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Sciences Economiques et Gestion

Semestre 5

Fiscalité

Comptabilité et Fiscalité des Salaires


Cas de Synthèse Corrigé

V- Impôt sur les Revenus Salariaux

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Professeur Abderrahim FARACHA
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1- Introduction

2- Le bulletin de paie

2-1- Les éléments du bulletin de paie


2-2- Analyser un bulletin de paie

3- La comptabilisation de la paie

3-1- Cotisations à Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), Cotisations à Caisse


Interprofessionnelle Marocaine de Retraite (CIMR) et Impôt sur le Revenu Salarial
3-2- La comptabilisation

4- Cas de synthèse :

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1- Introduction :

Les charges de personnel constituent une part particulièrement importante de l’ensemble des
charges qu’enregistrent les entreprises. Elles sont constituées de deux éléments : les salaires
(rémunérations) d’une part, et les charges sociales d’autre part.

2- Le bulletin de paie :

2-1- Les éléments du bulletin de paye :

Art 370 du code du travail : « Tout employeur est tenu de délivrer à ses salariés, au moment du
règlement des salaires, une pièce justificatives dite ‘’bulletin de paye’’ qui doit mentionner
obligatoirement les indications fixées par l’autorité gouvernementale chargée du travail. »

Art 375 alinéa 4 du code du travail : « Sont punis d’une amende de 300 à 500 dirhams le défaut de
délivrance du bulletin de paye aux salariés ou le bulletin ne contenant pas les indications fixées par
l’autorité gouvernementale chargée du travail. »

1) Les mentions obligatoires relatives :

à l’identification des parties :

- Le nom, siège social ainsi que le numéro d’affiliation à la CNSS de l’employeur ;


- Le nom, prénom ainsi que le numéro d’immatriculation à la CNSS du salarié ;

au travail effectué et à la rémunération :

- La qualification professionnelle du salarié et la date d’embauche ;


- La durée du travail rémunérée (la durée normale et, le cas échéant, les heures
supplémentaires) ;
- Le nombre de jours travaillés ;
- La nature et le montant des primes accordées en sus du salaire de base ;
- La valeur des avantages en nature, le cas échéant ;
- Le montant du salaire global ;

aux déductions et aux majorations :

- base de calcul des cotisations ;


- nature et montant des prélèvements de cotisations salariales opérées sur la rémunération
brute (sécurité sociale, retraite, AMO,…), nature et montant des sommes non soumises à
cotisations et s’ajoutant à la rémunération.
- Base imposable à IR et le montant de l’impôt ;

à divers éléments :

- Le montant de la rémunération nette versée au salarié ;


- La date de paiement de la rémunération et date de remise du bulletin de paye ;
- La dates de congés payés et droits acquis ;
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- La mention incitant le salarié à conserver le bulletin de paie sans limitation de durée.

2) Les mentions facultatives relatives :

aux charges sociales patronales :

Non obligatoires à condition de fournir au salarié un récapitulatif des cotisations sociales


patronales correspondantes

au droit au temps de repos compensateur :

Le temps de repos compensateur acquis par le salarié, qui peut lui être fourni séparément

2-2- Analyser un bulletin de paye

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BULLETIN DE PAYE
EMPLOYEUR SALARIE
FARACHA Sarl Ahmed AMI
32, Rue DIR EL KHEIR PARTOUT Casablanca 34, Rue RAHAM ALWALIDIN Casablanca
N° CNSS : 3300842 N° CNSS : 22946623
Emploi : Technico Commercial
Date d’Embauche : 16/09/1994
Nombre de jours travaillés : 26 Jours
Situation de famille : Marié
Nombre d’enfants : Deux
Période de Paye Période de Congés
Du : 01/05/2007 Au : 31/05/2007 Du : …………... Au : ……………….

GAINS
Eléments Base Taux Montants
Salaire de Base 5500,00
Heures supplémentaires 125% 1,00 36,06 36,06
Heures supplémentaires 150% 1,00 43,28 43,28
Heures supplémentaires 200% 1,00 57,70 57,70
Prime d’ancienneté 5637,04 15,00% 845,56
Prime d’encouragement 540,00
Prime de Transport 540,00
Indemnité de cherté de vie 890,00
Indemnité de logement 600,00
Salaire Brut 9052,60

COTISATIONS ET IR Base Part salariale Part patronale


Cotisations CNSS Taux Montants Taux Montants
Prestations Sociales 6000,00 4,29 257,40 8,60 516,00
Assurance Maladie Obligatoire 8472,60 2,00 169,45 3,00 254,18
Allocations Familiales 8472,60 6,50 550,72
Taux de formation professionnelle 8472,60 1,60 135,56
Total 426,85 1456,46
Cotisation retraite complémentaire
CIMR 9052,60 6,00 543,16 6,00 543,16

Total 543,16 543,46


Impôt sur le Revenu 5715,79 40 918,09
Total 918,09
Total général 1888,10 1999,62

SALAIRE A VERSER
Salaire Net 7164,50
Allocation Familiale 300,00
Avances/Acomptes sur salaire 950,00
Prélèvement Crédit logement 2783,58
Prélèvement Crédit consommation 809,00
Net à verser 2921,92

Date de remise du bulletin Signature du Salarié 5


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29/05/2007

Bulletin de paye doit être conservé sans limitation de durée.

Explications
- Heures supplémentaires :

Selon l’article 202 du code du travail « La rémunération des heures supplémentaires est calculée tant
sur le salaire que sur ses accessoires, à l’exclusion :
1. des allocations familiales ;
2. des pourboires, sauf pour le personnel rémunéré exclusivement au pourboire ;
3. des indemnités qui constituent un remboursement de frais ou de dépenses engagés
par le salarié en raison de son travail. »
Calcul du taux horaire
- On sait que la durée du travail annuel dans les activités non agricoles est de 2288 heures
- Le salaire global sans la prime d’ancienneté est de (5500 DH
- Donc le taux horaire est de [5500/(2288/12)] 28,85 DH
- Heures supplémentaires 125% = 28,85x1,25
- Heures supplémentaires 150% = 28,85x1,50
- Heures supplémentaire 200% = 28,85x2
- La prime d’ancienneté :

Selon l’article 353 du code du travail « Pour le calcul de la prime d’ancienneté, sont pris en compte le
salaire proprement dit, ses accessoires ainsi que les majorations pour heures supplémentaires, à
l’exclusion :
1. des prestations familiales ;
2. des pourboires, sauf pour les salariés exclusivement payés aux pourboires ;
3. des gratifications accordées, soit sous forme de versement fractionnés, soit sous
forme d’un versement unique en fin d’année ou en fin d’exercice, y compris les
gratifications calculées en pourcentage des bénéfices ou du chiffre d’affaires de
l’entreprise ;
4. des participations aux bénéfices et de toute libéralité à caractère aléatoire et
imprévisible, sauf dispositions contraires contenues dans le contrat de travail, la
convention collective de travail ou le règlement intérieur ;
5. des indemnités ou primes qui constituent un remboursement ou un dédommagement
pour le salarié :
- de frais ou de dépenses supportés par lui auparavant en raison de son travail ;
- d’une responsabilité ;
- d’une situation défavorable ;
- des indemnités ou remplacement temporaire d’un salarié dans un poste d’une
catégorie supérieure ainsi que pour travail exécuté temporairement dans un
poste nécessitant un travail exceptionnel. »

Selon l’article 354 du code du travail « lorsque le salarié est rémunéré, en totalité ou en partie, au
pourcentage des bénéfices, à la commission, au rendement ou à la pièce, la prime d’ancienneté est
calculée sur la base de la moyenne de la rémunération nette perçue durant les trois mois précédant
l’échéance de ladite prime. »

Donc la base du calcul de la prime d’ancienneté est (5500+36,06+43,28+57,70) 5637,04 DH.


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Selon l’article 350 du code du travail « a moins que le salaire ne soit basé sur l’ancienneté, en vertu
d’une clause du contrat de travail, du règlement intérieur ou d’une convention collective de travail,
tout salarié doit bénéficier d’une prime d’ancienneté dont le montant est fixé à :
- 5% du salaire versé, après deux ans de service ;
- 10% du salaire versé, après cinq ans de service ;
- 15% du salaire versé, après douze ans de service ;
- 20% du salaire versé, après vingt ans de service ;
- 25% du salaire versé, après vingt-cinq ans de service. »
-
Dans notre exemple la prime d’ancienneté est égale (5637,04 x 15%) 845,56 DH.

- Retenues CNSS : Voir annexe 2

Les cotisations que l’employeur doit verser à la CNSS sont :


1. Prestations sociales au taux de 12,89% dont 4,29% est à la charge du salarié. Ces
prestations sont calculées sur assiette de cotisation plafonnée à 6000 DH par mois et par
salarié (Part salariale (6000x4,29%)= 257,40 DH et Part patronale (6000x8,60%)=516,00 DH)
2. Assurance Maladie obligatoire :

 Assiette : la cotisation due à la CNSS au titre de l’AMO est assise sur


l’ensemble des rémunérations visées à l’article 19 du dahir portant loi n° 1-
72-184 du 15 Joumada II 1392 (27 juillet 1972) relatif au régime de la CNSS
tel qu’il a été modifié et complété par la loi n° 17-02 du 21 Ramadan 1425 (4
Novembre 2004) (même base que celle servant au calcul des cotisations de
la CNSS). Voir annexe 2

L’assiette de cotisations est égale le salaire brut moins les éléments non soumis à cotisation
(9464,55 – 500 (Prime de transport) 8964,55 DH

 Taux :
- Cas des salariés actifs :
Le taux de cotisation à l’AMO est fixé à 1+4% de la masse salariale déplafonnée (assiette de
cotisation sans plafond) réparti comme suit :
- 1% au titre de participation à l’AMO à la charge de l’employeur ;
- 4% au titre de l’AMO proprement dite dont 2% à la charge de l’employeur et 2% à la
charge du salarié.
Le taux de 1% au titre de la participation à l’AMO est dû par tout employeur assujetti au régime de
sécurité sociale, qu’il dispose d’une assurance facultative ou qu’il soit affilié au régime de l’AMO.
AMO part salariale (8472,60x2%) 169,45 DH et AMO part patronale (8472,60x (1%+2%)) 254,18 DH.

- Cas des titulaires de pensions :


Le taux de cotisation des titulaires de pensions relevant de la CNSS est fixé à 4% du montant global
des pensions de base de services à condition que ce montant soit égal ou supérieur à 910 DH par
mois dans le secteur de l’agriculture et 1289 DH par mois dans les autres secteurs. Cette cotisation
est mise à la charge des titulaires de pension.

3. Allocations familiales au taux de 6,50% à la charge de l’employeur et sans plafonnement de


l’assiette de cotisations (8472,60x6,50%) ;

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4. Taux de formation professionnelle au taux de 1,6% à la charge de l’employeur et sans


plafonnement de l’assiette de cotisations (8472,60x1,6%)

- Retenues CIMR :
D’après l’art. 3 du règlement intérieur, « le traitement annuel qui servira de base de calcul tant des
contributions que des prestations des bénéficiaires comprendra tous les éléments bruts de
rémunération perçus par les participants (fixe, heures supplémentaires, commissions, gratifications,
participations aux bénéfices etc.) à la seule exception des avantages en nature et des sommes
destinées au remboursement des frais effectif d’emploi.
Toutefois, les adhérents qui accordent comme avantage en nature la nourriture, devront la
comprendre dans les éléments de rémunération précités, après évaluation forfaitaire, annuellement
acceptée par la CIMR .
Le taux dépend du contrat signé entre la société et la caisse interprofessionnelle marocaine de
retraite (CIMR).
Dans notre exemple on a calcule la cotisation au taux de 6% et sur la base de 9052,60 DH soit part
salariale 543,16 DH et Part patronale 543,16 DH.

- Impôt sur le revenu : (Voir annexe 1)

1. Revenu brut imposable : Salaire brut moins les éléments non imposables (Voir régime fiscal
des indemnités, primes et avantage en argent et en nature. Dans notre exemple le salaire
brut imposable (9052,60 – 500) 8512,60 DH.
2. Revenu net imposable : Salaire brut imposable moins retenues CNSS, retenues CIMR,
Assurance - groupe couvrant les risques de maladie, maternité, invalidité et décès, frais
professionnel et les intérêts TTC relatif au crédit logement pour l’acquisition d’habitation
principale (dans le cas de logement économique on retranche le montant de la traite c’est-à-
dire le montant du principal et intérêt TTC). Dans notre exemple le salaire net imposable est
égal [8512,60-426,85-543,16- 1447,14 (frais professionnel = (Salaire brut imposable – les
avantages en nature et en argent)x17%)-750,23 (Intérêts TTC compris dans le montant
2783,58 DH)] 5345,22 DH

3. Impôt sur le revenu :


IR = Revenu net imposable x taux – Montant à déduire – 15 DH par personnes à charge (le conjoint
et les enfants).
Dans notre exemple l’IR = 5345,22x40%-1175-(15x 3) = 918,09 DH.

4. Salaire net : Salaire brut – Totale retenues

5. Salaire à verser : Salaire net + Allocations familiales (150 DHx2) – Avances – Prélèvement
crédit logement – Prélèvement crédit consommation.

3- La comptabilisation de la paye

3-1- Le livre de paye :


Art 371 du code du travail : « Tout employeur ou son représentant doit tenir dans chaque
établissement ou partie d’établissement ou atelier, un livre dit de paye établi conformément au
modèle fixé par l’autorité gouvernementale chargée du travail. »

Art 372 du code du travail : « Le livre de paye peut être remplacé à la demande de l’employeur par
l’utilisation des système de comptabilité mécanographie ou informatique ou par tout autre moyen de
contrôle jugé équivalent par l’agent chargé de l’inspection du travail. »
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Art 374 du code du travail : « Le livre de paye ou les documents mécanographique et informatiques
ou les autres moyens de contrôle qui remplacent ce livre doivent être tenus à la disposition des
agents chargés de l’inspection du travail et des inspecteurs de la CNSS qui peuvent à tout moment
en exiger la communication. »

Art 375 alinéa 5 du code du travail : « Sont punis d’une amende de 300 à 500 dirhams le défaut de
tenue du livre de paye ou du moyen de contrôle équivalent admis par l'agent chargé de l'inspection
du travail, ou le livre de paye ou le moyen de contrôle équivalent non tenus conformément aux
dispositions fixées par l'autorité gouvernementale chargée du travail, ou le défaut de conservation du
livre de paye ou des documents en tenant lieu pendant le délai fixé, ou le défaut de mise à la
disposition des agents chargés de l'inspection du travail et des inspecteurs de la Caisse Nationale de
Sécurité Sociale du livre de paye ou du moyen en tenant lieu, conformément aux articles 371, 372,
373 et 374.

3-2- La comptabilisation
Ce point présente les enregistrements comptables des opérations les plus courantes liées à la paye.
Outre l’enregistrement périodique de la paye et ses points délicats éventuels comme par exemple la
maladie du salarié, sont répertoriées les régularisations à effectuer à la clôture de l’exercice :
congés, jours de repos compensateurs, déclaration annuelle des salaires, …
S’agissant des différentes aides que l’Etat octroie aux employeurs sous certaines conditions pour
favoriser l’embauche, la formation, …, ou pour aider les entreprises dont les salariés subissent des
périodes de chômage partiel, elles ont été regroupées en fonction des formes qu’elles peuvent
prendre, selon les critères imposés par l’analyse comptable.

1- Enregistrement courant de la paye en cours de l’exercice


Les écritures courantes de la paye sont : enregistrement des bulletins de paye, comptabilisation des
charges sociales patronale, avantage en nature, titre – restaurants, maintien du salaire en cas de
maladie du salarié, licenciement du salarié.

Enregistrement des bulletins de paye : Les comptes de charges concernés


L’ensemble des rémunérations du personnel salarié de l’entreprise ainsi que les rémunérations
allouées aux gérants majoritaire et aux administrateurs de société (même s’ils n’ont pas la qualité
juridique de salariés. Toutefois, les jetons de présence sont en principe enregistrés au débit du
compte ‘’6181 Jetons de présence’’ du poste 618 Autre charges d’exploitation) sont enregistrés au
débit du compte 6171 « Rémunération du personnel ». A notre avis, les indemnités versées aux
stagiaires sont également à porter au débit du compte 6171 « Rémunération du personnel ».
Les subdivisions de compte enregistrent le montant brut des rémunérations, y compris les parts
salariales des charges sociales précomptées par l’employeur.

Important :
 Le personnel intérimaire qu’utilise l’entreprise ne fait pas partie de son personnel
salarié. Il est embauché et rémunéré directement par l’entreprise de travail temporaire.
Les sommes rémunérant les services de cette dernière sont à porter en service à porter
au débit du compte 61352 « Rémunération du personnel intérimaire »
 Le personnel détaché entre société d’un même groupe : à l’intérieur d’un groupe de
sociétés, il est relativement courant que du personnel soit détaché de l’une d’entre elles à
une autre. En pareil cas, la société liée contractuellement au personnel enregistre les
rémunérations concernées au débit du compte 6171 « Rémunérations du personnel ».
Lors de la facturation, elle crédite :
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- soit le compte 71976 « T.C.E. – Charges de personnel » si la facturation est faite


« Dirhams pour Dirhams » ;
- soit le compte à créer 71245 «Mise à disposition de personnel facturée » si la
facturation comprend une quote-part de bénéfices.
Pour la société qui bénéficie du détachement de personnel, les rémunérations qui lui sont
facturées constituent des services extérieurs à enregistrer au débit du compte 61353
« Rémunérations du personnel détaché ou prêté à l’entreprise » et non au compte 6171
La rémunération brute recouvre l’ensemble des rémunérations correspondant aux postes de travail, y
compris les congés payés, les indemnités de nature diverse (licenciement, départ à la retraite, …),
déduction faite toutefois des remboursement des sécurité sociales : sur les indemnités journalières
de maladie ou maternité, etc.
Les remboursements de frais réels aux salariés doivent en revanche être enregistrés dans les divers
comptes de charges par nature, tandis que le remboursement forfaitaire des frais de transport du
domicile au lieu de travail est à enregistrer en charges de personnel au débit du compte 61768
« Autres charges sociales diverses ».
Les avantages en nature, bien que considérés fiscalement comme un complément de rémunération,
sont ventilés dans les différents compte de charges correspondant à leur nature, les entreprises
ayant toutefois la possibilité de les réintégrer en charges de personnel.

