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Notes sur la Société professionnelle des auteurs et compositeurs du Québec

Martin Gladu

- Eddy Marnay, Diane Juster et Luc Plamondon déjeunent ensemble le 22 octobre


1980 et jasent de la nécessité de réviser la Loi sur le droit d’auteur

- La SPACQ est fondée en mai 1981 par Diane Juster, Luc Plamondon et Lise Aubut
(aidés par François Cousineau, Gilles Vigneault, Pierre Huet, Georges Tremblay et
Stéphane Venne) suite au Sommet des industries culturelles de 1978 et à la
publication du Livre blanc La juste part des créateurs de Camille Laurin et Jacques-
Yvan Morin. Cette même année (1978), l’UNEQ (qui caressait le rêve de mettre sur
pieds une société de gestion collective) était créée, et la SAC devint la SARDEC,
laquelle annonça aussitôt son intention de fonder une « société de gestion
polyvalente. » La SADA était créée l’année suivante

- Alors que la SGDA, qui avait été fondée par la SARDEC et qui était financée par elle
et le gouvernement du Québec, éprouve nombreux défis, la SPACQ se voit accorder
une subvention de 3 500$ du ministère des Affaires culturelles pour un « projet de
licence type de reproduction mécanique d’oeuvres musicales. »

- Luc Plamondon fait une sortie remarquée au Gala de l’ADISQ en octobre 1983, s’en
prenant aux producteurs de spectacles et au président de l’ADISQ

- La SGDA met fin à ses opérations courantes le 31 décembre 1984. Plusieurs les
auteurs-compositeurs québécois avaient déjà adhérés à SDRM Limitée pour la gestion
de leurs droits de reproduction (ils étaient déjà membres de la SDE/PROCAN ou de la
CAPAC pour l’exécution publique)

- La SPACQ s’est vue octroyer une part de 51% dans la SODRAC à la fondation de celle-
ci en mai 1985. La SACEM participa au financement de la SODRAC jusqu’en 2003,
année durant laquelle la société sera « redonnée à ses membres. » La CAPAC – qui y
avait apporté sa division CANAMEC lors de la fusion avec SDRM Limitée – abandonna
ses parts peu de temps après la fondation de la SODRAC. Nota : En 2004, la SACEM
vendit sa propriété du Vieux Montréal où étaient situés naguère les premiers bureaux
de la SODRAC. Le produit de la vente de cet immeuble fût versé à la SPACQ

- En juin 1990, elle signa une entente avec la CAPAC, SDE/PROCAN et la SACD,
lesquelles avaient intervenu lors de sa demande de reconnaissance. Elle fît de même
avec la SARDEC. Or la CMRRA s’est vigoureusement opposée à sa demande
d’accréditation, plaidant même l’inconstitutionnalité de la loi canadienne sur le statut
de l’artiste

- a été reconnue en vertu de la Loi sur le statut professionnel les conditions


d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma L.R.Q. c. S-32.1 le 12

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octobre 1990 et qu’en vertu de cette reconnaissance elle négocie des accords-cadres.
Elle est reconnue pour représenter "les auteurs, compositeurs et auteurs-
compositeurs d'œuvres musicales commandées par un ou des producteurs dans tous
les domaines de production artistique au Québec."

- a été accréditée en vertu de la Loi concernant le statut de l’artiste et régissant les


relations professionnelles entre artistes et producteurs au Canada L.C. 1992, ch. 33 le
17 mai 1996 et que cette accréditation a été subséquemment amendée les 20 mai et
8 septembre 2003, et qu’en vertu de cette accréditation elle négocie des accords-
cadres

- a obtenu le 8 septembre 2003 un amendement à son certificat d’accréditation


antérieur daté du 17 mai 1996 du Tribunal canadien des relations professionnelles
artistes producteurs pour viser un secteur de négociation comprenant :

Tous les entrepreneurs indépendants engagés dans une production au Québec, par
un producteur assujetti à la Loi sur le statut de l’artiste (L.C. 1992, ch.33) à
l’exception d’un radiodiffuseur national privé de langue anglaise, pour exercer les
fonctions d’auteur, de compositeur et d’auteur-compositeur incluant le travail
requis par ces fonctions pour la livraison au producteur de la musique et/ou
chanson commandée. Dans le cas de l’Office national du film, une « production au
Québec » signifie une production initiée par un centre de production ONF situé au
Québec. Dans le cas de la Société Radio-Canada, une « production au Québec »
signifie une production initiée par un de ses établissements situés au Québec.

- la décision 2003 TCRPAP 042 accueillait la demande de la SPACQ de modifier son


accréditation, demande soumise à la lumière de la demande d’accréditation de la
Guilde des compositeurs canadiens de musique de film. L’accréditation de la SPACQ a
donc été modifiée de manière à s’appliquer à un secteur qui se limite à la province de
Québec.

- le 23 mai 2003, la Guilde des compositeurs canadiens de musique de film est


accréditée en vertu de la Loi sur le statut de l’artiste, laquelle avait été sanctionnée en
1992. Elle avait auparavant conçu un accord-cadre type, lequel était prisé par
l’industrie

- The GCFC bargaining strategy breaks new ground because it deals with copyright
issues. The GCFC has negotiated agreements with the copyright collectives SOCAN
and SODRAC that acknowledge the GCFC’s right to represent composers’ rights for
works not represented by the other copyright collectives. So, if a broadcaster opts for
an MBL (modified blanket licence) from SOCAN for a TV program, and SOCAN grants
the performing rights back to the composer for the musical works in that program,
the GCFC now represents those works for collective bargaining with the broadcaster.
The GCFC members gave careful consideration to their decision to bargain
collectively. Historically, film and television composers had distanced themselves
from collective representation and unionization. The Federal Status of the Artist

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legislation opened the door for the GCFC to be certified as a collective of creators –
different from a union, but with many of the same legal powers.

- La GCFC avait signé une entente avec la Socan le 6 mai 2002, et avec la Sodrac le 13
mai 2002

- Depuis le 29 juillet 2019, le Conseil canadien des relations industrielles est


maintenant chargé d’administrer un nouveau mécanisme de recours contre des
mesures de représailles d’un employeur en vertu de la partie III du Code canadien du
travail, et de trancher les plaintes de congédiement injuste, les appels relatifs au
recouvrement du salaire et les appels au titre du Programme de protection des
salariés, en plus de jouir de pouvoirs élargis pour trancher les appels en matière de
santé et de sécurité au travail.

- Au Québec, les décisions en matière de reconnaissance des associations d’artistes et


des associations de producteurs reconnues ont été rendues par le Tribunal
administratif du travail ou par les tribunaux qui l’ont précédé, soit la Commission des
relations du travail (CRT) et la Commission de reconnaissance des associations
d’artistes et des associations de producteurs (CRAAAP)

- a créé la Fondation SPACQ

- a milité pour l’abolition de la licence obligatoire en 1988

- a soutenu la fusion entre la SDE/PROCAN et la CAPAC

- a soutenu l’augmentation des quotas de chansons francophones et de contenu


canadien sur les ondes radiophoniques par le biais de plusieurs interventions auprès
du CRTC

- a œuvré à l’élaboration d’un programme d’aide accordé aux auteurs et aux


compositeurs des albums financés par Musicaction
- a milité pour l’adoption de la Loi sur le statut de l’artiste
- a donné l’impulsion nécessaire à l’introduction d’un prix honorant un auteur
compositeur au Gala de l’ADISQ.

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