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GROUPE INTERDISCIPLINAIRE D’ASSISTANCE

POUR LE DEVELOPPEMENT DES COMMUNAUTES


Siège : Djélibougou – Route de Koulikoro – Rue 215
Immeuble Malamine SIMPARA dit Parisien – BAMAKO
Antenne Régionale Mopti : Sévaré - Mopti - Quartier Socoura - Route de GAO –
GRIDAC/DIAMASO Près de l’académie.
Antenne Locale : Djenné quartier yoboucaina
Tél. (223) 76 44 11 57 / 98326292 / 75281858
Email : gridacong@yahoo.fr

Projet d’Appui au Renforcement de la Résilience des Populations du Delta Intérieur du


Niger face aux effets néfastes des Changements Climatiques dans les 11 villages de la
commune urbaine de Djenné, Région de Mopti, Cercle de Djenné.
( Djenné, Ballé, Diabolo, Gomnikouboye, Kamaraga, Kéra, Niana, Velingara, Soala, Syn,
Yentéla )

Coordinateur de Projet : Mohamed El Béchir KOITA

Superviseur de Projet : Beydi Tidiane KOITA

Janvier 2018

1- Informations de base :
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1.1- Nom de l’organisation et localisation :
 Nom : Groupe Interdisciplinaire d’Assistance pour le Développement des Communautés
(GRIDAC).

 Localisation :
Siège : Bamako - Djélibougou – Route de Koulikoro – Rue 215, Immeuble Malamine
SIMPARA dit Parisien. Tel : (223) 98326292 / 76441157 /75281858
Antenne régionale Mopti : Sévaré - Mopti - Quartier Socoura - Route de GAO - Près de
l’académie.
Antenne Locale : Djenné quartier yoboucaina

 Date de démarrage du projet : Avril 2017

 Montant financement Réso-Climat Mali : 50.000.000 FCFA

 Contextes et justification :
Aucun changement dû à un effet externe n’est intervenu pendant la période couvrant ce
rapport.
 Analyse des problèmes que l’organisation vise à résoudre :
Le présent projet sera mis en œuvre dans les 11 villages de la commune urbaine de Djenné. La
commune urbaine de Djenné est touchée par les effets néfastes des changements climatiques
depuis les grandes sécheresses de 1972. Ces effets néfastes se sont accentués cette année avec des
pluies tardives suivies des inondations qui ont immergé les cultures vivrières dans tous les villages
de la commune. Cela s’ajoute aux dégradations hydriques dans les zones exondées et inondées de
la commune. La commune urbaine de Djenné comme tout le cercle de Djenné se situe dans le
Delta Intérieur du Niger et a les mêmes caractéristiques que les autres zones du Delta Intérieur du
Niger. Ainsi, le Delta Intérieur du Niger est une zone humide d’importance Internationale dont
l’ensemble est érigé en site RAMSAR depuis janvier 2004. Il dispose d’énormes potentialités
agricoles. Riche de ses écosystèmes variés, le DIN est le domaine privilégié de la riziculture, de la
pêche, l’élevage et l’exploitation forestière. Le DIN est le dernier refuge des éleveurs et des
animaux pendant la période sèche.

Aujourd’hui, le DIN est sujet à toutes sortes de pression d’ordre climatique et anthropique.

Pour atténuer les effets des changements climatiques sur les écosystèmes et augmenter la
résilience des producteurs ruraux (hommes et femmes), ce présent projet est initié par GRIDAC
dans le cadre du programme PIL-ADCC du RESO-Climat Mali pour accompagner les populations
à restaurer les terres agricoles dégradées, à gérer et prévenir les conflits, à améliorer la production
animale et végétale, à procurer et améliorer les revenus des ménages ruraux.

 Analyse des problèmes spécifiques genre de la zone d’intervention :


Notons que les femmes et les jeunes sont les plus touchés par les effets des changements
climatiques. Les bras valides qui sont les jeunes sont contraints d’aller en exode à la recherche
de revenus, les conditions de production n’étant plus favorables dans les villages. Les femmes
et les enfants dans les ménages vivent dans des conditions précaires famines, sous-
alimentation, malnutrition, maladies diverses.

