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Conception mécanique

Assemblages arbre-moyeu

Prof. Éric Béchet

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Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu


Intro

Éléments de conception

Clavettes

Frettage

(Cannelures)

Exercices d’application

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Intro

Les éléments de machine sont fréquemment rapportés sur
l’arbre

Poulies, roues dentées ...

Roulements, paliers

Joints élastiques, homocinétiques (ou de Cardan),

Tout autre élément fonctionnel !

On envisage aussi le raccord de deux arbres entre eux.

Il existe deux fonctions à assurer

Transmettre un couple

Positionner/center
Ces deux fonctions sont parfois assurées simultanément !

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Types et conditions d’assemblage

Principe
Obstacle Obstacle
Couple Obstacle
permettant la bloquant la Par adhérence
précontraint
mobilité axiale mobilité axiale

-Clavette vélo
-Clavette parallèle -Clavette disque -Clavette disque -Clavette chassée
Faible
-Goupille sur rainure moyeu -pinçage
inclinée

-Cône serré
-Clavette parallèle -Clavette chassée
Moyen -Emmanchement à
(couple unidir.)
la presse

-Emmanchement
-Arbre cannelé -Arbre cannelé
Grand par frettage
serré
-Anneaux élast.

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Clavettes longitudinales (cales)

Permet un blocage en rotation entre un arbre et un élément
rapporté (e.g. roue dentée)

N’assure pas le positionnement (centrage) !

Deux types de clavettes :
Jeu (face Jeu (faces
supérieure) latérales)

Clavette dormante Clavette chassée


à faces parallèles à faces inclinées
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Dimensions normalisées des clavettes parallèles NF E-22-
177, rainures NF E-22-175

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La section est imposée, mais pas la longueur L !

111 à 130 32 18 1.5 d – 11 d + 7,4


131 à 150 36 20 à d – 12 d + 8,4
151 à 170 40 22 2 d – 13 d + 9,4
171 à 200 45 25 2 d – 15 d + 10,4
201 à 230 50 28 à d – 17 d + 11,4
231 à 260 56 32 3 d – 20 d + 12,4
261 à 290 63 32 3 d – 20 d + 12,4
291 à 330 70 36 à d – 22 d + 14,4
331 à 380 80 40 4 d – 25 d + 15,4
381 à 440 90 45 4 d – 28 d + 17,4
441 à 500 100 50 4 d – 31 d + 19,5 7
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La norme impose également les ajustements (serrés ou
libres) :


Conditions d’application des clavettes parallèles : couples répétés
majoritairement unidirectionnels (rares changement de direction du couple),
jamais de couples alternés à grand nombre de cycles !

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Calcul de la résistance de la clavette parallèle

La section est imposée par la norme
Une norme n’impose jamais rien, et si il y a de bonnes raisons de s’en
écarter, c’est possible, mais en général coûteux !
Si l’on reste dans le cas d’application de la norme, mieux vaut y adhérer et
calculer les éléments laissés au choix, c’est ce que l’on va faire ici…
→ Calcul de la longueur de clavette permettant de transmettre un couple
donné, pour une section de clavette donnée.

Paramètres de calcul : diamètre de l’arbre, section de la
clavette selon la norme, matériaux utilisés.

Deux modes de rupture : par cisaillement ou par matage

Cisaillement : entre les deux logements arbre/moyeu

Matage : pression de surface > pression limite du matériau

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Les clavettes sont dimensionnées en proportion avec la
résistance de l’arbre sur lequel elle sont montées

Calcul du cisaillement sur la surface aL
Le cisaillement est du aux efforts du couple transmis : on va supposer que le
point d’application de la force est défavorable (le plus bas possible)
a

L’ effort périphérique vaut , pour le noyau de l’arbre de
diamètre d '=2 J −d
F=
2Mt F’
d'

d’/2

Suite à l’arc-boutement, et les efforts de

J
frottement sur le pourtour de l’arbre (à 90° de la

d/2
clavette (point rouge), cet effort vaut en fait
F = F '+ F " avec F "= F ' f , f étant le coeff. de frottement
On peut prendre f=0.2 (acier/acier non lubrifié) ou 0.1 pour plus de sécurité.

On a donc
F 2Mt
F '= =
1+ f d '⋅(1+ f )
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Résistance limite en cisaillement

Calcul de la longueur de clavette :
F' 2Mt
τ= = <τ ( =2/3⋅3/5 Rlim pour une contrainte répétée
a L a L(2 J −d )(1+ f ) lim en cisaillement)

5Mt
L>
a Rlim (2 J −d )(1+ f )

Prenons un arbre, soumis à un moment de torsion pure répétée: en fonction
du diamètre, quel est le couple maximal transmissible ?
Le diamètre est ici d’, diamètre du noyau (non entaillé!)
3
π d ' R ar 2 coeff. solicitation
M t< Rar = R lim ,ar
32 3 répétée !

