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par Flavien Chantrel et Benjamin Romei

Présentation du service
Historique, par Frédéric Pereira
Guide pratique d’utilisation, par Emilie Ogez
Pourquoi Twitter ne sera jamais grand public ? Pour qui est vraiment Twitter ?
Par Cédric

L’intérêt
10 types d’utilisation de Twitter, par Flavien Chantrel
Actualité avant tout ! Par SEOMAN
Les échanges : l’ère de l’accessibilité, par Julien Guyomard
Mettre en valeur sa recherche d’emploi via Twitter, par Flavien Chantrel
Réputation numérique et Twitter, par Antoine Dupin
Twitter, quand son insertion dans l’économie de l’attention devient une assertion
pour l’économie de l’information, par Camille Alloing
10 solution pour soigner votre tweetadiction, par Jean-Paul Oury
Trouver des followers et développer son influence sur Twitter, par Lionel Roux

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement, ...


Trouver des comptes intéressants, par Cyrille Franck
Chercher sur Twitter, Utilisez la vraie puissance de Twitter, par Genaro Bardy
Les clients Twitter, par Gonzague Dambricourt
Services d’aide à l’utilisation, par Christophe Ramel, Emilie Ogez et Anne-Laure
Raffestin

Twitter et information
Comment expliquer l’attirance des journalistes pour Twitter ?, par SEOMAN
Twitter et la qualification des sources, par Camille Alloing
Twitter et partage d’information : la face B des journalistes, interview de
Jean-Marc Manach
Twitter, et l'application concrète de la théorie des six degrés de séparation, par
Cédric Motte
Le local, une voie royale pour Twitter ? par Erwann Gaucher
Dans les rédactions
Twitter et le journalisme de source, par Antoine Dupin
Twitter : une école d'écriture efficace, par Cyrille Franck
Les twittos et les autres, par Marie-Amélie Putallaz
Twitter a réduit la frontière entre les espaces professionnels et privés, par Flavien
Hamon

La place des journalistes


Les journalistes ont-ils toujours le monopole de l’information ? par SEOMAN
Les journalistes, community managers en puissance ? par Cyrille Franck
Le personal branding : journalistes narcissiques ou évolution des moeurs ? par
Flavien Hamon
Quand le journaliste fait disparaître Twitter, par Marie-Amélie Putallaz

L’intérêt de Twitter pour une entreprise


Activer les relais d'information sur Twitter, par François Mathieu
Un outil de veille simple et gratuit pour commencer, par Franck Lapinta
Comment faire ses premiers pas , par Franck Lapinta
Twitter comme outil pour lancer une réflexion entre experts, par Jean-Christophe
Anna

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise :


communiquer
Que penser des concours sur Twitter ? par Flavien Chantrel
Quel contenu/tweets faut-il publier pour un compte entreprise ? par Camille Jourdain
Qui suivre ? Par Florian Karmen
Adapter ses contenus au média Twitter , par Frédéric Pereira
Quantité et qualité sont deux choses différentes, par Jean-François Ruiz
Comment engager la relation et mesurer son ROI, par Jean-François Ruiz
Twitter et le story-telling, par Fadhila Brahimi
Les mauvaises pratiques sur Twitter, par Cyril Rimbaud
Faire de la publicité sur Twitter, par Mathieu Flaig
Cdiscount VOD et Twitter, par la Community manager de Cdiscount VOD
Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation
client
Vendre sur Twitter, un leurre ? par Camille Jourdain
Twitter comme outil de service client ? par Sylvain Gueguen
Comment utiliser Twitter en équipe, par Michelle Chmielewski
Elle court, elle court, la communication 2.0, par Myriam L’Aouffir

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le


recrutement
Typologie des membres de Twitter : quels profils peut-on y trouver ? par Vincent
Rostaing
Comment trouver les meilleurs profils sur Twitter, par Vincent Rostaing
Comment Twitter vient compléter les sites de recrutement traditionnels, par
Franck Lapinta
Les limites de Twitter en matière de recrutement, par Flavien Chantrel

Et les entrepreneurs/freelances ?
Introduction à la création d’une communauté autour de soi, par Kim Auclair
Twitter, la pause détente du freelance ? par Jean-Paul Oury

Audience
Twitter comme source de trafic, par Julien Guyomard
Flux RSS ou ajout manuel ? Les stratégies pour twitter efficacement quand on
blogue, par Valentin Pringuay
Les possibilités de référencement avec Twitter, par Alexandre Santoni
Quel est le meilleur moment pour tweeter ? par Jean-François Ruiz
Optimiser les chances de lecture par Twitter de son nouvel article, par Alexandre
Santoni
Adieu commentaires, bonjour RT ! par Frédéric Pereira
Tuer père et mère pour un RT, par Jean-Paul Oury

Fidélisation
Twitter remplace-t-il le flux RSS ? par Benjamin Romei
Bonjour Twitter, par Emilie Ogez
L'effet Poney, par Priscilla Gout
Chapitre 5 – Témoignages
Emery Doligé
Eric Dupin
Franck Lapinta
Manuel Dorne
FHDR
Julien Guyomard
Michelle Chmielewski
Géraldine Dormoy
Sophie Saulnier
Siegfried Thouvenot
Oxmo Puccino
En Octobre 2009, nous avions réuni une quinzaine de rédacteurs pour formaliser
leur expérience de professionnels du Web et leur utilisation de l’outil que peut
représenter Twitter. Un guide à destination des agences et des marques, mais
également à destination des early-adopters et du grand public. Aujourd’hui, Twitter
est plus que jamais présent et s’est démocratisé auprès d’un public plus large. Son
arrivée massive en France a permis à de nombreuses entreprises de franchir le pas
et de créer de vraies stratégies de vente, de communication ou simplement de
veille sur Twitter. Mais un an plus tard, le constat d’un manque évident de
formation et de stratégie d’approche de Twitter reste toujours d’actualité.

La croissance en termes d’utilisateurs a été impressionnante dans certains pays.


Les pays hispanophones par exemple, avec une croissance de plus de 1 200% en
partie suite au tragique séisme au Chili, la population se tournant vers Twitter pour
établir le contact et s’entraider. En Colombie, les inscriptions ont augmenté de
300% suite à l'inscription d'hommes politiques qui utilisent Twitter pour rester en
contact avec leurs électeurs.
Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les Etats-Unis n’ont pas le monopole
du micro-blogging : 60% des inscrits habitent hors de leur territoire ! Le service est
désormais disponible en six langues.

Twitter à également mûri en un an, de nouveaux services sont arrivés, des rachats
de startups ont été effectués. D’ailleurs depuis début 2010, Twitter se définit
comme un réseau d'information mondial, une vraie avancée quand on pense que le
concept initial de Twitter devait permettre aux utilisateurs de dire ce qu’ils font à
un instant T. Twitter a évolué d’un service interpersonnel à un service plus global,
de plus collectif.

Septembre 2010, un autre mois important dans le développement de Twitter dans


le monde : le lancement de sa nouvelle interface web ! Un nouveau design, une
nouvelle vision : le tout Embed. Tous les médias sont embarqués directement sur le
site Twitter : vidéo, photos, liens, tweets similaires... Il s’agit de la seule réelle
innovation du coté de l’interface depuis la création du service en 2006. Mais c’est
aussi le mois qu’a choisi Evan Williams, l’un des co-fondateurs du site internet,
pour démissionner de ses fonctions et donner les rênes à Dick Costolo, l’ancien
directeur d’exploitation de Twitter. Evan reste tout de même dans l’aventure Twitter
et garde une position-clé dans la société en se concentrant la stratégie produits.

Alors, en chiffres, ça donne quoi ? 145 millions d'utilisateurs dans le monde, avec
une estimation de 225 000 utilisateurs en France en Août 2010. 370 000 nouveaux
inscrits par jour, pour une moyenne de 90 millions de tweets quotidiens. 47% des
utilisateurs sont des hommes et 53 % sont des femmes. 57% des utilisateurs ont
entre 20 et 34 ans. Et niveau contenu, 30% sont des récits personnels, 27% des
conversations privées, 10% des liens vers des articles d'actualité, 6% des
livetweets et 4% des spams. Joli programme.

Il nous a semblé intéressant de refaire le point, un an après la première édition de


l’ebook, sur l’utilisation de Twitter en France dans différents domaines. Nous avons
donc pris le soin de contacter de nombreux interlocuteurs actifs sur Twitter. Des
journalistes, des blogueurs, des artistes, des entrepreneurs… Autant de points de
vue, d’utilisations et d’objectifs différents. Voici le résultat, découpé en cinq
chapitres. Le premier s’adresse au grand public. Le deuxième aborde la question du
journalisme sur Twitter. Le troisième est à destination des entreprises, de plus en
plus nombreuses à vouloir découvrir et utiliser Twitter. Le quatrième se concentre
sur les blogueurs. Et enfin, puisque que chacun a une utilisation différente de
Twitter, nous nous sommes entretenus avec une dizaine d’utilisateurs dans un
cinquième chapitre dédié aux témoignages.

Nous espérons que cet ebook vous intéressera, vous apprendra des choses, vous
fera réagir. Il n’est pas exhaustif, ce n’est pas possible de l’être sur un tel sujet.
Mais nous l’espérons complet. Chaque article reflète la vision, la pensée ou
l’expérience de son auteur. Cette pluralité des points de vue permettra, nous
l’espérons, de vous faire une idée des utilisations possibles de Twitter. Pour finir, un
grand merci aux nombreuses personnes qui ont accepté de participer à ce projet
collaboratif !

Flavien Chantrel & Benjamin Romei


Projet initié par Flavien Chantrel et Benjamin Romei
Coordonné par Flavien Chantrel
Mise en page et relecture par Anne-Laure Raffestin
Illustrations par Isabelle Gatzler

Camille Alloing est Jean-Christophe Anna est


actuellement consultant en consultant Apec, expert en
gestion de la réputation en réseaux sociaux, blogueur sur
ligne. Il est ailleurs doctorant l'identité numérique, l'image
sur ce même sujet, au de marque employeur et le
laboratoire CEREGE de l'IAE de recrutement 2.0.
Poitiers.

Twitter : @CaddeReputation Twitter : @Jchristopheanna

Kim Auclair fait de la Genaro Bardy dirige le


création, animation et gestion développement international
de communautés Web à son du Salon du chocolat, "le plus
compte. Elle est fondatrice de grand événement mondial
MacQuébec, Entrepreneur- dédié au chocolat”, avec 16
internet.com. Elle possède événements dans 9 pays.
également son blogue.

Twitter : @KimAuclair Twitter : @naro

Fadhila Brahimi est coach en Cédric est blogueur sur Autour


stratégie de présence, certifiée du Web. Il présente
par l' ICF. Conférencière AFCP, quotidiennement des
Chroniqueuse sur radio compilations de sites Internet,
Widoobiz et Administrateur l'actualité du Web ainsi que
ISOC France. Elle est des conseils et astuces pour
responsable éditorial du Blog les blogueurs .
Personal Branding.
Twitter : @fbrahimi Twitter : @CedricADW

Flavien Chantrel est Michelle Chmielewski est


Community manager pour Community Manager chez
Regionsjob depuis bientôt 4 Synthesio, américaine (bien)
ans, formateur sur le thème du installée à Paris, amoureuse de
recrutement et des réseaux tout ce qui est nouveau et un
sociaux, blogueur assidu, très peu différent.
actif sur Twitter.

Twitter : @moderateur Twitter : @michmski


Gonzague Dambricourt est Social Media Digital Natif
passionné de nouvelles Samouraï, Antoine Dupin est
technologies, d'automobiles et Chargé de Communication Web
de communication. Il a et dispose de la
travaillé pour Ogilvy PR et reconnaissance de la
Vanksen. profession pour ses écrits
grâce à son formidable esprit
d'analyse et de synthèse.
Twitter : @gonzague Twitter : @AntoineDupin

Travaillant depuis 6 ans en Cyrille Franck est journaliste


Agence, Mathieu Flaig est et responsable éditorial sur
l’auteur du blog Publigeekaire Internet, en radio et en presse.
où il propose une veille Intervenant pour WAN-IFRA et
quotidienne dans les domaines consultant éditorial freelance
de la publicité, des médias en matière de stratégie web et
sociaux, du digital, de la réalité usage des réseaux sociaux.
augmentée... et du lol.
Twitter : @MathieuFlex Twitter : @Cyceron

Erwann Gaucher est Priscilla Gout est rédactrice


journaliste, ancien responsable Web à RegionsJob. Elle
d'une filière d'étude à l'ESJ, alimente le contenu du Fil Info
formateur et consultant web et de RegionsJob, de Jobtrotter
print, spécialisé dans la presse et du blog Mode(s) d’Emploi
régionale et passionné des avec Fabrice Mazoir. Elle est
médias. notamment spécialisée sur
l’emploi au féminin.
Twitter : @egaucher Twitter : @Priscilla_RJ

Consultant Web depuis 2005, Julien Guyomard : "Le Web


Sylvain Guéguen est ma passion, son
accompagne ses clients de la développement mon métier.
définition à la mise en place de J'aime innover, et je tente de
leur stratégie Web partager ma passion à travers
(communauté, contenus, etc.) mon blog ilonet"

Twitter : @akostic Twitter : @ilonet


Flavien Hamon est journaliste Camille Jourdain est
animateur de communauté consultant web social et
pour LEXPRESS.fr, sponsor community manager pour
officiel de Nescafé. Geek l'agence C2B interactive.
apprivoisé. Bloggeur sur "Le Marketing sur
le Web" et passionné par le
web depuis plusieurs années.

Twitter : @FlavienHamon Twitter : @camj59

Florian Karmen est Myriam L'Aouffir est


référenceur et rédacteur web responsable de la
de formation, actuellement communication on-line des
employé comme community chaines du groupe France
manager dans une société Télévisions. Ex Ambassade du
spécialisée dans l'analyse et la Royaume du Maroc, Ex AIDES,
gestion de la réputation Ex France 2. Présidente
numérique des entreprises. www.JustepourEux.com
Twitter : @floriankarmen Twitter : @Laouffir

Franck La Pinta est François Mathieu est


Responsable Marketing Web à WebCommunicant chez
la DRH du Groupe Société cBanque. Il s'est spécialisé
Générale. Sa mission est de dans les stratégies de
développer l'attractivité de la communication sur les médias
Marque Employeur auprès des sociaux et sur la manière dont
candidats et des collaborateurs. les entreprises et institutions
mobilisent l'outil web.
Twitter : @careersocgen Twitter : @secteur_sud

Cédric Motte est journaliste Emilie Ogez est consultante


web depuis 1998, et transmet en médias sociaux et gestion
ses expériences via un blog, de l'identité numérique,
des formations, des blogueuse et responsable
conférences, et conseille des marketing chez XWiki.
sites de contenu pour leur
refonte ou le traitement en
ligne des événements.
Twitter : @chouing Twitter : @eogez
Jean-Paul Oury est Consultant et chef de projet
consultant en e-reputation technique, les compétences de
chez Image et Stratégie. Frédéric Pereira regroupent
Spécialiste de la le design, le référencement ou
communication de crise sur encore la stratégie web. Il tient
Internet, Phd en histoire des depuis 2007 le blog Fredzone
sciences et technologies, et écrit aussi sur Weedle.
auteur de la Querelle des OGM
Twitter : @JP_O Twitter : @Fredzone

Blogueur curieux & passionné Marie Amélie Putallaz est


sur WebTribulation, Valentin journaliste animatrice de
Pringuay est Manager France communauté, squatte à
de Symbaloo.com. LEXPRESS.fr, boit trop de café,
incorruptible - sauf avec des
photos de chats.

Twitter : @Vaelentin Twitter : @marieamelie

Anne-Laure Raffestin est Christophe Ramel, alias


community manager à Kriisiis, Community Manager et
RegionsJob. Elle écrit sur le Blogueur sur Kriisiis.fr, le
Blog du Modérateur. Social Media Blog.

Twitter : @alraffestin Twitter : @Kriisiis

Cyril Rimbaud (alias Cyroul) Benjamin Romei est


a mis ses compétences de fondateur de Vendeesign
consultant ergonome, de agence de conseil en
concepteur et développeur web communication en ligne.
au service de plus d’une L’agence ne fait quasiment que
cinquantaine de projets. Il a de l’édition web et un peu de
fondé, il y a plus d'un an, conseil auprès d’annonceurs et
Curiouser. de marques.
Twitter : @cyroultwit Twitter : @vendeesign
Vincent Rostaing Talents & Lionel Roux est responsable
Technology Management : informatique, architecte IT et
Conseil et Accompagnement blogueur. Il s'intéresse
dans le management du cycle particulièrement à l'entreprise
de vie professionnel , le tout 2.0, aux outils collaboratifs et
en mode 2.0. Membre des au webdesign.
associations : A Competence
Egale / CENIO / Atlantic 2.0
Twitter : @lecairn Twitter : @lionelroux

Jean-François Ruiz est Co- Gérant d'une agence de


Fondateur de PowerOn : communication multimédia,
Agence de Web Marketing Alexandre Santoni est aussi
spécialisée dans les médias un blogueur captivé par les
sociaux médias sociaux et passionné
par le référencement.

Twitter : @jfruiz Twitter : @keegfr

SEOMAN est Serial blogueur Un compte lancé à l'occasion


principalement SEO et de la VOD par CDiscount, géré
Monétisation : il sévit par une Community Manager
principalement sur
http://bababillgates.free.fr,
accessoirement il est
consultant en SEO et
Webmarketing.
Twitter : @seoadsenseman Twitter : @CDiscountVOD
Avec les témoignages de :

Emery Doligé Géraldine Dormoy


Pataphysicien, Chroniqueur Chef de rubrique Mode
France Info, Intervenant Internet L'EXPRESS.fr Styles
Europe1.fr, Animateur du
Buzzomètre Stratégies, Digital
strategist since 1994.

Blog : Choses vues Blog : Cafe Mode


Twitter : @mryemery Twitter : @cafemode

Manuel Dorne Eric Dupin


Consultant, blogueur et Blogueur influençable sur
mangeur de chocolat noir. Presse-citron

Blog : Korben Blog : Presse-citron


Twitter : @korben Twitter : @pressecitron

FullHDReady Oxmo Puccino


w0of ! Télé Veilleur Tv Zappeur Musicopathe Rapologue
News Informations Humour

Blog : FHDR sur Le Post Site : Oxmo


Twitter : @FHDR Twitter : @OxmoPuccino

Sophie Saulnier Siegfried Thouvenot


Ex étudiante en Blogueur High-tech, Newb
Communication - plus en Podcaster, dev Web etc...
recherche d'emploi. Danseuse
de salsa à l'occasion (et autre).

Site : CaptainWeb
Twitter : @SophierSaulnier Twitter : @CaptainWeb
Merci aux personnes suivantes de nous avoir accordé un
entretien approfondi:

Jean-Marc Manach Johan Hufnagel


Qui surveillera les Rédacteur en chef et co-
surveillants ? Journaliste à fondateur de Slate.fr. Ex
internetactu.net & owni.fr, 20minutes.fr et Libération.
blogueur au Monde.fr & auteur
de La vie privée, un problème
de vieux cons ?
Blog : Bug Brother Site : Slate
Twitter : @manhack Twitter : @JohanHufnagel

Graphisme

Isabelle Gatzler
Isabelle Gatzler est graphiste
illustratrice freelance depuis
2008. Elle réalise vos projets
de communication web et print
de la création à l'éxecution.

Site : Phénomène Graphique


Twitter : @pommezede
L'auteur : Frédéric Pereira
résenter Twitter en quelques mots n’est pas une
tâche facile. Et pour cause puisque depuis son
C o n s u l ta n t e t c h e f de pr o j e t lancement, soit en 2006, le célèbre service de
te c h n i qu e , l e s c o m pé te n c e s micro-blogging a fait énormément de chemin. Si
de F r é dé r i c r e gr o u pe n t l e
de s i gn , l e r é f é r e n c e m e n t o u bien que tout le monde en parle désormais, y
encore la stratégie web. Il compris les médias traditionnels très friands de ce
ti e n t de pu i s 2 0 0 7 l e bl o g nouvel outil même s’ils n’en cernent pas toujours
Fredzone, et écrit aussi sur les tenants et les aboutissants. Certains le voient
Weedle. comme une application de messagerie instantanée,
d’autres comme un réseau social amputé et
S o n bl o g simplifié à l’extrême, et on comprend pourquoi
l’internaute lambda peine parfois à comprendre
http://www.fredzone.org/
l’intérêt et le fonctionnement de ce service pas
comme les autres.
T w i t t er Mais pour tenter de percer ses mystères, il faut
sans doute commencer par s’intéresser à son
@fredzone histoire.

Twitter, les débuts du service


Comme beaucoup de services, Twitter est avant tout né d’une rencontre entre trois
hommes : Evan Williams, Biz Stone et Jack Dorsey. Des hommes dotés de
compétences multiples et complémentaires, sans lesquelles Twitter n’aurait pas
forcément rencontré autant de succès.

Mais ce qu’il faut surtout souligner, c’est que l’histoire de Twitter est intimement
liée à celle d’un autre géant du Web, un géant que tout le monde connaît, à savoir
Google.

Avant de lancer Twitter, Evan Williams travaillait pour une autre société, Pyra Labs.
Une entreprise relativement connue dans le milieu puisque c’est elle qui éditait à
l’époque la plate-forme Blogger. Comme chacun le sait, Google s’est très vite
montré intéressé par cette dernière et a décidé, en 2003, de sortir la carte bleue et
de la racheter. C’est donc à cette époque que notre ami Evan rejoint les effectifs de
la firme de Larry Page et de Sergey Brin.

Au même moment, Biz Stone travaillait sur Xanga, un service communautaire


similaire à Blogger et qui permettait aux internautes d’héberger des blogs, bien sûr,
mais aussi de disposer d’une page personnelle. Notons d’ailleurs que le service
existe toujours. L’homme s’est ainsi fait remarquer et c’est sans doute ce qui a
conduit Google à le recruter en 2003 suite à son rachat de la société Pyra Labs.
C’est en 2004 que Biz Stone et Evan Williams décident de quitter Google. Biz

Présentation du service
disparaît alors dans la nature alors qu’Evan en profite pour créer une nouvelle
société spécialisée dans l’enregistrement, l’hébergement et la diffusion de
podcasts : Odeo. Il faudra attendre l’année suivante, soit 2005, pour que Biz
revienne dans la partie et rejoigne son ancien collaborateur, rapidement suivi par
un certain Jack Dorsey.

Un Jack Dorsey qui n’a quant à lui jamais travaillé pour Google et qui n’était pas
directement lié au Web puisqu’il occupait le poste de dispatcheur pour les urgences
américaines. Le plus étonnant, bien sûr, c’est que Twitter n’aurait jamais pu exister
sans cet homme.

Car en effet, c’est Jack Dorsey qui a eu le premier l’idée de travailler sur une
application Web fonctionnant à partir de la technologie SMS. Biz Stones et Evan
Williams se joignent très vite à lui et commencent à développer leur nouveau
service. Nous sommes alors en 2006, Flickr est devenu un incontournable du Web
mondial et ils décident donc d’appeler leur service Twittr pour surfer sur la vague.
Finalement, c’est le 21 mars de la même année que le tout premier tweet est
publié de la main de Jack Dorsey. Un tweet qui restera sans doute dans les
annales : "just setting up my twittr".

Les premières semaines de test se passent bien et la version beta du service est
finalement lancée le jour même de l’anniversaire d’Evan, à savoir le 31 mars 2006.
Twitter ne compte alors qu’une centaine de comptes actifs.

Présentation du service
Twitter, changer le monde en 140 caractères
La fameuse limitation des 140 caractères est instituée en 2007. Jack Dorsey
déclare alors "one could change the world with one hundred and forty characters".
Autant dire que ce tweet a fait le tour du monde, et plusieurs fois encore.

C’est aussi à cette époque que les choses s’accélèrent pour Twitter. Pour
commencer, nos trois compères décident, enfin, de créer une entreprise pour
développer plus facilement et plus efficacement leur service. Mais ce n’est pas tout
car c’est en mars de la même année que Twitter remporte le South by Southwest
Web Award. C’est grâce à ce succès que le service parviendra à se faire connaître
auprès des investisseurs.

Deux levées de fond sont organisées en 2007 et en 2008. Twitter reçoit alors 5 et
15 millions de dollars. Une belle somme qui lui permettra d’assurer son
fonctionnement et d’améliorer son infrastructure, mais aussi et surtout de
commencer à racheter d’autres entreprises comme Summize (qui est devenu le
moteur de recherche du service). Durant la même période, le service commence à
se faire un nom dans le milieu et ce sont finalement 100 millions de tweets qui sont
publiés chaque trimestre.

Précisons que John Edwards et Barack Obama ont fait leur entrée sur Twitter en
2008 pour communiquer plus facilement sur les élections présidentielles des Etats-
Unis, rapidement suivis par un nombre important de politiciens, de stars et
d’artistes en tout genre.

Twitter, raconter le monde


Il faudra finalement attendre 2009 pour assister à l’explosion du service. Une
nouvelle levée de fond est ainsi organisée et Twitter reçoit alors 35 millions de
dollars, ce qui lui permet notamment de racheter la société Mixer Labs, spécialiste
de la géo-localisation. En décembre de la même année, ce sont alors 2 milliards de
tweets qui ont été publiés à chaque trimestre. Logique, dans le sens où tout le
monde parlait alors du célèbre service.

Et c’est à cet instant précis que les médias s’en sont emparés. Tout à commencer
lorsque des opposants au régime iranien ont décidé de communiquer sur leur
quotidien et de le partager avec les utilisateurs du service. Grâce à Twitter, le
monde entier a pu se rendre compte des atrocités commises par le régime de
Mahmoud Ahmadinejad.

Durant la même année, les utilisateurs de Twitter apprennent en avant-première et


même avant la plupart des journalistes la mort de Mickael Jackson, le roi de la pop.
Et là, une course folle commence. Le service n’est plus seulement un endroit où les
internautes ont la possibilité de parler de leur vie, il est devenu un nouveau moyen
de diffuser l’information.

Et c’est bien pour cette raison qu’il est indispensable de lever le voile sur certains
de ses aspects.

Présentation du service
A première vue, Twitter est simple à utiliser. Mais
quand on sonde son entourage proche (souvent
L 'a u t e u r : E m i l i e O g e z non expert), on réalise que le très connu site de
microblogging n'est pas si évident à appréhender
d'une part et à utiliser d'autre part.
E m i l i e O g e z e s t c o n s u l ta n te
e n m é di a s s o c i a u x e t ge s ti o n
de l ' i de n ti té n u m é r i qu e ,
Pourquoi ? D'abord parce que comme tout
bl o gu e u s e e t r e s po n s a bl e outil/écosystème, il a ses spécificités et qu'un
marketing chez XWiki. jargon bien précis existe. Si on ne le connaît pas
(au moins les bases), on est vite un peu perdu.
Ensuite parce que quand on arrive sur Twitter,
S o n bl o g généralement, on se demande à quoi cet outil dont
tout le monde parle va bien pouvoir nous servir.
http://www.emilieogez.com
C'est le plus gros souci à l'heure actuelle.
D'ailleurs, nombreux sont ceux qui s'inscrivent sur
T w i t t er le site puis laissent leur compte à l'abandon, faute
d'y avoir trouvé une utilité. C'est ce que j'ai fait et
@eogez finalement, aujourd'hui, je ne m'en passe plus.
Donc, persévérez, vous verrez que vous avez
vraiment un intérêt.

Dans la suite de cette article, nous allons présenter Twitter, son vocabulaire,
quelques rituels et les usages (non exhaustifs) qu'il est possible d'en faire.

1. Comment ça marche ?
Twitter est un site de microblogging qui vous permet d'envoyer des messages (ou
tweets) de 140 caractères maximum. Vous avez des followers (utilisateurs de
Twitter qui ont choisi de recevoir vos tweets) et des followings (utilisateurs de
Twitter dont vous suivez les mises à jour). Vous pouvez "forwarder" des messages
à vos followers (on utilise alors le terme "retweet") si vous l'avez trouvé
intéressant, répondre publiquement aux tweets (un tel tweet a la forme suivante :
"@eogez merci pour votre article sur Twitter") ou encore envoyer des messages
privés ("Direct Message"), uniquement visibles de vous et du destinataire. Mais
attention, pour pouvoir envoyer ce type de message, il faut que la personne vous
suive et que vous la suiviez. Comme dans votre navigateur, vous pouvez gérer une
liste de favoris (les tweets que vous aimez ou que vous voulez lire plus tard). Vous
pouvez ajouter dans vos tweets un hashtag. Il s'agit d'un mot-clé précédé d'un #
(par exemple #ebook). Il est l'équivalent des tags qu'on trouve sur un site comme
Diigo (site de bookmarking social), mais pour Twitter. En cliquant sur ce hashtag,
vous accédez à la liste de tous les tweets qui l'utilisent ; c'est un système de
recherche et de filtre efficace. Vous avez enfin les listes, permettant de regrouper
des personnes selon des thématiques (par exemple "actualités Web", "identité
numérique", "emploi"...).

Présentation du service
Présentation du service
2. Bien démarrer sur Twitter

2.1 Créer un compte


Rendez-vous sur http://www.twitter.com et créez un compte puis :
● Choisissez un pseudo explicite, pas trop long et qui reflète vos activités
personnelles ou professionnelles.
● Remplissez votre mini bio. Allez à l'essentiel, dites qui vous êtes, ce que vous
faites, pourquoi vous avez créé ce compte... N'oubliez pas de fournir l'URL de votre
site si vous en avez un et le lieu d'où vous tweetez
● Choisissez de le rendre public ou privé. Si vous vous voulez gagner en
visibilité, choisissez plutôt "public"
● Ajoutez une photo de vous, un portrait, récent et assez fidèle.
● Personnalisez enfin votre fond Twitter. Plusieurs sites vous proposent d'en
télécharger ou de les créer vous-mêmes. Vous pouvez aussi le faire créer par un
designer professionnel.

2.2 Créer son réseau


La dernière étape est de se créer un réseau. Oui, mais qui suivre ? Twitter vous fait
quelques suggestions au moment de l'inscription mais aussi plus tard. Rendez-vous
dans l'onglet "Who to follow". Dans "View suggestions", vous trouverez une liste de
personnes à suivre (générée à partir de l'analyse des personnes que vous suivez
déjà). Si vous êtes plutôt intéressé par un sujet spécifique, allez dans "Browse
Interests" et choisissez celui qui vous intéresse. Pour chaque sujet, une liste de
personnes de référence est proposée. Vous pouvez enfin utiliser le moteur de

Présentation du service
recherche "Find friends" pour retrouver les personnes que vous connaissez déjà et
faire une recherche dans le répertoire de vos différentes messageries (c'est
d'ailleurs une des premières choses à faire !). Vous pouvez enfin consulter des
annuaires (par exemple Twitts.fr et WeFollow) et faire quelques recherches sur le
Web (vous trouverez par exemple une liste de spécialistes de l'identité numérique
et des RH ici). Enfin, fiez-vous au #followfriday de vos followings. Le principe du
#followfriday est de recommander chaque vendredi des personnes intéressantes à
suivre.

Et maintenant, comment gagner des followers ? Il n'y a pas de recette miracle. Il y


a bien des techniques artificielles, on peut acheter des followers, mais je ne vous
conseille pas de passer par là. Il est préférable d'être patient et de construire son
réseau doucement mais sûrement comme le dit le dicton. La qualité prime sur la
quantité. Quelques conseils :
● Produire du contenu pertinent sans se disperser
● Etre poli (comme dans la vie de tous les jours)
● Aider son réseau
● Répondre aux sollicitations
● Tweeter régulièrement
● Mettre un peu d'humanité dans vos tweets

Comment utiliser Twitter ?

Vous pouvez utiliser Twitter de deux façons.


● Depuis sa page Web Twitter (http://twitter.com/#!/votrepseudotwitter).
Depuis cette page, vous accédez à toutes les fonctionnalités offertes par le site de
microblogging.
● En utilisant un client Twitter (par exemple : Tweetdeck, Tweetie, Hootsuite,
Seesmic...), sur son ordinateur ou sur son téléphone : ce sont des logiciels
spécialisés très utiles, surtout si on devient un inconditionnel. Ils proposent des
fonctionnalités supplémentaires et permettent de faire plus facilement face au flot
d'informations.

Présentation du service
Les usages

L'usage de Twitter peut être personnel ou professionnel et je dirais aussi que tous
les usages sont à inventer ! Mais en voici déjà une petite sélection :
● Faire de la veille et trouver des clients : surveiller des sujets (en suivant des
personnes, un hashtag, un liste)
● Se faire aider :
● Partager : diffuser au près de ses followers les informations qu'on trouve,
susceptibles de les intéresser. Il faut savoir donner pour recevoir.
● Interagir : à la base, Twitter n'est pas un outil de conversation, mais il est
tout de même possible de l'utiliser en ce sens, si les échanges ne sont pas trop
longs ; il peut même remplacer le mail ou la messagerie instantanée dans certains
cas (via l'utilisation de messages directs).
● Promouvoir ses produits, son site... : diffuser les URL de ses articles de blog,
faire la promotion d'une nouvelle gamme de produits, annoncer un événement...
● Faire du live-tweeting : il s'agit de couvrir des événements en temps réel. Il
peut s'agir aussi bien d'une conférence, d'une émission de télévision que d'un
événement sportif
● Faire des interviews : pourquoi pas ?
● Faire du live-tweeting : c'est-à-dire tweeter en temps réel lors d'un
événement (sport, conférence...), de la même façon que le ferait un journaliste
radio en direct. Cela permet aux personnes non présentes de savoir ce qui se dit ou
se passe.
● Faire du support : prenez l'exemple de Free !
● Vendre des produits : l'exemple le plus célèbre est celui de Dell, qui vend des
ordinateurs et fait du déstockage.

Présentation du service
L 'a u t e u r : C é d r i c
Selon de récents sondages, parmi les millions
C é d r i c e s t bl o gu e u r s u r
Autour du Web. Il présente d'utilisateurs en ligne sur Twitter en 2010, très peu
qu o ti di e n n e m e n t de s se connectent tous les jours et tweetent.
c o m pi l a ti o n s de s i te s Il y a bien entendu différentes raisons à cela...
Internet, l'actualité du Web
a i n s i qu e de s c o n s e i l s e t Certaines personnes ne trouvent aucune utilité à
a s tu c e s po u r l e s bl o gu e u r s ce service et d'autres n'ont tout simplement pas le
temps de tweeter. En fait, beaucoup de personnes
ont probablement suivi la tendance et ont
S o n bl o g
enregistré un compte Twitter par curiosité. Mais
Autour du Web passé ce moment de découverte, l'utilisateur fuit,
pourquoi ?
T w i t t er
@cedricadw Après m'être posé la question, je suis parti faire un
tour sur le Net. J'ai lu quelques forums, étudié
quelques commentaires et j'en suis arrivé à la
conclusion suivante :

Twitter est tout bêtement difficile à utiliser pour un utilisateur novice !

Pourtant, en y réfléchissant bien, qui peut inventer un service aussi simple ??


Il suffit de saisir un message de 140 caractères maximum dans une zone de texte
et de cliquer sur un bouton "Tweet"... Facile non ? Apparemment, pas pour tout le
monde.

Alors pourquoi Twitter est si difficile à utiliser ?


En fait, nous nous trompons complètement sur la vision que nous nous faisons de
Twitter. Ce n'est pas parce qu'un service est conceptuellement simple à employer

Présentation du service
qu'il est techniquement facile à utiliser, ou que nous pouvons nous en servir de
manière utile.

Quand il s'agit d'en faire un usage utile, Twitter se résume à ça :


• Il faut un but
• Il faut des efforts
• Il faut du temps
• Il faut de la motivation
• Il faut de l'engagement
• Il faut de la persévérance
• Et plus que tout, il faut de la passion !

Paradoxalement, les choses qui font que Twitter est techniquement difficile à
utiliser sont aussi celles qui en font ses points forts. C'est ce qui le rend si puissant
(pour ceux qui arrivent à le maîtriser).

En fait, il existe d'innombrables façons d'utiliser Twitter. Même si des modèles


d'utilisations typiques sont apparus, ils ne sont pas explicites. Il n'y a pas beaucoup
d'aide pour les novices. Lorsque vous créez un compte Twitter, vous n'obtenez
pratiquement aucune orientation ou conseil sur la meilleure façon de l'employer. Il
n'y a aucune règle précise qui vous indique comment vous comporter sur un
réseau de micro-blogging.

Twitter, ça remonte à l'enfance !


Depuis que nous sommes enfants, nous avons appris à suivre des règles (rappelez-
vous les "Fais pas ci... Fais pas ça"), que chaque question a une réponse. La
plupart d'entre nous attendent des orientations, des règles, de la structure, avant
de faire quoi que ce soit lorsque nous rencontrons de nouvelles situations. Si nous
n'obtenons pas cela, nous nous inquiétons et nous ne savons pas comment agir...
Alors nous préférons ne rien faire !
Twitter a oublié ces règles de bases...

Alors pour qui est réellement Twitter ?


Vous ne trouverez pas beaucoup de gens en quête de conformité parmi la
population active de Twitter.

Présentation du service
Twitter est, comme dirait une certaine enseigne, un "agitateur de curiosité" !

Twitter attire des acteurs, des chanteurs, des hommes politiques et aussi des gens
tout à fait banals comme vous et moi.

Mais pour résumer, Twitter c'est pour :


• Les curieux
• Les créatifs
• Les ouverts d'esprit
• Les artistes
• Les extravagants

Conclusion
Choix, responsabilité et liberté sont 3 mots qui vous aideront à vous affirmer.

N'hésitez pas à observer comment font les personnes influentes pour tweeter et
prenez exemple sur eux.

C'est à vous, l'utilisateur, de définir la meilleure façon d'exploiter ce formidable


outil qu'est Twitter.

Présentation du service
L'auteur : Flavien Chantrel
Flavien Chantrel est
Community manager pour
Regionsjob depuis bientôt 4
a n s , f o r m a te u r s u r l e th è m e De nombreux débats ont lieu sur la meilleure
du r e c r u te m e n t e t de s manière d'utiliser Twitter. Certains pensent que
r é s e a u x s o c i a u x , bl o gu e u r
suivre de nombreuses personnes est impossible et
assidu, très actif sur Twitter.
enlève tout intérêt à l'outil. D'autres n'envisagent
pas d'avoir une timeline qui n'est pas hyper-active,
S o n bl o g envoyant de nouveaux liens toutes les quelques
secondes. Il n'y a aucune vérité absolue en
Le Blog du Modérateur
matière d'usage, chacun est libre de décider la
façon dont il va utiliser Twitter pour arriver à ses
T w i t t er fins. Tout dépend bien sûr des besoins : création
@moderateur de trafic, discussions, veille... De nombreuses
possibilités s'offrent à vous, le tout est de savoir ce
que vous souhaitez faire ! Voici 10 possibilités en
la matière, la liste n'est bien sûr pas exhaustive.

1 - Twitter pour s'informer


Quand on pense à Twitter, l'intérêt qui vient tout de suite à l'esprit est la rapidité de
propagation de l'information. Twitter est devenu indissociable du temps réel. Plus
besoin de vous donner d'exemples, on a assez parlé du crash de l'Hudson, de la
mort de Michael Jackson et de leurs équivalents. L'intérêt n'est pas tant dans cette
course à l'exclusivité que dans la possibilité d'être informé en permanence des
actualités marquantes. De fausses rumeurs circulent bien sûr, il ne faut pas
prendre tout ce que vous trouvez sur Twitter comme parole d'évangile. Mais
globalement, Twitter vous donne accès à de nombreuses sources simplement :
actualités, réflexions, insolite...

L'intérêt
2 - Twitter pour échanger avec une communauté de fans
Le phénomène est en plein développement. Il suffit de regarder les tweets les plus
populaires sur la homepage du site pour s'en rendre compte. Ils sont fans de Justin
Bieber, de Miley Cirus, des Jonas Brother ou d'autres popstars très en vogue et se
servent de Twitter pour partager cette passion. Déclarations d'amour, anecdotes,
liens, photos, vidéos... L'idée est d'être monomaniaque. Cet usage se rapproche
souvent du concept de Skyblog, les utilisateurs étant généralement des jeunes qui
en profitent pour partager leur vie quotidienne. Dans ce cadre, Twitter se
rapproche d'un mix entre les updates Facebook et MSN messenger, le tout
saupoudré de communautaire.

3 - Twitter comme lieu de discussion


Ils sont beaucoup à utiliser Twitter de cette manière. Généralement très bavards,
leur but est de converser avec un maximum de membres. Cela peut prendre la
forme de discussions, de réactions à l'actualité, de commentaires sur ce qui passe
à la télé ou autre. L'essentiel des tweets s'adressent à d'autres utilisateurs. Une
sorte de tchat géant en quelque sorte ! Les échanges peuvent être intéressants. Le
but dans ce cas est soit de cibler les personnes que l'on suit (pour discuter avec
des personnes que l'on connait) soit de suivre un maximum de personnes pour
avoir toujours quelqu'un à qui parler.

4 - Twitter pour créer du trafic


La création de trafic, obsession de la plupart des blogueurs et éditeurs de sites.
Twitter étant un carrefour de liens divers et variés et permettant principalement de
rediriger les utilisateurs vers du contenu, il est logique de voir de nombreuses
personnes l'utiliser pour tenter de s'approprier une partie des clics. Le but est
généralement de ne pas tomber dans l'autopromo pure, mais plutôt de se fixer une
ligne éditoriale correspondant à celle de son blog et d'y inclure régulièrement ses
propres billets. Et comme toujours, plus on réussira à s'intégrer dans la
communauté d'intérêt visée et plus les résultats seront au rendez-vous. Surtout si
la qualité est là, bien sûr !

5 - Twitter comme équivalent d'un flux RSS


Certains sites ont un gros trafic mais pas la volonté ni le temps d'être présent sur
Twitter. Dans ce cas, certains se contentent de poster un flux de news sur leur
compte. C'est le cas de gros journaux en ligne, par exemple. Aucune interaction et
aucune personne de suivies donc, uniquement une présence virtuelle qui permettra
aux lecteurs utilisant l'outil d'être informé des mises à jours du site ou du blog.
Certains blogueurs ont même deux comptes, un pour publier leur flux RSS et un
autre pour les échanges plus personnels. Cela peut être une bonne idée, mais
seulement si vous disposez d'un nombre d'aficionados suffisant. Les comptes sans

L'intérêt
échanges dégagent généralement peu de plus-value, seuls les plus motivés
resteront...

6 - Utiliser Twitter sans Twitter


Nul besoin d'avoir un compte pour que le site de micro-blogging soit utile. Une
bonne manière d'utiliser le site est tout simplement de proposer le partage de ses
articles en un clic. Cela suppose donc d'avoir un site, mais aussi des lecteurs qui
utilisent Twitter. Cela peut être efficace sur certaines thématiques si vous avez
beaucoup de lecteurs. Facile à installer, cette méthode est devenue quasi-
incontournable. Cela peut fonctionner de la même manière avec Facebook.

7 - Twitter pour troller (ou pour loler)


Oui, certains se font un malin plaisir à utiliser Twitter de manière anonyme (ou pas)
pour balancer sur un peu tout le monde. L'étendue est vaste, des simples comptes
Détente assumés qui cherchent à s'amuser un peu aux vrais anonymes qui passent
leur temps à cibler certaines personnes. La frontière entre Lol et Troll est parfois
mince, mais ces comptes sont souvent assez suivis, les voyeurs étant nombreux
(et officiellement indignés bien sûr).

8 - Twitter comme outil professionnel


C'est bien connu, aujourd'hui tout le monde est expert sur la toile, en particulier
sur Twitter. Si le procédé peut être critiqué (et l'est généralement d'ailleurs), se
servir de Twitter comme outil professionnel peut être très utile. L'idée est alors
d'adopter une ligne éditoriale professionnelle et centrée sur son domaine d'activité.

L'intérêt
On publie régulièrement des liens intéressants, on commente l'actualité, on se
rapproche d'autres personnes de son secteur d'activité avec qui on discute, on
réseaute... Et on essaie de décrocher des opportunités, notamment grâce au
marché caché. Utile, mais clairement chronophage. Mais Twitter pourra vous
permettre d'atteindre des personnes difficilement atteignables autrement.

9 - Twitter et le SAV
C'est la posture qu'adoptent beaucoup d'entreprises. Le compte devient alors un
canal de discussion, une porte d'entrée vers l'entreprise. Les clients peuvent venir
poser leurs questions et échanger avec des personnes dédiées qui répondront
rapidement à leurs questions. Cela reste assez peu répandu en France, et
généralement les bénéfices pour l'entreprise concernent plus l'image et la
communication qu'un réel SAV. Mais l'idée est bonne, et les accros à Twitter y
trouveront leur compte. Citons BNP-Paribas ou Free parmi ceux qui s'y essaient.
Des informations un peu plus corporates peuvent parfois être publiées, mais
globalement l'utilisation de tels comptes est plus liée à des évènements particuliers
qu'à une réelle volonté de rester informé de l'actualité de l'entreprise.

10 - Twitter et la communication de marque


Les entreprises sont de plus en plus présentes sur Twitter. Si on enlève celles qui
ne savent pas pourquoi elles sont venues (social media washing oblige), il reste
plusieurs types de comptes. Communication, vente de produits, recrutement...
Certains optent pour plusieurs comptes, d'autres concentrent leur activité sur un
seul. L'idée étant de mettre en avant les actualités de la marque et de créer un lien
entre les utilisateurs/clients/prospects et l'entreprise. Une veille un peu plus
générale sur son secteur d'activité est toujours appréciée. Et les concours sont
récurrents pour attirer plus de monde, même si généralement les followers obtenus
ne sont pas ciblés...
Il est bien sûr possible de combiner plusieurs types d'utilisation. Ces exemples ne
sont qu'un aperçu, après tout il y autant de types d'utilisation que d'utilisateurs.
C'est ce qui fait d'ailleurs l'intérêt de l'outil : c'est un moyen, et non une fin ! Et
vous, comment utilisez-vous Twitter ?

L'intérêt
L 'a u t e u r : S E O M A N
S e r i a l bl o gu e u r
pr i n c i pa l e m e n t S E O e t
M o n é ti s a ti o n : i l s é v i t Tout le monde se rappelle du séisme médiatique
pr i n c i pa l e m e n t s u r qu'a provoqué l’amerrissage de l'Airbus A320
h ttp: / / ba ba bi l l ga te s . f r e e . f r d'American Airlines le 15 Janvier 2009 sur
( B l o g s u r l e r é f é r e n c e m e n t) , l'Hudson. Ce séisme médiatique n'était pas lié
a c c e s s o ir e m e n t il e s t
uniquement à la dextérité du pilote qui a réussi à
c o n s u l ta n t e n S E O e t
Webmarketing. sauver les passagers et l'équipage sans faire la
moindre victime : non, le vrai séisme était lié à
S o n bl o g une photo prise sur place par un jeune New
http://twitteradar.com
Yorkais présent sur un ferry sur l'Hudson.

T w i t t er
@seoadsenseman

Cette photo était en quelque sorte une


première, puisque tous les médias, y compris
les grands networks américains, l'ont reprise
dans leurs journaux. Elle représentait l'an zéro
de l'avènement de Twitter en tant que média
de l'instantanéité. Nul besoin d'attendre qu'il y
ait un reporter de la chaine locale pour avoir
les premières images.

Twitter est depuis utilisé comme le chaînon


manquant entre le terrain de l'actualité et les
journalistes traditionnels, en attendant l'arrivée
des reporters sur le terrain. Avec la présence
potentielle de "citoyens reporters" tous équipés
de mobiles, avec pour la majorité un accès
Internet, les journalistes ont potentiellement
sous le coude des reporters de l'instantanéité
présents sur tous les points du globe. Du
séisme à Haïti à l'alerte à la bombe sous la
tour Eiffel en passant par la récente prise
d'otage au sein de la chaine de télévision
Discovery, l'information est systématiquement
Première photo de l'avion dans l'Hudson dans les
arrivée par le canal Twitter.
premières minutes suite au crash via Twitter

L'intérêt
Première photo aux abords de la Tour Eiffel suite à l'alerte à la bombe
arrivée sur Twitter. Crédit : Cédric Garoffe

De cette culture de l'instantanéité est née une course effrénée à l'actualité et à


l'information. Un nouveau concept est presque né que je nommerais "le dictat du
premier quart d'heure" et qui s'impose aux médias d'actualité : tout évènement
d'importance sera relayé sur Twitter dans le premier quart d'heure de son
avènement sous peine d'être considéré comme obsolète.
Twitter est donc devenu un média de transition pour l'actualité, le média du
premier quart d'heure : ce fameux chaînon manquant entre le terrain et les
newsroom des journalistes.
Les journalistes l'ont bien compris aux Etats-Unis : que ce soit CNN ou MSNBC par
exemple, tous s'appuient sur des remontées de photos ou de témoignages arrivés
par Twitter. En France on en est encore un peu loin, les journalistes ayant encore
une utilisation de Twitter comme une messagerie instantanée, mais ceci est une
autre histoire

L'intérêt
L'auteur : Julien Guoymard Twitter offre une facilité d’accès sans égal. Votre
clavier connecté, vous êtes téléporté au beau
"Le Web est ma passion, son
milieu d’une place publique. Journalistes,
développement mon métier.
J'aime innover, et je tente de entrepreneurs, personnalités, vos compagnons.
partager ma passion à travers Actualités, futilités, débats, vos conversations.
m o n bl o g i l o n e t. " Inimaginable dans la réalité. Discuter sans
frontière avec vos stars préférées, de grands
hommes politiques ou des journalistes du monde
entier – les tutoyer même – relève de l’utopie. A
S o n bl o g
moins, bien entendu, de vous armer de votre plus
I lo n e t beau costard-cravate, accompagné d’une carte de
presse. Ou tout simplement de votre Twitter !
T w i t t er
@ilonet

Des célébrités à portée de main


L’Internet a cette force, cette magie. Les frontières n’existent plus, les piédestaux
se gomment. Bien sûr, les célébrités y restent célèbres, mais leurs gardes du corps
disparaissent. Aucune barrière. Regardez avec quelle facilité, liberté et accessibilité
des stars comme Justin Bieber, Lady Gaga ou même Patrick Sébastien discutent
avec leurs fans.

Autre exemple, Sébastien Chabal. Lui aussi communique avec ses fans à travers
son compte Twitter. Directement et sans détour, il prend même la peine de leur
répondre. En février dernier, il y avait annoncé, en exclusivité, sa blessure au dos.
Avant même que les communiqués officiels ne soient rédigés, avant que la presse
ne soit au courant.

Propos personnels, parfois intimes, vous êtes transporté dans la vie de ces stars.
Elles s’y expriment directement, sans agent. Comme des personnes ordinaires, en
somme.

Tout le monde est entendu


Pas de frontière, pas de limite. Twitter est en train de révolutionner la diffusion de
l’actualité. Tout le monde peut maintenant contribuer à l’information, tout le monde
peut se transformer en source d’actualité. Quel que soit votre métier, quel que soit
votre âge.

L'intérêt
Premier sur un scoop ? Spécialiste dans un domaine ? Vous serez écouté, vous
serez relayé. En fait, tout le monde peut y bâtir une réputation, voire une
renommée, sans pour autant être connu dans le monde extérieur.
En effet, des utilisateurs ont réussi à se faire une place, une notoriété. Par la
pertinence de leurs propos, la richesse de leurs découvertes et la fraîcheur de leurs
informations, ils ont su attirer les regards, êtres appréciés, voire devenir
incontournables. Par exemple, Jean-Luc Raymond, consultant de métier, est
actuellement suivi par plus de deux cent mille personnes sur Twitter.

Crédit : Onurhazar

Une réputation limitée à la twittosphère


Ce petit nuage reste malheureusement virtuel. Augmenter votre réputation dans la
communauté en ligne ne vous donnera pas d’invitation au banquet d’anniversaire
du président des Etats-Unis, et ne fera pas de vous une star journalistique. A la
limite, vous pouvez espérer être cité dans un journal, guère plus. Ne vous imaginez
pas devenir le Patrick Poivre d'Arvor de demain.

L'intérêt
L'auteur : Flavien Chantrel
Flavien Chantrel est
Community manager pour L’arrivée des réseaux sociaux a agité le monde du
Regionsjob depuis bientôt 4 recrutement. Ces derniers permettent en effet aux
a n s , f o r m a te u r s u r l e th è m e recruteurs et aux candidats d’être en contact
du r e c r u te m e n t e t de s rapidement et facilement. Du moins, en théorie.
r é s e a u x s o c i a u x , bl o gu e u r
Les candidats commencent à utiliser ces nouveaux
assidu, très actif sur Twitter.
outils dans leur recherche d’emploi, les recruteurs
également, dans une moindre mesure. Cette
S o n bl o g arrivée progressive devrait s’accentuer dans les
années à venir, si ce n’est dans le cadre des
Le Blog du Modérateur
sourcings, au moins dans la diffusion des offres et
le déploiement de la marque employeur. Et Twitter
T w i t t er dans tout ça ? Réel outil d’aide au recrutement ou
@moderateur vernis hype dernière génération ? Certaines
personnes ont réussi à se faire recruter sur
Twitter, nombreuses. Reste à savoir si ce sont les
exceptions qui confirment la règle.

Twitter comme composante d’une action plus globale


Twitter ne peut pas être considéré comme une fin en soi. Si le réseau a beaucoup
d’utilités, une présence sur Twitter uniquement risque de ne rien apporter à son
auteur au point de vue professionnel, à part exception. La mise en valeur d’une
recherche d’emploi sur le web passe par la construction d’une identité numérique
solide. Twitter est un des maillons de la chaîne mais ne doit pas être envisagé seul.
Créez un espace de contenu (un blog ?) et couplez-le à Twitter mais aussi à
d’autres réseaux : LinkedIn, Facebook, réseaux spécialisés dans votre domaine
d’activité… Votre compte Twitter vous permettra de diffuser votre contenu mais
aussi d’accueillir des retours et commentaires. N’oubliez de penser global : une
présence en ligne nécessite une ligne de conduite et une logique centrale. Une
stratégie de présence est nécessaire pour ne pas vous perdre, Twitter peut en faire
partie. Ou pas. Pour le savoir, essayez tout simplement ! Mettez en application les
conseils donnés dans cet ebook, essayez d’utiliser l’outil de la manière la plus
adaptée à vos envies et problématiques, et faites un point régulièrement sur ce
que cela vous apporte, plaisir compris. Et attention à la dépendance bien sûr !
Perdre trop de temps sur Twitter peut être contre-productif.

De l’art de dialoguer et de créer son réseau


Le principal intérêt de Twitter repose sur ses utilisateurs et son fonctionnement.
Cela suppose bien sûr un travail de recherche permanent, du temps pour trouver
l’usage adapté à ses besoins et un centrage sur le qualitatif et non le quantitatif.

L'intérêt
Mais la proximité offerte par Twitter est une composante importante de son
attractivité. Les dialogues sont facilités et rapides, les gens y sont plus accessibles.
Ces échanges permanents offrent de nombreux avantages si vous êtes en
recherche d’emploi.

Le premier intérêt repose bien sûr sur le réseau concret que cela peut vous
apporter. Personnes travaillant dans votre secteur, entreprises, responsables des
ressources humaines… Vous trouverez sur Twitter de nombreux interlocuteurs de
qualité. La valeur de vos échanges avec eux et la promiscuité que vous pourrez
obtenir dépendra beaucoup de la valeur ajoutée que vous apporterez vous-même à
votre timeline. En publiant des updates correspondant à une ligne éditoriale
précise, vous attirerez et fidéliserez un public ciblé qui partage vos centres
d’intérêt. Vous pourrez mieux les connaître en continuant les échanges (sur Twitter
ou ailleurs), en réagissant à leurs updates et en dialoguant au quotidien. Pas
question de jouer les groupies bien sûr, mais plutôt de mettre en place une relation
constructive. Pour cela, il vous faudra cibler les personnes que vous suivez.
Personnes de votre secteur d’activité bien sûr, mais pas seulement. Cherchez les
entreprises qui vous attirent, les recruteurs, les utilisateurs dont les mises à jour
vous intéressent, les blogueurs…Vous vous prendrez vite au jeu et entamerez des
amitiés virtuelles enrichissantes. Ces dernières vous ouvriront peut-être les portes
du fameux marché caché et vous aideront également à publiciser vos actions
relatives à votre recherche d’emploi.

Et c’est sans compter les autres avantages de ce réseau : obtenir des informations
utiles, vous lier d’amitié avec des personnes intéressantes, obtenir des
encouragements réguliers… La dimension sociale de Twitter est centrale. Elle peut
être utile professionnellement mais aussi personnellement. Et l’épanouissement
personnel est un pas important vers une reprise en main !

Affirmez vos compétences


Etre en période de recherche d’emploi a la malheureuse (et logique) incidence de
créer un trou sur votre CV. Derrière cette évidence se cache un problème possible :
prendre du retard sur les personnes en poste sur les nouveautés affectant votre
domaine d’activité et perdre (un peu) les réflexes acquis durant vos précédentes
expériences. Si vous faites les bons choix dans les personnes que vous suivez (cf
paragraphe précédent), vous pourrez vous informer facilement et régulièrement
sur ce qui touche à votre métier. Cette veille régulière vous permettra d’être à jour,
parfois plus que les personnes en poste qui n’ont pas forcément le temps
d’effectuer ces démarches. Mais ce n’est bien sûr que la première partie de ce que
vous pouvez faire.

Etre à l’écoute de ce qu’il se dit est bien, mais n’hésitez pas à être actif. Mettez en
place une veille efficace, surveillez les blogs et sources importantes de votre
secteur d’activité, et tweetez régulièrement des liens intéressants. Cela vous
permettra de mettre en valeur le temps que vous passez à vous informer et vous
aidera à obtenir des followers de qualité. Cela vous permettra de vous démarquer,
et pourquoi pas à vous faire remarquer par un éventuel recruteur de votre secteur.
Dans tous les cas, vous aurez le plaisir d’échanger régulièrement avec des
personnes de votre secteur et de rester à jour au niveau professionnel !

L'intérêt
Et bien sûr…
Les recruteurs ne sont pas très nombreux sur Twitter. Les représentants des
entreprises sur le site de micro-blogging sont généralement des Community
managers ou des chargés de communication. Et très peu de recruteurs mettent les
pieds sur le site dans le but de chercher des profils intéressants. La raison est
simple : les profils présents sont en majorité des profils informatique, webdesign
ou web. Si vous travaillez dans un de ces secteurs, Twitter aura toute sa place dans
votre stratégie de présence. Dans le cas contraire, cela pourra être un bon moyen
de travailler votre notoriété et la diffusion de vos différents articles. Mais comme
expliqué plus haut, Twitter ne sera pas le lieu central de votre présence mais
seulement une de ses composantes. Et la notion de réseau, centrale sur le site,
peut également apporter beaucoup dans une démarche à moyen terme. Les
personnes ayant trouvé un emploi via Twitter sont relativement nombreuses,
même si leur profil est la plupart du temps orienté web/marketing/communication.
Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

L'intérêt
L 'a u t e u r : A n t o i n e D u p i n
S o c i a l M e di a D i gi ta l Na ti f
Samouraï, Antoine Dupin est
C h a r gé de C o m m u n i c a ti o n
Web et dispose d'une légitime
très grande reconnaissance
de l a pr o f e s s i o n po u r s e s
di f f é r e n ts é c r i ts gr â c e à s o n
f o r m i da bl e e s pr i t d' a n a l y s e e t
de s y n th è s e . I l pa r ti c i pe La réputation numérique, que l’on pourrait définir
é ga l e m e n t à de s c o n f é r e n c e s
où il n'est pas rare de voir la comme notre image de marque sur la toile, joue
foule se lever et acclamer ses un rôle de plus en plus stratégique sur le Web. Si
di s c o u r s d' u n e pe r ti n e n c e elle peut devenir un fardeau pour certains qui
rarement éprouvée. n’auraient pas suffisamment pris leurs précautions,
elle peut se révéler un formidable levier, tant dans
S o n bl o g une recherche d’emploi que dans la prospection ou
http://antoine-dupin.com/leblog/ dans des logiques d’affaires.