 Analyse des problèmes de conflits dans la zone d’intervention et de leurs liens avec les
changements climatiques :

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Le surpeuplement des animaux dans la commune/le surpâturage, le bouchage des bornes des
parcours pastoraux, l’établissement anarchique des champs agricoles et la diminution des
ressources naturelles suite aux changements climatiques sont des facteurs qui créent une
situation de mauvaise gestion des ressources naturelles occasionnant des conflits entre
agriculteurs et éleveurs dans la zone. En 2009, une initiative des autorités administratives et
communales pour la gestion des parcours pastoraux et des gîtes d’étape s’est arrêtée en cours
de chemin suite à la réaction de certaines autorités villageoises face à l’atteinte de leurs
espaces culturaux par les travaux de matérialisation. Les propriétaires des aires de pâturage et
leurs représentants locaux ne sont pas tous associés aux cadres formels de concertation de
l’administration, cela a comme conséquence la non remontée de toutes les informations à la
base aux cadres formels de concertation. Un cadre de concertation est prévu dans ce projet.

 La stratégie du projet et les changements climatiques :


Le présent projet à travers sa stratégie d’intervention apportera des solutions d’adaptation des
populations aux problèmes occasionnés par les changements climatiques dans la commune à
travers :
- L’amélioration des conditions de production agricole des ménages ruraux dans les 11
villages de la commune urbaine de Djenné à travers les actions d’adaptation aux
changements climatiques (Restauration des terres agricoles dégradées et maintien du
potentiel productif par la mise en place des dispositifs anti - érosifs, la réalisation d’étables
fumières, de parcs améliorés et de compostières, la diffusion et l’exploitation des données
météorologiques),
- L’amélioration des productions végétales et animales des ménages ruraux dans les 11
villages de la commune urbaine de Djenné à partir d’initiatives d’adaptation aux
changements climatiques (l’accès des producteurs aux semences améliorées à travers la
formation et la mise à disposition des banques de semences améliorées maraîchères et
vivrières, la matérialisation de parcours pastoraux, la délimitation et la matérialisation
concertées des pâturages naturels, l’ensemencement des pâturages naturels avec des
plantes fourragères, l’élaboration /redynamisation de conventions locales, la mise en place
des comités locaux dans chaque village pour la gestion concertée des conflits liés au
pastoralisme, la mise en place et l’animation des cadres de concertation pour la gestion
concertée des conflits liés au pastoralisme dans la commune),
- L’amélioration des revenus des ménages ruraux dans les 11 villages de la commune
urbaine de Djenné par une valorisation des sources alternatives diversifiées (la promotion
de petites unités avicoles, le maraîchage, l’embouche, la pisciculture/l’empoissonnement
des mares, le renforcement des capacités, l’organisation de visites d’échange
d’expériences, l’organisation /structuration des pêcheurs, des aviculteurs, des éleveurs et
des maraîchers en groupements, associations et coopératives, la dotation des coopératives
de pisciculteurs, d’aviculteurs, d’éleveurs et de maraîchers en matériels/équipements de
pêche, d’aviculture, d’embouche et de maraîchage).
Les stratégies présentées telles vont renforcer la résilience des populations des 11 villages de
la commune aux effets changements climatiques cités plus haut.

 La stratégie va adresser les problèmes spécifiques Genre :


Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet, GRIDAC prévoit d’encadrer les
producteurs ruraux (hommes et femmes) des 11 villages de la commune urbaine de Djenné.
Le but visé est de contribuer à l’amélioration de la résilience des producteurs ruraux (hommes
et femmes) face aux effets des changements climatiques, à travers des actions d’adaptation
comme le maraîchage, l’embouche bovine et ovine en vue d’augmenter la production et la
productivité des périmètres maraîchers et des parcs de production animale.
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 La stratégie va adresser les problèmes conflits existants :
En vue de concilier et établir l’équilibre entre les activités agropastorales et la gestion des
ressources naturelles et de prévenir les conflits entre les exploitants des ressources naturelles, tous
les acteurs seront impliqués à la mise en œuvre des activités, des cadres de concertation seront
organisés, des séances d’information et de sensibilisation seront tenues, des actions de synergie
seront menées avec tous les partenaires.