3
2 π (2 J −d ) Rlim , ar
M t<
3 32

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Quelle longueur L pour permettre l’entraînement au couple maximal
transmissible par l’arbre ?
3
2 π(2 J −d ) Rlim , ar 5Mt
M t= L>
3 32 a Rlim (2 J −d )(1+ f )
2
5 π(2 J −d ) R lim ,ar
L> ⋅
48 a(1+ f ) Rlim

Testons avec les valeurs de la norme…
R lim , ar
d =8 , a=2 , b=2 , J =d −1.2=6.8 , f =0.2 → L> 4.28 ( L min=6)
R lim
Rlim , ar
d =12 , a=4 , b=4 , J =d −2.5=9.5 , f =0.2 → L>3.34 ( L min=8)
Rlim
Rlim ,ar
d =50 , a=14 , b=9 , J =d −5.5=44.5 , f =0.2 → L>30 ( L min=36)
Rlim
Rlim ,ar
d =65 , a=18 , b=11 , J =d −7=58 , f =0.2 → L>40 ( L min=50)
R lim
R lim , ar
d =110 , a=28 , b=16 , J =d −10=100 , f =0.2 → L>80 ( L min =80)
Rlim 12
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Résistance limite au matage

Ici, on doit évaluer la pression surfacique sur les flancs de la clavette
Le matage endommagera l’arbre ou le moyeu, dont le matériau est en
principe moins dur que la clavette a
F 2Mt
F '= = d '=2 J −d
1+ f d '⋅(1+ f )

h"
F' 2Mt
σ= = <σ lim
h' L 1

h’
2 2
(2 J −d )⋅(1+ f )⋅((d − J )− (d − √ d −a )) L

J
2

d/2

On pose σ lim =R lim,ar
3 1 2 2
2 π (2 J −d ) Rlim , ar h '=(d − J )− (d − √ d −a )
Avec M t < , il vient : 2
3 32
h "=b−h '

π(2 J −d )2 Rlim ,ar


Rlim_ar >
1 2 2
24⋅(1+ f )⋅((d −J )− (d − √ d −a )) L 13
2
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Quelle longueur L pour permettre l’entraînement au couple maximal
transmissible par l’arbre (bis) ?

2
π(2 J −d )
L>
1 2 2
24⋅(1+ f )⋅((d −J )− (d − √ d −a ))
2


Testons avec les valeurs de la norme ...

d =8 , a=2 , b=2 , J =d −1.2=6.8 , f =0.2 → L> 2.9 ( L min=6)

d =12 , a=4 , b=4 , J =d −2.5=9.5 , f =0.2 → L>2.15 ( L min=8)

d =50 , a=14 , b=9 , J =d −5.5=44.5 , f =0.2 → L>30 ( L min =36)

d =65 , a=18 , b=11 , J =d −7=58 , f =0.2 → L>40 ( L min=50)

d =110 , a=28 , b=16 , J =d −10=100 , f =0.2 → L>90 ( L min =80)


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Dimensionnement des clavettes parallèles

La matière de la clavette en général un peu « meilleure » que celle de l’arbre
et du moyeu
La norme indique qu’il faut choisir un acier avec R0 = 600 MPa ; ce qui donne
un R_max ~ 130 MPa dans le conditions habituelles, e.g. St60 / E335
De ce point de vue, la sécurité en cisaillement est généralement excellente.

Le matage de l’arbre est généralement l’élément dimensionnant, sauf si
le moyeu est moins résistant que l’arbre, dans ce cas il faut
dimensionner au matage dans le moyeu

En première approximation, on peut choisir L = d dans le cas d’un
emmanchement fixe, sauf pour les arbres de diamètre > 100 mm

Toujours vérifier !

Si le matériau du moyeu est beaucoup plus tendre (p.e. aluminium), alors il
faut dimensionner en fonction de ce matériau et allonger la clavette en
proportion….
2
π (2 J −d ) Rlim_ar
L>
1 2 2 R
24⋅(1+ f )⋅(b−(d −J − (d − √ d −a ))) lim_moy
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Dimensionnement des clavettes parallèles (suite)

Dans le cas d’un emmanchement mobile (à charge nulle), on divise les
efforts transmissibles par 3 → L doit être 3x plus grand !

