de

conductivité thermique respectivement


Ajoint mortier
de la brique et du joint de mortier.

Abrique: la superficie apparente de briques


Abrique
Ajoint mortier
: la superficie apparente de

joints de mortier

Le rapport entre la surface totale de briques et la surface totale de briques et mortiers

(Abrique / Abrique + A jointmortier), et le rapport entre la surface totale des joints de mortier et la

surface totale de briques et mortiers (Ajointmortier / Abrique + A jointmortier) sont donnés dans le

tableau 9.

Pour la valeur λU des joints de mortier, on peut utiliser la valeur pour le mortier de ciment don-

née dans la norme prNBN B 62-002/(annexe A tableau A.12).

Masse volumique ρ (kg/m3) λUi (W/mK) λUe (W/mK)

1800 1.0 1,5

Tableau 3: Conductivité thermique pour mortier de ciment.

Pour la valeur λU des briques, une distinction est opérée entre les briques certifiées (qui portent

une marque de qualité (BENOR ou équivalente) et les briques non certifiées.

Les valeurs λU des briques certifiées sont fournies dans la documentation technique des fabricants,

ou si celles-ci ne sont pas renseignées, les tableaux de valeurs issus de la norme prNBN B 62-002

(annexe A tableau A.3) peuvent être utilisés. Les valeurs λU des briques non certifiées sont également

reprises.

12
Brique Certifiée
3
Non certifiée

Masse volumique λUi (W/mK) λUe (W/mK) λUi (W/mK) λUe (W/mK)

ρ (kg/m3)

≤ 700 0,20 0,39 0,22 0,43

≤ 800 0,23 0,45 0,25 0,49

≤ 900 0,26 0,51 0,28 0,56

≤ 1000 0,29 0,57 0,32 0,63

≤ 1100 0,32 0,64 0,35 0,70

≤ 1200 0,35 0,70 0,39 0,77

≤ 1300 0,39 0,76 0,42 0,84

≤ 1400 0,43 0,85 0,47 0,93

≤ 1500 0,46 0,91 0,51 1,00

≤ 1600 0,50 0,99 0,55 1,09

≤ 1700 0,55 1,08 0,60 1,19

≤ 1800 0,59 1,16 0,65 1,28

≤ 1900 0,64 1,27 0,71 1,40

≤ 2000 0,69 1,35 0,76 1,49

≤ 2100 0,74 1,46 0,81 1,61

Tableau 4: Conductivité thermique des briques certifiées et non certifiées.

Note: si la maçonnerie consiste en une maçonnerie de briques “collées” (maçonnerie à joints min-
ces) et que l’épaisseur des joints est inférieure à 3 mm, le tableau ci-dessus peut être utilisé pour
déterminer la valeur λU du mur de maçonnerie dans sa totalité, c’est-à-dire comme si les joints
étaient négligeables.

Influence de l’humidité d’équilibre (vol%)

L’humidité d’équilibre est le pourcentage d’eau maintenu en situation d’équilibre par le matériau

sous une hygrométrie relative donnée.


16
14
Humidité d’equilibre

12
Brique
10
(vol%)

Béton cellulaire
8
6 Brique silico-calcaire

4
2
0
100 80 60 40
Humidité relative de l’air (%)

13
3
Cette valeur joue un rôle important dans le comportement thermique de la maçonnerie, car l’eau

est un bon conducteur de chaleur. Moins il y a d’eau dans la brique, mieux la brique conserve ses

propriétés isolantes.

1,6
1,4
1,2
1
λ (W/m.K)

0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 10 20 30 40
humidité d’équilibre (vol%)

La brique est le matériau de maçonnerie qui présente la plus faible humidité relative, grâce à la

structure spécifique de ses pores. Ceci permet aux maçonneries (en snelbouw) de rester presque

toujours sèches.

3.2.3 Le coefficient de conductivité thermique λ des matériaux isolants


(prNBN 62-002 annexe A tableau A.14a)

Les matériaux isolants sont, tout comme les briques, classés dans la norme prNBN B 62-002 en maté-

riaux certifiés et non certifiés. Les valeurs λU des matériaux certifiés sont fournies dans la documen-

tation technique des fabricants, ou si celles-ci ne sont pas renseignées, les tableaux de valeurs issus

de la norme prNBN B 62-002 peuvent être utilisés. Ces valeurs λU sont également reprises sur le site

internet de l’UBAtc (Union Belge pour l’Agrément technique de la construction): www.ubatc.be.

Une utilisation en conditions extérieures n’est pas prévue.

14
3

15
3
Matériaux isolants Matériaux Matériaux

certifiés non certifiés

λUi (W/mK)

Liège (panneaux) (ICB) - 0,050

Laine minérale (panneaux, matelas) (MW) 0,031-0,044 0,050

Polystyrène expansé (plaques) (EPS) 0,031-0,045 0,050

Polyéthylène extrudé (plaques) (PEF) 0,035-0,045 0,050

Mousse phénolique (plaques) (PF) 0,022-0,038 0,045 *

Polyuréthane (plaques revêtues) (PUR/PIR) 0,023-0,029 0,035

Polystyrène extrudé (plaques) (XPS) 0,028-0,038 0,045

Verre cellulaire (plaques) (CG) 0,038-0,050 0,055

Perlite expansée (plaques) (EPB) 0,052-0,055 0,060

Vermiculite expansée (panneaux) - 0,090

Tableau 5: Conductivité thermique des matériaux isolants certifiés et non certifiés (matériaux isolants

fabriqués industriellement).