Important :
Les entreprises individuelles peuvent enregistrer au débit du compte 6177 « Rémunération de
l’exploitant ». Dans ce cas, le travail de l’exploitant est donc pris en compte, du point de vue
comptable, comme une charge de l’entreprise venant en diminution du bénéfice et non comme une
affectation de celui-ci.
D’un point de vue pratique, l’enregistrement de la rémunération de l’exploitant en compte de charges
peut se faire :
 en cours d’exercice, à chaque prélèvement, par le crédit du compte de trésorerie
concerné ;
 en fin de période et, en toute état de cause, à la clôture de l’exercice, par le crédit du
compte 11175 « Compte de l’exploitant »

Enregistrement des bulletins de paye : Les comptes de tiers mouvementés


Les créances et dettes envers le personnel sont comptabilisées dans les comptes de tiers des
postes 443 « Personnel – créditeur » et 343 « Personnel débiteur », selon les règles suivantes :
Le compte 4432 « Rémunérations dues au personnel » est crédité des rémunérations brutes (lorsque
la paye est enregistrée en deux temps) à payer au personnel par le débit des comptes de charges
concernées. Il est débité :
- Le cas échéant, du montant des avances et acomptes. Versés au personnel par le crédit du
compte 3431 « Avances et acomptes au personnel ».
En effet, le compte 3431 « Avances et acomptes au personnel » est débité du montant des
avances et acomptes versés au personnel par le crédit d’un compte de trésorerie. Il est crédité,
pour solde, par le débit du compte 4432.
- Du montant des oppositions notifiées à l’entreprise à l’encontre des membres de son
personnel par le crédit du compte 4434 « Oppositions sur salaires »
Le compte 4434 « Oppositions sur salaires » sera débité du montant desdites sommes, lors de
leur versement aux tiers bénéficiaires de l’opposition, par le crédit d’un compte de trésorerie.
- De la quote-part des charges sociales incombant au personnel (part salariat de prestations
sociales CNSS, de CMIR et de l’A.M.O, etc.) précomptées par l’employeur par le crédit des
comptes concernés du poste 444 « Organismes sociaux ».
- Du montant des règlements effectués au personnel par le crédit d’un compte de trésorerie.
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Barèmes et Taux de cotisation

Les cotisations dues à la CNSS sont assises sur l’ensemble des rémunérations perçues par les
bénéficiaires du régime de sécurité sociale ; y compris les indemnités, primes, gratifications et tout
autre avantage en argent ou en nature, ainsi que toute somme perçue directement ou par l’entremise
d’un tiers à titre de pourboire. Ces rémunérations constituent ce que l’on appelle l’assiette des
cotisations base sur laquelle sont calculées les cotisations.

Les taux à appliquer lors du calcul de vos cotisations sont déterminés par la loi. Chacune des
grandes catégories de prestations sociales se caractérise par un taux de cotisation qui lui est propre.
Les taux suivants s’appliquent à votre entreprise, quelle que soit son activité, sauf pour les Marins
pêcheurs :
Taux Charge Taux Charge
Catégorie de prestation Base de calcul Taux Global
patronale Salariale

Le total des salaires réels de la période


1- Prestations Familiales 6,40% -- 6,40%
(mois/trimestre)

2- Prestations sociales à Le total des salaires plafonnés (chacun 1,05% 0,52% 1,57%
court terme* plafonné à 6000 dhs)

3- Prestations sociales à Le total des salaires plafonnés (chacun 7,93% 3,96% 11,89%
long terme plafonné à 6000 dhs)

4- Assurance Maladie Le total des salaires réels de la période 4,11% 2,26% 6,37%
Obligatoire (mois/trimestre)

5- Taxe de formation Le total des salaires réels de la période 1,6 % -- 1,6 %


professionnelle (mois/trimestre)

* Dont 0,57% relatif à l'Indemnité pour perte d'emploi réparti comme suit : la charge patronale est de 0,38% et la charge salariale est de 0,19%.

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Enregistrement des bulletins de paye : Ecritures d’enregistrement de la paye

Première méthode :

61711 Appointement et salaires


61712 Primes et gratifications
Constatation 61713 Indemnités et avan. Divers Montant
du montant 61714 Commissions au Brut
brut des 61715 personnel
rémunérations Rém. Admin, gérants et
4432 associés Rémunérations dues au
personnel Brut
4432 Rémunérations dues au Brut
personnel
Constatation 3431 Avances et acomptes au
de la personnel XX
ventilation 4434 Oppositions sur salaires XX
des 4441 CNSS Retenues
rémunérations 4443 Caisse de retraite sur
brutes aux 4445 Mutuelle salaire
intéressés 44525 Etat, IR net
5161 Caisse
Ou Ou
5141 Banque
Constatation 4441 CNSS X
du paiement 4443 Caisse de retraite X
des 4445 Mutuelle X
cotisations 5141 Banque XXX
Constatation 44525 Etat, IR X
du paiement 5141 Banque
de l’IR X

Deuxième méthode :
Il paraît plus simple de faire apparaître directement en une seule écriture, le montant à payer.
Pour cela, on débite le compte 6171 « Rémunération du personnel » du montant brut des
rémunération par le crédit :
- des comptes de retenues 4441 « CNSS », 4443 « Caisse de retraite », 4445 « Mutuelle » ;
- du compte 4432 « Rémunérations dues au personnel » (pour le montant net à payer).

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61711 Appointement et salaires


61712 Primes et gratifications
Constatation 61713 Indemnités et avan. Divers Montant
du montant à 61714 Commissions au personnel Brut
payer 61715 Rém. Admin, gérants et
associés
4432 Rémunérations dues au
personnel Net
4441 CNSS
4443 Caisse de retraite
4445 Mutuelle
44525 Etat, IR
4432 Rémunérations dues au Net
Constation du personnel
paiement des 5161 Caisse
salaires Ou Ou Net
5141 Banque
Constatation 4441 CNSS X
du paiement 4443 Caisse de retraite X
des 4445 Mutuelle X
cotisations 5141 Banque XXX
Constatation 44525 Etat, IR X
du paiement 5141 Banque
de l’IR X

Comptabilisation des charges sociales

1. Calcul des charges sociales patronales


Deux méthodes sont possibles pour le calcul des cotisations patronales.
 Le calcul direct par application des taux des cotisations employeur aux différentes
assiettes de cotisations s’applique dès lors que l’employeur choisit de mentionner sur le
bulletin de paye le montant des cotisations patronales. Cette méthode présente l’intérêt de
permettre un contrôle des déclarations sociales et de leurs différents éléments. Le
montant de ces cotisations, ajouté à la part salariale permet en effet de vérifier les
sommes portées sur les différentes déclarations sociales.
 Le calcul indirect est effectué en déduisant des cotisations calculées globalement figurant
sur les bordereaux de déclaration aux différents caisses les précomptés salariaux (parts
salariales) retenus sur les bulletins de paye.
Il peut être utilisé lorsque l’employeur choisit d’établir un récapitulatif annuel des
cotisations patronales sans les mentionner sur les bulletins de salaire.
Le calcul indirect ne permettant pas le contrôle des cotisations patronales, il est toutefois
souhaitable d’utiliser les deux méthodes conjointement.

2. Traitement comptable des charges sociales


 Principes d’enregistrement

Le CGNC prévoit l’enregistrement de toutes les charges sociales au débit des comptes :

- 6174 « Charges sociales », avec ses sous – comptes :


61741 « Cotisations de sécurité sociales »
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61742 « Cotisations aux caisses de retraite »


61743 « Cotisations aux mutuelles »
61744 « Prestations sociales »
61745 « Assurances accidents de travail »

- Et 6176 « Charges sociales diverses », avec ses sous – comptes :


61761 « Assurances groupe »
61762 « Prestations de retraites »
61763 « Allocations aux œuvres sociales »
61764 « Habillements et vêtements de travail »
61765 « Indemnités de préavis et de licenciement »
61766 « Médecine de travail, pharmacie »
61768 « Autres charges sociales diverses »

Les cotisations à la charges du salarié et précomptées par l’employeur étant comprises dans
le montant des rémunérations brutes portées aux débits des sous – comptes du compte 6171
« Rémunérations du personnel ».

61711 Appointement et salaires


61712 Primes et gratifications
Constatation 61713 Indemnités et avan. Divers Montant
du montant 61714 Commissions au Brut
brut des personnel
rémunérations 61715 Rém. Admin, gérants et
associés Rémunérations dues au
4432 personnel
4432 Rémunérations dues au Brut
personnel
Constatation 3431 Avances et acomptes au
de la personnel XX
ventilation 4434 Oppositions sur salaires XX
des 4441 CNSS Retenues
rémunérations 4443 Caisse de retraite sur
brutes aux 4445 Mutuelle salaire
intéressés 44525 Etat, IR net
5161 Caisse
Ou Ou
5141 Banque

61741 Cotisations de sécurité


sociale X
Constatation 61742 Cotisations aux caisses de
des retraite Y
cotisations 61743 Cotisations aux mutuelles Z
sociales
patronales 4441 CNSS X
4443 Caisse de retraite Y
4445 Mutuelle Z

Constatation 4441 CNSS X


du paiement 4443 Caisse de retraite X
des 4445 Mutuelle X
cotisations 5141 Banque XXX
Constatation 44525 Etat, IR X
du paiement 5141 Banque
de l’IR X

14
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Semestre 5

 En pratique : un autre procédé est parfois utilisé pour comptabiliser les cotisations
patronales : au lieu de créditer les 4441, 4443 et 4445 du montant des retenues
salariales, on inscrit le précompte au crédit des comptes de charges sociales ou au crédit
de comptes créés à cet effet. On comptabilise donc les retenues salariales :
- soit au crédit des sous – comptes des comptes 6174 et 6176 ;
- soit au crédit des comptes divisionnaires des comptes 6174 et 6176. Ces
comptes divisionnaires se terminant par le chiffre 9 pour marquer
l’inversion du sens de fonctionnement de ces comptes.
Exemple 617419 « Cotisations CNSS parts salariales », 617429
« Cotisations CIMR parts salariales», 617439 « Cotisations mutuelles parts
salariales ».
De cette façon, les bordereaux de cotisations s’enregistrent globalement au débit des sous –
comptes des comptes 6174 et 6176 par le crédit des comptes 4441, 4442 et 4445.
Outre sa facilité de mise en œuvre, cette méthode permet d’isoler et de conserver le montant
des précomptes (parts salariales). En fin d’année, il devient alors possible de contrôler le total
des salaires nets imposables qui figure sur la déclaration annuelle des salaires N° 9421.

Comptabilisation des éléments du bulletin de paye présenté ci-dessus


On suppose que la société FARACHA Sarl n’emploie qu’un seul salarié. De ce fait le livre de
paye contient les mêmes informations que celles figurant sur le bulletin de paye

Constatations 5141 Banques 300,00


des 4438 Personnel – autres
allocations créditeurs 300,00
familiales
versées par la
CNSS
61711 Appointement et salaires 5637,04
61712 Primes et gratifications 1925,56
Constatation 61713 Indemnités et avan. Divers 1490,00
du montant 4432 Rémunérations dues au 9052,60
brut des personnel
rémunérations
4432 Rémunérations dues au 9052,60
personnel
Constatation 4438 Personnel – autres 300,00
de la créditeurs
ventilation 3431 Avances et acomptes au 950,00
des personnel
rémunérations 4434 Oppositions sur salaires 3592,58
brutes aux 4441 CNSS 426,85
intéressés 4443 Caisse de retraite 543,16
44525 Etat, IR 918,09
5161 Caisse
Ou Ou 2921,92
5141 Banque

61741 Cotisations de sécurité


sociale 1456,46
Constatation 61742 Cotisations aux caisses de
des retraite 543,16
cotisations
sociales 4441 CNSS 1456,46
patronales 4443 Caisse de retraite 543,16

Constatation 4441 CNSS 1883,31


15
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Semestre 5

du paiement 4443 Caisse de retraite 1086,32


des 5141 Banques 2969,53
cotisations
Constatation 44525 Etat, IR 918,09
du paiement 5141 Banque 918,09
de l’IR

16
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Semestre 5

Cas de Synthèse
La rémunération mensuelle brute d’un salarié, marié et ayant deux enfants âgés de moins de 9 ans,
est constituée comme suit :

- Traitement de base = 16667 DH


- Prime d’ancienneté = 2500 DH
- Allocation Familiale = 400 DH
- Indemnité de responsabilité = 1000 DH
- Logement = 2750 DH
- Eau, électricité et téléphone = 500 DH

Ce salarié rembourse à une banque des traites pour l’acquisition d’un appartement haut standing à
usage d’habitation principale, par prélèvement à la source par son employeur, la traite qui lui sera
prélevée par mois se compose :

- D’amortissement principale : 5.000


- D’Intérêt : 2500 DH

Ce salarié avait reçu un prêt de son employeur d’un montant global de 100000 pour financer en
partie l’acquisition d’une voiture. Il rembourse ce prêt par traite mensuelle de 2500 DH dont l’intérêt
égal 770 DH TTC.

La société est affiliées à la CNSS et à la CIMR au taux de 6% appliqué assiette de cotisation de la


CNSS.

Correction

1- Salaire brut = 23.817 DH


2- Eléments du salaire exonérés de l’IS (Allocation familiale) = 400
3- Salaire brut imposable (1) – (2) = 23.417 DH
4- Déductions

Cotisations la CNSS la part salariale

Prestations sociales = 6000 x 4,48%


= 268,80
Assurance Maladie obligatoire = 23.417 x 2,26%
= 529,22

Total = 798,02 DHS

Cotisations CIMR = 23.417 x 6%


= 1.405,02
Frais professionnels

Base de calcul (2.750 + 500) = 3.250

Montant = (23.417 – 3.250) x 20%


= 4.033,40 DHS
A limiter = 2.500 DHS 17
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Semestre 5

Déduction des intérêts relatifs à l’acquisition du logement principal dans la limite de


10% du salaire brut imposable (23.417 x 10%) = 2.341,70 DHS

Total des Déductions = 798,02 + 1405,02 + 2.500 + 2341,70


= 7.044,74

Salaire net imposable = 23.417 – 7044,74


= 16.372,26

Calcul de l’Impôt sur Revenu Brut

Barème de l’impôt sur le revenu : Tranches de revenu annuel

Barème de l’impôt sur le revenu : Tranches de revenu annuel

RNI du (MAD) RNI au (MAD) Taux impôt Déduction (MAD)


0.00 30 000.00 0% 0.00

30 001.00 50 000.00 10 % 3 000.00

50 001.00 60 000.00 20 % 8 000.00

60 001.00 80 000.00 30 % 14 000.00

80 001.00 180 000.00 34 % 17 200.00

180 001.00 + 38 % 24 400.00

18
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Semestre 5

Barème de l’impôt sur le revenu : Tranches de revenu mensuel

Barème de l’impôt sur le revenu : Tranches de revenu mensuel

RNI du (MAD) RNI au (MAD) Taux impôt Déduction (MAD)


0.00 2 500.00 0% 0.00

2 501.00 4 166.00 10 % 250.00

4 167.00 5 000.00 20 % 666.67

5 001.00 6 666.00 30 % 1 166.67

6 667.00 15 000.00 34 % 1 433.33

15 001.00 + 38 % 2 033.33

Salaire Mensuel net imposable à l’IR = 16.372,26


Impôt Brut sur le Revenu = (16.372,26 x 38%) -2.033,33
= 4.188,13
Impôt net sur le Revenu = 4.188,13 – (301 x 3)
= 4.098,13 DHS

1
Article 74.- Réduction pour charge de famille
I.- Il est déduit du montant annuel de l'impôt en raison des charges de famille du contribuable, une somme de trois cent soixante
(360) dirhams par personne à charge au sens du II du présent article.
Toutefois, le montant total des réductions pour charge de famille ne peut pas dépasser deux mille cent soixante (2.160) dirhams.
II.- Sont à la charge du contribuable :
A.- son épouse ;
B.- ses propres enfants ainsi que les enfants légalement recueillis par lui à son propre foyer à condition :
- qu'ils ne disposent pas, par enfant, d'un revenu global annuel supérieur à la tranche exonérée du barème de calcul de l'impôt
sur le revenu prévu à l'article 73-I ci-dessus ;
- que leur âge n'excède pas 27 ans303. Cette condition d'âge n'est, toutefois, pas applicable aux enfants atteints d'une infirmité les
mettant dans l'impossibilité de subvenir à leurs besoins.
La femme contribuable bénéficie des réductions pour charge de famille au titre de son époux et de ses enfants lorsqu'ils sont légalement
à sa charge et dans les conditions prévues ci-dessus.
Les changements intervenus, au cours d'un mois donné dans la situation de famille du contribuable sont pris en considération à compter
du premier mois suivant celui du changement.
Article 75.- Conditions d’application des réductions d’impôt pour charge de famille
Les réductions d’impôt pour charge de famille sont appliquées d'après les indications figurant sur les déclarations du revenu global
prévues aux articles 82 et 85 du CGI.
Lorsque le contribuable est un salarié ou un pensionné soumis au prélèvement à la source en application des dispositions de l'article 156
du CGI. les réductions pour charges de famille sont imputées sur l'impôt ainsi prélevé. 19
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Semestre 5

ANNEXES

20
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Semestre 5

ANNEXE 1

Impôt sur le revenu

Section III.- Revenus salariaux et assimilés

Paragraphe I.- Revenus imposables

Article 56.- Définition des revenus salariaux et assimilés


Sont considérés comme revenus salariaux pour l'application de l'impôt sur le revenu :
- les traitements ;
- les salaires ;
- les indemnités et émoluments ;
- les allocations spéciales, remboursements forfaitaires de frais et autres rémunérations
allouées aux dirigeants des sociétés ;
- les pensions ;
- les rentes viagères ;
- les avantages en argent ou en nature accordés en sus des revenus précités.

