Vous êtes sur la page 1sur 14

SOMMAIRE

INTRODUCTION ....................................................................................... 2
I- GENERALITE ...................................................................................... 3
II- LES FONDEMENTS, LES OBJECTIFS ET LES SOURCES DE
FINACEMENT DE LA POLITIQUE DE L’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE ............................................................................................. 4
1- Les fondements de la politique de l’aménagement du territoire .. 4
2- Les objectifs de la politique de l’aménagement du territoire ........ 5
III- LES STRATEGIES ET IMPACTS DE L’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE ............................................................................................. 5
A- LES STRATEGIES DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
5
1- Une régionalisation définie par les plans quinquennaux ............... 5
2- La décentralisation, une stratégie d’aménagement intégré ........... 7
3- Stratégies d’exploitation des plans d’eau lagunaire ....................... 7
4- Une contribution sur l’Invasion des véhicules d’occasion en transit
par le port d’Abidjan .................................................................................. 8
B- IMPACTS DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ............. 9
1- L’impact des aménagements territoriaux dans une perspective
historique : quels enjeux socio-environnementaux ? ............................... 9
2- Aspects démographiques de l'aménagement du territoire. ......... 10
3- La Société industrielle face à l'aménagement du territoire ......... 11
4- La Société agricole face à l'aménagement du territoire ............... 12
CONCLUSIONS ....................................................................................... 14

1
INTRODUCTION
Jadis considérée comme la locomotive de l’Afrique de l’Ouest
francophone, la Côte d’Ivoire peine à sortir d’une longue crise socio-
politique, depuis la rébellion de septembre 2002. La moitié Nord et l’Ouest
du pays sont devenus des zones à risques, en raison des pressions exercées
par des bandes armées sur les populations et les ressources publiques. Ces
zones grises contrastent avec la renommée de ce pays qui était la principale
place financière et la porte d’entrée des investisseurs dans la sous-région. La
politique d’aménagement du territoire entre 1960 et 1980, sous le premier
Chef d’État ivoirien, Félix Houphouët-Boigny a permis de jeter les bases
d’un remodelage de l’espace territorial. Dans la continuité de l’action de ce
dernier, les gouvernements successifs ont réaffirmé leur volonté de faire de
la décentralisation, un axe majeur de l’aménagement, la structuration et
l’équipement du pays. Dans cette analyse, il s’agira de montrer entre autre
les différentes stratégies d’aménagements du territoire ivoirien et son impact
sur le pays.

2
I- GENERALITE
La notion d’aménagement du territoire couvre des réalités diverses. Sa
définition dépend du contexte et des problèmes à résoudre. L’aménagement
du territoire est présenté comme « un ensemble de mesures destinées à
assurer un développement équilibré des régions par une meilleure répartition
des populations et des activités ».

En outre, dans le contexte de la décentralisation, la politique


d’aménagement du territoire doit toutefois être le développement de la
compétitivité des territoires et la recherche de l’excellence.

Eugène CLAUDIUS PETIT(25) (2003) affirme que l’aménagement de


territoire est la recherche dans le cadre géographique d’une meilleure
répartition des hommes en fonction des ressources naturelles et de l’activité
économique.

Dans le même ordre d’idées, DELAUBADERE(26) (1993 ; P.487)


disait que « l’aménagement de territoire est la recherche de la meilleure
répartition géographique des hommes en fonction des conditions
économiques territoriales ». Alors que Michel MIGEOT (1975 ; P.1) avance
que « l’aménagement du territoire est une affirmation du développement
harmonieux de l’ensemble des régions en fonction de leur vocation propre.
L’aménagement de l’espace est rarement fondé sur un calcul d’efficacité
économique. La politique d’aménagement du territoire conserve sa vocation
à réduire les inégalités entre les territoires. Elles place par exemple parmi
ses objectifs l’accès de la plus grande partie possible du territoire national
à des réseaux haut débit ».

Pour Hassane IDE ADAMOU(27) (1994 ; P55), l’aménagement du territoire


« est un système d’actions cohérentes volontaires multidisciplinaires par

3
lequel une organisation vise une meilleure répartition spatiale des activités
économiques. Mais cette politique peut ne pas prendre la même forme aussi
bien dans les pays développés que les pas sous-développés ».

