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Module

PHYSIOLOGIE ANIMALE
Première Partie

Mme BOUTAYEB
Plan
Introduction à la physiologie animale
Milieu intérieur et compartiments
liquidiens
Sang et Hémostase
Immunité
Homéostasie : Equilibre statique et
dynamique
Communications intercellulaires :
Système endocrinien
Introduction à la physiologie
animale
 La physiologie : science qui étudie le
fonctionnement biologique normal
d’un organisme vivant animal ou
végétal
 La physiologie animale ou humaine
étudie les fonctions qui assurent le
maintien de la vie de l’animal ou de
l’homme
 L’anatomie : science qui étudie la
structure d’un organisme animal et
les relations entre les différentes
parties de cet organisme

 L’anatomie et la physiologie animale


sont deux sciences indissociables
Niveaux d’organisation de
l’organisme animal ou humain

Plusieurs niveaux de complexité


1. Atomes et molécules
2. Cellule : unité
structurale et
fonctionnelle
3. Tissu : assemblage
de cellules de même
type
4. Organe :association
de tissus différents
5. Appareil ou système
Atomes et molécules
 Niveau
d’organisation
simple
 Les molécules :
H2O, protides,
glucides, lipides
 Structure cellulaire
ex : membrane
plasmique
Cellule : unité structurale
fonctionnelle et reproductive
Siège des processus
vitaux :
1. Métabolisme
2. Respiration
3. Nutrition
4. Division
Fonctions cellulaires
 Obtenir de l’environnement cellulaire des
nutriments et de l’O2
 Accomplir diverses réactions chimiques :
formation de l’énergie chimique sous
forme d’ATP
 Synthétiser des protéines nécessaires à la
structure, à la croissance
 Se reproduire sauf les cellules musculaires
et les cellules nerveuses
De la cellule au tissu
 Développement
embryonnaire
 Spécialisation des
cellules ou
Différenciation
 4 types de tissus :
- tissu musculaire
- Tissu épithélial
- Tissu conjonctif
- Tissu nerveux
Du tissu à l’organe
 L’organe : structure
composée d’au moins
2 tissus
 Ces tissus assurent un
bon fonctionnement
de l’organe
 Exemple : vaisseau
sanguin
De l’organe au système
 Système : ensemble
d’organes assurant
une fonction vitale
 Exemple : le système
cardiovasculaire est
constitué par le cœur
et les vaisseaux
sanguins
 Appareil
cardiovasculaire
L’expérimentation animale
 Les connaissances en anatomie et en
physiologie résultent de travaux réalisés
dans les laboratoires scientifiques sur les
animaux : La grenouille, le lapin, le rat, le
chien, le chat, etc…
 En effet les processus physiologiques
fondamentaux sont relativement
identiques chez les différentes espèces.
 Les expériences sont également
réalisés sur des organes isolés :
cœur isolé, rein isolé, foie isolé…
 Ces organes sont maintenus en vie
par un liquide physiologique dont les
caractéristiques physico-chimiques
sont proches du sang
Démarche Expérimentale

 Observer et s’interroger sur les


causes d’un processus physiologique
 Emettre des hypothèses sur le type
de fonctionnement
 Tester les hypothèses par des
expériences appropriées
Remarque: Les médicaments sont d’abord
testés chez les animaux avant leur
commercialisation
Milieu intérieur et
Compartiments liquidiens
Le milieu intérieur (MI)

 Organisme unicellulaire : cellule en


contact direct avec le milieu ambiant.
Ex: Paramécie, amibe

 Organisme pluricellulaire : cellules ne


sont pas en contact direct avec le
milieu ambiant mais avec le MI
Définition du milieu intérieur (MI)
 Selon le physiologiste
français Claude
Bernard, le MI baigne
directement les
cellules
 MI occupe une
situation intermédiaire
entre le milieu
ambiant et le milieu
intracellulaire (CIC)
 Il est le siège
d’échanges entre ces
deux milieux
 Le MI caractérisé par
Organisme
pluricellulaire la stabilité de ses
paramètres physico-
chimique
Situation du MI
Notion des compartiments liquidiens
 Le CEC comprend 2
sous compartiments
liquidiens séparés par
l’endothélium :
- Les capillaires où circule
le sang
- Le milieu interstitiel
(milieu intérieur au
sens strict)
 Les capillaires sont
des zones d’échanges
entre le sang et les
tissus (cellules)
Remarque 1
L’endothélium ou paroi
vasculaire est constitué
d’une seule couche de
cellules

Remarque 2
La lymphe circule dans les
vaisseaux lymphatiques
Ces vaisseaux ramènent l’excès
d’eau de la lymphe
interstitielle vers la
circulation sanguine
Echanges entre le MI et le
milieu ambiant
Rôle des principales fonctions
de l’organisme
Environnement
Aliments H2O
H2O Peau CO2 O
2