Article 57.- Exonérations


Sont exonérés de l'impôt :
1°- Les indemnités destinées à couvrir des frais engagés dans l'exercice de la fonction
ou de l'emploi, dans la mesure où elles sont justifiées, qu'elles soient remboursées
sur états ou attribuées forfaitairement.
Toutefois, cette exonération n'est pas applicable en ce qui concerne les titulaires de
revenus salariaux bénéficiant de la déduction des frais inhérents à la fonction ou à l'emploi, aux taux
prévus à l'article 59 (I-B et C) ci-dessous ;
2°- les allocations familiales et d'assistance à la famille ;
3°- les majorations de retraite ou de pension pour charges de famille ;
4°- les pensions d'invalidité servies aux militaires et à leurs ayants cause ;
5°- les rentes viagères et allocations temporaires accordées aux victimes d'accidents du
travail ;
6°- les indemnités journalières de maladie, d'accident et de maternité et les allocations
décès servies en application de la législation et de la réglementation relative à la
sécurité sociale ;
7°- dans la limite fixée par la législation et la réglementation en vigueur en matière de
licenciement :
- l’indemnité de licenciement ;
- l’indemnité de départ volontaire ;
- et toutes indemnités pour dommages et intérêts accordées par les tribunaux en
cas de licenciement. 21
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Semestre 5

Toutefois, en cas de recours à la procédure de conciliation, l’indemnité de licenciement est


exonérée dans la limite de ce qui est prévu à l’article 41 (6e alinéa) de la loi n° 65-99 relative au code
du travail promulguée par le dahir n° 1-03-194 du 14 rajeb 1424 (11 septembre 2003) ;
8°- les pensions alimentaires ;
9°- les retraites complémentaires souscrites parallèlement aux régimes visés à l'article
59-II-A ci-dessus et dont les cotisations n’ont pas été déduites pour la
détermination du revenu net imposable ;
10°- les prestations servies au terme d’un contrat d’assurance sur la vie ou d’un contrat
de capitalisation dont la durée est au moins égale à 10 ans ;
11°- la part patronale des cotisations de retraite et de sécurité sociale ;
12°- la part patronale des primes d'assurances- groupe couvrant les risques de
maladie, maternité, invalidité et décès ;
13°- le montant des bons représentatifs des frais de nourriture ou d'alimentation,
délivrés par les employeurs à leurs salariés afin de leur permettre de régler tout ou
partie des prix des repas ou des produits alimentaires et ce, dans la limite de 10
dirhams par salarié et par jour de travail.
Toutefois, le montant de ces frais ne peut en aucun cas être supérieur à 20% du salaire brut
imposable du salarié.
Cette exonération ne peut être cumulée avec les indemnités alimentaires accordées aux
salariés travaillant dans des chantiers éloignés de leur lieu de résidence ;
14°- l’abondement supporté par la société employeuse dans le cadre de l'attribution
d'options de souscription ou d'achat d'actions par ladite société à ses salariés
décidée par l'assemblée générale extraordinaire.
Par "abondement" il faut entendre la part du prix de l'action supportée par la société et
résultant de la différence entre la valeur de l'action à la date de l'attribution de l'option et le prix de
l'action payé par le salarié.
Toutefois, l’exonération est subordonnée aux deux conditions suivantes :
a) L’abondement ne doit pas dépasser 10 % de la valeur de l'action à la date de l'attribution
de l'option ;
A défaut, la fraction excédant le taux d'abondement tel que fixé ci-dessus est considérée
comme un complément de salaire imposé au taux du barème fixé au I de l'article 73 ci-dessous et ce,
au titre de l'année de la levée de l'option.
b) La cession des actions acquises par le salarié ne doit pas intervenir avant une période
d'indisponibilité de cinq ans à compter de la date de l'attribution de l'option sans que le délai écoulé
entre la date de la levée de l’option et la date de ladite cession puisse être inférieur à trois ans.
Dans ce cas, la différence entre la valeur de l’action à la date de la levée de l’option et sa
valeur à la date d’attribution de l’option sera considérée comme une plus-value d’acquisition
imposable au titre des profits de capitaux mobiliers au moment de la cession des actions.
En cas de cession d'actions avant l'expiration de la période d'indisponibilité de cinq ans ou
du délai de détention des actions de trois ans précités, l'abondement exonéré et la plus-value
d’acquisition précités seront considérés comme complément de salaire soumis à l'impôt comme il est
indiqué au a) du présent article sans préjudice de l'application de la pénalité et de la majoration de
retard prévues à l'article 208 du CGI ;
22
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Semestre 5

15°- les salaires versés par la Banque Islamique de développement à son personnel ;
16°- l’indemnité de stage mensuelle brute plafonnée à 6.000 dirhams pour une période
allant du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2010 versée au stagiaire, lauréat de
l’enseignement supérieur ou de la formation professionnelle, recruté par les
entreprises du secteur privé.
Cette exonération est accordée aux stagiaires pour une période de
24 mois renouvelable pour une durée de 12 mois en cas de recrutement définitif. Lorsque le montant
de l’indemnité versée est supérieur au plafond visé ci-dessus, l’entreprise et le stagiaire perdent le
bénéfice de l’exonération.

L’exonération précitée est accordée dans les conditions suivantes :

a) les stagiaires doivent être inscrits depuis au moins six (6) mois à l’Agence Nationale
de Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANAPEC) régie par la loi n° 51-99
précitée ;
b) le même stagiaire ne peut bénéficier deux fois de cette exonération.

17°- les bourses d'études.

Paragraphe II.- Base d’imposition des revenus salariaux et assimilés

Article 58.- Détermination du revenu imposable

I.- Cas général :


Le montant du revenu net imposable est obtenu en déduisant des sommes brutes payées
au titre des revenus et avantages énumérés à l'article 56 du CGI :
- les éléments exonérés en vertu de l’article 57 CGI ;
- les éléments visés à l’article 59 CGI.
L'évaluation des avantages en nature est faite d'après leur valeur réelle.
Lorsque l'avantage est accordé moyennant une retenue pratiquée sur le traitement ou le
salaire du bénéficiaire, le montant de cette retenue vient en déduction de la valeur réelle précitée.
II.- Cas particuliers :

A.- Les pourboires


Les pourboires sont soumis à la retenue à la source dans les conditions suivantes :
1°- lorsqu'ils sont remis par les clients entre les mains de l'employeur ou centralisés par
celui-ci, la retenue est opérée par l'employeur sur le montant cumulé des pourboires et du salaire
auquel ils s'ajoutent le cas échéant ;
2°- lorsque les pourboires sont remis aux bénéficiaires directement et sans aucune
intervention de l'employeur, leur montant imposable est forfaitairement évalué à un taux
généralement admis suivant les usages du lieu ;
3°- si les pourboires s'ajoutent à un salaire fixe, l'employeur opère la retenue comme
prévu ci-dessus ; s'il n'est pas en mesure de la faire parce qu'il ne paie pas de salaire fixe à son
employé, ce dernier est tenu de lui remettre le montant de la retenue afférent aux pourboires reçus.
23
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Semestre 5

L'employeur doit verser ce montant au Trésor en même temps que les retenues afférentes aux
paiements qu'il a lui-même effectués ;
4°- dans le cas où le bénéficiaire des pourboires refuse de remettre le montant de la
retenue à l'employeur, celui-ci reste personnellement responsable du versement, sauf son recours
contre l'intéressé en vue de se faire rembourser le montant des sommes qu'il a dû verser.

B.- La rémunération des voyageurs, représentants et placiers de commerce ou


d'industrie
Sont soumis à l'impôt, par voie de retenue à la source dans les conditions prévues ci-après,
les voyageurs, représentants et placiers de commerce ou d'industrie qui travaillent pour le compte
d'un ou plusieurs employeurs domiciliés ou établis au Maroc, ne font aucune opération pour leur
compte personnel, sont rémunérés par des remises proportionnelles ou des appointements fixes et
qui sont liés à chacun des employeurs qu'ils représentent par un contrat écrit indiquant la nature des
marchandises à vendre, la région dans laquelle ils doivent exercer leur action, le taux des
commissions ou remises proportionnelles qui leur sont allouées.
La retenue à la source est opérée au taux prévu à l'article 73-II-G-5° du CGI et suivant les
modalités prévues aux deux derniers alinéas du C du présent article.
Toutefois, le voyageur, représentant et placier lié à un seul employeur peut demander à être
imposé suivant le barème prévu au I de l'article 73 du CGI.
Le voyageur, représentant et placier lié à plusieurs employeurs ne peut demander à être
imposé suivant les modalités prévues à l'alinéa ci-dessus que pour les rémunérations servies par un
seul employeur de son choix.
La demande prévue aux deux alinéas qui précèdent doit être déposée auprès de
l'inspecteur des impôts du lieu d'imposition de l'employeur.
C.- Les rémunérations et les indemnités, occasionnelles ou non
Les rémunérations et les indemnités, occasionnelles ou non, imposables au titre des
dispositions de l'article 56 du CGI et qui sont versées par des entreprises ou organismes à des
personnes ne faisant pas partie de leur personnel salarié, sont passibles de la retenue à la source au
taux prévu à l'article 73-II-G-1° du CGI.
Toutefois, les revenus visés à l'alinéa précédent qui sont versés par des établissements
publics ou privés d'enseignement ou de formation professionnelle aux personnes qui remplissent une
fonction d'enseignant et ne faisant pas partie de leur personnel permanent, sont soumis à la retenue
à la source au taux prévu à l'article 73-II-D du CGI.

La retenue à la source visée aux deux alinéas qui précèdent est appliquée sur le montant
brut des rémunérations et des indemnités sans aucune déduction. Elle est perçue à la source
comme indiqué à l'article 156-I ci-dessous et versée au Trésor dans les conditions prévues à l’article
174-I du CGI.
La retenue à la source visée au premier alinéa du C ci-dessus ne dispense pas les
bénéficiaires des rémunérations qui y sont visées de la déclaration prévue à l'article 82 du CGI.

Article 59- Déductions


Sont déductibles des sommes brutes énumérées à l’article 56 du CGI, exclusion faite de
celles exonérées en vertu des dispositions de l’article 57 du CGI :
24
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Semestre 5

I.- les frais inhérents à la fonction ou à l'emploi, calculés aux taux forfaitaires suivants :
A.- 20 % pour les personnes ne relevant pas des catégories professionnelles visées aux
B et C ci-après, sans que cette déduction puisse excéder 30.000 dirhams ;
B.- pour les personnes relevant des catégories professionnelles suivantes aux taux
désignés ci-après sans que cette déduction puisse excéder 30.000 dirhams :
- 25 % pour le personnel des casinos et cercles supportant des frais de représentation et
de veillée ou de double résidence ;
- 35 % pour les :
 ouvriers d'imprimerie de journaux travaillant la nuit, ouvriers mineurs ;
 artistes dramatiques, lyriques, cinématographiques ou chorégraphiques, artistes
musiciens, chefs d'orchestre ;
- 45 % pour les personnes relevant des catégories professionnelles désignées ci-après :
 journalistes, rédacteurs, photographes et directeurs de journaux ;
 agents de placement de l'assurance -vie, inspecteurs et contrôleurs des
compagnies d'assurances des branche-vie, capitalisation et épargne ;
 voyageurs, représentants et placiers de commerce et d'industrie ;
 personnel navigant de l'aviation marchande comprenant : pilotes, radios,
mécaniciens et personnel de cabine navigant des compagnies de transport aérien,
pilotes et mécaniciens employés par les maisons de construction d'avions et de
moteurs pour l'essai de prototypes, pilotes moniteurs d'aéro-clubs et des écoles
d'aviation civile.
C.- 40 % pour le personnel navigant de la marine marchande et de la pêche maritime.
Pour le calcul de la déduction prévue au A ci-dessus le revenu brut imposable auquel
s'applique le pourcentage s'entend non compris les avantages en argent ou en nature.
Pour le calcul des déductions prévues aux B et C ci-dessus, le revenu brut auquel
s'appliquent les pourcentages s'entend du montant global des rémunérations acquises aux
intéressés y compris les indemnités versées à titre de frais d'emploi, de service, de route et autres
allocations similaires, exclusion faite des avantages en argent ou en nature.
II.- Les retenues supportées pour la constitution de pensions ou de retraites :
A.- En application :
- du régime des pensions civiles institué par la loi n° 11 - 71 du 12 kaada 1391 (30
décembre 1971) ;
- du régime des pensions militaires institué par la loi n° 13-71 du 12 kaada 1391 (30
décembre 1971) ;
- du régime collectif d'allocation de retraite institué par le dahir portant loi n°1-77-216 du
20 chaoual 1397 (4 octobre 1977) ;
- du régime de sécurité sociale régi par le dahir portant loi n° 1-72-184 du 15 joumada II
1392 (27 juillet 1972) ;
- des régimes de retraite prévus par les statuts des organismes marocains de retraite
constitués et fonctionnant conformément à la législation et à la réglementation en
vigueur en la matière. 25
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Semestre 5

Les dispositions de l'article 28-III- (6, 7, 8 et 9 alinéas) du CGI sont applicables aux régimes
de retraite prévus par les statuts des organismes marocains de retraite constitués et fonctionnant
conformément à la législation et à la réglementation en vigueur en la matière.
Pour effectuer la déduction des cotisations pour la constitution de pensions ou de retraites
auprès des organismes de retraite visés ci-dessus, l’employeur doit :
 effectuer la retenue des cotisations et en verser le montant mensuellement auxdits
organismes ;
 conserver une copie certifiée conforme du ou des contrats d’adhésion des employés
concernés.
B.- Par les personnes de nationalité étrangère cotisant exclusivement à des organismes
de retraite étrangers dans la limite toutefois du taux des retenues supportées par le personnel de
l'entreprise ou de l'administration marocaine dont dépendent lesdites personnes.
III.- Les cotisations aux organismes marocains de prévoyance sociale ainsi que les
cotisations salariales de sécurité sociale pour la couverture des dépenses relatives aux prestations à
court terme.
IV.- La part salariale des primes d'assurance-groupe couvrant les risques de maladie,
maternité, invalidité et décès.
V.- Les remboursements en principal et intérêts des prêts contractés pour l’acquisition d’un
logement social, tel que défini à l’article 92-I-28°du CGI et destiné à l’habitation principale.
La déduction prévue par le présent paragraphe est subordonnée à la condition que les
montants des remboursements soient retenus et versés mensuellement par l'employeur ou le
débirentier aux organismes de crédit agréés.
Cette déduction n'est pas cumulable avec celle résultant du calcul du profit net imposable
tel que prévu à l'article 65-II du CGI.
Article 60.- Abattement forfaitaire
I.- Pour la détermination du revenu net imposable en matière de pensions et rentes viagères, il
est appliqué sur le montant brut imposable desdites pensions et rentes, déduction faite, le cas
échéant, des cotisations et primes visées à l’article 59- (III et IV) du CGI, un abattement forfaitaire
de :
55% sur le montant brut qui ne dépasse pas annuellement 168 000 dirhams ;
40% pour le surplus231.
II.- Les cachets octroyés aux artistes

Le montant brut des cachets octroyés aux artistes exerçant à titre individuel ou constitués en troupes
est soumis à la retenue à la source au taux prévu à l’article 73-II-G-4° du CGI, après un abattement
forfaitaire de 40%. Cette retenue est liquidée et versée dans les conditions prévues aux articles 156-
I-(1er alinéa) et 174-I du CGI.
III.- Les revenus salariaux versés aux sportifs professionnels
Pour la détermination du revenu net soumis à l’impôt sur le revenu au titre des salaires versés aux
sportifs professionnels, il est appliqué un abattement forfaitaire de 40% sur le montant brut
imposable desdits salaires. Cet abattement n’est cumulable avec aucune autre déduction.
On entend par sportif professionnel, tout sportif qui pratique contre rémunération, à titre principal ou
exclusif, une activité sportive en vue de participer à des compétitions ou manifestations sportives26
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ANNEXE 2

NOTE CIRCULAIRE RELATIVE


A L’ASSIETTE DE COTISATIONS A LA CNSS

EEnn aapppplliiccaattiioonn dduu D Daahhiirr ppoorrttaanntt llooii nn°°11--7722--118844 dduu 1155 jjoouum maaddaa III 11339922 ((2277 jjuuiillleett 11997722)) rreellaattiiff aauu rrééggiim
mee ddee
ssééccuurriittéé ssoocciiaallee tteell qquu’’iill aa ééttéé m
mooddiiffiiéé eett ccoom Coonnsseeiill dd’’AAddm
mppllééttéé eett ddee llaa rrééssoolluuttiioonn nn°°1166//22000044 dduu C miinniissttrraattiioonn
ddee llaa C
CN NSSSS dduu 2244--1122--22000044

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Semestre 5

PRESENTATION
La présente note circulaire a pour objet de préciser les dispositions législatives et
réglementaires du Dahir portant loi n°1-72-184 du 15 Joumada II 1392 (27 juillet
1972) tel que modifié et complété par la loi n° 17-02 du 21 Ramadan 1425 (4
Novembre 2004), du Dahir n° 1-02-296 du 25 Rejeb 1423 (3 Octobre 2002)
portant promulgation de la loi n° 65-00 portant code de la couverture médicale de
base et des décrets y afférents, notamment celles relatives à :
 L’assujettissement au régime de la Sécurité Sociale et au code de
couverture médicale de base ;
 La détermination de la base de calcul des cotisations au titre des
prestations servies par le régime de Sécurité Sociale et par l’Assurance Maladie
Obligatoire.
Cette note s’adresse aux Employeurs affiliés au régime de Sécurité Sociale géré par la
CNSS et plus particulièrement aux fiduciaires, experts comptables, comptables et
autres agents des entreprises chargés de la déclaration des salaires et du paiement des
cotisations.
Elle constitue la mise à jour de la circulaire n° 295/98 DG-DIA du 15/04/98
relative à l’assiette des cotisations, suite aux actions de concertation entre la
CNSS et les employeurs des différents secteurs d’activité et aux amendements
intervenus dernièrement au niveau des textes législatifs et réglementaires ayant
trait à certains aspects de l’assiette des cotisations.
Dans un souci de clarification et d’uniformisation de l’interprétation, il y a été
fait précision de la démarche à adopter pour le traitement de certains aspects de
l’assiette des cotisations, tels que : pourboires, stage formation – insertion, frais
portuaires, titre ou bons de restauration ou de nourriture, jetons de présence,
indemnité de déplacement, indemnité de transport, allocation de stage,
rémunérations accordées au personnel intérimaire, au personnel occasionnel ,
aux intermédiaires, aux gérants des SARL, des SNC et des SCA, aux
administrateurs des SA, aux mandataires non patentés des entreprises
d’assurances et de crédit, aux travailleurs à domicile, aux voyageurs et
représentants de commerce, aux gérants salariés des coopératives et des stations
de service, aux transporteurs, aux porteurs de bagages, aux associés non gérants,
aux artistes de spectacle, aux journalistes et collaborateurs de presse, aux
professeurs et enseignants, …etc.
Par ailleurs et afin de normaliser le traitement à réserver aux primes et
indemnités non soumises à cotisation, des seuils et des barèmes de références ont
été arrêtés pour en déterminer la part non soumise à cotisation.