L’aménagement du territoire a pour fin à la fois de promouvoir la mise


en valeur des ressources locales et d’améliorer le cadre de vie et les
conditions d’existence des habitants en atténuant les disparités de
développement économiques et sociales entre les régions (territoires) par une
organisation prospective de l’espace reposant sur une orientation
volontariste et concertée des équipements et des activités. Pour dire
autrement, l’aménagement du territoire s’impose comme un instrument de
rétablissement des équilibres socio-économique et environnemental et un
outil de correction des disparités régionales dues à une quelconque
croissance.

II- LES FONDEMENTS, LES OBJECTIFS ET LES SOURCES


DE FINACEMENT DE LA POLITIQUE DE
L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

1- Les fondements de la politique de l’aménagement du territoire


Cette politique est guidée par plusieurs facteurs :
 Les bases politiques : L’Etat ivoirien conçoit et exécute les projets et
programme d’aménagement du territoire. Il considère l’administration
comme un instrument de développement qui doit concevoir et gérer la
politique d’aménagement du territoire.
 Les facteurs historiques : L’Etat s’est appuyé sur les acquis de la
période coloniale pour concevoir ses programmes d’aménagement du
territoire.

4
 Les fondements économiques : L’aménagement du territoire
contribue à la mise en valeur des ressources locales.

2- Les objectifs de la politique de l’aménagement du territoire


Les principaux objectifs de la politique de l’aménagement du territoire
ivoirien sont :
 La recherche d’un développement dynamique des régions grâce à la
valorisation de leurs potentialités.
 La lutte contre les disparités régionales
 La réponse appropriée aux besoins et aux actions de développement.

3- Les sources de financement de la politique de l’aménagement

Le principal artisan des projets et programme d’aménagement du


territoire est l’Etat ivoirien. Il tire la plus grande partie de ses ressources de
l’impôt. L’Etat bénéficie aussi des investissements privés et du soutien de
ses partenaires internationaux CVE, CEDEAO, BAD.

III- LES STRATEGIES ET IMPACTS DE L’AMENAGEMENT


DU TERRITOIRE

A- LES STRATEGIES DE L’AMENAGEMENT DU


TERRITOIRE

1- Une régionalisation définie par les plans quinquennaux


De l’indépendance en 1960 aux années 1980, la politique
d’aménagement du territoire s’inscrit dans le cadre de vaste programme
élaboré par des plans quinquennaux. La mise en œuvre et l’exécution de ses
programmes est confié au ministère du plan. Les programmes
d’investissements public et du progrès social sont réalisés dans la production
agricole, l’industrialisation, les infrastructures économiques, le

5
développement social et culturel, la régionalisation. L’Etat veut aussi
corriger les déséquilibres régionaux.

L’Etat entreprend alors la réalisation de vaste programme de développement


intégré et régional.

 Les programmes agro-industriels


 Le programme palmier et cocotier dans le sud-ouest du pays avec la
SODEPALM.
 Le programme coton dans le nord avec la CIDT.
 LA SATMACI s’occupe du sud et du centre avec le café et le cacao.
 Le programme sucrier dans le nord avec la SODESUCRE ces
programmes ont permis la création des complexes agro-industriels.
 Les grands projets régionaux
Il s’agit de la réalisation des projets A.V.B et A.R.S.O

L’Il s’agit de la réalisation des projets A.V.B et A.R.S.O

 L’aménagement de la vallée du Bandama (AVB). L’autorité pour


l’aménagement de la vallée du Bandama (AVB) est créée en 1969.
Elle concerne la partie occidentale du département de Bouaké et la
totalité du département de BOUAFLE. L’AVB se consacre au
développement régional, c’est-à-dire élevage intensif et l’irrigation
des cultures grâce à la construction du barrage de Kossou.
 L’aménagement due la région du Sud-ouest (ARSO). L’ARSO est
aussi créée en 1969. Son programme comprend la construction de port
de San-Pedro (inauguré en 1972) et la mise en place d’infrastructure
urbaine, la création de réseau routier et la mise en valeur agricole du
sud-ouest. Cependant la politique ambitieuse de l’aménagement du

6
territoire est freinée par la mise économique. L’Eta va alors changé de
stratégie en matière d’aménagement du territoire.