Dans le cas d’un emmanchement glissant pendant la transmission d’efforts,
on divise par 6 → il est souvent impossible de trouver une clavette
permettant cela sans sortir des dimensions raisonnables : L< 2.5d. Cela
signifie que l’arbre sera nécessairement surdimensionné

Pour la série mince, la longueur doit être grosso-modo multipliée par deux
par rapport à la série normale.

Le choix de la longueur se fait dans une série géométrique (série de
Renard) !

En général, toutes les dimensions linéaires au choix doivent en principe être
choisies dans un série de Renard (slides suivant)

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Séries de base Arrondi 1 Arrondi 2
R5 R10 R20 R40 R'10 R'20 R'40 R′′5 R′′10 R′′20
1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.0 1.0 1.0
1.06 1.05
1.12 1.12 1.12 1.12 1.1
1.18 1.20
1.25 1.25 1.25 1.25 1.25 1.25 1.2 1.2
1.32 1.30
1.40 1.40 1.40 1.40 1.4
1.50 1.50
1.60 1.60 1.60 1.60 1.60 1.60 1.60 1.5 1.5 1.6
1.70 1.70
1.80 1.80 1.80 1.80 1.8
1.90 1.90
2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.00 2.0 2.0
2.12 2.10
2.24 2.24 2.20 2.20 2.2
2.36 2.40
2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.50 2.5 2.5 2.5
2.65 2.60
2.80 2.80 2.80 2.80 2.8
3.00 3.00
3.15 3.15 3.15 3.20 3.20 3.20 3.0 3.0
3.35 3.40
3.55 3.55 3.60 3.60 3.5
3.75 3.80
4.00 4.00 4.00 4.00 4.00 4.00 4.00 4.0 4.0 4.0
4.25 4.20
4.50 4.50 4.50 4.50 4.5
4.75 4.80
5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.00 5.0 5.0
5.30 5.30
5.60 5.60 5.60 5.60 5.5
6.00 6.00
6.30 6.30 6.30 6.30 6.30 6.30 6.30 6.0 6.0 6.0
6.70 6.70
7.10 7.10 7.10 7.10 7.0
7.50 7.50
8.00 8.00 8.00 8.00 8.00 8.00 8.0 8.0
8.50 8.50
9.00 9.00 9.00 9.00 9.0
9.50 9.50
10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10 10 10 17
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Clavettes à faces inclinées

Avec ou sans talon Pente de 1/100


Permet la reprise de couples alternés

Ne permet pas de liaison mobile

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Principe
Le fait de chasser la clavette dans son logement génère des efforts radiaux
grâce à la pente de 1/100
La pente est insuffisante pour que la clavette puisse ressortir par elle même
(il faudrait un coefficient de frottement de l’ordre de 0.01!)

On a donc une précontrainte, qui va générer des efforts sur l’arbre
permettant d’entraîner le moyeu par simple frottement.

La clavette est dimensionnée au matage, cette fois ci sur ses faces
inférieures et supérieures.

La clavette travaille également en cisaillement, la vérification est identique à
celle des clavettes à faces parallèles

Les dimensions standard des clavettes sont les mêmes que les clavettes
droites,à l’exception de la pente de 1/100ème

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Calcul des clavettes à faces inclinées

On doit vérifier que la pression de contact radiale ne dépasse pas la valeur
de matage

L’objectif est qu’il n’y ait pas décollement d’une part, et que d’autre par la
pression locale ne dépasse pas la pression de matage.

T a
α t" N
t’ b
d h’ t’
p’
d’
d
d’

T=fN

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Comme précédemment, on va essayer de transmettre par la clavette le
moment maximal qu’un arbre peut supporter :
3
2 π (2 J −d ) Rlim , ar
M t<
3 32


Au repos, la cale développe une pression uniforme p au niveau des faces
d’appui radiales, de résultante N.
N=paL

Lors de l’application d’un couple, la pression de contact radiale p, qui était
uniforme, prend un profil trapézoïdal p’., suite à la rotation (élastique) de
l’arbre d’un angle dΦ. La résultante N reste inchangée.

On va se placer à l’état limite pour lequel la répartition devient triangulaire
(donc au-delà , la clavette se décolle d’un côté).