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Semestre 5

Aussi, les agents de la CNSS chargés du contrôle et de la vérification des


déclarations des salaires, ainsi que les employeurs assujettis au régime de
Sécurité Sociale et au code de la couverture médicale de base, sont tenus de se
conformer aux dispositions de la présente note qui prend effet à partir du
premier janvier 2005.

Par ailleurs, la CNSS est tenue de vérifier, à partir de la date d’entrée en vigueur
des dispositions de la loi n° 65-00 portant code de la couverture médicale de base,
l’adhésion des organismes privés au régime d’Assurance Maladie Obligatoire.
Les employeurs assujettis à ce régime doivent, d’une part, verser une cotisation
assise sur l’ensemble de la rémunération mensuelle octroyée aux salariés à raison
de 50% à leur charge et 50% à la charge du salarié. D’autre part tous les
employeurs doivent verser au régime d’Assurance Maladie Obligatoire géré par
la CNSS une contribution patronale dont le taux est fixé par voie réglementaire.
Toutefois, en vertu des dispositions de l’article 114 de la loi n° 65-00 portant code
de la couverture médicale de base, la CNSS est tenue de vérifier si les organismes
privés qui, à la date d’entrée en vigueur de la-dite loi, disposent d’une couverture
médicale à titre facultatif, soit au moyen de contrats groupe auprès de
compagnies d’assurances, soit auprès de mutuelles, soit dans le cadre de caisses
internes dûment constituées (statuts dépôsés), continuent d’assurer les mêmes
prestations à l’ensemble de leurs salariés. Dans ce cas l’employeur doit verser au
régime d’Assurance Maladie Obligatoire géré par la CNSS une cotisation
patronale qui est fixée par voie réglementaire.

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SOMMAIRE

PRESENTATION ................................................................................................................. 28
1-L’ASSUJETTISSEMENT .......................................................................................................... 32
1.1- CONDITIONS GENERALES DE L’ASSUJETTISSEMENT ............................................................. 32
1.2- CAS PARTICULIERS D’ASSUJETTISSEMENT ......................................................................... 35
1.2.1- LES TRAVAILLEURS ETRANGERS .................................................................................... 35
1.2.2- LA SOUS-TRAITANCE ..................................................................................................... 39
1.2.3- LES PRESTATAIRES DE SERVICES NON PATENTES ............................................................ 40
1.2.4- LES INTERMEDIAIRES..................................................................................................... 40
1.2.5- LES STAGIAIRES : STAGE FORMATION INSERTION ............................................................. 40
1.2.6- L’ASSURANCE VOLONTAIRE AU REGIME DE SECURITE SOCIALE ......................................... 40
1.2.7- LES MANDATAIRES NON PATENTES DES ENTREPRISES D’ASSURANCES ET DE CREDIT.......... 42
1.2.8- LES TRANSPORTEURS NON PATENTES ............................................................................ 42
1.2.9- LES PORTEURS DE BAGAGES ET LES GARDIENS DE PARKINGS .......................................... 43
1.2.10- LES ASSOCIES NON-GERANTS ET LES MEMBRES DU DIRECTOIRE OU DU CONSEIL DE
SURVEILLANCE ....................................................................................................................... 43
1.2.11- LES ARTISTES DE SPECTACLE ...................................................................................... 43
1.2.12- LES PROFESSEURS – ENSEIGNANTS ET LES MEDECINS VACATAIRES ............................... 44
1.2.13- LES GERANTS SALARIES DES COOPERATIVES ET DES STATIONS DE SERVICE .................... 44
1.2.14- LES JOURNALISTES ET LES COLLABORATEURS DE PRESSE ............................................. 44
1.2.15- LES MEMBRES DE PROFESSIONS LIBERALES TRAVAILLANT DANS LES MEMES
LOCAUX ................................................................................................................................. 45
1.2.16- LES TRAVAILLEURS A DOMICILE TRAVAILLANT POUR LE COMPTE D’UNE ENTREPRISE ........ 45
1.2.17- LES VOYAGEURS ET REPRESENTANTS DE COMMERCE .................................................... 45
1.2.18- LES GUIDES TOURISTIQUES .......................................................................................... 45
1.2.19 - LES COURTIERS LIBRES EN PERIODE D’ESSAI ................................................................ 46
1.3- LES EXCLUSIONS. ............................................................................................................ 47
2- LA BASE DES COTISATIONS ................................................................................................ 48
2.1- ELEMENTS, PRIMES, INDEMNITES ET AVANTAGES SOUMIS A COTISATION ............................... 48
2.1.1- LES ELEMENTS DE LA REMUNERATION - ELEMENTS DIRECTS ............................................. 48
2.1.2- LES POURBOIRES .......................................................................................................... 50
2-1-2-1 – Concernant les pourboires versés aux personnels des hôtels et des
résidences classés : ........................................................................................................... 51
2-1-2-2 - Concernant les pourboires versés aux personnels des cafés,
restaurants, établissements hôteliers et résidences non classés et
établissement commerciaux : ........................................................................................... 51
2.1.3 - LES PRIMES ET INDEMNITES :......................................................................................... 51
2.1.3.1- Primes et indemnités liées à la qualité du travail ou à la personne du
salarié .................................................................................................................................. 51

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Semestre 5

2.1.3.2- Primes et indemnités liées aux sujétions de l’emploi et aux conditions


particulières du travail ....................................................................................................... 53
2.1.4- LES AVANTAGES EN NATURE .......................................................................................... 54
2.1.4.1- La nourriture .......................................................................................................... 54
2.1.4.2- Le logement ........................................................................................................... 55
2.1.4.3- La voiture de service ............................................................................................. 55
2.2- PRIMES ET INDEMNITES NON SOUMISES A COTISATION. ........................................................ 55
LA PRIME D’OUTILLAGE. .......................................................................................................... 55
LA PRIME DE SALISSURE .......................................................................................................... 55
L’INDEMNITE D’USURE DES VETEMENTS OU PRIME DE «BLEUS » ................................................. 56
LA CANTINE COLLECTIVE ......................................................................................................... 56
LA PRIME DE PANIER OU DE CASSE CROUTE .............................................................................. 56
LES REPAS SERVIS A L’OCCASION DU MOIS DE RAMADAN ........................................................... 56
TITRE, BONS OU CHEQUES DE RESTAURATION OU D’ALIMENTATION ............................................. 56
L’indemnité de lait .............................................................................................................. 57
Les dépenses relatives aux postes téléphoniques ......................................................... 57
L’indemnité d’utilisation de véhicule personnel .............................................................. 57
L’indemnité de déménagement ......................................................................................... 57
L’indemnité de caisse ........................................................................................................ 57
L’indemnité de licenciement.............................................................................................. 57
LA DISPENSE OU LA REDUCTION SUR LES INTERETS ................................................................... 58
L’INDEMNITE DE DEPLACEMENT OU DE FRAIS DE DEPLACEMENT .................................................. 58
L’INDEMNITE DE TRANSPORT VERS LE LIEU HABITUEL DE TRAVAIL ............................................... 59
LA PRIME DE TOURNEE ............................................................................................................ 59
LA PRIME DE VOYAGE EN CONGE PAYE AU PAYS D’ORIGINE POUR LE PERSONNEL ETRANGER ........ 60
L’AIDE MEDICALE : .................................................................................................................. 60
LES GRATIFICATIONS A CARACTERE DISCRETIONNAIRE ET SOCIAL .............................................. 60
LE RAMASSAGE DU PERSONNEL ............................................................................................... 60
L’ALLOCATION VERSEE A UN ENFANT D’UN TRAVAILLEUR DE L’ENTREPRISE................................. 60
L’INDEMNITE DE STAGE FORMATION INSERTION ......................................................................... 60
L’ALLOCATION D’APPRENTISSAGE ............................................................................................ 61
L’INDEMNITE DE REPRESENTATION ........................................................................................... 61
L’INDEMNITE KILOMETRIQUE .................................................................................................... 62
L’ALLOCATION DE RENTREE SCOLAIRE ..................................................................................... 62
LA PRIME DE VOYAGE A LA MECQUE ......................................................................................... 62
ACHATS DE JOUETS A L’OCCASION DE LA FETE DE L’ACHOURA. ................................................. 62
PRIME POUR L’ACHAT DU MOUTON DE L’AID EL KEBIR ............................................................... 62
FRAIS PORTUAIRES ................................................................................................................ 63
FRAIS DE MANUTENTION .......................................................................................................... 63
JETONS DE PRESENCE ............................................................................................................. 63
DONS ..................................................................................................................................... 63
LES ŒUVRES SOCIALES. ......................................................................................................... 63
DISPOSITIONS FINALES .................................................................................................... 63

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1-L’assujettissement
1.1- conditions generales de l’assujettissement
En vertu de l’article 15 du Dahir 1-72-184 du 27 juillet 1972 relatif au régime de la Sécurité
Sociale, tous les employeurs occupant au Maroc des personnes assujetties au présent régime
sont tenus de faire procéder :
A leur affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ; tout affilié à ladite caisse est tenu
de mentionner le numéro de son affiliation sur ses factures, lettres, notes de commande;
A l’immatriculation de leurs salariés et apprentis, à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale;
tout employeur affilié est tenu d’inscrire sur la carte de travail et le bulletin de paye de son
personnel assujetti à la CNSS, le numéro d’immatriculation donné au travailleur par la caisse .
Par ailleurs, chaque employeur est responsable vis à vis de la CNSS de l’établissement des
déclarations des salaires2 et du paiement des cotisations y afférentes.
Le défaut de production, le retard, l’insuffisance ou l’omission dans la déclaration des
salaires exposent l’employeur à une astreinte de 50 dirhams par salarié dans la limite de
5000 dirhams.
L’article 2 dudit Dahir, tel que modifié par le dahir du 04/10/77, stipule ce qui suit:
« Sont assujettis obligatoirement au régime de sécurité sociale :
Les apprentis et les personnes salariées de l’un ou de l’autre sexe travaillant pour un ou
plusieurs employeurs dans l’industrie, le commerce et les professions libérales ou occupées au
service d’un notaire, d’une association, d’un syndicat, d’une société civile ou d’un
groupement de quelque nature que ce soit, quelles que soient la nature de leur rémunération,
la forme, la nature ou la validité de leur contrat;
Les personnes employées par les coopératives de quelque nature qu’elles soient, les personnes
employées par les propriétaires d’immeubles à usage d’habitation et à usage commercial, les
marins pêcheurs à la part.
Des décrets détermineront les conditions d’application du régime de sécurité sociale: aux gens
de maison, aux travailleurs temporaires ou occasionnels du secteur privé, aux membres de la
famille d’un employeur travaillant pour le compte de ce dernier.
Sont considérés comme temporaires ou occasionnels du secteur privé, les travailleurs qui ne
travaillent pas plus de dix heures par semaine pour le même employeur ou le même groupe
d’employeurs. »
Le Dahir n° 01-81-178 du 8 avril 1981 portant promulgation de la loi 26-79 étend, le régime
de sécurité sociale aux employeurs et travailleurs des exploitations agricoles, forestières et
leurs dépendances, tout en excluant, pour ce secteur, la branche des prestations familiales.
Le décret n° 2-93-1 du 7 kaada 1413 ( 29 avril 1993) fixe les conditions d’application du
régime de Sécurité Sociale aux salariés travaillant dans l’artisanat.
Ainsi, dans tous les secteurs cités ci-dessus, les travailleurs possédant la qualité juridique de
salarié, c’est à dire qui sont liés à un employeur par un contrat de travail ou de louage de

2
Les déclarations de salaires doivent être nominatives et porter obligatoirement les numéros d’immatriculation des assurés bénéficiaires afin de leur
garantir le droit aux différentes prestations servies par la CNSS. Arrêté n° 193/61 du 12/04/1961.

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Semestre 5

service, sont assujettis au premier chef, au régime de sécurité sociale et au code de couverture
médicale de base.

On précisera cependant que la notion de salaire (des personnes ou travailleurs salariés) vise ici
toute forme de rémunération quels qu’en soit la nature et le mode de versement.
La substitution de la notion de rémunération à celle moins vaste, de salaire, permet
l’application du régime de sécurité sociale à des travailleurs autres que les seuls salariés
stricto sensu. C’est pourquoi, en pratique, on considère que toute personne qui, à l’occasion
de l’exécution d’un travail, se trouve placée en fait dans le rapport d’employé à employeur vis
à vis de celui pour qui le travail est effectué, est comprise dans le champ d’application du
régime de sécurité sociale.
Les éléments de fait qui déterminent l’existence du rapport d’employé à employeur sont, le
plus souvent, les suivants :
Obligation d’être présent en un lieu déterminé ou d’exercer une activité donnée;
Obligation de respecter les directives d’un employeur;
Versement d’une rémunération ;
Exécution d’un travail profitable à l’employeur;
Et, en général, dépendance vis à vis de l’employeur en ce qui concerne les conditions du
travail.
En application de ces principes, sont notamment, obligatoirement assujettis au régime
de sécurité sociale,:
Les intermédiaires, courtiers ou autres agents non patentés des entreprises de toute
nature, quelle que soit la forme ou l’appellation de leur rémunération et qu’ils travaillent
pour un ou plusieurs employeurs ;
Le personnel des salons de coiffure, les employés d’établissements de spectacle ainsi
que les employés qui, dans ces mêmes établissements, sont chargés de la tenue
des vestiaires et ceux qui vendent aux spectateurs des objets de nature diverse et
les employés d’hôtels, cafés et restaurants, quelles que soient les modalités de leur
rémunération, que celle-ci soit en totalité ou en partie sous forme de pourboires;
Le gérant ou les gérants des S.A.R.L, qu’ils soient associés ou non, minoritaires ou
majoritaires, percevant à ce titre une rémunération qui correspond à leurs activités
réelles et à leurs responsabilités au sein de l’entreprise. Il en découle que les
gérants ne percevant pas une rémunération ou un quelconque avantage ne sont
pas assujettis au régime de sécurité sociale ;
Les gérants non associés des sociétés en nom collectif rémunérés pour l’exercice de
leurs fonctions. Il en découle que les associés, gérants ou non, des sociétés en
nom collectif et les commandités des sociétés en commandite simple et en
commandite par actions, ne sont pas assujettis au régime de sécurité sociale. Du
fait qu’ils ont la qualité de commerçant ;
Les administrateurs et les membres du Directoire ou du conseil de surveillance des
sociétés anonymes exerçant effectivement des fonctions de direction au sein de
l’entreprise et percevant à ce titre une rémunération qui correspond à leurs
activités réelles et à leurs responsabilités au sein de l’entreprise. Il en découle

33
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Semestre 5

que l’administrateur ou le membre qui ne remplit aucune autre fonction que celle
de simple membre du conseil d’administration ou du Directoire ou du conseil de
surveillance, ne percevant aucune rémunération ou percevant une rémunération
exceptionnelle au titre d’une mission spéciale et temporaire, n’est pas assujetti au
régime de sécurité sociale.
Les membres de la famille d’un employeur, travaillant pour le compte de ce dernier, à
condition qu’il existe entre le chef d’entreprise et le membre de sa famille une relation
d’autorité d’employeur à employé et à condition également que le membre de la famille
exerce une activité effective au sein de l’entreprise à titre professionnel et régulier et qu’il
bénéficie d’une rémunération correspondant à son activité réelle au sein de
l’entreprise.
Le personnel intérimaire mis temporairement à la disposition d’entreprises
utilisatrices, par des entreprises de travail temporaire. Cette catégorie de
travailleurs temporaires est à différencier de celle précédemment citée dans
L’article 2 du Dahir du 27 juillet 1972.