2- La décentralisation, une stratégie d’aménagement


intégré
La nouvelle stratégie de l’aménagement du territoire se veut plus
réaliste. Elle tient compte de la crise économique, des exigences des
institutions internationales et les aspirations locales. La politique
d’aménagement du territoire s’appuie alors sur la politique de
décentralisation. Le nouveau programme est financé par l’Etat et les
investissements privés nationaux et étrangers.

3- Stratégies d’exploitation des plans d’eau lagunaire

Une Étude comparée des stratégies d’exploitation des plans d’eau


lagunaire de Côte-d’Ivoire termine cette série d’articles sur la mer et le
littoral. Le système lagunaire ivoirien est présenté et décrit. Ces lagunes
représentent de vastes espaces où les populations riveraines exerçaient
préférentiellement leurs activités économiques. L’intérêt porté à ces plans
d’eau a conduit à une appropriation des eaux lagunaires par les riverains qui
en tiraient l’essentiel de leur revenu. Cependant, avec l’avènement de
l’économie de plantation et l’apparition de nouvelles spéculations plus
rentables, les familles autochtones riveraines de certaines lagunes ont
abandonné leur droit aux mains de la chefferie traditionnelle qui s’est trouvée
dans la position d’organiser et de réglementer l’accès à l’eau. Sur les quatre
lagunes, on identifie trois principaux systèmes d’exploitation. En lagunes
N’Gni de Fresco et en lagune Ébrié, le système le plus répandu est la gestion
exclusive de l’accès à l’eau par la chefferie villageoise. En lagune de Grand-
Lahou, la gestion est mixte et implique la chefferie et les familles riveraines.

7
En lagune Aby, le système de gestion est caractérisé par une collaboration
étroite entre la chefferie traditionnelle et l’administration des pêches. Les
systèmes d’exploitation mis en œuvre présentent sans aucun doute un intérêt
économique pour les organisations traditionnelles mais offrent également un
avantage pour la protection de l’environnement lagunaire. Il convient
cependant de relever que ces systèmes dont l’objectif est le plus souvent
d’améliorer les revenus des riverains ne respectent pas toujours les normes
de développement durable, seuls gages d’une pérennité de l’exploitation des
plans d’eau lagunaires.

4- Une contribution sur l’Invasion des véhicules d’occasion


en transit par le port d’Abidjan
Le dynamisme ambivalent d’une activité en plein essor fait la
transition avec l’espace continental. Avec plus de 65 % des parts de marché
de vente des véhicules en 2008, la filière des voitures d’occasion en Côte-
d’Ivoire est devenue un secteur dynamique depuis la libéralisation en 1996
à l’importation des voitures de tourisme usagées. En renforçant la
compétitivité du port d’Abidjan, la mesure a considérablement réduit les
longues files de voitures en provenance notamment de Cotonou et de Lomé,
véritables plaques tournantes de ce commerce en Afrique de l’Ouest.
Occasionnelle et artisanale à ses débuts, la filière est en passe de se
formaliser. L’État a conçu pour le secteur un cadre réglementaire et des
structures de contrôle. Il est devenu un secteur économique florissant avec
des réseaux bien tissés et des correspondants bien installés. Activité
génératrice de revenus tant pour les hommes d’affaires que pour les finances
publiques, la vente de voitures d’occasion représente également une aubaine
pour les populations des pays développés comme pour ceux en
développement. Cependant, l’ampleur de l’invasion des véhicules

8
d’occasion a aussi des conséquences environnementales et sanitaires
notables dont ne tiennent pas compte a priori les clients.