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T

Le couple de frottement, équivalent h" N
à Mt, résultera des deux efforts h’
tangentiels T situé à d/2 et d/2+t" , et de la d
dissymétrie de la répartition triangulaire p’
d d 2 1
C f =N f + N f ( +h ")+ N ( − ) a
2 2 3 2
d’

On peut exprimer N en fonction de la pression
maximale (répartition triangulaire) :
N
p' a L
N = p a L=
2
T=fN

D’où :
p' a L a
Cf= ( f (d +h ")+ )
2 6

En reportant le couple maxi transmissible par l’arbre, on obtient :
3
2 π(2 J −d ) Rlim , ar p ' a L a
= ( f (d +h ")+ )
3 32 2 6 22
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Calculons p’ en fonction du reste : 1 2 2



h '=(d − J )− (d − √ d −a )
2
3
1 π (2 J −d ) Rlim , ar h "=b−h '
p'=
24 a
a L( f (d +h ")+ )
6

 p’ ne doit pas dépasser la charge admissible en matage, environ Rlim,ar .


3
1 π (2 J −d ) Rlim ,ar
p'= < Rlim,ar
24 1 2 2 a
a L( f (b+ J + (d − √ d −a ))+ )
2 6
3
1 π(2 J −d )
L>
24 1 2 2 a
2
a f (b+ J + (d − √ d −a ))+
2 6

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Quelle longueur L pour permettre l’entraînement au couple maximal
transmissible par l’arbre (ter) ?

3
1 π(2 J −d )
L>
24 1 2 2 a
2
a f (b+ J + (d − √ d −a ))+
2 6


Testons avec les valeurs de la norme ...
d =8 , a=2 , b=2 , J =d −1.2=6.8 , f =0.2 → L>5.4 ( Lmin =6)
d =12 , a=4 , b=4 , J =d −2.5=9.5 , f =0.2 → L>3.3 ( L min=8)
d =50 , a=14 , b=9 , J =d −5.5=44.5 , f =0.2 → L>42 ( L min=36)
d =65 , a=18 , b=11 , J =d −7=58 , f =0.2 → L>56 ( L min=50)
d =110 , a=28 , b=16 , J =d −10=100 , f =0.2 → L>120 ( L min=80)


Grosso ,modo, mêmes conclusions que pour les clavettes
parallèles !

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Frettage
Principe : utilisation de l’élasticité naturelle des éléments
composant la liaison pour assurer un serrage permettant la
transmission d’efforts.

Les ajustements entre arbre et alésage (moyeu) sont
déterminés pour une fonction particulière :

Glissement : ajustement H7g6 – permet de s’assurer que malgré les
tolérances de fabrication, toutes les pièces ne sont jamais en interférence

Frettage : à l’inverse, on souhaite justement un interférence. Le montage se
fera au maillet, à la presse ou par dilatation thermique.

Certains montages sont démontables sans endommagement, d’autres sont
définitifs : cela dépend des cotes précises des éléments …

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Calcul du frettage

Le calcul se fait de la façon suivante :
- calcul de la pression pmin et/ou la longueur de frettage L
assurant la transmission des efforts

L est en général donné par la taille de la pièce à assembler et a été
déterminée auparavant...
- calcul du serrage permettant d’assurer pmin
- calcul de pmax (limite de plastification)
- avec les deux valeurs, calcul des ajustements pièces non
assemblées

Enfin, choix de la technologie d’assemblage (presse pour de
faibles écarts, dilatation thermique autrement)
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Solution analytique d’un cas de charge cylindrique simple
(rappel)
∂ σr E ∂u u E ∂u u
σ t −σ r−r =0 σr= ( +ν ) σ t= ( ν + )
∂r 1−ν
2
∂ r r 1−ν2
∂ r r

∂ 2 u 1 ∂u u
+ − =0
∂ r 2 r ∂r r 2 p2
r2 r1
1 Solution générale
u(r)=C 1 r +C 2
r p1


Conditions aux limites 2 2
1−ν p 1 r 1 − p2 r 2

{σ r (r1 )=−p 1
σ r (r 2 )=−p 2

2 2 2 2
{C 1=

C 2=
E 2
r 2 −r1
2

2 2
1+ ν ( p 1 − p2 )r 1 r2
E 2 2
r 2 −r 1

1−ν p1 r 1− p2 r2 1+ν ( p1 − p 2 )r 1 r 2 1
u(r)= r+
E r 22−r 21 E r 22 −r 21 r
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2 2 2 2
1−ν p1 r 1− p2 r2 1+ν ( p1 − p 2 )r 1 r 2 1
u(r)= r+
E 2 2
r 2−r 1 E r 22 −r 21 r


En contraintes cela donne :

E ∂u u
σ r (r)= ( + ν )
1−ν2 ∂r r
E ∂u u
σ t (r)= (ν + )
1−ν 2
∂r r

p1 r 12− p 2 r 22 ( p 1− p2 )r 12 r 22 1
σ r (r)= −
r 22−r 21 r 22 −r 21 r2
2 2 2 2
p r − p r ( p − p )r r 1
σ t (r)= 1 12 22 2 + 1 2 2 2 1 2 2
r2 −r 1 r 2 −r 1 r

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Cas du frettage entre deux cylindres assemblés : Pression de
un arbre intérieur, possiblement creux, et un contact p
moyeu externe.