T w i t t er
@AntoineDupin

Cependant, il convient de tuer tout de suite un mythe : tout internaute n’a pas
d’obligation ou même de nécessité de se créer une réputation numérique. Il
apparaît évident, par exemple, que l’ouvrier du bâtiment dispose d’un réseau
physique qui va juger de la pertinence de son travail dans une réalité concrète.
Pour l’heure, tout secteur n’est par conséquence, dans une moindre mesure, pas
concerné par les enjeux fondamentaux découlant de ce concept. Attention, il faut
cependant garder une certaine prudence quant aux informations personnelles
mises en ligne, mais ce n’est pas là le sujet de cet article.

Cet ebook concernant le site de micro blogging Twitter, nous allons étudier les
enjeux liés à une réputation numérique basée essentiellement sur une approche de
"veilleur " ayant pour objectif d’affirmer une expertise.

1 – Concepts
1 – A : Identité Numérique et Réputation Numérique

Il convient de bien comprendre la différence entre réputation numérique et identité


numérique.

> Identité Numérique

L’identité numérique concerne la manière dont l’internaute se qualifie.

L'intérêt
Sur les médias sociaux, le profil incarne l’internaute. Il écrit lui même sa
biographie, met son avatar … bref, il transcende la banalité. Cependant, ce n’est
pas parce l’internaute se définit comme un social media expert qu’il en est un, ou
que sa communauté va l’appréhender comme tel. Il faut produire du contenu
pertinent qui rentre dans une certaine ligne éditoriale en adéquation avec l’image
que l’on cherche à véhiculer.

Sur Twitter, cela passe par sa biographie et son avatar :

ATTENTION : Dans le cadre d’une expertise, il vaut mieux choisir un


identifiant qui pourra se répercuter dans les moteurs de recherche. Dans
la mesure où votre identifiant est également votre adresse url
twitter.com/antoinedupin par exemple, n’oubliez pas certaines logiques
de référencement. De même, un recruteur, ou votre client, ne saura
probablement pas que vous êtes biloubiloubila13, dieu incontesté du
référencement Web.

> Réputation Numérique :

La réputation numérique concerne la manière dont les autres nous appréhendent

Parallèlement à l’homme, il y a le miroir informant (à la différence de déformant),


la réputation numérique constituée d’un panorama émotionnel des acteurs ayant
été confrontés de près ou de loin à l’internaute concerné.

Sr Twitter, cela peut passer par les listes, bien qu’il soit rare qu’une personne
s’amuse à répertorier les boulets parmi sa communauté, préférant plutôt les
supprimer. Cependant, ces listes permettent, dans une certaine mesure
d’appréhender la manière dont une communauté qualifie un internaute.

L'intérêt
Sur Twitter, la réputation numérique passe également par les résultats de
recherche interne ou externe. Nous le verrons dans les prochains points, mais ces
derniers sont les catalyseurs d’une information protéiforme dont Twitter est une
composante de plus en plus mise en avant.

ATTENTION - Comprenez bien, vous ne serez jamais totalement ce que


vous prétendez ou voulez être. Cependant, vous pouvez influencer une
vision globale en abordant une démarche pertinente car répondant à des
mécanismes professionnels.

1 – B : Veille vs Analyse
Il faut comprendre que le fonctionnement de Twitter ne vous laissera pas d’autre
choix que de produire de l’information courte. Ce n’est pas avec 140 caractères que
vous allez pouvoir valoriser un savoir faire … et c’est tant mieux. Vous n’avez pas
suffisamment de temps, ou vos compétences linguistiques et rédactionnelles
laissent à désirer, il faut par conséquence se positionner sur la diffusion d’une
information produite par un autre. On appelle cela réaliser et diffuser une veille. Ne
vous en faites pas, il n’y a rien de malsain dans cette approche dès lors que vous
adoptez une démarche intelligente. Vous devez nécessairement comprendre le
sujet, la problématique, et qui plus est être à même de répondre à de possibles
interrogations. De plus, vous valorisez un contenu auprès d’une communauté, et
par conséquent faites de la promotion pour le rédacteur.

Attention. Il est possible de créer des analyses sur un blog et de les


valoriser par la suite sur Twitter. J’évoque la veille comme une manière
crédible de montrer que l’on maîtrise un environnement dans lequel on
évolue. A vous de choisir la manière dont vous allez façonner votre
réputation numérique.

1 – C : Flux RSS et Agrégateurs


Parce que vous allez diffuser une veille, il est important de disposer de sources.
Ces dernières sont constituées de blogs, de journaux en ligne spécialisés, voire de
médias (présentation, vidéo, audio). Afin d’éviter de se rendre tous les jours sur
tous les sites identifiés, vous pouvez synchroniser le tout dans un agrégateur Web

L'intérêt
au travers des flux RSS.

> Flux RSS

Flux RSS est défini comme tel par Wikipédia :

Un flux RSS est un fichier dont le contenu est produit automatiquement (sauf cas
exceptionnels) en fonction des mises à jour d’un site web. Les flux RSS sont
souvent utilisés par les sites d'actualité ou les blogs pour présenter les titres des
dernières informations consultables en ligne.

Il est généralement représenté au travers d’une icône :

> Agrégateur

Un agrégateur est une application Web ou logicielle permettant de centraliser


l’ensemble des flux d’informations, mais également de les lire. C’est le cas pour
Netvibes ou Google Reader.

Voici ce que donne par exemple mon Netvibes (en bordel, je le consens), chaque
bloc émanant d’un site en particulier :

2 – Créer une expertise


Comme je l’expliquais dans l’introduction, l’expertise est à mon sens au cœur de la
valorisation d’une réputation numérique. Contrairement à un blog qui peut vite
devenir chronophage car nécessite souvent de bonnes qualités rédactionnelles
ou un bon niveau en tant que traducteur, Twitter peut faire passer pour expert
celui qui diffuse une veille pertinente et qui va légèrement transformer son
identité numérique, à savoir sa biographie.

En effet, il n’y a qu’à regarder les grands noms de Twitter pour s’apercevoir que
des étudiants se travestissent en professionnel, que des amateurs se drapent du
manteau du senior (genre "depuis maintenant 30 ans je fais du community
management sur Facebook) et que des individus lambda écrivent des articles pour
des livres sur Twitter… (je vous fais peur là hein ?)

L'intérêt
Vous l’aurez compris, tout un chacun peut aujourd’hui être un Social Media Gourou,
un Evangeliste Brand Content Analyser ou encore un Ninja Crowdsourcer Raton
Laveur … on ne compte plus les mots ridicules qui viennent donner du corps à une
réputation numérique. Ces anglicismes, couplés aux professions en vogues, tels
que Community Manager, donnent à l’internaute l’impression d’avoir face à lui un
véritable professionnel. Pourtant sur la toile, qui est qui ?

Source : Peter Steiner

2-A L’expertise n’est qu’une façade


L’objectif de mes propos portant sur Twitter, il convient de se focaliser sur cet outil
qui offre vraiment de grandes possibilités. Il existe de nombreuses typologies
d’utilisateurs, allant de l’utilisateur qui va suivre une information à celui qui va la
diffuser voire qui va la créer. Soyez actifs !

L'intérêt
Source : NGOnlinesNews

Il faut l’avouer, avec l’avènement du Web social, tout un chacun peut aujourd’hui
devenir expert dans son domaine dès lors qu’il dispose :

- d’une liste de blogs ou de sources d’informations pertinentes,


- d’un agrégateur de flux RSS (type Netvibes) permettant de centraliser le tout
- d’un dictionnaire franco-anglais digne de ce nom

Comme le rappelait François Mathieu, le véritable expert :

Critique et met en valeur ses connaissances pour prendre, intellectuellement, des


risques. Et le risque n'est pas l'ennemi de la connaissance au contraire. Le risque
c'est l'art de faire des hypothèses qui devront être éprouvées, rejetées ou
acceptées ; c'est l'art de faire avancer. Le passionné, lui, agrège. Il essaie d'être le
premier à posséder l'information brute et lorsqu'il pense faire une analyse c'est au
final la synthèse de ce qu'il a lu ici et là croisée avec ses convictions personnelle.

Grâce à Twitter, vous n’avez pas à suivre ce cheminement intellectuel. Vous pouvez
au travers d’experts identifiés, vous faire vous même passer pour un spécialiste de
votre domaine. Cela peu paraître aberrant, mais comme je l’évoquais, il vous
suffira de bien vous renseigner sur certains influenceurs que vous allez suivre pour
comprendre qu’au final, ils ne sont pas Community Managers mais étudiants (par
exemple) et qui plus est pas dans leur secteur. Dans cette expertise de façade se
croisent donc étudiants, amateurs et professionnels (au sens où c’est leur
profession), boostés par les statistiques qui leur confèrent des qualités de référent,
ou d’influent. Ainsi, le nombre de lecteurs d’un blog, sa position dans des
classements opaques ou le nombre de followers d’un compte Twitter vont donner
du crédit à certains profils. PROFITEZ-EN, vous aussi, vous pouvez le faire !

Vous avez peur de vous faire démasquer ? Qu’importe, aujourd’hui les experts
encensent les travaux des amateurs, ne vous faites pas de bile, tant que vous
agissez avec intelligence, il n’y a aucune raison que l’on vous saute à la gorge.

Car cela n’importe guère au final, dans la mesure où ce n’est pas le fond qui prime
sur Twitter (bah oui avec 140 caractères) mais bien la forme, le titre. Plus vous
allez diffuser des titres pertinents, plus vous serez associé à des termes. C’est une
sorte de syndrome de Pavlov, vous diffusez des informations avec pour nom Voiture
et Sécurité (par exemple), dès que votre nom apparaitra auprès de personnes vous
connaissant, ils vous identifient comme expert sur le marché de l’automobile. Je
suis récemment tombé par exemple sur une liste de profils à suivre (blogs et

L'intérêt
comptes twitter) dans le domaine des ressources humaines, produit par un blog
reconnu dans ce domaine. Parmi les professionnels, l’on retrouvait des étudiants,
des chefs de projets ou des communicants. Ce n’est pas réellement leur analyse
d’un secteur qui compte, mais leur manière de se vendre.

Avec la place de plus en plus importante des médias sociaux dans l’affinage de
profils, ou encore dans la diffusion d’une expertise auprès de prospects, la
réputation numérique d’un individu dans certains secteurs a une valeur stratégique.

2-B Appréhender votre environnement


Dans un premier temps, pour créer votre veille, identifiez les blogs de votre
secteur. Cela peut simplement se faire par Wikio Top Blog ou en tapant des mots
clés spécifiques dans des moteurs de recherche dédiés comme Google Blog.

A partir de cette première recherche, vous allez pouvoir constituer un premier


panel de sources d’informations. Pour aller plus loin, vous pouvez également
prendre en considération les sources de ces blogs. Lorsque j’évoquais le fait de
disposer d’excellentes capacités de traducteur, c’est bien parce qu’une bonne partie
des blogs français ne se contente que de traduire des articles américains.
Généralement, en bas de l’analyse se trouve "inspiration " ou "source " avec un lien
vers un site externe. Vous allez au fur et à mesure de votre veille créer ainsi un
ensemble pertinent de sources à relayer.

Cependant, il faut évidemment que l’identité numérique soit en corrélation avec la


veille. Quelqu’un qui se définit comme "étudiant geek " a moins de poids qu’un
"community manager " ou autre. Dès lors, l’identité numérique place l’individu
dans un contexte, sa veille va asseoir son regard.

Si vous désirez créer une veille, il faut comprendre deux choses :

- Des gens qui font de la veille, il y en a plein (principe de Twitter)


- Vous n’aurez pas 10 000 followers demain

2-C Confrontez-vous pour vous faire connaître


Nous l’avons vu, créer une expertise est somme toute simple. Cependant, pour
pousser les processus de valorisation d’une réputation numérique, il va falloir
arguer et argumenter des propos courts mais pertinent (d’où l’importance de
comprendre ce que l’on échange).

Ainsi, lorsque vous diffusez une information, il est préférable de la commenter


succinctement. Par exemple "Le Mondial de l’auto affiche une hausse de 70% =>
une cause à effet de la loi Trucmuche ? ". Il faut montrer que vous n’êtes pas qu’un
relais, mais une personne qui pense, qui prend en considération des faits et les
confronte à un contexte.

De même, lorsque vous relayez une information, n’utilisez pas le bouton de Twitter
dédié, mais copiez-collez le lien, mettez une mention "rt " devant et ajoutez une
annotation. Au delà du point évoqué précédemment, vous serez visible auprès de

L'intérêt
l’utilisateur que vous retweetez qui va, de ce fait, avoir une première approche
avec votre réflexion. rt @secteur_sud "Le mondiale de l’auto affiche une hausse de
70% " => une cause à effet de la loi Trucmuche ? "

NOTE : Le rt a cela de bien qu’il va vous permettre de vous faire connaître.


En effet, sur Twitter, n'importe quel internaute qui a été retweeté peut
suivre dans l’onglet "@mention ". Vous pourrez ainsi toucher des
influenceurs.

L’objectif est d’aller au delà du simple relai et bien d’offrir une véritable expertise
dans le sens où il y a une démarche liée à l’intellectuel. Vous êtes humain, vous
avez votre propre réflexion, n’hésitez pas.

Lorsque vous diffusez votre propre veille, n’oubliez pas de temps en temps de
remercier ceux qui l’ont relayée, du type "merci pour vos rt @machintrucbidule ".

Vous devez adopter un visage humain, du moins dans un premier temps, pour
démontrer votre potentiel.

3 – Moteurs de recherche
Les moteurs de recherche sont les catalyseurs d’un panorama émotionnel et
retranscrivent comment les internautes appréhendent un profil spécifique. Ils sont
d’autant plus important qu’ils sont accessibles à tout un chacun, recruteur ou
clients. Pire encore, ils sont de plus en plus un réflexe pour en savoir plus sur une
personne. Le fait de taper un nom et un prénom s’appelle le "Name Googling ", en
rapport avec le célèbre moteur de recherche Google.

Twitter occupe une place de plus en plus stratégique car il diffuse vos informations
en temps réel, et sont par conséquent susceptibles de varier d’un moment à un
autre (selon votre production).

Sur Google :

Sur Bing (bientôt en France):

L'intérêt
CAS CONCRET : l’EMPLOI
Si l’on applique ces résultats avec une étude de RegionsJob parue cette année, on
constate que d’une part les médias sociaux sont de moins en moins un secret pour
les recruteurs :

Par conséquent, ces derniers sont à même d’aller chercher des informations au-
delà de Google, et de lancer une recherche dans le moteur interne sur des mots
clés spécifiques.

Autre fait marquant, la prise de contact au travers des médias sociaux, notamment
Twitter. Cependant, comme le rappelle Flavien Chantrel :

Attention, les contacts ne sous-entendent pas la présence de recruteurs, cela peut


aussi bien concerner des anciens ou actuels collègues, des clients, des offres de
services... Ne reste que la transformation. Et là, les réseaux sociaux s'en portent
bien, avec 30% des contacts qui ont abouti sur un entretien téléphonique, écrit ou
mail. Mais entretien ne veut pas dire embauche...

L'intérêt
Enfin, les chiffres clés parlent d’eux même :

Le chiffre important : presque un recruteur sur trois utilise le Web pour


rechercher des informations liées à un candidat.

Les médias sociaux ne sont pas encore, à ce jour, le point névralgique du


recrutement en ligne. Cependant il faut prendre en considération deux aspects :

- Le marché caché, qui selon les experts représente environ 80%. Par conséquent,
la prise de contact au travers de collègues, de connaissances ou de followers peut
s’avérer payante (d’où la nécessité de confronter son savoir faire)
- La vérification de données, qui peut s’avérer ennuyeuse si on utilise un média
comme Twitter pour balancer des informations à contre sens de la philosophie de
l’entreprise.

L'intérêt
4 – Danger du DM, piège du retweet

Pour celui qui se sert de Twitter de manière très personnelle et diffuse des
informations pouvant être compromettantes (type : en slip avec une bière dans le
jardin), il existe la possibilité de mettre son compte en privé. Mais évidemment, il y
a des pièges à éviter et l’anonymat de façade, même avec un pseudonyme, peut
vite se transformer en porte ouverte de la bêtise humaine dès lors que l’on se sent
intouchable.

Pourtant vos followers sont vos pires ennemis, et vous ne le savez probablement
pas. Le piège est grand, un message direct adressé à un contact tournant autour
d’une blague potache ou d’un humour déplacé peut très vite se retrouver de
manière publique, mis en ligne par celui qui l’a réceptionné. De même, si vous
pensez que vos propos son protégés, n’oubliez pas que votre communauté, elle,
agit de manière publique, et que ces derniers peuvent également "retweeter " vos
propos, provoquant de ce fait les foudres publiques.

Donc agissez avec discernement. Oui vous pouvez vous amusez, oui vous pouvez
mettre des bêtises, mais n’oubliez pas que ce que vous produisez peut toujours
être retrouvé.

Conclusion
Voyez en Twitter une formidable opportunité. Voyez en Twitter une carapace
d’expert que vous pourrez endosser pour peu que vous agissiez avec intelligence,
discernement et calme.

Les réseaux sociaux pro vous crédibilisent par votre CV et vous confortent par
votre communauté, les blogs vous valorisent par votre analyse ou votre faculté à
traduire un article étranger. Twitter, un lien, un titre et un ou deux mots et vous
voilà plongé dans le monde fabuleux de l’expertise.

Au delà d’une simple critique, ce que je veux faire comprendre c’est le potentiel de
cette plateforme dans la valorisation de son appréhension d’un environnement et
dans sa capacité à apparaître dans les moteurs de recherche. A l’internaute de faire
les bons choix, à savoir de se placer comme un simple relai sans conscience, ou
réellement de comprendre ce qu’il va diffuser et être à même de produire une
réflexion pertinent dans le cadre d’un échange.

L'intérêt
L 'a u t e u r : C a m i l l e A l l o i n g

C a mi l l e A l l o i n g ,
a c tu e l l e m e n t c o n s u l ta n t e n
ge s ti o n de l a r é pu ta ti o n e n
l i gn e po u r l e s o r ga n i s a ti o n s
(veille d'opinion, social media
marketing). Je suis par Temps réel, scoops, rumeurs, mème, influence,
ailleurs doctorant sur ce médiatisation… Les "concepts" liés à Twitter sont
même sujet, au laboratoire nombreux. Il parait difficile aujourd’hui de
CEREGE de l'IAE de Poitiers.
réfléchir au fonctionnement de l’économie dite de
"l’attention" sur le Web, sans prendre en compte
S o n bl o g cet outil et ses usages. Mais au-delà de son
acceptation comme composante à part entière du
http://caddereputation.over-blog.com/
paysage numérique actuel, Twitter dévoile une
autre réalité économique : pour produire/diffuser
T w i t t er de l’information il FAUT être sur Twitter ! Au risque
@CaddeReputation d’être parfois piégé par un système dont les règles
sont en constante redéfinition…

Les journalistes utilisent Twitter… Les entreprises utilisent Twitter… Les producteurs
de contenus Web utilisent Twitter… Les particuliers utilisent Twitter… Même les
animaux de compagnie sont maintenant sur Twitter…

Si les usages semblent globalement similaires, les finalités, elles, sont parfois
diamétralement opposées. Un journaliste a pour objectif de fournir à ses lecteurs
une information vérifiée, et à son patron (si possible) une exclusivité par rapport à
ses concurrents. Un blogueur visera souvent une meilleure diffusion de ses billets,
soit in fine une hausse de la fréquentation de son blog. Un particulier visera à
capter de l’information et à dialoguer avec ses contacts, etc, etc. Le tout en
s’adaptant à trois des règles qui régissent Twitter : un contenu de 140 caractères
maximum, l’idée de diffusion et d’interactions en temps réel, ainsi qu’une
multiplication de sources pouvant diffuser des informations contradictoires sur le
même sujet.

Seulement voilà : lorsque ces divers objectifs s’entremêlent sur le même réseau,
que la capacité d’usage de l’outil de micro-blogging varie considérablement d’un
abonné à l’autre, il arrive souvent que certaines "vérités" sur Twitter et ses
possibilités prennent le pas sur des constats moins émerveillés…

Voici quelques uns des constats que nous allons traiter dans cet article :

- pour les producteurs/diffuseurs de contenus : l’ère du titre remplace peu à peu


celui du contenu

L'intérêt
- pour les entreprises : le temps réel diffère du temps médiatique
- pour les journalistes/veilleurs : qualifier l’information et les sources est la
nécessité première

De l’ère du contenu à l’ère du titre


Lorsque l’on commence à expliquer ce qu’est Twitter, à sa grand-mère ou à son
patron par exemple (l’un étant souvent aussi connaisseur sur le sujet que l’autre),
on ne peut passer à côté de l’une des bases de son fonctionnement : s’exprimer en
140 caractères textuels.
Car au-delà des aspects de temps et de véracité de l’information que nous verrons
ensuite, le micro-blogging (comme son nom l’indique) se caractérise par une
nécessaire compression du contenu que l’on souhaite diffuser. Ce qui, de prime
abord, n’est pas problématique si l’on se confine à l’utilisation première de ce
service : relayer un événement que l’on observe en "temps réel".

Mais comme tout outil Twitter a subi une modification de ses usages (surtout en
France) pour non pas devenir un réseau "mainstream" où chacun décrit à son
voisin la pomme qu’il est en train de déguster, mais un réel réseau d’informations
où les "twittos" (utilisateurs de Twitter) essayent d’attirer l’attention de leurs
publics vers des contenus publiés sur le Web (articles, vidéos, etc.). Il n’est
d’ailleurs pas étonnant de s’apercevoir qu’une très large majorité de blogueurs
possède un compte Twitter. Et qu’il ne sert parfois qu’à annoncer la sortie d’un
nouveau billet (mais c'est un autre débat).

Il est de plus intéressant de constater que Twitter (littéralement "gazouillement") a


bien choisi l’analogie avec l’oiseau : la majorité des utilisateurs ne font que
picorer l’information. Avec un minimum d’abonnements (disons une centaine),
le volume d’informations qu’un utilisateur de ce service peut voir défiler dans la
journée est parfois impressionnant. Il est alors raisonnable de penser que : 1) il ne
lit pas l’ensemble des tweets qu’il voit passer 2) il ne clique pas sur l’ensemble des
tweets qu’il lit 3) il ne lit pas l’ensemble des contenus vers lesquels ses clics l’ont
renvoyé.

Naturellement donc (ou sauf s’il ne fait que ça de sa journée), un utilisateur de


Twitter fait du tri, il sélectionne le contenu qu’il va lire en fonction de divers
critères : le temps dont il dispose, le sujet du contenu vers lequel le tweet renvoie,
la source vers laquelle le tweet renvoie, la personne qui tweete… et bien entendu le
contenu et la signification des 140 caractères en eux-mêmes !

Mettons nous maintenant à la place d’un blogueur, ou de toute autre personne qui
diffuse du contenu sur Twitter. Au-delà du fait que ce service est réellement
intéressant pour dialoguer avec ses lecteurs et d’autres blogueurs, il reste tout de
même un outil incontournable de promotion de contenus (c’est souvent d’ailleurs
l’une des sources amenant le plus de visiteurs vers un blog).
Les techniques pour attirer des twittos (et obtenir aussi des re-tweets) sont
diverses et variées : choisir l’heure, le jour, renvoyer plusieurs fois le même tweet,
etc. Mais au final, le plus efficace reste le tweet en lui-même, soit (souvent) le titre
de l’article !
Si par exemple cet article s’intitulait : "Comment être efficace sur Twitter en 5
étapes", il est quasiment sûr que son lancement sur Twitter ramènerait de

L'intérêt
nombreuses visites et serait sûrement re-tweeté plusieurs fois. Car sur Twitter, le
tweet doit être explicite et résumer déjà en grande partie le contenu vers lequel il
pointe. Au risque souvent d’induire en erreur le lecteur ou de le décevoir par un
contenu trop pauvre par rapport à son titre prometteur.

Et comme nous l’avons dit, le twittos picore… Le temps réel le pousse à faire vite, à
sélectionner l’article avant même de l’avoir lu, à être en quelque sorte dépendant
du titre de celui-ci (ou du tweet qui l’annonce). Mais certains producteurs de
contenus ne s’arrêtent pas seulement à un titre élaboré et explicite (attirant
l’attention), et vont parfois plus loin en condensant leurs articles afin que ceux-ci
s’insèrent au mieux dans la logique d’un contenu en 140 caractères : ils font des
listes de titres, des infographies, des copiés/collés d’articles, etc.
Le contenu essentiel doit sauter aux yeux, car le temps de parcourir l’article, 15
autres tweets attendent d’être lus (certains parlent "d’infobésité", on peut pousser
plus loin le concept et remarquer parfois une certaine addiction à l’information). La
compression du titre visant à attirer l’attention devient petit à petit une
compression des idées et de l’argumentation pour rester en adéquation
avec le rythme de lecture et de consommation de l’information imposé par
la pratique du micro-blogging.

Le must étant de constater que très souvent des articles de plusieurs milliers de
caractères sont re-tweetés sitôt leurs annonces faites : comme si un individu
normalement constitué pouvait lire 3 pages en quelques secondes…

Que faut-il retenir ?


1) Pour être lu et/ou re-tweeté, le titre d’un article doit être pensé en fonction des
"règles" d’usages de Twitter : explicite, court, aguicheur…
2) Un twittos retiendra plus facilement un titre qu’un contenu en lui-même.
D’ailleurs, lorsque l’on fait une recherche sur Twitter, on se base sur des mots-clés
précis, qui ont intérêt à être dans le titre.
3) Cette volonté d’attirer l’attention en simplifiant au maximum ses idées se
ressent de plus en plus sur les contenus en eux-mêmes.

Temps réel + temps médiatique = temps communautaire


Si maintenant l'on demande à une personne un peu plus au fait du micro-blogging
et de ses usages (votre grand-mère a ses limites), quelle "révolution" ce nouveau
système de production de contenu a apporté au Web, il est fort probable que celle-
ci vous réponde : le temps réel !

Au-delà du fait que la notion de temps réel n'a pas été inventée par Twitter (le
"direct live" existe depuis un certain temps dans les médias par exemple), son
appréciation par les entreprises est souvent confondue avec celle du temps
médiatique...

Car nous pouvons partir du principe qu'il y a plusieurs "temps" : le temps politique,
le temps sociétal (développement durable par exemple), le temps concurrentiel,
etc. Et le temps médiatique : celui où une information arrive sur le devant de la
scène, où son relais par les médias et ses acteurs fait d'elle un "fait de société".

L'intérêt
Pour illustrer cela plus concrètement :
- un iPhone explose au visage d'un utilisateur aux USA le vendredi à 1 heure du
matin (heure de Paris) => événement
- plusieurs personnes tweetent l'événement en direct (elles étaient juste à côté
quand cela a eu lieu) => temps réel
- c'est seulement le lendemain (samedi) que la majorité des utilisateurs de Twitter
et d'iPhone relaient la nouvelle => appropriation « communautaire »
- le lundi matin, des journalistes s'en sont emparé et en font la une de leurs
journaux => temps médiatique

Autrement dit, il existe toujours un temps de battement (sauf peut-être pour


certains événements touchant une majorité de personnes, comme un attentat par
exemple) entre le moment où une information est diffusée en temps réel, et où
celle-ci est reprise par diverses communautés d'intérêts sur les réseaux sociaux
pour devenir un fait médiatique.

Schématiquement : temps réel (diffusion de l'information) + temps


médiatique (la visibilité de l'information s'accroît) + Web 2.0 (échange,
partage, déformation de l'information) = temps communautaire

Ce "temps communautaire" devient un enjeu important pour tout producteur de


contenu, et spécialement pour les organisations souhaitant utiliser Twitter comme
moyen de promotion de leurs produits, ou tout simplement comme outil de veille. Il
est autant utile de repérer une information concernant son organisation lorsque
celle-ci est diffusée "en direct", que d'avoir défini à l'avance qui seront les
personnes (leaders d'opinions, "influenceurs", etc.) pouvant rendre visible très
rapidement cette information au sein d'une communauté.
Ce laps de temps peut être réellement utile pour préparer une stratégie, prendre
du recul face à un événement négatif, définir un argumentaire, etc.

De plus, il apparaît comme nécessaire pour les organisations de bien appréhender


le rythme de vie numérique des communautés qu'elles observent et sur lesquelles
elles souhaitent s'appuyer pour diffuser un message : quels sont les temps morts
(week-end, jours fériés, etc.) ? Quels sont les sources/personnes déclenchant
généralement un "re-tweetage" de masse ?

Une organisation devra donc prioritairement s'intéresser non pas au


rythme de diffusion des informations la concernant sur Twitter, mais au
rythme d'utilisation de ce même outil par les communautés/réseaux
d'utilisateurs qui font vivre la ou les thématiques la concernant sur le Web
dit 2.0.

En bref, faire du tri avant de veiller, observer et temporiser avant d'agir. Au risque
sinon de vite s'essouffler et de développer un anachronisme numérique
incompatible avec les attentes des usagers du Web ("ils ne m'ont toujours pas
répondu", "aucune réactivité", etc.).

L'intérêt
Qualifier ses sources et ses informations : des bases à se
réapproprier
Récapitulons : Twitter est régi par une logique de la compression des idées, du 140
caractères et du titre roi. Qui plus est, le temps réel est devenu un élément
inhérent aux pratiques communautaires numériques, temporalité variant d'un
groupe d'utilisateurs à l'autre.

Au milieu de tout cela donc, les professionnels de l'information, tout du moins de


sa collecte et de son traitement (spécialement les veilleurs et journalistes), doivent
s'adapter à ce nouvel environnent où vitesse est souvent confondue avec
précipitation, et où tout est parfois possible pour attirer l'attention.
Et certains, que ce soit pour rigoler/ironiser, voire plus rarement pour lancer des
rumeurs à l'encontre de concurrents (économiques ou politiques), n'hésitent pas à
créer de "faux comptes" dont les informations sont réellement visibles mais
faussement informatives : bref, faire du faux pour faire croire au vrai, tout en
donnant un peu de vrai pour ne pas faire trop faux (est-ce assez clair ?) !

Libération a par ailleurs publié, en ce début du mois d'octobre 2010, un papier


concernant ces "faux comptes". Ce qu'il en ressort, non pas de plus important mais
plutôt de plus inquiétant pour le métier de journaliste, est que cela marche : de
nombreux journalistes tombent dans le panneau, et utilisent les informations
diffusées par des comptes Twitter douteux pour écrire des articles !

Bien évidemment, ces comptes paraissent "douteux" après-coup... Et d'ailleurs,


même l'AFP se permet maintenant de reprendre des tweets comme dépêches !
Vérifier ses sources et qualifier l'information est peut-être devenu désuet
à l'heure du "temps réel" et du "140 caractères" ?
Partons du principe que non, et voyons quelles sont les possibles méthodes pour
s'assurer que l'information que l'on pêche sur Twitter n'est pas avariée, voire pire,
toxique :

- Ne pas se reposer sur la biographie présente sur Twitter : aller plus loin en
cherchant quels sont les autres lieux numériques où se trouvent la personne,
vérifier si le compte Twitter qu'elle présente sur ses autres outils (blogs, etc.) est
bien le même.
- Si le compte est "anonyme" (pseudonyme), laisser un temps de battement après
diffusion de l'information, et voir si celle-ci se retrouve dans d'autres comptes
"officiels" (en tout cas pas anonymes et traitant du même sujet). Car sur Twitter,
comme ailleurs sur le Web, l'exclusivité n'existe pas réellement, on peut toujours
retrouver la même information provenant d'une autre source (surtout pour un
événement ayant une portée médiatique forte)
- Identifier le réseau de ce compte : quels sont les comptes qu'il suit, qui le
suivent ? Et quels sont leurs réseaux ? L'idée étant de repérer si le compte en
question ne fait pas partie d'un réseau de faux comptes (par exemple). Un outil
(enfin plutôt un gadget) comme Mention Map permet de visualiser de manière
heuristique ce type d'informations.
- Prendre en compte le temps communautaire : laisser (encore une fois) un temps
de latence afin de voir si la communauté la plus active sur la thématique ne réfute
pas d'elle même l'information diffusée.

L'intérêt
Ces 4 approches ne sont bien entendu pas les seules, mais il apparaît comme
impossible de lister toutes les possibilités, tant elles varient en fonction de la
nature de l'information, du type de comptes, etc.

Mais l'outil principal, qui lui n'est pas numérique, pas 2.0, mais tout à fait
maîtrisable par tous, est l'esprit critique ! Ne pas se laisser subjuguer par
la technologie, toujours penser qu'un être humain est derrière une
information, qu'un être humain est le destinataire de cette information, et
que par conséquent l'idée même de fiabilité et d'objectivité est toujours
toute relative...

Au final : une nouvelle dialectique numérique ?


Twitter n'a donc pas révolutionné notre société de l'information et de l'immatériel
en elle-même, mais a induit peu à peu une nouvelle façon de consommer et
diffuser l'information : compression des idées, rapidité des échanges et nouvelle
temporalité, brouillage de la notion même d'autorité et de fiabilité des sources.

On pourrait même dire que Twitter a permis le développement d'une "grammaire


du gazouillis"... On ne dit pas (par exemple) "tiens je vais micro-bloguer", mais "je
vais tweeter", etc. Twitter est devenu un verbe, un adjectif, un nom, voir un objet
sémantique à lui tout seul...

Cet article en est d'ailleurs un bon exemple, sur 2475 mots, les termes liés à
Twitter (utilisant de près ou de loin son "étymologie") sont au nombre de 63 !

Alors, amis twittos et twittas, quel tweet allez-vous tweeter pour annoncer
cet article sur Twitter ?

L'intérêt
L'auteur : Jean-Paul Oury

J ea n - P a u l O u ry e s t
c o n s u l ta n t e n e - r e pu ta ti o n
chez Image et Stratégie.
S pé c i a l i s te de l a
Après avoir mené une petite enquête sur le Web,
c o m m u n i c a ti o n de c r i s e s u r j’ai trouvé une grande quantité de billets et de
I n t e r n e t , Ph d e n h i s t o i r e d e s tests divers qui parlaient de l’addiction à Twitter,
s c i e n c e s e t te c h n o l o gi e s , mais aucune méthode pour soigner cette
a u te u r de L a Q u e r e l l e de s pathologie. Il y a quelques temps, j’ai soigné mon
OGM (PUF, 2006) addiction à Facebook en me mettant à Twitter. Je
S o n bl o g me suis donc amusé à imaginer une solution pour
soigner cette nouvelle addiction qui est bien plus
M a l i be r té forte que la précédente1.

T w i t t er
@JP_O

1) L’abstinence
Comme pour toute addiction, allez-y doucement. Ne forcez-pas les choses. De la
même manière que vous êtes venu progressivement à Twitter, vous allez devoir en
sortir pas à pas. Commencez par vous forcer à passer une heure sans tweeter. Je
ne vous cache pas que pour cela vous devez être armé d’une volonté à toute
épreuve. Ce qui ne vous empêche pas de mettre en application quelques petits
trucs et de saisir les opportunités qui se présentent. Profitez du fait que vous avez
une grosse présentation à rendre de toute urgence pour ne pas lancer votre client
Twitter habituel. Si vous avez une envie pressante, évitez de prendre votre
Blackberry ou votre iPhone aux toilettes. Si vous ne résistez-pas, ouvrez
simplement un onglet dans votre browser et connectez-vous sur le site Twitter (non
non, Nambu ou Tweetdeck c’est interdit !!!!). Avec un peu de chance, la page
s’ouvrira avec la baleine. Si ça n’est pas le cas, la lourdeur des opérations (même
sur la nouvelle version) vous dissuadera de virevolter. Tenez-bon. Vous avez résisté
une heure sans Twitter ? C’est bien. Accrochez-vous et réitérez l’opération le
lendemain. Au bout de dix essais concluants, vous êtes mûr pour la journée.
A ceux pour qui l’opération semble trop difficile, je leur conseillerais de tenter
l’exercice lors d’un moment important dans leur vie : mariage, enterrement,

1
Je me suis rendu compte de la forme aigüe de mon addiction lors de mes dernières vacances. Arrivé à l’autre
bout du monde dans un hôtel paradisiaque, logé dans une chambre avec vue sur mer, j’ai été extrêmement
angoissé à l’idée de ne pas avoir de WiFi. Un nœud s’est dénoué dans ma gorge quand j’ai reçu les codes
d’accès de la réception : j’allais enfin pouvoir tweeter une photo à mes followers

L'intérêt
naissance d’un premier enfant.... Si vous êtes croyant, se raccrocher aux fêtes
religieuses peut sacrément aider. Rosh Hashana, le Carême, ou le Ramadan
peuvent être de bonnes occasions fantastiques pour s’abstenir de tweeter. Si
toutefois vous sentez votre volonté faiblir ou si vous rechutez, passez à la méthode
forcée.

2) L’isolement
Une démarche «semi-forcée» peut être un pis-aller à la démarche volontaire. Il est
certain que s’arrêter de soi-même sans que l’on n’ait été obligé de rien est toujours
mieux, mais bon parfois, il faut savoir faire de nécessité vertu. Donc rendez-vous
un week-end à la campagne avec de très bons amis. Choisissez un trou perdu où
«ça ne capte pas» et où le WiFi signifie en patois local rien d’autre que le fiston du
Wi (on se comprend !).

N.B. : partez avec des friends de Facebook et non des followers pour ne pas être
tenté. En guise de substitution, vous pourrez encore leur placer en direct quelques
commentaires sous les photos qu’ils prendront de vous.

Essayez de partir au moins une semaine. Si jamais en revenant vous vous


rattrapez en vous connectant une journée entière pour tweeter l’ensemble de vos
vacances et relisez le fil de la semaine passée, ce qui risque fort d’arriver, alors,
vous venez d’échouer. Passez à la méthode forte : le dégoût.

3) Dégoûtez-vous de vos «followings»


Tout le monde se rappelle du Capitaine Haddock dans Tintin et les Picaros.
Tournesol avait trouvé la pilule miracle pour le dégoûter à vie de son whisky le
barbu. Vous pouvez donc, de la même manière, trouver quelques solutions pour
vous dégoûter de Twitter. Commencez par follower tous les trolls que vous trouvez.
Les bots qui retweetent les #lol, les #ptdr et les #j. Les ados qui racontent leur
vie «J’ai trop la win ce matin». Les influents qui se la racontent en balançant des
«Salut les gens» le matin et des «Sur ce, je vous laisse, je vais dormir» le soir.
Vous prenez le métro en période de grève ? Suivez les comptes des syndicats. Vous
êtes célibataire ? Trouvez un ou deux couples qui tweetent en amoureux: «Chérie
t’as sorti la poubelle ce matin ?», «Non mon amour, c’était ton tour». Les twittos
qui font 140 fautes au tweet. Les racoleuses aux shorty url chelous qui vous
proposent 250 twitpics d’elles. Rajoutez quelques fils en serbo-croates et d’autres
en japonais. Vous allez vite être dégoûté de votre #TL. Mais le travail n’est
accompli qu’à moitié. Malgré tous vos efforts, vous vous rendez-compte que Twitter
a encore un intérêt pour vous : vos followers. Voici une manière de les liquider.

4) Dégoûtez vos followers


Rien de plus facile que de perdre des followers. Ouvrez un petit #tweetclash contre
vos meilleurs amis ou contre quelques blogueurs influents. Prenez-vous Eolas entre
quatre tweets et démontrez-lui que ses billets ne valent pas un RT ou mieux qu’il
devient commercial ces derniers temps. Vous tweetez habituellement pour une
communauté heavy-metal ? Balancez-leur les derniers tubes de Justin Bieber et de
Katy Perry. Vous faites partie de la sphère très fermée des #leftblogs ? Tweetez à

L'intérêt
tour de bras le lip dub de l’UMP et chantez les louanges de Sarko, Besson, Woerth
sans oublier de RT chacun des tweets de @NK_M et @fred_lefebvre. Vous tweetez
habituellement des versets de la Bible ? Racontez des histoires de fesses.... Je ne
vais pas vous faire un dessin : vous savez certainement mieux que quiconque ce
qu’il faut faire pour chasser vos followers. Oui, mais voilà : Twitter est un moulin à
vent et la natwure a horreur du vide. Vous allez voir apparaître une nouvelle
communauté : celle des fans de Bieber... bien plus nombreuse que celle des fans
«tweets» à contre-courants vous en rapportent plus et multiplient par deux ou trois
votre communauté de followers... Vous voilà reparti à la case départ. Sortez les
bonnes vieilles méthodes.

5) Le patch
Le fameux patch anti-Twitter. Comme il n’existe pas encore sur le marché et que je
ne suis pas moi-même développeur pour lancer demain une application qui vous
insulte chaque fois que vous tweetez ou qui transforme vos 140 signes en une
bouillie incompréhensible, j’ai conçu une idée de patch artisanal. Rendez-vous dans
une papeterie (si si ça existe encore !) Achetez un bon vieux calepin des familles et
un crayon. Et chaque fois que vous avez une idée à tweeter, notez-la simplement
sur une feuille de votre cahier. Attention, astreignez-vous à respecter les règles!
N’oubliez pas de recopiez les RT et les shortlinks et comptez les 140 signes par
vous-mêmes : ahah ! On fait tout de suite moins les malins. Mais le clou du
spectacle : à la fin de la journée, prenez votre calepin et relisez-vous. Les tweets
s’envolent mais le papier reste. Si vous trouvez que tout ce que vous avez écrit ne
valait pas la feuille de votre calepin, alors vous venez de faire un premier pas. Par
contre, si vous êtes fier de vous, alors c’est que la méthode a échoué. Il faut sortir
l’artillerie lourde. La campagne de pub anti-Twitter !

6) Tu t’es vu quand tu tweetes ?

Il est clair que si vous en êtes arrivé à ce stade, cela veut dire que vous ne pouvez
pas vous en sortir par vous-même. Il vous faut sérieusement une aide extérieure.
Qui d’autre que l’Etat est capable de vous soutenir ? Car là il faut mettre les grands
moyens et lancer une grosse campagne de publicité. Donc voilà, c’est parti coco.
On lance l’appel d’offre : réaliser une campagne nationale qui montre les ravages
de Twitter sur la jeunesse. Le slogan qui tue «Tu t’es vu quand tu tweetes ?». Au
hasard, un truc bien glauque qui montre des apprentis blogueurs qui tweetent des
infos qu’ils n’auraient même pas vérifiées et qui déclenchent la 3ème guerre
mondiale, des jeunes en train de tweeter et qui se suicident juste après ou encore,
ou, encore mieux, un innocent qui tweete dans un coin et sans le savoir chaque
tweet envoyé, c’est un arbre qu’on abat en forêt avec tout le texte légal qui va
avec pour les équivalents carbone.... Et puisque tous ces mots ne peuvent avoir un
impact sur vous que si on leur donne une déclinaison physique, notre agence va
enfoncer le clou en organisant une grande campagne comportementale.

7) La mise à l’amende façon taxe carbone


Comme nous le rappelle le site Green IT, un employé de Twitter a évalué la
consommation électrique d’un tweet à approximativement 90 joules, soit 0,025

L'intérêt
Wh. Twitter génère donc 1 tonne de CO2 chaque jour soit 20 allers-retours Paris-
Londres en avion. Qu’à cela ne tienne, il suffit d’imposer une taxe carbone sur
chaque tweet et vous mettre à l’amende en le forçant à racheter votre addiction en
équivalent carbone. Voici donc une méthode qui risque de faire mal à votre porte-
monnaie. Mais, après tout, peut-être que vous êtes un écologiste convaincu et que
vous êtes trop fier de pouvoir racheter vos tweets et dédommager ainsi la
nature.... D’ailleurs vous militez pour l’environnement dans chacun de vos tweets.
Donc c’est justifié de la même manière que les litres de kérosène de Yann Arthus
Bertrand. Dans ce cas, je ne vois plus qu’une solution pour vous.

8) La twhérapie de groupe
Ca y est, vous y êtes. Vous vous levez de votre chaise pour prendre la parole
devant l’assemblée
- Bonjour je m’appelle @guykawasaki
Le groupe
- Bonjour @guykawasaki
- Ca va être difficile pour moi de faire moins de 140 signes car j’ai tellement à
raconter sur mon addiction...
Le twhérapeute
- Ne t’inquiètes-pas, Guy, ici tu peux te lâcher.... On est en mode Friendfeed. Si tu
veux, au début, tu peux même t’aider avec un tweetlonger.
- Oui c’est sympa, mais je préférerais y arriver par moi-même....
Le twhérapeute
- On te comprend Guy, on est tous passé par là un jour et ça fait mal. Mais vas-y
explique-nous ce qui t’amène ici.
- Et bien en fait, je me suis rendu compte que ça faisait quatre ans maintenant que
je passais ma vie sur Twitter au rythme continu d’un tweet tous les quart d’heures.
Le groupe
- Humpfffff ... Ca doit être dur....
Pendant ce temps, @guykawasaki en train de mettre sa main à la poche pour saisir
son iPhone, le coach qui se précipite sur lui.
- Non Guy, pas ici, pas maintenant devant les autres, résiste.... tu es plus fort que
ça....
- Bah quoi, je suis juste en train de checker ma présence parmi vous sur
Foursquare...

9) La séance au sanatorium
Le problème de toute thérapie de groupe, c’est qu’elle vous laisse seul face à vous-
même le soir. Rien ne vaut par conséquent de se faire interner dans un sanatorium.
Au hasard, prenons... Lindsay Loan. Il paraîtrait que la starlette accro à Twitter
s’est faite interner dans une clinique spécialisée. Et oui, la réalité passe toujours la
fiction. Mais on est en droit de douter qu’étant donné l’ampleur du trou de la sécu,
le gouvernement français décide de prendre en charge l’hospitalisation des milliers
de Français accros à Twitter. Pourtant Facebook a bien son Monsieur Apéro
Facebook.... Pourquoi Twitter n’aurait-il pas le sien. Cela mérite réflexion non ?

L'intérêt
10) Le Grenelle de la tweet-addiction
Voici donc la solution finale à tous les problèmes d’addiction. Quand on a un
phénomène de société qu’on ne réussit pas à résoudre, dans notre cher pays, on
fait un Grenelle. Donc la voilà la solution à votre tweet-addiction. Les plus grands
spécialistes et des politiques qui vont se réunir en conciliabule pour réfléchir à des
solutions sur votre appétence pour cet outil issu de la mondialisation sauvage... Et
vous allez voir ce que vous allez voir ! Toute une série de mesures radicales et
innovantes :
- La nomination d’un métwiateur de la République
- Mise en place d’une commission sur la tweet-addiction
- Ouverture des salles de Tweets où les gens trouvent des gens à qui parler de leur
addiction
- Mise en place d’un Télétwon afin de financer le séquençage génétique des accros
à tweeter afin de mieux les soigner...
- Etc, etc....

Et si avec tout cela vous n’avez pas trouvé le moyen de soigner votre pathologie,
alors je ne vois plus qu’une solution pour vous : continuez à vous envoyez vos
14000 signes par jour (140 signes X 100 tweets) ou plus si vous pouvez, et surtout
prenez-y le plus de plaisir possible !

L'intérêt
L'auteur : Lionel Roux
Lionel Roux est responsable
i n f o r m a ti qu e , a r c h i te c te I T e t
blogueur. Il s'intéresse
pa r ti c u l i è r e m e n t à l ' e n tr e pr i s e
2.0, aux outils collaboratifs et
a u w e bde s i gn . “Dois-je continuer à envoyer des tweets à 5
personnes ou abandonner pour me focaliser sur
autre chose ?” C’est l’un des dilemmes que pose
S o n bl o g rapidement Twitter au néo-twittos.
h ttp: / / bl o g. w e bs o u r c i n g. f r /
La majorité se lasse et au mieux abandonne son
compte, mais d’autres persévèrent et tentent de
T w i t t er développer leur compte.
@lionelroux
“Pourquoi et comment attirer des followers ?”,
“Comment développer son influence en utilisant le
webware de microblogging?

Des followers, mais pourquoi ?


Avant de voir comment augmenter le nombre de ses followers, voyons pourquoi
c’est intéressant.

De nombreuses études ont montré que Twitter est l’un des médias les plus
puissants pour diffuser de l’information et créer du trafic.

En effet, l'utilisation de Twitter a littéralement explosé, devenant au passage l’une


des sources d’informations principales dans le monde. Dès lors Twitter est devenu
un réflexe pour s’informer pour un grand nombre de personnes.

Voila une manière efficace de promouvoir une marque, un produit ou une idée, de
susciter des réactions (feedback, polémique, buzz, ...) ou bien encore d'accroître
son influence.

Diffuser un message sur Twitter est la quasi-assurance de le voir vivre à peu de


frais.

A condition d’avoir une masse critique de personnes en capacité de le lire ... et


donc de le relayer.

L'intérêt
Les méthodes
. Tweeter et occuper le terrain
Une fois son compte créé, il faut le faire vivre. Un compte “mort”, qui n’a plus
tweeté depuis des semaines n’incitera pas à le suivre.
Il faut tweeter régulièrement, ne serait-ce qu’une ou deux fois par semaine.
Plus vous tweeterez, pour vous serez suivi.

. Retweetter
L’autre moyen de se faire connaître est de faire connaître les autres. Le twittos,
comme le blogueur, est narcissique et il aime retweeter les RT de ses tweets. Du
coup, ses followers verront votre identifiant passer et peut-être que certains iront
voir votre timeline.
D’autre part, les RT comme vos propres tweets peuvent représenter une
information pertinente pour vos followers.
Là encore, ne retweetez pas n’importe quoi et faites le avec parcimonie.

. Écrire une biographie


Pour attirer des followers, donner le minimum vital d’information sur vous et votre
action.
La biographie de Twitter (les quelques lignes qui apparaissent sous votre
identifiant) permet de faire ceci. Soyez concis et pertinent. Usez et abusez des
mots-clés.

. Suivre vos followers


Tant que vous le pouvez (c’est à dire tant que votre timeline reste lisible) suivez à
votre tour vos followers.
Premièrement ça leur fera plaisir, ce qui les incitera à vous retweeter. S’ils vous
suivent, c’est qu’ils apprécient vos tweets.
Ensuite vous apparaîtrez dans leurs followers, ce qui vous donne une seconde
chance d’être vu et suivi.
Si vous ne pouvez pas tous les suivre, suivez ceux qui ont le plus de potentiel (par
exemple le plus de followers).
Attention à ne pas suivre des comptes purement publicitaires ou bidons.

. Suivre des Twittos influents


Suivre un twittos influent (c’est à dire un twittos avec un ratio followers/followés
supérieur à 10) vous permettra de glaner certains bon tweets ou RT.
Vos RT seront probablement vus par ce twittos et qui sait, s’il juge que vos tweets
sont pertinents, il vous suivra. Et là c’est le jackpot car les autres utilisateurs
verront qu’il vous suit, ce qui est un “gage” de “qualité”.

. Participer aux discussions et réagir.


Participez activement à des débats ou discussions sur Twitter est un moyen de se
faire remarquer. Tout d’abord par la qualité de vos intervention et ensuite parce
que pour vous répondre, votre “correspondant” devra inclure votre identifiant.
Une chance de plus de donner de la visibilité à votre compte.

. Répondre aux mentions


Si votre identifiant est mentionné dans une discussion ou si on vous interpelle par
ce biais, autant que possible, répondez.

L'intérêt
Le mépris n'entraînera que des défections. Un peu de considération fera l’effet
inverse.

. Ne pas polluer la timeline


Au premier point je mentionnais l’occupation du terrain. Attention toutefois à ne
pas provoquer l’overdose en surchargant les timelines de vos followers, sous peine
de les voir déguerpir en moins de deux.
De la même façon, ne tweetez pas n’importe quoi et ne racontez pas votre vie. Il
n’y a rien de plus envahissant qu’un tweet #malife.

. Utiliser le Follow Friday


N’hésitez pas à remercier par un #FF (Follow Friday) un twittos qui vous RT
souvent.
Ça ne coûte rien, à part un peu de temps, et cela fait toujours plaisir.
Variez de semaines en semaines les identifiants de vos #FF.

. Promouvoir son compte


Si vous êtes blogueur, indiquez clairement que vous avez un compte Twitter que ce
soit sur votre webdesign ou dans vos billets (s’ils sont en rapport avec Twitter par
exemple).
De la même façon, n’hésitez pas indiquer votre identifiant Twitter lorsque vous
commentez un blog, en l’utilisant à la place de votre nom.
Sur les forums, placez un lien vers votre compte Twitter dans votre signature
Faites-en de même dans vos emails.

. Créer un design de compte original


Twitter permet de créer une page de compte à son image. Il faut en profiter et
agrémenter sa page, avec un beau fond d’écran, lequel pourra comporter des
informations personnelles, comme son email, l’adresse de son blog, ... et surtout
une image professionnelle.
Comme un webdesign de site qui sort de l’ordinaire, un beau compte Twitter attire
l’œil et donne envie de s’y abonner.

Les outils
Certains points sont à faire une fois pour toute (biographie, blog, ...) mais d’autre
nécessitent un peu de travail. Même si tout ce qui a été dit précédemment est
parfaitement faisable avec l’interface de Twitter et un peu de rigueur, il existe des
outils qui vont vous faciliter la vie.

. Gérer ses followers


Pour gérer à la fois ses propres followers et ses followés, il existe pléthore d’outils.
On peut citer par exemple Twittoria, FriendOrFollow ou ReFollow. Ma préférence va
clairement au dernier.

. Trouver les meilleurs comptes Twitter à suivre


Il y a plusieurs façons de trouver les meilleurs comptes.

La première consiste à jouer la carte locale. Allez faire un tour dans vos followers
et trouvez les meilleurs profils. Un outil comme FriendOrFollow le fait très bien.

L'intérêt
Une autre façon de faire est de sélectionner les comptes par mots clé. Tapez
quelques mots clé pertinents pour vos centres d'intérêt ou d’activité et trouver de
bons comptes. Aidez-vous pour cela d'outils comme Buzzom ou Docteur Tweety.

Autre méthode efficace, partez d’un twittos influent ou intéressant et trouvez ses
meilleurs followers. Tweepi est fait, entre autre, pour cela.

Sinon laissez le hasard décider pour vous avec SuggestR.

. Générer automatiquement ses #FF


Bien que simple dans son principe, le Follow Friday prend un peu de temps pour
sélectionner les twittos à remercier ou mettre en avant. Heureusement, il existe
plein d’outils pour le faire automatiquement. AutoFF le fait bien et est une
production française. Follow Friday fait la même chose, avec un design minable ;)

. Créer un design en 3 clics


Si vous n’êtes pas un webdesigner dans l’âme, pas de panique. Le nombre
impressionnant d’outils vous permettant de réaliser de somptueux fonds de page
devrait vous rassurer.
Si je n’en avait qu’un à recommander, ce serait l’excellent ColourLover Themeleon.
A défaut, MyTweetSpace est pas mal non plus.

. Tweeter automatiquement les billets de son blog


Au même titre qu’un flux RSS, un compte Twitter peut devenir une façon de suivre
l’actualité d’un blog. C’est d’ailleurs beaucoup plus intéressant car un lien sur
Twitter générera plus de visite qu’un flux RSS car les internautes sont obligés
d’aller sur le site.
De nombreux plugins permettent de réaliser ce genre de chose, en fonction de
votre plateforme.
De même, Feedburner permet de Twitter automatiquement son flux RSS.

. Rattraper les désabonnements


Malgré tous vos efforts, il arrive toujours que des Twittos se désabonnent de votre
compte Twitter. Sauf qu’avec l’outil par défaut, vous n’êtes pas prévenu. Qwitter
permet d’être prévenu qu’un twittos ne vous suit plus. Une bonne occasion de lui
envoyer un petit tweet sympa pour tenter de le rattraper.

L'intérêt
L'auteur : Cyrille Franck
J o u r n a l i s te e t r e s po n s a bl e
é di to r i a l de pu i s 1 5 a n s s u r
I n te r n e t ( Z D n e t, A l ta V i s ta , Parmi les difficultés qui attendent le débutant
AOL), en radio (Fun radio) en Twitter figure la laborieuse quête des abonnements
presse (Future France). (ou following). De la qualité des profils suivis
Intervenant pour l'association dépend naturellement l’intérêt de Twitter en tant
mondiale des journaux (WAN- qu’outil de veille ou de réseautage.
I F R A ) e t c o n s u l ta n t é di to r i a l
f r e e la n c e
Il écrit aussi pour Frenchweb. Twitter pour quoi faire ?
S o n bl o g La première question à se poser, est celle de
http://www.mediaculture.fr/ l’objectif poursuivi. Il faut en amont déterminer si
l’on veut plutôt se servir de Twitter comme d’un
T w i t t er outil de veille, de réseautage, de
communication, de recrutement ou de
@cyceron
sourcing (les cinq grands usages de l’oiseau bleu).

La sélection des profils sera plus ou moins drastique selon que l’on souhaite obtenir
des informations pointues sur un domaine ou diffuser sa marque au plus grand
nombre.

Une fois accomplie cette étape de réflexion indispensable, l’on pourra partir en
chasse, mais pas avant, au risque de fabriquer un outil hybride inefficace. Car c’est
à la fois toute la force et la faiblesse de Twitter : étant totalement paramétrable, il
est le résultat de ce que l’utilisateur en fait, pour le meilleur et pour le pire.
Twitter est un peu "l’Ikea de l’information", le site à monter soi-même, d’où
l’inversion de responsabilité du développeur vers l’usager.

Les annuaires insuffisants


Des sites proposent des listes d’usagers triés par thématiques et classés par ordre
de popularité. Le problème est qu’ils souvent à tonalité très anglo-saxonne, tel
listorious ou wefollow. Vous pourrez y piocher quelques "références" néanmoins, tel
Pete Cashmore (Mashable) ou encore David Carr du New York Times, pour ceux qui
s’intéressent aux médias.

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


Evitez de vous ruer sur les médias (CNN, Reuters...) qui utilisent Twitter
comme un outil de diffusion de leurs flux RSS. Pour cela vous disposez d’un
agrégateur de type Google Reader ou Netvibes. Réduire Twitter à cela serait bien
dommage, car son intérêt majeur consiste à connecter des "vrais gens" entre eux
afin que se créent des liens et des interactions.

Il existe aussi quelques annuaires francophones comme quitwitte ou twitts, mais ils
restent peu étoffés avec quelques milliers d’inscrits. Seuls y figurent ceux qui s’y
sont inscrits, d’où le problème d’exhaustivité.

La recherche par mot-clé


Le mieux est de commencer par faire une recherche par mot-clé sur
search.twitter.com

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


Vous pouvez entrer le mot "médias" dans le cartouche de recherches et voir qui a
utilisé ce mot dans les messages twittés récemment. Pour être encore plus pointu,
ajoutez le hashtag (ou dièse) #médias, afin d’isoler les sujets "médias", classés
comme tels par leurs émissaires.

Vous pourrez ensuite vous rendre sur le profil de chaque profil, regarder sa
récente production de messages pour vérifier qu’ils correspondent bien à vos
attentes et le cas échéant, vous abonner.

La recherche via les sites d’analyse de tendances


Tweetmeme, topsy ou wikio font un classement des messages les plus relayés.
C’est un bon moyen de découvrir leurs émissaires et de voir si cette popularité était
justifiée. A combiner par thématique comme sur wikio pour éviter de se voir infliger
les amateurs de Britney Spears si l’on cherche plutôt des informations Marketing...

A quoi repère-t-on une "bonne source" ?


A chacun de se faire son opinion, mais il y a quand même quelques indices... En
voici cinq :

1-La régularité de publication. Pas forcément tous les jours, mais pas non plus
une fois tous les 15 jours.

2-La spécialisation des thèmes traités. C’est très important de pouvoir ranger
son abonnement dans une liste pour pouvoir filtrer la masse des informations par
thème. Les généralistes éclectiques ne sont pas à proscrire, mais de fait leur
production sera moins souvent pertinente qu’un pourvoyeur d’infos plus pointu.

3-La présence de liens sélectifs et pertinents. Sélectifs car faire un choix, trier
l’information est le premier des services à rendre à ses abonnés. Méfiez-vous de
ces usines à liens qui balancent tout et n’importe quoi, pour peu que cela entre
dans leur thématique. Pour l’usager, mieux vaut 2 liens puissants par semaine que

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


150 inutiles ou redondants.
Pertinents, c’est à dire qui apportent une information nouvelle, intéressante,
polémique ou pas.