B- IMPACTS DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

1- L’impact des aménagements territoriaux dans une


perspective historique : quels enjeux socio-
environnementaux ?
L’histoire environnementale se prête particulièrement bien à une
redéfinition conceptuelle de l’aménagement territorial et de ses
conséquences. En effet, elle n’est pas la simple analyse des temporalités à
l’œuvre dans les phénomènes d’interrelations des sociétés et des milieux.
Elle offre la possibilité de repenser les territoires comme des écosystèmes
faits d’interactions multiples. Dans cette perspective, l’aménagement du
territoire ivoirien n’est plus seulement un processus surplombant, résultant
d’une action éclairée des « élites » sociales et techniciennes : il est aussi le
résultat de multiples relations entre les acteurs sociaux à toutes les échelles,
entraînant conflits et négociations; il intègre, de façon plus ou moins
consciente, les modalités de rétroaction des éléments qui constituent
l’environnement transformé – les « non-humains » pour reprendre une
terminologie issue de la sociologie, qu’il s’agisse d’êtres vivants ou des
composantes géographiques que les sociétés cherchent justement à maîtriser
et à mettre au service de leurs desseins.

De nombreux travaux historiques qui ne se réclament pas forcément


de l’histoire environnementale aident à comprendre les enjeux de ces
rapports entre aménagement et environnement et leur très grande ancienneté.
Cette grille d’analyse pouvait conduire à des excès en négligeant la part des
forces socio-économiques dans les transformations de l’environnement,

9
mais elle a contribué à montrer le rôle durable de l’impact des aménagements
anciens – processus de cadastration et de « commodification »,
aménagements militaires et portuaires, implantation de voies de circulation
terrestres et fluviales… Les sociétés qui héritent d’aménagements anciens ne
peuvent les négliger totalement mais peuvent les transformer et leur conférer
des usages nouveaux. La construction des paysages et des territoires est faite
de strates multiples qui portent les traces matérielles de stratégies
successives. Si les débats sur les formes du paysage ivoirien issus notamment
des recherches sur les cadastrations antiques ont pu paraître trop abstraits, ils
ont eu le mérite d’attirer l’attention sur l’impact différencié des formes
imposées au territoire par les aménagements humains.

2- Aspects démographiques de l'aménagement du territoire.


Un des problèmes fondamentaux de l'aménagement du territoire est
celui d'un équilibre harmonieux avec les effectifs humains de la région
considérée.

 Problèmes d'adaptations démographiques

Peut-être n'est-il pas inutile, pour le principe, d'évoquer d'abord un


problème d'équité démographique. A deux exceptions près, les zones
critiques ayant droit à une assistance supplémentaire et les régions où de
grands travaux permettent d'aboutir rapidement, à relativement peu de frais,
à une très appréciable augmentation de revenu, il serait souhaitable que les
investissements de l'Etat ne soient pas trop disproportionnés au nombre des
personnes intéressées.

Ceci dit, il importe, on le devine, quelle que soit l'échelle de


l'aménagement, de respecter les caractéristiques démographiques de la
population.

10
 Problèmes de transfert démographique

II est devenu banal de constater un déséquilibre croissant entre les


régions en expansion démographique et les régions qui se dépeuplent. Tandis
que les premières souffrent d'un vieillissement croissant, pour ne pas dire
parfois d'une véritable hémorragie démographique, les secondes manifestent
tous les symptômes bien connus de la saturation économique et humaine. La
forte natalité peut, un temps, masquer les effets de l'émigration ; cela ne
saurait durer toujours, surtout quand les régions de cultures intensives elles-
mêmes se mettent à exporter des habitants. Un remède au mal est d'orienter
les hommes vers les régions où ils sont nécessaires et de les détourner des
zones déjà congestionnées.

3- La Société industrielle face à l'aménagement du territoire


Les rapports ouvriers-employeurs se nourrissent d'une série de
tensions renouvelées, fort apparentes dans les économies libérales ou
pseudo-libérales mais qui n'en existent pas moins, parfois, quoique de
manière plus silencieuse, dans les économies dirigées de manière autoritaire.
Il faut voir cependant que les rapports ouvriers-employeurs ne sont pas
exempts non plus d'un certain nombre de solidarités. C'est ainsi qu'il faut
distinguer toute une gamme de comportements soit du côté des employeurs,
soit du côté des employés à l'égard de l'aménagement du territoire.