Nous devons établir la relation entre le serrage pe
géométrique en ri et la pression de contact p
ri r0
 Dans notre cas, pi et pe sont nuls, et
seule la pression de contact p à pi
re
l’interface est à considérer.

Calculons les contraintes en chaque interface : E i , νi
r=re (moyeu e) : p1=p , p2=0 E e , νe
r=ri (moyeu e) : p1=p , p2=0
r=ri (arbre i) : p1=0 , p2=p
r=r0 (arbre i) : p1=0 , p2=p
p 1 r 21 − p2 r 22 ( p1 − p2 )r 21 r 22 1
σr= 2 2
− 2 2 2
r 2 −r 1 r 2 −r 1 r
p1 r 21− p2 r 22 ( p1 − p2 )r 21 r 22 1
σ t= 2 2
+
r 2−r 1 r22 −r 12 r2 29
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 r=re (moyeu e) : p1=p , p2=0


2 2 2
ri ri re 1
(
σ r = p 2 2 − 2 2 2 =0
)
r e −r i r e −r i r e

r 2i r 2i r 2e 1 r 2i
(
σ t = p 2 2 + 2 2 2 =2 p 2 2
r e−r i r e −r i r e)r e −r i

 r=ri (moyeu e) : p1=p , p2=0


2 2 2
ri ri re 1
(
σ r = p 2 2 − 2 2 2 =− p
)
r e −r i r e −r i r i

2 2 2 2 2
ri ri re 1 r e +r i
(
σ t= p 2 2 + 2 2 2 = p 2 2
r e−r i r e −r i r i )
r e−ri

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 r=ri (arbre i) : p1=0 , p2=p


2 2 2
ri ri r 0 1
(
σ r =− p 2 2 − 2 2 2 =− p
)
r i −r 0 r i −r 0 r i

r2i r 2i r 20 1 r 2i +r 20
( )
σ t =− p 2 2 + 2 2 2 =− p 2 2
r i −r 0 r i −r 0 r i ri −r 0

 r=r0 (arbre i) : p1=0 , p2=p Si r0=0 : état hydrostatique


2 2 2
ri ri r 0 1
(
σ r =− p 2 2 − 2 2 2 =0
ri −r0 ri −r 0 r 0 ) σ r =− p

r 2i r 2i r 20 1 r 2i
(
σ t =− p 2 2 + 2 2 2 =−2 p 2 2
r i −r 0 r i −r 0 r 0 )
r i −r 0
σ t =− p

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 Exprimons maintenant que la différence de rayon rie et ri0 au niveau de


l’interface vaut la somme des dilatations uie / contractions ui0
2 2 2 2
1−ν p1 r 1− p2 r2 1+ν ( p1 − p 2 )r 1 r 2 1
u(r)= r+
E 2 2
r 2−r 1 E r 22 −r 21 r

r i r 2i +r2e
u ie= p
(
Ee r 2e −r 2i
+νe
)
2 2
r i r i +r 0
u i0 =− p
(
E i r2i −r 20
−νi
)

l’écart vaut donc :
2 2 2 2
r r +r r r +r
( ) (
δ ui = p i 2i e2 +νe + p i 2i 02 −ν i
E e r e−r i E i r i −r 0 )

En termes de diamètre, on a donc ...
2 2 2 2
d i d i +d e d i d i +d 0
δ d i= p
(
Ee d 2e −d 2i
+νe + p
) (
E i d 2i −d 20
−νi
) 32
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu

d i d 2i +d 2e d i d 2i +d 20
δ d i= p
(
Ee d 2e −d 2i
+νe + p
) (
E i d 2i −d 20
−νi
)
 Cas particulier : arbre plein (d0→0) et frette de matériau identique, formule
simplifiée :

d i d 2i +d 2e
δ d i= p
(
E d 2e −d 2i
+1
)

Détermination de l’ajustement optimal

Le serrage effectif doit être
- supérieur au serrage minimal pour assurer la fonction de blocage
- inférieur (en principe) au serrage maximal pour éviter la plastification - mais
on peut imaginer un assemblage (indémontable) pour lequel ce n’est pas
vérifié, e.g. pour des assemblages très sollicités. Les calculs qui suivent ne
l’envisagent pas.