* Seulement d’application pour la mousse phénolique revêtue à cellules fermées

3.2.4 Le coefficient de conductivité thermique λ des enduits


(prNBN B62-002 annexe A tableau A.12)

Masse volumique ρ (kg/m3) λUi (W/mK) λUe (W/mK)

Enduit de ciment 1800 1.00 1,50

Enduit de chaux 1600 0,80 1,20

Gypse 1300 0,57 -

Tableau 6: Conductivité thermique des enduits.

16
3.3 Le coefficient de transmission thermique U d’une paroi
3.3.1 Notion
3
Le coefficient de transmission thermique U d’une paroi est la quantité de chaleur traversant un mur

à l’état stationnaire, par unité de temps, de surface et de gradient thermique entre les environne-

ments situés de part et d’autre du mur.

L’unité est le W/m2K.

Le coefficient de transmission thermique U d’un élément de bâtiment opaque est calculé selon la

formule suivante:
1
U= en W/m2K (3.2)
RT

avec:

RT la résistance thermique totale d’une paroi (se composant de différentes parties de

mur formées de matériaux différents) d’un environnement à l’autre, en m2.K/W.

La résistance thermique d’une partie de mur homogène se calcule comme suit:

d
R= en m2K/W (3.3)
λ

avec:

d l’épaisseur de la partie de mur


λ la conductivité thermique du matériau en question

La résistance thermique totale RT d’un mur composite est la somme des résistances thermiques de

chaque partie de mur homogène, avec par exemple pour un mur creux non ventilé:

en m2K/W (3.4)

avec:

Re la résistance thermique de la couche d’air immobile à la surface extérieure de la

paroi.

Pour les parois verticales, Re = 0,04 m2K/W (prNBN B62-002 tableau 1)

Ri la résistance thermique de la couche d’air immobile à la surface intérieure de la paroi.

Pour les parois verticales, Ri = 0,13 m2K/W (prNBN B62-002 tableau 1)

17
3
Ra la résistance thermique de la lame d’air. Cette valeur dépend du type de ventilation

de la lame d’air.

Pour un vide non ventilé d’au moins 20 mm d’épaisseur dans lequel se trouve moins de

500 mm2 d’ouvertures de ventilation par mètre courant de maçonnerie:

Ra = 0,170 m2K/W (prNBN B62-002 tableau 3).

Pour un vide peu ventilé avec moins de 1500 mm2 d’ouvertures de ventilation par mètre

courant de maçonnerie, cette valeur est diminuée de moitié:

Ra = 0,085 m2K/W

Pour un vide très ventilé avec plus de 1500 mm2 d’ouvertures de ventilation par mètre

courant de maçonnerie, la résistance thermique totale est calculée:

– en négligeant la résistance thermique totale de la couche d’air et de toutes les

couches de l’élément du bâtiment entre la couche d’air et l’environnement exté-

rieur

– et en remplaçant la valeur de Rse par Rsi

Dans le tableau 7 sont donnés des exemples, repris de la norme prNBN 62-002, du nombre mini-

mum et maximum de joints par format de brique et par niveau de ventilation.

Nombre de joints verticaux ouverts

Niveau de ventilation Format Nombre minimum Nombre maximum

Non ventilés M50 - 2 par 3 m

M65 - 2 par 4 m

Peu ventilés M50 3 par 4 m 2 par m

M65 3 par 5 m 7 par 4 m

M90 1 par 2 m 4 par 3 m

Très ventilés M50 5 par 2 m -

M65 2 par m -

M90 3 par 2 m -

Tableau 7: Niveau de ventilation des murs creux.

18
3.3.2 Correction pour une mauvaise exécution de la pose des matériaux isolants
3
Dans les agréments techniques (ATG), une correction provenant de la STS 08.82 est appliquée sur la

résistance thermique de la couche d’isolation pour tenir compte des tolérances de placement. Cette

correction consiste en la diminution de la résistance thermique de l’isolant selon la formule suivan-

te:

Riso = diso / λiso – 0,1 (m2K/W) (3.5)

Une deuxième correction est appliquée pour des déchirures ou cavités

dans la couche d’isolation. Celles-ci peuvent donner lieu à d’importantes

pertes de chaleur. Les panneaux d’isolation doivent bien adhérer au mur

intérieur pour éviter que de l’air froid ne se glisse entre les panneaux et

le mur.

Ceci est pris en compte avec un terme correctif sur le coefficient de

transmission thermique avec un facteur ΔUg. Pour une bonne exécution


de l’isolation conforme à l’agrément technique, on peut supposer que

ΔUg = 0.