Des échanges avec


l’extérieur
permettent de maintenir et
renouveler le milieu
intérieur. Ce renouvellement
est indispensable à la survie
des cellules

H2O
D’après Marieb, Anatomie & Physiologie humaines
Aliments
H2O

 Par le système
digestif, les aliments
et l’H2O sont introduits
dans l’organisme
 Les aliments sont
dégradés en
nutriments
 Les nutriments
traversent les
intestins et passent
dans le sang
 Les matières non
absorbées sont
éliminées dans les
selles ou fèces
Environnement

H2O
CO2 O
2

 Le système
respiratoire capte l’O2
de l’air
 Ensuite, l’O2 passe
dans le système
cardiovasculaire pour
être distribué aux
cellules
 Le CO2 : déchet du
métabolisme cellulaire
est rejeté par les
cellules, rentre dans la
circulation sanguine et
puis rejeté dans l’air
par les poumons
Environnement
Aliments H2O
H2O CO2 O2

 Le système cardio-
vasculaire :cœur et
vaisseaux
 Il distribue aux
cellules, grâce à la
circulation du sang les
nutriments, l’O2
 Par ailleurs, il récupère
le CO2 et les déchets
du métabolisme pour
les ramener vers les
systèmes spécialisés
dans leur élimination.
Environnement

 Le système rénal
(reins) filtre le sang et
se charge d’éliminer
dans l’urine, l’excès de
l’H2O et des ions ainsi
que les déchets du
métabolisme.
 Exemple : l’urée
déchet azoté du
métabolisme
protidique

H2O
Environnement
Aliments H2O
H2O Peau CO2 O
2

 Toutes ces fonctions


du corps ne peuvent
travailler
indépendamment les
unes des autres
 Elles sont
interdépendantes
 En plus, ces fonctions
vitales sont
indépendante de notre
volonté : elles sont
sous le contrôle du
système nerveux et du
système endocrinien
H2O
SANG ET HEMOSTASE
Introduction

 Le sang : phase circulante du MI dans les


vaisseaux sanguins (CEC)
 Il représente 8% du poids corporel
 Il comprend :
 Plasma : Phase liquide
 Cellules sanguines : globules rouges, globules
blancs et plaquettes
Caractéristiques physiques du
sang
 Liquide visqueux et opaque
 Sang oxygéné = rouge vif
 Sang pauvre en O2 = rouge sombre
 Plus dense et plus visqueux que l’eau
 pH 7,35 et 7,45
 Température = 37,6°C
 5 à 6 L en moyenne chez l’homme
 4 à 5 litre en moyenne chez la femme
Principales fonctions du sang

 Transport :
 Gaz respiratoires O2 (provenance des
poumons) et CO2 (vers les poumons)
 Nutriments (provenance du système digestif)
 Déchets (déchets azotés vers les reins)
 Chaleur
 Hormones (des glandes vers les cellules cibles)
 L’hémostase : Prévention de l’hémorragie
 L’immunité: Prévention de l’infection
Plasma et éléments figurés
Plasma
 91.5 % d’eau
 7% Protéines
 Albumine 54%
 Globulines 38%
 Fibrinogène 7%
 1.5% Solutés
 Nutriments :Glucose,
Acides aminés, Vitamines
 électrolytes :Na+, Cl-…
 Déchets : Urée, Lactate
 Gaz respiratoires O2 et CO2
Eléments figurés du sang

 Hématocrite :45% de
la totalité du sang
 Trois classes
fonctionnelles :
 Globules rouges:
érythrocytes ou
hématies
 Globules blancs ou
leucocytes
 Plaquettes ou
thrombocytes
Érythrocytes
 Cellules anucléées
dépourvues de noyaux et
d’organites
 Forme biconcave
 Taille normale 7.2µm
 Taille dans capillaires 3 à
4µm
 Hémoglobine (Hb) :Pigment
de couleur rouge
 Nombre:4,8 à 5,4 106/µl de
sang
 Durée de vie : 120 jours
 Rôle : capter l’oxygène dans
les poumons et le distribuer
aux cellules grâce à Hb
Les globules blancs ou leucocytes
 Cellules nucléées
 Nombre : 5000 à 10.000/µl de
sang
 2 catégories selon présence ou
non des granulations dans le
cytoplasme :
1) Granulocytes
 Neutrophiles 60 à 70%
 Eosinophiles 2 à 4%
 Basophiles 0,5 à 1%
2) Agranulocytes
 Lymphocytes 20 à25%
 Monocytes 3 à 8%
 Rôle : L’immunité ou défenses
de l’organisme contre les
agressions pathogènes
Remarques
On classe les granulocytes en fonction de
l’affinité des granulations pour divers
colorants :
 Les neutrophiles : leurs granulations n’ont
pas d’affinité pour un colorant en
particulier
 Les éosinophiles : leurs granulations se
lient à l’éosine : colorant rouge
 Les basophiles : leurs granulations se lient
à un colorant basique
Les granulocytes neutrophiles

Diamètre : 15 µm
Noyau : polylobé (3 ou 4
lobes en général)
C y t o p l a s m e :
granulations neutrophiles
Granulocyte éosinophile

 D i a m è t r e : 1 5 µ m
 Noyau : souvent bilobé.
 Cytoplasme : grosses
granulations arrondies
éosinophiles (rouge).
Granulocyte basophile

Diamètre : 13 à 15 µm

Noyau : aspect en trèfle,


souvent masqué par de
grosses granulations.