 La stratégie s’articule avec les stratégies de développement local :


Le projet s’inscrit dans le cadre du Programme de Développement Economique Social et
Culturel (PDSEC), au Programme de Sécurité Alimentaire (PSA) de la commune urbaine de
Djenné, au Plan National d’Adaptation aux changements climatiques et au Programme.

3. Exécution du projet :

3.1. Les objectifs :

3.1-1- Objectif global :


Aucun changement n’est intervenu dans l’objectif global. Il reste toujours le même.

Objectif global : Contribuer à renforcer davantage les capacités de résilience des


communautés face aux effets des changements climatiques dans les 11 villages de la
commune urbaine de Djenné.

3.1.2- Objectifs spécifiques :


Aucun changement n’est intervenu dans les objectifs spécifiques.

O.S.1 : Améliorer les conditions de production agricole de 300 ménages ruraux dans les 11
villages de la commune urbaine de Djenné à travers les actions d’adaptation aux changements
climatiques (Restauration des terres agricoles dégradées et maintien du potentiel productif par
la mise en place des dispositifs anti - érosifs, la réalisation d’étables fumières, de parcs
améliorés et de compostières, la diffusion et l’exploitation des données météorologiques).

O.S.2 : Améliorer les productions végétales et animales de 300 ménages ruraux dans les 11
villages de la commune urbaine de Djenné à partir d’initiatives d’adaptation aux changements
climatiques (l’accès des producteurs aux semences améliorées à travers la formation et la mise
à disposition des banques de semences améliorées, la matérialisation de parcours pastoraux, la
délimitation concertée des pâturages naturels, l’élaboration /redynamisation de conventions
locales, la mise en place des comités locaux dans chaque village pour la gestion concertée des
conflits liés au pastoralisme, la mise en place et l’animation des cadres de concertation pour la
gestion concertée des conflits liés au pastoralisme dans la commune).

O.S.3 : Améliorer les revenus de 300 ménages ruraux dans les 11 villages de la commune
urbaine de Djenné par une valorisation des sources alternatives diversifiées (la promotion de
petites unités avicoles, le maraîchage, l’embouche, la pisciculture/l’empoissonnement des
mares, le renforcement des capacités, l’organisation de visites d’échange d’expériences,
l’organisation /structuration des pêcheurs, des aviculteurs, des éleveurs et des maraîchers en
groupements, associations et coopératives, la dotation des coopératives de pisciculteurs,
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d’aviculteurs, d’éleveurs et de maraîchers en matériels/équipements de pêche, d’aviculture,
d’embouche et de maraîchage).

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 Tableau du cadre logique du projet selon la GAR : Gestion Axe sur des Résultats
- Activités du projet : Juillet 2017 à Décembre 2017

Logique d’intervention Indicateurs de rendement Valeur


Prévision Réalisation Taux
d’exécution
Résultats attendus :
R.1 : Les conditions de production
agricole sont améliorées dans les 11
villages de la commune urbaine de
Djenné à travers les actions d’adaptation
aux changements climatiques :
R.1.1 : 300 exploitants/exploitantes  Nombre de producteurs ▫ Formation de 300
agricoles (90 femmes et 210 hommes) ont agricoles (hommes et exploitants/exploitantes 55 producteurs relais formés sur 100%
leurs capacités renforcées pour réaliser sur femmes) formés et agricoles (90 femmes et les techniques de DRS/CES.
leur terre les nouvelles techniques appliquant sur leur terre 210 hommes) sur les
culturales, les techniques DRS/CES, les les nouvelles techniques techniques de DRS/CES,
techniques de production de fumures culturales, les les techniques culturales et
organiques. techniques DRS/CES, les techniques de
les techniques de production de fumures
production de fumures organiques (formation de
organiques. 55 relais).