33
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu


Calcul du serrage minimum
 Couple Ct : si la puissance à transmettre est connue, ainsi que la vitesse de
rotation par exemple. Sinon, déterminer le couple en fonction du diamètre de
l’arbre utilisé.

En général on prend un coefficient de sécurité car le fonctionnement est
rarement sans à-coups (eg. moteurs à pistons).
C f =s⋅C t s∈[1.4−2]

On exprime le non glissement de la surface de contact dont l’aire est donnée
par :
A= L π d i
la force développée par le couple en ri est
Cf
F =2
di
Cette force doit être inférieure à F max = A f p , f ~ 0.2 étant le coefficient de
friction
2C f

D’où : p min= 2
f Lπdi 34
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu

2C f
p min= 2
f Lπdi
 Calcul de l’interférence nécessaires pour assurer pmin :

On utilise les formules établies : (Arbre plein et matériaux identiques)
2 2 2 2 2 2
d d +d d d +d d d +d
( ) (
δ d i = p i 2i e2 +νe + p i 2i 02 −νi
Ee d e −d i E i d i −d 0 ) (
δ d i = p i 2i e2 +1
E d e −d i )

Ces formules donnent le serrage minimum apparent qu’il faudrait adopter si
l’emmanchement ne perturbait pas les surfaces. En pratique, les éléments
sont caractérisés par une rugosité Ra, : la pression de contact va en fait
écraser le relief dû à la rugosité, et le serrage réel sera inférieur à celui prévu
effectif

On considère que δ d i =δ d i −3(R ea +R ia )

2 2 2 2
2C f d i d i +d e d i d i +d 0
d’où : δ d
min
i =
f L π d 2i ((
E e d 2e−d 2i
+ν e +
) (
E i d 2i −d 20
−ν
))
i +3( R e
a +R i
a)

35
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu


Calcul de l’interférence maximale pour éviter tout
endommagement (on reste dans le domaine élastique !)
 Il faut évaluer les contraintes : elles sont maximales en r0, ri ou re.
 En re, l’évaluation des contraintes est compliquée car il s’agit en général
d’une surface active (engrenages etc.), dont les règles de calcul sont
spécifiques. Si la frette est d’épaisseur raisonnable, les efforts dus au
frettage sont d’ailleurs minimes en regard des efforts de contact (par
exemple). Ce cas n’est donc pas évalué ici.

Pour les autres rayons, l’état de contrainte est tridimensionnel : aux
contraintes dues au frettage s’ajoutent celles dues à l’ensemble de
l’assemblage (e.g. flexion de l’arbre)

On va donc évaluer les contrainte principales, ce qui reste simple car les
lignes d’action des efforts sont clairement définies et perpendiculaires.

On ne tient pas compte du cisaillement (effort tranchant) !

36
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu

r 2e +r 2i
 r=ri (moyeu e) : σ r =− p σ t= p
r 2e−r2i
r 2e +r 2i
σ 1 =σ t = p 2 2
r e −r i
σ 2 =σ r =− p
σ 3 =0
r 2i +r 20
 r=ri (arbre i) : σ r =− p σ t =− p
2
r +r
2 r 2i −r 20
σ 1 =σ t =− p 2i 02
r i −r 0
σ 2 =σ r =− p
σ 3 =σ axiale
r 2i
 r=r0 (arbre i) : σ r =0 (ou − p) σ t =−2 p 2 2
(ou − p)
r −r
i 0
σ 1 =σ t
σ 2 =σ r
σ 3 =σ axiale

37
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu


Prenons le cas d’aciers (ductiles), avec le critère de Tresca. Il faut
simplement déterminer le max de l’écart entre contraintes principales. On
compare alors avec R, limite d’élasticité.
2 2
r e +r i
 r=ri (moyeu e) : σ 1 =σ t = p σ 2 =σ r =− p σ 3 =0
2 2
r e −r i
r 2e +r 2i 2 2