3.3.3 Correction pour les crochets

Les crochets d’ancrage constituent des ponts thermiques ponctuels qui comportent de par leur

dimension réduite une légère perte de chaleur. L’effet de ces fixations peut toujours être calculé de

façon précise par des calculs numériques selon la NBN EN ISO 10211. Dans certains cas, une méthode

de calcul simplifié peut cependant être appliquée qui définit l’effet des fixations mécaniques par le

terme correctif ΔUf calculé comme suit selon prNBN B62-002:

(3.6)

avec: α coefficient correctif


λf conductivité thermique de la fixation mécanique (p.ex. pour l’acier 50 W/mK)

nf nombre de fixations mécaniques par m2

Af section d’une fixation mécanique

dl longueur de la fixation

RU,ins résistance thermique de l’isolation qui est traversée par une fixation mécanique

RT,h résistance thermique totale de l’élément de construction, sans tenir compte d’un pont

thermique quelconque

19
3

20
3.4 Le niveau K d’isolation thermique globale d’un bâtiment
3
Le niveau K d’isolation thermique globale d’un bâtiment avec compacité volumique C est exprimé

comme cent fois le rapport du coefficient moyen de transmission thermique de ce bâtiment à la

valeur moyenne Um,T correspondande du niveau d’isolation thermique globale de référence K100 cal-

culé pour une même compacité.

3.4.1 Le volume protégé, la surface de déperdition thermique et


la compacité volumique

La norme prNBN B 62-301: Performance d’isolation thermique des bâtiments – Niveau de

l’isolation thermique globale d’un bâtiment (niveau K) spécifie la méthode de calcul dans son

intégralité.

Méthode: Par la suite, on détermine:

– Le volume protégé V (m3)

est le volume total que l’on souhaite thermiquement préserver des déperditions ther-

miques.

Ce calcul s’effectue sur base des dimensions extérieures du bâtiment. Le volume protégé

comporte donc en plus du volume d’air inclus, également le volume de toutes les parois

qui font partie de la surface de déperdition et de tous les autres murs intérieurs.

Un mur de séparation avec un immeuble voisin ne peut être intégré que pour moitié dans

le volume protégé.

La cave n’est généralement pas comprise dans le volume protégé (non isolée).

Les garages et greniers peuvent être repris ou non dans le volume protégé suivant leur

mode d’isolation.

– Un espace adjacent non chauffé (EANC)

est un espace tampon thermique qui limite dans une certaine mesure le transfert de cha-

leur entre les espaces au sein du volume protégé et l’environnement extérieur.

Un exemple d’un EANC est une véranda attenante non chauffée (non refroidie).

Les espaces non chauffés se trouvant dans le volume protégé et dont le niveau le plus bas

se situe sous le niveau du terrain (p.ex. un vide sanitaire) ne sont jamais considérés comme

un EANC.

21
3
– La surface de déperdition thermique AT (m2)

est la somme de toutes les surfaces des parois formant le volume protégé, p.ex façades,

toits, planchers, fenêtres, ... Les parois séparant deux volumes protégés différents ne sont

pas reprises dans cette valeur AT. Exemples: murs de séparation entre deux habitations,

plancher entre deux appartements au sein du même bâtiment.

Lors du calcul des surfaces qui font partie de la surface de déperdition, il est toujours fait

usage de dimensions extérieures. Les surfaces des portes et fenêtres sont définies selon les

règles de prNBN B62-002 en ce qui concerne l’usage des dimensions des ouvertures ou des

dimensions totales.

V
– Compacité volumique C (m) C= (3.7)
AT
La forme géométrique présentant le moins de déperditions thermiques est la sphère, étant

donné le rapport minimal entre la surface et le contenu. Il n’existe pas plus compact. Pour

les habitations, c’est la forme cubique qui est la plus appropriée. En d’autres termes, il faut

la forme la plus régulière possible, sans volumes en saillie.

3.4.2 Coefficient de transmission thermique Um,T moyen d’un immeuble

Le coefficient moyen de transmission thermique Um,T d’un bâtiment est le rapport du coëfficient de

transmission thermique total HT et de la surface de déperdition totale AT du volume protégé de ce

bâtiment.
(3.8)

Avec:

HT : le coëfficient de transmission thermique total par transmission d’un bâtiment (W/K)

AT : la surface de déperdition (m2)

HD : le coëfficient de transmission thermique direct par transmission au travers de tous les éléments

du bâtiment qui forment la séparation directe entre les espaces chauffés (refroidis) et l’envi-

ronnement extérieur, y compris tous les ponts froids

Hg : le coëfficient de transmission thermique par transmission au travers de tous les éléments du

bâtiment qui forment la séparation entre les espaces chauffés (refroidis) et le sol, y compris des

ponts froids

HU : le coëfficient de transmission thermique par transmission au travers de tous les éléments du

bâtiment qui forment la séparation entre les espaces chauffés (refroidis) et l’environnement

extérieur par les espaces adjacents non chauffés.

22
3
Les différents termes du coëfficient de transmission thermique total H sont détaillés à la figure sui-

vante reprise de pr NBN B 62-301.5

EANC

EANC

Le terme HDcompte également, en dehors des valeurs U des différents éléments du bâtiment,

les ponts froids linéaires et de pointe. La norme prNBN B62-002 donne en annexe G et H à l’aide de

figures les différents types de ponts froids possibles. A défaut, des valeurs sont également données

pour rendre possible un calcul manuel. Un exemple est rendu dans la figure suivante reprise de la

norme prNBN B62-002 6.