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Il est entendu par personnel intérimaire, les travailleurs recrutés par une entreprise de
travail temporaire pour les mettre à la disposition provisoire d’un utilisateur.
L’entreprise de travail temporaire reste donc l’employeur de ces travailleurs pendant
la durée de la mission que ceux-ci effectuent pour l’utilisateur, et ce dernier n’est lié
qu’avec l’entreprise de travail temporaire, dans le cadre et la limite d’un contrat écrit
de mise à disposition.
Du fait que l’entreprise de travail temporaire facture à l’utilisateur le prix de la
fourniture de main d’œuvre et verse au personnel intérimaire la rémunération
convenue, ce personnel se trouve donc à l’égard des entreprises de travail temporaire
dans une situation d’employé à employeur, même si ce personnel est tenu de se
soumettre aux directives, au contrôle et aux délais imposés par l’utilisateur.
Les personnes du secteur privé qui travaillent plus de dix heures par semaine pour
le même employeur ou le même groupe d’employeurs, soit occasionnellement ou
par intermittence. Au cas où ils ne sont pas immatriculées, l’employeur doit faire
procéder à leur immatriculation à la CNSS. Par ailleurs, ces personnes sont tenues
de faire connaître à chacun de leurs employeurs aux fins d’être déclarées, le
numéro d’immatriculation sous lequel elles sont inscrites à la CNSS.

1.2- Cas particuliers d’assujettissement


En application des dispositions susmentionnées, il y a lieu de citer, à titre indicatif et non
exhaustif, les travailleurs assujettis au régime de sécurité sociale, présentant certaines
particularités. Il s’agit en l’occurrence des personnes suivantes :

1.2.1- Les travailleurs étrangers


Les travailleurs étrangers travaillant au Maroc sont soumis au régime de sécurité sociale dans
les mêmes conditions que les travailleurs de nationalité marocaine.
Toutefois, en ce qui concerne les travailleurs étrangers ressortissants d’un pays signataire avec
le Maroc d’une convention bilatérale de sécurité sociale, des dispositions particulières
prévoient leur exclusion du champ d’application du régime de sécurité sociale marocain
lorsqu’ils sont détachés par l’entreprise mère dans l’un de ses établissements établis au Maroc
afin d’y effectuer un travail pour son compte.
Le détachement doit être matérialisé par un formulaire conventionnel, dit "certificat
d’assujettissement d’un salarié en situation de détachement", délivré par l’autorité
compétente du pays d’origine. A défaut de ce certificat, le travailleur étranger est soumis de
plein droit au régime de sécurité sociale marocain en application des principes de
souveraineté et de territorialité.
En cas de prolongation de la durée du détachement d’un salarié, la CNSS reçoit des
autorités compétentes des pays signataires de Conventions de sécurité sociale avec le
Maroc, via le Ministère marocain chargé de l’emploi, une demande de prolongation dont
la durée ne doit pas dépasser celle accordée dans le cadre du détachement initial de
l’assuré. La CNSS notifie aux autorités compétentes, via le Ministère marocain chargé
de l’emploi, sa décision d’acceptation ou de rejet de la demande de prolongement de
détachement avec indication du motif en cas de rejet.
35
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 Les durées du détachement sont fixées comme suit :

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Date prise Formulaire


 Pays Duree du detachement
d’effet conventionnel
 Allemag 25/03/198
 36 mois, renouvelable pour une période de 36 mois  MAD 101
ne 1
24/06/196  BM1 et
 Belgique  12 mois, renouvelable pour une période de 12 mois
8 BM2
08/11/197 36 mois, renouvelable pour une période fixée par
 Espagne  EM 10
9 l’autorité compétente
09/07/196
 France  36 mois, renouvelable pour une période de 36 mois  SE : 350-01
5
05/08/199
 Libye  12 mois, renouvelable pour une période de 12 mois  3-IAM MIM
3
14/02/197
 Pays-bas  12 mois, renouvelable pour une période de 12 mois  Inexistant
2
04/01/198
Suède 36 mois non renouvelable S/M1
0
05/02/198 36 mois, renouvelable jusqu’à achèvement des 1-MIM
Tunisie
7 travaux TAA
Danema 24/04/198 36 mois, renouvelable jusqu’à achèvement des
DK/MA2
rk 2 travaux
01/07/199 P/MAR1ET
Portugal 36 mois, renouvelable pour une période de 24 mois
8 P/MAR2
01/07/199
Canada 36 mois, renouvelable pour une période de 24 mois Inexistant
8

Dans le cadre de ces dispositions :


Le personnel ambulant des entreprises de transport dont l’activité s’étend du Maroc à un
pays signataire et réciproquement, est exclusivement soumis au régime en vigueur sur le
territoire duquel l’entreprise a son siège ;
L’équipage d’un navire est soumis au régime de sécurité sociale du pays duquel
relève la pavillon de ce navire.

Les conventions bilatérales susses mentionnées affirment, notamment, les principes suivants :

Egalité de traitement entre les ressortissants des deux Etats ( le Maroc et la partie
signataire) au regard des législations de sécurité sociale de chacun d’eux, en apportant aux
règles de territorialité les exceptions nécessaires (détachement, personnel ambulant des
entreprises de transport, missions diplomatiques et consulaires);
Maintien, aux ressortissants des pays signataires, des droits acquis ou en cours
d’acquisition en vertu de la législation de l’un de ces Etats;
Totalisation des périodes d’assurance ou reconnues équivalentes accomplies par leurs
ressortissants sous chacune des deux législations.

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Par ailleurs, et en vertu des dispositions de la convention bilatérale de sécurité sociale


passée entre le Maroc et la France, les ressortissants français exerçant temporairement
au niveau des lycées français au Maroc ont le droit d’opter, soit pour le régime français
de sécurité sociale ou pour le régime marocain. Les conditions de détachement précitées
ne peuvent être appliquées à cette catégorie de salariés.

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1.2.2- La sous-traitance
La sous-traitance est l’opération par laquelle une entreprise confie à une autre entreprise le
soin de réaliser une partie de sa production dont elle conserve la responsabilité finale. Cette
sous-traitance peut être de capacité ou de spécialité.
L’employeur est responsable3 des salariés qu’il n’a pas embauchés directement dès lors que
ces derniers participent à une activité exercée à son profit et qui peuvent notamment être
embauchés par des donneurs d’ouvrages, des sous-entrepreneurs ou sous-traitant ne
remplissant pas les conditions suivantes:
L’inscription à la patente;
La facturation des travaux effectués en sous-traitance; les factures justificatives doivent
être réglementaires et porter, notamment, les informations suivantes :
- le nom ou la raison sociale et l’adresse complète du sous-traitant;
- son numéro de patente;
- le montant, la date et la nature de l’opération.
A défaut de cela, il n’y a qu’une présomption d’activité professionnelle indépendante, et par
conséquent la partie du montant de la sous-traitance correspondant à la main d’œuvre est à
déclarer nominativement avec les numéros d’immatriculation des bénéficiaires.
Si le montant global ne permet pas de dégager séparément le montant de la main d’œuvre,
celui-ci est dégagé en appliquant au montant total, le taux de main d’œuvre correspondant à la
nature des services rendus, conformément au tableau suivant :
Tableau des taux de main d’œuvre par activité
Intitule des branches d’activité Taux de main d’œuvre4
Articles en caoutchouc ou en plastique
Bois et article en bois et travaux de menuiserie
15
Industrie alimentaire
Transport et auxiliaires de transport
Cuir et chaussures
Electricité, eau et travaux de plomberie
20
Industrie métallurgique, ouvrages en métaux et travaux
mécaniques
Transformation des minéraux de carrière 25
Textile et confection
30
Bâtiment et travaux de maçonnerie
Autres services marchands 50
Toutefois, ces taux peuvent être majorés dans le cas où la main d’œuvre représenterait
l’essentiel de la prestation sous-traitée.

3
Conformément aux dispositions du dahir du 18 juin 1936-art18- relatif aux paiement des salaires, aux économats, aux marchandages
et aux contrats de sous-entreprise, tel qu’il a été modifié et complété par le dahir du 24 janvier 1953.
4
Ces taux sont déterminés sur la base des agrégats de la comptabilité nationale élaborés par la Direction de la Statistique (ministère de la
Population), notamment le Tableau Entrées / Sorties.
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Par ailleurs, la CNSS se réserve le droit de réintégrer la totalité de la rémunération des salariés
du sous-traitant dans le cas où les informations fournies par l’employeur s’avéreraient
erronées.

1.2.3- Les prestataires de services non patentés


L’employeur est responsable des personnes non patentées qui fournissent, à titre indépendant,
un service quelconque, à son profit. Il s’agit par exemple des: mécaniciens, plombiers,
maçons, menuisiers, électriciens, nettoyeurs etc. La rétribution du prestataire de service est
intégrée dans sa totalité à l’assiette des cotisations pour toute somme égale ou supérieure à
5.000 dirhams par an; si ce montant est inférieur à 5.000 dirhams, l’employeur est tenu,
sous peine de réintégration, de présenter la copie de la C.I.N du prestataire en question.
Si les montants globaux passés en comptabilité, au titre des travaux de prestation de service,
ne sont pas détaillés, la part de la main d’œuvre est dégagée en appliquant au montant total, le
taux de main d’œuvre correspondant à la nature des services rendus et ce conformément au
tableau précité.

1.2.4- Les intermédiaires


Les commissions, honoraires et courtages versés aux intermédiaires non patentés, notamment
les courtiers, commissionnaires, mandataires et autres agents non patentés qui travaillent pour
le compte d’une entreprise, sont obligatoirement soumis à cotisation et doivent, de ce fait, être
déclarés avec les noms et les numéros d’immatriculation de leurs bénéficiaires. Les
circonstances retenues comme caractéristiques du lien de subordination entre ces
intermédiaires et leurs employeurs sont notamment :
l’obligation de visiter une clientèle déterminée ;
l’interdiction de démarcher pour des concurrents ;
l’obligation de rendre compte de leur activité ;
l’obligation de respecter un préavis .
La liste de ces circonstances n’est ni limitative ni exhaustive.

1.2.5- Les stagiaires : stage formation insertion


Les stagiaires sont assujettis au régime de sécurité sociale dans les mêmes conditions que les
autres salariés.
Cependant, l’employeur qui engage des stagiaires dans le cadre du stage formation insertion
professionnelle est exonéré du paiement des cotisations et ce en vertu des dispositions du
dahir portant loi n° 1-93-16 du 29 Ramadan 1413 (23 mars 1993), tel qu’il a été modifié et
complété par le Dahir portant loi n°1-98-112 du 10/09/1998.

1.2.6- L’assurance volontaire au régime de sécurité sociale


En vertu de l’article 5 du Dahir 1-72-184 du 27 juillet 1972 modifié et complété par la loi
17-02 relatif au régime de la Sécurité Sociale : « Toute personne qui, ayant été assujettie à
l’assurance obligatoire pendant au moins 1080 jours continus ou discontinus , cesse de
remplir les conditions d’assujettissement a la faculté de s’assurer volontairement à condition

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d’en faire la demande dans les douze mois qui suivent la date à laquelle ses droits à
l’assurance obligatoire ont cessé , sauf cas majeur…. ».
Il en découle que les personnes prétendant au bénéfice d’une assurance volontaire auprès de la
CNSS
doivent :
justifier d’au moins 1080 jours continus ou discontinus d’assujettissement à l’assurance
obligatoire;
présenter un certificat de cessation de toute activité salariée ;
établir une demande de souscription à l’assurance volontaire dans les douze mois qui
suivent la date de cessation d’activité .
Les modalités d’application ainsi que les conditions dans lesquelles cessent les droits à cette
assurance sont déterminées par décret après approbation du conseil d’administration.

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1.2.7- Les mandataires non patentés des entreprises d’assurances


et de crédit
Les mandataires non patentés des entreprises d’assurances et de crédit rémunérés à la
commission sont assujettis au régime de sécurité sociale, qu’ils travaillent pour un ou
plusieurs employeurs, à la condition qu’ils effectuent d’une façon habituelle et suivie des
opérations de présentation (prospection de la clientèle, démarchage et souscription des
contrats, encaissement des primes ou cotisations , remises des sommes dues aux
bénéficiaires). Il importe de signaler que les montants à réintégrer à ce titre , sont ceux
constitués par toute forme de rémunérations accordées aux dits mandataires, déduction
faite de toute charge éventuellement supportée pour l’exercice de la fonction. Il en
découle que lorsque les montants globaux accordés à ces mandataires au titre des
travaux de démarchage et de représentation, sont passés en comptabilité sans être
détaillés, la part de la main d’œuvre à réintégrer, est dégagée en appliquant au montant
total, le taux de main d’œuvre estimé à 50%, correspondant à la branche d’activité
"Autres services marchands".

1.2.8- Les transporteurs non patentés


Les conducteurs des véhicules assurant, à titre indépendant, le transport du matériel,
des matières premières et des marchandises…etc., au profit de l’entreprise, sont
assujettis au régime de sécurité sociale, à l’égard de cette dernière, et ce lorsque les
conditions suivantes sont réunies :
L’exploitation du moyen de transport utilisé est soumise à des tarifs de transport
fixés par les autorités publiques ;
Les conducteurs sont propriétaires de leur véhicule ;
Le montant de la rétribution est égale ou supérieure à 5.000 dirhams par an et par
conducteur. Dans ce cas le montant globale de la rétribution est soumise en
totalité à cotisation. Si le montant de la rétribution est inférieur à 5.000 dirhams,
l’employeur est tenu, sous peine de réintégration, de présenter la copie de la C.I.N
du conducteur en question et de la carte grise du véhicule, justifiant que ledit
conducteur en est le propriétaire. Si les montants globaux accordés aux
conducteurs sont comptabilisés sans être détaillés, la part de la main d’œuvre à
réintégrer, est dégagée en appliquant au montant total, le taux de main d’œuvre
estimé à 15%, correspondant à la branche d’activité
" Transport et auxiliaires de transport".
Lorsque le conducteur n’est pas propriétaire du véhicule utilisé (la carte grise du
véhicule ne correspond pas à la CIN du conducteur), l’assujettissement de l’intéressé est
assuré à l’égard de l’entreprise ou de la personne qui a mis à sa disposition le véhicule
en question. Dans ce cas, l’entreprise bénéficiaire de la prestation dudit conducteur est
tenue, sous peine de réintégration, de décliner l’identité du propriétaire du véhicule et
de celle du conducteur.

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1.2.9- Les porteurs de bagages et les gardiens de parkings


Les personnes occupées pour assurer le portage des bagages ou les gardiens de parkings
dans les gares, les aéroports…etc., sont assujetties au régime de sécurité sociale, à la
condition qu’elles soient liées par un contrat avec un concessionnaire ou gérant.

1.2.10- Les associés non-gérants et les membres du directoire ou


du conseil de surveillance
L’associé non gérant (minoritaire ou majoritaire), le membre du directoire ou du conseil
de surveillance qui, occupant un emploi salarié au sein de l’entreprise, perçoit à ce titre
une rémunération et se trouve dans un lien de subordination et de dépendance
d’employé à employeur vis-à-vis de ladite entreprise, est assujetti à l’égard de cette
dernière, au régime de sécurité sociale, à la condition toutefois, que l’intéressé n’exerce
pas une autre fonction qui l’exclue, de plein droit, de l’assujettissement à ce régime
(fonctionnaire civil de l’Etat, militaire ou tout autre personne disposant déjà d’un
régime de base obligatoire…etc.

1.2.11- Les artistes de spectacle


Sont désignés par artistes, les personnes (musiciens, chansonniers, artistes de
compléments, chefs d’orchestre, metteurs en scène, mannequins…etc.) qui, par suite
d’un engagement, se produisent soit au cours de répétitions, soit au cours de
représentation données dans des lieux de spectacles et d’audition, tels que théâtres,
cinémas, cirques, salles de concerts, hôtels, night-clubs, cafés, restaurants, soit au cours
d’émissions radiodiffusées ou télévisées, de prise de vues cinématographiques ou au
cours d’enregistrements.
Les conditions d’assujettissement de ces artistes au régime de sécurité sociale, à l’égard
des entreprises, établissements touristiques, sociétés d’édition, associations, groupements
ou personnes qui font appel à eux, sont les suivantes :
La non inscription de l’artiste au rôle de la patente ou au registre du
commerce. Lorsque l’artiste exerce son activité dans des conditions telles qu’elles
impliquent son inscription au rôle de la patente ou au registre du commerce
(engagement d’une troupe, possession d’un local, facturation des prestations…etc), que
cette inscription soit effective ou non, il devient entrepreneur de spectacles et donc
employeur des artistes composant la formation ou le groupe.
L’affiliation à la CNSS de cet artiste en tant qu’employeur devient donc obligatoire et
dans ce cas, l’entreprise bénéficiaire de la prestation dudit artiste est tenue, sous peine
de réintégration, de décliner son identité et celle des personnes qu’il emploient
éventuellement.
La perception d’une rémunération en contre partie des prestations fournies, sous
forme de salaire fixe, commissions, cachet, pourboires…etc.;
L’existence d’un lien de subordination d’employé à employeur vis-à-vis de celui
pour qui la prestation est fournie. Tout contrat par lequel une personne morale ou
physique s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle
en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail;

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Le caractère habituel et suivi des prestations fournies pour un ou plusieurs


employeurs. Le critère retenu à ce titre est le seuil de la rémunération pour l’artiste
se produisant individuellement et la fréquence de la prestation pour les groupes
d’artiste.
Ainsi, et compte tenu du statut particulier de certains artistes tels les troupes
folkloriques et les groupes d’animation ambulante etc..., l’employeur qui leur fait appel
une seule fois par mois, est tenu de décliner uniquement l’identité complète du groupe ou du
prestataire de l’animation pour que les montants qu’il leur verse ne soient pas soumis à
cotisation.
Par contre, si cet employeur leur fait appel plus d’une fois par mois, les conditions
d’exonération sont:
Pour les groupes, l’inscription à la patente et la présentation des factures réglementaires;
Pour les prestataires d’animation individuels, la présentation de l’identité fiscale sauf si la
rémunération perçue est inférieure ou égale à 5000 dirhams par mois auquel cas la
présentation de la copie de la C.I.N est obligatoire.