 Superficies de terres ▫ Dotation des producteurs Les producteurs de 10 villages ont


dégradées récupérées de 4 villages en été dotés en matériels / 250%
par les techniques de matériels/équipements équipements de travail
DRS/CES. agricoles. (4 charrettes, 50 dabas, 50 pelles,
6 brouettes).
▫ Réalisation de 75 fosses Réalisation de 105 fosses
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compostières dans 9 compostières de 522,21 m dans 9 140%
villages. villages.
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▫ Réalisation 5 étables Réalisation de 2 étables fumières 40%
fumières témoins. de 21,056 m2 dans 2 villages.
▫ Réalisation 2 parcs Réalisation de 4 parcs améliorés 200%
améliorés témoins. de 150,35 m2 dans 4 villages.
R.1.2 : Les informations météorologiques ▫ Nombre de producteurs ▫ Formation de 75 Formation de 22 producteurs 100%
sont diffusées et exploitées par 300 agricoles (hommes et producteurs agricoles en relais en techniques d’exploitation
agriculteurs (90 femmes et 210 hommes). femmes) ayant accès techniques d’exploitation des données météorologiques.
aux informations des données
météorologiques et qui météorologiques
les utilisent. (formation de 22 relais).
▫ Mise en place d’un ▫ Mise en place de 10 comités
mécanisme de diffusion de suivi pluviométrique dans 90,90%
des informations les 10 villages.
météorologiques dans les ▫ Dotation des 10 villages en
11 villages de la commune pluviomètres.
urbaine de Djenné. Les informations météorologiques
sont diffusées suivant deux
mécanismes :
▫ les assemblées villageoises
tenues chez les chefs de
village où les chefs de
ménages participent et qui
transmettent les informations
aux autres membres des
ménages.
▫ les membres des comités
pluviométriques, qui
individuellement, informent
les producteurs de bouche à
oreille.
R.2 : Les productions végétales et
animales sont améliorées dans les 11
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villages de la commune urbaine de
Djenné à partir d’initiatives
d’adaptation aux changements
climatiques :
R.2.1 : Assurer l’accès de 300 producteurs  Nombre de producteurs ▫ Formation et suivi de 55 Formation de 23 producteurs en
(90 femmes et 210 hommes) aux semences agricoles (hommes et producteurs en techniques techniques de production de 104,54%
améliorées à travers la formation et la mise femmes) formés sur la de production de semences améliorées.
à disposition des banques de semences production de semences semences améliorées
améliorées et adaptées. améliorées et adaptées. (Formation de 22 relais).
 Nombre de banques de ▫ Mis en place de 2 banques Pas de banque de semences mise 0%
semences améliorées et de semences. en place.
adaptées mises en ▫ Nombre de producteurs
place. agricoles (hommes et 37 producteurs ont eu accès aux 12,33%
femmes) ayant accès aux semences améliorées.
semences améliorées et
adaptées.
R.2.2 : 20 ha de parcelles agricoles sont  Superficies de terres ▫ Dotation en semences et
exploités avec des semences améliorées et agricoles cultivées avec encadrement de 55 37 producteurs ont eu accès aux 12,33%
adaptées. des semences producteurs (hommes et semences améliorées et les ont
améliorées et adaptées. femmes) pour appliquées sur leur parcelle.
l’exploitation des
parcelles agricoles avec
des semences améliorées
et adaptées.

▫ 20 ha de parcelles 4,43 ha exploitées avec des


exploitées avec des semences améliorés. 22,15%
semences améliorés.

