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CHAPITRE 1 : INTRODUCTION

1. Définition d’un projet

Un projet est un ensemble d’activités organisées en phases ou étapes, formant l’unité de


gestion permettant la réalisation d’un objectif défini et précis et cela dans le cadre des délais
fixés et dans la limite de l’enveloppe budgétaire alloué.

« Une séquence d’activités uniques, complexes et connectées, avec pour but d’atteindre un
objectif. Ceci devant être réalisé à l’intérieur d’un cadre temporel, d’un budget et en respect
de spécifications ».

Un projet comprend un objectif défini devant être livré dans un délai et à un coût convenu
Un système dynamique à maintenir en équilibre

1.1 Les aspects d’un projet :

Le projet est un objectif extraordinaire (au sens littéral du mot) qui combine cinq aspects :

- Fonctionnel : réponse à un besoin


- Technique : respect des spécifications et des contraintes de mise en œuvre
- Organisationnel : respect d'un mode de fonctionnement (rôles, fonctions, culture, résistance
au changement) de la structure cible. Il existe plusieurs cas de figure : de la plus simple à la
plus complexe en fonction de la taille du projet.
- Délais : respect des échéances (planning)
- Coûts : respect du budget

1. 2 Types de projets :

-Ouvrage : résultat unique.


Exemple : un pont, un immeuble, un film, une pièce de théâtre, un logiciel.
-Produit : mise au point d’une gamme de produit.
Exemple : nouveau modèle de voiture, nouvelle création de haute couture, nouvel aliment
-Opération :
Exemple : fusion de deux entreprises, automatisation des processus, formation des personnels

-Evénement :
Exemple : organiser des compétitions ou des formations.

2- Gestion de projet :

Définition : On appelle « gestion de projet » ou « conduite de projet » l’organisation


méthodologique mise en œuvre pour faire en sorte que l’ouvrage répond aux attentes et qu’il
soit livré dans les conditions de coût et de délais prévues initialement. Pour ce faire, la gestion
de projet à pour objectifs d’assurer la coordination des acteurs et des tâches dans un souci
d’efficacité et de rentabilité.

La direction de projet est assurée par un chef de projet assisté parfois d’une équipe. La
mission de cette direction de projet est quadruple :

1. fixer les objectifs du projet en termes de délais, de performances techniques (notamment le


choix des solutions techniques),

2. définir les moyens à mettre en œuvre en ce qui concerne les ressources matérielles et
humaines. Ce qui implique directement d’attribuer un budget à la réalisation du projet.

3. d’apprécier les risques encourus et de mettre en œuvre des procédures de surveillance (par
exemple, définir des indicateurs de tenue des délais et des coûts),

4. d’animer les hommes qui travaillent sur le projet en coordonnant leurs activités, en faisant
des évaluations régulières qui conduisent parfois à réviser les objectifs du projet.

2.1 Les acteurs de la gestion de projet :

La gestion d’un projet est conduite par des acteurs, en étapes, à l’aide d’outils et méthodes
d’organisation spécifiques.

On trouve essentiellement :

a) Maître d’ouvrage (MOA)


C’est le client, le demandeur. C’est le maître d'ouvrage ou la maîtrise d'ouvrage qui définit le
besoin, l’objectif et le budget de l’ouvrage demandé au projet.

Le maître d'ouvrage a pour rôle :


• De fournir une expression de besoin fonctionnelle.
• De prendre les décisions impactant fondamentalement le projet
• De représenter les utilisateurs et valider les résultats du projet.

b) Maître d’œuvre (MOE)


C’est lui qui va réaliser l'ouvrage en respectant les délais, les coûts et le niveau de qualité
fixés par le maître d’ouvrage. Tout en respectant l’expression expression de besoin
fonctionnelle du MOA, la maîtrise d'œuvre est responsable des choix techniques du projet. Le
maître d’œuvre est souvent appelé chef de projet.