4-La recherche de la source. Le bon profil tâchera de remonter à la source de


l’information, et vous apportera le rapport lui-même plutôt qu’une pâle
retranscription d’un blog. Ou alors au contraire il vous procurera la synthèse
intelligente qui vous fait gagner du temps. Ce genre de profils est rare, si vous en
découvrez un, sautez dessus, ça vaut de l’or !

5-Le sens critique. Le bon twitteur lit attentivement avant de retwitter. Il réfléchit
à ce qu’il vient de découvrir, et le passe au t"amis de sa raison" pour décider si cela
lui paraît intelligent ou pas. Il ne se contente pas de relayer un lien qui "a l’air
intéressant", sous prétexte que le sujet est engageant a priori. Vous constaterez à
l’usage que beaucoup d’usagers Twitter relayent des liens qu’ils n’ont pas ouvert,
sur la base unique du sujet du message.

Creuser à partir des sources identifiées


Une fois une bonne source identifiée, il faut se précipiter sur la liste de ses
abonnements (following) pour y faire son marché. Il y a de bonnes chances que
ses centres d’intérêt (et les vôtres du coup) s’y retrouvent.

Search.twitter.com permet aussi de sélectionner la langue des messages postés,


si vous souhaitez éviter l’anglais ou au contraire cherchez à recueillir des sources et
points de vue étrangers.

Pensez aussi aux listes que vous pouvez récupérer telles qu’elles en vous y
abonnant (ex :@hweytens/e-marketing-veille) ou dans lesquelles vous pouvez
piocher pour faire le tri. Pour trouver une liste, utilisez Google : entrez
[site:twitter.com liste marketing] pour trouver les listes traitant du marketing ou
[site:twitter.com liste médias] pour celles recensant les médias, entre autres
exemples.

Résister aux sirènes du copinage


il faudra veiller à ne pas polluer vos sources d’information, votre fil
d’actualisations (ou time-line) en vous abonnant aux amis et connaissances, "pour
ne pas vexer" ou par sentiment de reconnaissance. Créez plutôt un autre
compte dédié à cet usage plus social et marketing, qu’informationnel. L’efficacité
de Twitter en tant qu’outil de veille dépend de sa rigueur et sa sélectivité.

Y-a-t-il un maximum de sources tolérable pour le commun


des mortels ?
Difficile à dire car cela dépend de la vitesse de lecture de chacun, de sa
disponibilité, de sa curiosité. A titre personnel j’ai 350 abonnements et il me
semble que j’arrive à un mon maximum, car ma time-line s’allonge et je ne peux
de toute façon pas la parcourir intégralement. Donc attention, toute nouvelle
source risque de diluer les autres dans un flot ingérable.

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


Mais rassurez-vous, de toute façons vous passerez à côté de certaines choses.
Prenez-en votre parti, nul ne saurait être omniscient. Et puis, vous apprenez déjà
tellement de choses grâce à Twitter, ne soyez donc pas si gourmand ! ;-)

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


L 'a u t e u r : G e n a r o B a r d y
G e n a r o B a r dy di r i ge l e Le pouls du web
développement international
du S a l o n du c h o c o l a t, " l e pl u s
Il est possible de n'expérimenter Twitter qu'à
grand événement mondial
dédié au chocolat”, avec 16 travers une liste de personnes à suivre dont vous
événements dans 9 pays. appréciez les informations partagées. C'est
malheureusement une utilisation très partielle de
l'outil.

Si j'avais un marteau, hormis le fait que je


S o n bl o g
frapperais le jour, je ne l'utiliserais pas qu'avec des
http://www.narominded.com/ punaises. Il serait beaucoup plus utile d'essayer
avec des clous. La recherche rend Twitter bien plus
T w i t t er solide, comprendre plus utile.
@naro

La recherche est la vraie puissance de Twitter car les tweets sont majoritairement
publics, ce qui vous permet d'observer littéralement ce qui se DIT sur un sujet dans
le monde entier, dans toutes les langues, si bien sûr quelqu'un trouve utile de le
tweeter.
Le caractère public et éphémère d'un tweet permet donc de se connecter
directement à ce qui se pense ou au moins ce qui se dit en temps réel. En d'autres
termes la recherche sur Twitter permet de prendre le pouls du Web.

Trending topics, les sujets chauds de Twitter


Sur quel sujet effectuer une recherche sur Twitter ? D'abord sur le sujet qui vous
intéresse, cela va de soit. Que le sujet qui vous fasse vibrer soit professionnel ou
personnel, il est probable que quelqu'un en tweete au moment où vous lisez ces
lignes.
Twitter donne d'ailleurs une indication des sujets qui sont les
plus discutés par l'intermédiaire des trending topics, également
appelés "à la une" dans la version française de Twitter. Vous
pouvez retrouver les trending topics sur l'interface Web de
Twitter ainsi que sur certains clients Twitter que nous verrons plus
loin.
En cliquant sur modifier, vous pouvez restreindre ces trending
topics à une zone géographique, comme Londres ou Miami,
malheureusement pas encore à la France ou l'une de ses villes.

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


Mais nous verrons plus tard qu'en utilisant search.twitter.com vous pourrez
contourner le problème.

Qui est sur Twitter ?

Il convient de préciser qu'en effectuant une recherche sur Twitter, vous toucherez
principalement la population qui tweete le plus. Cela va sans dire, mais cela nous
oblige également à nous demander : qui est sur Twitter ?
Une étude récente de ExactTarget et CoTweet nous montre que les utilisateurs
réguliers de Twitter sont trois fois plus susceptibles que les autres d'influencer leur
entourage sur les marques.
Les utilisateurs de Twitter sont ceux qui publient le plus. 70% d'entre eux publient
un blog, 71% postent des commentaires, 75% donnent au moins un avis sur un
produit ou une marque tous mois. Ce sont les blogueurs, les journalistes, les
médias...
En effectuant une recherche sur Twitter, par exemple sur votre marque, vous allez
donc découvrir ce que disent de vous les personnes les plus influentes du Web.
Autant dire que même si l'utilisation de Twitter est encore loin de celle Facebook, il
est conseillé de prêter attention et de tendre l'oreille.

Apprenez les basiques sur search.twitter.com


Très rapidement après son lancement, Twitter a racheté un service de recherche
dans les tweets nommé Summize puis renommé search.twitter.com.
Le service n'a presque pas bougé depuis et se révèle très puissant.

Vous pourrez y retrouver toutes les astuces avancées de recherche, notamment le


choix des langues ou la limitation de votre recherche à une zone géographique.
Search.twitter.com vous donne quelques astuces pour améliorer vos recherches.
Personnellement j'aime beaucoup inclure des smileys pour trouver une humeur en
plus d'un commentaire.
Globalement la seule limite est votre imagination, et les tweets des internautes
bien sûr :)
Notez bien une astuce précieuse, à chaque recherche est associé un flux rss, qui
vous permet de suivre cette recherche depuis un lecteur de flux rss, comme par
exemple Google reader. Un bon moyen de rester en veille.
Les moteurs de recherche les plus classiques intègrent maintenant les tweets,
retrouvez ici l'exemple de Google en sélectionnant les "mises à jour", mais cela
vaut pour Yahoo et Bing.

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


Pour rester connecté à vos recherches,adoptez Tweetdeck
ou Seesmic
Pour conclure, si vous souhaitez utiliser un même outil pour tweeter, même avec
plusieurs comptes, je vous recommande l'utilisation d'un de ces deux clients
Twitter : Seesmic ou Tweetdeck. Ils vous permettront de créer des colonnes ou
onglets dédiés à vos recherches les plus fréquentes, et ainsi être alerté en toute
circonstance.

Je ne serais pas complet si je ne vous disais que vous pouvez également


sauvegarder des recherches sur l'interface Web de Twitter, cette possibilité étant
limitée à 10 recherches.

Et maintenant à votre tour :)

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


L 'a u t e u r :
Gonzague Dambricourt
Go n z a g u e D a m b r i c o u r t a
2 3 a n s , i l e s t pa s s i o n n é de
nouvelles technologies, Les clients Twitter sont des logiciels (installés sur
d' a u to m o bi l e s e t de un ordinateur, téléphone ou autre périphérique) ou
communication. Il a travaillé services web (hébergés par des prestataires et
pour Ogilvy PR et Vanksen. Il accessibles en ligne). Ils apportent parfois des
a l a n c é tr o i s s i te s i n te r n e t fonctionnalités supplémentaires et permettent un
dont deux collaboratifs dédiés confort d'utilisation différent. En effet tout le
à s e s pa s s i o n s : G o n z a gu e . m e
/ BlogAutomobile.fr et monde n'a pas forcément envie de subir l'interface
Z i k n a ti o n . c o m web de Twitter et l'utilisation d'un logiciel amène
par exemple le glisser déposer etc. Evidemment le
S o n bl o g
but de ce passage du livre n'est pas de citer tous
h ttp: / / go n z a gu e . m e / les clients existants au monde mais de passer en
T w i t t er revue nos préférés.
@gonzague

I) Clients desktop
A) Multiplateforme

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


Mixero - Gratuit - http://www.mixero.com/

Mixero est un client Adobe Air qui offre tout un tas de personnalisations ainsi
qu'une version iPhone. Il gère le multi compte, les filtres, la synchronisation
multiplateforme mais son interface assez surchargée en découragera plus d'un.

Seesmic Desktop - Gratuit - http://seesmic.com/

Seesmic est disponible sur toutes les plateformes majeures (sauf Linux à ma
connaissance) et repose sur Silverlight. L'outil gère les comptes Facebook,
Foursquare, Google Buzz, LinkedIn, Ping et bien sûr Twitter.

L’intérêt? Seesmic Desktop peut être enrichi de plugins.

Sur le site vous trouverez aussi Seesmic Look, fonctionnant sous Windows XP, Vista
et 7 qui propose une approche plus "grand public" et visuelle de Twitter.

Tweetdeck - Gratuit - http://www.tweetdeck.com/

Tweetdeck est un client fonctionnant sous Mac, Windows, Linux avec Adobe Air.
Multi-comptes, très paramétrable et gère la synchronisation entre vos ordinateurs
et téléphones.

Le seul souci ? De base il occupe tout de même énormément d'espace sur votre
écran… et ça … C'est gênant sauf si votre seul activité au travail est de tweeter ;-)

Ce qui est bien c'est qu'il y a une version iPhone, iPad et Android.

A éviter : TweetGlide - http://tweetglide.com/

Encore un multiplateforme sous Adobe Air malheureusement très marketing car on


vous force à entrer votre adresse mail puis on vous propose de suivre deux
comptes Twitter puis de tweeter une information. Tout cela sent le marketeux un
peu moisi . A éviter, il n'apporte rien.

B) Mac

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


Je commence par la partie Mac car c'est mon outil de travail principal et que je
connais donc plutôt bien.

Tweetie - Freeware et version payante - http://www.atebits.com/tweetie-mac/

Développé par Atebits dont le fondateur a été embauché par Twitter, ce client n'est
plus du tout maintenu à jour et présente pas mal de soucis car il n'intègre pas les
dernières évolutions de Twitter dont le retweet natif.

Son intérêt ? Une interface extrêmement intelligente avec des animations qui
mettent en valeur les conversations. Tweetie est aussi multi-comptes (vous pouvez
par exemple y mettre votre compte perso et votre compte pro).

C'est le client que j'utilise au quotidien malgré ses défauts.

Twitterific - Gratuit et payant - http://iconfactory.com/software/twitterrific

Twitterific est un petit client assez léger mais dont l'ergonomie est à revoir.

C) Linux

Termterr - Gratuit - http://termtter.org/

Client en ligne de commande, pour les fanatiques du Terminal. Mis à part le cliché
Linuxien de base , les clients Air sont normalement compatibles avec Linux.

Pensez aussi à regarder du côté de Twitux (


http://live.gnome.org/DanielMorales/Twitux ) ou plus récent : Pino (http://pino-
app.appspot.com/)

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


II) Clients web

Les clients Web sont accessibles directement depuis une page Web. A défaut de
tous les décrire précisément nous vous recommandons :

Twitter.com ( http://twitter.com )

L'interface - évidente - de Twitter , officielle mais pas forcément complète en


termes de fonctionnalités

Seesmic Web ( http://seesmic.com/app ) -

Décidément le client présent sur le plus grand nombre de plateformes et sous 3


formes ( client desktop - mobile - web ), il est plein de fonctions pratiques au
quotidien dont la gestion multi comptes ( Twitter, Linkedin , Google Buzz,
Foursquare , Ping .. ) et intègre les notifications Desktop

Hootsuite ( http://hootsuite.com/ )

Client en ligne disponible en version gratuite et pro avec diverses options qui
seront idéales aux équipes et aux entreprises.

Cotweet ( http://cotweet.com/ )

Dans la lignée de Hootsuite et décliné en deux versions ( gratuite et entreprise )


un client en ligne qui permet d'annoter des tweets, de gérer des rôles et
permissions, tracker les clicks , programmer des tweets. Le must have en
entreprise à mon goût

III) Clients Mobiles


Les clients mobiles sont les logiciels s'installant sur des smartphones, des tablettes
telles que l'iPad et le Samsung Galaxy Tab. Nous avons listé ici les trois plateformes

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


principales de smartphones. Ces applications sont disponibles via les "appstores"
respectifs de chaque environnement.

A) Android

Twitter pour Android

Application officielle - Pas toujours pratique car fonctionnant sous un système


d'onglets. Gratuite

Seesmic

On vous avait prévenu ils sont partout. Une des applications les plus complètes
pour Twitter sous Android. Gratuite

Twidroid

C'est un des pionniers du client Twitter sous Android , assez complet. Gratuite et
payante (3.39 euros)

Hootsuite

Visée totalement professionnelle avec notamment l'affichage des statistiques - 2.99


dollars

Swift

Un client rapide et efficace mais dépourvu de fonctionnalités

A voir aussi : TweetCaster / Twicca

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


B) Blackberry

Twitter for Blackberry

Client officiel, gère le push. Assez complet mais ne gère pas le multi compte.
Gratuit.

Seesmic

Encore présent ici … Pas mal mais ne gère pas le push. Gratuit

Ûbertwitter

Très complet. Gratuit

TwitterBerry (OpenBeak)

Mon premier client twitter… émotions… . Gratuit

B) iPhone

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


Twitter for iPhone (anciennement Tweetie 2)

Client officiel, gère le push. Gratuit

Tweetdeck

La version iPhone et synchronisable du client desktop. Gratuit

Twiterrific

La version iPhone du client desktop ici aussi. Gratuit

Seesmic

Ahah quelle surprise il allait nous manquer : Seesmic est aussi sur iPhone avec un
affichage type dashboard, une intégration à Evernote, la gestion multicompte.
Gratuit

Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix !

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


A u t eu r :
S o n bl o g :
E m i l i e O ge z
http://www.emilieogez
.c o m/
C o n s u l ta n te e n
m é di a s s o c i a u x e t
ge s ti o n de l ' i de n ti té Twitter : @eogez
n u m é r i qu e ,
bl o gu e u s e e t
r e s po n s a bl e
marketing chez
XW i k i .

Emilie Ogez a sélectionné : Cotweet, Tweepi, Visible Tweets et Twitter


Backup

A u t eu r :
S o n bl o g :
Anne-Laure Raffestin
http://moderateur.blog
Community Manager .regionsjob.com
chez RegionsJob,
bl o gu e u s e po u r l e Twitter : @alraffestin
Blog du moderateur.

Anne-Laure Raffestin a sélectionné : TumblIn, Backtweets,


ClockTweets, E-Manurama, MinURL, Twitpic, Packrati et Cadmus

A u t eu r :
S o n bl o g :
Christophe Ramel
http://www.kriisiis.com
Christophe Ramel,
a lia s K r iis iis ,
Community Manager Twitter : @kriisiis
e t B l o gu e u r s u r
Kriisiis.fr, le Social
M e di a B l o g

Christophe Ramel a sélectionné : CuratedBy, Twoolr,


AdvancedTweepsSearch et Formulists

Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...


Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...
Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...
Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...
Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...
Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...
Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...
Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...
Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...
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Les outils : veille, aides à l’utilisation, hébergement ...
L 'a u t e u r : S E O M A N
S e r i a l bl o gu e u r
pr i n c i pa l e m e n t S E O e t
M o n é ti s a ti o n : i l s é v i t
pr i n c i pa l e m e n t s u r
h ttp: / / ba ba bi l l ga te s . f r e e . f r
( B l o g s u r l e r é f é r e n c e m e n t) ,
a c c e s s o ir e m e n t il e s t
c o n s u l ta n t e n S E O e t Les journalistes ont au début vu en Twitter un
Webmarketing. concurrent, un nouveau média qui allait les
concurrencer. S'en suit une salve de critique à
S o n bl o g l’encontre du site de microblogging. Des radios
http://twitteradar.com publiques francophones ont même lancé une
expérience où des journalistes étaient enfermés à
huis clos avec comme seules sources
T w i t t er d'informations Facebook et Twitter, l'objectif non
@seoadsenseman avoué étant de prouver que le média n'était pas
fiable.

Aux Etats-Unis, les journalistes sont fascinés par Twitter. Cette fascination
s'explique par l'instantanéité de l'information : le journalisme temps réel, ils ont en
rêvé, Twitter l'a "presque" fait. Le tableau est idyllique : des centaines de
"reporters" sur le terrain 24/7 toujours fascinés d’être questionnés par un
journaliste vedette de CNN ou d'ABC, et qui ne rechignent pas à donner
l'information qu'on leur demande en 140 caractères.

Que penser d'un Carel Pedre, qui, au péril de sa vie lors du séisme d'Haïti, est resté
derrière son écran pour donner via Twitter les informations que ni les agences de
presse mondiale ni les télévisions locales n'auraient pu donner avant des heures ?
Twitter était devenu pour ces journalistes US un nouvel eldorado grisant où les
reporters citoyens étaient disponibles tout le temps, gratuitement, et surtout
permettaient de faire un travail de fourmi en attendant l'arrivée des reporters
traditionnels.

Deuxième source de fascination de Twitter pour les journalistes, la facilité et la


concision des échanges : nos amis journalistes français n'ayant retenu finalement
que ce deuxième aspect. C'est ainsi que Twitter est devenu une newsroom multiple
et colorée : on peut y croiser des échanges de tweets entre un journaliste du
Figaro, un pigiste de Marianne ou encore une stagiaire de Mediapart sans que cela
ne paraisse surprenant. Il s’agit d’une sorte de cour de récréation pour journalistes
(spécifique à la France). Certains ont essayé sans succès de se l’approprier.
Verdict : flop total.

Twitter et information
Autre point intéressant pour les journalistes, la présence sur Twitter des hommes
politiques qui usent et abusent des tweets au plus grand bonheur des journalistes :
Twitter est devenu le vrai "OFF" pour les politiques. Certains députés ont même
demandé l'interdiction de Twitter dans l'Assemblée nationale suite à certaines fuites
mémorables.

Dans le futur, Twitter prendra sa vraie place comme outil auprès des journalistes.
Ils cesseront de le considérer comme nouveau média concurrent. Il n'est rien de
plus que le chaînon manquant dans la circulation de l'information entre son
avènement et sa couverture et leur fascination n'en sera que plus grandie.

Twitter et information
E n t ret i en a v ec :
Jean-Marc Manach
J ea n - M a rc M a n a c h e s t
o u r n a l i s te à i n te r n e ta c tu . n e t
& owni.fr, blogueur au
M o n de . f r & a u te u r de L a v i e De puis combien de temps es-tu sur Twitter,
pr i v é e , u n pr o bl è m e de v i e u x
et pourquoi as-tu effectué cette démarche ?
cons ?

Je suis sur Twitter depuis un an et demi, voire


deux ans. J’avais d’abord réservé mon nom pour
éviter le cybersquatting, mais il y a deux ans je ne
S o n bl o g
comprenais pas l’intérêt de Twitter. Je ne voyais
B u g B r o th e r
pas ce qu’on pouvait faire avec 140 caractères. A
la rentrée il y a deux ans, je voyais de plus en plus
T w i t t er de gens utiliser Twitter, j’ai donc voulu tester. Ca a
correspondu au moment où pas mal d’autres
@manhack
journalistes Internet se sont connectés sur Twitter,
et où on a commencé à faire du journalisme de

liens avec aaaliens notamment. Là par contre, je voyais vraiment l’utilité. Je faisais
déjà une revue de Web depuis pas mal d’années, j’utilisais Delicious (pour
InternetActu). La revue de Web pour InternetActu dépassait un peu les 140
caractères, j’ai voulu faire pareil pour aaaliens mais en plus court. J’ai donc
commencé à faire une revue de Web à la fois sur Delicious et sur Twitter, et il se
trouve que la mayonnaise a commencé à prendre, parce que les sujets que je traite
commençaient à intéresser les gens : toutes ces questions de surveillance, de
liberté sur le Net, de technologies de contrôle. Ensuite, il y a eu un papier de
Vincent Glad dans BienBienBien sur le classement des journalistes Internet sur
Twitter où il me surnommait « le papy du Web » (je l’avais eu comme étudiant à
l’ESJ). Cela a contribué à booster le truc . C’est vraiment intéressant pour moi car
ça me permet de partager tout ce que je vois d’intéressant, et que je ne peux
traiter en tant qu’article, car j’ai plus un profil de journaliste d’investigation, il me
faut du temps pour faire mes enquêtes. C’est la culture du partage sur internet !

Twitter vient donc en complémentarité de tes autres activités.

Je ne fais pas des articles très régulièrement, j’en sors un voire deux par semaine.
Par contre, c’est quasiment quotidien, je vais envoyer entre 5 et 20 infos par jour.
Je ne fais pas la promo de mes articles sur Twitter. Par contre, la notoriété de ma
revue de presse et des infos que je balance sur Twitter permet ensuite d’amener
des gens vers mes articles. Ça fait donc partie de mon boulot : je ne suis pas payé
pour tweeter, mais j’estime que dans mon boulot de journaliste, ça fait partie de ce

Twitter et information
qu’attendent mes lecteurs. Je ne suis pas là uniquement pour écrire des papiers, je
suis aussi là pour dire : cet article là, il est intéressant.

On rejoint l’idée de personal branding, et du fait qu’un journaliste peut être limite
un média à lui tout seul. Non seulement on est présent via ses articles
ponctuellement, mais en plus on va occuper le terrain quotidiennement pour se
faire connaître et avoir une caisse de résonnance pour le reste.

Je n’aime pas l’expression de "personal branding" car je suis un Français. Je vais


prendre la chose différemment : la majeure partie des journalistes de la presse
écrite travaille pour des médias où leur signature apparaît en bas à droite. Et
personne ne sait qui a écrit les articles dans Libération ou Le Monde. Le nombre de
gens qui lisent la signature du journaliste est infime. Par contre, quand on est
blogueur, on récupère son nom. Et ça c’est extrêmement intéressant dans le
journalisme sur internet, c’est qu’à partir du moment où on fait aussi du blog, où
on s’exprime à la première personne, on récupère son nom. Sur twitter c’est
exactement la même chose : on ne va pas lire tous les articles sur Slate, mais ce
que fait Vincent Glad, oui. Je sais que c’est un bon journaliste, car j’ai lu ses
papiers et parce que sur Twitter je vois ce qu’il fait et je trouve ça bon. C’est pas
uen question de personal branding : il y a certains journalistes qui arrivent à se
faire un nom, ou à récupérer le leur, car avant ils étaient dilués dans la masse de
tous les noms de tous ceux qui travaillent dans un journal papier ou à la TV ou à la
radio.

On arrive donc à une période où on va suivre plus un journaliste qu’un


journal…

Il y aura toujours plein de journalistes qui vont bâtonner de la dépêche parce que
c’est comme ça qu’ils travaillent, ou qu’ils n’ont pas le choix. En même temps sur le
Net, on peut faire de la qualité. On peut prendre le temps, d(ans certains cas) de
faire de longs papiers fouillés, vaec des liens, des photos, des vidéos… Des choses
qu’on n’a pas le temps de fair en TV ou même en presse écrite : en presse écrite,
ton article doit faire 3 fueillets, point barre. Sur le Net, tu as la place. Cette notion
de qualité et, pardaoxalement, les tweets de 140 caractères, participent de cette
mutation du journalisme sur internet.

Un autre exemple : avant je travaillais beaucoup avec les fils RSS pour suivre
l’actualité. Le problème, c’est qu’en suivant Le Monde ou libé, j’ai l’intégralité de
tout ce qu’ils envoient. Or, ce n’est pas forcément intéressant. Par contre, avec
cette notion de journalisme de liens sur Twitter, les liens postés le sont par des
êtres humains en grande majorité. C’est tout l’intérêt ! Ca rehausse
considérablement la qualité de la veille. Je me sers donc de Twitter pour savoir les
infos intéressantes sur les sujets qui me préoccupent.

Du coup, Twitter +les réseaux sociaux+ le blog, c’est un vrai plus pour les
journalistes, ou ça devient une obligation ?

Ca peut être une obligation dans certains cas, mais pour plein de journalistes ça ne
servira à rien. En termes de veille, je pense que c’est plus intéressant que les flux
RSS, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter d’en lire. Pour arriver à se
faire un nom, Twitter est effectivement plus intéressant.

Twitter et information
Et ce n’est pas Twitter, mais ls réseaux sociaux en général : peut-être que d’ici
quelques années, twitter azura été complètement absorbé, ou sera vraiment
différent, on n’en sait rien. Ce qui m’intéresse : On introduit un nouveau rapport
avec le lectorat.

Tu utilises Twitter pour échanger avec les lecteurs et les fournisseurs de


contenu ?

C’est comme les commentaires sur mes articles : je ne vais pas répondre
systématiquement car je n’ai pas forcément quelque chose à répondre. Quand la
question ou la critique qu’on me fait est pertienent, je réponde, c’est le minimum
sur les réseaux sociaux ; la base. C’est chronophage, mais à partir du moment où
tu mises sur la qualité, ça prend beaucoup de temps, et donc tu publies moins de
papiers que quelqu’un qui n’est pas sur les médias sociaux, ne répond jamais à rien
et se contente de publier. Mais ça vaut le coup ! Et en même temps, je n’ai pas le
choix : dans la façon que j’ai d’aborder le journalisme sur le Net, je suis dans cette
dynamique là.

Concernant ton utilisation de Twitter en général, tu te fixes une ligne


éditoriale ?

Oui. On en revient un petit peu à la marque : les sujets qui m’intéressent


majoritairement sont les questions de surveillance de liberté, que ce soit sur
Internet ou les technologies de contrôle. C’est là-dessus que je vais me focaliser, je
ne vais pas raconter tout ou n’importe quoi. De temps en temps, je vais retweeter
un message, un article ou une vidéo qui m’aura particulièrement fait rire, oui qui
n’est pas dans mon scope mais que je trouve très intéressant. Mais c’est
l’exception, sinon tu brouilles les pistes pour le lecteur. Une bonne partie de ceux
qui utilisent Twitter dans une optique professionnelle et qui ont beaucoup de
personnes qui les suivent fonctionnent de cette façon. Il faut savoir à qui tu parles,
à défaut de savoir qui t’entend. 8 000 personnes me suivent sur Twitter, je ne peux
pas les suivre tous, mais eux savent à peu près les sujets que je traite. C’est un
contrat de lecture gratuit.

On peut remarquer plusieurs utilisations de Twitter par les journalistes


eux-mêmes : certains s’en tiennent à une ligne éditoriale, à une promesse,
et d’autres qui partent plus dans des comptes personnels plus que pro
mais qui cartonnent quand même, comme Voncent Glad ou Alex Hervaud,
et d’autre qui sont très suivis mais n’ont pas forcément axé leur compte
Twitter sur leur vie professionnelle en elle-même.

Alex et Vincent, il y a un côté kikoulol qui participe de leur réputation sur le Net.
Quand Vincent avait trouvé le profil Facebook de Zahia, il l’avait balancé sur Twitter
mais n’avait pas fait d’articles. A contrario, à la suite de ça, beaucoup ont fait des
articles dessus.

C’est un peu le back office du journalisme

Ce que j’explique aux étudiants que j’ai dans les écoles de journalisme dans
lesquelles j’interviens, c’est qu’avant tu faisais ton reportage radio Tv ou presse
écrite, tu le vendais au rédac chef et c’est lui qui décidait de l’heure à laquelle

Twitter et information
c’était diffusé. Après, tu passais à autre chose. Aujourd’hui, une fois l’article publié,
tu dois lire les commentaires, parler sur Twitter ou Facebook, donc il ya des gens
qui vont réagir, il y a presque un côté un SAV. Une fois ton papier fini, ton travail de
journaliste n’est pas terminé, il y a du boulot après. Et la c’est quelque chose qui
est nouveau, et c’est dû au fait que les gens peuvent répondre en temps réel, ce
qu’ils ne peuvent faire à la TV ou la radio, ou en presse écrite. C’est pareil pour les
journalistes : et le minimum quand quelqu’un te parle, c’est d’écouter !

On en arrive au fameux journaliste Commnuity manager décrit en ce


moment.

Effectivement. Il y a un côté CM . Ca s’appelle l’interactivité, la liberté d’expression,


les gens discutent. Après, certains ne lisent pas les commentaires sur leurs blogs,
qui il est vrai peuvent être de véritables usines à trolls, par exemple sur le conflit
israélo-palestinien. Je comprends tout à fait. Mais c’est l’exception. Il faut lire les
commentaires, c’est le minimum, car il y a toujours quelqu’un qui en sait plus que
toi sur le sujet sur lequel tu écris un article. Il faut impérativement être très
humble sur le Net sinon tu vas te faire démonter sur les commentaires ou sur
d’autres blogs. Et donc il faut lire les commentaires et répondre aux choses les plus
intéressantes. Et maintenant, les commentaires ont aussi lieu sur Twitter et sur
Facebook. C’est la notion de microblogging, le fait d’aller chercher les gens où ils
sont. Le métier de journaliste aujourd’hui, ce n’est pas seulement de faire des
reportages, des enquêtes, ou d’écrire des articles, c’est aussi d’aller au contact
comme dirait un militaire.

La différence entre Twitter et Facebook, c’est que sur Facebook on n’a pas
forcément accès à ce que la personne a partagé. Là où sur Twitter avec un ou deux
outils on peut savoir qui a dit quoi.

De fait, j’ai 4 fois plus de personnes qui me suivent sur Twitter que sur Facebook.

Twitter et grand public, est ce que tu penses qu’un jour ça peut vraiment
se faire ?

Sur Twitter, non. C’est trop geek, il y trop de termes à comprendre : followers, RT…
Il y a trop de règles, c’est quoi ow.ly, bit.ly, les j.mp etc Ce n'est pas aussi grand
public que Facebook. C’est pour ça que je lis aussi Facebook, pour le grand public,
ils ont un espace à eux. Quand tu es journaliste maintenant, tu as face à toi des
gens qui ont leur propre canal de média, d’expression, sur Facebook et sur Twitter.
Ca change tout au sens où ce n'est pas seulement la possibilité de laisser un
commentaire en bas de ton article. Il ne vient pas sur le blog du monde, sur
InternetActu ou sur OWNI et je lui offre la possibilité de s’exprimer chez moi, là il a
son propre profil Facebook ou son propre compte Twitter où il va pouvoir faire
tourner l’information. Par exemple, ça m’est arrivé plusieurs fois l’année dernière,
je publie un article sur le blog que j’ai sur le Monde, il y avait eu quelque chose
comme 140 retweets mais il y avait eu 800 partages sur Facebook. C’est énorme !
Alors que j’ai 4 fois plus de gens qui me suivent sur Twitter que sur Facebook. En
même temps, sur les statistiques, personne n’est dupe : j’ai plus de 8000
personnes abonnées à mon compte, mais combien sont actifs ? A mon avis, peut-
être, 500, 1000 ou 1500. La majeure partie s’est inscrite mais ne s’en sert plus.

Twitter et information
Tu utilises des outils pour tracker le nombre de clics justement ?

J’utilise bit.ly, je regarde les stats… Avec OWNI, nous sommes justement en train
de préparer un outil pour calculer le degré d’influence non pas au nombre de
followers mais au nombre de clics. Par exemple : LeMonde.fr a un compte Twitter,
58, 27, 125 personnes… ont cliqué sur les liens publiés il y a une heure. Et
pourtant, ils ont 113 000 followers. Moi si je vais sur mon compte, les trucs que j’ai
publiés : 60, 99,192… J’ai fait une expérience avec JeanLucR, qui a plus de 200
000 personnes qui le suivent, et on s’aperçoit que le degré d’influence n’est pas le
nombre de followers. Le compte Twitter du monde.fr entraîne généralement moins
de clics sur un lien que ce que moi je peux produire. C’est complètement
paradoxal. Il ne faut pas raisonner Twitter et microblogging, je préfère "médias
sociaux" : les gens s’expriment aussi, et on parle à des gens qui répondent, voire
qui peuvent t’interpeller directement. Alors que dans les autres médias, radios, TV,
presse écrite, les journalistes parlent à des gens qui n’ont que le droit de se taire
quasiment. A moins de faire un courrier des lecteurs ou d’appeler le standard, mais
ils ne peuvent pas répondre sinon. Sur le net, ils peuvent répondre, et cela n’a
jamais été aussi puissant qu’avec Facebook et Twitter.

Donc pour toi, Twitter est plus symptomatique des changements du


journalisme actuel plus que l’outil en lui-même est intéressant.

Oui : Altavista et Netscape ont disparu, mais les moteurs de recherche et les
navigateurs Web en tant que tels n’ont pas disparu. Je ne sais pas où en seront
Facebook et Twitter dans 5 ou dans 10 ans, mais je sais qu’on ne pourra plus
revenir en arrière sur le fait qu’aujourd’hui un journaliste quand il est sur Internet,
il parle à des gens qui peuvent lui répondre en temps réel.

Twitter et information
A u t e u r : C é dr i c M o tte
J o u r n a l i s te w e b de pu i s 1 9 9 8 ;
n ' a j a m a i s a r r ê té de pu i s e t
essaie de transmettre mes
( m o de s te s ) e x pé r i e n c e s v i a
u n bl o g, de s f o r m a ti o n s ; de s Elaborée en 1929 par un chercheur hongrois, la
c o n f é r e n c e s ; to u t e n théorie des six degrés de séparation repose sur un
c o n s e i l l a n t de s s i te s de
principe simple : chaque être humain est à 6
c o n te n u po u r l e u r r e f o n te o u
le traitement en ligne personnes intermédiaires, au maximum, de tout
d' é v é n e m e n ts . autre être humain dans le monde.

S o n bl o g Exemple : vous connaissez quelqu'un (1) qui


http://www.chouingmedia.com connaît un vendeur d'Apple (2) qui connait le
directeur d'Apple France (3), qui lui-même connaît
T w i t t er le Responsable Europe (4) qui rapporte à Steve
Jobs (5). Vous voilà donc à 5 personnes de Steve
@chouing
Jobs. Ô joie suprême !

Source : Wikipédia

Twitter et information
Ce qui ressemble à une théorie fumeuse prend toute sa dimension dans les
réseaux sociaux actuels. Toutes les recommandations automatiques type
"Suggestions d'amis", "Vous connaissez peut-être", "Comment vous connecter à
Bob", etc, mettent en application ce principe, sous le diminutif FOAF – pour Friend
of a Friend.

Mais c'est sur Twitter que cette théorie prend tout son sens, grâce à la rapidité de
propagation d'un message, notamment via les re-tweets.
J'en ai fait l'étonnante expérience en septembre 2009.

Afin de préparer une intervention au quotidien Le Temps, je cherchais des


informations sur l'état de la presse et du Web en Suisse.
Les moteurs de recherche m'ont permis de trouver des informations factuelles,
mais rien qui permette de sentir l'état d'esprit des Suisses vis-à-vis des médias, du
Web, et plus largement des institutions politiques.

Un peu en désespoir de cause, je lance un tweet le 8 septembre après-midi.

Sur Twitter, parmi mes 800 followers, 10 ont relayé mon message original. Par
ordre chronologique de RT, un grand merci à @xternisien (journaliste au Monde),
@Polo_ (journaliste au Courrier Picard), @philippe_lagane (blogueur), @leGouter
(fan de groove...), @mettout (rédacteur en chef de lexpress.fr), @berkati
(politologue et journaliste), @MonsieurPierre (journaliste), @wubitt (résident
suisse), @la_nr_chantal (l'un des comptes Twitter de la Nouvelle République) et
enfin @webatou (qui se bat pour des sites Web accessibles)...

Sur Facebook, deux personnes basées en Suisse m'ont demandé de préciser ma


demande (il faut reconnaître qu'en 140 caractères...). D'après l'outil bit.ly (qui a

Twitter et information
tendance à gonfler les stats), 200 clics ont amené 83 personnes vers cette page
sobrement intitulé Le web en Suisse :

Cette page est un Google Doc en mode wiki ouvert, c'est-à-dire que toute personne
se retrouvant sur la page peut l'éditer. Elle est maintenant fermée.

En 6 heures, cette page a enregistré 350 "activités".

Quelles sont les informations recueillies ?


Un peu de tout, sans doute en raison de questions trop évasives. Quoiqu'il en soit,
ces informations m'ont permis de mieux recentrer mes questions pour la deuxième
phase de mes recherches sur les moteurs.

Chercher de l'information, et trouver des contacts

La voilà la grande différence entre un moteur de recherche et un réseau social : le


premier donne des informations, le second apporte des contacts qualifiés.
Comment ? Sur la page wiki sont apparus très vite des noms de personnes ad hoc
à interroger. En parallèle mon réseau sur Twitter s'est agrandi. Une (modeste mais
qualifiée) vague de nouveaux twittos, suisses pour la plupart, sont arrivés.
10 personnes qui retweetent, c'est relativement faible mais c'est justement tout
l'intérêt de la chose : je ne suis pas une star des réseaux sociaux, ai une influence
discutée par ma propre progéniture et ne suis pas salarié par un journal ou une
marque connue.

Ce qui tend à démontrer que s'il est nécessaire d'avoir un nombre de contacts
minimum, il est surtout crucial d'avoir un réseau qualifié.
En raison d'un temps limité, je n'ai pas pu contacter toutes les personnes
recommandées. Trois personnes m'ont permis d'avoir une vision éclairée de la

Twitter et information
situation, et je tiens à les remercier pour leur réactivité et surtout leur disponibilité
à des horaires fantaisistes (de 21 à 23 heures avec Sandrine Szabo, entre minuit et
une heure du matin avec Clément Péquignot, et le lendemain matin pour Pierre-
Yves Revaz). Ces trois personnes ont été contactées et interviewées moins
de 24 heures après lancé le premier message sur Twitter.

Quelles leçons en tirer ?


Une vaste question à laquelle il serait bien exagéré de répondre en une seule
expérience, qui présente un bémol important. Les gens sur le Web, et notamment
les francophones sur Twitter, sont particulièrement friands d'internet. Du coup, leur
poser une question qui traite du Web les titille assez vite.

Pas sûr d'avoir les mêmes réponses sur des sujets d'actualité. Quelques remarques
cependant :

- la question posée était une demande d'information et non une demande


de contact. En lançant "Cherche plusieurs personnes pour les interviewer sur l'état
du web en Suisse", il n'est pas sûr que les bonnes personnes se soient présentées,
tout simplement parce que dans ce cas vous attirez celles qui veulent être
interviewées - et non celles qui sont prêtes à partager une information
gratuitement.
- il est illusoire de croire que lancer une question relativement complexe
sur un réseau social va apporter une réponse. Il y a un moment où il faut
prendre son téléphone pour préciser les questions et les réponses.
- c'est un gain de temps considérable. "Mon" réseau a travaillé pour moi.
Très concrètement, j'ai lancé le message à 14h, mais n'y suis revenu que deux
heures après. Entre temps, les informations et les contacts sont arrivés d'eux-
mêmes. Reste évidemment à trier.
- c'est une facilité de mise en relation exceptionnelle. Comment aurais-je fait
il y a 15 ans ?
J'aurais appelé des organismes officiels ou des entreprises, serait tombé sur de
gentil(le)s secrétaires dont le métier est de filtrer les coups de fil, aurais eu des
réponses plus ou moins claires, plus ou moins rapidement, mais surtout des
réponses en impasse.
Là, chaque personne du réseau est un pont vers une autre personne,
éventuellement plus qualifiée ou d'avis différent.
- Twitter ne se suffit pas à lui-même. Ce qui a permis de récupérer des
informations, c'est le Google Doc, pas Twitter. Il semblerait qu'une partie des
internautes aiment vraiment aider des inconnus, et n'en attendent rien en
retour, si ce n'est un remerciement.

Les RT de chacun ont transmis l'information de cercles d'internautes peu pertinents


sur le sujet, mais dont le cercle de connaissance – plus exactement le graphe social
comme on dit en ligne – contient des groupes de personnes qualifiées en fonction
du sujet.

Twitter et information
Auteur : Erwann Gaucher
Erwann Gaucher est
j o u r n a l i s te , a n c i e n Tous ceux qui, aujourd’hui, travaillent dans la
r e s po n s a bl e d' u n e f i l i è r e presse locale et utilisent Twitter se posent cette
d'étude à l'ESJ, formateur et
c o n s u l ta n t w e b e t pr i n t, question et pressentent déjà les réponses. Twitter
s pé c i a l i s é da n s l a pr e s s e a-t-il vocation à devenir un outil privilégié dans
r é gi o n a l e e t pa s s i o n n é de s l’information de proximité ?
m é di a s .
Commençons par un traditionnel mais inévitable
état des lieux. Dans les différentes rédactions de
journaux locaux de France, la greffe a été sans
S o n bl o g
doute un peu plus longue à prendre avec Twitter
http://www.erwanngaucher.com
que pour Facebook. Pas étonnant : si l’outil est
plus simple à prendre en main, sa finalité est
T w i t t er beaucoup moins évidente. Et surtout, les exemples
@egaucher de journaux nationaux l’utilisant, et sur lesquels la
presse locale aurait pu s’appuyer, sont aussi
beaucoup plus rares.

Malgré tout, petit à petit, les journaux régionaux, principalement les quotidiens,
ont vraiment commencé à utiliser Twitter à l’aube du second semestre 2010. Des
débuts qui restent logiquement timides. Twitter est un "pur outil", c’est la façon de
l’utiliser qui en fait la finalité. Les journaux régionaux, dont les équipes sont parfois
encore balbutiantes sur le web, commencent donc à jouer avec l’outil, tout en
expérimentant ses fins.

Début octobre 2010, plus d’une trentaine de quotidiens régionaux disposaient d’un
compte Twitter officiel, d’autres étant "représentés" plus ou moins officieusement
par un membre de la rédaction ayant ouvert un compte personnel.
Quant au top 10 des journaux locaux les plus suivis sur Twitter, il était le suivant au
21 septembre 2010 :

- La Voix du Nord (2 716 followers)


- Ouest France (2 682 followers)
- Sud Ouest (2 492 followers)
- Le Télégramme (1 671 followers)
- Les Dernières Nouvelles d’Alsace (1 252 followers)
- Le Progrès (1 221 followers)
- Presse Océan (1 040 followers)
- La Provence (816 followers)
- La Montagne (816 followers)
- Le Midi Libre (728 followers)

Twitter et information
Un impact encore très modeste en terme de communauté, on le voit.
Pourquoi ?

Un outil encore mal connu des rédactions


Il est aujourd’hui encore difficile de mobiliser les rédactions locales sur Twitter. Les
journalistes y sont encore très rarement formés, même si la tendance s’inverse
très progressivement, et leurs efforts en termes de réseaux sociaux se concentrent
à 95% sur Facebook.

La mise en place d’un compte Twitter et son alimentation au quotidien dépend


encore très souvent de la volonté d’un(e) journaliste, utilisateur de Twitter à titre
privé, et qui en pressent l’intérêt pour le journal avec lequel il collabore.

Deux stratégies sont alors à la disposition du titre pour assurer sa présence sur le
site de micro-blogging : en confier l’animation à un(e) ou plusieurs journalistes, ou
en automatiser l’actualisation.
Cette dernière est souvent retenue, car plus simple à mettre en place, elle paraît
également plus sûre. Il est techniquement simple, aujourd’hui, de faire en sorte
que le site web d’un journal soit relié à son compte Twitter. Chaque nouvelle
dépêche ou article mis en ligne sur le site génèrera alors automatiquement un
tweet qui sera généralement tronqué une fois les 140 caractères utilisés. Pour lire
l’intégralité de l’information, le follower devra cliquer sur le lien et naviguer sur le
site. Simple, facile et sûr, un tel dispositif est tout le temps disponible, de jour
comme de nuit, week-end compris, et s’appuie sur la production d’infos locales de
toute la rédaction et non d’un ou deux journalistes seulement.

Midi Libre ou l’hebdomadaire L’Avenir de l’Artois (groupe Voix du Nord) ont par
exemple opté en partie pour cette automatisation, séduisante en termes
d’organisation (elle ne demande pas de ressources temps/hommes
supplémentaires) mais en partie inefficace. Elle prouve surtout la méconnaissance
de Twitter, de ses atouts et de ses utilisations possibles, par bon nombre de
journalistes locaux.

Twitter et information
Twitter, simple canal de diffusion pour les journaux locaux ?
Pour le moment et dans la majorité des cas, les journaux locaux cantonnent Twitter
dans un rôle d’outil marketing basique, de boîte à écho de leurs contenus. Twitter
devient un support, un canal supplémentaire pour faire connaître au public le plus
large possible les sujets traités dans le média. Le contenu qui y est diffusé est alors
le même que sur le site et, parfois, le même que dans le journal papier.
L’interactivité y est nulle, la conversation se déroule en sens unique, le partage est
inexistant… Bref, cette utilisation de Twitter oublie totalement l’aspect
communautaire de l’outil et il n’est pas étonnant, donc, que les retours soient très
limités, voire décevants.

Dans le même temps, se développent ici ou là de nouvelles utilisations locales de


Twitter, des expérimentations utilisant de façon beaucoup plus poussée les autres
possibilités de l’outil de micro-blogging.
De nombreux journaux commencent ainsi à tester les différentes utilisations
possibles de Twitter, son potentiel au sein de différentes stratégies en ligne plus
élaborées.

Twitter, outil live de l’événementiel local

Parce qu’il est simple à maîtriser et facile à intégrer à un site, Twitter est de plus en
plus utilisé en local pour traiter l’événementiel "en direct".
Début 2010, à l’occasion des élections régionales, plusieurs journaux régionaux ont
décidé de "tweeter les résultats" en direct des bureaux de votes. Le réseau Vivrici,
qui édite une quinzaine d’hebdomadaires locaux (L’Observateur du
Valenciennois…), avait ainsi installé en home page de ses sites un widget Twitter.
Le compte, alimenté par les journalistes présents à la préfecture et dans les
bureaux de vote via leurs mobiles, permettait ainsi un traitement "live" des
résultats électoraux locaux.

Twitter et information
Le Télégramme a proposé en novembre 2010 un suivi "live" de la Route du Rhum.
Un traitement qui, s’il n’était pas totalement spécifique à Twitter (chaque tweet
renvoyant vers un contenu du site), avait le mérite de permettre le suivi de la
course sans passer obligatoirement par le site.

Depuis quelques mois, Le Télégramme, toujours lui, tente d’aller plus loin avec un
contenu spécifiquement réalisé pour Twitter Le quotidien breton a ainsi lancé en
août dernier un second compte Twitter, @telegrammelive "le premier service officiel
de live-tweets des événements bretons". Objectif affiché : le traitement en direct et
sur Twitter des grands événements culturels bretons. Un premier essai a été mené
avec le Festival du Bout du Monde de Crozon et les rendez-vous ne manquant pas
dans la région, le compte devrait se développer rapidement.

Sur ce mode, Twitter pourrait partiellement remplacer les applications mobiles pour
les médias locaux n’ayant pas les moyens ou la possibilité d’en développer. La
fonction d’alerte peut être en partie assumée par une bonne utilisation de Twitter
et certains médias locaux commencent à avoir le réflexe de ce traitement pour les
événements importants tels que ce fait divers important survenu le 13 novembre à
Dijon et traité "en direct" par @dijonscope

Twitter et information
Twitter, une communauté resserrée
C’est sans doute l’aspect le moins exploité aujourd’hui en local, alors qu’il s’agit
peut-être, paradoxalement, du plus prometteur. Quelques rares journaux locaux
ont commencé à mettre en place de vraies communautés locales via Twitter.
Le Berry Républicain (@leberry_fr) qui, non seulement a su fédérer une
communauté, créer une véritable conversation avec ses membres, mais n’a pas
hésité à mettre sur pied une rencontre IRL (In Real Life), une Tweet-party en
février 2010.

Malgré un nombre de followers à l’époque réduite (130 followers), celle-ci était


véritablement animée par l’une des journalistes, Sabine Blanc, ce qui a permis de
mobiliser une partie de sa communauté pour un événement réel (le compte-rendu
de la soirée est disponible sur http://pqrmonamour.owni.fr/2010/02/02/premiere-
berry-twitter-party-pedagogie-au-pub/). En local, l’événement reste très
exceptionnel mais pourrait se révéler prometteur dans les mois à venir, à condition
que les médias prennent réellement en compte l’aspect communautaire de Twitter.
Pour cela, la présence au moins partielle d’un véritable community manager
dialoguant avec la communauté est indispensable. L’échange est alors véritable,
comme c’est le cas avec la communauté de Maville.com, animée par
@VirginieMaville :

Message de bienvenue des nouveaux membres de la communauté, retweets de


leurs propres messages, questions posées à la communauté, mise en avant des
contenus… Le potentiel de Twitter est ici évident en local, et les médias locaux ont
tout intérêt à se positionner sur cet aspect qui devrait exploser dans les 18
prochains mois avec la montée en puissance de Twitter auprès du grand public
français.

Twitter et information
Malgré tout, l’une des erreurs serait d’attendre la même chose d’une communauté
Twitter par rapport à une communauté Facebook. La communauté Twitter sera sans
doute plus resserrée, mais également plus réactive et proactive.
L’une des premières pistes des médias locaux pour animer cette nouvelle
communauté pourrait être la mise en ligne des réseaux de correspondants locaux.
Communautés préexistantes, ces réseaux de correspondants sont déjà animés par
les médias locaux et pourraient constituer une bonne base, comme cela fut le cas
pour le Midi Blog, le réseau de blogs locaux de Midi Libre.

Twitter, un outil pour médias et journalistes locaux


2011 devrait voir Twitter s’imposer de plus en plus visiblement en local, mais sous
différentes formes. Deux grandes utilisations se dégagent aujourd’hui : celle des
médias et celle des journalistes, et la nuance est de taille.

Les médias locaux, qu’ils soient historiques (quotidiens et hebdomadaires


régionaux) ou pure player (Dijonscope et bien d’autres), pourront tirer un vrai
bénéfice de Twitter à trois conditions :

- inverser la logique habituelle de contenus et ne pas traiter Twitter comme un


canal de diffusion du contenu d’un média préexistant, mais un nouveau support à
part entière. Le contenu que les médias locaux y proposent doit donc être
spécifique et complémentaire du contenu traditionnel du média. Le "direct" est
sans doute l’une des pistes privilégiées pour cela.
- Prendre véritablement en compte la dimension communautaire de Twitter. Une
communauté s’anime, dialogue, pose des questions, attend des réponses et des
échanges.
- Faire la promotion cross médias de leur présence Twitter dans le journal (en
reprenant les tweets les plus intéressants dans la version papier…) et en ne limitant
pas Twitter à un logo sur la page d’accueil du site.

Pour les journalistes locaux, Twitter est aujourd’hui un outil de veille


professionnelle exceptionnel. Le milieu journalistique est aujourd’hui surreprésenté
sur Twitter et propose une veille immédiate, gratuite et foisonnante de l’activité des
médias, du Web, de la presse et des innovations.
Jusqu’ici réservée aux cadres dirigeants de la presse, dépendante du filtre de
quelques journalistes spécialisés et peu accessibles à la masse des journalistes
locaux, cette veille éditoriale, technique et marketing est à leur disposition. Non
pour la copier mais pour s’en inspirer, l’adapter et expérimenter. La présence
Twitter très diversifiée de titres tels que The Guardian (une dizaine de comptes et
plus de 100 000 followers) peut inspirer localement, tout comme celle de
DNAInfo.com …
Isolés dans leur pratique journalistique et n’ayant que très peu l’occasion de
partager leur idées et leurs expériences, les journalistes locaux ont avec Twitter
l’occasion de créer leur propre réseau. La meilleure façon de s’approprier l’outil ?

Twitter et information
L 'a u t e u r : A n t o i n e D u p i n
S o c i a l M e di a D i gi ta l Na ti f
Samouraï, Antoine Dupin est
C h a r gé de C o m m u n i c a ti o n
Web et dispose d'une légitime
très grande reconnaissance
de l a pr o f e s s i o n po u r s e s
di f f é r e n ts é c r i ts gr â c e à s o n
f o r m i da bl e e s pr i t d' a n a l y s e e t
de s y n th è s e . I l pa r ti c i pe
é ga l e m e n t à de s c o n f é r e n c e s
où il n'est pas rare de voir la
foule se lever et acclamer ses
di s c o u r s d' u n e pe r ti n e n c e Un bon journaliste ne donne jamais ses
rarement éprouvée. sources. Cet adage semble bien être passé ad
hoc. Si les médias sociaux transforment les
S o n bl o g mécanismes de la communication, il ne faut pas
http://antoine-dupin.com/leblog/ négliger leur impact dans la mutation de la
diffusion d’actualités. Cette mutation se retrouve
tant dans les usages (appréhension des différentes
T w i t t er plateformes par les utilisateurs lambda) que dans
@AntoineDupin la technologie (PDA surpuissants, temps réel)

Or, il convient de constater un fait. Parmi le flot d’informations, difficile de


différencier le faux et le vrai. La mort annoncée de Bernard Montiel est un excellent
exemple mêlant crédulité des internautes, temps réel propageant une information
de manière instantanée et centralisation d’un tout dans des moteurs de recherche.
Au milieu de tout cela, les grands médias ont pourtant leur place à jouer, rajoutant
une casquette de "sourcier", à savoir un journalisme qui va identifier des sources
crédibles diffusant de l’information sur la toile.
Ainsi, nous sommes dans une nouvelle logique inédite : les internautes diffusent et
consomment de l’information, les grands médias la confirme, la confronte.
Aujourd’hui plus que jamais, le public a ce besoin d’avoir l’aval des grands médias
pour consommer des actualités notamment dans le cadre de catastrophes.
Le journalisme de source consiste donc à mettre en relation les internautes
consommateurs d’une information avec des relais identifiés, crédibilisés et par
conséquent officialisés.

1 – Journalisme demande citoyens


Mais qu’est ce que concrètement le journalisme ? D’après Wikipédia, il est défini
comme tel :
"Le journalisme est l’activité qui consiste à collecter, rassembler, vérifier et
commenter des faits pour les porter à l’attention du public à travers les médias."
Cependant, il existe une autre facette du journalisme, le journalisme citoyen. Il
peut être défini comme l’action d’individu "jouant un rôle actif dans les processus

Dans les rédactions


de récupération, reportage, analyse et dissémination de l’actualité et de
l’information".

L’avènement des technologies, couplé à l’augmentation et la simplicité des


plateformes de partage font de tout un chacun un potentiel journaliste en herbe.
Tout internaute, ou mobinaute, a à un moment ou un autre la possibilité d’être
présent à un moment clé (atterrissage d’un airbus dans une rivière, fusillade dans
une école), et par conséquent de pouvoir prendre des photographies, des vidéos ou
de retranscrire des faits. La technologie nous a donné des instruments, le Web une
tribune.

La problématique pour celui qui cherche de l’information réside dans l’impossibilité


de vérifier ce qu’il appréhende comme de l’actualité (voir les cas de l’Iran, de
Mumbai..). Or, lorsque l’on voit la mutation des comportements, une valeur forte
émerge, celle de la suspicion. L’information sur le Web n’est plus une valeur sûre,
les internautes l’ont compris et cherchent souvent à trouver une validation d’un
événement, ou l’identification de sources crédibles. Les journalistes commencent
peu à peu à comprendre l’importance qu’ils représentent, ils sont le tampon officiel,
le certificat.

On se souvient de l’importance des chaînes d’informations lors de grands conflits.


Rappelez-vous, CNN, la pluie d’obus dans un ciel verdâtre (vision nigh shot) lors de
la première guerre du golf, ces images terribles que seuls les grands médias
pouvaient nous ramener. Aujourd’hui, nous avons l’information en direct de
l’Irakien sous les bombes, ses sentiments, les cibles réellement touchées ou encore
les résultats.

En 2008, les attentats de Mumbai commençaient déjà à changer la donne. Les


téléphones portables avaient pris le pas sur les caméras épaules des reporters. On
n’est plus dans l’après, mais dans l’instant. CNN disait justement, à propos de
Mumbai :
"Le jour où les médias sociaux sont apparus comme mûrs"

Cependant, attention, les grands médias ont toujours un bug avec la rapidité de
l’information. Le cas Montiel où l’on annonçait sa mort est resté en suspens une
bonne heure (voir plus) avant d’avoir un démenti.
De même, en voulant surfer sur la vague des médias sociaux, à trop se précipiter,
ils érigent des comportements inquiétants. C’est ce qu’il s’est passé en 2009 avec
les élections en Iran. Sous les yeux du monde entier, une jeune femme était
assassinée lors des manifestations par la police. Cette vidéo amateur, non du fait
d’un journaliste, a fait le tour du monde. Il fallait coller un visage à cette martyre.

Comme l’explique Le Point :


"À ses côtés, un homme crie "Neda, Neda". Les médias s'en emparent et relayent
l'information. Seule une chose manque : un visage à coller sur ce nom, nouveau
symbole de la révolte iranienne, d'ores et déjà surnommé "l'ange de l'Iran". Ce
prénom, commun aux deux jeunes femmes, induit en erreur. La photo de Neda
Soltani, extraite de son profil Facebook, est prise pour celle de Neda Aghan-Soltan
alors agonisante. L'image est reprise en boucle par les grandes chaînes de
télévision (Fox News, Voice of America, CNN et la BBC) et dans les agences de
presse internationales (Reuters, Associated Press, AFP)."

Dans les rédactions


Résultat, Neda Soltani est en exil en Allemagne, les médias se sont précipités. Je
reprendrai une phrase de Benoît Raphaël pour illustrer mes propos :
"Le problème, c’est que les journalistes traditionnels ne sont pas habitués au "fast
checking " sur Internet (vérification rapide de l’information). Nombre d’entre eux
sont encore un peu perdus face au Web."

A mon sens, l’avenir du journalisme sur la toile ne réside pas dans des logiques de
scoop, trop dangereuses. C’est en partie dans la valorisation de sources identifiées.
Le journalisme de source prend tout son sens car il répond à un besoin fort
d’appréhension d’une certaine vérité.

2- Le journalisme de source
Comme dit le célèbre adage : "la liberté des uns s’arrête là où commence celle des
autres". Si le citoyen lambda peut produire de l’information, le despote à son tour
peut jouer la carte de la désinformation.

Lycéen pendant les manifestations contre la réforme ou militant Iranien ? Qui peut
dire où et quand cette photo a été prise? Vous? Moi?

J’avais déjà évoqué des dérives dans le précédent guide sur Twitter :
"un tweet avait été relayé par des centaines de gens, qui disait que les autorités
indiennes avaient demandé aux blogueurs de stopper de poster des informations,
au risque d’aider les terroristes. Il a été avéré que l’auteur de cette précieuse news
était un jeune … américain."

Le cas de l’Iran a plus que jamais conforté le fait qu’une information


pouvait être faussée. Soit par esprit de désinformation (pouvoir en place,
parties concernées), soit par simple bêtise (farce, test grandeur nature).

L’internaute devient intelligent, il appréhende le fait que l’information sur le Web


n’a pas de valeur tant qu’elle n’est pas confirmée par des canaux officiels. Le
journaliste dispose aujourd’hui de nombreux outils lui permettant d’identifier des
profils pertinents. Par ce qu’il représente, il va donc les crédibiliser au nom de son
journal.