Est-il besoin de rappeler que c'est sous l'égide de la grande industrie


qu'a joué le phénomène de concentration croissante des activités
économiques, à la fois parce que la juxtaposition et la multiplication sur
place des usines favorisait entre elles les échanges de productions et de
services et parce que les industries ainsi rassemblées profitaient à meilleur
compte de l'infrastructure équipée aux frais de l'Etat et de la nation ? Besoin

11
aussi de rappeler que par les moyens dont elle dispose, la grande industrie
est remarquablement capable d'aménager un territoire, de transformer le
paysage géographique d'une région ? Ceci explique qu'en nos contrées,
oligopoles ou monopoles puissent être à la fois un peu méprisants et un peu
inquiets d'un aménagement du territoire, conçu, sous les auspices de l'Etat,
comme un service national mais ceci ne signifie pas qu'ils y soient
systématiquement hostiles. Du moins, une fois encore, il faut distinguer. La
grande industrie ivoirienne. De même la grande industrie est loin d'être
systématiquement hostile à la décentralisation. Non seulement, elle est
toujours présente lorsqu'il s'agit d'exploiter de nouvelles richesses du sous-
sol mais elle est assez largement convertie à l'idée de développer des filiales
dans les secteurs jusqu'ici sous-industrialisés de l'Europe ou du Tiers-Monde,
étant entendu toutefois que la localisation de ces filiales est envisagée
davantage sous l'angle de la rentabilité globale de l'entreprise que sous celui
des problèmes des régions où elles s'installent et que l'éventail des catégories
professionnelles y est généralement beaucoup plus réduit qu'à la maison-
mère où restent centralisés bureaux d'études, services commerciaux et
productions délicates. Souvent attirée par une disparité des salaires, la grande
industrie considère qu'il y a maldonne lorsqu'après son installation, les
syndicats demandent un reclassement des zones de salaires et elle fuira,
éventuellement, les régions qui se distinguent par une particulière
combattivité de leur main ď œuvre.

4- La Société agricole face à l'aménagement du territoire


Dans le monde de la terre également, les attitudes vis à vis de la
modernisation peuvent varier assez sensiblement d'une catégorie socio-
économique à l'autre.

12
La très grande propriété n'a pas toujours aujourd'hui les capitaux
énormes qu'exigerait une gestion moderne. En d'autres cas, ce sont les
incertitudes de la conjoncture qui la découragent mais fidélité au passé ou
souci de prestige font aussi qu'elle se refuse le plus longtemps possible à se
défaire d'une partie de l'exploitation pour mieux cultiver le reste. A côté de
cette grande propriété, héritage d'autres temps et d'autres économies, il faut
tenir compte de la grande propriété constituée volontairement, sous nos yeux,
avec la foi en une satisfaisante rentabilité, le goût des techniques nouvelles
et des initiatives savantes. Mais il n'est pas donné à toute la société rurale de
suivre cette nouvelle grande propriété dans le domaine des compétences
agronomiques ou de la réduction des coûts de production.

13
CONCLUSIONS
Les logiques de l’action publique en matière d’aménagement et de
structuration du territoire ivoirien, sont à l’origine des zones grises s’étant
développées dans le paysage géographique ivoirien. Le régime de la
planification et la décentralisation, deux instruments d’aménagement utilisés
par les pouvoirs publics nationaux pour promouvoir le développement global
du pays au cours des décennies 1970 et 1980, sont à l’origine des disparités
entre ses différentes parties, notamment le Nord, l’Ouest et le Sud. La
persistance de ces espaces dérégulés, accentuée par la crise sociopolitique de
2002 à 2011, ainsi que par des affrontements sporadiques et récurrents dans
certains endroits du pays, démontre que la question sécuritaire doit être
dorénavant au cœur des préoccupations de l’action publique. Les enjeux du
développement post-crise (enjeux de paix, enjeux de la réconciliation, enjeux
économiques), nécessitent que l’action publique en Côte d’Ivoire, combine
à la fois des logiques sécuritaires et des logiques de resocialisation des entités
socio-spatiales dérégulées.

14

Vous aimerez peut-être aussi