Le maître d'œuvre a pour rôle :

• De répondre à l’expression une expression de besoin fonctionnelle en proposant une


solution technique adaptée
• De respecter les délais, les coûts et le niveau de qualité du projet
• D’organiser le quotidien du projet.

2.2 Les étapes d’un projet :

Pour qu’il soit géré dans un contexte de qualité, un projet doit être découpé en plusieurs
phases. De façon très basique, un projet est généralement découpé en trois phases :

a) Phase préparatoire :
À ce stade, le but est de déterminer le périmètre du projet et sa faisabilité, c’est-à-dire de
définir ce qui sera inclus dans les objectifs du projet, ce qui ne le sera pas et si le projet doit
bien être lancé.
L’objectif de la gestion de projet doit être précisé de façon claire, chiffrée et datée. Le résultat
doit être conforme à des normes de qualité et de performances prédéfinies, pour le moindre
coût et dans le meilleur délai possible.
D’autre part, l’étude de faisabilité détermine également si l’organisation est bien en mesure de
mener le projet à son terme. On cherche en particulier à savoir si elle dispose des
compétences, des ressources et des fonds nécessaires.

b) Phase de réalisation :

C’est lors de cette phase que le projet est réalisé ou fabriqué, c’est-à-dire que les tâches
permettant de mettre en œuvre le nouveau produit, bien ou service, sont réalisées. Dans les
projets informatiques, c’est cette phase qui permet la construction du logiciel. Pour contrôler
l’avancement de ces tâches et le respect des délais on utilise des outils de gestion de projet
notamment des logiciels qui permettent, en cas de retard ou dépassement des délais, de
planifier à nouveau la suite du projet.
Dans cette phase sont également réalisés les tests : test unitaire, test d'intégration, test de
performance.

c) Phase de fin de projet (mise en œuvre) :

Dès la mise à disposition ou la réception du livrable, il est nécessaire de procéder à des


vérifications de manière à contrôler la conformité du résultat fabriqué avec la commande qui
avait été passée lors des spécifications. Les contrôles s’effectuent sous forme de tests
rigoureux à partir des cahiers de tests qui ont été préparés.
3. Cycle de vie d'un logiciel :

Le « cycle de vie d'un logiciel » (en anglais software lifecycle), désigne toutes les étapes du
développement d'un logiciel, de sa conception à sa disparition. L'objectif d'un tel découpage
est de permettre de définir des jalons intermédiaires permettant la validation du
développement logiciel, c'est-à-dire la conformité du logiciel avec les besoins exprimés, et la
vérification du processus de développement, c'est-à-dire l'adéquation des méthodes mises en
œuvre.
L'origine de ce découpage provient du constat que les erreurs ont un coût d'autant plus élevé
qu'elles sont détectées tardivement dans le processus de réalisation. Le cycle de vie permet de
détecter les erreurs au plus tôt et ainsi de maîtriser la qualité du logiciel, les délais de sa
réalisation et les coûts associés.

Le cycle de vie du logiciel comprend généralement a minima les activités suivantes :

-Définition des objectifs, consistant à définir la finalité du projet et son inscription dans une
stratégie globale.

-Analyse des besoins et faisabilité, c'est-à-dire l'expression, le recueil et la formalisation des


besoins du demandeur (le client) et de l'ensemble des contraintes.

-Conception générale. Il s'agit de l'élaboration des spécifications de l'architecture générale du


logiciel.

-Conception détaillée, consistant à définir précisément chaque sous-ensemble du logiciel.

-Codage (Implémentation ou programmation), soit la traduction dans un langage de


programmation des fonctionnalités définies lors de phases de conception.

-Tests unitaires, permettant de vérifier individuellement que chaque sous-ensemble du


logiciel est implémenté conformément aux spécifications.

-Intégration, dont l'objectif est de s'assurer de l'interfaçage des différents éléments (modules)
du logiciel. Elle fait l'objet de tests d'intégration consignés dans un document.