RIVES DE TOITURE (suite)

5. prNBN B62-301: Performance d’isolation thermique des bâtiments – Niveau d’isolation thermique global (niveau K) d’un
bâtiment. Janvier 2007.
6. prNBN B62-002: Performances thermiques des bâtiments-Calcul des coëfficients de transmission thermique (valeurs U) des
composants et des éléments de bâtiment-Calcul des coëfficients de transmission thermique par transmission (valeur HT) et
ventilation (valeur Hv) 2e édition 2007

23
3.4.3 Calcul du niveau K d’isolation thermique globale d’un bâtiment
3
Le calcul de ce niveau dépend du coefficient de transmission thermique moyen Um,T et de la compa-
7
cité volumique tels que les formules et figure suivantes le décrivent:

Si V/AT ≤1 K = 100.Um,T

Si 1 < V/AT < 4 K= 300.Um,T

(V / AT +2)
Si V/AT ≥ 4 K = 50.Um,T (3.9)

7. prNBN B62-301: Performance d’isolation thermique des bâtiments – Niveau d’isolation thermique global (niveau K)

24
3.5 Détermination du coefficient de transmission thermique U
3
Etape 1: Choix de la formule pour la résistance totale RT de la paroi, selon le tableau 8:

Type de paroi RT

Parois extérieures:

- Mur creux avec vide non ventilé 0,04 + Rfaçade + 0,17 + Riso +

(maçonnerie de parement, vide, Rsnelbouw + Rplafonnage + 0,13

isolant, maçonnerie snelbouw, plafonnage)

- Mur creux avec vide peu ventilé 0,04 + Rfaçade + 0,085 + Riso

(maçonnerie de parement, vide, + Rsnelbouw + Rplafonnage + 0,13

isolant, maçonnerie snelbouw, plafonnage)

- Mur creux avec vide très ventilé 0,13 + Riso + Rsnelbouw + Rplafonnage + 0,13

(maçonnerie de parement, vide,

isolant, maçonnerie snelbouw, plafonnage)

- Paroi avec un plafonnage extérieur 0,04 + Rext + Riso + Rsnelbouw + Rplafonnage

(plafonnage extérieur, isolant, + 0,13

maçonnerie snelbouw, plafonnage)

Type de paroi RT

Mur de séparation:

- Paroi isolée entre deux immeubles 0,13 + Rplafonnage + Rsnelbouw + Riso

(plafonnage, maçonnerie snelbouw, isolant, + Rsnelbouw + Rplaffonage + 0,13

maçonnerie snelbouw, plafonnage)

- Paroi non isolée entre deux immeubles 0,13 + Rplafonnage + Rsnelbouw

(plafonnage, maçonnerie snelbouw, +0.17 + Rsnelbouw + Rplafonnage + 0,13

vide non ventilé, maçonnerie snelbouw,


plafonnage)

Mur intérieur:

- Entre deux pièces 0,13 + Rplafonnage + Rsnelbouw

(plafonnage, maçonnerie snelbouw, plafonnage) + Rplafonnage + 0,13

Tableau 8: La résistance thermique totale RT des différents types de parois

25
3
Etape 2: Une fois la formule pour RT déterminée, la résistance thermique de toutes les parties de

paroi est calculée en divisant l’épaisseur d’une partie de paroi par sa valeur λ (par exemple:

résistance thermique de la maçonnerie snelbouw: Rsnelbouw = dsnelbouw/λsnelbouw, de la maçonnerie de

parement: Rfaçade = dfaçade/λfaçade,...).

Les valeurs λ des parties de mur sont données dans le chapitre 3.2 “Le Coefficient de conductivité

thermique λ.”

Pour la valeur λ de la maçonnerie, le pourcentage de joints de mortier et de briques par rapport à

la surface totale est connu selon la formule (3.1). Le tableau 16 ci-après donne la distribution de ces

rapports pour les formats courants.

Type de joints de Joints Joints horizontaux Joints Joints horizontaux Joints


mortier horizontaux et verticaux horizontaux et verticaux horizontaux
de 12 mm de 12 mm de 6mm de 6 mm de 3 mm

Format Brique joint Brique joint Brique joint Brique joint Brique joint

18,8x8,8x5 (M50) 0,81 0,19 0,76 0,24 0,89 0,11 0,87 0,13 1,00 0,00
18,8x8,8x6,5 (M65) 0,84 0,16 0,79 0,21 0,92 0,08 0,89 0,11 1,00 0,00
18,8x8,8x8,8 (M90) 0,88 0,12 0,83 0,17 0,94 0,06 0,91 0,09 1,00 0,00
21x10x5 (WF) 0,81 0,19 0,76 0,24 0,89 0,11 0,87 0,13 1,00 0,00
21x10x6,5 (WDF) 0,84 0,16 0,80 0,20 0,92 0,08 0,89 0,11 1,00 0,00
28,8x8,8x8,8 0,88 0,12 0,84 0,16 0,94 0,06 0,92 0,08 1,00 0,00
28,8x8,8x13,8 0,92 0,08 0,88 0,12 0,96 0,04 0,94 0,06 1,00 0,00
28,8x8,8x18,8 0,94 0,06 0,90 0,10 0,97 0,03 0,95 0,05 1,00 0,00
28,8x8,8x23,8 0,95 0,05 0,91 0,09 0,98 0,02 0,96 0,04 1,00 0,00
28,8x13,8x8,8 0,88 0,12 0,84 0,16 0,94 0,06 0,92 0,08 1,00 0,00
28,8x13,8x13,8 0,92 0,08 0,88 0,12 0,96 0,04 0,94 0,06 1,00 0,00
28,8x13,8x18,8 0,94 0,06 0,90 0,10 0,97 0,03 0,95 0,05 1,00 0,00
28,8x13,8x23,8 0,95 0,05 0,91 0,09 0,98 0,02 0,96 0,04 1,00 0,00
28,8x18,8x8,8 0,88 0,12 0,84 0,16 0,94 0,06 0,92 0,08 1,00 0,00
28,8x18,8x13,8 0,92 0,08 0,88 0,12 0,96 0,04 0,94 0,06 1,00 0,00
28,8x18,8x18,8 0,94 0,06 0,90 0,10 0,97 0,03 0,95 0,05 1,00 0,00
28,8x18,8x23,8 0,95 0,05 0,91 0,09 0,98 0,02 0,96 0,04 1,00 0,00
59,8x13,8x18,8 0,94 0,06 0,92 0,08 0,97 0,03 0,96 0,04 1,00 0,00
59,8x18,8x18,8 0,94 0,06 0,92 0,08 0,97 0,03 0,96 0,04 1,00 0,00