R.2.3 : 2 parcours pastoraux de 10 km  Nombre de mètres ▫ Identification concertée de Pas d’identification concertée de 0%
chacun et 2 zones tampons sont balisés. linéaires de parcours 2 parcours pastoraux et de parcours pastoraux et de zones
pastoraux balisés. 2 zones tampons. tampons.
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▫ Matérialisation de 2 Pas de matérialisation de parcours
parcours pastoraux de 10 pastoraux et de zones tampons 0%
km chacun et de 2 zones dans la commune.
tampons dans la
commune.
R.2.4 : Un mécanisme de gestion concertée ▫ Nombre de mécanisme ▫ Élaboration et / ou Pas d’élaboration et / ou
des conflits liés au pastoralisme est de gestion concertée redynamisation d’une redynamisation d’une convention 0%
fonctionnel dans la commune des conflits liés au convention locale dans la locale dans la commune urbaine
d’intervention. pastoralisme est commune urbaine de de Djenné.
fonctionnel dans la Djenné.
commune. ▫ Mise en place et Pas de mise en place et animation
animation des cadres de des cadres de concertation pour la 0%
concertation pour la gestion concertée des conflits liés
gestion concertée des au pastoralisme dans la commune
conflits liés au urbaine de Djenné.
pastoralisme dans la
commune urbaine de
Djenné.
R.3 : Les revenus de 300 ménages
ruraux sont améliorés dans les 11
villages de la commune urbaine de
Djenné par une valorisation des sources
alternatives diversifiées :

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R.3.1 : La production de poissons en  Nombre de ménages ▫ Formation de 120 Pas de formation des pêcheurs en
quantité et en qualité est assurée par 60 (hommes et femmes) pêcheurs (hommes, techniques d’empoissonnement 0%
ménages dans 2 mares dans la commune formés en pisciculture. femmes) de 60 ménages des mares, de transformation des
d’intervention permettant une amélioration  Nombre de mares ruraux de la commune poissons, à l’utilisation des
de leur revenu. empoissonnées. urbaine de Djenné en matériels de pêche et aux textes
 Niveau de production techniques législatifs (formation de 20
en poissons des mares. d’empoissonnement des relais).
mares, de transformation
des poissons, à
l’utilisation des matériels
de pêche et aux textes
législatifs (formation de
20 relais).
▫ Organisation d’une (1)
visite d’échange Pas de visite d’échange organisée. 0%
d’expériences avec 5
participants par voyage
(pêcheurs et encadreurs).
▫ Organisation /structuration
des pêcheurs en Pas d’organisation /structuration 0%
groupements ou des pêcheurs.
coopératives.
▫ Aménagement d’une (1) Pas de mare aménagée. 0%
mare.
R.3.2 : La production maraîchère,  Nombre de ménages ▫ Formation de 30 relais en Pas de formation des relais en
l’élevage bovin, ovin, l’aviculture de (hommes et femmes) maraichage. maraichage. 0%
poulets de race améliorée, de chair et formés en maraîchage, ▫ Formation de 30 relais en 50 agro-éleveurs formés en
d’œufs en quantité et en qualité est assurée embouche et aviculture. embouche de petits embouche de petits ruminants. 166,66%
par 180 ménages (1 homme et 1  Niveau de production ruminants.
femme par ménage) dans la commune en maraîchage, ▫ Formation de 30 relais en Pas de formation des relais en 0%
embouche et aviculture. aviculture aviculture.

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d’intervention permettant une amélioration ▫ Niveau de revenu des ▫ Organisation /structuration Pas d’organisation /structuration
de leur revenu. ménages. des maraîchers, éleveurs des maraîchers, éleveurs et 0%
et aviculteurs en aviculteurs.
groupements ou
coopératives.
▫ Dotation des producteurs Les producteurs de 10 villages ont
(hommes et femmes) été dotés en matériels / 250%
maraîchers, éleveurs et équipements de travail (4
aviculteurs en charrettes, 50 dabas, 50 pelles, 6
matériels/équipements. brouettes).
Octroi 47 moutons (32 brebis et 156,66%
15 béliers) à 47 agro-éleveurs.