Dans les rédactions


Comme je l’écrivais dans le précédent ouvrage :
"En terme de veille, Twitter, c’est l’information en temps réel, un outil important
qui joue sur plusieurs tableaux :
• les breaking news (information de dernière minute), comme ce fut le cas
pour les attentats de Bombay ou encore l’incroyable histoire de l’avion se posant
sur l’Hudson… plus fort que l’AFP ou Reuters !
• le crowdsourcing (littéralement "sources par la foule ") où le journaliste va lui
même lancer un appel à témoin, comme ce fut le cas pour France 24 qui, lors de la
fusillade de Winnenden, trouva un témoin sur place en moins d’une heure. "

Si il y a quelque temps encore, tout le monde se précipitait sur la moindre info,


aujourd’hui on voit une vraie évolution tendant vers la prudence. La mort de
Michael Jackson en est la preuve flagrante. L’info est d’abord tombée sur Twitter.
Un média, que certains avaient jugé douteux, lançant la rumeur, les gens sur le
réseau qui gazouille attendant qu’un grand média viennent conforter la news et
poom, la déception quand ces derniers viennent la confirmer.

Les premiers pas dans le journalisme de source sont venus du New York Times. Le
massacre de Fort Hood aux US a donné lieu à de nombreux tweet et un hashtag,
#FTHood

Dans les rédactions


Le journalisme de source prend tout son sens dans cette démarche. Outre les
traditionnelles spécificités d’un journal en ligne, la création de listes autour d’un
événement permet de guider l’internaute dans une jungle de plus en plus dense.
Les listes sur Twitter sont apparues fin 2009 et ont très vite suscité un intérêt pour
les grands médias. Leur principe fait que sur un moment, l’internaute peut en un
clic suivre un ensemble d’internautes sélectionnés par des journalistes, et de se
désabonner l’événement passer.
Il suffit de regarder sur Google pour comprendre leur impact, par exemple ici dans
le cadre du tremblement de Terre en Haïti.

Voici l’exemple avec le New York Times :

Conclusion

Le journalisme de source propose une piste intéressant sur l’avenir de la presse en


ligne. Les médias peuvent ainsi appuyer et inscrire sur la durée une information en
la confrontant avec des sources identifiées Le journaliste commence de plus en plus
à appréhender les nouveaux outils, même si des dérives existent, et il est de plus

Dans les rédactions


en plus à même d’apporter un complément dans l’ère du temps. La rapidité de
l’information doit cependant être en corrélation avec à sa rapidité à la certifier.

Qui se cache derrière tel ou tel pseudonyme? Telle information est-t-elle crédible?
Que peut nous apporter le journalisme de source dans un futur proche?

• Des listes d’individus, de blogs de comptes à suivre


• Un mur Twitter dédié aux événements, avec des sources sûres en avant
• Un mur des rumeurs, avec possibilité de les démonter (et pourquoi pas
nommer la source) ou de les affirmer.

Le journalisme est l’activité qui consiste à collecter, rassembler, vérifier et


commenter des faits pour les porter à l’attention du public à travers les médias,
comme Wikipédia le définissait. Le journalisme de source serait alors l’activité qui
consiste à collecter, rassembler, vérifier et commenter des sources pour les porter
à l’attention du public à travers les médias.
Le journaliste de demain sera donc une sorte de sourcier. Un individu scrutant la
terre avec un outil adapté pour dénicher de bonnes sources.

Dans les rédactions


L'auteur : Cyrille Franck
J o u r n a l i s te e t r e s po n s a bl e
é di to r i a l de pu i s 1 5 a n s s u r
I n te r n e t ( Z D n e t, A l ta V i s ta ,
AOL), en radio (Fun radio) en Ecrire court est un exercice bien plus difficile que
presse (Future France). remplir des pages, comme le savent bien les
Intervenant pour l'association journalistes secrétaires de rédaction. Twitter est de
mondiale des journaux (WAN-
ce point de vue une très bonne école, car écrire en
I F R A ) e t c o n s u l ta n t é di to r i a l
f r e e la n c e 140 signes nous contraint à l'efficacité narrative.
Il écrit aussi pour Frenchweb.
1- Une obligation de concision
S o n bl o g
http://www.mediaculture.fr/ 140 signes c'est peu, surtout qu'en réalité c'est
plutôt 120 avec le lien pour laisser la place aux
T w i t t er retweets. Ce qui correspond en réalité à une
@cyceron centaine de signes, espaces compris, pour le texte
lui-même.

D'autant que si l'on veut maximiser ses chances d'être repris, il faut ajouter les
hashtags qui rangent vos messages par thème et les rendent ainsi accessibles au
plus grand nombre.

Le message retweeté suivant de 134 signes comporte en réalité 111 signes de


texte seulement :

RT: @egaucher: Rue89 présente aujourd'hui sa plateforme où les internautes


financent l'info, Jaimelinfo : http://bit.ly/cBLKD1 #medias

Pour gagner quelques caractères tout est bon, à commencer par le choix du
raccourcisseur le plus efficace. C'est comme cela que s'est imposé bit.ly au
détriment de tinyurl, en économisant 6 caractères, comme le montre l'exemple
suivant à partir de la même url :

http://bit.ly/bRL8Vt

http://tinyurl.com/3x8cj2p

Etre concis, c'est être efficace sur le plan intellectuel. C'est l'obligation de cerner
d'emblée l'idée essentielle. C'est l'obligation de tri, de choix et de
franchise. Plus possible de tourner autour du pot, de passer par des détours
diplomatiques plus ou moins liés à une absence de fond ou de courage intellectuel.

Dans les rédactions


C'est l'antithèse de la méthode universitaire qui introduit le sommaire. D'où la
difficulté de prise en main voire le rejet de l'outil par les élites culturelles
françaises. "Comment dire de choses intelligentes en si peu de signes ?" se
plaignent-elles, bien davantage que leurs homologues anglo-saxons.

D'où au contraire la bonne maîtrise de Twitter par les journalistes, habitués


professionnellement à cet effort de synthèse constant via l'écriture des chapôs, des
brèves ou des alertes.

2- Clarté, simplicité et précision


Dans notre société de la surabondance informationnelle, l'attention aux autres
est réduite et fugace. C'est comme si l'on tentait de parler au passager d'un TGV
arrivant vers nous. Il faut être concis d'une part, mais aussi très clair du premier
coup, sans quoi, aucune chance d'être lu : votre tweet tombera dans le grand
néant communicationnel, ces mots qui ne trouvent aucune conscience, aucune
résonance.

Etre clair c'est commencer par faire des phrases simples : sujet, verbe,
complément. C'est aussi renoncer aux adverbes qualificatifs à rallonge et bien
souvent inutiles, si ce n'est à valoriser l'ego de l'émetteur : "indubitablement",
"assurément", "nonchalamment"...

Twitter ne nous laisse guère de choix : renoncer au superflu ou amputer le


message essentiel.

Car c'est bien cela le principal : véhiculer le message essentiel. Et là rien de tel
que la méthode journalistique d'agence : Qui fait Quoi, Quand, Où, Pourquoi,
Comment (avec quels effets)?
règle qu'on résume par les 5 W+H (who, what, when, where, why + How).

Informations présentées selon la règle de la pyramide inversée : du plus


important au plus accessoire.

Dans les rédactions


Si l'on parvient à indiquer au moins les 4 premiers, alors le message Twitter a de
bonnes chances d'être réussi. Souvent le "quand" sera de moindre importance
étant donné la nature immédiate de Twitter, mais pas toujours. Notamment
lorsqu'il s'agira de rendre compte de chiffres : sur quelle période ?

Ex :
Anatomie d'un journaliste en 2010, qu'est-ce qui a changé depuis 10 ans ?
http://bit.ly/bDEogh

au contraire du tweet suivant qui de manière implicite indique le caractère tout à


fait récent de l'action :

Paiement par mobile dans les Starbucks à New York


http://on.mash.to/98b3ua

Tout comme une bonne accroche, un bon tweet doit être suffisamment précis pour
donner envie de lire la suite, il doit comporter assez de "biscuit", comme l'on dit
chez les journaleux.

Le tweet suivant ne me permet pas de savoir de quoi l'on parle.


Uno Extreme, addictif dès 5 ans cc @fannyberrebi http://yfrog.com/xxxxx

Il y manque le mot-clé "jeu" : Uno extrême, un jeu addictif dès 5 ans

En cliquant sur le lien, l'on comprend qu'il s'agit d'un message plus relationnel
qu'informatif. C'est le témoignage personnel d'une maman observant son petit
garçon pris par le jeu. Mais il n'empêche : l'absence de compréhension du sujet
n'incite pas au clic.

Cliquer sur un lien est un acte non neutre : c'est un investissement en temps
important qui ne se fera que si suffisamment de garanties s'offrent a priori et
notamment la connaissance du sujet. Pas de lien aveugle, pas de cadeau surprise.
Peu prendront le risque de cliquer vers l'inconnu.

Une précision qui peut aussi être synonyme de justesse.

Ex : Le Walkman, c'est fini http://is.gd/gi5RS (25 octobre 2010)

C'est faux, la production ne s'arrête à cette date qu'au Japon. D'ailleurs la vente se
poursuit là bas avec l'épuisement des stocks.

Le bon tweet est celui-ci :


Sony arrête la fabrication de Walkman au Japon http://tinyurl.com/2wdesby

Dans les rédactions


3- Le choix des angles
Twitter, par sa concision, oblige à choisir le message le plus efficace, l'angle
d'attaque le plus attractif. Ainsi sur mon article des chiffres Twitter qui comportait
beaucoup d'angles possibles, certains ont choisi de le retweeter comme tel :

Twitter, chiffres 2010 et usages à la loupe http://bit.ly/a7b9Um

D'autres ont mis en avant des messages plus précis :

Twitter : 5% des actifs = 75% des échanges ! http://fb.me/tzMKfFZJ ou


encore
Twitter pour les riches ? Chiffres 2010 http://bit.ly/a7b9Um

Cet effort de mise en avant d'un aspect intéressant du papier, ce choix d'angle peut
s'avérer payant sur le plan du taux de clic et de retweet. Il rend un vrai service au
lecteur en lui mâchant un peu le travail et en lui proposant un premier niveau de
satisfaction informationnelle qui l'incite au clic d'après.

Le classement des messages dans des hashtags correspond aussi à ce service de


simplification du sens pour le lecteur. Voici le thème principal, le sujet auquel
se raccroche mon tweet : #webmarketing #socialmedia #infographie... Et là aussi
cela se révèle efficace sur la durée. Vous serez davantage lu et repris en faisant
usage de ces agrégateurs de tweets.

4- La création d'un lien, d'une complicité


Twitter est aussi une école de communication interpersonnelle. Et l'écriture un
vecteur de lien et d'implicite incroyable.

Tous les jeux de mots, calembours, connotations sont autant de fils qui tissent la
relation entre les individus au delà des informations froides qu'ils peuvent
s'échanger.

Dans les rédactions


Et c'est là probablement que se trouve l'intérêt principal de l'outil, la face
immergée de l'iceberg : rencontrer de vraies personnes intelligentes, riches...

Ex :

francbelge : Regarder Michel Drucker, ça me donne envie d'envahir la


Pologne. (allusion à la phrase de Woody Allen "quand j'écoute du Wagner, ça me
donne envie d'envahir la Pologne")

PenelopeB : Quelqu'un a répondu "j'ai la phobie de faire des paquets


cadeau aussi moches que les tiens", je m'en vais pleurer dans mes
cheveux, bonsoir.

Et puis les échanges absurdes :

morganetual
Suspense insoutenable du jour : y aura-t-il de l'eau à mon retour à la
maison ? TintintinTINTINTIIIIIIIIiiiin....

Moi :
@morganetual quand tu dis "tintin", je te trouve pessimiste...

Twitter est donc un très bon entraînement à l'écriture efficace, qu'il s'agisse de
véhiculer des idées ou de la relation pure. Comme au 17e siècle, les joutes orales
ou les blagues révèlent les esprits et contribuent à la popularité et à l'influence
d'un individu. Certaines conversations publiques entre deux individus en révèlent
d'ailleurs plus sur la personne que tous les liens envoyés à la chaîne. Veillez donc à
ne pas rater ces sorties là, même si vous pensez n'intéresser personne, vous serez
sans doute davantage observé que le reste du temps. Peut-être un réflexe un peu
voyeur qui fait qu'on aime intercepter les messages qui ne nous sont pas
adressés...

Dans les rédactions


L 'a u t e u r : M a r i e A m é l i e
Pu t a l l a z
J o u r n a l i s te a n i m a tr i c e de
c o m m u n a u té , s qu a tte à Le petit cahier noir est rangé dans un tiroir. A
LEXPRESS.fr, boit trop de chaque page, une collection de noms et de
café, incorruptible - sauf avec numéros, accumulés au fil des années. Mais de
de s ph o to s de c h a ts . moins en moins consultés,“Mon carnet d’adresses
est sur Twitter”, lance, presque provocateur, Eric
Mettout, le rédacteur en chef de LEXPRESS.fr. Il
déjeune avec un autre rédacteur en chef ? Le
rendez-vous est pris par Direct Message. Il
T w i t t er
cherche un blogueur pour analyser un fait
@marieamelie d’actualité ? La réponse vient par @mettout. Et s’il
faut défendre un choix éditorial, les mini-messages
volent sur son compte.

Au sein des rédactions, la veille a changé. En plus de l’AFP, des radios, des télés,
des RSS, les journalistes ne quittent pas de l’œil Twitter. De peur d’être dépassés.
De passer à côté de l’info qui agite la sphère du Web francophone, alors que la
dépêche n’est pas encore disponible. Pour ne pas rater l’annonce d’une mort ou
d’une rupture. Parce que Twitter fait gagner du temps - ô combien précieux à
l’heure du temps réel. Jusqu’à risquer le dérapage, comme dans le cas du bruit
autour de “la rumeur” ou de la fausse annonce de la mort de l’animateur Bernard
Montiel.

N’empêche. Twitter reste un outil sans égal pour sonder les conversations du jour.
Un peu la machine à café du Web 2.0. Celle où l’on s’échange bruits de couloirs et
recommandations, parfois à demi-mots. Où l’on glane des contacts, éveille des
réflexions et échange des plaisanteries. Un journaliste peut-il rester en dehors? Ce
journaliste d’une grande radio généraliste et twittos confirmé en fait les frais au
quotidien: pas facile de faire comprendre l’intérêt de l’outil aux vieux routards de
l’antenne.

Immanquablement, la fracture commence à se faire sentir. Comme si les deux


mondes - la communauté des connectés, avec ses private jokes, ses codes, et les
autres journalistes - peinaient à communiquer. Rares sont les rédactions françaises
qui peuvent se vanter d’avoir 10 journalistes actifs sur le site de micro-blogging.
Malgré les cas d’école que sont devenus la révolution iranienne ou l’avion sur
l’Hudson, Twitter est encore trop lol, trop geek, trop chronophage pour un bon

Dans les rédactions


nombre de salariés des médias. Qui passent ainsi à côté d’une partie de leur réseau
potentiel - et manquent sans le savoir le lifting numérique de leur carnet d’adresse.

Et si, finalement, Twitter venait surtout bouleverser notre carnet d'adresses ?

Photo : Flickr Alexandre Dulaunoy

Dans les rédactions


L'auteur : Flavien Hamon

J o u r n a l i s te a n i m a te u r de
Le journalisme est sujet à de nombreux
c o m m u n a u té po u r bouleversement, notamment dans ses pratiques.
LEXPRESS.fr, sponsor officiel Twitter n’est pas le dernier à avoir fait irruption
de Nescafé. Geek apprivoisé. dans les rédactions. Il devient indispensable et
s’impose petit à petit. Mais le réseau social
nécessite un gros investissement de temps pour
les journalistes, ils y sont connectés en
permanence. Johan Hufnagel, rédacteur en chef du
site d’information Slate.fr, nous éclaire sur l'intérêt
T w i t t er
pour les médias de l’utiliser.
@FlavienHamon

Depuis quand êtes-vous inscrit sur Twitter ? Qu’est-ce qui a motivé la


création de votre compte ?

Mon premier compte date du lancement du site en 2007. Comme chaque


nouveauté, j’ai essayé Twitter pour voir ce qu’il était possible de faire avec. Mais vu
qu’il n’y avait personne encore, j’ai vite laissé tomber. Et un an plus tard, j’y suis
revenu. Le public s’était étoffé et les utilisations possibles sont vite devenues très
claires.

Quelle utilité le site de micro-blogging peut-il avoir pour un journaliste ?

C’est un outil extraordinaire pour nous, tout en étant très différent de Facebook.
Mais tout dépend ce qu’on en fait, de qui on suit. Il peut servir en tant que veille
sur des informations précises ou plus globales. Il permet d’être alerté rapidement,
de faire du fact checking ou de diffuser une information. Mais également d’assurer
un service après vente en alimentant les conversations autour d’un article. Voire le
tout à la fois. Twitter nous permet par exemple de débusquer ce qui est passé sous
le radar des autres sources d’infos comme l’AFP, la veille des blogs, etc.

Twitter, c’est un job à plein temps ?

Travailler sur le Web est en soi un job à plein temps. Une fois sorti de la rédaction,
on continue de fouiner sur Internet, de faire des découvertes, de lire des articles,

Dans les rédactions


d’avoir de nouvelles informations. Pas uniquement parce que c’est notre travail,
mais parce qu’on aime ça. C’est la même chose pour Twitter. Le site de micro-
blogging a encore réduit la frontière entre les espaces professionnel et privé, on est
susceptible d’y être à toute heure. Qu’on le veuille ou non, les gens voient en nous
des ambassadeurs permanent de notre média, même quant on intervient à titre
privé.

Les réseaux sociaux quels qu’ils soient, sont-ils devenus un passage


obligatoire pour les médias ?

Vu que nous ne sommes plus maître de la diffusion de notre contenu, et que la


simplicité de partager et de commenter un article ont considérablement augmenté,
oui. Pour un média pur player comme Slate, historiquement engagé sur le
communautaire, il est nécessaire d’y être au moins pour y faire de la veille. Mais
plus globalement, les journalistes se doivent d’y avoir une présence pour se trouver
là où sont les lecteurs. Là ou avant on fournissait des journaux dans les avions, on
les fournit maintenant sur les réseaux sociaux. Directement sous les yeux des
lecteurs. Twitter et les réseaux sociaux en général ont élargi le rôle du journaliste.
On ne produit plus seulement le contenu, on le suit sur toute sa durée de vie.

Twitter est-il une passade ou bien pensez-vous qu’il va s’intégrer


durablement ?

A l’heure actuelle tout change très vite. Il y a quelque temps encore c’était Google
le grand patron, on articulait beaucoup de nos choix autour du moteur de
recherche. Maintenant c’est le tour de Facebook et de la recommandation. Qui sait
ce que se sera demain ? Twitter fonctionne très bien aux États-Unis parce que les
peoples y sont. Dès que ce sera le cas en France, ça va se développer très vite. Les
gazouillis ne sont pas juste une histoire d’image, c’est un investissement pour
l’avenir.

Dans les rédactions


L 'a u t e u r : S E O M A N
S e r i a l bl o gu e u r
pr i n c i pa l e m e n t S E O e t
M o n é ti s a ti o n : i l s é v i t
pr i n c i pa l e m e n t s u r
h ttp: / / ba ba bi l l ga te s . f r e e . f r
( B l o g s u r l e r é f é r e n c e m e n t) , Quoi que l'on puisse en dire et malgré le fait que
a c c e s s o ir e m e n t il e s t
c o n s u l ta n t e n S E O e t Twitter prend beaucoup de place dans l'espace
Webmarketing. médiatique branché, Monsieur Durand, la
quarantaine et père de famille à Saulxures-sur-
S o n bl o g Moselotte allume sa télévision chaque jour à 20h
http://twitteradar.com pour voir le fameux JT pour se tenir informé.
Certes, il y a des informations qui arrivent en
premier sur Twitter avant même les chaînes
T w i t t er d'information continue ou encore les radios locales
@seoadsenseman mais ces informations sont hypothétiques,
exceptionnelles, et elles ne peuvent pas dans le
temps se substituer à un canal professionnel
établi, outillé et aguerri au traitement de
l'information.

Twitter ne sera jamais un nouveau média de substitution au journalisme dit


traditionnel, il y aura toujours un besoin d'analyse, de filtrage (qui a dit contrôle ?)
du magma d'information et ceci est un métier à part entière. Le monopole de

La place des journalistes


l'information est toujours du ressort des journalistes ne serait-ce que par
l'audience. Une information peut arriver sur Twitter dans un premier temps, si elle
n'est pas relayée par les journalistes elle n'est pas considérée comme crédible et
vérifiée. Au delà de l'effet de loupe et de notoriété qu'a connu le parfait inconnu qui
a pris la photo de l'avion dans l'Hudson, qui aujourd'hui connaît Janis Krums ?
Qu'est t il devenu ? Peu importe, et d'ailleurs on s'en fout puisqu'il a joué son rôle
de relais ou de "reporter jetable" : qui dit instantanéité de l'information dit aussi
brièveté du média et du reporter aussi.

Quand le compte Twitter BreakingNews a commencé à faire de l'ombre aux


journalistes, celui ci a été racheté par le network américain MSNBC : le monopole
de l'information restera toujours aux mains des journalistes, ils ont réussi à chaque
fois à réutiliser et contrôler tout nouveau média pour conforter cet état de fait, et
Twitter ne dérogera pas à cette règle.

Twitter est et restera un nouveau canal de diffusion de l'information avant tout, il a


la particularité d'être un média bi-directionnel mais il n'ébrèchera jamais le
monopole des journalistes sur l'information. Ceci est une certitude : il ne s'agit pas
de confondre le métier de journalisme avec l'outil lui-même. Ami journaliste, tu
peux retourner dormir sur tes deux oreilles, la révolution de l'information ne verra
pas le jour en 140 caractères.

La place des journalistes


L'auteur : Cyrille Franck
J o u r n a l i s te e t r e s po n s a bl e
é di to r i a l de pu i s 1 5 a n s s u r
I n te r n e t ( Z D n e t, A l ta V i s ta ,
AOL), en radio (Fun radio) en
presse (Future France).
Avec l’irruption du Web 2.0 et du "feedback"
Intervenant pour l'association
mondiale des journaux (WAN- utilisateurs, le métier de journaliste Web
I F R A ) e t c o n s u l ta n t é di to r i a l change profondément. La communication
f r e e la n c e descendante unilatérale cède sa place à la
Il écrit aussi pour Frenchweb. collaboration avec le lecteur. Une
"révolution" qui ne doit pas non plus être
S o n bl o g anarchique.
http://www.mediaculture.fr/

T w i t t er
@cyceron

La première conclusion qui s’impose généralement d’informations mal modéré,


c’est : "aucun intérêt, si c’est ça le Web 2.0, autant revenir à l’ancienne version".
Il est vrai que les messages injurieux, agressifs, dégradants fleurissent derrière
l’anonymat d’une adresse IP. L’être humain (en particulier masculin, si j’en crois
mes statistiques personnelles) n’est pas toujours ni courageux, ni bien glorieux.

Mais renoncer aux bienfaits de l’interaction utilisateurs en raison d’une poignée


d’individus plus ou moins névrosés, reviendrait à condamner la démocratie au motif
qu’elle engendre aussi des monstres (Marat si tu nous écoutes...). Or nous savons
depuis Churchill, que "la démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous
les autres" :)

Comme toute technologie nouvelle, le Web 2.0 demande donc à être


apprivoisé, maîtrisé afin d’en tirer le meilleur sans céder à ses travers. Gare aux
jugements excessifs dans un sens ou l’autre, une fois de plus, tout est question de
mesure.

La place des journalistes


I/ Le changement de donne du Web 2.0

Il est assez difficile pour un journaliste traditionnel de comprendre et d’accepter ce


nouveau partage du pouvoir avec le lecteur. Longtemps supposé idiot ou
ignorant, le lecteur n’était bon qu’à subir la prose des journalistes et à délier sa
bourse pour acheter son canard et accessoirement financer les journaux.

Ceci a changé grâce aux technologies de l’information concomitantes aux


évolutions sociales. Le lecteur, consommateur ou citoyen passif recevant la bonne
parole édictée d’en haut par les journaux, marques ou politiques n’est plus. Il a
mûri, a beaucoup écouté et désormais, puisque la technique lui en donne
l’occasion, il s’exprime.

Un internaute actif qui reste toutefois minoritaire, si l’on en croit la règle du 90-9-1
développée par Jacob Nielsen : 90% de lecteurs, 9% de commentateurs, 1%, de
créateurs, ratio qui se vérifiait à titre personnel chez AOL, à l’époque où j’étais
responsable des contenus.

Nous voici donc passés d’une information descendante et unilatérale à une


info multilatérale partagée et co-construite.

II/ Risques et opportunités de l’ouverture au public


Donner la parole au public ne doit pas conduire les journalistes à se désengager et
à déléguer leur expertise. Attention au risque de démagogie qui consisterait à
s’effacer devant la parole majoritaire. La majorité n’a pas toujours raison, il est des
combats journalistiques qui s’inscrivent contre elle (affaire Dreyfus, peine de
mort...)

Attention aussi à ne pas céder à la force du nombre ou à la violence des attaques.


Ouvrir le robinet de la critique, c’est aussi assumer le risque de se prendre un jet
de récriminations en plein visage. Il faut pouvoir y faire face
psychologiquement et doctrinalement : avoir suffisamment de fond pour tenir
en respect la meute parfois déchaînée, mue par la passion.

En revanche, l’expertise des lecteurs ne doit pas être minorée et constitue une

La place des journalistes


réelle force sur laquelle il faut pouvoir capitaliser. A condition de respecter quelques
bonnes pratiques...

III/ Les bonnes pratiques du community management


journalistique

- La gestion des commentaires

1- Définir les règles en amont

Il est très important de préciser les limites nécessaires de la discussion dans une
charte communautaire et notamment s’agissant des obligations légales :
interdiction de l’injure, la diffamation, l’appel à la haine raciale... Mais également
l’interdiction du spam, de la publicité déguisée. Et préciser les mesures
envisagées : retrait du commentaire, avertissement, fermeture du compte en cas
de récidive...

2- Maintenir le dialogue et rester ouvert à la critique

Le public est parfois violent dans sa manière de s’exprimer. Il faut tâcher d’être
indulgent et ne pas prendre la mouche, même quand ses compétences, son sérieux
voire son honnêteté sont remis en cause. Très souvent d’ailleurs le ton se fait
beaucoup plus mesuré à la première réponse du journaliste, dès que les gens se
rendent compte qu’il y a vraiment quelqu’un derrière l’écran.

3- Préserver l’équilibre des points de vue

"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort
pour que vous ayez le droit de le dire." Cette phrase attribuée (à tort d’ailleurs) à
Voltaire résume la rectitude journalistique : permettre l’expression de tous les
points de vue (à l’exclusion de très rares interdits tel le négationnisme) afin de

La place des journalistes


rendre compte de la diversité sociale.

4- Etre présent, faire preuve d’autorité

Intervenir quand il faut pour faire la police : supprimer les messages illicites,
rappeler les commentateurs à plus de modération et de respect en cas d’invectives
agressives, remettre un peu d’ordre quand les propos digressent sur des sujets
sensibles ou plus ou moins malsains...

5- Encourager et valoriser les bons éléments

Le journaliste doit aussi être un peu le coach de sa communauté, citer les


commentaires intéressants et leurs auteurs, féliciter les bonnes idées, les
utilisateurs les plus actifs, les plus serviables, les plus pertinents... Ce rôle de
"journaliste-animateur" est au cœur du nouveau service d’information des sites
Internet : tirer le meilleur parti de l’intelligence collective grâce à l’expertise
journalistique, son sens critique et son savoir-faire, sans céder au populisme ni à la
facilité démagogique.

- Le "crowd-sourcing"
Autre rôle important du journaliste 2.0 : sa capacité à extraire de l’information, des
savoirs de son public. On appelle cela le crowd-sourcing dans le jargon Internet
(sourçage de foule).
Mais pour tirer le meilleur parti de l’expertise collective, il y a quelques règles à
respecter :

1-Poser des questions claires et précises

Pas de sujets vagues aux interprétations innombrables. Du concret, du pratique, du


précis. Ex : plutôt que de demander "Quelles sont vos vacances idéales ?",
demander plutôt aux gens de raconter une expérience précise. Ex : "Première
expérience du camping : déçu ou convaincu ?"

La place des journalistes


2- Demander un effort acceptable

La tâche doit être réalisable en termes de temps et d’expertise pour le plus grand
nombre. Inutile de demander aux gens d‘envoyer la vidéo montée de leur
reportage local. Trop long à faire, trop compliqué. Mieux vaut demander l’envoi de
photos prises sur le vif (Ex : 20minutes qui fait régulièrement appel à ses lecteurs
pour recueillir des témoignages photo sur le terrain)

3- Offrir une mission valorisante et porteuse de sens

Le lecteur-participant doit se sentir valorisé par le projet. Cela doit lui offrir une
belle image de lui-même ou vis à vis des autres. Action humanitaire, écologique,
scientifique ou purement journalistique : comme le Guardian qui demanda à ses
lecteurs d’éplucher les notes de frais de ses élus, ou encore dans un registre plus
léger, lorsque Rue89 demande à ses lecteurs d’identifier les marronniers du mois
d’août.

4- Organiser le work-flow

Rien de plus démotivant que de voir son travail non pris en compte par faute de
temps, de moyens de vérification ou de publication... Il faut absolument éviter les
goulets d’étranglement éditoriaux, en anticipant les besoins d’encadrement du
travail amateur.

5- Pas de récompense explicite

Ne pas encourager les "mercenaires" qui ne produisent que par intérêt financier,
pas par passion. Plutôt s’attacher à valoriser les individus que leur porte-monnaie.
La qualité n’en sera que meilleure, paradoxalement, car la passion est un ressort
beaucoup plus puissant que l’intérêt ou la nécessité économique.

La place des journalistes


Les journalistes disposent donc avec Internet d’un outil incroyable de recueil
d’informations, de témoignages, d’expertises. Mais s’ils doivent entrer dans la
conversation et jouer le jeu, ils ne doivent pas s’effacer devant elle. Ce journaliste
"community manager" n’est pas qu’un animateur de communautés, c’est avant
tout un chercheur d’informations et un vérificateur de faits qui ne doit pas céder
aux tentations démagogiques ni au politiquement correct. Equilibre qui s’apprend
et se trouve sur la durée...

La place des journalistes


L'auteur : Flavien Hamon

J o u r n a l i s te a n i m a te u r de Le temps où l’on avouait à demi-mot qu’on le


c o m m u n a u té po u r pratiquait est bientôt révolu. Si ses détracteurs
LEXPRESS.fr, sponsor officiel
sont encore nombreux, le personal branding fait
de Nescafé. Geek apprivoisé.
son chemin dans le journalisme. Mais est-ce pour
le mieux ? L’éclosion de journalistes-marques ne
va-t-il pas brouiller encore les lecteurs ? Doivent-
ils se détacher de leur titre de presse ?

T w i t t er
@FlavienHamon

crédit : Flickr/life by design


“Comment gérer son e-réputation”. Ça pourrait être le nom des cours qui y sont
consacrés dans la branche alternance de l'Institut pratique du journalisme (IPJ). Et
elle n’est pas la seule école à proposer à ses élèves d’apprendre à contrôler les
informations disponibles quand on tape son nom dans Google et à mettre en valeur
celles que l’on souhaite. En deux mots, du personal branding.

La place des journalistes


Ce terme a été utilisé la première fois par Tom Peters, en 1997, dans un article
intitulé “The Brand called you” (la marque qui porte votre nom). Le principe est
simple, se valoriser ainsi que ses compétences à l’aide des outils numériques à
notre disposition. Selon lui, toutes les recettes marketing sont bonnes pour faire la
promotion de notre nom-marque en ces temps de crise de l’emploi. “Pour trouver
un job, faites vous remarquer”.

Mais si Peters a introduit le terme, le concept n’est pas récent pour autant. Cette
gestion de réputation en ligne est juste une évolution de pratiques déjà anciennes.
Avant on distribuait des cartes de visites, on intervenait à la radio ou à la
télévision, les rédactions mettaient en avant les plumes de leurs éditorialistes.
Maintenant on donne son compte Twitter, on fait du guest blogging, des podcasts et
les rédacteurs en chef demandent à leurs salariés de tenir un blog.

Un moyen de survie

Crédit : Flickr/gg.ranee

La presse est plongée dans un climat morne : déficit, récession, suppressions de


poste, recherche de nouveaux modèles économiques, le secteur va mal. Les
quelques 400 diplômés annuels d’école de journalisme sont contraints à une
compétition féroce pour obtenir un des rares contrats disponible. Mais pour faire
partie des élus et décrocher autre chose qu’un stage, il faut se démarquer. Si le
stade de l’entretien d’embauche n’est pas passé, comment prouver sa valeur ? En
commençant par l’afficher bien en amont. C’est là que le personal branding prend
tout son sens.

Il est l'apanage, non pas des arrivistes, mais des journalistes qui souhaitent se
faire ou refaire une place dans le métier. Démontrer ses compétences, devenir un
spécialiste reconnu par ses pairs et le lectorat sont devenus des atouts
déterminants. De même que contrôler les informations disponibles aux recruteurs
qui n’hésitent plus à “Googleliser” le nom d’un postulant. Et pour parvenir à ses

La place des journalistes


fins, les outils ne manquent pas : des blogs aux réseaux sociaux, tout doit être mis
à profit. Twitter est un de ces moyens, tout en élargissant son réseau relationnel, il
permet de diffuser ses travaux, ses idées, le tout avec simplicité.

“Sans leur média d’origine ils ne seraient rien”


Perçu comme une pratique égocentrique, le moi© ne fait pas l’unanimité. Marwan
Chahine en dresse un portrait peu flatteur dans le Libération du 26 août 2010, Les
journalistes, rien que des brandeurs. Pour une partie de la profession, il existe une
méfiance, une aversion envers cette pratique et ceux qui l’utilisent. Si bien souvent
cela est dû à une incompréhension, certains avancent des arguments intéressants.

Dans un article paru sur son blog le 30 avril dernier, J.C Féraud, journaliste au
Echos, averti du danger qui selon lui va de pair avec la pratique. “Si le ‘journalisme-
marque’ peut-être plaisant pour certains sur le plan narcissique (finalement ce
n’est pas autre chose que le chroniqueur, éditorialiste, billettiste vedette d’hier).
Les journalistes auto-starifiés en oublient que sans leur média d’origine qui les a
marqués de leur sceau originel ils ne seraient rien .”

“Ca devient un gage de sérieux et de crédibilité pour


l'internaute”
Au delà d’une nécessité pour obtenir un poste, le personal branding est aussi une
politique voulue par certaines rédactions. En période de crise, la presse s’essaye à
de nouvelles approches. Le site d’information Rue89 l’a relevé avec humour. “La
presse starifie son marketing : on ne s'abonne plus à L'Express, au Point, à
Libération ou à Mediapart, mais à Christophe Barbier, Franz-Olivier Giesbert,
Laurent Joffrin ou Edwy Plenel.”

Peut-on le leur reprocher ? Sur Internet la majorité des lecteurs arrivent par un
moteur de recherche. Ils ne soucient pas de savoir sur quel site ils se trouvent,
certains ne s’en rendent même pas compte. Les rédactions se voient dans
l’obligation de mettre en place d’autres moyens de fidélisation, en “starifiant” leurs
journalistes. Xavier Ternisien, journaliste pour Le Monde, le dit lui même : “L'essor
du journalisme multimédia a conduit les éditeurs à mettre en avant le concept de
marque de presse : dans la jungle de l'information sur Internet, le titre d'un
magazine ou d'un quotidien, qui se décline sur plusieurs supports, devient un gage
de sérieux et de crédibilité pour l'internaute en mal de repères.”

Nécessaire pour se faire sa place, nouvelle façon de se démarquer pour les groupes
de presse, le personal branding s’impose peu à peu. Même si cette pratique ne
convient pas à tous. Il est maintenant normal pour les lecteurs de pouvoir discuter
avec un journaliste sur les réseaux sociaux ou dans les commentaires. Mais si cette
évolution de vieilles pratiques n’est pas néfaste, cette “starification” doit avoir un
but : propager ses articles et son média. Et non pas uniquement l’élévation de la
popularité du journaliste. Un bon journaliste sera toujours apprécié, sauf si
personne ne voit ses travaux.

La place des journalistes


L 'a u t e u r : M a r i e A m é l i e
Pu t a l l a z
J o u r n a l i s te a n i m a tr i c e de
c o m m u n a u té , s qu a tte à
LEXPRESS.fr, boit trop de
café, incorruptible - sauf avec
de s ph o to s de c h a ts . “Twitter? C’est un peu comme les statuts Facebook
non?” “Ah oui, c’est ce réseau social pour les
journalistes ! J’ai vu un sujet au 20Heures là-
dessus”. Twitter à la conquête du grand public
français? Ce n’est pas gagné. Lorsqu’il est connu
T w i t t er
(et c’est de plus en plus souvent le cas, grâce à sa
@marieamelie récente médiatisation), l’outil garde une image de
gadget geek, réservé aux professionnels de
l’information et aux fous du Web.

Est-ce intrinsèque à Twitter? Pas forcément, si l’on en croit l’exemple américain.


Outre-Atlantique, le site de mini-messages a un tout autre succès: près de 10%
des internautes américains se seraient mis au micro-blogging en 2009, contre
moins de 3% en France. Des stars comme Justin Bieber ou Britney Spears y ont
trouvé leur place, et sont suivis tous deux par plus de 6 millions de fans. Bien loin
des 56 000 abonnés de Nathalie Kosciusko-Morizet, l’une des personnalités
twitteuses les plus connues de l’Hexagone.
D’où la réticence des rédactions à afficher leurs affinités avec l’outil de micro-
blogging. On y envoie les journalistes pour réseauter avec des blogueurs, des
confrères ou pêcher des infos. Samuel Laurent pour LeMonde.fr, Melissa Bounoua
pour 20Minutes.fr, Laurent Suply pour LeFigaro.fr... Tous soignent leur présence
Twitter.

Mais, dans le cas de ces trois médias, rarement pour en sortir du contenu étiqueté
Twitter à diffuser aux lecteurs. Bien sûr, une citation d’un politique laissée sur le
site de micro-blogging sera sourcée comme telle. Mais s’il faut mettre en place le
live d’un événement sur un site d’actualité et que les journalistes sur place donnent
leurs infos en tweets, les médias Internet choisissent souvent de remplacer le label
“en direct de Twitter” par “de nos envoyés spéciaux”. Juste pour ne pas faire fuir
les lecteurs, rebutés par le mot.

Et si de plus en plus de médias permettent aux internautes de s’inscrire à leur site


avec leur compte Facebook, tous rechignent à emboîter le pas du Huffington Post

La place des journalistes


pour permettre un Twitter connect. Quant à la recommandation de listes de
journalistes à suivre sur Twitter, pratiquée par le NYTimes, seul LePost.fr a sauté le
pas côté français.

Photo : Flickr Courtee

Si Twitter a envahi l'ordinateur des journalistes, il reste souvent


caché aux yeux des internautes...

En France, Twitter semble, pour le moment tout du moins, condamné à rester dans
l’ombre, utile au journaliste comme au lecteur - à condition de ne pas se montrer.
Pas si loin, en somme, du fil AFP.

La place des journalistes


L'auteur : François Mathieu
F ra n ç o i s M a t h i eu e s t
WebCommunicant chez
cBanque. Observateur du web
de pu i s pl u s i e u r s a n n é e s , i l
s ' e s t s pé c i a l i s é da n s l e s Activer les relais d’information sur Twitter est une
stratégies de communication fin en soi pour les entreprises, les institutions et
s u r l e s m é di a s s o c i a u x e t toutes les autres formes d’organisations
po r te u n r e ga r d a tte n ti f s u r l a stratégiques qui utilisent l’outil. C’est assurer la
m a n i è r e do n t l e s e n tr e pr i s e s
circulation de leurs messages auprès d’un public
e t i n s ti tu ti o n s m o bi l i s e n t
l'outil web. réceptif. Cela sous-entend deux tâches bien
distinctes. La première consiste à identifier les
éventuels relais. La seconde est bien de motiver
T w i t t er ces derniers à relayer le contenu que l’on produit.
Il est déjà bien évident que toutes les entreprises
@secteur_sud
ne sont pas capables de relayer leurs messages
dans les mêmes proportions, comme il est évident
qu’elles ne sont pas toutes mondialement connues.

Des ressources humaines pour un contenu original dans le


temps.
On ne le dira jamais assez (comme toutes les évidences), vous devez créer (ou
plutôt relayer) un contenu original sur Twitter. Vous n’obtiendrez que de petites
retombées si vous n’acceptez pas qu’un de vos collaborateurs "passe son temps"
sur les médias et réseaux sociaux. Mais c’est somme toute logique : tout dans
l’entreprise se fait avec des ressources humaines ou financières, il en va de même
avec le développement de votre notoriété sur Twitter. L’outil demande en effet un
certain temps d’utilisation avant d’offrir une visibilité intéressante pour l’entreprise.
Et pour cause, la découverte de votre compte par votre public cible et l’activation
des relais ne se font pas en claquant des doigts. Il faut que l’information diffusée
soit de qualité pour le(s) public(s) qu vous ciblez. Ou… Encore mieux ! La réserver
aux utilisateurs de Twitter. Les choses que l’on peut raconter sur une entreprise ne
manquent pas. Couplé à un bon blog expert, un compte Twitter animé par l’équipe
rédactionnelle du blog trouvera toujours son public.

Quel est mon environnement Web ?

Ce sont les toutes premières questions à se poser quand on découvre le


fonctionnement d’un réseau social : comment mon environnement réel se décline ?
Mes clients, mes partenaires, mes concurrents, les journalistes sont-ils déjà
présents ? Quelles sont leurs pratiques ?

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


En règle générale, on part du site d’un concurrent ou d’un partenaire, on regarde
s’il a un compte Twitter et on observe les interactions qu’il y entretient. On
reproduit le même schéma avec le concurrent ou le partenaire suivant. C’est un
travail qui peut prendre un certain temps mais assez rapidement, on identifie des
acteurs récurrents ; ceux dont le nom ou les messages reviennent souvent. Il sera
encore plus rapide de savoir si oui ou non ils représentent des potentiels relais
d’information. Et si ce n’est pas le cas : veillez-les.

Les premiers relais d’information ; vous les connaissez


déjà.
Prenez garde au mythe persistant qui veut que tout ce qui se trouve sur le Web est
accessible au monde entier (sous-entendu: "donc ma communication aussi !").
C’est faux ou pas tout à fait vrai. Celui qui voudra vous trouver effectivement le
fera… Encore faut-il qu’il vous connaisse. En tant qu’entreprise ou qu’institution,
vous avez un rayon d’action (votre zone de chalandise ou le territoire sur lequel
vous exercez vos missions). C’est dans celui-ci que sont vos relais et partenaires
habituels, s’ils sont sur Twitter, ce seront les premiers à relayer vos messages.
Commencez par verrouiller ce premier cercle pour ensuite voir comment étendre la
diffusion de vos messages.

Twitter : domaine des journalistes ?


A la frontière de ce premier cercle, de nombreux journalistes utilisent
particulièrement bien Twitter. Il faut bien différencier le compte officiel d’un titre
de presse et les journalistes. Ces derniers utilisent souvent l’outil à titre personnel
même si le titre auquel ils contribuent peut être mentionné dans leur description. Il
serait malvenu de les solliciter comme dans des relations presse classique. Mais
tous les utilisateurs avertis de Twitter vous le diront ; la simplicité et la rapidité
dans la prise de contact sont remarquables. Des caractéristiques qui peuvent
encourager des journalistes à privilégier l’outil Twitter dans leur recherche de
personnes ressources. Je conseillerai, par défaut, d’être assez passif avec cette
catégorie d’utilisateurs de Twitter. A moins bien sûr que vous n'ayez une
information particulièrement cruciale à communiquer… J’ai bien dit information, pas
communication ;)

Comment toucher les influents ?


Si par influents vous parlez de personnalités comme Korben, Eric Dupin ou
Gonzague, soyez prudents. Ces personnes sont souvent très très sollicitées et elles
ont peu d’intérêt à présenter à leur lectorat votre dernier communiqué de presse. A
moins que vous ne vendiez des pelotes de laine, il y a peu de chance qu’une
personne comme Korben (Champion européen de Air Tricot en 2008) vous relaie.
Et s’il le fait, vous aurez sûrement passé beaucoup de temps à veiller et essayer
pour une retombée que vous aurez du mal à mesurer. Tout simplement parce que
la thématique éditoriale des influents n’est vraisemblablement pas très proche de
votre secteur d’activité.
Il vous faut donc trouver des influents à votre mesure. Ca peut être une
association professionnelle, un blog spécialisé, un partenaire ; n’importe quel
acteur qui parle de votre métier. Et s’ils n’ont peut être pas des milliers de

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


followers, ces derniers sont plus qualifiés et seront sûrement plus attentifs à votre
contenu.

Petite méthodologie pour les stratèges débutants sur


Twitter.
La méthodologie qui suit doit être vivement critiquée. Gardez bien en tête que les
objectifs que vous recherchez sont propres à votre entreprise ou institution et/ou à
son environnement. C’est à vous, et à personne d’autre, de dresser les indicateurs
performants et de voir dans quelles manières vous allez pouvoir les mesurer. Cette
méthodologie est donc destinée aux débutants qui se demandent comment
mesurer ses actions sur Twitter. Plutôt qu’une méthode, c’est une logique à
appliquer.

Comment me positionner dans mon environnement Twitter ?

Dresser les indicateurs clés de performance d’une stratégie sociale n’est pas une
chose simple car vous ne trouverez aucun patron sur lequel caller votre grille. En
bref, vous ne pourrez compter que sur vous-mêmes et votre propre expérience de
l’outil. Voici comment on peut procéder dans un premier temps.
Déterminer le nombre de comptes qui parlent de votre activité, votre secteur
professionnel, votre territoire, etc. Sélectionnez les comptes les plus pertinents à
vos yeux. Dans l’idéal entre 10 et 30 comptes doivent vous servir d’échelle.
Observez leur nombre total de followers des comptes, leur nombre de tweets
moyen et les interactions qu’ils entretiennent. Pour chaque critère, donnez une
note sur 10 à chaque compte surveillé (sachant que le compte qui possède le plus
de followers a la note de 10, etc) et vous faites la moyenne. Ca vous apportera un
premier regard sur les forces en présence dans votre environnement.
Gros problème, les comptes évoluent en fonction de l’actualité, des ressources
allouées par tel concurrent ou tel partenaire et vous devez donc réajuster votre
grille très souvent. Le faire vous apportera néanmoins des indices sur les bonnes
pratiques à l’œuvre dans votre secteur. Si tel compte a obtenu un nombre croissant
de followers et de relais d’informations en quelques mois, vous vous en apercevrez
pour tenter de déterminer les bonnes pratiques.
Au bout d’un an, jetez tout ça au feu et dressez vous-mêmes les indicateurs à
votre mesure.

Comment évaluer la performance de mes relais sur Twitter?

Pour cet indice encore vous partez de zéro. Vous devez donc trouver des ratios
propres à vos objectifs. Ca peut très bien être de "grands" indicateurs comme le
nombre de tweets qui génèrent une interaction sur le nombre de tweets total. Si
votre cible est les journalistes, observez le nombre de fois où vous avez la preuve
qu’un journaliste a vu votre contenu (Réponse à un tweet, RT, etc) Vous reportez
mois par mois le nombre de fois où c’est arrivé et vous observez les tendances
Procédez de la même manière pour chacun des publics ciblés. En fonction de votre
activité, du dynamisme ou de l’agressivité de votre environnement vous aurez
l’occasion de dresser d’autres indicateurs. Ne soyez pas trop optimistes car même
en marquant vos tweets, il est souvent très dur de relier directement votre activité
Twitter à vos objectifs en termes de trafic, de performance ou de notoriété. Les
éléments dont vous disposez sont maigres et ne vous permettent pas de faire des
analyses réellement fines.

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


L'auteur : Franck La Pinta
Franck La Pinta est
Responsable Marketing Web à
l a D R H du G r o u pe S o c i é té
Générale. Sa mission est de
développer l'attractivité de la
Marque Employeur auprès
de s c a n di da ts e t de s
collaborateurs, en s'appuyant
n o ta m m e n t s u r l e s m é di a s
n u m é r i qu e s e t s o c i a u x .
S o n bl o g Chaque jour, des millions de tweets sont
échangés : il est fort probable que dans cette
careers.societegenerale.com
masse d’informations, une partie non négligeable
T w i t t er concerne votre marque, vos produits, votre
secteur d’activité, et que ces tweets soient postés
@flapinta par vos concurrents, vos clients, vos fournisseurs…
ou vos collaborateurs.

Une des questions les plus fréquemment posées par les non utilisateurs concerne le
temps à y consacrer. 15 minutes quotidiennes sur Twitter peuvent être suffisantes
pour écouter ce qui se dit sur votre marque ou vos produits, sur les nouveautés de
votre secteur grâce à certains outils :

- des générateurs d’alertes email comme


http://www.tweetscan.com/alerts.php vous envoient un rapport quotidien sur ce
qui se dit sur vous sur Twitter, à l’instar de Google Alertes.
- des outils tels que www.search.twitter.com ou http://monitter.com/ vous
permettent de filtrer plusieurs mots clés sur l’ensemble de la plateforme.
- des clients Twitter tels que TweetDeck ou Hootsuite, vous permettent
également de créer des timelines de recherche sur la base de mots clés ou
expressions.

Comme pour tout outil de veille, il est important de bien sélectionner les sources
d’informations (ici vos "followings"), c’est-à-dire les comptes Twitter que vous allez
suivre :
- recherchez vos concurrents directs ou indirects, vos fournisseurs, à partir de
leur marque ou de leurs noms de produits
- identifiez les médias, les journalistes, les institutionnels s’il en existe qui sont
spécialisés dans votre domaine ou secteur d’activité. Si vous lisez certains blogs
professionnels, regardez si leurs auteurs ne sont pas déjà sur Twitter.
Pour compléter cette liste, utilisez les moteurs de recherche pour saisir les mots

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


clés ou expressions significatifs de votre domaine ou secteur d’activité, ainsi que
les noms de vos produits. Vous suivrez ainsi les conversations qui comportent ces
termes, et pourrez identifier de nouveaux comptes Twitter à suivre : ceux que vous
jugerez particulièrement pertinents. Sans doute également parviendrez vous à
identifier les clients ou prospects les plus actifs : les critiques, qui peuvent nuire à
votre image, ou au contraire ceux susceptibles d’être des avocats de votre marque.

Même sans prendre la parole sur Twitter, même si vous n’envisagez pas dans
l’immédiat de l’exploiter comme canal de promotion ou de dialogue avec vos
populations cibles, ne négligez pas cette source d’informations qui regroupe des
millions d’utilisateurs et qui connaît une croissance fulgurante à l’heure où ces
lignes sont écrites.

Un élément important à prendre en compte avec Twitter, c’est que votre courbe
d’expérience et votre audience vont croître conjointement. En d’autres termes, si
vous faites beaucoup d’erreurs au début, peu de followers la verront. L’impact en
termes d'image sera limité les premiers temps, cela vous laisse donc toute latitude
pour expérimenter.

Créer son compte pour protéger son nom


Même si vous n’envisagez pas dans l’immédiat d’utiliser Twitter, une précaution
élémentaire est de créer un compte au nom de votre marque, de votre produit,
simplement pour qu’un autre ne se l’approprie pas.

Ecouter avant de parler


Ne vous précipitez pas pour prendre la parole : comme dans toute discussion,
commencez par identifier les interlocuteurs, comprendre les règles de la discussion.
C’est pendant cette phase que vous allez identifier les acteurs de votre écosystème
présents sur Twitter : clients, fournisseurs, entreprises et produits concurrents… et
repérer, s’ils existent, des sujets récurrents ou à forte présence.

Se poser les bonnes questions


Si la phase d’écoute vous a convaincu que Twitter présente un intérêt pour votre
business, quelques questions indispensables vous aideront à définir comment
exploiter au mieux Twitter : Pourquoi vais-je sur Twitter ? Qu’est-ce que j’en
attends ? Quels sont mes objectifs ? Quelle image je veux donner de mon compte ?
Comment Twitter va s’articuler avec mes autres prises de parole on-line ?
Comment Twitter peut m’aider dans mon business ?

Ouvrir son compte


Sur www.twitter.com, 15 mn suffisent pour créer gratuitement votre compte. Vous
n’avez pas besoin d’autre chose qu’une adresse mail. Et si vous avez quelques
doutes, n’hésitez pas à consulter les sites et blogs qui donnent de nombreux
conseils sur l’utilisation de Twitter pour les débutants.

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


Soigner son profil
Les réponses à ces questions vont vous aider à rédiger la bio de votre compte,
c’est-à-dire présenter succinctement l’émetteur du compte (entreprise, association,
particulier…) et surtout ce que vous vous engagez à apporter à vos followers.
N’hésitez pas à intégrer la photo du ou des animateurs du compte. Cela va le
réchauffer par une dimension humaine, surtout s’il s’agit d’un compte d’entreprise.
N’oubliez pas que vous êtes sur un réseau social.

Soigner sa présentation
Si vous êtes une entreprise, appuyez-vous sur votre charte graphique. En effet,
votre présence sur Twitter doit être cohérente avec vos autres prises de parole on-
line. Il existe également sur Internet de nombreuses ressources qui vous proposent
gratuitement des "fonds de page" optimisés pour Twitter : vous n’avez que
l’embarras du choix. Une règle à retenir : comme pour la bio, l’aspect visuel de
votre compte est un élément de votre message, ne le négligez pas.

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


L'auteur : Jean-Christophe Anna Lors de mes diverses interventions (conférences,
C o n s u l ta n t A pe c , E x pe r t e n matinales RH, démonstrations sur les Salons
R é s e a u x s o c i a u x , B l o gu e u r Cadres & Co de l’Apec, ateliers destinés aux cadres
s u r l ' I de n ti té Nu m é r i qu e , et jeunes diplômés …) sur les réseaux sociaux et
l'Image de Marque Employeur les outils du Web 2.0, j’ai coutume, pour rendre
et le Recrutement 2.0 l’outil plus accessible, de comparer Twitter à un
Grand Journal planétaire où chaque utilisateur
peut être à la fois et à tour de rôle lecteur et
pigiste ! Je présente alors les 5 principales
S o n bl o g utilisations que pourraient en faire les personnes
http://www.job2-0.com que je sensibilise : un suivi de l’actualité en temps
réel, une veille pointue sur leur domaine
d’expertise, un partage d’informations entre
professionnels, la promotion de l’image de marque
T w i t t er
de leur entreprise ou de leur propre identité
@Jchristopheanna
numérique et enfin le sourcing et le recrutement
ou la recherche d’un job.

Je souhaite partager ici avec vous une toute nouvelle utilisation de ce fabuleux
média que j’ai expérimentée il y a peu !

Le 21 juillet 2010, après avoir réalisé un dossier en 3 parties sur les nouvelles
tendances du recrutement online sur mon blog "Job 2.0", je me suis tout
naturellement posé la question de savoir à quoi pourrait bien ressembler le
recrutement dans l’avenir.

J’avais déjà écrit un billet d’anticipation sur l’évolution du recrutement dans un


futur proche, mais ne souhaitant pas réfléchir sur l’avenir du recrutement tout seul,
je me suis mis à rêver à un débat d’experts sur mon blog.
Alors que j’étais en train de relever les tweets de la journée tombés sur ma
Timeline Tweetdeck 2 jours avant de partir en vacances, une petite ampoule s’est
allumée dans mon cerveau : ces experts du Web 2.0, du recrutement on line, des
Ressources Humaines 2.0, du community management et du personal branding, je
les avais sous les yeux ! Leurs noms défilaient sur ma Timeline : @fbrahimi,
@Altaide_JF, @flapinta, @eogez, @vgiolito, @StephenDemange, @VinceBerthelot,
@jfruiz, @aponcier, @edonis, @caroleblancot, @SylvainePascual, @kriisiis,
@LilianMahoukou, @Sophiead, @sandrinea, @aurelieg34, @JulienCotteALU,
@romainnavarre, @lecairn, @LaurentBrouat, @PierreDenier, @camilletravers,
@florencesinoir, @moderateur, @SophieGirardeau, @dserfaty, @hweytens,
@Job__Hunting, @jpouget, @olivierzara, …

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


Quel casting ! Et en plus c’est moi qui l’avais tout naturellement constitué au fil des
mois dans mon utilisation de l’outil !

Le DM comme outil d’interview


Fantasmant sur leur participation à ce projet que je jugeais complètement fou,
surtout à la veille des grands départs en vacances, je me suis demandé comment
les solliciter tous tout en donnant à mon projet la chance de réussir !

Un tweet adressé à tous mes followers ? Non, pas forcément adapté, et que
pouvais-je y mettre ? " Des volontaires pour un projet un peu fou sur l’avenir du
recrutement ? Contactez-moi ! " ? Je ne pense pas que cet appel aurait rencontré
un réel succès et puis je perdais forcément le contrôle du choix des intervenants,
tout comme l’effet de surprise auprès des personnes sollicitées et de mes
followers ! Une ou plusieurs interviews, combien d’experts, qui… ?

J’ai alors pensé à une fonction Twitter que j’utilisais encore trop peu, le fameux
DM ! Il allait me permettre de toucher à coup sûr chaque expert personnellement,
du moins ceux qui me suivaient également (la fameuse limite du DM !), dans une
relation un peu plus confidentielle. Cette approche par DM avait surtout le mérite
de ne rien dévoiler de l’ambition de mon projet, chaque expert pouvant très bien
penser être sollicité individuellement pour une interview classique ! Enfin, classique
elle ne l’était pas vraiment puisqu’elle allait être multiple et finalement expresse !
Nom de code de l’opération : #ITWXPRESS

Et oui, comment solliciter ces experts avec un seul DM limité, comme tout tweet, à
140 caractères ? Forcé d’adopter un style télégraphique et suffisamment explicite à
la fois !
Voilà ce que cela donne :

"Bonjour, itw express : Après le e-Rec et le Rec 2.0, comment imagines-tu le


Recrutement 3.0 ? Réponse > jeanchristophe.anna@yahoo.fr"

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


Suffisamment intrigant tout en étant délibérément provoc !
Le choix des mots étant déterminant, surtout dans un espace texte aussi réduit,
j’ai volontairement opté pour une question qui fasse réagir à coup sûr, du moins je
l’espérais, les passionnés de l’évolution des outils web tout comme les " gardiens
du temple " de la relation humaine recruteur-candidat !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que mon approche a fonctionné au-delà de mes
espérances. Très vite, quasi instantanément pour certains, de nombreux experts se
sont manifestés pour répondre favorablement à ma sollicitation.
Ainsi à partir du 23 juillet (2 jours à peine après l’envoi de mes DM) et " Le
Recrutement 3.0 selon Vincent ROSTAING ", jusqu’au 12 août et " Le Recrutement
3.0 selon Vincent BERTHELOT ", j’ai publié en continu, sans interruption, 15 points
de vue d’experts en 15 jours (hors week-ends) !!!

La limite du DM
Si le DM est une fonction extraordinaire pour son côté direct et immédiat qui
s’accompagne généralement d’une réactivité expresse du destinataire (mon
expérience l’atteste), il peut aussi devenir rapidement extraordinairement
frustrant !
En effet, ce n’est qu’à cette occasion que j’ai découvert que l’on ne pouvait l’utiliser
qu’à destination de ses followers et non de ses following !!!
Au début, je pensais que c’était Tweetdeck qui buggait ou que certains twittos
avaient paramétré leurs comptes pour ne pas être sollicitables ! Mais le message
sans appel " Recipient not following you ! " m’a rendu à l’évidence.
Je ne comprends toujours pas bien pourquoi cela ne marche pas dans les 2 sens,
sauf bien sûr quand les 2 personnes se suivent mutuellement.
C’est encore plus agaçant quand vous recevez un DM sans pouvoir y répondre !!!
Pour illustrer cette frustration et cet agacement, rien de mieux qu’un petit clin d’œil
à Franck LA PINTA, HR Community Manager de la Société Générale. Quand
@flapinta m’envoie un DM, et bien la seule solution pour lui répondre c’est
d’envoyer un DM à @CareersSocgen ! ;)

Pour parer à cette limite, j’aurai pu crier sur les toits : " @olivierzara Peux-tu me
follow pour que je te DM ? ". J’ai préféré opter pour un autre média et je suis parti
à la chasse aux experts sur Facebook en leur écrivant directement des messages.
Et là ça marche que l’on soit amis ou non et en plus on a plus de place pour
s’exprimer … ;)

Mais que faire quand on ne peut pas envoyer de DM à certaines personnes et que
les messages adressés sur Facebook ou ailleurs restent sans réponse ? Back to
Twitter !