1.2.12- Les professeurs – Enseignants et les médecins vacataires


Les personnes qui enseignent, même à titre de vacation, dans des établissements privés
sont assujetties au régime de sécurité sociale dés lors qu’ils perçoivent une rémunération
et qu’elles sont astreintes, dans le cadre d’un service organisé, à certaines sujétions
concernant notamment les programmes, les horaires, la notation …etc., quels que soit
par ailleurs leur activité principale. Cependant, lorsque le professeur, l’enseignant ou le
médecin relèvent de la fonction publique, ils ne sont plus assujettis au régime de sécurité
sociale à la condition, toutefois, que l’établissement qui bénéficie de leurs prestations
présente le numéro de S.O.M de l’intéressé ainsi qu’une attestation de travail récente le
concernant
A défaut de présentation de ces pièces et à l’occasion des missions de contrôle et
d’inspection déclenchées par la CNSS, toute rémunération versée dans ce cadre sera
soumise à cotisation sous forme de masse salariale non ventilée.

1.2.13- Les gérants salariés des coopératives et des stations de


service
Les personnes qui gèrent les succursales des entreprises d’alimentation de détail,
magasins et autres coopératives de consommation et celles qui gèrent des stations de
service moyennant une rémunération fixe, des commissions ou des remises
proportionnelles au montant des ventes, ont la qualité d’assujettis au régime de sécurité
sociale à l’égard de l’entreprise qui les emploie. De même, sont assujettis dans les mêmes
conditions, les gérants des dépôts de sociétés à succursales multiples ou autres
établissements commerciaux ou industriels.

1.2.14- Les journalistes et les collaborateurs de presse


les journalistes professionnels et assimilés qui fournissent, d’une manière régulière, à
une agence ou à une entreprise de presse quotidienne ou périodique, des articles
d’information, des reportages, des dessins ou des photographies, en contrepartie d’une
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rémunération dite "à la pige" c’est à dire à l’article, sont assujettis au régime de sécurité
sociale, à la condition toutefois que les personnes concernées soient titulaires de la carte
d’identité professionnelle de journaliste et qu’ils n’exercent pas une autre fonction qui
les exclue, de plein droit, de l’assujettissement à ce régime (disposition d’un régime de
base obligatoire et autorisation de vacation).

1.2.15- Les membres de professions libérales travaillant dans les


mêmes locaux
Les personnes auxiliaires, membres de professions libérales, exerçant leurs fonctions
dans les mêmes locaux, notamment les médecins, les dentistes et autres auxiliaires
médicaux, sont assujetties au régime de sécurité sociale, lorsqu’il y a un lien de
subordination de l’une de ces personnes envers l’autre qui est propriétaire ou locataire
du local, à la condition, toutefois, qu’il n’y aurait pas une association explicite entre les
deux membres pour l’exploitation en commun de l’activité et un engagement de
participation aux pertes éventuelles, matérialisé par un contrat.

1.2.16- Les travailleurs à domicile travaillant pour le compte d’une


entreprise
Les travailleurs à domicile, non patentés, qui ne sont pas occupées dans l’enceinte de
l’entreprise, sont assujetties au régime de sécurité sociale, même si elles possèdent tout
ou partie de l’outillage nécessaire à leur travail.
Pour prétendre à la qualité de travailleur à domicile, l’intéressé doit :
Exécuter, moyennant une rémunération de quelque nature que ce soit, pour le
compte d’un ou de plusieurs employeurs, un travail qui lui est confié, soit
directement, soit par un intermédiaire ;
Travailler seul, ou avec le concours du conjoint ou des enfants à charge.
Les travailleurs à domicile sont à distinguer des agents de maison engagés
directement par l’employeur pour son propre compte dans sa maison.

1.2.17- Les voyageurs et représentants de commerce


Il s’agit des représentants de commerce non patentés qui, même s’ils ne sont pas
occupés dans l’entreprise et même s’ils possèdent tout ou partie de l’outillage
nécessaire à leur travail :
Travaillent pour le compte d’un ou de plusieurs employeurs ;
Exercent leur profession d’une façon habituelle, exclusive et constante ;
Sont liés à leurs employeurs par un engagement écrit, déterminant la nature des
prestations offertes à la vente ou à l’achat, la région dans laquelle ils doivent
exercer leur activité, les catégories de clients qu’ils sont chargés de visiter, le taux
de rémunérations,…etc

1.2.18- Les guides touristiques


Il s’agit des personnes qui accompagnent les voyageurs, notamment les touristes, pour
leur faire connaître les lieux, les monuments historiques…etc.
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Ces personnes sont assujettis au régime de sécurité sociale lorsqu’ils sont occupés, d’une
manière régulière, au service d’un ou de plusieurs établissements (hôtels, restaurants,
agences de voyage…etc) et qu’ils perçoivent, à ce titre, une rémunération fixe ou sous
forme de commissions ou de pourboires.
Toutefois, les guides titulaires de la carte d’identité professionnelle de "Guide", délivrée
par le ministère chargé du tourisme et n’agissant pas de manière régulière pour un
même fournisseur de service, sont exonérés du régime de sécurité sociale.
L’établissement qui leur fait appel est tenu, sous peine de réintégration, de présenter
pour chacun d’eux, la copie de la C.I.N et la copie de la carte d’identité professionnelle
de guide.

1.2.19 - Les courtiers libres en période d’essai


Il s’agit des personnes non patentées qui se présentent à l’entreprise pour accéder aux
postes de vendeurs libres, non salariés, payés uniquement à la commission. L’entreprise
est appelée souvent pendant un laps de temps estimé généralement à 3 mois à partir de
la date de leur recrutement, à tester, former si possible et évaluer sur le terrain les
capacités de ces personnes avant de procéder à leur recrutement définitif. Les
démarches d’inscription à la patente de ces courtiers n’interviennent généralement que
lorsque ces derniers ont l’assurance d’être choisis pour ce métier. Or, durant cette
période, le courtier émet des factures de commissions sans qu’il soit inscrit à la patente.
De ce fait, et afin de tenir compte des contraintes particulières liées à ce métier, un délai
de trois mois est accepté pour l’activité de courtier libre ou vendeur en porte à porte,
durant lesquels l’entreprise pourra utiliser les services d’un courtier sans qu’il soit
déclaré à la CNSS. Passé ce délai, ledit courtier serait considéré vis-à-vis de la CNSS
comme salarié pour le montant des sommes de toute nature, perçues depuis le 1 er jour
d’activité dans l’entreprise, si l’entreprise ne pouvait justifier pour le compte de ce
courtier, d’une inscription à la patente.

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1.3- Les exclusions.


D’une manière générale, le régime de sécurité sociale est applicable à tous les travailleurs
salariés et assimilés des secteurs déjà cités qui ne sont pas assujettis à un régime spécial, en
vertu d’une loi ou d’un statut particulier.
L’article 3 du dahir portant loi (n°1-72-184) du 27 juillet 1972 relatif au régime de sécurité
sociale établit d’une manière claire et non équivoque la liste des personnes non assujetties au
régime de sécurité sociale. Ces personnes, qui restent en dehors du champ d’application de ce
régime, sont les suivantes :
Les fonctionnaires titulaires de l’état et des autres collectivités publiques ;
Les agents bénéficiant d’un contrat d’assistance technique passée entre le Maroc et un
pays étranger, à la condition toutefois, qu’ils ne bénéficient d’aucune rémunération
de la part de l’entreprise à laquelle ils apportent leur assistance, sous quelque
forme que ce soit (salaire, avantages en argent ou en nature, commissions, prise en
charge ou remboursement des notes de frais d’hôtel ou de restaurant, honoraires, …etc).
Les militaires des Forces Armées Royales ;
Les personnes assujetties au Régime collectif d’Allocation de Retraite en application du
Dahir portant loi n° 1-77-216 du 20 Choual 1397 (4 octobre 1977) sauf les cas de
dérogation prévus par ledit dahir ;
Les personnes assujetties aux régimes particuliers mis en place dans les établissements
publics.
Par ailleurs, et en vertu de la loi n°12.00 portant institution et organisation de
l’apprentissage, l’apprenti lié à une entreprise par un contrat d’apprentissage conforme
aux dispositions de ladite loi, n’est pas assujetti au régime de sécurité sociale et
l’entreprise concernée est exonérée du paiement des cotisations et de la taxe de
formation professionnelle au titre de l’allocation d’apprentissage versée à cet effet. Les
apprentis non visés par cette loi, restent assujetti au régime de sécurité sociale,
conformément aux dispositions de l’article 2 du Dahir 1-72-184 du 27 juillet 1972
régissant le régime de sécurité sociale.
D’un autre coté ,les intermédiaires et les commissionnaires étrangers non-résidents sont
exclus du champ d’application de ce régime, dès lors que le paiement, des commissions,
honoraires et courtages leur revenant, est dûment justifié (ordre de virement au compte de
l’intéressé, facture délivrée par l’entreprise qui emploie l’intermédiaire ou le
commissionnaire étranger...etc).

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2- La Base Des Cotisations


L’employeur est responsable du paiement, à la CNSS, de la cotisation totale (part patronale et
part salariale) pour les salariés qu’il emploie, que cette dernière soit précomptée ou non.
En vertu de l’article 19 du Dahir du 27 juillet 1972 , tel qu’il a été modifié par la loi 20-02
du 15-08-2002 : « Les cotisations dues à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale sont assises
sur l’ensemble des rémunérations perçues par les bénéficiaires du présent dahir y compris les
indemnités, primes, gratifications et tous autres avantages en argent, les avantages en nature,
ainsi que les sommes perçues directement ou par l’entremise d’un tiers à titre de pourboire, à
l’exclusion des pourboires versés au personnel des établissement hôteliers et des
résidences touristiques classés conformément aux législations et la réglementation en
vigueur ».
Pour les marins pêcheurs à la part, la cotisation est assise sur les recettes brutes du bateau de
pêche.
En ce qui concerne l’assurance volontaire, la cotisation mensuelle est calculée sur la base
du montant du dernier salaire mensuel ayant servi de base de calcul de la dernière
cotisation obligatoire.
Aussi est-il nécessaire de déterminer les sommes qui sont communément considérées comme
rémunération. En principe, toutes les sommes versées à l’occasion ou en contrepartie d’un
travail entrent dans l’assiette des cotisations.
Cependant, certaines sommes, bien que versées par l’employeur au salarié, sont déductibles
de l’assiette des cotisations :
Soit parce qu’elles représentent des frais justifiés engagés par le salarié pour l’exercice de
son activité ;
Soit parce qu’elles constituent des dommages-intérêts versés au salarié, à l’occasion de la
rupture du contrat de travail .

2.1- Eléments, primes, indemnités et avantages soumis à


cotisation
Sont soumis à cotisation les éléments de la rémunération qu’ils soient directs ou assimilés,
ainsi que les primes et indemnités liées à la qualité du travail ou à la personne du salarié, les
primes ou indemnités liées aux sujétions de l’emploi ou aux conditions particulières du travail
et les avantages en nature.

2.1.1- Les éléments de la rémunération - éléments directs


Tous les éléments concourants à la rémunération du salarié entrent en ligne de compte. Ce
principe qui s’applique, sans exception aucune, concerne notamment :
Les appointements et salaires de base ;
Les rémunérations, quelles qu’en soient la forme et la périodicité, attribuées aux
administrateurs remplissant dans l’entreprise des fonctions autres que celles de simples
membres du conseil d’administration ;
Le salaire des stagiaires en période d’essai ou des intérimaires qui dépendent de

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l’entreprise ;
Le salaire de la main d’œuvre de manutention ou de manipulation ;
Les majorations pour heures supplémentaires effectuées de jour ou de nuit ou le
dimanche et jours fériés, dont le dahir n°1-03-194 du 14 rejeb 1424 (11-09-2003) portant
promulgation de la loi n°65-99 fixe les bases de calcul comme suit :

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Au niveau des activités non Agricoles :

Horaire Taux de majoration


jour ouvrable jour férié ou de repos
Entre 6 heures et 21 heures 25% du salaire(1) horaire 50% du salaire(1 ) horaire
Entre 21 heures et 6 heures 50% du salaire(1) horaire 100%du salaire(1) horaire

Au niveau des activités Agricoles :

Taux de majoration
Horaire
jour ouvrable jour férié ou de repos
Entre 5 heures et 20 heures 25% du salaire5(1) horaire 50% du salaire(1 ) horaire
Entre 20 heures et 5 heures 50% du salaire(1) horaire 100%du salaire(1) horaire

Les majorations éventuelles pour travaux de nuit ;


La rémunération majorée en indemnisation du travail effectué durant les jours fériés ou
chômés, que cela découle d’une obligation légale, d’un engagement contractuel ou d’une
décision unilatérale du chef de l’entreprise.

Salaire Avant le 08-06-2004 Après le 08-06-2004


horaire
Salaire 1 /48 pour le salaire hebdomadaire 1 /44 pour le salaire hebdomadaire
Horaire(2) 1 /104 pour le salaire à la quinzaine 1 /95 pour le salaire à la quinzaine
1 /208 pour le salaire du mois 1 /190pour le salaire du mois
N.B : Le 8-6-2004 constitue la date d’entrée en vigueur de la loi 65-99 relative au code du
travail

2.1.2- Les pourboires6


la rémunération servant de base pour le calcul des cotisations dans les établissements où
il y a versement par la clientèle de pourboires pour les services rendus par les salariés,
est déterminée différemment selon que les pourboires sont versés :
Aux personnels des hôtels et des résidences classés ;
Aux personnels des cafés, restaurants, hôtels et résidences non classés et des
établissements commerciaux .

5
La rémunération servant de base pour le calcul des heures supplémentaires est calculée sur le
salaire proprement dit augmenté des autres accessoires du salaire.
6
Le régime des pourboires est régi par la loi 20-02 du 15/08/2002.
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22--11--22--11 –– CCoonncceerrnnaanntt lleess ppoouurrbbooiirreess vveerrssééss aauuxx ppeerrssoonnnneellss ddeess hhôôtteellss eett
ddeess rrééssiiddeenncceess ccllaassssééss ::
En vertu des dispositions de la loi n° 20.02 modifiant et complétant l’article19 du Dahir
1-72-184 du 27-7-1972 relatif au régime de sécurité sociale, les pourboires versés aux
personnels des établissements hôteliers et des résidences touristiques classés, sont exclus
de l’assiette des cotisations à compter du 13-6-2002 , date d’entrée en vigueur de la loi
sus indiquée.
22--11--22--22 -- C Coonncceerrnnaanntt lleess ppoouurrbbooiirreess vveerrssééss aauuxx ppeerrssoonnnneellss ddeess ccaaffééss,,
rreessttaauurraannttss,, ééttaabblliisssseem
meennttss hhôôtteelliieerrss eett rrééssiiddeenncceess nnoonn ccllaassssééss eett
ééttaabblliisssseem
meenntt ccoom mm meerrcciiaauuxx ::
En vertu des dispositions de l’article 19 du dahir précité, les pourboires versés aux personnels
des cafés, restaurants, établissements hôteliers et résidences non classés et établissement
commerciaux, sont soumis à cotisation.
La rémunération soumise à cotisation au sens des dispositions de la loi 65-99 relative au code
du travail (pourboires seulement ou pourboires en sus d’une rémunération de base), ne peut
être inférieur au SMIG pour chacun des salariés travaillant en contact avec la clientèle, et ce à
compter du 08-6-2004, date d’entrée en vigueur de la loi sus indiquée.