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Description des activités réalisées :

1- Formation sur la production de semences :


La formation a concerné 23 producteurs (22 hommes et 1 femme) de 10 villages couverts
par le projet. Elle a duré 5 jours et s’est déroulée à Djenné du 24 au 28 juillet 2017.
Les thèmes traités pendant la formé ont porté sur :
▫ Les changements climatiques (adaptation et atténuation),
▫ Notion de semence (Variété, cycle),
▫ Itinéraire technique des cultures,
▫ Méthode de vulgarisation :
 Visite inter paysanne,
 Vulgarisation de masse (regroupement des bénéficiaires cibles).
▫ Prototype d’implantation d’une parcelle de démonstration.

A travers des séances de restitution, les participants ont relayé les notions apprises à la
formation à 20 autres producteurs dans les villages, ce qui fait un total de 43 producteurs
formés en techniques de production de semences améliorées (39 producteurs semenciers,
1 éleveur et 3 pêcheurs).

Sur les 43 producteurs formés, 37 producteurs ont appliqué sur leur parcelle les techniques
de production de semences améliorées avec des spéculations suivantes : Arachide, Niébé,
Mil, Maïs, Riz.

2- Dotation des producteurs en semences améliorées :


En vue d’assurer la production de semences améliorées, les producteurs ont été dotés en
semences suivantes :

N° Spéculations Quantité Superficies Producteurs


exploitées H F T
1. Niébé Korobolen 20 kg 0, 62 ha 5 1 6
2. Maïs 40 kg 0,96 ha 10 0 10
3. Arachide 40 kg 1,16 ha 8 2 10
4. Mil 30 kg 0,83 ha 8 2 10
5. Riz Sotasoke 36 kg 0,27 ha 6 0 6
6. Riz ADENI 11 32 kg 0,59 ha 3 1 4
TOTAL 198 kg 4,43 ha 40 6 46

3- Culture des semences :


 Monocultures :
Les semences ont été cultivées en monoculture par les paysans.
 Cultures associées :
D’autres paysans ont pratiqué la culture associée Maïs - Niébé :
 Diabolo : un producteur sur 0,06 ha.
 Welengara : une productrice sur 0,06 ha.
 Kéra : un producteur sur 0,09 ha.

4- Situation des récoltes :


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Les paysans volontaires ont été dotés en semences améliorées par GRIDAC. A la récolte,
la situation est la suivante :

N° Villages Producteurs Spéculation Variété Quantité récoltée


1. Diabolo Hawa TANGARA Mil Toronion 35 Kg = 0,035 T
2. Diabolo Mama TANGARA Maïs TZ 11,88 Kg = 0,011 T
(Association Maïs-Niébé) Niébé Korobolen 22,2 Kg = 0,022 T
4. Diabolo Mamadou BOUARE Niébé Korobolen 56 Kg = 0,056 T
5. Diabolo Mouctar PLEA Arachide Fleur 11 17,5 Kg = 0,017 T
6. Soala Bouba DIARRA Arachide Fleur 11 81 Kg = 0,081 T
7. Soala Daouda COULIBALY Arachide Fleur 11 71,25 Kg = 0,071 T
8. Soala Dramane COULIBALY Arachide Fleur 11 51,6 Kg = 0,051 T
9. Soala Soma BOUARE Mil Toronion 13,75 Kg = 0,013 T
10. Soala Tenin COULIBALY Arachide Fleur 11 90 Kg = 0,09 T
11. Yentela Mamadou BOUARE Arachide Fleur 11 215 Kg = 0,21 T
12. Yentela Issiaka COULIBALY Arachide Fleur 11 94,47 Kg = 0,094 T
13. Yentela Yacouba COULIBALY Arachide Fleur 11 4,8 Kg = 0,0048 T
14. Kamaragua Gouro DICKO Mil Toronion 120 Kg = 0,12 T
15. Kéra Aly Nafo Niébé Korobolen 26,66 Kg = 0,026 T
16. Niala Hamadoun BOCOUM Arachide Fleur 11 107,5 Kg = 0,107 T
17. Djenné Faity Konda Riz ADENI 11 69 Kg = 0,069 T

5- Formation en agro – météorologie :