Tableau 9: Pourcentage de joints de mortier et de briques par rapport à la surface totale connu selon
la formule 3.1.

26
3
Les résultats de la formule (3.1) pour la valeur λ de la maçonnerie sont donnés à la fin de ce manuel

pour quelques formats courants.

Etape 3: Calcul de la formule pour la résistance thermique totale et puis prendre l’inverse (U = 1/RT).

Ne pas oublier l’éventuelle correction pour prendre en compte les crochets d’ancrage.

Afin de vous faciliter le travail, la Fédération Belge de la Brique a développé un module de calcul

simple sour forme d’un fichier Excel qui permet de déterminer la valeur U d’un mur creux. Celui-ci

est téléchargeable sur notre site internet: www.brique.be

3.6 Exemple de calcul – détermination du coefficient de transmission


thermique U

Mur creux partiellement isolé et peu ventilé:

– Maçonnerie de parement format M65 (18,8x8,8x6,5) avec une

masse volumique de 1500 kg/m3, briques portant la marque

de qualité BENOR, maçonnées avec des joints verticaux et ho-

rizontaux de 12 mm de mortier de ciment

– Vide peu ventilé

– Isolation en laine minérale d’une épaisseur de 6 cm, portant

un ATG
9 3 6 14 1
– Maçonnerie snelbouw (28.8x13.8x13.8) avec masse volumique

de 1100 kg/m3 portant la marque de qualité BENOR

– Plafonnage intérieur en gypse d’une épaisseur de 1 cm

Etape 1 : Choix de la formule pour la résistance totale de la paroi selon le tableau 8:

0,04 + Rfaçade + 0,085 + Riso + Rsnelbouw + Rplafonnage + 0,13

27
3
Etape 2: Résistance thermique des parties de parois (Rfaçade, Riso, Rsnelbouw, Rplafonnage)

 Rfaçade?

dfaçade = 8,8 cm

λfaçade proportion de briques: 0,79 (tableau 9)

proportion de mortier: 0,21 (tableau 9)

λ de la brique: 0,91 W/mK (tableau 4)

λ du mortier: 1,5 W/mK (tableau 3)

k λfaçade = 0,91x0,76 + 1,5x0,24 = 1,03 W/mK

k Rfaçade = dfaçade / λfaçade = 0,085 m2K/W

 Riso?

diso = 6 cm

λiso = 0,041 (tabel 5)

k Riso = diso / λiso – 0,1 m2K/W = 1,363 m2K/W (voir formule 3.5)

 Rsnelbouw?

dsnelbouw = 13,8 cm

λsnelbouw proportion de brique: 0,92 (tableau 9)

proportion de mortier: 0,08 (tableau 9)

λ de la brique: 0,32 W/mK (tableau 4)

λ du mortier: 1.0 W/mK (tableau 3)

k λsnelbouw = 0,32x0,92 + 1.0x0,08 = 0,374 W/mK

k Rsnelbouw = dsnelbouw / λsnelbouw = 0,369 m2K/W

 Rplafonnage?

dplafonnage = 1 cm

λplafonnage = 0,57 W/mK (tableau 6)

k Rplafonnage = dplafonnage / λplafonnage = 0,018 m2K/W

28
3
Etape 3: Calcul de la formule pour la résistance thermique totale et puis prendre l’inverse

RT = 0,04 + 0,085 + 0,085 + 1,363 + 0,369 + 0,018 + 0,13 = 2,090 m2K/W

k U = 1/RT = 0,478 W/m2K

Ceci est augmenté de la correction pour les crochets d’ancrage:

= 0,018 W/m2K (voir formule 3.6)

L’exécution de l’isolation est conforme à l’agrément technique:

ΔUg = 0

La valeur U corrigée devient:

k Uc = U + ΔUf + ΔUg = 0,497 W/m2K

29
Capacité thermique – inertie
4
Dans le calcul, imposé par la loi, des résistances thermiques et du niveau d’isolation thermique

globale K selon la prNBN B 62-301, il a été supposé que les températures et flux de chaleur sont

invariables dans le temps. En réalité, la température extérieure est difficilement prévisible et

fluctue dans notre climat, par exemple selon le régime jour-nuit, été et hiver, …

La conséquence est que la résistance R n’est pas l’unique élément qui détermine la consommation

énergétique d’un immeuble. Comparons par exemple un château en pierre naturelle non isolé et

une baraque de chantier, les deux constructions ayant des parois de même résistance thermique.