2.1.3 - Les primes et indemnités :


En général, toute prime ou indemnité qui constitue un complément de salaire, est
soumise à cotisations.
22..11..33..11-- P
Prriim
meess eett iinnddeem
mnniittééss lliiééeess àà llaa qquuaalliittéé dduu ttrraavvaaiill oouu àà llaa ppeerrssoonnnnee dduu
ssaallaarriiéé
Il s’agit notamment de :
La prime d’ancienneté, dont le Dahir du 11-09-2003 portant promulgation de la loi n° 65-99
(code du travail) détermine les modalités de calcul comme suit :
ANCIENNETE TAUX
2 années d’ancienneté 5% du salaire versé
5 années d’ancienneté 10% du salaire versé
12 années d’ancienneté 15% du salaire versé
20 années d’ancienneté 20% du salaire versé
25 années d’ancienneté et plus 25% du salaire versé
La prime d’assiduité ;
La prime de technicité ;
La prime de rendement ;
La prime individuelle de productivité ;
La prime d’informatique ;
La prime de standard ;
La prime de production ;
La prime de bilan ;

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La prime versée dans l’attente d’un réajustement de salaire ;


Les gratifications de fin d’année ;
L’intéressement aux chiffres d’affaires ou aux bénéfices, commissions, gueltes et
pourcentages ;
La participation aux frais scolaires ;
La prime de panier, de casse croûte ou de cantine accordée régulièrement au personnel
sans que les conditions du travail des salariés concernés aient connues des
changements en terme d’horaire de travail ;
Les frais de voyage à l’occasion d’un congé payé ;
Les primes de vacance ;
Les indemnités, primes ou aides au logement ;
L’indemnité de transport ayant un caractère forfaitaire et ne remplissant pas les
conditions d’exonération prévues au paragraphe 2.2 ci-après, alloué au personnel de
l’entreprise même à celui dont le logement est à proximité du lieu de travail ;
L’indemnité de préavis que le salarié continue à travailler ou non pendant la durée légale ;
L’indemnité de résidence ;
L’indemnité de licenciement versée en sus de celle fixée au paragraphe 2.2 ;
L’indemnité de départ ou mise à la retraite pour la partie excédant 2080 fois le SMIG
horaire ou 260 fois le Smag journalier ;
L’indemnité de responsabilité ;
L’indemnité de fonction ;
L’indemnité forfaitaire d’utilisation de la voiture personnelle majorée, s’il y a lieu, des
montants accordés salarié pour lui rembourser les frais d’assurance, de vignette, de
réparations, d’amortissement et tout autre frais non justifié par la fonction du
bénéficiaire et sans rapport avec ses obligations professionnelles ;
L’indemnité kilométrique non justifiée allouée au personnel non itinérant ou celle
excédant le barème fixé au paragraphe 2-2 ;
L’indemnité de vie chère ;
La part salariale prise en charge par l’employeur en matière des cotisations sociales non
obligatoire, telles que celles afférentes :
A l’assurance groupe ;
A la mutuelle ;
A l’assurance vie ;
Aux cotisations de retraite.
La part salariale prise en charge par l’employeur en matière d’impôts sur salaire et des
cotisations sociales obligatoires ;
Le rappel sur salaire, sur gratification et indemnités ;
La participation aux bénéfices versés à des salariés ne possédant pas des titres de
participation de l’entreprise ;
L’indemnité pour risques professionnels non justifiée par la fonction du bénéficiaire ;

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Semestre 5

La dotation en produits fabriqués ou vendus par l’employeur ; la valeur de ces produits


est évaluée en se référant aux montants comptabilisés. Toutefois, si la dotation n’est pas
comptabilisée l’évaluation, est estimée au prix de vente des produits en question ;
L’indemnité d’encadrement ;
La prime pour l’achat du mouton de l’Aîd El Kebir, accordée aux cadres de l’entreprise,
pour la partie dépassant celle accordée à tout le personnel ;
L’allocation d’assistance à la famille ;
L’allocation ou prime de recherche ;
L’allocation hiérarchique ;
L’indemnité de direction ;
L’indemnité d’encadrement ;
L’indemnité de frais de bureau ;
L’indemnité de poste ;
L’indemnité de présidence ;
L’indemnité de rapatriement ;
Les étrennes ;
La prime ou la gratification d’inventaire ;
La prime de naissance ;
La prime d’intérimaire ;
La prime de qualification ;
La prime de voyage et de séjours particuliers ;
Les jetons de présence alloués à des administrateurs de sociétés anonymes en
raison de fonctions de PDG, de directeur général…etc, exercées par eux pour le
compte de la société;
L’indemnité journalière Allouée aux victimes d’un accident de travail ;
Le salaire maintenu en totalité ou en partie en cas de maladie du salarié, en
application du contrat de travail ou d’un usage constant de la profession ;
L’allocation familiale complémentaire ;
22..11..33..22-- P Prriim
meess eett iinnddeem mnniittééss lliiééeess aauuxx ssuujjééttiioonnss ddee ll’’eem
mppllooii eett aauuxx
ccoonnddiittiioonnss ppaarrttiiccuulliièèrreess dduu ttrraavvaaiill
Se trouvent notamment comprises dans cette catégorie, les primes et indemnités suivantes :
Prime de froid ;
Prime de travail dans l’eau, la neige ou la boue
La prime de fond dans les mines ;
Prime pour le travail d’outils pneumatiques ;
Prime d’altitude des ouvriers occupés sur les chantiers en haute montagne ;
Prime de profondeur et de travail souterrain ;
Prime de sous-sol ;
Prime climatique ;
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Semestre 5

Indemnité pour travaux dangereux et insalubres ;


Indemnité d’astreinte allouée à des ouvriers obligés de ne pas quitter leur domicile la nuit
ou les jours fériés, en cas de nécessité de reprise urgente du travail pendant leur temps de
repos ;
Indemnité d’intempéries ;
Indemnité de séparation ou de dépaysement ;
Prime de représentation ne remplissant pas les conditions d’exonération prévues au
paragraphe 2-2 ;
Indemnité de traitement de table ou de nourriture accordée aux officiers et marins,
inscrits au rôle d’équipage, qui ne peuvent être nourris à bord, à concurrence de 40% de
son montant ;
Redevances, relatives aux postes téléphoniques du domicile et aux postes téléphoniques
mobiles (le GSM) d’un ou de plusieurs cadres dirigeants, prises en charge par
l’employeur, à concurrence de 50% de leur montant;
Prime d’assurance (ou complément de prime), pour utilisation de voiture personnelle
pour les besoins du service, souscrite par l’employeur ;
Indemnité de congé payé ;
Indemnité de séjour ou de défraiement ;
Indemnité de zone ;
Indemnité de statut ;
Indemnité de chauffage ;
Indemnité spécifique ;
Indemnité de roulage ;
Prime de chaleur .

2.1.4- Les avantages en nature


La valeur représentative des avantages en nature est à ajouter à la rémunération en espèces
pour le calcul des cotisations de sécurité sociale.
Les avantages en nature sont constitués le plus souvent par la fourniture de la nourriture ou du
logement ou de ces deux avantages à la fois. Mais ils peuvent aussi revêtir d’autres aspects.
22..11..44..11-- LLaa nnoouurrrriittuurree
La nourriture ne constitue un avantage en nature soumis à cotisation, que lorsqu’elle est
servie au personnel sans que les conditions de travail exige de celui-ci de prendre une
collation ou un repas dans le lieu de travail (travail en équipe, travail posté, travail
continu, travail en horaire décalé, travail sur un chantier éloigné du lieu habituel du
travail).
En principe la nourriture est retenue pour sa valeur réelle. Toutefois, dans les hôtels,
restaurants et assimilés, la valeur de la nourriture est calculée à partir du salaire horaire
minimum légal assorti d’un coefficient allant de 1 à 2,5 suivant le niveau du salaire réel en
argent servi aux employés à l’exclusion de toutes primes ou indemnités.

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Semestre 5

Pour les salariés payés à la journée, à la semaine ou au mois, la valeur d’un repas est
représentée forfaitairement selon le cas, par :
1/8 du salaire journalier (8 heures ouvrables) ;
1/48 du salaire hebdomadaire (6 jours ouvrables) ;
1/208 du salaire mensuel (26 jours ouvrables).
La valeur d’un petit déjeuner est fixée à 1/4 de la valeur d’un repas.
22..11..44..22-- LLee llooggeem
meenntt
La valeur du logement est égale à la valeur locative réelle du logement, augmentée des autres
avantages qui lui sont liés tels que l’eau, l’éclairage, le chauffage, le téléphone, ainsi que la
domesticité et le gardiennage quand ceux qui les assurent ne sont pas déjà déclarés à la CNSS
au même titre que l’ensemble du personnel de l’entreprise. A défaut d’une valeur locative
réelle, celle-ci est estimée à partir de la valeur déterminée pour l’évaluation de la taxe urbaine
augmentée de l’estimation des autres avantages.
22..11..44..33-- LLaa vvooiittuurree ddee sseerrvviiccee
la mise à disposition, à titre permanent et sans que les besoins du travail le justifient,
d’une voiture de service à une personne salariée de celle-ci, autre que le directeur
général ou le directeur commercial, doit être considérée comme avantage en nature
soumis à cotisation de la CNSS.
Cet avantage est évalué sur la base de la valeur des dépenses relatives aux frais de
l’assurance, de la vignette, du carburant, de l’amortissement du véhicule etc. Il est de
même pour les dépenses occasionnées pour les véhicules loués par l’entreprise pour la
même fin.

2.2- Primes et indemnités non soumises à cotisation.


Ne sont pas soumises à cotisations les sommes versées aux salariés pour les couvrir des
charges inhérentes à la fonction ou à l’emploi, soit sous forme de remboursement de dépenses
concernant des frais réellement exposés, soit sous forme de dommages-intérêts ou
d’allocations forfaitaires à condition que celles-ci aient pour objet de couvrir des frais que les
salariés sont dans l’obligation de supporter en raison des conditions particulières de leur
profession ou de leur emploi. Entrent notamment dans cette catégorie:

La prime d’outillage.
Cette prime versée aux ouvriers propriétaires de leurs outils, est en principe exclue de
l’assiette à condition que cela ne corresponde pas à des dépenses relatives à des ouvriers
n’ayant pas d’outils et n’ayant pas à s’en servir. Le montant de cette prime non soumis à
cotisation, ne doit pas dépasser 100 dirhams par mois. La partie qui dépasse ce montant
reste soumise à cotisation.

La prime de salissure
Elle est allouée à des ouvriers qui assurent indistinctement des travaux particulièrement
salissants pour leur compenser leurs frais de nettoyage. Le montant non soumis de cette

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Semestre 5

prime ne doit pas dépasser 200 dirhams par mois. La partie qui dépasse ce montant
reste soumise à cotisation .

L’indemnité d’usure des vêtements ou prime de «bleus »


Elle est allouée à des travailleurs pour faire face à des charges de renouvellement des
vêtements de travail. En revanche, est soumise à cotisation, la prime injustement appelée
vestimentaire qui est versée à certains travailleurs alors que leur métier ne les expose ni à la
poussière ni à l’usure des vêtements. Le montant non soumis de cette indemnité doit être
proportionnel à la fréquence d’usure des vêtements de travail, sans toutefois dépasser
100 dirhams par mois. La partie qui dépasse ce montant reste soumise à cotisation

La cantine collective
Lorsqu’elle est organisée par l’entreprise en raison de conditions particulières de travail
exigeant de son personnel de prendre un repas par jour sur les lieux de travail.

La prime de panier ou de casse croûte


Cette prime n’est pas soumise à cotisation lorsque l’entreprise qui l’accorde n’organise
pas de cantine collective. Par ailleurs, son attribution doit être dictée par la contrainte
dans laquelle se trouve le travailleur de prendre une collation ou un repas en raison de
conditions particulières de travail, tels que : travail en équipe, travail posté (3 fois 8), travail
continu, travail en horaire décalé, travail sur un chantier éloigné du lieu habituel du travail.
Toutefois, la fraction exonérée du montant journalier de cette prime ne doit, en aucun cas,
dépasser deux fois le SMIG horaire.

Les repas servis à l’occasion du mois de Ramadan


Accordés, dans les lieux de travail, au personnel de l’entreprise, lorsque les conditions de
travail le justifient. Il y a lieu, toutefois, de noter que la dite exonération n’est pas
cumulable avec l’indemnité alimentaire dite de panier.

Titre, bons ou chèques de restauration ou d’alimentation


Les sommes représentatifs des frais de restauration, de nourriture ou d’alimentation,
accordés par l’employeur à l’ensemble du personnel de l’entreprise sous forme de
moyens de paiement spécialement dévolu à la nutrition et à l’alimentation des salariés
(titre, bons ou chèques de restauration ou d’alimentation), ne sont pas soumises à
cotisation et ce, dans la limite de :
10 dirhams par salarié et par journée de travail ;
et 20 % du salaire soumis à cotisation, du bénéficiaire.
Il y a lieu de noter que cette exonération n’est pas cumulable avec l’indemnité
alimentaire dite de panier.

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Semestre 5

LL’’iinnddeem
mnniittéé ddee llaaiitt
Accordée aux travailleurs manipulant des produits toxiques. Le montant de cette prime ne
doit pas dépasser 150 dirhams par mois. La partie qui dépasse ce montant reste soumise
à cotisation .
LLeess ddééppeennsseess rreellaattiivveess aauuxx ppoosstteess ttéélléépphhoonniiqquueess
Les redevances relatives aux postes téléphoniques du domicile et aux postes téléphoniques
mobiles d’un ou de plusieurs cadres dirigeants dont la prise en charge par l’employeur est
justifiée par la qualité du bénéficiaire, ne sont pas soumises à cotisation à concurrence de 50%
de leur montant.
Toutefois, ces redevances sont totalement exonérées, quand elles sont libellées au nom de
l’entreprise.
LL’’iinnddeem
mnniittéé dd’’uuttiilliissaattiioonn ddee vvééhhiiccuullee ppeerrssoonnnneell
Attribuée aux coursiers chargés pendant les heures de travail de faire de petites courses sur un
véhicule leur appartenant. Le montant de cette prime ne doit pas dépasser 150 dirhams
par mois. La partie qui dépasse ce montant reste soumise à cotisation.
LL’’iinnddeem
mnniittéé ddee ddéém
méénnaaggeem
meenntt
Il s’agit du déménagement imposé, en cas de nécessité de service, par l’employeur et donc à
l’exclusion de celui effectué pour des convenances personnelles du salarié. Le montant de
cette indemnité non soumis à cotisation, ne doit pas dépasser celui dégagé en multipliant
le tarif kilométrique de 10 Dhs par le nombre de kilomètres séparant le lieu d’habitation
initial du salarié et le lieu de ré affectation de ce dernier. La partie qui dépasse ce
montant reste soumise à cotisation .
LL’’iinnddeem
mnniittéé ddee ccaaiissssee
Accordée aux travailleurs qui manipulent des fonds et qui ont une responsabilité pécuniaire.
Le montant non soumis à cotisation de cette indemnité ne doit pas dépasser 150 Dhs par
mois .
LL’’iinnddeem
mnniittéé ddee lliicceenncciieem
meenntt
Accordée dans la limite des taux fixés :
Soit par Dahir du 11-09-2004 portant promulgation de la loi n° 65/99 relative au code du
travail qui détermine le montant et les modalités d’attribution de l’indemnité de
licenciement légale comme suit :

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Semestre 5

Tranche d’années de travail Indemnité par année de travail Indemnité totale pour
effectif effectif 7 les cinq ans
5 premières années 96 heures de salaire 480 heures
6ème année à 10ème année 144 heures de salaire 720 heures
11ème année à 15ème année 192 heures de salaire 960 heures
Au-delà de 15 ans 240 heures de salaire /
Soit par les conventions collectives ;
Soit par un jugement rendu par le tribunal suite à un licenciement abusif.
L’exonération ne doit concerner, dans ce cas, que la partie représentant le
dommage et intérêt.
A cet effet, il y’a lieu de préciser que les indemnités de licenciement convenues, d’une
manière directe, entre les employeurs et leurs salariés, ou celles arrêtées dans le cadre
d’arrangements entre les deux parties, assortis d’une sentence arbitrale rendue par le tribunal,
ne sont exonérées de l’assiette des cotisations que dans la limite de l’indemnité de
licenciement légale, telle qu’elle est fixée par le décret cité ci-dessus.

La dispense ou la réduction sur les intérêts


Il s’agit des intérêts relatifs aux prêts consentis pour acquisition ou construction de logement
et des prêts sociaux consentis par les employeurs à leur personnel.

L’indemnité de déplacement ou de frais de déplacement


Allouée à des salariés dont les conditions de travail les contraignent à des déplacements
de leur domicile vers un lieu de travail, autre que le lieu habituel, situé en dehors du
périmètre urbain, en remboursement des frais de nourriture, de logement et de
transport qu’ils supportent.
Lorsque les frais de déplacement sont inscrits sur la base de pièces justificatives (billets de
transport, notes de frais de restaurant et d’hôtels ...etc.), le montant ainsi justifié de
l’indemnité n’est pas intégré dans sa totalité à l’assiette des cotisations.
Si par contre les pièces justificatives de frais n’existent pas et que l’indemnité est attribuée
forfaitairement, les conditions dans lesquelles les sommes en cause sont déduites
de l’assiette des cotisations, sont les suivantes :
lorsqu’il y a une régularité dans l’octroi de l’indemnité, le bénéficiaire doit
nécessairement exercer une fonction qui le contraint à se déplacer d’une
manière continue (agent ou représentant commercial ou autres agents
itinérants).
Si par contre, il s’agit de mission ou de fonction n’entrant pas normalement et
habituellement dans les obligations professionnelles du salarié, le

7
L’indemnité de licenciement est calculée par année ou fraction d’année de travail effectif, avec l’obligation
d’avoir travaillé au moins une année. le salaire servant de base de calcul est définie comme étant la moyenne des
salaires soumis à cotisations perçus pendant les 52 semaines précédant la date de licenciement. Il n’est pas tenu
compte dans ce salaire des indemnités de dédommagement, des remboursements de frais... etc.
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Semestre 5

déplacement doit être justifié par l’ordre écrit délivré à l’intéressé et par
l’objet du déplacement (visite d’un client, d’un fournisseur, d’un chantier
ou d’une foire, prospection d’un marché…etc);
Pour ce qui est de la partie non soumise à cotisation des frais de déplacement accordés
forfaitairement, elle est estimée par rubrique (transport, nourriture et hébergement)
comme suit :
l’évaluation des frais du transport est faite en se référant au Barème de l’indemnité
kilométrique lorsque le salarié utilise son propre moyen de transport et au tarif du
transport public dans le cas contraire, sachant toutefois que le remboursement de
ces frais ne doit pas avoir lieu lorsque le salarié utilise une voiture de service. La
distance parcourue est estimée par rapport aux lieux qui ont fait l’objet d’une
visite dûment justifiée par l’ordre écrit délivré à l’intéressé et par l’objet du
déplacement ;
l’évaluation des frais de nourriture est faite sur la base de dix (10) fois le salaire
horaire minimum garanti par jour ;
l’évaluation des frais d’hébergement est faite sur la base de trente (30) fois le
salaire horaire minimum garanti par jour. Toutefois, il y a lieu de noter que les
frais d’hébergement ne sont pris en considération que si le salarié était a priori
empêché de regagner chaque jour son lieu de résidence habituel. Est considéré
dans une situation d’empêchement de regagner chaque jour son lieu de résidence
habituel, le salarié contraint à se déplacer vers un lieu de mission situé à au moins
50 kilomètres du lieu de résidence.