En m’adressant par DM à un Expert relai :

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


ou en lançant une bouteille à la mer :

Si peu de followers m’ont réellement aidé à les contacter, la réaction de mes 2


cibles ne s’est pas fait attendre ! Voici celle de Jaques FROISSANT :

Le DM comme outil d’alerte


Le DM peut également être très efficace pour alerter.
Certains experts s’en sont servis pour s’assurer que j’avais bien reçu leur mail avec
leur contribution. Je l’ai utilisé de mon côté pour leur demander d’urgence une
photo et / ou une mini-bio pour illustrer leur contribution.

Autre utilisation possible : m’alerter d’un oubli ou d’un lien inactif dans une
interview !

Enfin, je pense tout naturellement à un événement récent qui m’a interpellé sur les
2 faces de la toile.

De nature optimiste et positif, je préfère toujours voir le verre à moitié plein plutôt
qu’à moitié vide ! Ainsi, convaincu du formidable potentiel des outils du Web 2.0, je
privilégie, lors de mes interventions, une présentation très enthousiaste de ces
outils. Sans négliger les risques, surtout quand il s’agit de Facebook, je me
concentre sur le bon côté, même pour Facebook ! ;)

Je recommande toujours aux personnes que je sensibilise d’être très vigilantes sur
le réglage de leurs paramètres de confidentialité (photos taguées " vues par moi
uniquement " et mur perso non accessible) et sur la nécessaire séparation des
sphères privée, sur Facebook, et professionnelle, sur Viadeo ou Linkedin. Je leur
indique au passage qu’il est possible de gérer les 2 sur Facebook via notamment la
création de listes séparées. J’en profite quelques fois pour leur dire que je le fais
moi-même avec plaisir depuis la création d’une page Facebook " Job 2.0 " il y a
quelques mois et la constitution d’une liste " contacts pros ".

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


J’ai connu le côté obscur de la force le 24 septembre dernier à l’occasion du Salon
Cadres & Co de Lille auquel je participais pour animer avec Frédéric CHANCHOLLE
et Elodie HENION de Viadeo l’espace Réseaux pros. J’ai assuré des démos toute la
journée sur l’utilisation de Viadeo et le partenariat Apec-Viadeo et animé 2
conférences sur les outils du Web 2.0.
Alors que je venais de m’installer dans le train du retour après une journée de
sensibilisation bien remplie, j’ai eu la désagréable surprise en ouvrant Tweetdeck
de découvrir 2 DM de @LilianMahoukou et @moderateur m’alertant que mon
compte Facebook avait été piraté dans la journée !!!

Ces DM avaient été écrits entre 11H45 et midi, pile au moment où je venais de
quitter l’espace Réseau pro pour aller animer la première conférence de la journée
sur les réseaux sociaux. Et comme j’avais fait des démos sur 3 PC toute la matinée
en me servant de mes comptes Viadeo, Twitter et Facebook, sans avoir pris le soin
de me déconnecter … Le " plaisantin ", appelons-le comme ça, avait écrit sur mon
mur un message très raffiné " J’AIME LA BITE ! ". Le pire restait à venir … Et j’ai eu
là un exemple concret des risques potentiels liés à une double utilisation, privée et
professionnelle, de Facebook. En effet, le hacker s’était également servi de mon
compte pour écrire sur le mur d’Emilie OGEZ un très élégant " PUTE " … Je le
remercie aujourd’hui d’avoir utilisé des termes aussi grossiers et vulgaires et
tellement décalés par rapport à ma personnalité et mon vocabulaire ! S’il avait été
un peu mieux (ou plus mal ?) inspiré, cette usurpation de mon identité numérique
aurait pu être bien plus dommageable !
Je tire de cette anecdote 2 enseignements : la bienveillance entre utilisateurs est
extraordinaire, spontanée et réconfortante, la vigilance personnelle doit être totale !

Le DM comme outil de lancement de communication


Revenons à mon projet #ITWXPRESS sur l’avenir du Recrutement !
Dès réception d’une nouvelle contribution, j’envoyais un DM pour signaler à son
auteur que je l’avais bien reçue tout en proposant un jour de publication.

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


Chaque jour de publication, après avoir mis en forme l’interview, la mini-bio et la
photo, je lançais la communication avec un tweet à tous mes followers et
j’adressais dans la foulée un DM à l’expert du jour pour lui signaler que son itw
était en ligne, que je venais de lancer un Tweet et que je comptais sur lui ou elle
pour faire du bruit !

Le DM comme outil d’échange


Twitter est un outil de discussion assez atypique.
Si la vocation première du micro-blogging est d’informer et de partager
l’information, les utilisateurs se sont servis de 2 fonctions pour échanger entre
eux : le DM pour des échanges privés " one to one " et le @ pour des échanges
publics ou des discussions à plusieurs.
A mi-chemin entre le mail (dans sa fonction d’info ou d’alerte) et le chat (dans sa
fonction d’échange instantané), le DM est réellement un formidable outil
synthétique, direct, avec un impact immédiat (" in real time ! ").
Plus puissant et rapide que le premier car les timelines des utilisateurs sur
Tweetdeck, Seesmic ou Hootsuite, sont toujours allumées, il est aussi plus riche et
plus " excitant " que le second. En effet, il peut être assez étonnant d’avoir un
échange privé avec un autre Twittos dans une colonne de Tweetdeck tout en
gardant un œil sur les messages publics de ses following qui continuent de tomber

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


dans la colonne d’à côté ! Il devient alors même possible de poursuivre cet
échange confidentiel par DM interposés, tout en se mêlant à une discussion
publique ou d’interpeller individuellement avec un DM une personne en pleine
discussion publique @ @ et @ !!!

Twitter comme accélérateur de rencontre IRL !


Bon nombre de personnes opposent la " vie réelle " off line et la " vie virtuelle " on
line.
Or, Twitter peut s’avérer être bien au contraire un extraordinaire accélérateur de
rencontres IRL !
En effet, la possibilité de choisir librement ses propres sources d’informations (les
following ou Abonnements) permet d’être très qualitatif, beaucoup plus facilement
(transparence des centres d’intérêts et des points de vue des Twittos) et
rapidement (consultation de l’historique des tweets) que dans la " vraie vie " !
Quand vous suivez tous les jours des professionnels qui partagent la même
passion, le même intérêt que vous pour votre domaine d’expertise, vous avez
forcément l’impression de les connaître déjà un peu avant même de les avoir
rencontrés.
Ils commencent à faire partie de votre quotidien. Vous les suivez, les RTweetez, les
recommandez (#FF) et cela devient réciproque. Le dialogue va se nouer, des
discussions se créer (alternance de DM et de @) plus vite, plus spontanément, plus
directement (tutoiement quasi immédiat) que sur les autres médias sociaux. Le
besoin d’échanger IRL se fait alors pressant et débouche sur ces formidables
rencontres informelles et improvisées que sont les Twunchs, Twapéros et autres
Apéros RH ! La rencontre physique a alors toutes les chances d’être concluante et
passionnante, comment pourrait-il en être autrement entre passionnés !

J’ai moi-même eu le plaisir de rencontrer certains des experts que j’ai sollicités
dans le cadre de mon projet #ITWXPRESS sur le Recrutement 3.0. Et la qualité de
ces échanges IRL m’a conforté dans mon nouveau projet : les rencontrer tous ! ;)

L'intérêt de Twitter pour les entreprises


L’intérêt marketing du concours n’est plus à
prouver. Les entreprises y ont recours depuis bien
L'auteur : Flavien Chantrel longtemps pour attirer des prospects, fidéliser
leurs clients, constituer des bases de données et
Flavien Chantrel est
Community manager pour
faire parler d’elles. Rien de plus simple en effet
Regionsjob depuis bientôt 4 que d’offrir des cadeaux pour faire venir du
a n s , f o r m a te u r s u r l e th è m e monde. Le concept s’est décliné à l’excès sur le
du r e c r u te m e n t e t de s web. Encore plus facile à mettre en place, il suffit
r é s e a u x s o c i a u x , bl o gu e u r d’un formulaire ajouté rapidement sur une page
assidu, très actif sur Twitter. pour se lancer. Et récolter de précieux
renseignements sur des clients potentiels… Et sur
Twitter, qu’est-ce que cela donne ? Tout comme
S o n bl o g
sur Facebook et consorts, ils se multiplient. C’est
Le Blog du Modérateur en effet un moyen facile de gonfler ses stats et
d’arrondir son nombre de followers. Le principe est
T w i t t er souvent le même : chacun doit retweeter un
message prédéterminé pour faire partie d’un tirage
@moderateur
au sort. La simplicité du geste fait que les retours
niveau qualitatif, est-ce vraiment efficace ?

Un concours… Mais pour quoi faire ?

C’est bien sûr la première question à se poser. Organiser un concours, c’est bien,
mais dans quel but ? Sur Twitter, vous ne pourrez pas constituer de base de
données ou faire un suivi des participants. Au mieux vous aurez une liste
d’utilisateurs ayant participé, sans moyen de les recontacter autrement que par un
tweet, donc non utilisable à grande échelle. Vous souhaitez augmenter le nombre
de personnes qui vous suivent ? Un concours n’est pas (ou peu) ciblé s’il s’agit
juste d’un tirage au sort. Vous obtiendrez bien des followers en plus, reste à savoir
quelle proportion va être vraiment intéressée par votre entreprise. Votre but est
plutôt la fidélisation ? Cela peut alors être efficace si vous disposez d’un nombre de
followers suffisant et déjà intéressés par votre entreprise.

Une population peu nombreuse


Un paramètre à ne pas oublier est la place restreinte de Twitter en France.
Quelques dizaines de milliers d’utilisateurs vraiment actifs seulement, c’est peu.
C’est même moins que ce que vous pourrez attirer en faisant un concours sur votre
site, pour peu que les lots offerts soient attrayants. N’oubliez donc pas que votre
concours aura une portée limitée. Et comme souvent dans ce genre de cas, c’est la
valeur des lots offerts qui déterminera le succès du concours, donc l’investissement
est-il justifié ? N’espérez pas vous faire connaître à grande échelle par ce biais, au
mieux vous vous ferez remarquer de quelques happy few. Cela peut déjà être pas

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


mal, il faut juste le savoir.

Du quanti, oui, du quali, moins…

Beaucoup de concours ont un but quantitatif. Augmenter le nombre de followers,


point barre. Dans ce cas cela fonctionnera probablement. Mais on est loin de la
notion de quali et des followers ciblés qui seront intéressés par les vraies
informations que vous souhaitez faire passer. Cette partie réclame un travail de
fond, et non des évènements ponctuels détachés de votre ligne éditoriale. Ce qui
n’empêche pas de les mettre en place, il y aura probablement une partie des
nouveaux abonnés qui seront intéressés par la suite.

Les concouristes
Les concouristes sont l’illustration parfaite de cette notion de quantitatif. Le dernier
concours que j’ai fait sur Twitter avait pour but de remercier mes followers en leur
offrant une BD que j’avais fortement appréciée. Pas un lot qui fait spécialement
rêver donc… Au final, sur les 82 participants, un bon tiers était composé de
concouristes. Car oui, jouer aux concours est une passion voire un métier pour
certains. Soyez conscient qu’une partie non-négligeable (et parfois même
majoritaire) des participants n’ont absolument aucun intérêt pour votre entreprise
ou vos produits mais jouent simplement systématiquement à tous les concours
trouvés en ligne. Cela fait partie du jeu, mais n’espérez pas obtenir un retoru
positif par la suite…

Organiser un concours facilement

Vous avez bien compris les avantages et les limites d’un concours sur Twitter et
vous souhaitez en faire un ? Twcontest vous aidera. Entièrement gratuit, il permet
de viraliser et de gérer votre concours facilement. Pour organiser un concours,
identifiez-vous via vos pass Twitter. Choisissez ensuite la catégorie des lots du
concours, le pays concerné, les lots, la date et l'heure du tirage ou encore un lien
dirigeant vers plus d'informations. Le site générera alors un tweet qui servira aux
participants. Vous pouvez même obliger les participants à vous suivre. Si ce n'est
pas le cas, ils recevront un tweet leur précisant que c'est obligatoire pour jouer.

Une fois le concours lancé, il sera annoncé sur le compte Twitter de twContest. Vos
propres tweets ne seront pas comptabilisés, c'est pratique. Vous pouvez si vous le
souhaitez annuler le concours ou le finir plus tôt que prévu. Pour cela rendez-vous
en bas à droite de la page du concours une fois que vous êtes identifié. Le site se
révèle très pratique, donc n’hésitez pas à l’utiliser si vous décidez de vous lancer !

Au final, en matière de concours sur Twitter, chacun voit midi à sa porte. Ils
peuvent booster un peu votre présence et animer votre timeline, soyez simplement
conscient que les retours ne seront pas miraculeux et rarement très qualitatifs.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


Aujourd’hui, les entreprises se mettent aux
réseaux sociaux et comprennent que le
microblogging a un gros potentiel dans le cadre
d’une communication Corporate. Plus de 65 % des
L 'a u t e u r : C a m i l l e J o u r d a i n plus grandes entreprises mondiales ont un compte
C a m i l l e J o u rd a i n e s t Twitter (Source : istrategy) alors qu’à peine plus
c o n s u l ta n t w e b s o c i a l e t de la moitié d’entre elles ont une page Facebook.
community manager pour
l'agence C2B interactive. En effet, Twitter correspond à l’évolution des
Bloggeur sur "Le Marketing habitudes de consommation des internautes et aux
sur le Web" et passionné par
l e w e b de pu i s pl u s i e u r s
principales valeurs du Web 2.0, le principe
an n ées . d’échange, le sens du collectif et du "gagnant-
gagnant".
S o n bl o g
Twitter est une messagerie instantanée, une
http://www.camillejourdain.fr/ plateforme de microblogging, un réseau social, une
communauté Web, un lieu de rencontre… Voilà
T w i t t er pourquoi le réseau est utilisé pour créer des
conversations avec les clients et pour
@camj59 communiquer différemment, facilement,
"gratuitement" et efficacement.

Les entreprises ont intérêt à être présentes sur Twitter mais quels contenus sont-
elles amenées à tweeter ? Le contenu Twitter c’est du texte, des liens, des photos,
des vidéos, des fichiers audio… Elles ont donc la possibilité de publier des tweets de
natures très différentes.

L’entreprise peut tweeter des informations sur son actualité ou son activité en
temps réel. Elle peut partager ses conseils et astuces sous la forme de messages
avec des liens vers un article d’actualité de son blog, vers un article d’un site qui
parle de l’entreprise, vers une photo en rapport avec son actualité, vers une vidéo
réalisée par l’entreprise ou vers un événement organisé par l’entreprise.

Mais elle peut aussi partager des informations issues de sources différentes en
tweetant une information issue d’un blog qui parle de l’entreprise ou d’un produit,
un lien vers un forum, une vidéo intéressante, une photo en rapport avec l’activité
de l’entreprise, ou un lien vers un événement important pour l’entreprise.

Twitter peut être destiné à gérer la relation client, dans ce cas, l’entreprise répond
simplement aux questions des clients, discute avec les internautes et construit un
dialogue avec les consommateurs. Elle doit repérer les clients mécontents afin de
leurs proposer quelque chose pour compenser ce mécontentement. Si l’entreprise
est réactive, les clients seront très surpris et pourront changer d’avis.

Grâce à Twitter, les entreprises ont la possibilité de montrer leurs expertises et

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


renforcer leur crédibilité. Si les tweets offrent une information intéressante et sont
de qualité, les internautes pourront attester de l’expertise de l’entreprise et relayer
les informations. Ils auront confiance et n’hésiteront pas à devenir client.

Concrètement, l’entreprise publie une réponse directe à une question précise, un


lien vers une fiche conseil de son site Web ou vers un formulaire de contact, pose
une question à un utilisateur de Twitter qui a parlé de l’entreprise, réalise un
sondage sur une nouvelle idée, un nouveau concept que souhaite lancer
l’entreprise, propose un test de produit auprès de la communauté d’utilisateurs qui
la suit.

Utiliser Twitter pour augmenter son chiffre d’affaires peut également être
envisageable. L’entreprise peut vendre directement, organiser des jeux concours,
proposer des promotions et des offres spéciales. Elle tweete un lien vers une fiche
produit, une description du produit, un commentaire/avis sur un produit, un lien
vers un jeu concours ou vers une vente Flash.

Notez bien que les entreprises sont amenées à respecter quelques règles pratiques
si elles veulent percer sur Twitter : Apporter une valeur ajoutée en partageant des
informations pertinentes. Communiquer en utilisant des majuscules, une bonne
ponctuation et une bonne orthographe. Remercier les internautes qui disent du
bien de l’entreprise et qui font des retweets. Publier régulièrement des tweets,
rester connecté tous les jours. Varier les types de tweet : réponses, retweet, liens,
messages… Utiliser et maîtriser le vocabulaire Twitter : hashtags, follow friday,
retweets, followers, followings, DM… Répondre à tous les internautes et aux
messages privés. Utiliser les services d’administration et de gestion de compte.

Terminons par un cas concrets : celui de La Redoute. Un des pionniers en France,


le leader de la VAD a souhaité lancer la conversation avec les internautes début
2009. Et ça a marché ! Ses objectifs étaient les suivants : exploiter un nouveau
canal de communication, toucher une nouvelle cible, construire un réseau, exploiter
le potentiel des réseaux sociaux, créer une relation plus forte avec les clients,
échanger, discuter, recevoir des feedbacks… Avec au programme, des réponses aux
interrogations des clients, des présentations de produits, des nouveautés en
exclusivité, des promotions, ou la mise en place de jeux concours. Aujourd’hui, La
Redoute c’est plus de 35 000 followers sur Twitter !

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


L'auteur : Florian Karmen
R é f é r e n c e u r e t r é da c te u r w e b
de f o r m a ti o n , a c tu e l l e m e n t Lorsqu’une entreprise se lance sur Twitter, une des
employé comme community questions qui vient très rapidement concerne le
m a n a ge r da n s u n e s o c i é té choix des personnes et des comptes à suivre. Ce
s pé c i a l i s é e da n s l ' a n a l y s e e t choix s’effectue en fonction de la stratégie de
l a ge s ti o n de l a r é pu ta ti o n
n u m é r i qu e de s e n tr e pr i s e s . l’entreprise mais également en fonction des
objectifs qu’elle s’est fixée.

Pour tout compte Twitter, qu’il s’agisse d’un


S o n bl o g compte personnel ou d’entreprise, le choix des
h ttp: / / f l o r i a n k a r m e n . c o m /
comptes à suivre est capital car il a un impact sur
la manière de travailler par la suite. Il arrive que
T w i t t er certaines entreprises pratiquent le "mass-follow",
c’est-à-dire suivre plusieurs centaines voire milliers
@floriankarmen de comptes, en espérant que ces comptes la
suivent en retour.

Bien que cette pratique se soit avérée être efficace en termes de quantité, il
semble évident qu’elle ne l’est pas si on prend en compte la qualité des comptes
suivis. Le danger avec cette pratique réside en premier lieu dans le fait que
l’entreprise est vite détectée comme pratiquant cette technique douteuse, c’est-à-
dire qu’elle perd en crédibilité dès le lancement de sa présence sur Twitter.

Dans un second temps, l’entreprise peut très rapidement perdre ses repères dans
la masse de comptes suivis. En effet, il semble surréaliste de pouvoir suivre
assidument plusieurs milliers de comptes Twitter, surtout si ceux-ci n’ont pas de
réel lien avec le secteur d’activité de l’entreprise dont on souhaite développer la
visibilité.

Par ailleurs, le mass-follow ne vous fera gagner qu’une audience très peu qualifiée,
donc inintéressante et d’aucune aide dans votre stratégie sur Twitter.

Certes, cette méthode permet de gagner rapidement de nombreux followers, mais


elle n’est pas viable si l’entreprise s’est fixé des objectifs au préalable. Comment
développer les conversations autour d’une marque, si la marque n’est pas
à l’écoute des bonnes personnes ?

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


Suivre ses concurrents
L’entreprise qui se lance sur Twitter le fait car elle s’est rendue compte qu’elle avait
des opportunités sur Twitter. Lorsqu’elle s’est posé la question de développer sa
présence sur les médias sociaux, notamment Twitter, elle a pris le temps de se
vérifier s’il y avait un intérêt à être présent sur Twitter.

L’entreprise a donc détecté des conversations sur elle-même, sur son secteur
d’activité, sur ses concurrents, etc. Pourquoi ne pas commencer par la ? Dans un
premier temps il est intéressant de suivre ses concurrents, tout simplement car
c’est un excellent moyen de faire une veille concurrentielle.

Twitter est un outil très intéressant dans une optique de veille concurrentielle car il
suffit de s’abonner aux comptes des concurrents pour être tenu au courant de
l’actualité des concurrents. Lorsque le concurrent va communiquer sur un nouveau
service, une nouvelle prestation, un nouveau produit, etc. vous le saurez tout de
suite.

Par ailleurs, suivre ses concurrents sur Twitter permet également de détecter des
personnes intéressées dans votre secteur d’activité. Si votre concurrent développe
des conversations avec une personne autour de la thématique (et non de sa
marque), il peut être intéressant de suivre cette personne, voire même de la
contacter.

Suivre des utilisateurs sensibles à votre marque et secteur


d’activité
Sur Twitter, il n’y a pas que des entreprises, de nombreux internautes y sont
présents à partir d’une initiative personnelle et ce sont justement ces internautes
qui intéressent votre entreprise. L’entreprise va devoir être à l’écoute de ces
internautes dans le but de créer des conversations autour de votre marque.

Lorsque vous vous êtes posé la question : est-ce qu’on parle de mon secteur
d’activité ou de ma marque sur Twitter ? Vous avez sûrement détecté un certain
nombre d’internautes intéressants qu’il faudrait rapidement suivre.

Il faut donc rapidement entrer en contact avec ces personnes pour leur indiquer
que vous êtes désormais présent sur Twitter et que vous êtes à leur écoute.
Evidemment, cette partie du travail se fera régulièrement au fil de votre présence
sur Twitter.

Les conversations évoluent, les nouveaux membres de Twitter arrivent par milliers
quotidiennement, il est donc indispensable de détecter les internautes qui
s’intéressent ou du moins qui parlent de votre marque ou de votre secteur
d’activité.

Cette partie du travail est assez facile à mettre en place, néanmoins, il faut
connaître quelques outils et méthodes de travail. Lorsque vous avez installé un
client Twitter sur votre poste de travail, par exemple Tweetdeck (cf. chapitre 1 –
Les outils – les clients Twitter @gonzague) vous pouvez mettre sous surveillance

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


une liste de mots-clés intéressants autour de votre secteur d’activité et même de
votre entreprise.

Commencez par créer une (ou plusieurs) colonne dans votre client Twitter, ensuite
il faudra définir une liste de mots-clés que vous souhaitez surveiller. Ici encore, il
faudra à nouveau revenir sur la stratégie de l’entreprise, se demander si elle
souhaite surveiller un produit, une activité en particulier pour ne pas être inondé
par le bruit, c’est à dire ne pas être submergé par trop d’informations
inintéressantes.

Si votre entreprise souhaite communiquer sur plusieurs activités / produits sur


Twitter, il est également intéressant de segmenter vos recherches dans différentes
colonnes thématiques. De cette manière, vous avez une cohérence dans la
thématique surveillée.

L’avantage d’un client Twitter comme Tweetdeck réside dans le fait que l’on peut
faire des recherches avancées grâce à des opérateurs de recherche. Tout comme
les commandes "site:URL, link:URL, intitle:mot-clé, etc" dans Google, Twitter offre
la possibilité d’utiliser des opérateurs de recherche avancée de sorte que les
résultats soient plus filtrés, donc plus pertinents.

Voici la liste des opérateurs de recherche Twitter :

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


Le choix des expressions à surveiller est déterminant dans le résultat que vous
obtiendrez, par ailleurs, vous pouvez également combiner ces différents opérateurs
de recherche pour filtrer de manière plus poussée les résultats. Vous pouvez
retrouvez la liste des opérateurs de recherche avancée sur la plateforme de
recherche en ligne de Twitter.

Lors de la mise en place de recherches avancées, vous obtiendrez une liste


(automatiquement mise à jour) de tweets intéressants et donc de comptes
intéressants à suivre pour votre entreprise.

Les listes
Pourquoi ne pas profiter de toutes les fonctionnalités qu’offre Twitter pour découvrir
et suivre des gens intéressants ? Les listes Twitter permettent de suivre plusieurs
comptes intéressants en très peu de temps. Si votre secteur d’activité est assez
dynamique sur Twitter, d’autres comptes ont déjà créé des listes d’utilisateurs
autour de votre thématique. C’est un moyen rapide de suivre plusieurs comptes
intéressants en un seul clic.

Par ailleurs, vous pouvez également créer vos propres listes d’utilisateurs, ceci
vous permettra de vous faciliter le travail à l’avenir. En effet, les listes vous
permettent de segmenter les comptes que vous suivez (dans le cas où votre
entreprise a plusieurs activités).

Ce qui est intéressant avec les listes c’est que l’entreprise peut également s’en
servir pour faire des listes de personnes en fonction de leurs sentiments envers la
marque et de la tonalité des tweets qu’ils publient.

En effet, il est recommandé de segmenter les comptes que l’on suit dans deux
catégories bien distinctes : ceux qui ont un avis positif sur la marque et ceux qui
ont un avis négatif. Ceci vous permet de garder un œil sur les internautes qui ont
déjà critiqué votre entreprise. "Sois proche de tes amis, et encore plus de tes
ennemis" s’applique très bien à ce cas de figure, car vous pourrez garder un œil sur
les comptes potentiellement dangereux.

Les suggestions
Twitter est un outil si bien pensé qu’il vous propose des personnes à suivre. Si vous
vous êtes déjà abonné à un certain nombre de comptes, Twitter vous suggère des
personnes à suivre. Il est donc essentiel de créer un capital de comptes à suivre de
qualité dès le départ de sorte que les comptes suggérés soient en rapport avec
ceux que vous cherchez.

En effet, l’outil de suggestion de comptes ne le fait pas de manière aléatoire


puisque les comptes sont suggérés en fonction de la proximité. La suggestion de
comptes sur Twitter représente donc une excellente ressource pour trouver de
nouvelles personnes à suivre car celles-ci sont généralement très proches des
personnes que vous suivez déjà.

Il existe également des annuaires d’utilisateurs de Twitter, ils sont également une
ressource d’utilisateurs intéressants dans votre domaine d’activités. L’annuaire

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


Wefollow par exemple, vous permet de trouver des comptes à partir d’un mot clé.
De plus, l’outil classe les utilisateurs de Twitter selon leur degré d’influence, un
moyen rapide de trouver les leaders d’opinion dans votre secteur d’activité.

En parlant de leaders d’opinion, il est très intéressant de les suivre, si vous


connaissez un peu les acteurs de votre domaine d’activité sur Internet, vous vous
êtes déjà abonné à leur compte. Si ce n’est pas le cas, il est essentiel de le faire
dans les plus brefs délais.

Deux raisons fondamentales :

. la personne connaît votre entreprise et en parle de temps en temps, il est donc


essentiel de surveiller ce qu’elle en dit pour créer une conversation autour de votre
marque et ainsi devenir visible auprès de son audience qualifiée

. faire découvrir votre marque à ce leader d’opinion et par la même occasion entrer
en contact avec lui avec le même objectif : créer une conversation autour de votre
marque et bénéficier de sa notoriété pour diffuser votre marque auprès de son
audience.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


L'auteur : Frédéric Pereira

C o n s u l ta n t e t c h e f de pr o j e t
te c h n i qu e , l e s c o m pé te n c e s
de F r é dé r i c r e gr o u pe n t l e
de s i gn , l e r é f é r e n c e m e n t o u
encore la stratégie web. Il Et au commencement était le verbe…
ti e n t de pu i s 2 0 0 7 l e bl o g
Fredzone, et écrit aussi sur Et au commencement était le verbe. De tout
Weedle. temps, l’être humain a été un animal doué de
raison, certes, mais aussi une créature sociable
S o n bl o g pour qui la communication était avant tout une
question de survie. Doté d’une certaine propension
http://www.fredzone.org/
à discuter et à échanger avec les autres, c’est
d’ailleurs cette sociabilité exacerbée qui est venue
T w i t t er jeter les fondations de nos sociétés traditionnelles
et modernes.
@fredzone

Internet ne fait évidemment pas exception à la règle. Conçu avant tout pour
favoriser et dématérialiser les échanges, cet outil de communication a connu un
essor important jusqu’à devenir ce Web que nous connaissons tous et que nous
fréquentons quotidiennement. De nouveaux services ont émergé, modifiant la
nature intrinsèque de nos échanges. Parmi ces derniers, nous pouvons bien
évidemment citer l’ouragan Twitter qui s’est très vite imposé chez les particuliers
mais aussi et surtout chez les "communicants" de tout horizon.

Parler, discuter, expliquer est inné pour l’espèce humaine. Communiquer sur Twitter
est une tâche parfois ardue, aussi bien à cause de la fameuse limite des 140
caractères que par le fonctionnement même du service. Surtout si l’on considère
qu’un simple tweet peut parfaitement faire le tour de la planète en quelques
heures. Ou même parfois en une poignée de minutes. Dans ce contexte, il convient
d’adapter son discours à ce qui est en train de devenir un média à part.

Les limites du texte sur le Web


Ecrire et dialoguer sur la toile est un exercice parfois difficile. Et pas
seulement sur Twitter, ce point concerne tout aussi bien les commentaires d’un
blog que des sujets publiés sur un forum. Sans oublier, bien entendu, les courriers
électroniques et les conversations ayant lieu par l’entremise d’un logiciel de
messagerie instantanée.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


En réalité, le texte lui-même souffre de certaines limites. Lorsque l’on discute avec
une personne en chair et en os, il est possible de s’appuyer sur ses expressions
corporelles ainsi que sur sa gestuelle pour interpréter ses propos. Cette dernière
peut se montrer grossière ou insultante mais tout dépendra finalement de ce
fameux sourire au coin qui peut modifier la nature même de ses propos et leur
conférer un sens radicalement différent. Ce que ne permettent pas les mots.

Dans ce contexte, l’écrit est toujours sujet à interprétation. Dans la mesure où


nous ne fonctionnons pas tous de la même manière, dans la mesure où les mots
ont autant de sens différents qu’il existe de personnes sur cette planète, on
comprend qu’il est indispensable de toujours réfléchir aux termes que l’on emploie
et à la manière dont ils pourraient être perçus par nos interlocuteurs. Surtout
lorsqu’ils sont diffusés très largement, comme c’est inévitablement le cas
sur internet.

Un vieil adage dit qu’il faut toujours tourner sept fois sa langue dans sa bouche
avant de parler. Finalement, il en va de même pour le contenu textuel et pour
l’écriture en général. Et si certains pensent qu’agrémenter leurs messages
d’émoticônes suffit à mettre en relief la nature d’une pensée, on ne manquera pas
de préciser que ces derniers aussi sont sujets à interprétation. Un simple clin d’œil
anodin peut ainsi très vite devenir une marque d’ironie ou de sarcasme.

Et on sait très bien à quelle vitesse peut dégénérer une discussion qui semblait au
premier abord complètement anodine. Le phénomène porte même un nom : le
"tweet clash".

Mesurer la portée de ses propos, une obligation


Les forums et autres salons IRC peuvent avoir une portée considérable s’ils sont
fréquentés par un nombre important d’internautes, mais c’est sans commune
mesure avec Twitter. D’un certain sens, on peut dire que ce dernier a remis le
bouche-à-oreille au goût du jour. Si un internaute publie un tweet, les personnes
qui le suivent peuvent parfaitement le reprendre et le transmettre à leur tour aux
gens qui les suivent. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que cette marée numérique
finisse par faire le tour du monde et se retrouve ensuite dans les médias plus
traditionnels comme la presse, la radio ou même la télévision.

Contrairement aux apparences, Twitter n’est pas un outil intimiste. Ce n’est


pas comme envoyer un courrier électronique à un ami ou lui transmettre un
message par l’intermédiaire d’un logiciel comme Skype ou MSN. Si les internautes
ne protègent pas leur compte, alors tout ce qu’ils écrivent est rendu public et
accessible par tous les autres utilisateurs du service. Et même par tous les autres
internautes, puisque la plupart des moteurs de recherche indexent désormais le
contenu du célèbre service de micro-blogging.

Supposons un instant que vous vous moquiez d’une personnalité. Entre amis, c’est
le genre de plaisanterie habituelle dont nous sommes tous coutumiers. Sur
Twitter, cela peut très vite devenir de la diffamation. Et il en va évidemment
de même pour n’importe quelle information infondée ou non vérifiée pouvant avoir
une incidence et donc des conséquences sur la vie d’une personne, d’une société
ou d’une marque. Juridiquement, ces derniers ont donc la possibilité de se

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


retourner contre l’auteur de ce message. Et donc contre vous.

Notons qu’il en va de même pour des articles publiés sur un blog, mais aussi pour
les commentaires qui le suivent. Dans ce cas, on notera que c’est la responsabilité
de l’éditeur, et donc du blogueur, qui est engagée. Communiquer sur Internet peut
donc représenter un risque important si vous ne prenez pas garde à la nature et à
la portée de vos propos.

Et les 140 caractères alors ?


Il reste bien évidemment la question des 140 caractères imposés par Twitter.
Partager une idée, une ressource, une pensée en si peu de caractères n’est pas une
tâche aisée, d’autant plus lorsqu’il convient de garder une certaine maitrise de son
texte. Il existe bien entendu des solutions techniques comme "Twitlonger") mais
ces dernières ne sont pas particulièrement adaptées puisqu’elles contraignent les
utilisateurs du service à se rendre sur une nouvelle page pour lire l’intégralité du
message.

L’autre solution adoptée par un certain nombre d’utilisateurs consiste à envoyer


plusieurs tweets pour un même message, tout en les numérotant pour rendre leur
lecture plus facile et plus confortable. Là encore, ce n’est pas toujours un système
viable car il arrive parfois que l’un de ces derniers finisse par se perdre dans la
timeline surchargée des utilisateurs. Inutile de préciser qu’un demi-message sorti
de son contexte peut s’avérer bien plus nocif qu’un message tronqué.
Il ne reste donc plus que l’esprit de synthèse. Ce même esprit de synthèse que les
professeurs de lettres et de philosophie pointaient vers nous comme une
gigantesque matraque invisible. Plutôt que de s’épancher encore et encore avec
des explications ou des arguments denses et travaillés, il convient donc de réduire
son idée à son strict minimum et de lui arracher sa substantifique moelle. Sur
Twitter, les grands discours ne servent à rien, il faut donc aller droit à
l’essentiel et privilégier le sens à la forme.

Twitter, un outil de diffusion plus qu’un moyen d’expression


Mais attention, car Twitter s’impose finalement plus comme un outil de
diffusion que comme un moyen d’expression. Jaiku permettait aux internautes
d’échanger leurs idées, certes, mais surtout de les développer. Nous connaissons
tous le sort tragique qui s’est abattu sur cet excellent service. Malgré ses
nombreuses qualités, il a tout simplement fini par disparaître de notre vie
numérique.

On ne peut donc pas disserter sur Twitter. On ne peut pas non plus détailler notre
pensée. En revanche, on peut toucher très rapidement un large public, ce
qui en fait un produit d’appel idéal. Il suffit de trouver une bonne accroche,
d’ajouter une adresse réduite au préalable avec des services comme Bit.ly ou
TinyURL et de profiter ensuite d’une plateforme plus complète pour aller plus loin.
Nombreux sont d’ailleurs les blogueurs à automatiser la publication de leurs articles
sur ce média en passant par des services comme Socialize, que l’on peut trouver
sur Feedburner.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


Finalement, adapter son discours au média Twitter revient à prendre en compte les
forces mais aussi les faiblesses de ce dernier. Tout comme le menuisier n’utilise pas
toujours le même outil dans son travail, l’internaute devra jongler avec plusieurs
services différents pour communiquer plus efficacement sur le Web.

Car on ne peut pas tout dire en 140 caractères.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


L'auteur : Jean-François Ruiz
J ea n - F ra n ç o i s R u i z e s t C o - "Un follower ne vaut rien si ....."
Fondateur de PowerOn :
Agence de Web Marketing
Sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter,
s pé c i a l i s é e da n s l e s m é di a s
s o c ia u x . c'est la course aux contacts. Pour évaluer la
diffusion d'un statut sur un compte Twitter, le
critère le plus grossier que prennent en compte les
personnes est le nombre de followers.
S o n bl o g
http://www.webdeux.info/ De nombreuses personnes se focalisent là-dessus
sans réellement comprendre la vraie valeur d'un
follower. Un follower ne vaut rien si vous n'êtes
pas capable d'établir une relation de qualité avec
T w i t t er
celui-ci.
@jfruiz

Qu'est-ce qu'une relation de qualité ? C'est une relation qui enrichit les
personnes engagées dans cette relation.
Or si vous souffrez du manque de followers sur votre compte, vous craquerez peut-
être et ferez peut-être appel à un de ces services qui vous vendent des followers à
la pelle.

Erreur !

Très souvent ces services vous proposent des followers qui ne sont pas ciblés par
rapport à vos centres d'intérêt. Il y a même de très fortes chances que ce soit des
personnes qui ne parlent pas votre langue ou encore des robots.

"20% de vos relations ... créent 80% de la valeur de votre


réseau"
L'important est avant tout d'établir des relations fructueuses avec des personnes
ciblées. La quantité est également importante mais elle n'est pas primaire.
Si votre objectif est d'établir des relations avec des blogueurs et des journalistes
(dont Twitter est un vrai repaire) alors il vaut mieux avoir les 1000 personnes qui
comptent dans cette communauté que d'avoir 10 000 followers non ciblés.

C'est encore et toujours la loi de Pareto qui s'applique ici : ce sont 20% de vos
relations qui créent 80% de la valeur de votre réseau. L'enjeu sur Twitter est

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


donc de pouvoir identifier ces 20% et d'y concentrer vos efforts.

Définissez vos objectifs relationnels clairement. Qui sont les personnes avec qui
vous souhaitez engager une relation ? Quel âge ont-ils ? Où habitent-ils ? De quoi
parlent-ils ? A quels sujets s'intéressent-ils ? A quels évènements assistent-ils ?

Toutes ces questions sont essentielles pour définir le profil type des personnes avec
qui vous souhaitez développer une relation. C'est ainsi que vous définirez la
qualité des followers.

C'est seulement après avoir fait cet exercice que vous pourrez vous intéresser à
comment toucher le maximum de personnes qui correspondent à ce critère.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


Si vous souhaitez utiliser Twitter pour développer
L'auteur : Jean-François Ruiz rapidement des relations avec de potentiels
J ea n - F ra n ç o i s R u i z e s t C o - partenaires, prospects, médias... vous devrez être
Fondateur de PowerOn : pro-actif et souvent faire le premier pas pour
Agence de Web Marketing engager une relation avec d'autres personnes via
s pé c i a l i s é e da n s l e s m é di a s ce support.
s o c ia u x .
La relation sur Twitter peut-être unidirectionnelle
(follower OU followé) ou bidirectionnelle (follower
ET followé). Quand vous êtes en relation avec une
S o n bl o g
personne en tant que follower, alors son flux de
http://www.webdeux.info/
mises à jour sera distribué dans votre flux de
nouveauté sur votre compte Twitter. Quand la
relation est bidirectionnelle vos mises à jour sont
T w i t t er poussées respectivement dans votre flux de
@jfruiz nouveautés Twitter.

Le syndrome de la "bouteille à la mer" sur les médias


sociaux
La plupart des réseaux sociaux proposent maintenant cette même logique de mise
à jour de statuts et de flux d'informations partagés. Ces mises à jours sont
comparables à des messages que l'on mettrait dans une bouteille et que l'on
jetterait dans une mer de followers en espérant que certains l'attrapent, la lisent et
agissent dessus.

Dans ce contexte, il est très difficile de construire une relation structurée dans le
temps avec les nouvelles personnes qui vous followent ( vous suivent ).

Vers un marketing relationnel direct via Twitter


Il est donc beaucoup plus intéressant à mon sens de tenter de développer des
relations bidirectionnelles et d'engager ensuite la conversation via des messages
directs privés.

De cette manière, vous pourrez créer et développer des relations personnalisées


avec vos followers.

Vous n'avez pas le temps pour cela ? Pensez-y à 2 fois la prochaine fois que vous
enverrez un "tweet à la mer" ;)

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


Comment développer son nombre de followers
Attention : Dans ce paragraphe, je vais décrire le fonctionnement d'une technique
que certains appellent le "mass follow". Je vous invite à lire mon précédent article
dans cet ebook avant de vous lancer là dedans. Gardez bien en tête que la qualité
prime sur la quantité.

Pour augmenter considérablement son nombre de followers, la technique est assez


simple.

Etape 1 : Trouver une personne à suivre


Etape 2 : Suivre une personne
Etape 3 : Si au bout de X jours, elle ne vous a pas followé ( suivi ) en retour alors
vous devez vous désabonner ( unfollower ). Ensuite reprendre depuis l'étape 1.

Si vous optez pour cette technique, pensez à rester dans du ciblage de qualité.
Pensez au profil type de votre follower idéal et utiliser son vocabulaire dans le
moteur de recherche de Twitter afin de capter ses tweets.

Identifiez-les et regardez qui sont leurs followers et les personnes qu'ils suivent.
Vous trouverez alors de nouvelles personnes avec qui engager une relation.

Utilisez les listes également pour trouver des personnes pré-classées/pré-qualifiées


par les utilisateurs de Twitter. Soyez attentif au nom de la liste pour mieux
comprendre le profil d'une personne appartenant à une liste. Cela en dit souvent
long sur la personne.

Comment engager une relation personnalisée de façon


automatisée
Dans ce paragraphe, nous entrons dans des considérations stratégiques que peu de
personnes ont encore exploitées. Comme expliqué un peu plus haut dans l'article,
une fois que vous avez établi une relation bidirectionnelle, vous pouvez
communiquer en privé avec la personne.

Vous pouvez donc définir des scénarios de messages personnalisés que vous allez
pouvoir envoyer à vos followers afin de développer une relation avec eux dans la
durée.

Vous vous dites sûrement que c'est impossible, que cela prend trop de temps. Vous
avez raison. C'est quasiment impossible à faire à la main quand on cherche à
industrialiser le processus. C'est pourquoi il faut s'équiper d'outils pour se faire
assister dans cette tâche.

A ma connaissance, il n'existe pas encore d'outil de ce genre sur le marché. C'est la


raison pour laquelle nous avons dû construire notre propre solution pour répondre
à ce besoin. Nous utilisons Socialomate.com pour définir nos scénarios et les
distribuer à nos followers. Cette solution permet :
o de définir différents scénarios en fonction des critères comme la langue du
follower, ses mots clés descriptifs mais aussi

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


o de personnaliser ses messages en insérant des variables comme le prénom et
le nom.

Voici par exemple un scénario pour le blog ParisParis.in :

L'idée n'est bien sur pas d'automatiser tout le processus et de laisser le compte
tourner tout seul comme un robot mais plutôt d'avoir un assistant qui est là et qui
veille au développement de vos relations de manière structurée dans le temps avec
vos followers afin de vous permettre d'identifier plus rapidement les 20% de vos
followers qui génèreront 80% de la valeur des échanges.

Mesure des performances de campagnes et du retour sur


investissement
Dans une logique webmarketing de génération de trafic ou de conversion (lead),
nous devons chercher à mesurer les taux de "transformation" de nos actions.

Le Follow Back Rate : "FBR"


Quand vous suivez 100 personnes, un certains nombre d'entre elles vont vous
suivre en retour. Ce nombre représente alors votre FBR. Vous pouvez donc mesurer
ce taux et tenter de l'améliorer pour booster vos performances marketing. Les
éléments qui influencent ce taux sont le contenu du compte, l'image en
background, le ratio followers/followings (abonnement/abonnés), la qualité du
follower cible...

L'engagement par message


En définissant vos scénarios, vous pouvez alors mesurer de manière assez fine vos
retours sur vos objectifs relationnels. Vous pouvez donc mesurer un taux de
"transformation" sur chacun des messages que vous envoyez. Vous serez donc à
même de rationnaliser vos efforts et de faire des optimisations de vos scénarios
d'engagement.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


L'ABandon Rate : "ABR"
Cette métrique représente le taux d'abandon suite à un message. L'abandon est
constaté quand un follower vous unfollow ( se désabonne de vous ) suite à la
réception d'un message. C'est une métrique cruciale à surveiller pour s'assurer
d'une séquence de message d'engagement fluide.

Si vous avez besoin d'accompagnement dans la mise en place de vos scénarios ou


sur vos stratégies d'engagement sur Twitter, contactez-nous via PowerOn.fr, nous
pourrons sûrement vous aider.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


L'auteur : Fadhila Brahimi
Fadhila Brahimi est coach
en stratégie de présence,
certifiée par l' ICF.
Conférencière AFCP,
Chroniqueuse sur radio
Widoobiz et Administrateur
ISOC France. Elle est Jean : Dis, Fadhila, sur Twitter, qu’est-ce je dois
r e s po n s a bl e é di to r i a l du B l o g faire, dire... ? Qu’est-ce que je peux raconter ?
Personal Branding
Fadhila : Tu peux tout raconter dans l’absolu. Tout
S o n bl o g ce qui peut mettre en valeur tes compétences, tes
http://www.blogpersonalbran qualités, ta personnalité, tes projets, tes centres
di n g. c o m / d’intérêts, tes résultats... Rien de plus simple. Tu
dis ce que tu fais en temps réel avec 140
caractères "What are you doing ?"
T w i t t er Jean : Simple, simple… Ok… mais je raconte quoi ?
@fbrahimi Fadhila : C’est vrai tu as raison ! Je vais te
raconter une histoire…

Il était une fois un barcamp…..


Le 18 septembre, avec un collectif, nous avons organisé un événement intitulé
"eReputationCamp2". Nous avons raconté à nos différentes communautés l’histoire
de notre événement dès le lancement de l’idée.
Par exemple : au mois de mai lors de notre première réunion nous avons tweeté :
eNous réfléchissons au prochain Barcamp sur l’eRéputation avec @.... @....@...."
En parallèle, nous avons tous indiqué sur Foursquare (service de géolocalisation) le
lieu du rendez-vous et nous avons immortalisé l’instant avec des photos.
De mai à septembre, nous avons communiqué avec des photos, des articles, des
vidéos et des "check-in" de géo-localisation pour raconter les avancées du projet :
du choix du lieu et du logo, de l’arrivée des sponsors, de la conception des tee-
shirts.

Que dis-je nous avons communiqué ? ! - Non nous avons aussi sollicité l’avis de
ceux qui suivaient notre aventure. Ils ont voté pour le logo, la couleur du tee-shirt,
les thématiques…etc.

Puis, nous avons présenté tous les collaborateurs (ex, les personnes en charge des
comptes rendus ceux de l’accueil) et le programme de la journée au fur et à
mesure de sa construction. Et même le menu festif de la journée !
Tous nos messages étaient accompagnés d’un Hasthag #eReputationCamp2 avec
en fil rouge un compteur : J-10, J-8, J-6, etc.

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Le jour J : nous avons publié en live des photos, des comptes rendus des ateliers
et des vidéos en streaming pour que les internautes puissent nous suivre à
distance et en temps réel.
Dès le lendemain et ce durant une dizaine de jours nous avons retransmis et
regroupé toutes les productions sur un blog.
Vois-tu, dans mon exemple : notre événement n’a pas vécu une journée ; nous
l’avons fait vivre durant 5 mois.
Voici quelques chiffres sur la journée uniquement, c'est-à-dire 24h :

Jean : Wow, c’est impressionnant ! Mais dis-moi : Comment raconter une histoire ?

Jean : Le scénario était déjà construit à l’avance ? Tous les événements sont
racontés de la même manière ? Finalement, Twitter n’est pas votre seule espace de
publication ? Pendant que je tweet sur un évènement, puis-je tweeter sur autre
chose ?

Fadhila : Twitter est un couteau suisse : un outil de veille, de conversation, de

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


partage, etc.
Il est ce que tu souhaites qu’il soit. C’est à toi de créer ton univers. Tu as certes
140 caractères pour t’exprimer mais c’est amplement suffisant pour faire passer
une idée à condition de créer du liant et d’enrichir tes tweets avec des short urls.
Tu peux raconter une seule histoire ou en raconter plusieurs en même temps. Le
Hashtag devient alors le fil rouge de ton histoire. Beaucoup d’événements sont
construits de cette manière mais tu peux créer ta couleur.

Les ingrédients pour raconter une histoire – le cas d’un événement exemple avec le
Barcamp eReputation :

·Un Hashtag = mot clef . Le plus court possible. Dans notre cas, il était un peu
long mais parce lui même est une histoire : eReputationCamp1 en 2009 et
eReputationCamp2 en 2010. "Ereputation" étant la thématique et le mot "Camp",
une réduction du mot "Barcamp". Un concept international auquel nous nous
rattachons.

·Des espaces de publication en continu : blog/site, des photos, des vidéos, des
articles, des tweets…

.Des espaces d’information en temps réel : Un mur de tweet sur le blog, de la


vidéo streaming, un service de géolocalisation

.Des personnages (des vrais) : les organisateurs, les sponsors, les


contributeurs, les participants avec photo, nom, lien vers leur blog/site, une
présentation succincte, des interviews éventuellement

.Des lieux : le lieu des réunions et le lieu de l’action

.Un contexte : expliquer l’objectif de l’événement, son déroulé, son principe, ses
règles de fonctionnement, etc

.De l’organisation et de la sérendipité : répartir les tâches et accueillir les


propositions. Un minimum de coordination tout en écoutant les réactions pour
réajuster les messages. Par exemple, lorsque j’ai reçu un message me demandant
si l’inscription était obligatoire sur toute la durée de l’événement. J’ai relancé de
nouveaux tweets d’information : "entrée gratuite, participation à toute heure".
Autre exemple : des personnes se sont proposées spontanément pour réaliser un
Web documentaire. Nous avons accueilli toutes les initiatives

.Un déroulé : un début, un corps et une fin. Il faut oser commencer au


commencement. Même si l’opération n’est pas encore ficelée. Distiller les
informations au fur et à mesure que le projet avance en intégrant petit à petit tous
les éléments qui le composent. Concernant la fin ….Si nous pouvons parler de fin !
Sur Twitter, il n’y a pas de fin télécommandée. La fin peut se symboliser par un
billet récapitulatif mais les tweets peuvent continuer tant que la conversation dure

.Créer du Wow ! Avec du fun, des sens, des surprises et ….du lâcher prise : Créer
de la surprise en racontant l’histoire depuis son début en donnant des faits pour
construire un puzzle. Les éléments qui peuvent paraître anodins livrent des
éléments factuels nécessaires à la visualisation. En référence à une pièce de

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théâtre, afficher la progression du projet permet de le dessiner, d’imaginer l’enjeu,
de ressentir l’atmosphère et l’ambiance.

·Facilité l’appropriation : Donner tous les éléments qui permettront aux


participants de s’approprier l’événement dès le départ en valorisant les initiatives
et en diffusant les modalités : le nom de l’événement, l’esprit du projet, les noms
des organisateurs, le mot clef, les espaces de publication ouverts, les urls, etc.
Sans oublier de retweeter et remercier les contributeurs.

·Rester authentique : pas la peine d’inventer des faits ou de se mentir. 10 jours


avant l’événement nous manquions de contributeurs pour réaliser les comptes
rendus en temps réel. Nous l’avons dit ouvertement.

Jean : Et si je n’ai pas d’événement à raconter, comment faire ? As-tu des idées
d’histoire à raconter ?

Jean : Est-ce que tout le monde peut raconter une histoire ?


Fadhila : Oui tout le monde peut raconter une histoire, sa propre histoire, celle d’un
projet ou de son entreprise ou encore celle d’un collectif.

Des principes extraits de "La méthode Storytelling" de Stéphane Dangel avec la


participation de Jean-Marc Blancherie

Typologie des histoires :

Steve Denning a défini une typologie des histoires en fonction de leur objectifs,
leurs usages dans The leader’s guide to storytelling: Huit narrative patterns

.Déclencher, orienter, faire passer à l’action ses collaborateurs : partir d’une


success story du passé les auditeurs peuvent se projeter dans leur propre histoire,
leur propre défi

·Inspirer confiance : une histoire personnelle basée soit sur des forces soit sur la
manière dont les faiblesses ont été surmontées

.Fédérer autour de valeurs : une histoire va rendre plus concrète des valeurs
abstraites

·Donner une vision du futur

·Donner de la visibilité à des réalités

·Mettre en place une démarche collaborative: histoire d’un succès collaboratif pour
générer la mise en place de la démarche collaborative

· Partager des connaissances

·Faire face à des rumeurs: c'est-à-dire lutter contre des histoires à l’aide d’autres
histoires

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Les qualités de l’efficacité

. L’endurance : la performance s’inscrit dans la durée. Les histoires puissantes


finissent par devenir des mythes
. La force : Son caractère astucieux, sa brièveté et sa force émotionnelle
. Faire sens : L’histoire qui explique et fait comprendre ce qui s’est produit dans le
passé et augure le futur
. Le confort : personnelle ou empruntée à autrui, heureuse ou triste le narrateur
doit se sentir à l’aise avec son histoire
. La clarté : On pourrait considérer ce critère comme étant toujours ou n’étant
jamais rempli car difficile à mesurer. Il faut toucher dès la première fois par le ton,
une anecdote, des indices, etc.
. La crédibilité: Plus que des faits et des chiffres. Donner du contexte, des dates,
des lieux et des situations
. L’éveil des sens: une histoire doit permettre à l’auditeur de vivre l’événement
. La surprise et l’inattendue
. La pertinence: éthique pas de l’esthétique

Des idées inspirantes

J’ai demandé aux lecteurs du blog du Personal Branding ce qu’ils adoraient lire,
entendre et découvrir sur Twitter. Voici quelques réactions.

Sur Twitter, j’adore

Flav :
J’adore cliquer sur un lien évasif et tomber sur une vraie perle

Sylvaine Pascual :
·des photos magnifiques, des paysages, des animaux, des architectures, des
œuvres d’art étonnants et fascinants
·des perles, des trouvailles drôles et inventives
.des gens passionnants, passionnés, drôles, engagés, partageurs, inventifs, des
concentrés d’humanité etc…
·des informations professionnelles qu’on trouve pour moi, qu’on m’offre sur un
plateau j’ai plus qu’à faire un peu de tri, c’est très pratique, j’adore ça.

Carole BLANCOT:
·faire connaitre mes avis, infos, employeurs
·partager, rire, sourire, dialoguer
·[fidèle à ma personnalité et à mes habitudes], être différente au risque d’énerver
certains, risque que je préfère prendre plutôt que de me fondre dans la masse
· être moi-même en racontant certains aspects de ma vie s’il le faut

Julie adore:
je suis au courant de tout sans regarder la TV ni lire des journaux

Fab:
J’adore découvrir de nouveaux outils web à tester recommandés par mes followers
(dernier en date kweeper.com par exemple)
J’adore aussi vivre en direct les grands événements web parisiens : les

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commentaires et sentiments sur le vif, c’est plus vivant qu’un compte-rendu
d’après manifestation même si les deux sont complémentaires.

Jerome PP:
·d’avoir une info à 8h00 du mat dont toute la presse parlera vers 17h00.
·les aventures de @caroleblancot (et de son mystérieux #darling)
·les conseils emploi de @pierredenier
·les initiatives de @fbrahimi
·les gentils coups de pression de @lecairn… To be continued…

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L 'a u t e u r : C y r i l R i m b a u d
Travaillant sur internet depuis
1 9 9 5 , C y ri l R i m b a u d ( a l i a s
Cy r o u l ) a m i s s e s A l’instar de Facebook en 2009, Twitter est en train
c o m pé te n c e s de c o n s u l ta n t de devenir la panacée du marketeux digital. Un
e r go n o m e , de c o n c e pte u r e t outil idéal pour le SEO, la propagation RP, la veille
développeur web au service de marque et même, pourquoi pas, comme
de pl u s d’ u n e c i n qu a n ta i n e de support de campagne publicitaire.
pr o j e ts I n te r n e t, s i te s o u
Mais Twitter est également un territoire où de
c a m pa gn e s de pu b o n l i n e . I l
a f o n dé , i l y a pl u s d' u n a n , mauvaises pratiques peuvent voir le jour. Il peut
Curiouser, un laboratoire de s’agir de pratiques endémiques à l’outil de
c o m m u n i c a ti o n e t microblogging ou simplement le renouvellement de
d'exploration digitale. mauvaises pratiques existantes.
S o n bl o g Il est indispensable de connaître ces pratiques,
d’une part pour savoir identifier leur danger
http://www.cyroul.com
potentiel, d’autre part pour récupérer des
enseignements sur la psychologie des utilisateurs
de Twitter. Et ce, afin d’envisager les tendances
T w i t t er possibles des utilisations de cet outil.
@cyroultwit

1/ Le clavardage stérile est il vraiment vain ?


La première objection que les grands marketeux et publicitaires ont pu faire quand
Twitter est arrivé sur le marché, a été : "Twitter ne sert à rien ! Qui peut avoir
envie de lire les états d’âme d’individus anonymes ?". Ne revenons pas sur le
manque de pertinence de cette objection, mais penchons-nous plutôt sur cette
question du dévoilement intime au travers d’un outil interpersonnel.

Vous pouvez utiliser Twitter comme un outil professionnel, en choisissant vos


sources (followings) avec soin dans une sphère de professionnels respectables et
en ne tweetant que des choses sérieuses. Mais vous pouvez aussi décider de suivre
des comptes qui vont parler de choses personnelles, de leur vie, leurs passions.
Inutile ? Certainement pas.

Car c’est ainsi que naissent les stars sur Twitter. Je ne parle pas de stars déjà
connues pour leurs frasques ou leur volonté exhibitionniste (les Kutcher, Britney
Spears, Oprah Winfrey, ou même Katsuni), mais plutôt d’illustres inconnus qui par
leurs actions (ou plutôt interactions) sur Twitter, vont devenir des stars.
On a ainsi pu voir dans le PTF (Paysage Twitterien Français) Florence Desruol et son
tweet sur l’absence de netiquette sur Twitter, Pascal Cardonna et #lalettre, ou
encore les multiples règlements de compte entre blogueuses ex-influentes essayant
de se reconstruire une audience sur un autre support que leurs blogs délaissés. A
cette jet-set twitterienne, on peut ajouter les twitteurs politiques qui s’amusent

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


volontiers à casser leurs opposants au détour d’un tweet cynique.
Bref, des règlements de compte, souvent bas, et au premier degré, mais qui vont
propulser les protagonistes de la moquerie au rang de Twitter-stars.

Mais pourquoi ne pas utiliser cet attrait du tweet personnel à votre profit ?
Commencer à tweeter des avis qui accompagnent des RT, puis des opinions
personnelles, voire des conversations à la limite de vos obligations
professionnelles. Vos followers vous suivent parce que vous incarnez une marque,
mais ils vous suivront d’autant plus si vous êtes un véritable individu qui existe au
sein d’une marque. Et un véritable individu exprime ses opinions. Je doute que les
gens aient envie de suivre un panneau publicitaire. Et le politiquement correct
ennuie vos lecteurs. Alors forcément un follower potentiel ira vers les comptes qui
lui sembleront les plus réjouissants, ceux qui parlent vraiment, pas ceux qui
transmettent.

Ainsi, les comptes Twitter peuvent aussi s’enrichir en prenant en compte ce qui
pourrait être un défaut majeur : leur capacité à discuter de façon personnelle
(voire stérile).
On peut se demander quelles marques vont être capables de l’accepter ? Certaines
aux Etats-Unis le font déjà, déléguant leur sacro-sainte image à des représentants
officiels (@ScottMonty pour Ford, ou encore @AdamDenison pour Chevrolet) qui
tweetent des anecdotes et points de vue personnels. Le résultat ? Les ventes
spéciales décollent.
En France, ce n’est pas le cas. L’année prochaine peut-être ?