Bien que la résistance thermique soit égale, en été, il fera plus frais dans le château. Les parois

massives emmagasineront la chaleur pour la libérer le soir, quand elle est la bienvenue. Ce phéno-

mène s’accroît avec l’augmentation de la capacité de la paroi.

Capacité = ρc, avec ρ la masse volumique, en kg/m3

c la capacité thermique spécifique, 840 à 920 J/kgK pour le snelbouw

On atteint une grande capacité thermique en utilisant des éléments de construction lourds emma-

gasinant facilement la chaleur et ayant une grande conductivité thermique (valeur λ). Ceci démon-

tre immédiatement la limite pratique de la capacité : une haute conductivité thermique implique

des pertes importantes de chaleur. En été, le château sera agréablement frais, mais en hiver, il fera

trop froid parce que l’isolation est trop faible ou en d’autres termes, la conductivité thermique est

trop élevée. Pour bâtir avec de la capacité, il faut un matériau avec suffisamment de masse sans que

la conductivité thermique ne devienne trop importante. La maçonnerie snelbouw est le compromis

idéal sous notre climat !

On peut facilement s’imaginer qu’un changement de temps de courte durée, par exemple le soleil

qui brille pendant un quart d’heure entre les nuages, ne se ressent pas dans le château. Ceci ne vaut

pas pour la baraque de chantier de construction légère qui réagira immédiatement aux rayons du

soleil et laissera entrer la chaleur. La baraque de chantier est alors en surchauffe.

Une résistance thermique dynamique indique dans quelle mesure la chaleur traverse une paroi

suite à des changements de température. Au plus cette résistance dynamique est élevée, au plus le

flux de chaleur et, de là, les pertes de chaleur en hiver, seront faibles. On obtient une résistance ther-

mique dynamique élevée en utilisant des matériaux lourds ayant une conductivité thermique limitée.

Nous savons par expérience que des variations de température à l’extérieur, par exemple entre l’heu-

re de midi et la soirée, donnent lieu à des variations de température à l’intérieur de la baraque de

chantier. Ces variations de température sont atténuées par la masse du château.

30
4
Cette propriété est nommée l’atténuation de l’amplitude thermique.

Une atténuation de l’amplitude thermique de 15 par exemple fait qu’une variation de températu-

re extérieure de 45°C (par exemple 50°C sur une façade foncée à midi et un refroidissement jusque

5°C la nuit) est atténuée jusqu’à une différence de 3°C sans avoir eu besoin de chauffage. Une varia-

tion de la température intérieure se produira donc aussi dans le château mais elle sera atténuée et

aura un certain retard. En effet, les parois massives ont une inertie thermique qui fait qu’une aug-

mentation de la température extérieure à l’heure du midi se répercute à l’intérieur avec un dépha-

sage de 10 à 12 heures, lorsqu’elle n’est plus dérangeante. Ici également, il faut un matériau avec

suffisamment de masse sans que la conductivité thermique ne devienne trop importante.

AMORTISSEMENT D’AMPLITUDE, en été


= différence entre les plus hautes t°,
30 mesurées de part et d’autre du mur
température intérieure, en été
20
température extérieure, en été
Zone de confort thermique température intérieure, en hiver
10
AMORTISSEMENT D’AM-
0 PLITUDE, en hiver Déphasage horaire
= durée nécessaire pour qu’une variation
brutale de t° soit ressentie à l’intérieur
température extérieure, en hiver

6h 12 h 18 h

Les caractéristisques résumées pour un mur creux en maçonnerie de terre cuite:

– Une excellente capacité thermique (ρ ± 150 kg/m3): la propriété d’une paroi d’emma-

gasiner la chaleur pour la restituer quand la température ambiante diminue.

– Une bonne résistance thermique dynamique (> 5 m2K/W): la résistance que rencontre

la chaleur pour traverser une paroi en cas de température extérieure fluctuante.

– Une importante atténuation de l’amplitude de température (>> 15): le rapport entre

la plus grande variation de température survenant en une journée mesurée à l’exté-

rieur de la paroi et la plus grande variation de température à l’intérieur de la paroi

– un déphasage notable (10 à 12 heures): la durée nécessaire pour qu’une variation

rapide de la température extérieure se ressente à l’intérieur de l’immeuble.

31
4

32
L’impact de l’isolation thermique sur les
problèmes d’humidité

5.1 Qu’est-ce que la condensation?


5
L’air ne peut retenir qu’une quantité limitée d’humidité sous forme de vapeur. On appelle "humidi-

té relative", le rapport entre la quantité d’humidité sous forme de vapeur présente dans l’air et la

quantité d’humidité sous forme de vapeur que peut contenir un air saturé.

La condensation se présente quand l’humidité relative atteint 100 % ; le taux d’humidité de l’air est

alors tellement élevé qu’on atteint un seuil où l’air ne peut plus retenir d’humidité sous forme de

vapeur. On dit alors que l’air est saturé en vapeur d’eau. Le surplus d’humidité est éliminé de l’air en

se déposant ou, en d’autres termes, en se condensant en eau.

Une propriété importante est que l’air peut retenir plus d’humidité quand sa température est plus

élevée. C’est là, par exemple, que la rosée du matin trouve son origine: la nuit, la température de

l’air extérieur diminue et peut dès lors retenir moins d’humidité. Très vite, l’air extérieur contient

trop d’humidité. Celle-ci est évacuée en se condensant.