L’indemnité de transport vers le lieu habituel de travail


Attribuée aux salariés en raison de l’éloignement du lieu de leur domicile, à condition que ce
lieu soit à, au moins, deux kilomètres du lieu habituel du travail, que le salarié ne bénéficie
pas du transport de l’entreprise et que le montant journalier de cette indemnité ne dépasse
pas :
500 Dhs par mois dans le périmètre urbain des villes ;
750 Dhs par mois, lorsque le lieu de travail est situé en dehors du périmètre urbain
de la ville.
La partie qui dépasse ce montant reste soumise à cotisation.

La prime de tournée
Accordée, en remboursement des frais de transport occasionnés dans le cadre de
l’exercice de la fonction, au personnel ayant la qualité de représentant commercial ou
d’agent itinérant, appelé à ce titre à visiter, tout au long de la journée, la clientèle, les
fournisseurs…etc.
Le montant de cette prime non soumis à cotisation, ne doit pas dépasser 1.500 Dhs par
mois. La partie qui dépasse ce montant reste soumise à cotisation.

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Semestre 5

La prime de voyage en congé payé au pays d’origine pour le


personnel étranger
Allouée au personnel étranger une fois tous les 4 ans, cette indemnité doit correspondre à la
valeur du billet d’avion (aller/retour) au pays d’origine. Lorsqu’elle est prévue par
convention contractuelle elle n’est pas soumise à cotisation dans la limite d’un voyage une
fois tous les deux ans.

L’aide médicale :
Accordée en l’absence de mutuelle ou d’assurance groupe. Le montant de cette aide ne doit
pas dépasser 100 Dhs par enfant à charge, par année, sans toutefois que le montant
global de cette indemnité dépasse 1000 Dhs par salarié et par an. La partie qui dépasse
ce montant reste soumise à cotisation

Les gratifications à caractère discrétionnaire et social


Elles sont octroyées à l’occasion d’évènement familiaux particuliers liés directement aux
salariés (mariage), aux enfants des salariés (naissance, circoncision), ou aux proches des
salariés (décès d’un ascendant ou d’un descendant). Le montant de ces gratifications ne
doit pas dépasser 5.000 Dhs une fois tous les 4 ans. Pour ce qui est du décès, la partie non
soumise de ces gratifications ne doit pas dépasser 5.000 Dhs par événement familiale
dûment justifié. La partie qui dépasse ce montant reste soumise à cotisation.

Le ramassage du personnel
Effectué soit par les moyens propres de l’entreprise, soit par le truchement d’une société de
transport.

L’allocation versée à un enfant d’un travailleur de l’entreprise


N’est pas soumise à cotisation toute allocation versée à un enfant d’un travailleur de
l’entreprise que cette dernière occupe pendant les vacances d’été (exclusivement), à condition
que cette allocation ne dépasse pas deux fois le SMIG et qu’elle soit allouée pendant deux
mois au maximum durant lesdites vacances.

L’indemnité de stage formation insertion


Accordée conformément aux dispositions du dahir portant loi n° 1-93-16 du 29 Ramadan
1413 (23 mars 1993), tel qu’il a été modifié et complété par le Dahir portant loi n°1-98-
112 du 10 septembre 1998, cette indemnité n’est pas soumise à cotisation si les conditions
suivantes sont réunies :
Les stagiaires engagés sont titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur, du
baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et sont inscrits comme demandeurs d’un premier
emploi auprès des services provinciaux ou préfectoraux relevant du ministère de l’emploi.
Les stagiaires ainsi engagés sont occupés à des tâches susceptibles d’assurer leur
formation et leur insertion professionnelle.
La durée de la période de stage est fixée à dix-huit mois non renouvelable.

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Semestre 5

L’indemnité mensuelle de stage n’est ni inférieure à 1.600 dirhams ni supérieure à 4.500


dirhams. Lorsqu’elle dépasse le montant de 4.500 dirhams, elle devient soumise en
totalité à cotisation.
L’établissement entre l’employeur et le stagiaire, d’un contrat de stage dit "convention de
stage formation insertion" dont le modèle est fixé par voie réglementaire,. Ce contrat, qui
doit être visé par l’administration compétente, doit préciser l’affectation du stagiaire, les
obligations auxquelles il est soumis, la durée hebdomadaire du stage, les congés annuels, le
montant de l’indemnité du stage et les cas particuliers dans lesquels il peut être mis fin au
contrat de stage.
En cas de recrutement définitif du stagiaire au cours ou au terme de la période du stage,
l’exonération est maintenue pendant une durée d’une année courant à compter de la date de
conclusion du contrat de travail, à condition que le montant du salaire servi ne dépasse pas
4500 Dhs. Cette durée peut être portée à 2 ans pour les titulaires de certaines catégories de
diplômes, après autorisation de la commission nationale interministérielle habilitée pour ce
faire.
Par ailleurs, il est à préciser que les employeurs sont dispensés de toute déclaration à la CNSS
de ces stagiaires pendant la période d’exonération, à la condition, toutefois, de communiquer
aux services concernés de la CNSS, une copie du contrat de stage et de travail dûment visés
par l’administration compétente (l’accusé de réception porté sur le double fait foi ). Ce dépôt
de la copie du contrat de stage ou de travail, doit avoir lieu, sous peine de réintégration dans
l’assiette des cotisations, au plus tard avant la fin du 3ème mois suivant la date de conclusion
du contrat de stage ou de travail.

L’allocation d’apprentissage
En application des dispositions de la loi n° 12.00 portant institution et organisation de
l’apprentissage, l’allocation d’apprentissage versée par l’entreprise à l’apprenti lié à elle
par un contrat d’apprentissage conforme aux dispositions de la dite loi, n’est pas
soumise à cotisation. Toutefois, la durée d’apprentissage ne peut en aucun cas dépasser
3 ans.
Par ailleurs, le contrat d’apprentissage doit satisfaire aux conditions suivantes :
Etre établi sur un imprimé fourni par l’administration ou par les organismes
compétents dont la liste est définie, par voie réglementaire, par l’autorité
gouvernementale chargée de la formation professionnelle ;
Etre signé par le chef d’entreprise et par l’apprenti ou son tuteur légal et déposé
auprès de l’établissement ou l’organisme de formation professionnelle ;
Lorsque le chef d’entreprise est le père ou le tuteur légal de l’apprenti, le contrat
d’apprentissage prend la forme d’une déclaration produite par le chef d’entreprise
sur un imprimé spécial déposé dans les mêmes conditions précitées .

L’indemnité de représentation
Deux conditions sont requises pour que cette indemnité ne soit pas soumise à cotisation
Son montant ne doit pas dépasser 10 % du salaire de base. La partie qui dépasse ce
montant reste soumise à cotisation;
Le bénéficiaire de cette indemnité doit obligatoirement assurer l’une des fonctions
61
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Semestre 5

suivantes : Président Directeur Général, Directeur Général, Directeur d’un


département (Directeur Commercial, Directeur Financier, Directeur Administratif,
Directeur Technique, Directeur des Ressources Humaines, Directeur d’une
succursale) et Agent commercial. Il est entendu par Directeur, le premier responsable
des structures susmentionnées.

L’indemnité kilométrique
Versée à des salariés qui utilisent leurs véhicules personnels dans l’exercice de leurs
fonctions professionnelles. Cette indemnité n’est pas soumise à cotisation quand elle est
justifiée par la qualité du bénéficiaire (agents itinérant, agent commercial…etc.) ou par
l’ordre écrit délivré au salarié, quand il s’agit de mission particulière n’entrant pas
normalement et habituellement dans les obligations professionnelles de l’intéressé, sans
toutefois que son montant dépasse les plafonds fixés par le barème suivant :
Puissance fiscale du véhicule Indemnité kilométrique (DHS)
4 C.V. 1.90
5 C.V. 2.20
6 C.V. 2.40
7 C.V. 2.60
8 C.V. 2.95
9 C.V. 3.55
10 C.V. et Plus 5.20
Il est à noter que ce barème a été élaboré sur la base des données utilisées par des entreprises
de la place.

L’allocation de rentrée scolaire


Accordée une fois par an à l’ensemble des salariés dont les enfants sont scolarisés. Le
montant de cette allocation ne doit pas dépasser 400 Dhs par enfant scolarisé, sans
toutefois dépasser 1600 Dhs. La partie qui dépasse ce montant reste soumise à cotisation

La prime de voyage à la Mecque


Accordée une seule fois au salarié. La somme admise ne peut excéder le prix du billet d’avion
aller et retour augmenté du montant de la dotation autorisée par l’office des changes.

Achats de jouets à l’occasion de la fête de l’Achoura.


Destinés, une fois par an, aux enfants des employés et ouvriers. La valeur non soumise à
cotisation de ces jouets ne doit pas dépasser 150 Dhs par enfant, sans pour autant
dépasser, par salarié, un plafond de 750 dhs par an. La partie qui dépasse ce montant
reste soumise à cotisation

Prime pour l’achat du mouton de l’Aîd El Kebir


Accordée forfaitairement une seule fois par an à l’ensemble du personnel. Le montant de
cette allocation non soumis à cotisation, ne doit pas dépasser 2.000 Dhs par salarié. La
partie qui dépasse ce montant reste soumise à cotisation

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Semestre 5

Frais portuaires 8
Les frais portuaires, appelés communément "bons bleus", accordés par les transitaires,
dans l’enceinte du port, au personnel d’accueil non soumis au régime de sécurité sociale
géré par la CNSS, ne sont pas soumis à cotisation.

Frais de manutention9
Accordés par les transitaires à une main d’œuvre travaillant dans l’enceinte du port et
non occupée exclusivement au service d’un même employeur.

Jetons de présence
Alloués à des administrateurs en raison de leur simple appartenance au conseil
d’administration d’une société anonyme et constituant, de ce fait, une récompense de
l’assiduité des administrateurs aux séances du conseil d’administration et une
rémunération d’un mandat social n’ayant pas un caractère salarial.

Dons
Accordés sous forme de cadeau ou récompense d’une valeur unitaire ne dépassant pas
100 dirhams par service rendu, aux livreurs, commis et autres personnes ne faisant pas
partie du personnel de l’entreprise, en contrepartie de services rendus ponctuellement à
l’entreprise, à la condition toutefois que ce service ne présente pas un caractère régulier
et suivi au profit d’une même personne, auquel cas, les dons y afférents deviennent
soumis à cotisation.

Les œuvres Sociales.


Ne sont pas soumises à cotisation, toutes sommes dépensées au titre d’œuvres ou actions
sociales, lorsque celles-ci sont organisées en faveur du personnel de l’entreprise, sous forme
d’avantages collectifs et non individualisés. Le montant de cet avantage social n’est pas
soumis à cotisation à concurrence d’un plafond de un pour cent (1%) de la masse
salariale annuelle servie par l’entreprise.

DISPOSITIONS FINALES
La CNSS se réserve le droit de vérifier, si en fait, les primes et indemnités versées aux
salariés et non soumises à cotisation, présentent bien les caractères correspondants à leur
appellation.
Les indemnités non soumises à cotisation ne doivent pas faire double emploi avec d’autres
indemnités qui couvrent des frais de même nature.
Toutes les primes, indemnités ou allocations non soumises à cotisation doivent être justifiées,
qu’elles soient remboursées sur état ou attribuées forfaitairement.
Quand elles sont attribuées sur état, la justification doit porter sur :
Les pièces de débours (factures, notes de frais, bons ...etc.). A cet effet, il y a lieu de

8
Conformément aux dispositions de la note n° 586/99/DG-CNSS du 06 Août 2000
.idem
9

63
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Semestre 5

préciser que la facture ou le document tenant lieu de pièce justificative, doit


comporter l’identité du fournisseur ou du vendeur, la date de l’opération, les prix
et quantités des biens livrés et des travaux exécutés ou des prestations de services
effectuées ainsi que tous autres renseignements prescrits par des textes légaux ou
réglementaires. L’inobservation de ces dispositions fait perdre à la facture ou au
document en tenant lieu, son caractère probant. Toutefois, les réintégrations
établies à ce titre par les inspecteurs de la CNSS, ne deviennent définitives, que si
l’entreprise objet de vérification ne parvient pas à compléter au cours de la
mission d’inspection ou au plus tard avant l’expiration du délai de notification des
créances dégagées, ses factures par les renseignements manquants ;
L’état de décompte (mandat, bulletin, pièce de caisse etc.) ;
La nature des frais ;
La période à laquelle elles se rapportent ;
L’ordre écrit délivré au salarié quand il s’agit de mission ou de fonction n’entrant pas
normalement et habituellement dans les obligations professionnelles de l’intéressé ;
Quand elles sont attribuées forfaitairement, elles doivent présenter un caractère régulier et
normal en rapport direct avec les obligations professionnelles de l’employé, et la
justification doit concerner :
L’état de décompte (mandat, bulletin, pièce de caisse etc.) ;
La nature des frais ;
Leur fréquence et la durée des situations motivant les frais spéciaux ;
Les critères retenus pour leur attribution ;
Le mode de calcul des indemnités ;
L’ordre écrit délivré au salarié quand il s’agit de mission ou de fonction n’entrant pas
normalement et habituellement dans les obligations professionnelles de l’intéressé .
Le contrôle de l’application des dispositions de la présente circulaire est effectué par les
inspecteurs de la CNSS.
L’inspecteur est un cadre d’exécution supérieur de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.
C’est un agent assermenté qui, dans le cadre de sa mission de vérification des déclarations
de salaires, se présente dans l’entreprise, muni de sa carte professionnelle et d’un ordre de
mission portant les renseignements suivants :
Le numéro d’ordre de mission ;
Le nom de l’inspecteur ou des inspecteurs chargés de la mission de vérification ;
Le numéro d’affiliation de l’entreprise ;
Le nom ou la raison sociale et l’adresse de l’affilié ;
Les périodes à vérifier qui sont, au plus, les quatre dernières années et l’année en cours ;
La date d’émission et le visa du responsable ;
La liste des documents à présenter par l’affilié à l’inspecteur (au verso).
Les employeurs sont tenus de recevoir les inspecteurs de la CNSS pendant les heures
d’ouverture des établissements et de mettre, obligatoirement, à leur disposition les livres
de paie, les bulletins de paie, les livres de congés payés, les doubles des bordereaux de

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déclarations de salaires et de paiement des cotisations, les statuts, les bilans, les états 9421
et 8306, les grands livres, les fiches comptables, les livres de caisse et de banque et tout
autre document nécessaire à la vérification comptable des déclarations de salaires.
Les employeurs, qui disposent d’une couverture médicale facultative à la date
d’entrée en vigueur du régime d’Assurance Maladie, sont tenus de justifier la
couverture médicale de l’ensemble des salariés et éventuellement des pensionnés.
Les oppositions ou obstacles aux inspecteurs sont passibles des même peines que celles
prévues par la législation sur l’inspection du travail
les inspecteurs de la CNSS sont tenus, de procéder au réajustement des salaires déclarés
ou à déclarer, quand ces derniers ne sont pas conformes au SMIG ou à la rémunération
réellement perçue, en cas d’absence de justificatifs comptables ou d’incohérence sur le
nombre de jours travaillés.
Par ailleurs, l’affilié qui refuse de présenter à l’inspecteur les documents nécessaires à
l’accomplissement de la vérification des déclarations de salaires, est mis en demeure pour
fournir lesdits documents dans un délai précis. Passé ce délai, et à défaut d’une suite,
l’inspecteur procède à la taxation d’office sur la base d’une évaluation établie selon les
critères suivants :
Le relevé du personnel employé ;
Le respect du SMIG ou du Smag selon les cas, à condition qu’il ne soit versé
habituellement dans la profession, des salaires plus élevés. Le Smig étant appréhendé au
regard de la période réellement et effectivement travaillée ;
Un forfait d’une durée de travail, par salarié, de 26 jours par mois, à condition qu’il ne soit
fait usage dans la profession d’une durée de travail inférieure ;
Les salaires et le nombre de jours déclarés, antérieurement, à la CNSS par l’entreprise ;
Les ratios d’insuffisance de déclaration des salaires, dégagés par secteur d’activité ;
Les résultats des opérations de vérification et de contrôle effectuées antérieurement
auprès du même affilié, par les inspecteurs ou les contrôleurs de la CNSS ;
Toute autre information susceptible d’être utile pour une évaluation objective.
Enfin, il reste à préciser que les employeurs sont tenus d’adresser à la CNSS dans le délai
d’un mois à compter de la date de début d’exploitation, un dossier d’affiliation composé
des pièces suivantes :
une déclaration d’affiliation ;
un certificat de patente délivré par le service des impôts urbains ;
la liste des salariés occupés dans l’entreprise au jour de la déclaration d’affiliation ;
le contrat de gérance en cas de gérance libre.
De signaler à la CNSS, par lettre recommandée, dans un délai d’un mois
les modifications survenues dans la forme juridique de l’entreprise ;
les changements opérés parmi les administrateurs ou les gérants ;
le changement d’adresse de l’entreprise ;
la cessation provisoire d’activité ;
la fermeture définitive de l’entreprise (le certificat de radiation à la patente et le P.V.

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de dissolution pour les personnes morales sont exigés dans ce cas).


De reverser à la CNSS les allocations familiales non perçues par les assurés.
D’instruire d’une manière correcte et lisible les bordereaux de déclaration des salaires
qu’ils doivent retourner à la CNSS dans les délais prescrits, et de verser les cotisations y
afférentes dans les mêmes délais.

Mounir CHRAIBI
Directeur Général

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