2/ Le SEO-spam de base est-il utile ?


Nota: je parle de "SEO de base" dans la définition la plus péjorative de ce métier,
c’est-à-dire "celui qui crée du trafic sans regarder la qualité de ce trafic". Les vrais
professionnels du SEO, qui ne travaillent pas comme ça, m’excuseront.

Gonfler artificiellement un compte Twitter n’est pas difficile. Que ce soit en créant
un bot avec l’API de Twitter ou juste avec un compte Twitterfeed, vous pouvez très
rapidement obtenir un nombre conséquent de followers sans vous fatiguer.

Pour ma part, j’ai testé la seconde méthode et j’ai gagné avec un compte anonyme
près de 400 followers (pour 3 followings) en 2 mois .Le tout n’ayant pas excédé 2h
de travail (4 lignes de php, et une bidouille d’1h sur Yahoo Pipes).

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


On peut remarquer une stagnation du compte au bout d’un mois, due à une
modification de l’API de Twitter. Au bout de 2 semaines. J’ai tout de même corrigé
le bot et c’est reparti.

Vous imaginez ce qu’on peut faire en programmant directement l’API de


Twitter ? Programmer un système qui pourrait follower les gens en masse, en les
défollowant une fois ceux-ci suffisamment nombreux... Ah, on me souffle à l’oreille
que c’est une pratique déjà existante et que certaines boites vendent déjà ce type
de services.

"Mais pourquoi pas ?" Allez-vous me dire. Car d’ici quelques mois, les gens
auront oublié qu’on les a manipulés et défollowés à la sauvage, ils ne regarderont
que le nombre de followers, et se réabonneront sans problème à votre compte. Les
gens ont la mémoire courte sur Internet. Alors où est le problème ?

En fait, en dehors d’un bad buzz éventuel, il n’y en a pas !


Seulement, la question n’est pas "Où est le problème de gonfler artificiellement
mon compte ?", mais plutôt "Qu’est ce que ça me rapporte ?".
Mais quel est le véritable intérêt pour votre marque de collectionner 10
000 followers ? En dehors de montrer sa pseudo influence à des médias qui n’y
connaissent rien... Car vous croyez vraiment que le nombre de followers a quelque
chose à voir avec l’influence ? Vaut-il mieux avoir 1000 followers qui connaissent
votre marque, vos produits et qui vont vous écouter (et éventuellement faire
tourner) ou 10 000 bots potentiels ? Je vous laisse y réfléchir.

3/ Peut-on faire du RP cheap sur Twitter ?


Ca y est, il y a des community managers partout et ils sont tous sur
Twitter. Leur objectif : propager leurs communiqués de presse à la twittosphère
toute entière. Forcément, sur cette twittosphère française, vous avez une majorité
de marketeux, de journalistes et de blogueurs. Alors comment ne pas sauter sur
l’aubaine et déverser ses communiqués de presse à tous ces
récepteurs/transmetteurs potentiels ? "Regardez cette magnifique campagne
Bidule ! Please RT".

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


Or il s’agit d’une stratégie dangereuse. Car sur Twitter les gens donnent leur
avis, ils s‘expriment plus que sur les blogs et nettement plus que dans les journaux.
Faites un joli cadeau à un journaliste (ou à un blogueur) et au mieux, il vous écrira
un papier, au pire il n’en écrira pas (non, seuls les blogueurs qui n’ont pas de jolis
cadeaux écrivent des articles méchants).
Mais voilà, vous n’avez pas (encore) de budget pour envoyer un cadeau à
un twittos (140 caractère pour un cadeau, ça fait cher la ligne). Alors vous
tombez dans un dilemme : faut-il ou pas envoyer un tweet, avec un risque de bad
buzz. Car le gentil Communiqué de Presse, polishé avec soin, destiné à
faire écrire les journalistes, peut se transformer en piège.

En conclusion, faire des RP sur Twitter est dangereux. Seuls les bons RP
(connectés) arrivent à faire parler de leurs campagnes sans problèmes sur ce
territoire.
En même temps, il fallait s’y attendre. Vous avez déjà vu un communiqué de
presse converser, vous ?

4/ Le twroll !
Le twroll (invention personnelle) c’est celui qui essaie de se faire mousser
sur votre dos sur Twitter. Digne descendant du troll des forums et des blogs, il a
naturellement trouvé sur Twitter un environnement où sa nature vaine peut
s’épanouir. Il peut prendre plusieurs formes : marque ou professionnel concurrent
voulant vous enfoncer devant vos lecteurs, marketeux débutant voulant se créer
une audience rapidement, ou simple paumé qui a décidé de vivre son quart d’heure
de gloire sur votre dos.

Ses méthodes vont du tweet classique de spammeur-marketing-SEO-expert


"Gagne $4000 par jour sans rien faire ! //cc @cyroultwit" ou encore celui de la
Twitter-whore : "How r u @cyroultwit ? Miss u !" (avec avatar attractif) à la
véritable insulte personnelle "J’ai vu @cyroultwit un jour et il n’est pas très
chevelu !" (le twittos qui a écrit ça a depuis été obligé de fermer son compte).

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Alors que faire en cas de tentative de twrollisation ?
Rien. Ne surtout pas répondre ! Discuter, c’est jouer le jeu des spammers ou des
frustrés, et ça ne peut que leur faire de la publicité, et donc leur faire atteindre leur
objectif (tout en vous desservant).
N’essayez pas de raisonner les méchants. Si vraiment vous devez vous
justifier, prenez rendez-vous via Twitter sur un espace de discussion (un blog par
exemple). Là, vous résolvez le malentendu ou confondez le troll et votre réputation
sera sauve. Tenter de faire ça en 140 caractères, est une gageure insurmontable.

Et au pire, il existe un bouton "block / spam" sur Twitter. Les twrolls


pourront continuer à crier des tweets dans leur coin, vous ne les entendrez plus.

5/ Conclusions
Twitter est un outil mais c’est aussi et surtout un nouveau territoire.
En tant qu’outil, il faut apprendre à l’utiliser, connaitre ses opportunités et ses
faiblesses.
En tant que territoire, Twitter est habité par une population spécifique qui
développe de nouveaux comportements via le langage (RT, 140 caractères, ...),
mais aussi les usages (#FF, instantanéité du tweet, vérification limitée des sources,
recherche du premier tweet, etc...).

Utiliser Twitter signifie évidement connaitre l’outil, mais aussi comprendre


ces néo-comportements pour s’y adapter. C’est à travers Twitter que l’on
comprend qu’Internet n’est pas simplement un média, mais aussi un nouveau
creuset dont vont émerger les usages marketing et com’ de demain. Ne bâclons
donc pas son utilisation.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : communiquer


L 'a u t e u r : M a t h i e u F l a i g
E n 1 9 9 7 , M a t h i eu f a i t s a Ne nous leurrons pas, le développement de la
première rencontre avec le publicité sur Twitter est une chose à laquelle on ne
Web. Cela marque le début pourra pas échapper.
d' u n e r e l a ti o n pa s s i o n n é e .
Travaillant depuis 6 ans en La croissance exponentielle du site (+80% par an
A ge n c e , c e pu bl i c i ta i r e ge e k avec bientôt 200 millions d'utilisateurs) induit en
e s t l ’ a u te u r du bl o g
Pu b l i g e e k a i r e o ù i l p r o p o s e effet des dépenses exponentielles et donc un
une veille quotidienne dans rapide et nécessaire besoin de rentabilité. De plus,
l e s do m a i n e s de l a pu bl i c i té , cela rassurera les investisseurs et posera Twitter
de s m é di a s s o c i a u x , du en concurrent plus sérieux de sites comme
di gi ta l , de l a r é a l i té Facebook.
a u gm e n té e . . . e t du l o l .
En tant que publicitaire, je le comprends. Mais en
S o n bl o g tant que membre, j’espère que la firme de San
h ttp: / / pu bl i ge e k a i r e . c o m / Francisco saura respecter au mieux ses utilisateurs
T w i t t er et inventer de nouvelles façons de promouvoir des
@mathieuflex marques.

A noter que je n’aborde ici que les moyens officiels de faire de la publicité sur
Twitter…

I) LES PROMOTED TWEETS (TWEETS SPONSORISES)

Lancés en avril 2010, les Tweets sponsorisés connaissent différentes phases de


tests permettant de comprendre comment les membres les appréhendent et quelle
est la meilleure façon de les intégrer aux timelines.

Ils sont donc d’abord apparus dans les résultats de recherche de Twitter.com…

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…. puis dans les applications tierces (auxquelles on se connecte via oAuth)
notamment Hootsuite…

…avant d’intégrer bientôt définitivement nos timelines.

Evidemment, les utilisateurs craignent cette arrivée et la pollution de leurs flots


d’informations déjà denses et surtout 100% personnels.

Mais Twitter plaide l’approche réfléchie et mesurée, basée sur l’observation des
réactions et de l’engagement des utilisateurs, ce dans le but de générer un
sentiment de "publicité utile" (basée sur l’analyse du comportement de chacun).

Une intention louable même si je crois sincèrement que ces tweets sponsorisés
seront perçus au mieux comme un mal nécessaire, permettant de faire vivre un
espace pour lequel les twitterers ont de l’attachement.

Pourquoi ? Notamment parce que Twitter et ses 140 caractères font que l’on ne
communique qu’une petite partie de soi-même. C’est donc avec cette infime partie
qu’il faudra cibler et cela risque d’être un peu court (parmi les critères, il y aura le
contenu global de vos messages, les utilisateurs suivis, les listes auxquelles vous
appartenez…).

De même, je suis curieux de connaître le nombre des tweets sponsorisés, leur


fréquence, leur capping (nombre de fois où un tweet unique apparaîtra dans votre
timeline).

Il reste que les premiers retours sont (officiellement) ultra-positifs (exemple ici
avec Zecco qui témoigne d’une hausse d’engagement de 50%)

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II) LES PROMOTED TRENDS (SUJETS CHAUDS
SPONSORISES)
Twitter propose sur son site de connaître les sujets qui obtiennent le plus d’écho à
un instant T (au niveau mondial ou dans certains pays dont la France ne fait pas
encore partie). Cela porte à la connaissance de tous les principales actualités du
moment (et amplifie de fait le nombre de conversations qu’il y a autour).

Les Top Trends 2009

Ce sont donc ces trends qui sont sponsorisés et cela semble plutôt bien marcher.

L’EXEMPLE DE COCA-COLA
Coca-Cola (un "petit" annonceur américain qui a déjà fait une cinquantaine
d’opérations sur Twitter) a été parmi les premiers à faire un test de sponsoring de
trend avec le hashtag #WC2010 (WC pour World Cup soit la Coupe du Monde de
Football 2010 – hashtag = mot clé Twitter).
Sur une journée et pour un investissement évalué à quelques dizaines de milliers
de dollars, la marque a généré 86 millions d’impressions et un engagement
de 6%.
Cela a été notamment permis par un habile mix entre ce trend sponsorisé et un
tweet sponsorisé qui apparaissait tout en haut de la recherche Twitter sur
#WC2010.

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Capture d’écran du promoted trend.

Capture d’écran du tweet sponsorisé qui apparaissait dans la recherche Twitter.

Evidemment, l’exemple est parfait avec un annonceur et un événement qui


donnent envie, mais je pense qu’il y a un vrai intérêt à utiliser cet outil pour
générer par exemple plus de conversations à l’occasion des lancements de
produits au national ou à l’international (exemple récent : le Windows
Phone).
Attention toutefois à ne pas pervertir un outil dont le moteur est l’information en
"temps réel" (j’entends par là qu’il faut respecter les aspects "actualité" et "durée
réduite").

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III) LES PROMOTED ACCOUNTS (COMPTES SPONSORISES)
Dernier élément du trio marketing annoncé pour le moment par Twitter, voici les
comptes sponsorisés ou Promoted accounts.

Il s’agit de comptes (de marques ou de personnes) qui apparaissent dans la partie


Who to Follow et qui vous sont proposés sur base d’un algorithme qui se réduit
pour le moment à ceci : le moteur cherche qui sont les followers du compte que
l’annonceur souhaite promouvoir. Et si vous suivez certains de ces followers mais
que vous ne suivez pas le compte de la marque, il vous sera proposé.

Cette façon de booster ses followers a semble-t-il le mérite d’être ciblée VS les
systèmes où l’on achète des followers (et qui comprennent souvent des tonnes de
bots et qui sont interdits par les CGU de Twitter) et de permettre une croissance
plus rapide.
Et les annonceurs sont intéressés, à l’image encore une fois de Coca-Cola et de
Michael Donnelly, son Directeur Interactif Monde qui précise : "Depuis Juin 2010, le
nombre de followers de Coca est passé de 50 000 à 150,000. C’est bien, mais c’est
loin de ce que la marque pourrait espérer. Mon boulot n’est pas de parler à des
centaines de milliers de gens, mais à des millions".
Gageons que le compte sponsorisé Coca lui permettra d’atteindre cet objectif et
qu’il mettra tout son talent pour activer ces nouveaux contacts.

Pour conclure, la mise en place du modèle économique de Twitter prend du temps


mais cela s’explique par le fait que toutes les précautions sont prises pour ne pas

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froisser les utilisateurs. Twitter travaille pour le moment avec une quarantaine de
marques tests et 80% d’entres-elles investissent régulièrement sur la plateforme.

Et malgré ce que l’on pourrait penser, il y a un vrai potentiel comme le montrent


les chiffres ci-après (source : Wall Street Journal) :

- Au moins 5% des utilisateurs se disent prêts à ouvrir un message publicitaire.

- Les annonceurs souhaitent investir à hauteur de 100 000 dollars.

Pour les marques de notre beau pays, tout ça est en partie inaccessible au
niveau local. Mais l’arrivée récente des trends francophones et le développement
de la communauté (qui est de 225 000 personnes en France), il y a fort à parier
que nous pourrons l’expérimenter rapidement.

Et dans les conjectures sur les prochains mouvements, on cite notamment le


mobile qui est un enjeu très fort pour beaucoup de sites et encore plus
pour Twitter, avec par exemple en France, ¼ des membres qui se connectent via
leur téléphone.

Sources :
http://mashable.com/2010/06/25/coca-cola-promoted-trend/
http://blog.twitter.com/2010/04/hello-world.html
http://technorati.com/blogging/article/twitters-innovation-continues-with-the-
launch/
http://blog.hootsuite.com/syndicates-twitter-promoted-content/
http://mediamemo.allthingsd.com/20100927/exclusive-want-twitter-to-help-you-
find-more-followers-pay-up-for-a-promoted-account/
http://technorati.com/blogging/article/twitters-innovation-continues-with-the-
launch/
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-twitter-mise-beaucoup-sur-la-
pub-32001.html
http://www.afom.fr/actualites/publication-d039un-sondage-sur-twitter-et-le-mobile
http://www.journaldunet.com/ebusiness/breve/france/49375/twitter-rassemblerait-
225-000-utilisateurs-en-france.shtml
http://blog.fr.twitter.com/2010/11/plus-de-villes-plus-de-tendances-et.html

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L'auteur : Community Manager
de C di s c o u n t V O D
Mettre en place une stratégie de communication
2.0 est loin d’être évident lors du lancement d’une
nouvelle marque. Nous avons lancé le nouveau site
de VOD de Cdiscount en Juin 2010 et avions alors
décidé de lancer les comptes officiels Twitter et
S o n si t e Facebook au même moment. Si la prise en main
de Facebook a été rapide car déjà très familier,
http://vod.cdiscount.com/
Twitter a quant à lui suscité plus de
questionnements : il ne s’agissait pas de spammer
nos abonnés avec notre actualité. J’ai ainsi
commencé par passer de nombreuses heures à lire
les Best Practices de mes confrères sur l’utilisation
T w i t t er de Twitter et les retombées que nous pouvions en
espérer. Ceci m’a ainsi permis d’identifier 3 critères
@cdiscountvod de différenciation de notre marque sur ce site.

Le premier vise à créer notre réseau d’abonnés sensibles à notre activité, le cinéma
et le divertissement. Le principe des abonnés sur Twitter complique d’autant plus
cette tâche car il nécessite un réel intérêt des internautes pour notre timeline, au
contraire de Facebook où les amitiés sont bilatérales. Ceci implique donc une phase
de repérage très chronophage des blogueurs et internautes actifs sur ce créneau.
La tentation d’utiliser des outils d’ajout automatique d’abonnés est grande, mais
nous avons fait le choix de préférer une base d’abonnés qualifiée plutôt que de
privilégier leur nombre. Une fois ces abonnés clés repérés, il s’agit de se faire
accepter d’eux et d’être intégré à ce noyau. Pas facile, cela m’a quelquefois donné
l’impression d’entrer dans une soirée privée à laquelle je n’avais pas été conviée !
J’ai vécu les premières semaines comme une phase de test pendant laquelle on
jugeait l’intérêt de notre animation communautaire. Mais quelle satisfaction nous
avons ressentie lorsqu’enfin nous ont suivis les bloggeurs clés spécialisés cinéma !
Nous étions enfin identifiés comme le nouveau site de VOD gratuite du web.

Le deuxième point à définir vise la fréquence des tweets et le type d’actualités que
nous publions. Au début, j’utilisais Twitter un peu de la même façon que Facebook,
en postant les 2-3 informations quotidiennes à ne pas rater. J’ai vite réalisé que je
passais complètement à côté des atouts de Twitter. De ces quelques tweets, je suis
passée à une vingtaine, ajoutant de l’actualité culturelle "coup de cœur" sans lien
direct avec notre activité. Si j’ai bien du mal à suivre la règle des 80/20 (80%
d’informations hors marque, 20% d’informations marque), il est primordial de ne
pas être considéré comme un annonceur pub par ses abonnés, mais comme une

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source de veille sur le secteur culturel. L’heure de diffusion des tweets a également
son importance, on remarque vite les heures auxquelles notre réseau d’abonnés se
connecte majoritairement. Mais comment analyser la fréquentation de Twitter en
dehors des heures de travail ? Y a-t-il un public attentif à notre programmation
cinéma la nuit ? Le week-end ? L’utilisation d’un client Twitter m’a permis de tester
différents créneaux horaires grâce à la programmation des tweets et d’analyser les
horaires propices à notre communication. La répétition des messages à des
horaires différents nous a permis de multiplier par 4 le nombre de clics sur nos
liens.

Le troisième critère est à mes yeux le plus stratégique et le plus porteur de


retombées en termes d’image et notoriété. Avec quel niveau de "personnalisation"
devons-nous communiquer sur Twitter ? Faut-il adopter une communication
formelle d’entreprise type "nouveau film en ligne à cette URL" ? Quelques jours sur
Twitter m’ont convaincue du contraire lorsqu’un de nos abonnés m’a prise pour un
robot. Non, il y a bien une âme derrière ce compte ! En s’exprimant de façon un
peu plus personnelle, on créé un capital sympathie primordial pour notre marque.
Si notre but premier est évidemment d’y promouvoir notre site de VOD, nous ne
sommes pas sur Twitter uniquement parce qu’il faut y être. La proximité avec notre
public est essentielle à nos yeux, c’est pourquoi nous les questionnons
régulièrement sur leur avis et critiques. Personnifier notre compte et y ajouter une
identité bien marquée nous permettent de faire la transition depuis un "compte
Twitter publicitaire" vers une réelle participation 2.0. Si l’humour et les phrases
chocs attirent de façon plus aisée les clics, je garde néanmoins toujours en tête
que je représente une société ; mes tweets doivent être au plus près de la

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philosophie de l’entreprise. La frontière entre "être suffisamment provoc’ pour
attirer les clics" et "nuire à l’identité de la marque en allant trop loin" est ténue,
elle requiert une remise en cause permanente de son community management. Me
brider sur certains tweets m’a motivée pour créer mon propre compte Twitter, car il
est vrai que l’on devient vite fanatique à cet outil de communication spontané et
gratuit. Pas facile de gérer à la fois les comptes 2.0 de CdiscountVOD avec son
identité propre et mes comptes personnels, il faut continuellement se réadapter au
ton du compte en question, un Community Manager frôle presque la schizophrénie !

J’évoquerais pour finir le formidable outil de veille qu’est Twitter : identifier des
contacts, mettre en place des partenariats ou se nourrir des expériences marketing
de nos confrères, c’est le plus souvent sur Twitter que les actualités du marché
sont publiées en premier. Un incontournable pour tous les professionnels du
numérique !

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L 'a u t e u r : C a m i l l e J o u r d a i n
C a m i l l e J o u rd a i n e s t
c o n s u l ta n t w e b s o c i a l e t Véritable phénomène du moment, Twitter est
community manager pour l’outil de microblogging incontournable pour les
l'agence C2B interactive. particuliers mais aussi pour les marques. Celles-ci
Bloggeur sur "Le Marketing
sur le Web" et passionné par ont la possibilité d’envoyer gratuitement des
l e w e b de pu i s pl u s i e u r s messages de 140 caractères maximum à leurs
an n ées . clients et à tous les internautes susceptibles d’être
intéressés par leurs produits.
S o n bl o g
Quelques constats : Twitter et les
http://www.camillejourdain.fr/
marques en France
T w i t t er Les marques françaises sont bien présentes sur
@camj59 Twitter mais l’animation des comptes est trop
suiveurs faible lui aussi.

La présence des marques sur Twitter n’est pas assez réfléchie, elles ont parfois
envie de suivre un phénomène de mode sans l’intégrer dans une stratégie de
communication globale.

Mais certaines marques sont quand même bien présentes sur Twitter, je pense à La
Redoute qui a fédéré une belle communauté en ayant une stratégie cohérente. La
Redoute échange avec ses clients, propose des jeux concours, des ventes flash et
génère donc un chiffre d’affaires via Twitter.

Pourquoi les marques doivent utiliser Twitter ?


Tout d’abord, je parlerais de gratuité et de rapidité, c’est le gros avantage de
Twitter. Mais disposer d’une présence et d’une activité sur le réseau représente un
investissement humain et être sur Twitter pour une marque suppose une véritable
présence, il ne faut pas faire les choses à moitié.

Ensuite je dirais que la cible potentielle est énorme avec plus de 220 000
utilisateurs en France et celle-ci grandit de jour en jour. Même si l’outil demeure
moins populaire que Facebook dans l’hexagone, les marques ont intérêt à ne pas
laisser les utilisateurs de Twitter de côté.

Au niveau mondial, Twitter, c’est 145 millions d’utilisateurs et une croissance de


80 % en un an. Avec 370 000 nouveaux inscrits chaque jour et 90 millions de

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tweets par jour, Twitter devrait continuer à croître de manière exponentielle dans
les années à venir dans le monde et en France.

En volume de trafic, les Etats-Unis arrivent en tête alors que la France n’est que
33ème ! Une belle marge de progression pour notre pays…

Si on parle de fréquence d’usage, la moitié des utilisateurs ont un usage


occasionnel de Twitter, c’est-à-dire, moins d’une fois par semaine. Ce qui pourrait
faire 35 000 utilisateurs actifs par jour, la cible se réduit considérablement. Les ¾
des échanges produits sont le fait de 5% des utilisateurs…

Malgré ces chiffres, je répète que le nombre d’utilisateurs français ne cesse


d’augmenter, ce qui est encourageant pour les marques.

Quelles sont les motivations des utilisateurs de Twitter ?


La moitié des utilisateurs déclarent chercher de l’information, lire et échanger,
14 % l’utilisent pour se créer un réseau d’experts à suivre, 13 % pour soigner son
personal branding, 8 % pour faire la promotion de produits et services et 7 % pour
gérer une communauté… Personne ne répond pour acheter mais ils cherchent de
l’information sur des produits !

Le point positif, c’est qu’un grand nombre d’internautes et d’utilisateurs trouvent le


service utile et l’utilisent de plusieurs manières, ce qui est rassurant ! Mais les
marques qui souhaitent réaliser un gros chiffre d’affaires sur Twitter devront encore
attendre un peu !

Comment utiliser Twitter pour vendre ?


Les marques à forte notoriété sont suivies par un nombre impressionnant de
followers, celles-ci peuvent tweeter des promotions et générer du chiffre d’affaires.
Je pense à Dell qui a déjà compris l’utilité du service en publiant en temps réel des
offres de déstockage. Le chiffre d’affaires réalisé par Dell est colossal avec plus de
6 millions de dollars en 2009 : jetez un œil sur @delloutlet

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client


Pour des marques françaises ou un peu moins connues, le résultat sera forcément
beaucoup moins intéressant. Mais elles peuvent quand même espérer commencer
à vendre via Twitter et le CA réalisé augmentera forcément chaque année.

Twitter peut donc être utilisé pour communiquer des offres commerciales, des bons
plans, des ventes privées ou des ventes flash mais ces offres doivent rester
secondaires.

Les marques ont également la possibilité d’annoncer des nouveautés, nouveaux


produits ou services mais Twitter doit surtout être utilisé pour gérer la relation avec
les clients. C’est un outil qui se prête bien à l’échange, il permet de créer des
conversations avec les internautes à propos de ces produits, les marques
demandent leurs avis et recueillent des feedbacks qui seront très utiles par la suite.

Grâce à Twitter, le dialogue devient one to one. En effet, le service permet de


rester en contact de manière privilégié avec ses clients. Je pense à une marque
américaine qui illustre très bien ces propos, Zappos avait déjà une énorme
communauté sur Twitter et la marque a lancé un compte dédié à la relation client
afin d’instaurer un vrai dialogue avec eux sur Twitter : @zappos_service

Autre point, il est important de réfléchir à la cible et à ses caractéristiques. Si elle


est peu habituée aux nouvelles technologies, l’impact de Twitter sera certainement
réduit.

Qui tweete pour la marque ?


Le community manager est la personne qui aura un rôle d’animateur, il s’occupe du
compte Twitter et s’entoure de spécialistes de la marque pour mener à bien cette
mission. Sa principale qualité est d’être un bon communicant, il comprend la

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client


stratégie de communication et l’image de marque.

Concrètement, il répondra aux questions des internautes sur Twitter, lancera des
sujets de conversation, choisira les meilleurs moments pour annoncer une
promotion ou une vente flash. Si le community manager fait du bon boulot, la
marque réussira à vendre via Twitter. La vente est indirecte puisque l’internaute
passe par Twitter pour acheter ensuite sur un site e-commerce.

Twitter et le m-commerce
Comme dit précédemment, les utilisateurs de Twitter peuvent acheter sur un site e-
commerce en passant par Twitter mais achètent-ils en situation de mobilité depuis
leurs téléphones ?

Il existe de nombreux clients mobiles de Twitter, il peut donc être un excellent


début pour mettre un pied dans le m-commerce.

Aujourd’hui, 16 % des Français possèdent un téléphone mobile (Etude OpinionWay)


et 30 % d’entre eux exploiteraient la version mobile du service. Leurs principales
caractéristiques sont l’activité, ils sont en effet, plus actifs que ceux qui l’exploitent
sur le web, l’influence, les utilisateurs sont des bloggeurs influents, et réfléchie.

Concernant le profil type de ces utilisateurs sur mobile, plus jeunes, plus ancrés
dans la catégorie CSP , ce sont de vrais accros du tweet puisqu’ils consultent leur
timeline très fréquemment.

Les utilisateurs mobiles vont devenir une cible privilégiée pour les marques avec le
m-commerce. Même si, dans le monde et notamment en Chine, de plus en plus de
personnes effectuent des achats depuis leurs téléphones portables, le pourcentage
reste encore faible en France, ils n’achètent pas encore massivement via Twitter
sur mobile.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client


L'auteur : Sylvain Guéguen
Depuis le lancement de Twitter et particulièrement
C o n s u l ta n t w e b de pu i s 2 0 0 5 ces derniers mois, certaines organisations ont
j ' a c c o m pa gn e m e s c l i e n ts de
créé un compte dont l'objectif affiché est de
l a dé f i n i ti o n à l a m i s e e n
place de leur stratégie web répondre aux demandes de leurs clients présents
( c o m m u n a u té , c o n te n u s , e tc . ) sur la toile. Finalement, le compte serait une
hotline dédiée aux clients membres de la
plateforme. Ce positionnement soulève différentes
questions :
S o n bl o g
Est-ce le réel objectif de ces organisations ?
http://www.akostic.com
Twitter est-il le meilleur outil pour faire du service
client en ligne ?
Est ce que toutes les organisations ont intérêt à
T w i t t er mettre en place une telle démarche ?
@akostic Etc.

Avant de tenter de répondre à ces questions, je vous propose de revenir un peu


sur le contexte. Nous sommes aujourd'hui dans une période où quelques
organisations ont très bien compris les enjeux liés au Web communautaire et
déploient des stratégies sur le long terme. Et finalement une grande majorité des
organisations sont encore à la recherche de repères et assez déstabilisées en
voyant qu'elles ne maîtrisent plus complètement la communication de leur marque.
On peut donc se demander si la création d'un compte au nom de l'organisation
s'inscrit dans une réelle démarche d'optimisation du service client ou plutôt dans
une volonté désespérée de vouloir reprendre le contrôle.

Gestion de réputation ou réel service client ?


La plateforme Twitter est reconnue pour son potentiel de viralité, une information
peut être diffusée en masse en un temps record. Les médias l'ont compris et
utilisent pour certains cet outil dans le cadre de leur travail quotidien pour enrichir
les actualités, et les organisations en prennent conscience aussi. En analysant les
conversations, elles se rendent compte parfois que les marques qui sont leurs
emblèmes sont citées dans certains tweets qui peuvent être critiques ou
bienveillants. Ces derniers peuvent alors être relayés par les membres de la
plateforme à une vitesse fulgurante par les utilisateurs.

Dans ce contexte, il est assez humain de tenter de reprendre le contrôle et parfois


cela passe par la création d'un compte sur la plateforme dont l'objectif affiché est

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l'amélioration du service client. Au regard des pratiques de certaines marques, on
est en droit de se demander si l'objectif premier est d'apporter un service ou plutôt
d'éviter que les critiques gagnent en visibilité et donc de gérer la réputation de sa
marque.

Dans l'un de ses articles, Cédric Deniaud – consultant en stratégie Internet –


soulevait ce point au travers d'un exemple concret, le compte Twitter
@LaLigneDeFree. Il constatait que lorsqu'un consommateur se plaignait sur la
plateforme, celle-ci l'interpellait en demandant à l'utilisateur de décrire son
problème par message privé. Ainsi, le problème de cet utilisateur disparaît de
l'espace public et Free évite que les messages d'insatisfactions ne soient relayés
par l'agacement des utilisateurs.

Il ne s'agit pas de pointer du doigt Free à qui on peut reconnaître sa capacité


d'écoute ou de veille, beaucoup d'organisations en sont encore très loin, mais
plutôt de reconnaître que la démarche laissait à penser qu'il s'agissait avant tout
d'éviter que les plaintes ne se retrouvent relayées aux quatre coins de la France. Il
se trouve que depuis, les méthodes de Free semblent évoluer dans le bon sens,
puisque les messages / solutions apportées aux utilisateurs sont de plus en plus
visibles de tous.

Dans ce cas, on note tout de même que Free est amené à intervenir sur un certain
nombre de problèmes récurrents. On peut finalement se demander si Twitter est un

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outil réellement adapté dans le cadre d'une démarche d'optimisation du service
client Web à long terme ?

Twitter est-il le meilleur outil pour faire du service client en


ligne ?
La grande force de Twitter est de permettre aux organisations de diffuser très
rapidement un message court (140 caractères maximum) à l'ensemble de ses
followers (i.e abonnés). L'autre principale force est de permettre de créer des
échanges directs entre l'organisation et l’utilisateur, mais c'est aussi l'une de ces
principales limites dans le cadre d'une démarche de service client "communautaire".

En effet, sur Twitter on est dans des échanges "one to one" (l'organisation échange
avec un utilisateur) alors que d'autres plateformes communautaire permettent de
créer des échanges en mode "many to many" plus structurés. C'est à dire que
l'organisation peut échanger avec les utilisateurs et que les utilisateurs peuvent
échanger entre eux. C'est le cas sur des forums ou des plateformes dédiés aux
services clients comme GetSatisfaction, Feedback 2.0, etc.

A la différence de certaines plateformes communautaires, sur Twitter on est dans


une logique de flux, les publications sont donc structurées selon un ordre anti
chronologique (du plus récent au plus ancien). Les utilisateurs préfèreront
interpeller l'organisation plutôt que de rechercher dans le flux de tweets pour
trouver leur solution. L'organisation sera donc amenée à formuler de manière
répétitive les solutions. Cela pose donc la question de la pérennité et de la
rationalisation de la démarche d'optimisation du service client.

Pour rationaliser leurs efforts, les organisations devraient plutôt s'appuyer sur des
plateformes dédiées au service client et utiliser Twitter pour détecter les
problématiques des consommateurs et les amener à la solution. C'est la méthode
déployée aujourd'hui par Microsoft avec son compte @MSVousAide et la plateforme
MSAnswers :

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client


Le compte Twitter @MSVousAide a été lancé récemment avec pour objectif
d'apporter des solutions concrètes aux problématiques des utilisateurs. Dans un
souci de rationalisation, les représentants de Microsoft sur Twitter orientent les
utilisateurs en fonction des problématiques vers des pages spécifiques de la
plateforme MSAnswers. Cela n'est pas fait de manière automatique, les utilisateurs
sont accompagnés de manière humaine dans ce processus.

La plateforme MSAnswers permet aux utilisateurs de trouver une solution à leur


problématique, soit en la recherchant dans les questions déjà traitées, soit en
posant leur question. Lorsqu'un utilisateur pose une question, les techniciens de
Microsoft s’engagent à apporter une réponse. Dans certains cas, d'autres
utilisateurs se joignent à la conversation.

Avec cette plateforme, Microsoft limite fortement sa dépendance à Twitter, peut


structurer les contenus publiés par l'organisation et les utilisateurs pour que ces
derniers trouvent facilement des réponses adaptées. Enfin, cette plateforme
représente une opportunité pour la marque de gagner en visibilité sur les moteurs
de recherche.

Dans ce contexte on remarque que Twitter est un excellent outil pour détecter les
problématiques utilisateurs et les orienter vers des réponses concrètes. Il ne paraît
par contre pas adapté de la placer au centre d'une démarche d'optimisation du
service client.

Est-ce que toutes les organisations ont intérêt à mettre en place une telle
démarche ?

L'utilisation de Twitter dans le cadre d'une démarche d'optimisation du service

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client


client n'est pas forcément adaptée à tous les contextes.

Les cibles et le marché sont des données qui vont conditionner son utilisation. Dans
les cas que nous venons d'étudier, les organisations s'adressent à un public plutôt
technophile très présent sur Twitter. En France, Twitter n'est clairement pas une
plateforme grand public alors qu'aux États Unis son public est tout de même plus
large. Donc avant d'envisager une telle démarche, il est nécessaire d'analyser les
conversations pour savoir si vos clients sont sur cette plateforme et si leur volume
justifie une telle démarche car cela demande des ressources.

Avant de se lancer, il est tout aussi nécessaire de s'assurer que l'organisation


pourra mettre en œuvre tous les moyens pour apporter satisfaction aux clients. Il
ne s'agit pas forcément que de moyens humains et financiers, cela peut parfois
nécessiter des changements organisationnels plus ou moins importants. Il faut être
capable de se remettre en question constamment et de faire de la satisfaction
client un objectif primordial et sincère comme le fait la firme Zappos qui a construit
sa réputation sur la qualité de son service client. Cela passe par des budgets
importants dédiés à la satisfaction des clients, une culture interne orientée là aussi
"clients" et des méthodes de management adaptées.

Du dépannage à l'optimisation constante


Comme nous l'avons noté précédemment, certaines problématiques seront
amenées à se répéter au fil du temps. L'organisation apportera donc assistance aux
utilisateurs en les orientant vers la solution adaptée. Mais est ce que ces
problématiques sont "remontées" et prises en compte en interne ?

Dans certains cas, l'organisation ne fait qu'apporter une solution ponctuelle. Pour
les plus engagées dans une démarche orientée "client", une réponse rapide est
apportée et si la problématique est effectivement récurrente, des recherches sont
réalisées en interne pour trouver des solutions durables et éviter ainsi que d'autres
utilisateurs y soient confrontés. C'est peut être ce qui différencie les réelles
stratégies d'amélioration du service client de celles dont l'objectif inavoué est
d'éviter toute dépréciation de la marque.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client


L'auteur : Michelle Chmielewski
L’entreprise 2.0 a bel et bien besoin d’un
Community Manager chez community manager, ou au moins d’une personne
Synthesio, américaine (bien) qui se charge de la présence de la société sur les
installée à Paris, amoureuse
de tout ce qui est nouveau et réseaux sociaux. Elle n’a pas toujours besoin d’être
u n pe u di f f é r e n t. sur Twitter, mais si elle l’est, c’est parfois un travail
en équipe comme ça l’est chez Synthesio. Nous
avons maintenant 7 comptes actifs au total qui
sont liés à Synthesio, comptant tous les comptes
S o n bl o g personnels :
observingparticipant.
wordpress.com
@Synthesio – le compte corporate
@LoicMo - co-fondateur et CEO de Synthesio
@ThibaultHanin – co-fondateur et CIO
T w i t t er @ChLesage - analyste chez Synthesio
@michmski @ThaneRyland – COO UK pour Synthesio
@CatrionaTweets – Directrice UK pour Synthesio
@MiChmski – community manager chez Synthesio

Chaque personne dans l’entreprise l’utilise pour ses propres raisons, évidemment,
mais c’est un outil très pratique pour communiquer avec ses clients, partenaires, et
communautés. De mon point de vue, il y a trois étapes :

1/ Ecouter - 14 yeux plutôt que 2


En écoutant à plusieurs, une équipe sur Twitter peut être beaucoup plus
efficace qu’une seule personne, c’est clair ! Bien que je sois toujours connectée, il
m’arrive, j’avoue, de ne pas voir certains articles qui sont très intéressants pour
nous. En équipe, on peut s’alerter par DM, par Skype ou par email, selon le besoin.
Pour les demandes d’information, j’envoie le contact à un commercial à
contacter ASAP, et nous sommes bien conscients de la visibilité de quelqu’un sur
Twitter. En équipe, la réactivité peut être beaucoup plus forte et plus pertinente.
S’il y a quelqu’un qui souhaite un contact en Angleterre, par exemple, je réponds
en attachant le pseudo de mon collègue là-bas, et pareil pour les Etats-Unis. Donc
c’est un outil international tout à fait gérable à plusieurs.

2/ Analyser – Sachez avec qui vous parlez


Je vois souvent des réponses automatiques ou des réponses à une veille d’un
mot-clé mais qui n’ont rien à voir avec ce qui a été tweeté ! C’est dommage parce
qu’en fait quand vous êtes à plusieurs sur Twitter il faut savoir avec qui on parle,

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client


pourquoi, et quelle est l’histoire. Souvent, avant de répondre à une question ou à
quelqu’un qui cherche des informations, je cherche qui il est, d’où il vient, etc. Par
exemple, je regarde notre CRM, son profil LinkedIn, l’historique de conversations
avec lui, etc. pour d’un côté, leur donner une réponse pertinente et de l’autre
envoyer la personne au bon endroit et enregistrer l’interaction. Ca ne vaut pas la
peine de surveiller si vous n’écoutez pas vraiment. S’il y a un prospect à contacter,
par exemple, il faut regarder dans l’historique de ses conversations pour être sûr
qu’un autre membre de l’équipe sera aussi bien informé que nous.

3/ Répondre – Interagir avec les autres Twittos vous fera


du bien
Bien sûr si on est sur Twitter, c’est pour parler avec du monde. Dès que vous avez
identifié les personnes auxquelles votre équipe souhaite répondre, il faut répondre
rapidement et de bonne foi. Parfois les gens sont surpris quand quelqu’un répond
tout de suite, mais il y en a qui sont contents de voir que quelqu’un les écoute.

Twitter en équipe, ça doit être intégré au social CRM. Il est important de tenir toute
l’équipe informée des échanges qui ont eu lieu entre l’entreprise et les internautes
pour rester à jour. Que ce soit par email, par DM (message direct), par tableau de
bord, etc., Twitter peut aider une équipe à mieux communiquer, ou à l’inverse il
peut mener à des problèmes de communication. Il faut savoir qui va répondre,
comment, et quand. "Quand" parce qu’il peut paraître évident qu’il faut que la
réponse vienne de suite, mais parfois il peut être nécessaire d’obtenir davantage
d’informations en interne, ou encore une validation, avant de répondre. Cela dit, il
faut répondre !

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client


"Communiquer, c'est avant tout être proche de ses
interlocuteurs" ML'.
L'auteur : Myriam L'Aouffir
Ayant été chargée de communication au service de
Responsable de la
c o m m u n i c a ti o n o n - l i n e de s presse de France 2, il m'a paru intéressant de
chaines du groupe France proposer un post sur les nouvelles pratiques des
T é l é v i s i o n s . E x A m ba s s a de du communicants, étant ce jour responsable de la
Royaume du Maroc, Ex communication on-line des chaînes du groupe de
AIDES, Ex France 2. France Télévisions et community manager.
Pr é s i d e n t e
www.JustepourEux.com
Quand la Reine Rania de Jordanie affirme que
"Twitter c'est le nouveau prime-time", alors le
Web, c'est le real-time. Il s'agit en effet du media
le plus réactif. Rumeurs, informations, démentis,
T w i t t er affirmations, conversations, tout y est en un temps
@laouffir record. A l'internaute le soin de trier son
information, vérifier les sources, traiter, faire
suivre ou pas l'information, identifier les niches et
les influenceurs…

La présence sur le Web impose une organisation minutieuse et rigoureuse :


l'emboîtement de nombreux outils microcosmiques permettra d'avoir une visibilité
plus nette dans ce macrocosme qu'est le Web.
Comment gérer une communication de crise, lorsque nous ne détenons pas la
maîtrise des outils Web 2.0, lorsque nous débarquons comme des inconnus sur la
Toile ? Dur, dur, d'être un community manager du jour au lendemain.
C'est par ailleurs pour cette raison que nombre de sociétés, après avoir compris
que les stagiaires n'étaient pas la solution pour la gestion de leur e-reputation, font
désormais appel à des sociétés extérieures pour leur communication virale. En
effet, la plupart d'entre elles ne se sont pas encore "armées" face aux médias
sociaux et préfèrent dans un premier temps externaliser, le temps de se préparer,
en interne.

La maîtrise de ces nouveaux outils est désormais incontournable pour des


communicants. Pour exemple, les parlementaires européens se forment
actuellement aux outils de communication 2.0, afin de s'adapter à l'ère de la
communication immédiate, aux réseaux sociaux et à l'ère de l'e-reputation, à
travers notamment toutes les plateformes d'hébergement. Si de nombreuses
personnalités se retrouvent sur Twitter, c'est parce qu'elles ont également compris
que la communication de proximité en temps réel est une vraie valeur ajoutée à
leur image et réputation numériques (au détriment peut-être d'une certaine
presse).

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : la relation client


Concernant un média comme France Télévisions, le passage au numérique est
également révolutionnaire : le temps, le ton, la plume, le graphisme, le format,...
le tout doit être adapté à l'ère de la communication 2.0. Le service de la
communication on-line de France Télévisions a été créé début 2010, avec une
équipe de 4 community managers, tous, des anciens communicants. Nous sommes
en train de vivre le passage progressif de la communication traditionnelle à la
communication numérique, soutenu par une politique ambitieuse.

Et surtout, pour le répéter encore une fois, la communication est à double sens.
Sur la Toile, nous ne sommes plus à l'ère où un communiqué de presse est rédigé,
validé, envoyé, traité, ou pas, par les confrères. Aujourd'hui, nous communiquons
sous des formats bien spécifiques, dans un contexte où la valeur ajoutée a toute
son importance. Cet univers et ces outils qui sont en perpétuel évolution nous
imposent d'être en veille continue à l'égard des révolutions numériques. Tout va
vite, très vite, trop vite. A l'heure où j'écris ces quelques lignes, ce sont déjà plus
de 50 applications qui ont dû voir le jour :-) Pour revenir à Twitter, nous utilisons la
timeline un peu comme un fil d'agence. C'est un gain de temps énorme. Il y a peu
de temps, un twitto avait repris une information de la timeline, en soulignant
"France 2 annonce de source sûre, via son compte Twitter ..." Twitter nous permet
d'informer et de communiquer en un temps record. Mais aussi d'échanger et de
faire remonter les réactions en temps réel.
Twitter, à un usage très personnel, est devenu ma première source d'information,
avant même les chaînes d'information en continu. J'ai accès à toutes les
informations, à des revues de presse nationales et internationales, aux
commentaires et réactions en direct. Twitter est pour moi une source d'information
à part entière, à condition de savoir bien s'en servir, de sélectionner les
informations qui y circulent et de pouvoir rapidement identifier la qualité et
crédibilité de la source.

Et pour conclure, je rejoins Jérémy Dumont, qui souligne que la communication 2.0
est la capacité à raconter une histoire autour d'une marque, au lieu de vendre un
produit. Un compte Twitter suivi par plus de 30 000 followers, une page Facebook
qui regroupe plus de 10 000 amis, n'est plus comparable à une bannière cliquable.
Tout est dit :-)

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


L'auteur : Vincent Rostaing
Talents & Technology
M a n a ge m e n t :
C o n s e i l e t A c c o m pa gn e m e n t
dans le management du cycle
de v i e pr o f e s s i o n n e l
(ATTRACTION et e-reputation
RH , RECRUTEMENT,
INTEGRATION,
FIDELISATION, UPCYCLING),
l e to u t e n m o de 2 . 0
M e m br e de s a s s o c i a ti o n s : A
C o m pe te n c e E ga l e / C E NI O /
Atlantic 2.0

S o n bl o g
h ttp: / / c a i r n 4 i t. bl o gs po t. c o m /

T w i t t er
@lecairn
Source : agence Moma

Les users Twitter dans le monde en quelques chiffres

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


Les users Twitter des villes (ceux des champs n’ont pas
encore été comptabilisés)

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


(Source : Sysomos)

Les Motivations des Utilisateurs Twitter

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


On dit de Facebook qu’il est le réseau où l’on parle à la première personne du
pluriel et de Twitter qu’il est celui où l’on parle à la première personne du singulier.

Cette omniprésence du "Je" est à nuancer, car si elle est indispensable au bon
fonctionnement de Twitter ("il faut que JE m’affirme, pour que VOUS sachiez
pourquoi me suivre"), elle n’est pas forcément à confondre avec un égocentrisme
exacerbé, ni avec de l’égoïsme, la plupart des users Twitter ayant au contraire une
propension au partage supérieure à la moyenne.

Source l’Atelier Fabernovel

Plus de la moitié des Twittos viennent y rechercher, échanger et lire des


informations sur le networking et la promotion personnelle ou de produits et de
services représentant près de 40 % des motivations à utiliser Twitter .

Enfin si l’on s’attarde sur les sujets recherchés par les utilisateurs Twitter ( source
google ad planner) on observe le classement suivant :

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


Tentative d’analyse démographique de Twitter en France

Nombre de twittos made in France

- Les usagers Twitter français représentaient 0,9% des 13 millions de comptes


étudiés par la société d’études Sysomos, soit environ 125 000 utilisateurs
(décembre 2009)

Si on s’essaie à une projection, en prenant pour base l’augmentation du nombre


d’inscrits Twitter, passés de 75 millions à 145 millions (+80% en un an) on
obtient une estimation actuelle en Octobre 2010 d’environ 250000 utilisateurs
français (selon la bonne vieille méthode dite du "doigt mouillé"…)

Si l’on veut décortiquer un peu ( Source Google ad planner )

On se rend compte que sur Twitter comme dans la Vraie Vie , la parité en France
est un chantier en soi .

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


Concernant la répartition par âge, il est intéressant de constater que si les papy
boomers sont quasi absents, la génération X est plus représentée que la fameuse
génération Y, dont la seule évocation est souvent immédiatement suivie de celle de
Twitter et Facebook.

Concernant la répartition par revenus des foyers des utilisateurs Twitter, notons
simplement la différence de répartition sur les revenus faibles par rapport aux USA,
le reste de la répartition étant une quasi photographie de la répartition des revenus
par pays. Twitter ne s’étant pas encore "démocratisé" de manière large en France,
seules les classes moyennes et hautes y sont représentées

Une étude récente de l’Ifop nous permet d’aller un peu plus loin :

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


Source : IFOP

Là encore rappelons que le score d’adoption de Twitter au USA est de 62 % contre


7% en France . Cela laisse une belle marge de progression a priori, et des places
de leader d’opinion sur des thèmes "vierges" à prendre sur un média puissant et en
devenir.

Les profils les + représentés :

Difficile à explorer de manière scientifique ou statistique (je n’ai pas trouvé d’outils
ou d’études permettant de manière certaine de définir des chiffres précis)
néanmoins une estimation purement subjective me ferait mentionner les
professions suivantes

> Journalistes
> Communication
> Web marketing
> SEO / SEM
> Veilleurs
> Conseils
> Freelance
> Etudiants
> Starts-up
> Capital Riskers / investisseurs

Un trait commun : des geeks appétant à la nouveauté.

Enfin une phrase circule en ce moment :

"Sur Facebook tu te fâches avec tes meilleurs amis, sur Twitter tu te mets à aimer
de parfaits inconnus."

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


Cette phrase résume bien l’esprit de ce "non réseau social", où les affinités se
créent par les intérêts communs et les conversations engagées. Ainsi, ce n’est pas
parce qu’aujourd’hui vos cibles ne sont pas sur Twitter qu’il vous faut faire
l’impasse sur la Twittosphère. Au contraire, c’est parce que vous allez commencer à
émettre un signal sur un sujet, que des personnes vont se grouper autour de vous
et enrichir la discussion, et rentrer en interaction avec vous. Plus vous arrivez tôt
sur le sujet, plus vous devenez référent, meilleures seront vos chances de
rencontrer votre "marché RH".

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


L'auteur : Vincent Rostaing
Talents & Technology
M a n a ge m e n t :
C o n s e i l e t A c c o m pa gn e m e n t
dans le management du cycle Les stratégies de recherche
de v i e pr o f e s s i o n n e l
(ATTRACTION et e-reputation
Quelques réflexions de départ :
RH , RECRUTEMENT,
INTEGRATION,
FIDELISATION, UPCYCLING), Twitter n’est pas un réseau social, c’est un
l e to u t e n m o de 2 . 0 écosystème , partez avec cette idée que le
M e m br e de s a s s o c i a ti o n s : A système Twitter est bâti selon le même schéma
C o m pe te n c e E ga l e / C E NI O / qu’un écosystème où un sujet de discussion
Atlantic 2.0 constitue un biotope , et où followers-followings
constituent la biocénose (source : définitions
S o n bl o g Wikipedia )
h ttp: / / c a i r n 4 i t. bl o gs po t. c o m /

T w i t t er
@lecairn

De manière grossièrement simplifiée, le biotope est un milieu et des conditions,


relativement stables, permettant la persistance d'une certaine biocénose.

L’écosystème Twitter est riche et accueille des milliers de biotopes qui constituent
autant de communautés, où les users ou biocénose varient en fonctions de critères
linguistiques, d’expériences, d’usages etc.

Si on devait poursuivre le parallèle avec la biologie, nous pourrions dire aussi qu’à
l’intérieur de la biocénose les relations sont régies par les 3 modèles suivants :

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


symbiose, parasitisme , prédation … mais cela nous emmènerait un peu loin du
sujet.

Cette approche systémique et biologique permet de comprendre que la


communauté de chacun se crée en fonction des informations qu’il donne à son
écosystème. C’est toute la force de Twitter, la communauté est auto-adaptative en
temps réel et vous êtes tour à tour source ou cible d’informations subies ou
choisies.

Du coup, plus votre ou vos communautés seront ciblées et importantes, plus vous
pourrez utiliser Twitter comme un outil de recrutement, même s’il est loin d’être,
aujourd’hui en France en tous cas, l’outil le plus efficient, ou plutôt s’il ne s’avère
efficace que sur une part congrue de la population.

Comme dans toute recherche, il vous faudra d’abord déterminer une stratégie, puis
utiliser les outils ad hoc. Vous trouverez ci-après quelques tips en fonction de
stratégies possibles.

- Recherche directe

o Recherche dans les Bio

a) Vous connaissez le nom de la personne référente => Twitter People Search


Par exemple : votre sujet d’intérêt est l’écologie => cherchez « Al Gore » et vous
aurez des chances de trouver dans ses followers des personnes concernées par le
sujet

b) Vous cherchez par rapport à un élément de la bio =>


http://followerwonk.com/ ou http://tweepsearch.com/ , http://www.buzzom.com/,
www.twellow.com
Vous recherchez alors les mots clefs "DD" "RSE" "développement durable" dans les
bios uniquement

o Recherche par thèmes

o Recherche par sujets

o Recherche par évènements

Les hashtags ( # suivi du mot clef) correspondent souvent à des évènements ou à


des thèmes donnés sur lesquels l’auteur a voulu insister.

• #rh20 pour des thèmes rh2.0 peut vous permettre de voir qui sont les
acteurs pertinents dans une conversation ayant trait à ce thème
• #ereputationcamp2 vous permettra de manière indirecte de voir les
personnes ayant participé ou ayant donné des infos pertinentes sur cet évènement

Vous pourrez aussi utiliser des opérateurs de recherche avancés


http://search.twitter.com/advanced

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


Quelques tips sur la recherche avancée en Français

Quelques outils de recherche complémentaires

www.Searchtastic.com : outil de recherche assez puissant avec plusieurs points


d’entrée dont le nom d’un user Twitter. Les résultats de recherche sont exportables
sur Excel .

http://www.icerocket.com, http://www.oneriot.com sont plutôt des moteurs de


recherche orientés sujet

- La recherche indirecte consiste à constituer une communauté autour d’un


profil ciblé et d’attirer les membres de cette communauté par la pertinence de ses
propos, les sujets choisis etc. Quelques tips pour avancer plus vite :

Pour faire un parallèle avec la "chasse", on serait plus là entre la pêche à la nacelle
et la pisciculture : on attire une très large communauté de talents que l’on anime
et que l’on suit, et on les fait grandir. On les change de bassin et on les pêche
quand ils sont mûrs pour un poste.

Soyez vous-mêmes avec vos aspérités : les profils "trop lisses" ont du mal à
émerger.

Evitez l’effet « marque » trop prononcé (logo, bannières) : les profils personnalisés,
même s’ils sont avatardisés sont plus sympathiques, nous sommes sur Twitter
entre humains et n’aimons pas les bots ( robots ) …

Participez à des évènements IRL, et commentez-les.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


- Les annonces
Je ne suis personnellement pas fan des annonces très descriptives, les 140
caractères de Twitter me suffisent en général à passer une annonce qui permettra
aux candidats de la sphère recherchée de se déclarer… Néanmoins si vous tenez
absolument à travailler "à l’ancienne" sur un réseau comme celui là vous pouvez
essayer d’utiliser des outils comme :

http://www.twitjob.fr/ (gratuit)
http://tweetmyjobs.com/ (options payantes)

en pure players, mais la plupart des jobboards envoient des liens vers leurs
annonces sur Twitter + des blogs comme www.remixjobs.com ou
www.alsacreations.com qui permettent de publier gratuitement des annonces très
ciblées.

- Les évènements
Sachez choisir les évènements, trouvez leur #Hashtag, suivez-les et participez de
manière à vous faire connaitre et à reconnaitre des participants.

- La géolocalisation
Vous pouvez rechercher par zone géographique : ne pas négliger ce critère, il est
souvent intéressant de se constituer un noyau de followers proches
géographiquement qui vous aideront à écouter la twittosphère locale.

- Stratégie globale : mixer tous ces éléments

Enfin Twitter n’est pas forcément auto suffisant , la plupart des candidats potentiels
présents sur Twitter le sont aussi sur Facebook, Viadeo et LinkedIn , ou possèdent
un blog privé. A vous d’être imaginatif dans votre référencement social, pour que
ces candidats de votre écosystème global finissent par être en contact avec vous et
votre société. A force de vous croiser sur chacun de ces médias, vous ferez partie
de leur "famille" partageant le même biotope et vous déciderez de vous rencontrer
IRL ( en vrai pour les intimes )

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


Les sites institutionnels de recrutement
contiennent traditionnellement une information
L'auteur : Franck La Pinta froide. En effet, ces sites visent à informer les
candidats sur l’organisation de l’entreprise, ses
Franck La Pinta est
Responsable Marketing Web à valeurs, sa politique RH et ses principaux métiers,
l a D R H du G r o u pe S o c i é té autant d’informations qui ont vocation à être
Générale. Sa mission est de pérennes. Ajoutons à cela que l’information est
développer l'attractivité de la souvent très riche, les arborescences profondes,
Marque Employeur auprès nécessitant un temps de visite conséquent. Face à
de s c a n di da ts e t de s cela, les candidats vont davantage scanner que
collaborateurs, en s'appuyant
n o ta m m e n t s u r l e s m é di a s consulter les contenus, ou à l’opposé, adopter une
n u m é r i qu e s e t s o c i a u x . navigation utilitaire, c’est-à-dire dans un but bien
précis, et ainsi ignorer tout contenu qui est hors de
S o n bl o g leur spectre de recherche. Enfin, seules les offres
careers.societegenerale.com d’emplois bénéficient d’une mise à jour fréquente,
mais la plupart des sites disposent aujourd’hui
T w i t t er d’alertes paramétrées qui elles aussi contribuent à
@flapinta la sélectivité de la navigation.

Autant de facteurs qui rendent difficile un trafic naturel et récurrent vers les sites
de recrutement. Twitter peut ainsi s’avérer un excellent complément des sites de
recrutement :

Twitter pour générer du trafic : valorisez des contenus, des thèmes, des
rubriques pour inciter vos populations cibles à venir découvrir ces contenus comme
le ferait une classique campagne de display.

Twitter pour pousser des offres : poussez certaines de vos offres, ou des
familles d’offres. Elles pourront ainsi bénéficier de la viralité de ce réseau, telle une
nouvelle forme de cooptation. Vous pourrez peut être toucher des candidats en
veille passive, qui ne consultent ni les jobbards ni les sites de recrutement.
Pourquoi ne pas également décliner vos comptes Twitter selon les familles de
métiers (commercial, production, informatique…) : votre "promesse" sera plus
incisive et vos followers plus homogènes dans leur profil.

Twitter pour relayer votre actualité : qu’il s’agisse de l’actualité de votre site :
nouvelles fonctionnalités, nouvelle rubrique, nouvelle vidéo… ou pour annoncer des
événements RH (présence à des salons, des forums écoles) ou encore pour relayer
l’actualité de votre entreprise (nomination, nouvelle implantation, contrat gagné…),
tous ces éléments vont contribuer à valoriser votre marque RH par sa dimension
"vivante".

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


Twitter comme canal de dialogue informel : même si la plupart des sites
disposent d’un contact mail, vous pouvez utilisez Twitter pour renforcer la proximité
et l’échange avec vos cibles, dans un cadre moins formel, plus détendu, imposé par
la limite des 140 signes. Ce canal de dialogue supplémentaire proposé aux
candidats peut aisément être géré par les mêmes équipes que celles qui assurent
le mail mastering.

Twitter comme service pour vos followers : vous pouvez envisager de


proposer à vos followers une sélection d’information sur votre secteur, des conseils
pratiques, de l’information pédagogique. Vous allez ainsi apporter une valeur
ajoutée à vos followers, ce qui va vous aider à agréger une communauté ciblées.