La formation a concerné 22 producteurs (22 hommes) de 10 villages couverts par le
projet. Elle a duré 5 jours et s’est déroulée à Djenné du 29 juillet au 02 Août 2017.
Les thèmes traités pendant la formé ont porté sur :
 Connaissance agro météorologique :
▫ Méthode ancestrale,
▫ Méthode moderne.
 Intérêt de la connaissance météorologique.
 La pluviométrie :
▫ Description,
▫ Utilité de la pluviométrie,
▫ Méthode d’installation,
▫ Méthode de lecture,
 Période de lecture pluviométrique.
 Conservation des données pluviométriques.
 Remplissage fiche pluviométrique.
 Cas pratique :
▫ Installation pluviométrique,
▫ Lecture pluviométrique.

6- Mise en place des comités de suivi pluviométrique :


Dans les villages couverts par le projet, des comités de suivi pluviométriques ont été mis
en place à raison d’un comité par village. Chaque comité est composé de 3 personnes sauf
dans le village de Kamaragua où il est composé de 2 personnes.
Dix (10) comités de suivi pluviométriques ont été mis en place dans 10 villages du projet.
7- Diffusion des informations météorologiques :

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En vue de faciliter l’accès des populations aux informations météorologiques, les données
météorologiques recueillies sont diffusées à travers :
▫ les assemblées villageoises tenues chez les chefs de village où les chefs de ménages
participent et qui transmettent les informations aux autres membres des ménages.
▫ les membres des comités pluviométriques, qui individuellement, informent les
producteurs de bouche à oreille.

8- Dotation en pluviomètres :
Les 10 villages couverts par le projet ont été dotés chacun d’un (1) pluviomètre pour effectuer
les relevés pluviométriques afin d’établir une base de données sur les niveaux de pluie reçus,
qui mis à la disposition des paysans les orientent sur les activités agricoles à entreprendre.

9- Formation en DRS/CES :
En prélude à la tenue de la session de formation, une prospection du terroir au niveau de tous
les villages a été effectuée pour identifier les différentes dégradations et pour ensuite choisir
un village de diffusion dans lequel toutes les actions retenues pourront se dérouler. C’est ainsi
que le village de diabolo a été retenu qui a été un village réceptif.
La formation a concerné 55 producteurs de 10 villages couverts par le projet. Elle a duré 5
jours et s’est déroulée à Diabolo du 08 au 12 Septembre 2017.
A travers cette formation, le phénomène et le processus de l’érosion ont été bien expliqué afin
de faire comprendre aux paysans quel peut être l’importance et le rôle de la lutte anti érosive
dans les zones d’intervention du projet.
Plusieurs techniques de lutte anti érosive ont été présentées, et il a été expliqué sur quelle
unité de topo séquence, et dans quelle suite logique dans le temps ces techniques sont
applicables dans un sous - terroir donné :
Il s’agit entre autres : cas typique (convenable à la commune de Djenné après prospection) :
des exutoires, des diguettes de protection, des lignes en tige, des fascines, des bandes
enherbées.
La cohérence de ces techniques avec d’autres mesures :
- Parcs améliorés,
- Etables fumières,
- Fosses fumières.
Cette cohérence est indispensable pour aboutir à une production agro-sylvo-pastorale
soutenue par une organisation nécessaire pour la mise en œuvre des techniques au niveau des
villages concernés et vulgarisés par l’équipe projet.
Pendant la formation, une fosse compostière et une étable fumière témoin ont été réalisées par
le formateur avec l’implication des participants.

Remarque : la ligne en cailloux et la barrière en cailloux ne sont pas concernées pour


absence de matériaux. Dans ce cas de figure ils sont remplacés par la ligne en tige.