5.2 Condensation en surface


5.2.1 Description

De nombreux exemples attestent que la vapeur d’eau se condense ou se dépose sur des surfaces froi-

des. Pensons à la vitre froide de la cuisine qui s’embue quand beaucoup de vapeur est produite en

cuisinant. Cette condensation n’a pas de conséquence dommageable pour une vitre de fenêtre mais

cela peut être le cas pour des murs peints ou revêtus de papier peint qui sont moins résistants à

l’eau. Ce revêtement intérieur ne doit pas nécessairement être détrempé pour voir apparaître des

dommages ; une humidité relative élevée peut en soit déjà provoquer l’apparition de moisissure.

5.2.2 Solution

Il faut éviter des surfaces froides. Ceci peut être réalisé grâce à une isolation efficace sans pont ther-

mique. On exclut ainsi toute présence de paroi froide du côté intérieur.

L’air intérieur humide doit être renouvellé de temps à autre par de l’air extérieur qui contient moins

d’humidité, il faut donc ventiler.

33
5

34
5.3 Condensation interne
5.3.1 Description
5
La condensation peut apparaître à l’intérieur même de la paroi, quand des parties de mur à l’inté-

rieur de la paroi ont une température basse et rentrent en contact avec l’air humide de l’intérieur.

Ce type de condensation se produit dans notre climat avec des températures extérieures basses et

donc principalement en période hivernale. L’eau condensée peut migrer vers l’intérieur et endom-

mager le revêtement intérieur. De plus, l’efficacité de l’isolant devenu humide en est réduite.

5.3.2 Solution

Il faut éviter que de l’air humide ne soit en contact avec une surface froide. La plus grande partie

possible de la paroi doit être maintenue chaude. A cet effet, l’isolant est placé le plus possible du

côté extérieur de la paroi.

Par ailleurs, l’humidité ou, en d’autres termes, la vapeur doit être bloquée le plus possible. Pour ce

faire, les matériaux freinant la vapeur sont placés le plus possible du côté intérieur de la paroi.

Pour un mur creux par exemple, le passage de la vapeur est empêché par le plafonnage et la maçon-

nerie intérieure; l’isolation tient la maçonnerie de snelbouw et le plafonnage bien au chaud. Dans

ce cas, les matériaux freinant la vapeur sont placés logiquement contre le matériau isolant, du côté

intérieur du bâtiment.

Les types de parois suivants sont sujets à une condensation interne :

- Toutes les parois avec isolant intérieur. Comme solu-

tion, un pare-vapeur (= une couche ayant une haute

résistance à la vapeur) est placé sur l’isolant, du côté

intérieur du bâtiment. Attention, toute perforation


20°c
de ce pare-vapeur, pour des conduites électriques par

exemple, est interdite.


intérieur
- Un mur creux peint (avec une peinture ne laissant
0°c
pas passer la vapeur) et non ventilé, ou encore une
condensation façade non ventilée en briques émaillées. Pour ces
si pas de
pare-vapeur constructions, il est important de prévoir au pied et
5°c
au haut du mur de parement des joints verticaux

ouverts pour permettre une ventilation du vide.

- Parois non étanches à l’air. L’air froid extérieur peut

traverser l’isolant et refroidir la paroi.

35
Détails

6.1 L’importance de l’étanchéité à l’air


6
Dans les calculs exposés (dans la prNBN B 62-301) et les constatations concernant la condensation

interne, on a pris comme hypothèse tacite qu’il n’y a pas de mouvement d’air à travers la paroi. Ceci

veut dire que les pertes de chaleur se font par conduction et le transport d’humidité par le lent pro-

cessus de diffusion.

Si cette hypothèse n’est pas remplie, un mouvement de convection apparaîtra, c’est-à-dire que la

chaleur et l’humidité seront emportées par l’air traversant la paroi. Ceci est la cause de pertes de

chaleur plus importantes et de risques de condensation.

Une finition étanche à l’air est dès lors indispensable. Celle-ci est garantie par l’application d’un pla-

fonnage (intérieur).

6.2 La conséquence des ponts thermiques

Un pont thermique est une zone dans le bâtiment où l’isolation est interrompue par des matériaux

bons conducteurs de chaleur et qui forment par conséquent un "pont thermique" entre ambiance

intérieure et ambiance extérieure. Il en résulte une déperdition de chaleur mais également une sur-

face de paroi froide à l’intérieur. Quand la température de cette paroi est inférieure à un certain

seuil, une condensation en surface peut se produire, ou de la moisissure peut se former.

6.3 Détails d’exécution

Les détails d’exécution ci-dessous sont basés sur les Notes d’Informations Techniques n° 186, 191,

196, 202, 219 et 225 du CSTC et sur la brochure d’information de l’UBAtc.

36
6
6.3.1 Raccord avec la fondation

L’isolation ne peut être interrompue. La continuité de l’isola-

tion est assurée par un bloc snelbouw isolant au pied du mur

porteur.

300 mm

6.3.2 Raccord avec une toiture en pente


6.3.2.1 Pied

Il est possible d’opter pour une isolation du plancher du grenier ou pour une isolation de la toiture.