(
σ c=σ 1 −σ2 = p 1+ 2 2
r e−r i ) 1
p max =R
r e −r
2
2 re
i

r 2i +r20
 r=ri (arbre i) : σ 1 =σ t =− p 2 2 σ 2 =σ r =− p σ 3 =σ axiale
r i −r 0
2 2
r e +r i 2 2
σ c=σ 3 −σ1 =σ axiale + p
( )
2
r −r
e
2
i
2
p max = ( R−σ axiale )
r i −r 0
2 2
r i +r0
2
ri
 r=r0 (arbre i) : σ 1 =−2 p 2 2
(ou − p) σ 2 =0 (ou − p) σ 3 =σ axiale
r −ri 0
2 2 2
ri 3 r i −r 0
σ c=σ 3 −σ1 =σ axiale +2 p 2 2
(ou σ axiale + p) p max = ( R−σ axiale ) 2
r −r
i 0 2 ri
3
(ou p max =R −σ axiale )
38
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu
2 2
1 re −r i

On prend bien entendu le minimum des trois valeurs p max =R 2
2 re r 2i −r 20
2
p max = ( R−σ axiale ) 2 2
r i +r 0
1 2 3
p max =min ( p max , p max , p max ) 2
r i −r 0
2
3
p max = ( R−σ axiale ) 2
2 ri
3
(ou p max =R −σ axiale )

Il faut maintenant déterminer le serrage correspondant !
On l’a déjà fait pour pmin, or la proportionnalité de la relation force-
déplacement nous permet directement de calculer le serrage correspondant
à pmax :
p max
δ d max =( δ d min e i
i i −2( R a + R a ) )
pmin
(on ne rajoute pas à nouveau 2( R ea + Ria ) pour être conservatif …)
min

Avec les valeurs de δ d i et δ d max
i , on peut alors déterminer
l’ajustement ISO qui figurera sur un plan...
39
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu
Domaine interdit

Cas de l’alésage normal (endommagement)

arbre max
d max <d nom +δ d i

Moyeu k7

IT7
min
δ d i, reel

δd
max δ d max
i, calculé
i, reel

δ d min
IT8

i, calculé
H8
d nom
Cote nominale d arbre >d +IT +δ d min
min nom i

Arbre Domaine interdit


(fonction de serrage
non assurée)
d arbre max
max <d nom +δ d i

40
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu


Procédure résumée (alésage normal) :

En pratique, on se place soit dans le cas d’un alésage normal (écart avec la
cote nominale nul au maximum de matière), soit dans le cas d’un arbre
normal (idem)
min max

On calcule alors les δ d i et δ d i et on corrige l’élément non normal.

On doit généralement calculer un intervalle de tolérance satisfaisant toutes
les contraintes :
d arbre
max <d nom +δ d max
i arbre arbre arbre arbre moyeu max min
d −d =IT IT +IT =δ d i −δ d i
arbre moyeu min max min
d min >d nom +IT +δ d i On choisit généralement Q arbre =Q moyeu −1

Pour un alésage normal (H), on choisit l’ajustement de l’arbre tel que l’écart
minimum est supérieur à δ d min i , soit une lettre (minuscule) de rang supérieur
à h ( k, l , …) ( ou lettre (majuscule) de rang supérieur à H( K, L , M …) pour
l’alésage si on a un arbre normal !)
arbre max

Si l’IT de l’arbre implique que d max >δ d i on doit revoir le choix de la qualité
de l’arbre (Q vers le haut → indice diminue, 7 vers 6 par exemple).
Note : On ne prend en principe pas la même qualité pour l’arbre et pour le moyeu.

On obtient alors l’ajustement complet ; par exemple H7/p6 et on indiquera
Ø30H7 et Ø30p6 sur le plan, respectivement pour l’alésage et l’arbre. 41
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu


Intervalles de tolérances IT – ajustements ISO

42
Table tirée du Mémotech « conception et dessin », C. Barlier, R. Bourgeois
Conception mécanique

43
Tables tirées du Mémotech « conception et dessin », C. Barlier, R. Bourgeois
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu


Exemple de calcul : alésage normal

Arbre plein, d=10 mm ; frette d=20 mm, acier E=217000 Mpa, nu=0.3,
Re=300Mpa
 Longueur de frette L = 5 mm (un peu faible, en principe ≥ di)

Ra=0.4 (usinage de grande précision! Habituellement 1.6 .. 3.2 !!)