10- Réalisation de fosses compostières :


Après des campagnes d’information, de sensibilisation et de formation qui ont permis de
renforcer les connaissances des paysans sur l’importance de la fumure organique dans la
fertilisation des terres agricoles appauvries, la durée de la conservation et la qualité du goût
des produits agricoles et leur avantage comparatif face aux engrais chimiques sur le plan
économique, la situation des fosses compostières réalisées par les paysans est la suivante :
N° Villages Nombre de Nombre de fosses Capacités des fosses
producteurs compostières compostières

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1. Soala 23 23 54,45 m3
2. Diabolo 25 30 56,15 m3
3. Yentela 9 9 294 m3
4. Kéra 8 8 29,34 m3
5. Ballé 4 4 12,34 m3
6. Gomnikouboye 6 7 14,6 m3
7. Kamaragua 8 10 20,99 m3
8. Welengara 8 8 17,34 m3
9. Niala 5 6 23 m3
TOTAL 96 105 522,21 m3

NB : 10 m3 (10 Tonnes) de compost fertilise 1 ha de terre agricole donc 522,21 m3 fertilise


52,22 ha.

11- Réalisation étables fumières et parcs améliorés :


A la suite de la formation sur la production de fumure et la lutte anti – érosive, des étables
fumières et parcs améliorés ont été réalisés dans certains villages pour la production de
fumure organique à travers le parcage du bétail, il s’agit :

N° Villages Etables fumières réalisées Parcs améliorés réalisés


Nombre Dimensions Nombre Dimensions
1. Diabolo 1 2 m de rayon soit 12,56 m2 1 L 5 m x l 4 m soit 20 m2
2. Kamaragua 1 L 3,54 m x l 2,40 m soit 1 L 6 m x l 4 m soit 24 m2
8,496 m2
3. Sola - - 1 L 7,5 m x l 4,5 m soit
33,75 m2
4. Yentela - - 1 L 11 m x l 6,60 m soit 72,6
m2
Total 4 villages 2 étables 21,056 m2 4 parcs 150,35 m2

12- Octroi de moutons aux bénéficiaires :


Pour la mise en œuvre des activités d’embouche ou d’élevage de petits ruminants, les paysans
agro-éleveurs ont été dotés en moutons (bélier et brebis).

N° Villages Nombre de Nombre de moutons


producteurs Bélier Brebis Total
1. Soala 10 2 8 10
2. Diabolo 9 3 6 9
3. Yentela 3 1 2 3
4. Kéra 1 1 0 1
5. Niala 5 3 2 5
6. Kamaragua 1 1 0 1
7. Djenné 18 4 14 18
TOTAL 47 15 32 47

NB : au cours du transport, 3 moutons sont morts.


13- Octroi de matériels de travail et d’intrants aux bénéficiaires :
En vue de faciliter l’exécution des travaux par le renforcement des moyens d’existence,
GRIDAC a doté les paysans de certains villages en matériels de travail et intrants :
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N° Villages Matériels de travail distribués
Charrettes Dabas Pelles Brouettes
1. Diabolo 1 10 10
2. Soala 1 10 10
3. Yentela 1 5 5
4. Kamaragua 1 5 5
5. Kéra - 5 5 1
6. Gomnikouboye - 4 5 1
7. Welengara - 4 - 1
8. Niala - 4 5 1
9. Ballé - 3 5 1
10. Djenné - - - 1
Total 10 villages 4 charrettes 50 dabas 50 pelles 6 brouettes

Aussi 2 300 kg (soit 2 tonnes 300 kg) d’aliments bétail ont été donnés à 46 paysans agro-
éleveurs à raison de 50 kg par paysan.

14- Formation en embouche de petits ruminants :


La formation a concerné 50 agro-éleveurs de 11 villages couverts par le projet. Elle a duré 5
jours et s’est déroulée à Djenné du 03 au 07 Janvier 2018.
Les thèmes traités pendant la formé ont porté sur :
▫ L’importance de l’élevage des petits ruminants,
▫ L’Habitat des animaux ou enclos,
▫ Les modes d’élevage,
▫ Les espèces de petits ruminants,
▫ Les types d’aliments rencontrés,
▫ L’entretien des animaux,
▫ Les maladies des petits ruminants rencontrées,
▫ Les traitements appropriés,
▫ L’embouche des petits ruminants,
▫ Le respect et l’application des mesures de police sanitaire.

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