Tous ces exemples sont bien évidemment non-exclusifs, vous pouvez les combiner
pour définir votre propre "promesse". Cette promesse, qui doit apparaître dans la
bio de votre compte, est un élément indispensable pour la crédibilité, donc le
succès à long terme de votre compte Twitter.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


Un outil chronophage
L'auteur : Flavien Chantrel
Première limite de Twitter en matière de
Flavien Chantrel est recrutement, le temps. C’est une des principales
Community manager pour problématiques des RH. Twitter est un outil
Regionsjob depuis bientôt 4
chronophage par excellence. La première étape
a n s , f o r m a te u r s u r l e th è m e
du r e c r u te m e n t e t de s consistera à se créer un réseau suffisamment
r é s e a u x s o c i a u x , bl o gu e u r étoffé pour faire en sorte que ses informations ne
assidu, très actif sur Twitter. passent pas inaperçues. Cela n’est pas forcément
simple, même pour une entreprise déjà bien
implantée. Une maîtrise de l’outil, de ses
S o n bl o g particularités et de ses codes est nécessaire. Une
Le Blog du Modérateur participation active également. Cela sous-entend
construire une présence pérenne et des échanges
réguliers, n’intervenant pas uniquement quand
T w i t t er
l’entreprise a besoin de faire passer un message.
@moderateur Un compte publi-rédactionnel n’aura que peu
d’intérêt et bénéficiera de très peu de retours.

L’effet d’expérience est important sur Twitter, il faut donc se placer sur une
stratégie à moyen-terme et sur une présence régulière pour obtenir des résultats.
Encore faut-il en avoir le temps.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg… Ouvrir un compte Twitter est une
chose, l’alimenter en est une autre. Pour réellement être présent, il est important
de dialoguer avec les autres utilisateurs, de partager des liens intéressants, de
répondre aux questions… Votre présence doit être quotidienne ou presque. Twitter
est un média en temps réel qui nécessite de la réactivité. Difficile d’imaginer
répondre à une question 3 jours après sa mise en ligne. Installer un client Twitter
vous permettant d’être connecté toute la journée sur votre ordinateur de travail
sera logiquement nécessaire. Mais c’est un premier pas vers la rituelle vérification
des nouveaux tweets, l’addiction et donc la procrastination. Attention à ne pas

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


perdre trop de temps sur un outil qui n’aura que des intérêts secondaires, surtout
si votre travail n’est pas d’occuper l’espace sur les réseaux sociaux.
Partons du principe que votre présence est établie. La première partie du travail a
été faite, il vous restera à trier les candidatures reçues par ce biais. Vous n’en êtes
donc qu’au début du processus, sans garantie de retour quantificatif ou qualitatif
suffisant pour recruter.

Des profils limités


Vous avez du temps disponible et vous êtes prêt à investir les réseaux sociaux de
manière durable ? Très bien. Reste à savoir si les profils que vous recherchez sont
présents sur Twitter. Le nombre d’inscrits sur Twitter en France est très faible, aux
alentours de 200 000 selon les dernières estimations. En sachant que les
utilisateurs ne sont pas forcément actifs et qu’il n’est pas sûr que vous puissiez les
atteindre avec votre réseau. Twitter fonctionnant en temps réel, votre offre aura
une durée de vie limitée. Dans le meilleur des cas, quelques milliers de personnes
y auront eu accès. Mais combien ont le profil pour y répondre ?

Les profils rencontrés sur Twitter sont assez peu variés. On y trouve beaucoup de
blogueurs, de journalistes, d’entreprises ou de profils orientés web. Si vous
cherchez un Community manager, nul doute que Twitter sera le meilleur endroit
pour chercher. Si vous cherchez un commercial, bon courage. Twitter n’est pas
grand public, vous risquez d’avoir beaucoup de mal à attirer des profils autres que
informatique/web. Beaucoup d’efforts pour peu de résultats donc.
Il est également possible de sourcer des candidats potentiels en utilisant divers
moteurs de recherche avancés : recherche dans les bios, dans les statuts… Cela
sera plus rapide, mais reste la question de la pertinence des résultats. Difficile
d’évaluer un profil uniquement sur son compte Twitter. Vous devrez donc faire des
recherches complémentaires, vous renseigner sur le candidat, sans garantie qu’il
soit ouvert aux opportunités ou géographiquement proche du lieu de travail. Le
sourcing sur Twitter, à part sur certains postes précis, risque d’être compliqué.

Marque employeur ou réel recrutement ?


La présence du service RH d’une entreprise sur Twitter relève finalement plus du
domaine de la marque employeur que du réel recrutement. Vous participez de cette
manière à la construction d’une présence en ligne en étant présent là où les
candidats le sont. Cela passe par Twitter mais aussi par d’autres sites. Les
avantages en la matière peuvent être plus nombreux : dialogue direct avec des
éditeurs de sites et des journalistes, relai des contenus proposés par l’entreprise,
de ses actualités… Et bien sûr information aux candidats, permettant de rendre
l’entreprise plus attractive et les candidatures plus qualifiées.

Une des chances de Twitter est également de permettre à une entreprise de


devenir référente sur un sujet. La démarche de la Société Générale en est un
excellent exemple. Les différents comptes Twitter ne cherchent pas à recruter
directement mais à travailler l’image et la présence de la banque. Cette dernière
est régulièrement prise en exemple, bénéficiant de l’excellent travail de fond de
Franck Lapinta et Julie Le Vacon. Le compte Twitter sert dans ce cas à proposer des
actualités sectorielles, mettre en avant des conseils mais aussi relayer l’actualité et
les initiatives de la Société Générale. En fonctionnant de cette manière, c’est

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


l’attractivité naturelle de l’entreprise qui est visée et non des bénéfices à court
terme. L’idée est de construire de manière pérenne une relation avec les candidats
potentiels, et non de booster temporairement le nombre de candidatures reçues.

En conclusion, Twitter pour le recrutement, c’est inutile ? Pas exactement. Cela


peut très bien fonctionner sur des profils web. Le bouche-à-oreilles peut également
être parfois efficace sur d’autres types d’annonces. Et surtout, les résultats
concerneront votre marque employeur. Construire une identité en ligne peut passer
par Twitter. Mais dans ce cas, il faut être présent sur d’autres supports, notamment
via un site recrutement ou un blog RH. L’outil est à prendre dans un contexte
global et à ne pas isoler.

Intégrer Twitter dans la stratégie de son entreprise : le recrutement


L'auteur : Kim Auclair
K i m A u c l a i r f a i t de l a
c r é a ti o n , a n i m a ti o n e t ge s ti o n Que ce soit dans la vraie vie ou les médias
de communautés Web à son sociaux, on retient toujours le nom de quelques
c o m pte . E l l e e s t f o n da tr i c e de personnes qui se démarquent par leur implication
M a c Q u é be c , u n e sociale ou encore leur présence active sur un ou
c o m m u n a u té d' u ti l i s a te u r s de des sujets particuliers, ainsi que par la pertinence
pr o du i ts A ppl e a u Q u é be c e t
Entrepreneur-internet.com,
des informations qu’elles diffusent. En apprenant
u n pr o j e t qu i a po u r o bj e c ti f davantage sur ces personnes on se rend compte
de promouvoir que celles-ci se sont créé, en grande majorité, une
l'entrepreneuriat sur le Web. communauté et une marque autour d’elles, et ce,
sans nécessairement le savoir. Souvent, ces
S o n bl o g personnes sont passionnées. Elles ont vécu des
http://www.kimauclair.ca/blog situations intenses dans leur vie, soutiennent des
causes qui leur tiennent à cœur et inspirent la
T w i t t er réussite. Elles ont le goût d’aider et de partager
leur expérience dans leur entourage. Elles ont
@kimauclair
toutes aussi une histoire qui est unique.

Sur Twitter, par exemple, ces personnes ont, en majorité, choisi d'utiliser leur nom
comme nom d'utilisateur. Comme sur Facebook, ou autre outil social, elles se
démarquent parce qu'elles sont très actives en partageant ouvertement leur vision,
leurs passions et surtout parce qu'elles sont, en grande partie, des personnes qui
dégagent beaucoup de positif.

Dans cet article, je vous introduis à la création d’une communauté et d’une marque
autour de soi. J’apporte plus précisément une réflexion à faire pour optimiser votre
présence et améliorer votre approche sur Twitter.

Une communauté Web autour de soi?


Une communauté Web à la base est un groupe d’individus qui partagent des
intérêts et des passions communs. Ces gens se rassemblent sur un espace Web,
que ce soit dans les médias sociaux ou sur un site Web. Ils sont identifiés par leur
courriel et leur nom. Ils échangent entre eux et participent ensemble à des projets,
des événements, etc.
Dans le cas d’une communauté Web autour de soi, c’est un individu qui met en
avant plan ses passions et ses intérêts. Pour chaque passion et intérêt, il y a une
petite communauté qui se forme. L’individu alimente ses petites communautés en
leur proposant des projets collaboratifs, en organisant des évènements, etc. Une
communauté Web autour de soi est en quelque sorte une déclinaison Web de tout
ce qui se passe dans votre vie actuelle.

Et les entrepreneurs/freelances ?
Et Twitter?
Twitter ne représente qu’une partie de la communauté et de la marque que vous
créez autour de vous. Sur Twitter par exemple vous allez trouver des gens qui
partagent certains de vos intérêts et passions. Ces personnes ne sont peut-être pas
actives sur d’autres outils sociaux. Twitter devient ainsi un outil pratique pour
communiquer avec eux.

Les conseils.

1- Savoir quelle est votre présence Twitter actuelle.

Si vous êtes déjà présent sur Twitter et désirez optimiser votre communauté Web,
je propose de regarder tout ce vous avez fait jusqu’à présent :

• Quels sont les types de messages que j'ai diffusés jusqu’à maintenant?
• Quels sont les comptes que j’ai ouverts?
• Comment est-ce que je me sers/suis servi de ces comptes?
• Est-ce qu’il y a des comptes que je peux supprimer?
• Avec qui ai-je le plus échangé ?
• Quels sont les sujets sue lesquels j'ai le plus de facilité à parler ?
• Qui sont mes followers? Est-ce qu’il y en a beaucoup qui partagent mes
intérêts? D’où viennent-ils ?
• Quelle est ma fréquence de publication sur Twitter?

Ensuite il suffit de mettre le tout sur papier et de regarder ce qui pourrait être
amélioré.

2- Avoir une idée de la perception qu’on a de vous sur le Web

Toujours dans le cas d’une optimisation de votre présence sur Twitter, je propose
de questionner des gens avec qui vous avez déjà échangé, des connaissances ainsi
que des gens au hasard. Il suffit de leur demander de vous décrire en deux ou trois
adjectifs. En compilant les réponses, vous allez remarquer des répétitions. À vous
de voir si elles sont le reflet de votre personnalité.
Une autre façon de faire ce test de perception est de regarder les listes dans
lesquelles les gens vous ajoutent sur Twitter.

3- Revenir à l’essentiel

Que ce soit pour optimiser votre présence sur Twitter ou encore débuter celle-ci, il
est pertinent à mon avis de revenir à l’essentiel en se posant des questions types :

• Qui suis-je?
• Comment je suis arrivé ici? (votre cheminement professionnel, raison d’être sur
le Web,etc.)
• Quelles sont mes passions? mes intérêts?
• Qui sont mes auteurs, journalistes, blogueurs préférés?
• Qui sont mes partenaires/collègues de travail?
• Quelles sont mes forces et mes faiblesses?

Et les entrepreneurs/freelances ?
• Quelles sont mes habitudes sur le Web?
• Comment j’utilise les technologies actuellement?
• etc.

4- Choisir des médias qui conviennent à vos habitudes actuelles.

Twitter convient-il réellement à mes habitudes actuelles?

Il est nécessaire à mon avis de choisir un média qui reflète bien vos habitudes
actuelles pour assurer une mise à jour régulière de ce dernier. N’utilisez pas le
blogue à 100% si votre force n’est pas la rédaction. Cela pourrait nuire à votre
crédibilité. Si vous aimez la vidéo et que vous avez le matériel nécessaire chez
vous, pourquoi ne pas vous créer un canal sur Youtube et de transformer votre
blogue en vlog? Chaque média répond à un public cible et a ses forces et ses
faiblesses et il faut prendre le temps d’analyser le tout et surtout de déterminer
comment vous comptez vous en servir et déterminer quel sera votre média
principal où vous allez être le plus actif.

5- Faire de la veille

Les points 2 à 4 vous auront permis en quelque sorte de prendre plusieurs notes et
parmi celles-ci on y retrouve des mots clés ou des phrases qui se répètent. Ce
sont, selon moi, les éléments clés pour effectuer une bonne veille sur Twitter.

Avec l’aide de HootSuite, par exemple, il suffit dans un premier temps de chercher
les gens qui partagent vos intérêts et passions grâce à ces mots-clés en
programmant des onglets de veille.
Vous pouvez aussi les repérer grâce à www.localfollow.com qui permet de retracer
des mots clés dans les biographies des gens.

6- Préparer sa communauté et se lancer ( nouvelle direction )

Avant de s’abonner à de nouveaux comptes, il est pratique, à mon avis, de déposer


quelques contenus pour donner une idée à l’avance des sujets que vous allez
mettre en avant plan. Il peut s’agir aussi de créer un arrière-plan Twitter ou de
peaufiner votre biographie en précisant vos intérêts et vos passions. Une fois cette
étape terminée, il suffit de suivre les gens qui ont été repérés lorsque vous l'avez
fait et de vous lancer en échangeant avec eux.

7- Créer des projets collaboratifs

Les projets collaboratifs permettent selon moi de renforcer les liens avec les gens
qui font partie de votre communauté. Il pourrait s’agir par exemple de créer un
ebook ou encore une vidéo qui résume des discussions que vous avez eues avec
certaines personnes sur Twitter.

Conclusion
La création d’une communauté Web et d’une marque autour de soi est un
investissement à long terme. Selon mon expérience les premiers résultats sont
visibles entre 3 et 6 mois d’activités sur le Web. Par premiers résultats j’entends

Et les entrepreneurs/freelances ?
entre autres, des opportunités d’affaires pertinentes, des mentions dans les médias
traditionnels ou Web et une augmentation de votre réseau de contacts. Une bonne
analyse de soi-même avant de se lancer dans ce genre de démarche permet de
créer des liens de confiance et de faciliter l’animation de votre communauté.
Twitter est un excellent outil tout comme Linkedin, Facebook, etc. Il faut toutefois
le dire : Twitter ne répond pas aux objectifs professionnels de tout le monde.
Prendre le temps de se questionner peux être une très bonne façon d'augmenter
les chances d’avoir des résultats concluants.

Chaque communauté est unique!

Et les entrepreneurs/freelances ?
L'auteur : Jean-Paul Oury
Cette formulation a quelque chose de saugrenu.
J ea n - P a u l O u ry e s t Quand on la lit une première fois, on se dit que la
c o n s u l ta n t e n e - r e pu ta ti o n question ne se pose pas. Il est évident que tous
chez Image et Stratégie. les freelances de France et de Navarre se
S pé c i a l i s te de l a retrouvent pour passer du bon temps sur Twitter.
c o m m u n i c a ti o n de c r i s e s u r Et pourtant, il y a quelque chose qui cloche :
I n t e r n e t , Ph d e n h i s t o i r e d e s
pourquoi "le freelance" ? Pourquoi cette
s c i e n c e s e t te c h n o l o gi e s ,
a u te u r de L a Q u e r e l l e de s association particulière avec cette catégorie
OGM (PUF, 2006) socioprofessionnelle qu’est le travailleur
indépendant? N’est-ce pas, au contraire, pour lui
S o n bl o g un lieu d’intense activité, un lieu stratégique où se
M a l i be r té nouent les contacts et se concluent les marchés ?
Et si Twitter était la nouvelle utopie où travail et
T w i t t er loisir ne faisaient plus qu’un ? Comment faire alors
pour "tweeter en travaillant" ou mieux, "travailler
@JP_O
en tweetant"?

Twitter Machine à café...


Si demain l’entreprise devenait totalement virtuelle, Bruno Solo et Yvan le Bolloc’h
se retrouveraient sans doute autour de cette formidable Machine à Café qu’est
Twitter. On vient sur Twitter pour se détendre. Twitter nous divertit d’une tâche
compliquée ou fastidieuse. Vous êtes en panne d’idée ? Votre présentation .ppt
vous fatigue la vue et les slides pèsent sur vos paupières ? Votre curiosité vous
chatouille et vous mourrez d’envie de savoir ce qui se passe sur le Web ? Votre
communauté vous manque ? La solution est toute trouvée. Vous ouvrez un onglet
et vous vous connectez sur votre compte de prédilection. Les tweets coulent à flot,
vous vous ressourcez : un bon mot en 140 signes, une réponse envoyée à un
adversaire politique trouvé au hasard, un RT de la vidéo Youtube du moment ou
encore simplement un clic sur le dernier article du Monde ou de Libé... Tous les
prétextes sont bons pour vous détourner de vos occupations. Mais c’est toujours
pour la bonne cause, car "un p’tit tweet et ça repart". Premier constat, donc, avant
d’être la pause détente du "freelance", Twitter est déjà un lieu de détente pour tous
ces membres. Twitter peut être une source d’inspiration ou d’information. On y fait
des rencontres, mais aussi, on y va pour s’échapper du monde réel. Sans que vous
n’y preniez garde, Twitter aura eu vite fait de détourner votre attention.

Pourtant, si certaines célébrités semblent passer leur vie sur Twitter, à notre
connaissance, il n’y a pas encore de "twitteurs professionnel", de la même manière
qu’on peut parler de blogueur professionnels. Ainsi, Guy Kawasaki, consultant

Et les entrepreneurs/freelances ?
américain, est un peu le 7-eleven de Twitter. Son compte envoie environ un tweet
tous les quart d’heure en continu. On ne doute pas que Guy ait trouvé un modèle
économique entre ses nombreux tweets et ses pages Alltop. N’empêche que, cela
fait bien de lui, un consultant indépendant, un blogueur professionnel, mais
toujours pas un "twitteur pro". Et tant qu’il n’y aura pas de code NAF pour
dénommer ceux qui font profession de tweeter en continu, on peut penser que
Twitter restera avant tout un lieu de loisir.

Ce contexte posé, nous pouvons alors revenir à notre question de base : en quoi
Twitter est-il davantage une "pause détente" pour un freelance que pour un
salarié ?

Peut-être, tout d’abord parce que le salarié, lui, n’a pas accès à Twitter, étant
donné que de nombreuses entreprises empêchent l’accès aux réseaux sociaux. Le
salarié se retrouve donc dans la situation de devoir attendre de rentrer chez lui le
soir pour se connecter.

Ensuite parce que les freelances sont sur-représentés sur Twitter. Les statistiques
sont difficiles à trouver sur le sujet mais une pratique soutenue de l’outil nous a
permis de nous rendre compte que les comptes les plus actifs sont ceux des
consultants, des journalistes, des professionnels du web, des blogueurs... Bref des
métiers dont le statut professionnel est souvent celui de "freelance".

Or si par défaut, le freelance semble sur-représenté, il faut voir qu’il a sans doute
aussi plus d’intérêt que le salarié à se rendre sur Twitter. En effet, son isolement lui
donne envie plus qu’à tout autre de retrouver sa communauté. Nous voici donc de
retour à notre machine à café. Puisque l’indépendant n’a pas ce prétexte d’une
machine à café, lieu où il peut se retrouver avec ses collègues de travail pour
échanger, il est évident que Twitter fait "office de" et c’est ici qu’il vient faire sa
pause détente.

....Ou Twitter salle de conférence ?


Jusque là, nous avons donc déroulé notre plan sans aucun accroc. A la question
Twitter est-il la pause détente du freelance, nous répondons: mieux que ça !
Twitter fait aussi le cappuccino. Mais attention, pour de nombreux indépendants,
Twitter c’est avant tout une "salle de conférence". Salle de conf’ où l’on vient poser
son Barco pour projeter aux autres la dernière infographie à la mode que l’on aura
trouvée sur boing boing ou the laughingsquid. On y fait la promo de son blog pro,
de sa dernière prez’ mise en ligne sur SlideShare, de son communiqué de presse
posté sur Scribd, ou des photos de son dernier évènement publiées sur Flickr. Bref,
pour le freelance, Twitter est un outil de travail et de branding. C’est là qu’il doit
venir construire sa propre réputation, avant de prétendre construire celle des
autres.

Cette vision des choses met un gros bémol sur notre définition de Twitter comme
étant par essence un lieu de loisir. Rappelons qu’à l’origine Twitter était un outil de
travail, puisqu’il s’agissait pour les utilisateurs - qui travaillaient au service des
urgences - d’envoyer sous forme de sms la description de ce qu’ils étaient en train
de faire. De la salle des urgences à la machine à café, il y a un pas que nous ne
franchirons pas. Mais il est clair que dans ces conditions, la pause du freelance a

Et les entrepreneurs/freelances ?
plutôt intérêt à être bien étudiée.

Difficile de se confier façon Solo à Le Bolloc’h en mode #friendly. Si le consultant


freelance veut utiliser Twitter pour s’adonner à la grivoiserie, il a plutôt intérêt à
bien étudier son style, car un laisser-aller total risquerait d’être immédiatement
sanctionné par ses clients ou ses prospects... N’est pas Henry Michel qui veut.
Le twitternaute freelance, s’il a en apparence plus de liberté que les autres, a
finalement beaucoup plus de contraintes, puisque Twitter reste pour lui en
permanence un lieu public où tout ce qu’il tweete pourra être retenu contre lui.
Car quand nous parlons du compte freelance, nous parlons d’une entité
transparente. Pas du deuxième compte top secret que pourrait avoir un
indépendant et qui lui servirait de défouloir. Nous parlons de cette boutique dans
laquelle on rentrera un jour pour acheter une consultation sur l’état des réseaux
sociaux, l’avenir du M2M, ou mettre en place des actions pour soigner son personal
branding.

Voici donc notre freelance un peu moins free... On dirait même qu’il est engoncé
dans un corset de principes qui font qu’il ne peut se permettre de lâcher un
140ème signe de travers... A ce prix là, la pression est énorme. A tout instant, il se
dit que ses followers peuvent trouver le #hashtag qui pourrit sa self e-reputation...

Bref, n’importe quel coach d’entreprise vous confirmera qu’on ne communique pas
de la même manière dans une salle de conférence que devant la machine à café,
même si le public peut être le même.

Et si on mettait la machine à café au milieu de la salle de


conférence ?
Toutes les statistiques le prouvent : nous passons de plus en plus de temps sur les
réseaux sociaux. Ainsi, une étude récente de Nielsen a montré que si on
répartissait le temps passé sur le Web par les internautes américains, sur une
heure, il y aurait 13 minutes consacrées aux réseaux sociaux. L’application
tweetwasters vous permet même d’évaluer le temps que vous perdez passez sur
Twitter. Notre freelance est sans doute bien au-dessus de la moyenne. Comment
peut-on imaginer dans ces conditions qu’il tienne sous les feux de la rampe en
permanence ? A moins de n’utiliser son compte que pour envoyer de l’information
sérieuse en continu et uniquement dans son secteur d’activité, avec ce risque de
devenir totalement fou.

La vraie question qui se pose alors ne serait-elle pas "comment faire pour que
tweeter en travaillant et travailler en tweetant ne soit qu’une seule et même
chose ?". Le freelance qui se meut en permanence sur Twitter, au bout d’un certain
temps, ne saura plus vous dire s’il y va pour travailler ou pour se détendre.

Imaginons qu’en plein milieu de l’après-midi je consulte mon compte et tombe sur
un tweet qui fait la promotion d’un nouvel outil de veille qui permet de mesurer le
ROI des actions menées sur les réseaux sociaux. Comme par hasard j’étais
justement en train de composer une présentation pour aller vendre une campagne.
Et hop en deux clics de cuiller à pot, je rajoute une jolie slide sur cet outil
révolutionnaire qui va me permettre de valoriser ma campagne. Que rêver de
mieux ? J’allais sur Twitter pour me servir un longo sans sucre et grignoter un

Et les entrepreneurs/freelances ?
Weetabix, je reviens avec une caisse à outil qui va m’aider à briller lors de mon
prochain Keynote. Nous y voilà donc : la machine à café est au milieu de la salle de
conférence et Twitter a bien les apparences de cette nouvelle utopie où travail et
loisir se côtoient de plus en plus, au risque de ne faire plus qu’un. Mais attention au
miroir aux alouettes. Il ne faut surtout pas mélanger les genres. Au freelance de
savoir bien surfer sur la vague pour galvaniser son public. A lui de bien angler ses
tweets pour ne pas briser le contrat de lecture qui le lie à ses followers.... Tout
repose alors sur la stratégie éditoriale qu’il aura choisie. Nous terminerons donc en
évoquant deux types de stratégies :

- La première consiste à ne tweeter que des informations qui correspondent à


votre secteur d’activité. Par exemple, vous êtes une star du SEO et vous balancez
grave les stats que vous recevez en exclu de Google. Vous gagnez facilement vos 2
ou 3000 followers car vous tweetez avec la régularité d’un métronome et toujours
à propos. Vous ne faites jamais d’écart en tweetant vos opinions politiques...
D’ailleurs, vous ne faites pas de politique. Vous maîtrisez vos réponses. A ce
rythme là, vous aurez vite pignon sur rue et votre compte paraîtra comme une
valeur sûre. Mais en même temps vous risquez vite de ressentir la même émotion
qu’un "bot" qui balance mécaniquement du flux RSS. Pas évident de faire de
Twitter un lieu de détente dans ces conditions.

- Une autre stratégie consiste à trouver un angle d’attaque qui parte de ce que
vous êtes vraiment, de vos valeurs et de vos préférences... bref, vous parlez de ce
qui vous tient à cœur avant d’envoyer des hameçons pour appâter le chaland.
Imaginons que ce soit, au hasard.... la liberté et le progrès. Vous allez alors tout
angler sous ces deux axes en subsumant tous vos tweets sous ces deux valeurs.
Vous allez pouvoir parler dans ces conditions de votre métier, mais également de
toutes les actualités qui vont vous tenir à cœur en vous rattachant à ces
principes... Vous pourrez même faire de la politique. Certes, vous perdrez des
followers, vous en gagnerez moins vite de nouveaux, mais petit à petit, vous allez
construire votre réputation comme étant un freelance avec une forte personnalité.
Et surtout pour vous, Twitter sera cette magnifique utopie ou travail et loisir ne
feront plus qu’un.

Et les entrepreneurs/freelances ?
L'auteur : Julien Guoymard
Blogueurs, blogueuses. Ces personnes qui
"Le Web est ma passion, son partagent, sans prétention, leurs connaissances,
développement mon métier. passions ou pensées sur l’Internet, avec une
J'aime innover, et je tente de
certaine liberté de ton (ou non). Certains en ont
partager ma passion à travers
m o n bl o g i l o n e t. " fait leur métier, la plupart le font par plaisir. Ou par
besoin de reconnaissance.

S o n bl o g Car, soyons clair. Un blog, c’est bien, un blog lu,


I lo n e t c’est mieux. Et s’il est reconnu, c’est le pompon !
Twitter peut, aujourd’hui, être vu comme une
source de trafic non négligeable. Certainement
T w i t t er
plus dans certains domaines que d’autres, mais
@ilonet cela semble se généraliser. En effet, les blogueurs
High-Tech ont été les premiers à franchir le pas,
les autres enjambent la clôture avec précipitation.

Le partage a portée de clic


Twitter est simple, Twitter est rapide. Un article vous plaît, vous le partagez. En
deux minutes, il apparaît sous les yeux des membres de votre communauté. Il leur
plaît ? Ils le partagent à leur tour. La roue est lancée, l’effet boule de neige a
commencé. Ainsi, des billets décrochent des dizaines de milliers de lecteurs en
provenance de Twitter, parfois de manière inattendue.
Il s’agit véritablement d’un outil de partage, qui vous permettra non seulement de
mettre en avant vos articles, mais aussi et surtout de trouver des perles.

D’abord vu d’un mauvais œil


Cependant, Twitter a longtemps été perçu comme une menace par certains
blogueurs "Rahh, mes lecteurs préfèrent parler de mes articles sur Twitter au lieu
de laisser des commentaires". Pire encore, les copains-blogueurs changent leurs
habitudes. Avant, ils relayaient sur leur blog, maintenant, ils se contentent d’un
lien sur Twitter.
Le début de la fin ? Ou tout simplement celui d’une nouvelle ère. Indéniablement,
Twitter peut se présenter comme une source de trafic importante, s’en priver serait
dommage. Amis blogueurs, cessez de pleurer sur votre nombre de commentaires
en chute libre, acceptez le changement, appréhendez Twitter !

Audience
La recette pour réussir ?
J’adore les recettes. Comme toute recette qui se respecte, il existe des milliers de
variantes. Toutes avec leurs spécificités, leurs originalités et leurs saveurs. Le tout
voire de la personnaliser. Et naturellement, la théorie est toujours plus simple que
la réussite.

Etape 1. Épluchez le compte Twitter des grands blogs, appréhendez l’outil.


Observez, soyez attentif, cherchez vos marques. Quel ton adopter ? De quoi
parler ? De quelle manière ?

Etape 2. Construisez une communauté. Une vraie. En incitant vos lecteurs, qui
vous lisent et aiment vos articles, à y participer. Votre contenu leur plaît, ils le
partageront à leur tour avec leur communauté.

Etape 3. Écoutez. Une communauté se construit sur un échange, un véritable


échange, à double sens. Vous partagez, ils vous lisent, ils partagent, vous les lisez.
Une communauté à sens unique n’a jamais fonctionné bien longtemps.

Enfin, saupoudrez le tout de patience, laissez mijoter et servez accompagné d’un


brin de passion. Bon appétit !

Audience
L'auteur : Valentin Pringuay
Valentin Pringuay est
bl o gu e u r c u r i e u x & pa s s i o n n é
sur WebTribulation. Manager
France de Symbaloo.com

S o n bl o g Si vous tenez un blog, Twitter est un outil à ne pas


h ttp: / / w e btr i bu l a ti o n . c o m / négliger pour la diffusion de vos articles. Pour
certains blogueurs, Twitter représente même la
T w i t t er source de trafic principale. Il faut dire qu’avec son
système de retweet, même si vous n’avez pas un
@vaelentin blog très lu, il suffit qu’une personne importante
sur Twitter remarque votre article et le partage
pour vous assurer un grand succès.

Pour ce faire, il existe plusieurs écoles de pensée. Certaines personnes préfèrent


publier manuellement leurs liens alors que d’autres utilisent des outils pour
automatiser cette tâche...
Analysons les avantages et inconvénients de ces deux pratiques.

1. Automatiser l’envoi de son flux RSS vers Twitter


Cette action est on ne peut plus simple. Des services comme Twitterfeed ou
Feedburner peuvent vous mettre en place cet envoi automatique en quelques clics.
Cette solution vous apporte plusieurs avantages certains.
Premièrement, vous n’avez plus à vous en occuper. En effet, vos articles sont
envoyés sur votre page Twitter presque immédiatement après leur publication.
Vous gagnez donc en efficacité.
De plus, ces services vous permettent de choisir comment sont formés les
messages publiés.
Par exemple : “Nom de l’article + URL” ou “Sur (Nom de votre blog) + Nom de
l’article + URL + hashtag de votre choix”.
Une manière de permettre à vos abonnés Twitter de reconnaître facilement les
articles qui viennent de votre blog avec une structure toujours identique.
D’un autre côté, si on compare cette méthode à son alternative manuelle, on lui
découvre quelques inconvénients.

Audience
Concrètement, voici un petit tutorial pour utiliser Twitterfeed, service probablement
plus simple que Feedburner.

Il vous faudra tout d’abord vous créer un compte (juste donner une adresse mail et
choisir un mot de passe).

Une fois enregistré, il vous faudra entrer le nom et l’URL de votre flux RSS puis lier
votre compte Twitterfeed avec celui que vous avez sur Twitter.

Et voilà : le partage a commencé.


Et pour les personnes qui souhaitent des fonctionnalités avancées, vous avez le
choix de la fréquence de publication, du formatage du message et aussi la
possibilité de filtrer pour exclure les billets qui ont certains mots dans le titre ou au
contraire inclure uniquement ceux qui ont certains mots dans le titre.

Audience
Et pour ceux qui ont besoin d’avoir des statistiques complets, vous pouvez
facilement traquer le trafic venant de Twitterfeed. Et pour les personnes qui veulent
encore plus de statistiques, il vous suffit d’utiliser bit.ly comme service de
raccourcissement d’URL et d’ajouter un + à la fin de l’url pour avoir des statistiques
précises (et aller sur la page http://bit.ly/bsZTmc+ par exemple)

2. Ajout manuel de vos articles sur Twitter


Choisir d’ajouter soi-même chacun de vos articles sur Twitter est un choix qui vous
obligera à y consacrer un peu de votre temps à chaque article. Pourtant, ce choix
a quelques avantages certains. Tout d’abord, vous décidez du moment où vous
allez tweeter l’article. En effet, en automatisant cette tâche... si vous publiez un
article à 7 heures du matin, le tweet partira alors que personne n’est encore sur
Twitter. De plus, de nombreuses personnes théorisent le meilleur moment où
envoyer un tweet pour maximiser son impact (certaines personnes pensent vers
11h). Vous pouvez donc choisir le moment exact de son envoi.
Ensuite, l’automatisation de l’envoi du message signifie que l’URL de l’article sera
toujours précédée du titre de l’article... pourtant, ce titre n’est pas forcément la
formulation la plus percutante pour amener les personnes sur Twitter à le lire et à
le retweeter. Cela vous permet donc de modeler un tweet qui sera le plus percutant.

C’est donc à vous de voir la méthode que vous préférez utiliser. En réalité, rien ne
vous empêche de combiner ces deux techniques pour envoyer automatiquement un
premier tweet dès la publication de l’article, puis laisser passer quelques heures
avant de publier manuellement un second tweet plus personnalisé.
En effet, il n’est pas rare de voir des personnes tweeter deux fois le lien vers un
même article à des heures différentes pour s’assurer une audience plus large.

Pour conclure, et si nous devions résumer cela à 3 points qui sont la


personnalisation, le temps nécessaire, et l’impact sur le nombre de clics :

. Personnalisation : pour les personnes qui souhaitent personnaliser leur rapport à


la communauté Twitter, la publication manuelle est toute désignée pour cela
. Temps nécessaire : l’automatisation est évidemment plus efficace si vous
souhaitez juste gagner du temps
. Impact sur le nombre de clics : avec un meilleur ciblage, la publication manuelle
se révèle plus avantageuse pour votre trafic.

Audience
L'auteur : Alexandre Santoni
Gérant d'une agence de
c o m m u n i c a ti o n m u l ti m é di a ,
A l ex a n d re S a n t o n i e s t a u s s i
u n bl o gu e u r c a pti v é pa r l e s
Qu'on se le dise dès le départ, Twitter n'est pas un
m é di a s s o c i a u x e t pa s s i o n n é outil destiné à faire directement du SEO. D'ailleurs,
pa r l e r é f é r e n c e m e n t. si on observe la page des comptes Twitter, on
s'apercevra directement que l'ensemble des liens
des pages est en Nofollow. On retiendra
S o n bl o g simplement sans rentrer dans les détails et les
http://www.keeg.fr/ débats sans fin que Google ne tient pas compte
des liens Nofollow dans le poids de la page visée
T w i t t er par ce type de liens.
@keegfr
Petit rappel : dans le référencement, les liens
pointant vers un site Internet sont d'une
importance capitale.

Il fut un temps où il était possible d'obtenir de beaux liens Dofollow via sa page
Twitter, en incluant un lien et l'ancre désirée à la place du logiciel ou du site
Internet utilisé par Twitter. Cette astuce fut donnée par l'excellent Tiger du blog
seoblackout. Malheureusement, cette astuce ne fonctionna que quelques temps.

Si on souhaite profiter de Twitter pour aussi réaliser quelques gains SEO, il convient
donc d'utiliser Twitter de manière plus subtile.

Référencement indirect

Pour commencer, il y a ce que j'appelle le référencement indirect. On connait


désormais la puissance de Twitter en termes de diffusion d'information. Pour
simplifier au maximum, plus une information est diffusée, plus celle-ci a des
chances de se retrouver sur des sites Internet. Ainsi, vous pouvez obtenir de beaux
liens pointant vers la source de l'information, c'est-à-dire vous.

Dans ce cas là, il faut prendre Twitter comme un levier de communication, et


patienter tranquillement pour tenter d'arracher quelques backlinks. Pour ce faire, il
y a deux possibilités. Soit l'information que vous délivrez est de grande qualité, soit
vous possédez un compte Twitter véritablement suivi... ou les deux.

Il s'agit là de la base du linkbaiting : créer du contenu qui va générer des liens


naturels... à condition de faire en sorte que votre contenu soit lu. Twitter est alors

Audience
un formidable levier à ce niveau là.

Personnellement et pour prendre un exemple concret, j'effectue une bonne partie


de ma veille par Twitter. De fait, lorsque je parle d'un article (le vôtre ?) sur l'un de
mes sites, il y a de très fortes chances que la source soit Twitter.

Résultats Twitter dans Google


Depuis quelques temps maintenant, en plus de référencer votre page de compte,
Google intègre directement dans les résultats différents tweets. Une bonne chose
pour amener du trafic vers votre site Internet. C'est du référencement éphémère
mais qui peut s'avérer intéressant à exploiter.

Il n'y a pas de méthode miracle pour voir son tweet apparaître sur Google, mais il y
a quand même un minimum de stratégie à mettre en place, y compris pour
référencer au mieux son compte Twitter. D'ailleurs, globalement, les pages de
profils ont du bon PageRank si tant est qu'on y soit actif.
En gros et sans rentrer trop dans les détails, voici trois points cruciaux à respecter
absolument :

•Utiliser un nom d'utilisateur correspondant à ce que vous souhaitez mettre en


avant
•Remplir correctement sa biographie, avec quelques mots clés bien choisis
•Idem lorsque vous envoyez un tweet, avec les hashtags qui vont bien. C'est la
base pour le voir affiché dans Google. N'oubliez pas non plus de favoriser les RT
potentiels.

Techniques de référencement via Twitter


Comme j'ai pu le signaler plus haut, les liens dans Twitter sont en Nofollow.
Considérons donc que c'est très peu utile pour positionner correctement votre site
Internet.

Twitter est en Nofollow, mais les outils utilisant Twitter, ils sont comment ?

Là, je vous donne une clé d'utilisation SEO de Twitter. Je ne vais volontairement
pas vous servir l'ensemble des données sur un plateau, mais sachez que si Twitter
diffuse votre contenu et vos liens en Nofollow, nombreux sont les outils qui utilisent
le contenu de Twitter en balançant l'ensemble des liens en Dofollow. Ils sont

Audience
comme ça, chez eux, c'est cadeau. Bien entendu, l'ancre n'est pas optimisée. Pour
faire au mieux, il convient d'utiliser un raccourcisseur d'URL qui intègre des
redirections 301, comme le célèbre bit.ly. Ensuite, il faut optimiser le contenu
autour de ce lien là avec quelques mots clés bien choisis. La dernière étape
consiste à faire en sorte de diffuser vos tweets sur les pages des outils utilisant
Twitter.

A vous ensuite d'indexer ces pages-là sur Google, si elles ne le sont pas bien
entendu.

Conclusion

A vous de véritablement creuser dans ce sens, il y a de nombreuses choses à


découvrir. On retiendra malgré tout que Twitter n'est pas un outil de référencement
direct optimal. Cependant, il y a certaines possibilités et selon votre thématique, il
serait dommage de négliger ce que peut apporter Twitter en termes de SEO.

Audience
L'auteur : Jean-François Ruiz
J ea n - F ra n ç o i s R u i z e s t C o -
Fondateur de PowerOn :
Agence de Web Marketing
s pé c i a l i s é e da n s l e s m é di a s
s o c ia u x .
Nombre d’internautes désirant optimiser la
création de trafic sur leurs sites Web se posent
cette question.
S o n bl o g
http://www.webdeux.info/ Selon l’étude que nous avons menée sur les deux
derniers mois sur le réseau WidgetBooster, le
meilleur moment pour tweeter est aux alentours
de 14h le jeudi.
T w i t t er
@jfruiz
Quel jour faut-il tweeter ?

Audience
A quelle heure faut-il tweeter en semaine ?

Audience
A quelle heure faut-il tweeter en week-end ?

Comment avons-nous obtenu ce résultat ?

Ces chiffres sont le résultat de l’observation du comportement des utilisateurs


actifs du réseau WidgetBooster. Widgetbooster est un service d’échange de
visibilité équitable couvrant 24 réseaux thématiques et regroupe plus de 4128
blogueurs à ce jour.

Audience
Au sein de ces réseaux, la technologie du Buzz Communautaire comptabilise le
nombre de clics générés sur les articles proposés à la communauté et partagés via
les médias sociaux, très majoritairement via Twitter.

Ces articles sont issus des sites/blogs des membres de chaque communauté et
suggérés de manière régulière tout au long de la journée.

Deux mois d’observation permettent de lisser les tendances de clics et d’éviter que
les “buzz majeurs” ne faussent les chiffres.

Cette étude analyse 180943 clics concentrés sur 13945 articles suggérés par
le réseau WidgetBooster entre le 13 septembre et le 15 novembre 2010.

Quelles conclusions d’usages pouvons-nous en tirer ?


Cette étude confirme des études qui ont pu être menées sur Facebook. Il apparaît
que la consommation de l’information n’est pas identique chaque jour et heure de
la journée avec des pics qui se dessinent liés sans doute à la disponibilité et
contraintes associées au travail.

La principale conclusion à tirer après lecture de ces graphes est qu’il convient de
mettre en place une stratégie de diffusion pour optimiser la visibilité de ses
contenus sur Twitter.

Quelles stratégies mettre en place pour tirer parti de cette


étude ?
1 - Pensez à programmer vos meilleurs articles dans les jours et horaires qui
maximiseront le nombre de clics afin de lutter contre le “syndrome de la bouteille à
la mer” des médias sociaux.

En effet, les mises à jour de vos statuts sont bien souvent comparables à l’envoi
d’un message au milieu d’un océan de followers qui ne les verront pas pour la
moitié d’entre eux.

2 - Pensez également à rediffuser vos tweets à différents horaires et jours afin de


toucher un public différent et optimiser votre diffusion de contenu.

Audience
L'auteur : Alexandre Santoni
Gérant d'une agence de
c o m m u n i c a ti o n m u l ti m é di a ,
A l ex a n d re S a n t o n i e s t a u s s i
u n bl o gu e u r c a pti v é pa r l e s
m é di a s s o c i a u x e t pa s s i o n n é
pa r l e r é f é r e n c e m e n t. Twitter, en plus d'être un outil relationnel ou un
outil de veille, est un formidable moyen de
promotion de ses articles. Aujourd'hui, en fonction
S o n bl o g du sujet de l'article, Twitter est l'un des plus gros
http://www.keeg.fr/ leviers de visites en un temps record. Pour arriver
à dénicher des visiteurs pour son nouvel article via
T w i t t er Twitter, il faut connaître quelques règles et outils
simples. La magie n'existe pas encore sur Twitter.
@keegfr
Par contre, faire en sorte que son article ait un
maximum de chances d'être sur Twitter est plus
que possible.

On va partir d'une règle simple où je m'affranchis volontairement de certaines


règles. On va considérer que chacun de mes tweets contenant un article écrit par
mes soins est RT par 3 personnes. Considérons aussi que ces 2 personnes sont
elles-mêmes RT 3 fois... ainsi de suite.

Par ailleurs, on va admettre que chaque tweet provoque 20 arrivées vers mon
article.

Je vais introduire une règle, qui me semble juste : on peut tout à fait comparer la
vie d'un tweet au cycle de vie d'un produit. Le cycle de vie d'un produit se
décompose en 4 temps : Introduction, Croissance, Maturité, Déclin. Le même
phénomène se répète sur Twitter.

Maintenant que vous avez ces éléments en main, voici le cycle de vie classique et
très simplifié en tableau d'un tweet ayant en lien l'un de vos articles :

Audience
Au total, à partir de mon article, j'ai eu droit à 12 RT (+ 1 tweet de base) et 260
visiteurs que je n'aurais jamais eus sans Twitter.

Prenons maintenant un autre exemple : Pour le même article, admettons que je ne


sois pas le seul à poster ce fameux tweet original, mais qu'on soit 3. En effet,
certains lecteurs venant d'autres canaux (Google, RSS, Facebook...) peuvent être
eux aussi amenés à tweeter mon nouvel article. Admettons aussi qu'on passe de 3
RT à 6 RT. Nouveau tableau, nouveau calcul :

Au total, à partir de mon article, j'ai eu droit à 126 RT (+ 3 tweets de base) et


2580 visiteurs que je n'aurais jamais eus sans Twitter. Si je compare avec mon
premier tableau, j'ai eu le droit à une augmentation de 992%.

Bon, j'ai bien évidemment assez sèchement tiré sur la corde dans mes exemples,
vous l'avez sans doute remarqué. Il n'empêche que le principe est véritablement
celui-ci, et le nombre de visiteurs est complètement exponentiel.

Comment faire alors pour obtenir un nombre de RT plus important à la base et


miser par ailleurs sur l'aspect exponentiel ?

Je n'évoquerai pas ici votre e-reputation, votre nombre de followers (et de faux-
lowers), de vos statistiques de visite et j'en passe. A vous de construire ça sur du
moyen et long terme. Ici, ce que je vais essayer d'expliquer est valable
proportionnellement parlant pour absolument tout de monde, quelle que soit sa
visibilité initiale.

Sujet de l'article et style d'écriture


Il y a deux types de thème possible pour vos articles. Le premier consiste à
évoquer l'actualité ou encore à publier des informations connues. La seconde
consiste à créer un véritable contenu unique, original et accrocheur. Vu comme ça,
je pense que vous avez compris vers quel type d'articles il faut se tourner.

Re-publier une information que des dizaines de sites Internet spécialisés et

Audience
reconnus dans leur secteur ont déjà diffusée n'amène rien et ne vous amènera pas
grand chose. Surtout qu'on peut facilement parier que vous ne serez pas le premier
à avoir publié la news, et de fait, vos visiteurs et followers seront peu enclins à RT
votre article sur Twitter. A l'inverse, un contenu unique, quel qu'il soit, aura un
avantage conséquent sur ce point là. Bien entendu, c'est plus long à faire, plus
difficile, mais le jeu en vaut la chandelle. Il vaut mieux un bel article que 10
reprises d'information. Les effets sur Twitter seront largement plus bénéfiques.

Il en va de même pour le style d'écriture. Les utilisateurs de Twitter brassent de


larges lectures d'articles par semaine, et ils n'attendent qu'une seule chose : qu'on
les surprenne ! On peut les surprendre par le thème du billet, mais aussi par le
style d'écriture. A vous de vous adapter et faire parler votre style. A ce niveau là, il
n'y a pas de règles, si ce n'est écrire en français avec un minimum de fautes. Vous
pouvez dès lors insulter, pousser un coup de gueule ou encore jouer le lover
romantique fan d'orques sauvages unijambistes poursuivis par des ours volants ;
peu importe. C'est aussi grâce à cela que vous pousserez les internautes à parler
de votre billet sur Twitter.

Titre de l'article
Le titre de votre nouveau billet a plus qu'une véritable importance. Il est crucial de
bien le rédiger. Combien de billets avec du bon contenu sont gâchés par un titre
trouvé dans les bas-fonds d'une cave désaffectée. Je connais un très bon blog, ami
du net par ailleurs, avec un contenu excellent qui doit à la louche perdre 50% de
visites potentielles pour cause de titres peu accrocheurs. Qui, aujourd'hui, serait
enclin à acheter compulsivement un sirop de menthe qui n'est pas vert (sans
colorant) ? Pas grand monde. Pourtant, le goût est le même.

Pour augmenter potentiellement le nombre de tweets pointant vers son article, il


existe des titres approuvés et éprouvés qui permettent en conséquence de
favoriser la diffusion de votre billet sur Twitter. Je vous dresse une liste non
exhaustive de formules presque miracles :

-10 conseils pour ...


-10 astuces pour ...
-10 manières pour favoriser …
-10 raisons pour ...
-10 propositions pour …
-10 études concrètes ...

Audience
-10 guides ultimes pour ...
-Les 10 plus grands ...
-Les 10 meilleures ...

-Le secret pour ...


-Comment trouver le meilleur ...
-Les meilleurs …
-Tout ce que vous devez savoir pour ...
-Les nouvelles règles pour ...
-Venez tester votre ...
-Comment trouver les meilleurs plans pour ...
-Vos 3 plus grandes erreurs ...

-… comme un pro
-… en 10 minutes
-… à absolument connaître

Il ne faut bien entendu pas abuser de ces formules, mais c'est le genre de titre qui
cartonne à presque tous les coups sur Twitter si le contenu est bon et si vous
modérez ces formulations. Ce genre de titre, on l’a déjà vu des centaines de fois...
et ils fonctionnent toujours autant.

Bien entendu, d'autres titres bien plus originaux que ça peuvent tout à fait
fonctionner. J'ai refait rapidement le tour des derniers billets que j'ai pu écrire qui
n’ont pas trop mal fonctionné sur Twitter. Un ou deux billets utilisent les formules ci-
dessus, ce qui est déjà énorme car je ne suis pas un grand habitué des
formulations classiques. Les deux ou trois autres titres sont complètement
personnalisés.

-Une densité idéale de mots-clés ? C’est toi la densité


-Nofollow, Nolink : le SEO est un monde de barjots
-Mes 5 outils pour la recherche de mots clés Google
-Les 50 personnes SEO à suivre absolument sur Twitter*

Il me semble de fait qu'il y a des règles de base à respecter, au-delà des formules
toutes prêtes :
-Attiser la curiosité de l'internaute
-Interpeller le potentiel lecteur
-Rendre l'article indispensable aux yeux des internautes

*Pour ce titre là, c'est le combo absolu qui cartonne :


Formule approuvée
Parler de Twitter sur Twitter... (et ouais)
Caractère indispensable
Contenu à priori unique

Audience
Bouton de RT
Maintenant que vous avez votre texte original qui déchire, votre titre de la mort qui
tue, il vous reste un petit détail à régler : favoriser ce que j'appellerais le RT direct.
Rien ne vaut un beau bouton bien en vue sur le billet pour permettre facilement de
tweeter votre article. Il existe pas mal de bouts de code qui vont vous permettre
facilement d'inclure ce bouton à votre site ou à votre blog.

Il existe par exemple le bouton Tweet This qui permet de faciliter le RT ou encore le
fameux TweetMeme, qui permet par ailleurs de comptabiliser avec plus ou moins
de précision le nombre de RT.

Tweet Original
Je m'éloigne un peu de l'optimisation intra-blog, mais je me lance tout de même.

Faut-il annoncer qu'il s'agit d'un billet écrit par vos soins lorsque vous publié votre
article sur Twitter ? En réalité, tout dépend du contexte. Si votre aura personnelle
est limitée, on peut facilement parier que vous aurez plus de visites si vous ne
précisez pas que le lien ainsi posté pointe vers votre blog. C'est par contre à double
tranchant : certains internautes n'apprécieront pas forcément de tomber sur votre
blog si cela n'est pas annoncé. Ils sont chiants ces internautes !

A l'inverse, si vous disposez d'une reconnaissance dans les domaines que vous
maitrisez, annoncer que l'article vient de vous enclenchera automatiquement un
processus qui favorisera les RT et le nombre de visiteurs.

Globalement, j'ai tendance à penser qu'il vaut mieux annoncer qu'on en est
l'auteur, si tant est qu'on tweete aussi des liens vers d'autres sites ou blogs. Ainsi,
vous démontrez à vos followers et followers potentiels que Twitter n'est pas pour
vous uniquement un outil de promotion de vos produits ou articles. Et croyez moi,
c'est un gros plus (sauf si vous êtes une véritable référence mondialement
reconnue). Les personnes vous suivent sur Twitter pour deux raisons possibles,
souvent cumulées :

-Elles aiment votre contenu sur votre blog


-L'ensemble de vos tweets semble intéressant pour elles

Audience
Conclusion
Vous disposez maintenant d'un ensemble de conseils pour optimiser au mieux vos
chances de réussite de votre article via Twitter. A vous maintenant de les mettre en
pratique et surtout de les adapter en fonction de votre retour d'expérience, de
votre public et surtout de vos envies !

Audience
L'auteur : Frédéric Pereira

C o n s u l ta n t e t c h e f de pr o j e t
te c h n i qu e , l e s c o m pé te n c e s
de F r é dé r i c r e gr o u pe n t l e
de s i gn , l e r é f é r e n c e m e n t o u Que serait un blogueur dans les commentaires de
encore la stratégie web. Il
ti e n t de pu i s 2 0 0 7 l e bl o g ses lecteurs ? En vérité, pas grand chose. Et pour
Fredzone, et écrit aussi sur cause puisque ces derniers sont primordiaux pour
Weedle. qualifier le contenu d'un blog. Les statistiques,
c'est bien, on voit les articles qui attirent le plus de
S o n bl o g monde et on peut se rendre compte du bon
positionnement de ses pages sur certains mots-
http://www.fredzone.org/ clés, mais ce ne sont finalement que des chiffres.
De simples indicateurs qui nous permettent de
savoir si l'on est lu, certes, mais pas de nous
T w i t t er rendre compte de l'impact réel qu'ont nos articles
@fredzone sur les internautes.

Mais depuis l'avènement des réseaux sociaux, les choses ont bien changé. En
diffusant leurs articles sur Twitter ou encore Facebook, les blogueurs sont certes
parvenus à toucher un nouveau public mais cela s'est malheureusement fait au
détriment des commentaires. Ces derniers ont ainsi progressivement laissé la place
aux RTs et autres messages laissés au coin d'un mur que plus personne ne
regarde. Désormais, la plupart des blogueurs se sentent bien seuls et certains en
viennent même à fermer les commentaires de leurs blogs respectifs.
Forcément, ça valait bien une petite réflexion sur le sujet.

Tous les blogs ne sont pas logés à la même enseigne


Avant toute chose, il faut savoir que tous les blogs ne sont pas logés à la même
enseigne. Et non, contrairement aux idées reçues, un blog n'en vaut pas forcément
un autre. En réalité, ce sont surtout les blogs traitant d'actualités high-tech qui
sont touchés par ce phénomène. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils
s'adressent à des internautes expérimentés qui manipulent les différents outils
sociaux depuis leur apparition. En règle générale, un blog dédié à la couture ou à la
cuisine sera moins touché par cet épineux problème.
Cela dit, avant de changer radicalement de ligne éditoriale, il est préférable de
commencer par réfléchir à la cause du problème. Car en effet, si les internautes
friands de nouvelles technologies désertent les commentaires des blogs au profit de
Twitter ou même de Facebook, c'est qu'ils doivent avoir une raison valable et
logique de le faire. Et pour trouver cette dernière, la meilleure solution consiste

Audience
tout simplement à se mettre à leur place.
Et en réalité, tout repose sur les fondements même du web.

Le pourquoi du comment
Durant ces dernières années, Internet s'est imposé dans nos foyers. Son succès est
une réalité, personne ne peut le contester, et cela tient essentiellement au fait qu'il
rend tout accessible. Que vous cherchiez des informations sur Henri II, une
nouvelle de Stephen King ou une recette de quiche aux tomates, il suffit de
chercher quelques minutes ou parfois quelques heures pour trouver chaussure à
votre pied.
Petit à petit, Internet a transformé l'usage que nous faisons des nouvelles
technologies. Mais bien plus encore, c'est notre manière de traiter l'information qui
s'est trouvée transcendée par le réseau des réseaux. Nous ne nous contentons plus
de la chercher, nous en sommes venus à la consommer. Dans ce contexte, la
nature même de l'internaute a subit des changements importants. Refusant de
perdre la moindre seconde, il s'est habitué à tout obtenir tout de suite. Sans effort,
sans attente, sans compromis.
Et il en va de même pour sa manière d'intervenir sur les blogs. Après tout,
pourquoi faire l'effort d'aller sur un blog pour commenter un article quand on peut
le faire directement depuis Twitter et gagner ainsi un temps considérable ?

La solution technique : peu adaptée


Face à cette fuite de contenu, de nombreux blogueurs ont cherché une solution
technique viable. Et c'est ainsi que nous avons vu fleurir un certain nombre d'outils
et de plugins dédiés permettant d'intégrer les tweets/replies dans les
commentaires d'un article. Une solution intéressante pour le blogueur à plus d'un
titre puisque ces outils ont souvent tendance à gonfler artificiellement le nombre de
commentaires d'un billet et donnent donc l'impression aux internautes qu'un blog
est très fréquenté et déclenche de nombreuses interactions sociales.
Mais cette solution présente également un inconvénient de taille : elle fait passer le
blogueur pour un imbécile. Car en effet, se rendre sur un article accompagné d'une
trentaine de commentaires et se rendre compte que 80% de ces derniers ne sont
que des tweets sans importance ne plaide pas en faveur de l'accusé. Pire, elle lui
donne même une mauvaise image, un peu comme s'il avait cherché à "truquer" ses
statistiques pour se donner une importance ou une influence (toutes relatives que
soient ces dernières) qu'il n'a pas.
La seule solution pertinente, finalement, c'est celle adoptée par les blogueurs
américains. Ces derniers se contentent en effet d'intégrer dans leurs articles un
badge affichant le nombre de tweets/replies suscités. Et rien de plus. C'est un bon
moyen de mettre en avant la portée d'un article sans pour autant nuire aux
internautes.

Le contenu avant tout


Ce qui ne règle malheureusement pas notre problème. Afficher un compteur, c'est
bien gentil mais ce n'est pas pour autant que les internautes vont venir commenter
vos articles plus souvent. Ce n'est pas non plus ce compteur qui vous fera vous
sentir moins seul, moins isolé.

Audience
De mon point de vue, la seule réponse vraiment intelligente doit forcément passer
par le contenu. Il est important pour le blogueur de comprendre que tous ses
articles ne peuvent pas forcément déchainer les passions. Présenter la dernière
imprimante HP guidera peut-être vos lecteurs dans leurs achats mais ce n'est pas
pour autant qu'ils vont venir disserter pendant des heures sur le modèle présenté.
Même chose pour la dernière tasse Bart Simpson ou pour le dernier iMachin dévoilé
avant l'heure par un site kurde ou yougoslave.
Ces sujets sont intéressants, cela va de soi, mais ils ne déclenchent pas toujours la
passion. Ni les commentaires, bien entendu.

Réfléchissez, innovez, vos lecteurs sont toujours là


En revanche, si vous décidez de sortir un peu des sentiers battus et d'offrir à vos
lecteurs une réflexion personnelle sur un phénomène particulier, alors vous verrez
que ces derniers sont toujours là, tapis dans l'ombre, prêt à surgir pour partager
leur point de vue sur la question. Ouvrez vos perspectives, ouvrez le débat, vous
en serez fatalement récompensé. Et quoi qu'il arrive, répondez. Répondez toujours
à vos lecteurs. Et individuellement, si possible. Certes, cela prend parfois plusieurs
heures par semaine, ce n'est pas non plus facile de répondre à toutes les questions
mais c'est le seul moyen de leur montrer que vous êtes là pour eux et donc pour
leur donner envie de revenir.
Plus généralement, le blogueur ne peut pas changer le web, les réseaux sociaux ni
les nouveaux usages numériques qu'ils ont provoqué. C'est un fait indiscutable.
Dans tous les cas, il devra donc s'adapter, changer sa manière de voir les choses et
faire évoluer son blog dans la bonne direction pour continuer à séduire les
internautes.
Avec le recul, on se rend compte que c'est effectivement un métier à part entière.
Mais personne ne vous y oblige.

Audience
L'auteur : Jean-Paul Oury

J ea n - P a u l O u ry e s t
c o n s u l ta n t e n e - r e pu ta ti o n
chez Image et Stratégie.
S pé c i a l i s te de l a
c o m m u n i c a ti o n de c r i s e s u r Quand j'explique Twitter à des non-geeks, je
I n t e r n e t , Ph d e n h i s t o i r e d e s
commence toujours par le RT. "Vous vous rendez
s c i e n c e s e t te c h n o l o gi e s ,
a u te u r de L a Q u e r e l l e de s chez le coiffeur et vous êtes seul dans le salon. Et
OGM (PUF, 2006) là votre coupe-tifs vous apprend que Michaël
Jackson vient de mourir. En sortant vous vous
S o n bl o g rendez chez le boucher et vous vous rendez chez
M a l i be r té le boucher et dans la boucherie où il y a la queue:
vous reprenez la news devant tous les clients
T w i t t er
@JP_O

Imaginez. Vous êtes en réunion un lundi matin et un pote vous appelle. Vous vous
dites : quel boulet celui-ci, on s’est parlé hier soir... Mais il insiste et comme vous
ne pouvez pas lui répondre, il vous envoie un sms "Tu peux me RT stp..." Argh,
vous vous demandez "la troisième guerre mondiale vient-elle d’être déclarée ?"....
et puis vous remontez à votre bureau et là vous vous apercevez qu’il avait
également posté sur Skype "tu peux RT mon dernier tweet stp, il est trop d’enfer."
Alors il est déjà onze heures et vous vous dites que son RT est passé depuis
longtemps et vous ne savez pas de quoi il voulait parler...