-Qualification (ou recette), c'est-à-dire la vérification de la conformité du logiciel aux


spécifications initiales.

-Documentation, visant à produire les informations nécessaires pour l'utilisation du logiciel


et pour des développements ultérieurs.

-Mise en production,

-Maintenance, comprenant toutes les actions correctives (maintenance corrective) et


évolutives (maintenance évolutive) sur le logiciel.
3.1 Modèles de cycles de vie

Afin d'être en mesure d'avoir une méthodologie commune entre le client et la soc société de
service réalisant le développement, des modèles de cycle de vie ont été mis au point
définissant les étapes du développement ainsi que les documents à produire permettant de
valider chacune des étapes avant de passer à la suivante. A la fin de chaq
chaque
ue phase, des revues
sont organisées avant de passer à la suivante.

En gros, les modèles de cycles de vie peuvent être groupés en deux grandes classes : les
méthodes séquentielles et les méthodes incrémentales.

a)Les méthodes séquentielles :

Ce type de méthode le projet progresse de façon séquentielle c’est-à-dire dire que la prochaine
phase ne pourra être réalisée qu’après la validation de la phase actuelle. La réussite de cette
méthode repose sur une analyse détaillée et définition claire des be
besoins.

1-Modèle en cascade :
Ce modèle de cycle de vie a été mis au point dès 1966, puis formalisé aux alentours de 1970.
Il est aussi appelé modèle de cycle de vie linéaire séquentiel. Dans un modèle de cascade,
chaque phase doit être terminée avant que la phase suivante puisse commencer et qu'il n'y ait
pas de chevauchement dans les phases.
Dans l'approche en cascade, le processus de développement de logiciels est divisé en phases
distinctes où le résultat d'une phase sert typiquement d'entrée séquentie
séquentielle pour la phase
suivante.

Les étapes clés d’un cycle en cascade

2- Modèle en V :
La représentation en V tient d'avantage compte de la réalité, le processus de développement
n'est pas réduit à un enchaînement de tâches séquentielles.
Elle montre que:
- c'est en phase de spécification que l'on se préoccupe des procédures de qualification
- c'est en phase de conception globale que l'on se préoccupe des procédures d'intégration
- c'est en phase de conception détaillée que l'on prépare les tests unitaires

Le modèle de cycle de vie en V permet d'anticiper sur les phases ultérieures de


développement du produit. En particulier le modèle en V permet de commencer plus tôt:
- Plan de tests de qualification,
- Plan d'évaluation des performances,

Le modèle en V comme celui en cascade conduisent à commencer plus tôt la documentation


utilisateur.
Les deux modèles permettent de développer parallèlement différents modules lorsque la phase
de conception globale est validée.

Cycle de vie en V

b) Les méthodes incrémentales (Agiles) :

Les méthodes de développement dites « méthodes agiles »(en anglais Agile Modeling, noté
AG) visent à réduire le cycle de vie du logiciel (donc accélérer son développement) en
développant une version minimale, puis en intégrant les fonctionnalités par un processus
itératif basé sur une écoute client et des tests tout au long du cycle de développement.
L'origine des méthodes agiles est liée à l'instabilité de l'environnement technologique et au
fait que le client est souvent dans l'incapacité de définir ses besoins de manière exhaustive dès
le début du projet. Le terme « agile » fait ainsi référence à la capacité d'adaptation aux
changements de contexte et aux modifications de spécifications intervenant pendant le
processus de développement. En 2001, 17 personnes mirent ainsi au point le manifeste agile
dont la traduction est la suivante :

« Individus et interactions plutôt que processus et outils »


« Développement logiciel plutôt que documentation exhaustive »
« Collaboration avec le client plutôt que négociation contractuelle »
« Ouverture au changement plutôt que suivi d'un plan rigide »
Grâce aux méthodes agiles, le client est pilote à part entière de son projet et obtient très vite
une première mise en production de son logiciel. Ainsi, il est possible d'associer les
utilisateurs dès le début du projet