Couple à transmettre : 2 N.m, variable (s=1.8), pas de flexion
2C f
p min= 2 s=11.46 Mpa
2 2
d i d i +d e
f Lπdi δ d i= p
E d 2e −d 2i (
+1 =1.4μ m
)
δ d min e i
i =δ d i +2(R a +R a )=3μ m


Valeur limite de pression :
2 2
1 r e −r i 2 3
p max =R 2
=112.5 Mpa p max = p max =( R−σ axiale )=300 Mpa
2 re
p max =112.5 Mpa

max min e i p max


δd i =( δ d i −2( R + R ) )
a a =13.83μ m
pmin 44
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min

Choix de l’ajustement pour δ d i =3μ m δ d max
i =13.83μ m
d arbre
max <d nom +δ d max
i =10+13.83μ m
d arbre
min >d nom +IT
moyeu
+δ d min
i =10+IT
moyeu
+3μ m
arbre moyeu
=(δ d i −δ d i )=(13.83−3.0)=10.8 → Q =Q
arbre moyeu max min
IT +IT −1=4
moyeu moyeu
Alésage normal → d =10H5 d moyeu
min =10 d max =10+6μ m
arbre arbre
Arbre : d max <10+13.83μ m d min >10+9μ m → ce devrait être du « n »
Arbre → d arbre=10n4 arbre arbre
d min =10+10μ m d max =10+14 μ m

L’ajustement est donc H5n4.La mise en place doit se faire à la presse, ou
par dilatation, mais est-ce possible ? → cf slides suivants

L’ajustement de l’arbre est en général un peu plus précis à cause du mode
de calcul qui suppose de prendre les valeurs d’ajustement dans des tables.
di

On constate que δ d max
i ≈ : c’est souvent utilisé comme valeur « à la
1000
louche » pour la limite de frettage, pour des aciers de construction
mécanique habituels. Si on s’en écarte significativement, il faut vérifier les
calculs par deux fois !

45
Conception mécanique
Assemblages arbre-moyeu


Mise en place de la frette : à la presse ou par
dilatation/contraction thermique

À la presse : Il est capital d’avoir un bon état de surface et une rugosité
faible, en pratique au maximum RA 1.6 , pour éviter le « brochage » d’une
surface par les aspérités de l’autre, diminuant ainsi la qualité du frettage.
On doit utiliser l’écart maximal pour évaluer l’effort nécessaire que la presse
doit exercer sur l’assemblage. Dans le cas d’un alésage normal,
reel,max
δ di =esarbre ( écart supérieur, provenant de l'ajustement ISO )
d i d 2i +d 2e d i d 2i +d 20

On en déduit la pression maxi : on a δ d i = p

reel,max δ d reel,max
i E e Ei
(
Ee d 2e −d 2i ) (
+νe + p
E i d 2i −d 20
−νi
)
p =
di 2 2
d i +d e
2 2
d i +d 0
( ) (
Ei 2 2 +νe + E e 2 2 −νi
d e −d i d i −d 0 )
F presse, mini =π d i p reel,max L f s , avec f ~ 0.2 .

On prend habituellement une sécurité supplémentaire s ~ 1.4 … )
arbre
Dans le cas du petit exercice, on a d max =10+14 μ m
p reel,max =114 MPa 46
F presse, mini =5000 N
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Mise en place par dilatation thermique
On chauffe la frette, elle se dilate. On suppose ici une température uniforme,
ce qui fait que les dilatations sont cubiques (égales dans toutes les directions,
et aucune contrainte n’est créée (ce n’est valable que si la frette est faite d’un
seul matériau)

Les longueurs sont affectées par le coefficient de dilatation linéaire
δ di α=11.10
−6
(T>25) α=9.10
−6
(T<0) Acier
lt =l 0 (1+α Δ T ) α Δ T =
di −6
α=23.10 (T>25) α=18.10 (T<0) Alu
−6

reel,max
 On doit reprendre le serrage δ d i , majoré d’un jeu supplémentaire J0
permettant la glissement sans efforts, d’où : J 0 = jeu moyen Hxhy
reel,max reel,max
δ di +J 0 δ di +J 0
ΔT= T frette = +25 ° C ou Hxgy d i >40 mm
α di α di

Chaffage dans l’eau jusque 100 °C, huile jusque 190°C, flamme au-delà, mais
attention aux transformations de structure du matériau !

On peut aussi refroidir l’arbre, glace carbonique ou azote liquide, dans le cas
de forts jeux à rattraper ou si l’on ne peut chauffer la frette.
Dans le cas du petit exercice , on a x=5, y=4 → J 0 =5μ m T frette =197 ° C

Si on plonge l’arbre dans la glace, on peut faire l’assemblage en chauffant la
47
frette dans un bain d’huile… ou la chauffer au chalumeau.
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Arbres cannelés

Il existe deux types de cannelures

Cannelure droite (flancs parallèles) – type ancien
Usinage par brochage
Fréquent sur machines agricoles (prises de force)


Cannelure en développante de cercle – plus récent
Avantage : usinable sur le même type de machines que pour les
engrenages : précis et peu coûteux
Autocentrage efficace
Peu de concentrations de contraintes

48