Mais parce que c’est votre meilleur pote et que vous ne voulez pas vous fâcher
avec lui, vous recherchez son tweet de neuf heures du matin et découvrez qu’il
vous a aussi envoyé un mail avec un lien direct vers sa prose afin de vous faciliter
la vie : et là, surprise, vous découvrez un tweet moyen, pour ne pas dire médiocre
et surtout qui ne colle pas avec vos idées... Et tout ce foin pour rien ! En pleine
période de crise, un mec vous a appelé, "smsé", "mailé", "skypé", pour que vous le
"RTéyez". Comble du comble, il se trouvait à l’autre bout du monde quand ça lui a
pris. Alors là, au moment où vous alliez vous emporter....vous vient à l’esprit que
vous aussi ça aurait bien pu arriver et même pis que cela : vous savez au fond de
vous-même, pour reprendre la célèbre expression que vous seriez capable de tuer
père et mère pour un RT !

Audience
Un RT, sinon rien !
Tous les fans de tweeter vous le diront : un RT c’est sacré ! Voici une vérité non
négociable. Quand on est nouveau sur Twitter, on ne comprend pas bien à quoi cela
peut servir. On se demande quel est l’objectif. Et puis vient un beau jour, après
quelques mois d’assiduité, on remarque un petit cercle rouge dans la barre de
navigation de son client Echofon. On clique pour regarder de plus près et là on
découvre que @monmeilleurpote , a pompé ma phrase... Non mais espèce de
copieur va ! Et puis on se rend compte qu’il a mis un signe bizarroïde : "RT"... alors
on cherche. Déjà les @ devant votre pseudo c’était étrange. Les # je ne vous en
parle même pas. Mais le RT...alors là c'est du javanais. Mais de fil en aiguille, on
s'aperçoit que si le pote en question vous a "RT", c'est qu'il vous voulait du bien et
même, comme qui dirait : vous honorer ! Le jour où vous avez compris cela, vous
avez compris la finalité de Twitter. Et si vous vous accrochez comme cela à votre
timeline , c'est que vous êtes entré dans la course au RT. Car si @votremeilleurpote
vous a retwitté, @uninconnu peut bien en faire autant, et pourquoi pas
@unestardunet , @unblogueurinfluent , @unpolitique ou @unjournaliste .... À vous
demain la voie lactée : Twitter vous appartient ! Il suffit de vous faire RT.

Serial RTueur
Et c'est là que, sans crier gare, le vice vient de s'installer en vous. Vous étiez naïf,
un peu nouveau sur le terrain de jeu. Vous venez de croquer la pomme et vous
êtes rendu vulnérable au péché. Car désormais, vous allez faire tout ce qui est en
votre possible pour vous faire RT. En effet, s'il est un objectif de carrière que l'on
peut se fixer quand on arrive sur Tweeter, c'est devenir un serial Rtueur. Oui mais
voilà : comment faire ? Par quelle magie, une de vos brillantes formules que vous
aurez trouvée un matin en vous rasant, va-t-elle pouvoir se hisser en tête du
top_tweets du jour ?

Affutez vos mots tels des lames bien aiguisées. Attention, vous n'avez que 140
munitions, c'est peu, quand on sait le monde qui traîne sur Twitter ! Il faut de
l'entraînement pour frapper la cible au coeur. Trouver la bonne news ? Bof, si c'est
un lien du fil de votre quotidien préféré, il y a de bonnes chances pour que votre
voisin de palier reprenne également cette info sans passer par vous. Donc
finalement vous n'avez aucun mérite. Idem, si c'est le lien du billet du blog du
même voisin de palier que vous retweetez : il y a d’autres bonnes chances pour
que lui-même l'ai déjà retweeté. Vous l'aurez compris, pour être un serial RTueur,
un vrai, il faut avoir tiré le premier ! Et en rafale pour déchaîner la foule de vos
followers, au point que sans tambour ni trompette, votre pensée du matin ait fait le
tour du monde le soir quand vous vous couchez. Donc si vous tweetez le titre du
billet que vous venez de pondre sur votre blog, là vous avez déjà un peu plus de
chance. Mais, bon ce n'est pas donné à tout le monde de s'appeler Michaël
Arrington et d'avoir derrière soit toute la rédaction de Techcrunch et devant des
milliers de fans prêts à vous RT tel des bots qui n’ont pas réfléchi et jouent les
perroquets parce qu’ils vous font systématiquement confiance...

La phrase qui tue, celle qui crucifie sur place, il n'existe sans doute pas de recette
toute faite pour la trouver, mais, il existe quelques trucs et ficelles pour s’y
essayer : prenez un sujet d'actualité. Greffez-y un jeu de mot décalé. Genre un

Audience
p’tit jeu de mot sur #Sarko par exemple - si tant est qu’ils n’ont pas été tous déjà
faits - ça peut marcher. Si vous êtes déjà une star du web, vous aurez beaucoup
moins de difficultés. Si ça n'est pas le cas, priez pour qu'une star du web daigne
bien vous retweeter : c'est encore le meilleur tremplin pour commencer votre
carrière. C’est certain : il y a ainsi tous les jours une quantité de bons tweets
perdus dans la nature qui n'ont pas réussi à dépasser le cercle d'amis de leur
auteur. Donc il ne suffit pas de trouver un tweet génial, il faut en plus que ce tweet
soit vu et repris par un @déjàinfluent . Sinon, il y a un truc qui marche bien : les
citations d’homme célèbre. Exhumez un Mark Twain (pour vos followers anglo-
saxons) ou un Michel Audiard (pour les autres)... vous êtes assuré d’avoir au moins
trois ou quatre reprises. Après pour passer le stade la dizaine, si vous n’êtes pas
"déjà une star", il faut que la chance et l’actu soient avec vous. Enfin si vous voulez
dépasser la dizaine, alors que vous n’êtes toujours pas un @déjàinfluent .... là
comme qui dirait, il faut que les dieux de Twitter vous aient donné un petit coup de
pouce. Mais ça, ça ne s’explique pas et ça arrive parfois au bout de longues années
de travail.

En bref, vous comprendrez pourquoi certains - j’en fais partie - seraient près à tuer
père et mère pour un RT : c’est la possibilité donnée à chacun de devenir
soudainement la star du moment. C’est l’occasion de sortir de l’anonymat. De se
détacher du lot parmi un océan de paroles anodines et de mots que personne ne
lira jamais... C’est tout simplement créer un peu de sens dans une activité
mécanique qui vue de l’extérieur semble ne pas en avoir. Alors tous à vos claviers
et que les dieux soient avec vous !

Audience
L'auteur : Benjamin Romei
Benjamin Romei est
fondateur de Vendeesign
a ge n c e de c o n s e i l e n
c o m m u n i c a ti o n e n l i gn e .
L’agence ne fait quasiment
qu e de l ’ é di ti o n w e b e t u n
pe u de c o n s e i l a u pr è s Twitter (et les réseaux sociaux en général) a sans
d’ a n n o n c e u r s e t de m a r qu e s , aucun doute révolutionné la façon dont
qu i s e po s e n t be a u c o u p de nous consommons l’information, que cela soit pour
qu e s ti o n s u r l e u r pr é s e n c e e n le blogueur ou pour le lecteur. Pourquoi ?
l i gn e .
Simplement par le fait que l’information arrive en
S o n bl o g
temps réel, l’information est plus disponible.
http://leblog.vendeesign.com/
Pour le lecteur, Twitter lui permet de suivre en
T w i t t er temps réel la publication des blogs, sites média
qu’il suit. L’information est automatiquement
@vendeesign
poussée sur son desktop Twitter.

Personnellement c’est ce que je fais depuis presque 1 an maintenant, abandonnant


quasi à 80% mon Google Reader. Pour ce faire, j’ai créé un deuxième compte
personnel sur Twitter, ce compte suit la majorité de mes sources. Ce compte prend
une place de plus en plus importante pour ma veille. Ce compte a une colonne sur
mon Tweetdeck bien à lui. Cette technique me permet de gagner un temps
précieux.

Comment faisait-on avant Twitter ?


Même si Twitter n’a pas vraiment décollé en France, les utilisateurs qui l’utilisent
tous les jours en sont véritablement addicts, en effet 75% des messages sont
postés par 5% des utilisateurs.

Avant Twitter, c’était presque impossible de partager une découverte, un article à


quelques milliers de personnes en quelques secondes, seulement le flux RSS et la
newsletter pouvaient prévenir les abonnés d’un blog des nouveaux articles, soit
environ une vingtaine de minutes après la publication. Avec Twitter et Facebook
c’est totalement différent et les internautes sont immédiatement prévenus dans la
seconde de la publication d’un article.

Cela a accéléré notre veille. Si bien que cela a changé considérablement la vie d’un
billet sur un blog ou un site qui utilise Twitter ou Facebook comme outil de
communication et de promotion.

Fidélisation
J’ai réalisé une petite courbe pour vous montrer la vie d’un article sur Vendeesign,
on voit clairement les trois pics de lecteurs : ceux qui utilisent Twitter (qui arrivent
quelques secondes après la publication pour lire l’article), ceux qui viennent depuis
le flux RSS (une vingtaine de minutes après la publication de l’article) et ceux qui
arrivent depuis la newsletter (le lendemain de la publication de l’article).

CYCLE DE VIE D'UN BILLET

Oui Twitter a véritablement accéléré le phénomène de publication des articles, de


veille et de communication. À terme c’est le seul support qui pourrait vraiment
mettre fin à mon utilisation des flux RSS dans un agrégateur.

Fidélisation
L 'a u t e u r : E m i l i e O g e z

E m i l i e O g e z e s t c o n s u l ta n te Certains utilisateurs de Twitter disent "bonjour"


e n m é di a s s o c i a u x e t ge s ti o n quand ils se connectent pour la première fois de la
de l ' i de n ti té n u m é r i qu e , journée sur Twitter. Peu importe qu'il soit très tôt
bl o gu e u s e e t r e s po n s a bl e
ou bien 14h. Mais quelle idée saugrenue ?! Eh
marketing chez XWiki.
bien, pas tant que ça.

S o n bl o g Des styles différents


http://www.emilieogez.com
Pour commencer, il y a des styles différents.
Certains disent "bonjour", d'autres "hello" ou
T w i t t er "salut"... Moi, je varie. Je passe de "Youuuuuhou !"
à "Allo Twitter ? Ici Emilie ! Il y a quelqu'un ?" ou
@eogez encore de "Yo" à "Bonjour le jour". Et il y a ceux
qui ne changent jamais de formule comme Fadhila
Brahimi qui dit bonjour chaque matin en musique :

Ou Yann Leroux avec son :

Fidélisation
Ou encore Hugues Aubin, alias Hugobiwan :

Et vous savez quoi ? Ca marque ! La preuve. :)

Vous n'êtes pas seuls

Quoiqu'on en dise, nous sommes nombreux à ne pas déroger à ce petit rituel du


matin, comme le prouve l'animation de l'artiste Jer Thorp, qui est ici. Cette
animation montre plus de 10 000 tweets envoyés sur une période de 24 heures
entre le 20 et le 21 août 2009 et comprenant "bonjour" en plusieurs langues et en
particulier l'anglais. Pour comprendre cette animation, sachez que les tweets en
vert ont été envoyés tôt le matin, les tweets en orange un peu plus tard (vers 9h)
et les autres, en rouge, plus tard dans la matinée.

A quoi ça sert ?

Dans la vie de tous les jours, quand vous arrivez au bureau, que vous arrivez dans
un lieu, que vous croisez quelqu'un que vous connaissez dans la rue, vous dites
"bonjour". C'est une marque de politesse et de sympathie. Sur Twitter, c'est
exactement la même chose.

Ce qui change, c'est le spectre, plus large, des personnes que vous touchez, et ce
d'autant plus que vous avez beaucoup de followers ; vous dites "bonjour" à tous
ceux qui sont derrière leur écran (de smartphone, d'iPad ou d'ordinateur...) au
moment où vous envoyez votre tweet. Bien évidemment, l'heure à laquelle vous
envoyez le "bonjour" sera déterminante. Vous aurez moins de retours à 5h du
matin que vers 9h. :)

Peu importe qu'il fasse jour ou nuit chez vos followers... Vous arrivez sur Twitter et
vous indiquez que vous êtes là et disponible si besoin. Libre à eux bien sûr de vous
répondre. Quelques fois, les conversations s'engagent. On en profite pour donner
des nouvelles, parler de météo, partager des liens... Il nous arrive de perdre un
peu de vue des personnes et l'on est alors bien content de les retrouver à ce
moment de la journée où tout est encore calme. "Quelques grammes d'humain
dans un monde de tweets et de liens".

Si le "bonjour" est associé à un outil de géolocalisation, il peut aussi permettre des


rencontres. Vous êtes à la gare du Nord et l'un de vos followers n'est pas loin ?
C'est l'occasion de prendre un petit café et de faire plus ample connaissance.

Twitter est un outil social. Alors, go, à vos claviers !

Fidélisation
L 'a u t e u r : Pr i s c i l l a G o u t
Pr i s c i l l a G o u t e s t r é d a c t r i c e
Web à RegionsJob. Elle
a l i m e n te l e c o n te n u du F i l Twitter est un outil de veille incontournable, sur
Info de RegionsJob, de lequel l’info va vite, très vite, trop vite ? Sans
J o btr o tte r e t du bl o g
Mode(s) d’Emploi avec doute, mais là n’est pas la question. Tweeter une
Fabrice Mazoir. Elle est information est devenue un geste quotidien quasi
n o ta m m e n t s pé c i a l i s é e s u r automatique pour la plupart des blogueurs,
l ’ e m pl o i a u f é m i n i n . journalistes, ou rédacteurs, qui accompagne
S o n bl o g l’écriture ou la lecture d’un article. Mais parfois,
l’information la plus diffusée n’est pas celle que
h ttp: / / r e da c ti o n . bl o g. r e gi o n s j o b l’on attendait, ou tout au moins, pas forcément
.com celle que l’on espérait…
T w i t t er
@priscilla_rj

Des clics et des claques


En une journée, nous tweettons souvent les infos que nous jugeons pertinentes, de
notre cru ou pas, parfois même qui nous tiennent à cœur. Personnellement j’essaie
d’alterner les tweets "sérieux" et les plus "légers" histoire de ne pas totalement
ennuyer mes followers.
Le hic, c’est quand l’information légère en question prend le pas sur un beau billet
de fond que vous avez pris soin de travailler en amont. C’est ce que j’appelle «
l’effet Poney ». En parcourant la capture Minurl ci-dessous, vous comprendrez sans
doute ce dont il est question :

Fidélisation
Lorsqu’un tweet anodin dépasse en taux de clics tout ce que vous avez pu tweeter
depuis l’ouverture de votre compte, infos virales et billets de fond compris, vous en
sortez pas indemne…

Alors Twitter est-il un support adapté à la diffusion d’une information sérieuse et


pertinente ? That’s the question. Dans la liste ci-dessus par exemple et en général,
on note que les liens les plus cliqués sont ceux au plus fort potentiel viral : du site
original et décalé comme Bonjour Poney ou la Borne, au CV vidéo en passant par
les études insolites (ex : "Les secrets d’entreprises mieux gardées par les femmes"
ou "Les moustachus sont mieux payés")… Peu importe me direz-vous, du moment
que l’on est retweeté toute la journée et que cela rapporte du trafic sur le blog. La
fin justifie les moyens.

Pour répondre à la question posée ci-dessus, je dirai non : Twitter n’est pas
forcément le support le plus adapté à la diffusion de vos articles de fond. C’est
votre blog ou votre site qui l’est. Twitter est un outil complémentaire. Tout l’intérêt
d’un billet ne se verra sans doute pas en 140 caractères seulement. Twitter est
plutôt « un complément au blog car il dispense parfois d’avoir à se creuser les
méninges pour publier un article complet quand on veut juste partager un lien»
(dixit Presse-Citron en novembre 2009).

Faut-il optimiser ses sujets pour faire du buzz sur Twitter ?


Faire du lol tout court, "faire de la merde" avec des sujets sérieux, loler vos tweets
pour attirer le clic vers un article de fond (plus difficile tout de même) ou
carrément loler votre contenu en général… Nombreuses sont les possibilités.
Il est tentant de tweeter un article sûr de faire du buzz. Et les 140 caractères
accordés par Twitter s’y prêtent aisément. Comme l’explique Vincent Glad dans son
billet "Tentative de définition du journalisme lol", "L’homme est ainsi fait qu’il
cliquera toujours plutôt sur du cul, du lol et du fail plutôt que sur de la politique ou
de l’économie."

Mais faut-il "faire du lol" pour attirer le retweet ? Tout dépend de ce que vous
souhaitez à terme. Si votre intérêt est avant tout d’être reconnu et retweeté par
votre communauté (emploi, web 2.0, high tech, mode…), cela ne semble pas
nécessaire. Comme le dit @Moderateur, "si le but de votre espace de contenu est
d’obtenir du trafic qualifié, 50 clics sur votre lien d’analyse sont plus importants
que 400 sur Bonjour Poney". Et c’est avec ces personnes que vous échangerez
autour du sujet, via les commentaires notamment. Mais si votre intérêt est un

Fidélisation
maximum de clics et de retweets, peu importe de qui, du moment que cela apporte
du trafic à votre blog, c’est très différent. Mais vous prenez le risque que votre
lectorat se lasse.

Un outil d’archivage indéniable


Twitter ne permet peut-être pas à vos articles "de fond" d’être lus à l’instant où ils
sont tweetés mais il leur permet au moins d’être diffusés sur un plus large spectre
que votre seul lectorat habituel, et dans le temps. Si comme de nombreux
utilisateurs en veille, vous n’avez malgré tout pas le temps de cliquer sur tous les
liens qui semblent intéressants dans votre timeline, vous les avez au moins vus
passer. Vous pouvez les mettre de côté pour une utilisation ultérieure, ou de les
retrouver via des hastags ou des outils comme Twitter Search…

En conclusion, je citerai à nouveau @moderateur : "Fidéliser avec du lol vous


amènera un public en demande de lol, vos vrais billets ne seront pas lus. Pas
possible de capitaliser dessus. Donc autant se concentrer sur la crédibilité, quitte à
avoir des chiffres moins rondelets !" Twitter ne sera pas votre premier apporteur de
contenu, en d’autres termes, ne comptez pas dessus pour vous apporter du trafic.
Il est un complément à votre blog ou votre site.
Et si vous aussi avez expérimenté "l’effet Poney", ne vous formalisez pas, le web a
ses raisons que … enfin bref.

Fidélisation
• Depuis quand es-tu inscrit à Twitter et qu’est-ce qui avait motivé ton
inscription ?

Cela va bientôt faire trois ans

• Pour toi Twitter, c’est plutôt personnel ou professionnel ?

C’est de l’extime en plein ! A mi-chemin entre le professionnel et le privé.

• Tu déclares sur ton blog que ce dernier n’a aucun intérêt, et que c’est ce
qui fait son intérêt. Tu envisages ton compte Twitter de la même
manière ?

Absolument ! Et c’est la même chose avec mon compte Facebook. Tout ce qui est
virtuel ne doit pas prendre autre chose que sa place... virtuelle.

• Twitter révolutionne le journalisme, le rapport aux marques, le


recrutement… Ton avis de professionnel du Web, info ou intox ?

Twitter accélère tout. Une information circule beaucoup plus vite. La relation à
l’information est donc modifiée. Nous sommes plus oppressés par la donnée. Même
si, souvent, elles ne servent à rien, les données se succèdent encore plus
rapidement qu’avant.

Ainsi, que l’on soit annonceur, journaliste, politique ou autre, les réactions doivent
être justes et encore plus rapides qu’avant Twitter. Tout leader d’opinion ou
connecteur se doit d’être sur Twitter pour apprendre à gérer, et c’est nouveau, sa e-
reputation qui est la seule trace qui reste sur Google.

Alors, à la question de savoir si Twitter est une révolution, la réponse est non, c’est
juste un révélateur de la révolution Internet.

• D’après toi, combien de temps avant qu’un autre service remplace


Twitter et que ce dernier s’effondre ?

Je ne sais pas.

• Si tu devais donner un conseil à un nouvel inscrit…

Jouer au mieux le Lego de l’ego sans jamais être intime. Pas simple.

Témoignages
• Depuis quand es-tu sur Twitter, et qu’est-ce qui a motivé ton inscription ?

Depuis juin 2007. Je me suis inscrit "pour voir", j'étais très critique et méfiant vis-à-
vis de Twitter, mais j'ai peu à peu changé d'avis, je me suis "converti" et je ne le
regrette pas.

• Quelles sont pour toi les principales utilités de Twitter ? Veille,


discussion, acquisition de trafic… ?

J'utilise principalement Twitter comme outil de veille, je dirais à 80%, le reste étant
consacré à la publication de posts et la réponse aux messages reçus. Ne rentrent
pas dans ces chiffres les posts auto-syndiqués de Presse-citron, qui génèrent un
peu de trafic.

• Comment gères-tu ta ligne éditoriale ? De la même manière que ton


blog ?

Non, c'est plus freestyle. Je peux aussi bien balancer une info qu'un lien ou une
réflexion personnelle à la con qui n'a rien à voir, genre "Allez l'OL" :-)

• Tu as déjà un trafic confortable. Twitter a-t-il trouvé sa place dans tes


référents ?

Oui, cela fait partie de mon top 5 en apport de trafic, et parfois même juste
derrière Google (enfin loin derrière en chiffres quand même, mais deuxième en
position)

• Tu es une figure de la blogosphère. Es-tu souvent contacté par ce biais


par tes lecteurs, admirateurs ou détracteur ?

Oui je reçois pas mal de messages sur ma timeline publique ou en DM (direct


message) de gens qui passent par là plutôt que par le mail ou le blog pour me
contacter. Mais la majorité passe quand même encore par la page contact de
Presse-citron.

• Avec 50 000 abonnés au compteur, ton Twitter n’est-il pas en fait un


véritable média ?

Peut-être un peu en effet, mais je ne l'utilise pas, ou plus autant que je ne pourrais
le faire.

Témoignages
• Te sers-tu de Twitter à des fins plus personnelles (dans les échanges
notamment), ou évites-tu du fait que tu es observé par beaucoup de
monde ?

Avant oui, mais moins maintenant. Même si comme je le dis dans la réponse à la
troisième question, c'est relativement freestyle, je fais quand même gaffe à ce que
je dis, et je m'auto-censure beaucoup. Avec 50.000 followers les réactions arrivent
vite, nombreuses, et parfois violentes, et c'est difficile voire impossible à gérer.
Donc je m'efforce de garder le contrôle et je ne peux plus me permettre de
balancer des trucs à la légère comme j'en ai un peu l'habitude car le second degré
ne passe pas à l'écrit, et ça m'a parfois valu de me faire sèchement reprendre de
volée :-) Je pense que Twitter est un outil fabuleux mais, de par son format, peut
aussi être la pire des messageries, et une source terrible de malentendus et de
polémiques qui n'existeraient pas dans d'autres formats. En fait Twitter auto-
génère ses propres clash. Pour tout dire j'ai pris beaucoup de recul depuis cet été,
où, étant à l'étranger avec une connexion difficile, j'en ai profité pour me
"désintoxiquer" et m'interdire de poster et lire ma timeline pendant trois semaines.
Ça m'a fait un bien fou et depuis je tweete avec beaucoup de parcimonie. J'ai
notamment adopté une règle de "ni ni" : ne plus répondre ni aux tweets qui ont un
parfum de troll ou de provoc’, ni prendre part aux discussions des autres si je ne
suis pas directement concerné ou interpellé. Observer seulement, mais faire en
sorte de ne plus s'exposer. En outre, depuis, j'ai dû regagner 20% de productivité
professionnelle :-)

Témoignages
• Quand avez-vous décidé d’ouvrir un compte Twitter pour la Société
Générale ?

Notre compte Twitter a été lancé en juin 2009, nous avons donc soufflé notre
première bougie il n'y a pas longtemps, et nous approchons des 1500 followers.
L'ouverture de ce compte a suivi de peu le lancement d'une rubrique Conseil
Coaching au sein de notre site de recrutement. La vocation de ce compte Twitter
était de prolonger cette promesse faite au candidat de lui apporter informations et
conseils pratiques pour l'aider à être plus performant dans sa recherche d'emploi.
Un autre objectif pour nous était de compléter notre dispositif de veille par cet outil.

• Quelle ligne éditoriale avez-vous mis en place pour le compte


@CareersSocgen ?

La ligne éditoriale est relativement simple. Comme je te le disais, un premier axe


est d'apporter aux candidats des conseils et informations sur le recrutement, le
marché de l'emploi, les métiers...en général. Un second axe est de valoriser la
marque Société Générale : apporter des informations sur l'actualité du groupe,
mettre en avant certains métiers, annoncer des événements, informer sur les
nouveaux contenus mis en ligne, valoriser certaines offres de postes. Tout l'enjeu
est de trouver le juste mais difficile équilibre entre de l'information externe et
donner envie de nous rejoindre.

Un dernier élément, mais qui reste marginal compte tenu des volumes, était de
tester Twitter comme nouveau canal d'échange avec les candidats.

• Y-a-t-il un lien avec le service recrutement en interne pour sourcer ou


lancer des appels sur certains profils ?

Ce compte Twitter vient soutenir les offres de postes, qui sont systématiquement
présentes sur le site Careers, car c'est le canal incontournable pour postuler. Mais
la diffusion des offres n'est pas le principal sujet de nos tweets. Nous utilisons donc
Twitter comme un apporteur de trafic ou pour son supplément de visibilité ciblée
(puisque les followers se sont par définition déclarés intéressés par notre
"promesse éditoriale"). S'agissant des profils, il est vrai que nous nous concentrons
sur des profils IT / informatique / communication / marketing car il y a sur-
représentation de ces métiers sur Twitter.

Témoignages
• Quels sont les retours sur ce compte ?

Le premier retour positif se traduit par une croissance régulière du nombre de


followers. Par ailleurs, nous avons à deux reprises réalisé un sondage auprès de
nos followers pour valider leurs attentes, leurs usages et adapter notre "offre". Là
encore, nous avons reçu de nombreux messages d'encouragement et de
félicitations. Je crois également que nous avons bénéficié de la prime du "premier
entrant" car nous avons été la première entreprise du CAC à lancer un compte
Twitter exclusivement dédié aux RH.

• Vient-il en complémentarité d’autres espaces ou se suffit-il à lui-même ?

Je suis convaincu que son utilité réside dans la complémentarité avec les autres
espaces RH dont nous disposons (site Careers, blog, présence sur les réseaux
sociaux professionnels ou grand public). Quand nous l'avons lancé, la motivation
n'était pas du tout de surfer sur la vague mais il comblait un manque dans notre
écosystème.

• Comment fais-tu pour gérer plusieurs comptes Twitter à la fois ? Ce n’est


pas trop dur de s’organiser ?

Effectivement nous avons quelques comptes, qui pour être honnête rencontrent
des succès divers, et qui sont dédiés à des sujets ou des populations bien précis.
La qualité d'un compte ne vaut que par la qualité des tweets postés. Il est donc
indispensable de confier ces comptes Twitter à ceux qui maitrisent le mieux le
sujet. Par exemple, le compte Twitter de la Mission Handicap SG est géré par cette
même équipe. Cela est valable pour les autres plateformes relationnelles : nous
avons la même approche avec la page Facebook dédiée à l'alternance. Nous
accompagnons ces équipes, nous les conseillons mais ils sont les plus légitimes
pour animer efficacement un compte.

• Penses-tu qu’un compte Twitter peut avoir une réelle utilité pour une
entreprise ? Si oui, avec quel type d’utilisation ?

Sur l'aspect RH, je t'ai donné les éléments de réponses. Je suis convaincu qu'il
existe une multitude d'usage de Twitter pour une entreprise, petite ou grande :
veille, avant-vente, SAV, promotion... il existe énormément de réflexions qui
alimentent ce sujet. Et je ne parle que des usages avec des publics externes. Les
opportunités en interne sont peut être encore plus prometteuses, et pourtant on en
parle moins.

Encore une fois, Twitter doit être évalué en fonction de sa pertinence à répondre à
un objectif donné et de son adéquation avec les attentes des cibles visées.

Témoignages
• Quand t’es-tu inscrit sur Twitter, et dans quel but ?

Je me suis inscrit sur Twitter fin 2007. Assez tardivement par rapport à tous mes
copains geeks mais ces derniers m'ont convaincu qu'on s'y amusait bien. L'idée de
départ, c'était de pouvoir suivre l'actu personnelle de mes potes et maintenant je
l'utilise beaucoup pour m'informer et informer mes followers. Je suis accro.

• Tu as plusieurs comptes Twitter (pour Korben.info, RemixJobs, …). C’est


une manière de garder ton compte principal personnel ?

Oui. Le compte @Korben_RSS balance uniquement les news du blog. Celui de


@Remixjobs, uniquement les offres d'emploi... et le compte @Korben , c'est 100%
moi et mon actu perso.

• Quelles sont tes utilisations principales de Twitter (veille, partage


d’infos, discussions..) ?

Un peu de tout ça... Beaucoup de partage de ce que je vois lors de ma veille... Un


peu pour me tenir informé de ce que font mes potes et surtout évacuer un peu tout
le n'importe quoi qui se balade dans ma tête et qui ne peut pas figurer sur mon
blog korben.info (car hors sujet).

• As-tu une ligne éditoriale précise ou tweetes-tu selon l’humeur ?

Je fonctionne uniquement à l'humeur. C'est un peu pareil sur le blog. Pas de prise
de tête.

• Alors Twitter, ça rend accro ?

Carrément ! Ça a remplacé un peu les emails pour moi et je ne saurai plus m'en
passer.

• Tes tweets génèrent beaucoup de clics. As-tu conscience de l’impact que


cela peut avoir sur certains éditeurs de sites ?

Ahaha... Oui, j'en ai conscience car il m'arrive même de faire planter des serveurs
avec un simple tweet. Les gens cliquent en masse et le serveur tombe. Après, c'est
clair que lorsque je balance une info, elle tourne très très vite parmi mes (bientôt)
16 000 followers qui aiment pratiquer le RT à outrance :-)

Témoignages
• Globalement, que t’a apporté Twitter depuis tes débuts ?

Un outil de veille supplémentaire, la découverte de nombreuses personnalités très


intéressantes et surtout un formidable outil pour communiquer de manière simple
et rapide avec les lecteurs de korben.info. Twitter est devenu le moyen le plus
simple et rapide de me joindre, bien avant le mail.

• Si tu devais donner des conseils aux nouveaux venus, quels seraient-ils ?

D'abord observer ce qui se dit avant d'écrire tout et n'importe quoi. Ne pas
dépasser 200 followers car après ça devient impossible à suivre, et surtout ne
jamais perdre de vue que 140 caractères n'est pas toujours suffisant pour savoir si
quelqu'un fait de l'humour, ou est simplement quelqu'un de désagréable. Attendez
plusieurs de ses tweets pour vous faire une opinion.

Témoignages
• Comment as-tu débuté sur Twitter, et quelle en est ton utilisation ?

J’ai commencé à lancer mes vidéos. Comme j’étais déjà assez connu sur Internet,
les gens m’ont vite repéré sur Twitter. Ensuite, j’ai suivi des gens au fur et à
mesure, je me suis intéressé aux conversations, et c’est comme ça que je suis
arrivé là où j’en suis. Ça fait boule de neige ! Régulièrement je change ma timeline
: je supprime des followings, j’en suis d’autres etc. Je ne reste jamais sur les
mêmes. Tout dépend de ma timeline : si elle commence à être illisible, j’en prends
moins. Je supprime aussi les gros comptes, dans la mesure où ils sont beaucoup
retweetés : pas besoin de les suivre !

• Tu t’es fait des contacts réguliers quand même ?

Il y a une dizaine de personnes avec qui je converse quasiment tous les jours, par
DM ou autres. Ce sont des gens que je ne connaissais pas avant et que j’ai
rencontrés sur Twitter. L’important, ce sont également les coups de main entre
tweetos : par exemple, si quelqu’un cherche un emploi, je le retweete. D’après ce
que j’ai vu, j’ai à peu près 20% de mes followers qui sont connectés
simultanément, ce qui fait environ 500 personnes.

• Avec tes 4900 followers, est-ce que tu effectues un suivi sur ce que
Twitter peut t’apporter, en termes de trafic par exemple ?

Je regarde sur bit.ly entre autres. Il y a des jours où je peux toucher 600 000
personnes si on compte mes followers, les gens qui retweetent…

• Est-ce que Twitter a changé ton utilisation du Web en général ?

Non pas spécialement ! Twitter m’amuse plus que d’envoyer mes vidéos sur
Dailymotion, mais cela n’apporte pas forcément plus d’audience. Je ne passe pas
mon temps à faire ma promotion : je vais tweeter mes vidéos une ou deux fois,
mais je ne passe pas ma journée à toutes les diffuser. Si j’en trouve une
intéressante, je tweete le lien deux fois peut-être. Mais ça ne me rapporte pas un
centime !

J’ai commencé les vidéos en juillet 2007. Je n’ai pas le compte exact car j’ai perdu
un disque dur entier en 2008, soit 6 mois de vidéos. Quand mon compte
Dailymotion a été supprimé en juin 2008, j’avais 12 ou 14 millions de vues dessus.

Témoignages
J’ai désormais plusieurs comptes sur plusieurs plateformes : Dailymotion,
Youtube… En moyenne, je tourne à 1.5 voire 2 millions de vues par mois, toutes
plateformes confondues.

J’ai à peu près 8 écrans, Twitter n’en est qu’un parmi tant d’autres. Ce n’est pas un
problème pour moi que de suivre beaucoup de choses simultanément. J’ai une liste
d’informations qui est un vrai fil d’info ! J’ai presque 200 médias en provenance du
monde entier dessus, ça tombe toutes les 5 secondes.

• Twitter t’a apporté des contacts, ou cela reste de la détente et de la


conversation ?

J’y apprends énormément de choses ! Trouver des infos avant tout le monde par
exemple. Je ne prête pas énormément d’attention au nombre de followers. Bien
sûr, je suis content quand j’ai beaucoup de RT, mais sans plus. Si on fait comme
certains qui automatisent leurs messages, ça énerve les gens au bout d’un
moment, et on n’avance pas. Depuis que je suis sur Twitter, je suis toujours en
progression de followers, tranquillement mais sûrement. Jamais de régression ! Ca
va lentement mais ça ne recule pas. Mais c’est parce que je n’agresse pas trop les
gens en voulant leur faire voir des vidéos.

Témoignages
Quelque chose qui m’amuse beaucoup sur Twitter, et que tout le monde ne
comprend pas forcément : les live tweets d’émissions comme Secret Story par
exemple. Au lieu de regarder la TV tout seul chez toi, tu te marres avec tes copains.

• Si tu avais un conseil à donner aux gens qui débutent ?

Le mieux, c’est de prendre des followers et de lier des conversations. Il ne faut pas
se sentir obligé. Il y a des gens que j’ai enlevés de ma timeline car ils ne
m’intéressaient plus. Mais j’en reprends d’autres. J’essaie de rester autour de 800
followings. Les followers qui n’ont que des liens et aucune conversation ont peu
d’importance pour moi.

Pour moi, Twitter c’est un peu comme la TV : si je n’en suis pas content, j’éteins.
Je ne critique pas. Si les gens ne me plaisent pas, je ne les suis plus, et on n’en
reparle plus. Quand je n’ai rien à dire, je ne dis rien : ça peut m’arriver pendant 12
ou 18 heures par exemple. Ce que je regrette, ce sont les gens qui critiquent les
autres sur Twitter : si tu n’aimes quelqu’un, tu n’as qu’à le supprimer de tes
follows, voire le bloquer complètement. Chacun est libre de faire ce qu’il veut.

• Il y a quelque chose que tu utilises systématiquement, c’est le w0of :


c’est ta marque de fabrique ?

C’est ma marque à moi ! Je l’utilise à tous mes tweets. Je suis connu à cause de
mon chien en début et fin de vidéo. Si les gens en ont marre, tant pis !

Témoignages
• Depuis quand es-tu inscrit sur Twitter, et qu’est-ce qui a motivé ton
inscription ?

Inscrit sur la plateforme depuis juillet 2008, à quelques jours près. Inscrit
uniquement par curiosité, les blogs américains en parlaient ; ils y voyaient un
système révolutionnaire, moi un simple système de SMS publics. Bref, aux
premiers abords, je n’ai pas accroché. Pas du tout.
Avec le temps, l’outil a mûri. La communauté aussi. Les conversations également.
Les premiers blogueurs, journalistes, freelances, entrepreneurs et services
marketing ont commencé à l’apprivoiser. L’outil est devenu intéressant, permettant
à chacun de lier de véritables liens.

• Quelles sont tes principales utilisations du service ?

Actuellement, étant blogueur à la base, je l’utilise principalement pour ma veille


technologique. Pour me tenir au courant des nouvelles tendances, découvrir les
perles proposées par mes followings et partager mes découvertes avec mes
followers. Les liens y sont riches, l’information est sélectionnée, filtrée, donc
généralement intéressante. L’effort est moindre, et l’information circule vite, c’est
crucial.
Je l’utilise également, implicitement, pour étendre mon réseau. En étant abonné à
un flux RSS, j’ai peu de contacts avec les autres lecteurs. Sur Twitter, au contraire,
chacun apporte son commentaire, son grain de sel, d’autres se démarquent par la
pertinence de leurs liens ou contre-liens. Les échanges fusent, les contacts se
créent, et terminent de temps en temps autour d’un café ou d’une soirée.
Parfois, ils permettent de trouver de nouveaux clients. En tant que Freelance, je
propose mes services en développement Web ou administration système à des
sociétés. Mes contacts le savent, Twitter se présente en véritable réseau. De
bouches à oreilles, ou du moins de tweets en tweets, clients et prestataires sont
mis en relation.

• En tant que freelance, Twitter t’a-t-il permis de décrocher des contrats ?

Cela m’a donc permis de décrocher quelques contrats. Parfois, je suis contacté
directement par le client, qui a compris que je pouvais répondre à ses besoins, bien
souvent en tombant sur mon profil par hasard. Parfois, à l’inverse, je m’aperçois
que je peux répondre au besoin d’un client. Et parfois, le contact s’est fait à travers
un ou plusieurs intermédiaires.
Twitter n’a rien inventé, il fonctionne sur le principe du salon de thé/café. Chacun y

Témoignages
discute de ses problèmes, chacun y prête une oreille attentive, chacun y fait des
rencontres, et cela débouche parfois sur des opportunités, voire des contrats.
Parfois.

• Au final, quel retour d’expérience peux-tu faire sur les contrats


décrochés sur Twitter ?

Twitter peut donc être vu comme un salon de thé, mais avec un inconvénient : les
poignées de main y sont virtuelles. Les propos y sont donc moins engageants, les
contacts plus volatiles. De mon expérience, le nombre d’opportunités menant à de
véritables contrats est assez faible. En tout cas, bien plus faible que dans la réalité.
A mes débuts, ma première erreur a été de me cantonner au réseau. Un client,
caché derrière son écran, vous contacte via Twitter. Vous répondez, naïvement, à
travers le réseau. Le cadre n’est pas formel, la personne n’est pas en face de vous,
le ton est léger. Des deux cotés. Cerner son besoin est difficile, le convaincre aussi.
Une fois que vous pensez avoir réussi, vous le rencontrez. Le décor a changé,
l’ambiance aussi. Votre client n’est pas aussi fiable que vous ne le croyiez, votre
contrat a de grande chose de finir à la corbeille. Échec.

• Comment tirer au mieux parti de l’outil ?

J’ai changé mon fusil d’épaule. L’outil reste très intéressant, car il vous permet
d’entrer en relation avec beaucoup de monde, très rapidement, très facilement. Par
contre, une fois que le contact est initié, il est souhaitable d’échanger autour d’un
vrai café. Ou au moins d’utiliser une voie de communication plus formelle, comme
le téléphone.
Vous vous en rendrez compte, beaucoup de ces contacts ne sont pas sérieux. Sur
l’instant, ils ont exprimé un besoin, rapidement, sans vraiment prendre le temps
d’y réfléchir. Juste le temps de taper 140 caractères. Autant identifier ces
personnes le plus tôt possible, histoire de ne pas perdre votre temps. En général,
dix minutes de conversation téléphonique et un minimum d’expérience suffisent.
Conclusion ? Twitter est un outil ludique, un outil rapide, ou outil pratique. Mais
attention, les contacts n’y sont pas toujours sérieux. En fait, à l’heure actuelle, je
trouve encore la majorité de mes contrats à travers des cadres plus formels. Que
ce soient les plateformes Internet de mise en relation, les salons, etc.

Témoignages
• Depuis quand es-tu inscrite sur Twitter, et qu’est-ce qui as motivé ton
inscription ?

Je me suis inscrite au début de l’année 2009, en fait, après avoir su que j’allais
travailler chez Synthesio mais sans savoir exactement à quel poste. A l’origine,
j’allais être analyste multilingue, je crois, mais quand ils ont vu que j’avais un
intérêt particulier pour les réseaux sociaux, ils ont décidé que je serais la première
community manager chez Synthesio. Etant d’une grande curiosité naturelle, je l’ai
fait pour me tester moi-même et puis c’était parti !

• Ton Twitter t’est utile professionnellement ou personnellement (ou les


2) ?

En fait quand j’ai commencé à utiliser Twitter pour la première fois, je n’avais qu’un
compte personnel, mais j’ai arrêté de l’utiliser avant d’arriver chez Synthesio. Là
j’ai créé un compte professionnel et j’ai commencé à m’en servir, pour enfin me
rendre compte qu’il fallait que j’ai mon compte à part. J’avais envie de participer
moi-même, mais je savais que je ne pouvais pas interagir avec les gens de la
même manière avec le compte pro qu’avec un compte personnel.
Maintenant je tweete depuis les 2 mais je fais la différence entre celui qui est
personnel et celui qui est pro. En revanche, c’est clairement marqué sur mon
compte perso que je travaille pour Synthesio, pour être dans une transparence
totale, qui est l’éthique chez Synthesio ainsi que chez moi. Donc quand je tweete
avec ce compte, j’affiche que mon travail fait partie de qui je suis en ce moment,
mais tous les tweets viennent de moi et seulement de moi.

• Quelles sont tes principales utilisations du service : discussions, veille,


échanges ?

Principalement j’utilise Twitter pour tous les 3 :) J’effectue des veilles avec
Synthesio et TweetDeck en temps réel (et pour me rattraper des heures auxquelles
je ne suis pas connectée – il faut dormir quand même !). Je trouve des personnes
avec qui j’ai envie de prendre contact, et je m’en sers comme un espace qui
permet les échanges sans hiérarchie. C’est un outil qui a changé les règles
culturelles, parce que je peux tout à fait échanger avec quelqu’un qui ne m’aurait
jamais adressé la parole sinon. Finalement, je peux partager ce que je suis en train
de faire et lire pour avoir des retours des autres dans mes réseaux.

• Quels sont tes outils liés à Twitter préférés ?

CoTweet est génial pour te retransmettre l’historique de toutes les conversations

Témoignages
antérieures, donc si tu parles avec 200 personnes par jour (ou plus), tu peux te
rappeler de la dernière conversation et de celles d’avant.
TweetDeck, que j’ai déjà cité, est aussi top pour suivre les listes et les recherches.
Followerwonk est mon outil préféré, je pense. Il permet de rechercher dans les bios
des gens. Super pratique. Dans cette même veine, j’utilise souvent MyTweeple
pour chercher dans les biographies de mes followers et mes followings. La dernière
fois que je suis allée à Londres, par exemple, j’ai tapé "Londres" pour me rappeler
qui y était.

• Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer sur


Twitter ?

Je dirais : "vas-y" ! Par contre, il faut être conscient que tout ce que l’on dit restera
dans les pages de Google, donc sois toi-même mais prends conscience de tout ce
que tu dis. Parfois je m’arrête avant de publier un tweet – chose tellement facile-
pour me demander si je veux vraiment l’envoyer. Si tu hésites, ne l’envoie pas.

• Comment vois-tu l’avenir de Twitter ?

Je n’en ai aucune idée mais je pense que Twitter va être intégré dans
d’autres outils (comme il l’est actuellement) pour qu’on puisse créer des "super-
outils" qui en comprennent plusieurs à la fois.

Témoignages
• Depuis quand es-tu sur Twitter, et qu’est-ce qui a motivé ton
inscription ?

Depuis un peu moins de deux ans. Tout d'un coup, je me suis rendu compte que
toutes les journalistes mode anglo-saxonnes s'y mettaient aux Fashion Weeks, ça
m'a donné envie de leur emboiter le pas.

• Ton public sur Twitter et sur ton blog est-il le même ? Si non, quelles
différences ?

Pas exactement. Mon nombre de followers Twitter (près de 6000) me semble un


peu disproportionné par rapport à mon nombre de lecteurs sur le blog (il est visité
quotidiennement par environ 7000 personnes), je me doute donc que je suis suivie
sur Twitter par un public différent, moins mode mais aussi moins grand public. De
toute façon, Twitter me semble un outil avant tout prisé des gens des médias.

• Ta ligne éditoriale est-elle la même sur Twitter que sur ton blog, ou sont-
elles complémentaires ?

Sur les deux, je fais part de mes coups de coeur perso, mais sur Twitter, ça peut
être plus anecdotique. Je me sers aussi de Twitter comme d'une passerelle entre
Café Mode et le site Internet de L'Express Styles: je relaie sur Twitter tous les
articles que je signe sur Lexpress.fr/Styles. Je le fais beaucoup plus rarement sur
Café Mode.

• Te contacte-t-on plus facilement sur Twitter que par d’autres moyens


(notamment les marques) ?

Non, Facebook bat Twitter à plates coutures sur ce terrain. Les marques, en
particulier, maîtrisent encore moins Twitter que Facebook!

• Quel est pour toi le principal intérêt de ton compte Twitter ? Publiciser ?
Echanger ? Discuter ? Veiller ?

Veiller, et sentir la température sur un sujet. Je suis toujours étonnée de voir ce


que les internautes retweetent. Parfois, ça peut m'aider à "sentir" un nouveau
sujet. Et de manière plus générale, tout ce qui crée de l'interactivité entre mes
lecteurs et moi m'intéresse. Je déteste parler toute seule dans mon coin, j'attends
toujours une réaction, qu'elle soit positive ou négative.

Témoignages
• En tant que journaliste, quel est ton sentiment sur Twitter ? Est-ce
devenu un média à part entière ?

Un média, oui, mais qui n'a pas réussi à toucher le grand public. Ca reste pour moi
un outil pro. En 2010, Twitter est par exemple un outil précieux pour les
journalistes, mais j'ai le plus grand mal à le vendre à mes copines.

• Une question d’ordre plus "pratique" : quels outils utilises-tu pour


tweeter ? Tu tweetes directement à partir du site Web de Twitter, ou
plutôt des clients type Echofon, Hootsuite… ?

Le site web de Twitter depuis mon ordi, Tweetdeck depuis mon iPhone. J'ai dû
tester toutes les autres applis, celle-ci me semble de loin la plus pratique et fiable,
même si elle m'a fait le coup de la panne totale pendant plusieurs mois...

• Est-ce que tu y vois un impact sur le trafic de ton blog ?

Oui, Twitter est l'un des dix sites qui me ramènent le plus de monde.

• Tu disais que la veille était l’un des principaux intérêts que tu trouvais à
Twitter. A-t-il dépassé tes autres outils de veille, ou bien est-ce que tu le
considères comme une source complémentaire, mais pas principale ?

Twitter reste pour moi un site de veille moins indispensable que certains sites
d'actu mode, mais son immédiateté en fait un outil précieux: quel plaisir de voir
tomber sur Twitter une info bien avant de la lire ailleurs!

Témoignages
• Quand as-tu commencé à utiliser Twitter ?

Il y a un an environ. Au départ je m’y étais inscrite par curiosité. Mais n’ayant pas
toutes les cartes en mains, ma compréhension de l’outil a été assez limitée, et j’ai
laissé mon profil végéter seul quelques mois.

• La recherche d’emploi était-elle le but poursuivi à la création de ton


compte, ou bien utilisais-tu Twitter sans penser à un recrutement
potentiel ?

J’utilisais déjà activement Twitter depuis plusieurs mois lorsque je me suis


retrouvée en recherche d’emploi. J’en avais une utilisation perso (veille) ainsi que
pro (tâches de community manager en agence).

• Ta ligne éditoriale est plutôt diversifiée ! Tu t’es fixée des sujets


particuliers, ou tu tweetes selon ton humeur, l’actualité… ?

Je ne m’étais pas fixé de "ligne éditoriale" pour Twitter. L’utilisation que j’en avais
restait du domaine pro, donc les grands thèmes revenant souvent étaient
naturellement en rapport aux media sociaux, au marketing, à la communication.
Ne m’étant pas bridée sur ce que je tweetais, le tri s’est fait par goût des articles
que je lisais. Mes examens de fin d’étude ainsi que des choix de vie perso m’on
amenés à relayer des articles sur la situation au proche et moyen Orient.
Aujourd’hui je suis plus à l’aise avec cet outil, il m’arrive de "live-tweeter"
évènements ou lectures d’articles (de tous genres), de discuter et d’échanger, et je
continue également à relayer articles et humeurs au gré du temps et des
rencontres.

• Quelle est l’entreprise qui t’a embauchée ? Est-ce que tu sais si elle a
l’habitude de procéder ainsi pour ses recrutements ?

J’ai été embauché par l’agence de veille Human to Human. Cela s’est fait par
hasard et opportunité.

• Comment t’es-tu faite recrutée via Twitter ? C’est toi qui es entrée dans
une démarche active, ou ton entreprise qui t’a contactée d’abord ?

Lorsque j’ai terminé mes études, j’ai passé beaucoup de temps à réactiver
l’ensemble de mes réseaux. Twitter s’est révélé être l’outil le plus efficace et m’a
donné une grande visibilité. J’en ai donc profité. Suite à cela, mon entreprise m’a
contactée.

Témoignages
• Sais-tu si ton recrutement s’est fait par rapport à ton utilisation de
Twitter, ta communauté, un tweet en particulier… ?

Je ne pense pas, et j’aime à croire que c’est pour moi, mes expériences, mes
compétences ainsi que mes entretiens, le tout dans sa globalité, que j’ai été
recrutée.

• Depuis ce recrutement, tu as changé ton utilisation de Twitter ?

Je tweete plus … ou moins, c’est simplement par période … Aucun lien avec mon
embauche.

Témoignages
• Depuis quand es-tu inscrit sur Twitter, et qu’est-ce qui a motivé ton
inscription ?

J'ai créé le compte Twitter que j'utilise actuellement quelques semaines après le
lancement du blog, en janvier 2009. J'avais déjà ouvert un premier compte une
année auparavant mais sans vraiment accrocher au concept. Cette seconde
tentative avait deux objectifs : faire de la veille en suivant certains comptes
spécialisés dans les domaines qui m'intéressent et partager les infos que je
trouvais via un canal unique et relativement simple. C'est seulement dans un
second temps que j'ai commencé à utiliser Twitter autrement que comme un simple
outil de veille.

• Quel est le principal intérêt que tu trouves à Twitter ?

L'instantanéité. L'information y circule à toute vitesse. En un instant, une news


peut être relayée par des milliers de personnes et faire le tour du réseau. Les 140
caractères obligent à être précis, rapide, concis et c'est le point fort de Twitter, ce
qui rend le service aussi réactif. L'instantanéité, on la retrouve aussi dans la
communication entre utilisateurs. Contacter en direct le témoin d'un événement, le
responsable communication d'une grosse boite ou une personnalité peut se faire en
quelques secondes. Le principe des six degrés de séparation fait presque vieillot, ici
il n'y a plus de relais entre deux interlocuteurs, tout se passe en direct.
Bien sur, il y a un revers à la médaille car les fausses infos et les rumeurs se
propagent aussi vite et il est donc important de faire gaffe à ce que l'on peut lire
(même si au final, je vois rarement passer de fausses infos dans ma timeline).

• Comment gères-tu ton compte Twitter ? Tu as une ligne éditoriale bien


définie ou pas du tout ?

Une ligne éditoriale? Pas vraiment, je suis plutôt du genre bordélique! Bien entendu
mes tweets tournent majoritairement autour de sujets high tech, mais je n'hésite
pas à aborder de nombreux autres domaines qu'il s'agisse de politique, de sciences
ou de fesses (bon, ok, souvent de fesses). Je trouverais dommage de me
concentrer sur un seul thème avec un outil aussi génial que Twitter, et j'y partage
donc tout ce qui m'intéresse.
En ce qui concerne la gestion du compte, du point de vue technique j'utilise
Tweetdeck 90% du temps. Cela me permet de suivre une liste d'environ 80
comptes dans une colonne séparée de la timeline globale. Cette liste c'est un
mélange de comptes suivis uniquement pour ma veille, d'amis et de coups de
cœur. J'essaye dans la mesure du possible de ne pas rater trop de messages de ces
comptes ci. Ma timeline globale (900 followings), j'y jette un coup d'œil

Témoignages
régulièrement, mais je ne vais pas plus loin que les dix ou quinze derniers
messages. Cela me donne un aperçu rapide des sujets qui tournent, un instantané
du moment en quelque sorte. J'y pêche également régulièrement de bonnes
informations que je retweete.
Pour les followers j’ai toujours été assez souple. Je suis régulièrement de nouvelles
personnes que j’ai rencontrées IRL ou avec lesquelles j’ai pu engager des
discussions intéressantes, qu’elles aient plusieurs milliers de followers ou aucun.
Tous les trois mois environ, je fais un peu de ménage en supprimant de mes
followings tous les comptes inactifs et qui n’ont plus envoyé de messages depuis
plusieurs mois. Tout l’intérêt de Twitter réside aussi dans l’échange et la
communication doit aller dans les deux sens, c’est pour cela que je refuse rarement
de suivre quelqu’un et que j'essaye de répondre à tous les messages qui me sont
adressés.

• Tu t’occupes d’un podcast qui a le vent en poupe (pratique pour un


captain), comment utilises-tu Twitter pour le promouvoir ou
l’accompagner ?

En premier lieu, je me sers de Twitter pour annoncer la mise en ligne des billets du
blog, des nouveaux épisodes et bien sûr le lancement des enregistrements live du
mardi soir. Cela permet toujours par le jeu des retweets de faire découvrir celui-ci à
de nouvelles personnes. Je me sers également beaucoup du service pour faire ma
veille et préparer le podcast suivant. Pour cela, je lis mes (trop nombreux) flux
Netvibes, et je partage sur Twitter tout ce que je trouve comme articles
intéressants. Cela provoque généralement une grosse vague de messages durant
une ou deux heures, pas mal de retweets et quelques followers en moins. Tous les
liens que je poste sur Twitter sont automatiquement bookmarqués sur mon compte
Delicious via le service Packrati.us. Une fois par semaine je me rends sur mon
compte Delicious et je fais une sélection des meilleures infos de la semaine que je
tag pour la rubrique actualité du Podcast. Je reçois également beaucoup de news
ou de compléments d’informations que les autres utilisateurs m’envoient pour que
j’en parle durant l’émission. Twitter est donc un élément central dans la préparation
et la promotion de l’émission.

• Tu utilises beaucoup Twitter pour converser. Est-ce une aide à la


création de réseau ou juste un moyen de prolonger le dialogue avec les
personnes que tu connais déjà ?

Je dirais un peu des deux. C’est à la fois un moyen génial pour pouvoir créer de
nouvelles connexions et un outil qui tend à remplacer les traditionnels
commentaires de blogs. En ce qui me concerne, les conversations viennent
naturellement, que cela soit avec des amis, des utilisateurs que je croise depuis
longtemps ou des nouveaux venus. Je n’ai pas vraiment de stratégie, l’objectif
étant avant tout de partager mes trouvailles, de découvrir celles des autres et d’en
discuter comme si j’étais accoudé au bistrot du coin de la rue.

• Twitter t’a-t-il déjà offert des opportunités ?

Plusieurs fois ! J’y ai trouvé un fournisseur pour mes cybercafés (@akibag), de


nombreux clients à la recherche de services que ma société propose et même
quelques propositions de projets web. C’est pas mal du tout vu que je ne suis pas

Témoignages
sur Twitter pour le business. Les opportunités les plus précieuses restent toutefois
celles qui me permettent de rentrer en contact avec des personnes qu’il m’aurait
été difficile, voire impossible de rencontrer autrement.

• Quels conseils donnerais-tu à un nouvel inscrit ?

En premier je dirais qu’il ne faut pas se décourager trop vite. Un simple coup d’œil
ne suffit pas à capter le potentiel de Twitter et toutes les possibilités que le service
offre. Prenez le temps de découvrir Twitter et sa communauté avant de conclure
que cela ne vous convient pas.
Un autre point important est de ne pas se focaliser sur le nombre de followers ou le
rapport followers/followings car c’est loin d’être un critère de qualité. Certains
comptes suivis par moins de 100 personnes peuvent se révéler plus intéressants
que des comptes à plus de 100000 followers.
Enfin, et surtout, participez ! Partagez vos liens, engagez la conversation et
retweetez les contenus qui vous plaisent. On peut bien sûr utiliser Twitter
uniquement comme un outil de veille sans jamais poster un seul message mais la
véritable force du réseau réside dans les interactions entre ses membres et sa
communauté.

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• Depuis quand êtes-vous inscrit sur Twitter, et pourquoi ?

Je suis inscrit sur Twitter depuis... la date est sur la bio, mais ce dont je me
souviens surtout c'est que l'un de mes gourous et ami m'a sommé d'ouvrir un
compte, que j'ai réactivé en février 2010 suite à Tedx.

• Quel intérêt principal trouvez-vous à l’outil ?

L'intérêt principal que j'y trouve, est la concision des 140 caractères qui rendent
Twitter efficace, la timeline qui n'appartient qu'à soi; c'est-à-dire que personne ne
peut savoir ce que vous faites vraiment, sachant que tous vos clics ne sont pas
linkés sur la timeline des amis des amis de vos amis. Il n'a pas l'air trop intrusif, et
la réactivité, due aussi à la légèreté du concept. L'essentiel.

• Vos tweets comportent finalement très peu d’autopromo, beaucoup plus


de pensées et autres réflexions. A qui s’adressent-ils ?

C'est ce que j'aime sur Twitter, c'est que mis à part le diplomatique "follow back",
la TL reflète précisément et les "besoins de divertissements" du twittnaute, donc je
préfère "partager" un état d'esprit, c'est valable pour mes tweets comme pour la
plupart des gens que je "suis". Ma TL se partage entre humour, technologie et
informations.

• Il y a assez peu de replies ou de conversations dans vos tweets. Twitter


serait-il un outil introspectif, ou est-ce une volonté de prolonger les textes
disséminés ici et là ?

Il y a peu de replies car quelquefois je trouve que mes réponses à une personne ne
valent pas toutes d'être lues par mes abonnés, je tweete des idées, des phrases
qui me frappent au gré de mes lectures ou de mes conversations. Bientôt je vais
tester des phrases pour de prochaines chansons.

• Recevez-vous beaucoup de demandes/questions/compliments de fans


via Twitter ?

Je reçois peu de questions car je ne fais des interviews qu'occasionnellement hors


de mes saisons promotionnelles, je reçois beaucoup d'affection, les moins
affectueux sont bloqués illico. Merci Flowers, ainsi je nomme mes followers

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• Twitter peut vite rendre accro. Est-ce votre cas ?

Je ne pense pas être accroc à beaucoup de choses sur internet.

• MySpace était Le lieu branché pour les artistes il y a quelques années…


Twitter est-il son digne remplaçant ?

Mon avis est que Twitter ne remplace rien, il est Twitter, on ne compare pas une TL
avec un page en flash avec des mp3 et des fichiers que les gens ne savaient pas
alléger afin de rendre la navigation fluide. Ce fut l'une des erreurs de Myspace,
avoir été complexe et trop modulable pour un public peu formé.

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