20 à 30 mm

60 mm
20 mm

37
6.3.2.2 Bord latéral
6
Il faut à tout prix éviter que de l’eau du parement soit amenée dans le mur intérieur. Pour ce faire,

les crochets d’ancrage sont placés avec une pente vers l’extérieur, ou bien un crochet d’ancrage avec

un casse-goutte est utilisé. Le casse-goutte peut également être inclus dans le clip qui tient l’isolant

en place.

20 mm

6.3.2.3 Maçonnerie montante

Le bloc snelbouw isolant assure la continuité de l’isolation. Pour suivre la pente de la toiture, il

faut travailler en escalier vu que la membrane drainante doit évacuer l’eau de la coulisse.

38
6.3.3 Raccord avec une toiture plate
6.3.3.1 Bord
6
On opère une distinction entre une toiture plate avec une faible pente vers l’intérieur de la toiture

et une toiture plate avec une forte pente. Pour la toiture plate avec forte pente (≥ 10%) l’eau ne

peut couler le long de la façade et ne peut stagner au bord. Un acrotère n’est pas nécessaire.

Dans le deuxième détail, l’acrotère en maçonnerie de snelbouw isolant assure la continuité de

l’isolation.

≥ 250 mm

25 mm

150 mm
≥ 25 mm

10 mm

6.3.3.2 Maçonnerie montante

La zone sous la membrane d’étanchéité est toujours soigneusement isolée afin d’éviter un pont

thermique horizontal.

Le brique isolante pour mur intérieur (snelbouw) assure la continuité de l’isolation.


150 mm

39
6.3.4 Baies et ouvertures
6.3.4.1 Linteau
6
Les joints souples sont nécessaires pour assurer une bonne étanchéité à l’air. La membrane d’étan-

chéité doit être tendue pour ne pas former une poche dans laquelle l’eau peut stagner. Les extré-

mités de la membrane d’étanchéité sont repliées pour éviter que l’eau à cet endroit ne pénètre

jusque dans l’isolant.

40
6.3.4.2 Battée de fenêtre
6

6.3.4.3 Seuil de fenêtre

L’isolant derrière le seuil évite un pont thermique, tandis que la membrane d’étanchéité récolte l’eau

qui suinterait au travers des joints dans le seuil ou aux extrémités du seuil. Ici aussi il est avisé de

replier les bords de la membrane d’étanchéité.

41
6.3.4.4 Seuil de porte de terrasse
6
L’isolation peut continuer grâce à l’ancrage du balcon à la structure avec un système de coupure

thermique. Un joint souple est appliqué entre la brique de parement supérieure et le balcon en

porte-à-faux, pour éviter le risque d’un léger fléchissement de ce dernier qui pourrait fissurer la

maçonnerie de parement.

≥ 150 mm

Pour la terrasse de toiture, le bloc de maçonnerie de snelbouw isolant porte le seuil et assure, par

ailleurs, la continuité de l’isolant.


≥ 150 mm

≥ 50 mm

42
Tableaux

7.1 Valeurs λ
7
λUi (W/mK) d’une maçonnerie de briques snelbouw certifiées avec joints verticaux et

joints horizontaux de 12 mm (BENOR)

Masse volumique ρ (kg/m3) Format - longueur x hauteur de la brique (en mm)

288x88 288x138 288x188

≤ 700 0,313 0,285 0,271

≤ 800 0,339 0,312 0,298

≤ 900 0,364 0,338 0,325

≤ 1000 0,389 0,365 0,352

≤ 1100 0,415 0,391 0,380

≤ 1200 0,440 0,418 0,407

λUi (W/mK) d’une maçonnerie de briques snelbouw non certifiées avec joints verticaux et

joints horizontaux de 12 mm

Masse volumique ρ (kg/m3) Format - longueur x hauteur de la brique (en mm)

288x88 288x138 288x188

≤ 700 0,330 0,303 0,289

≤ 800 0,356 0,329 0,316

≤ 900 0,381 0,356 0,343

≤ 1000 0,415 0,391 0,380

≤ 1100 0,440 0,418 0,407

≤ 1200 0,474 0,453 0,443

43
7
λUe (W/mK) d’une maçonnerie de briques snelbouw certifiées avec joints verticaux et

joints horizontaux de 12 mm (BENOR)

Masse volumique ρ (kg/m3) Format - longueur x hauteur de la brique (en mm)

M50 M65 M90

188x50 188x65 188x88

≤ 1400 1,007 0,984 0,961

≤ 1500 1,053 1,032 1,011

≤ 1600 1,113 1,095 1,077

≤ 1700 1,182 1,167 1,152

≤ 1800 1,242 1,230 1,218

≤ 1900 1,362 1,317 1,309

≤ 2000 1,386 1,381 1,376

≤ 2100 1,470 1,468 1,467

λUe (W/mK) d’une maçonnerie de briques snelbouw non certifiées avec joints verticaux

et joints horizontaux de 12 mm (BENOR)

Masse volumique ρ (kg/m3) Format - longueur x hauteur de la brique (en mm)

M50 M65 M90

188x50 188x65 188x88

≤ 1400 1,068 1,048 1,027

≤ 1500 1,121 1,103 1,085

≤ 1600 1,189 1,175 1,160

≤ 1700 1,265 1,254 1,243

≤ 1800 1,333 1,325 1,318

≤ 1900 1,424 1,421 1,417

≤ 2000 1,492 1,492 1,492

≤ 2100 1,583 1,587 1,591

44