Cytoplasme : grosses
granulations basophiles
(bleu-violet).
Petits lymphocytes

Diamètre : 7 à 9 µm
Noyau : arrondi occupant
presque toute la cellule.
Cytoplasme : Pas de
granulations.
Monocyte

Diamètre : 20 à 30 µm
Noyau : irrégulier, encoché en
forme de U ou fer à cheval
Cytoplasme : peu de
granulations fines
Les plaquettes ou thrombocytes
 Cellules anucléées ou

fragments cytoplasmiques

issus de l’éclatement des

mégacaryocytes

 Présence de nombreux

granules

 Nombre : 150.000 à

400.000/µl de sang

 Rôle : l’hémostase
L’immunité

1) Définition
2) Cellules immunitaires
3) Types d’immunité : immunité non
spécifique et immunité spécifique
L’immunité
 Défenses de l’organisme contre les
agressions extérieurs : bactéries, virus,
particules, etc
 Les leucocytes participent activement aux
défenses de l’organisme
 L’activité des leucocytes est exercée
essentiellement au niveau des tissus
infectés.
Remarque : Le sang ne fait qu’assurer leur
transport entre les lieux de formation, de
réserve et d’activité.
Le nombre et la nature des leucocytes circulants
dépendent des demandes tissulaires. Par
exemple :

 le nombre des neutrophiles augmente dans le


sang lors des affections bactériennes.

 le nombre des lymphocytes augmente lors


des affections virales.
Cellules de l’immunité
Types de l’immunité

2 types d’immunité :
1. L’immunité non spécifique :
immunité innée ou immunité
naturelle
2. L’immunité spécifique : immunité
acquise ou immunité adaptative
Acteurs de l’immunité non
spécifique

 Barrières superficielles
 Défenses cellulaires non spécifiques
Immunité non spécifique

 Barrières superficielles : peau, muqueuses


et épithéliums

Rôle de protection en empêchant l’entrée


d’agents pathogènes dans l’organisme :
Action défensive mécanique.
Remarque : les cils et le mucus constituent
des moyens de protection naturelle
Phagocytose : Réaction non
spécifique
Cellules des l’immunité non
spécifique
 En cas de lésion de la peau, les agents
pathogènes qui pénètrent dans le tissu conjonctif
sous-jacent de la peau font face aux phagocytes :
 Les macrophages : gros mangeurs (monocytes)
 Les neutrophiles abondants deviennent
phagocytaires
 Cellules tueuses naturelles (Naturel killer)
nettoient le sang des cellules cancéreuses et des
cellules infectées
Cellules de l’immunité spécifique

 Immunité plus tardive et plus spécifique


 Les lymphocytes B et T sont impliqués dans
l’immunité spécifique.
 Ces cellules reconnaissent spécifiquement les
antigènes grâce à leurs récepteurs membranaires:
 Le récepteur de l’antigène sur les lymphocytes :
 T est le TCR (T cell receptor)
 B est le BCR (B cell receptor)
 Un antigène est une molécule de nature
peptidique, glucidique ou lipidique ayant la
propriété de provoquer une réponse immunitaire
 Lorsque les lymphocytes T rencontrent un
antigène, les lymphocytes T le détruisent soit par
cytotoxicité directe, soit indirectement par
l’activation des lymphocytes B ou des
macrophages
 Les lymphocytes B produisent des anticorps
lorsqu’ils sont transformés en plasmocytes dans
les ganglions lymphatiques
HÉMOSTASE
Définition

L’hémostase est un ensemble de


mécanismes physiologiques très
complexes ayant pour but l’arrêt du
saignement ou arrêt de l’hémorragie en
cas de rupture de la continuité de la paroi
vasculaire.
Principaux acteurs de l’hémostase

 La paroi vasculaire : l’endothélium

 Les plaquettes

 Les protéines plasmatiques : le fibrinogène


Phases de l’hémostase

1. Constriction du vaisseau lésé


2. clou plaquettaire : formation du
caillot blanc
3. Coagulation du sang : formation du
caillot rouge
4. Fibrinolyse : destruction du caillot
après la réparation tissulaire de la
paroi vasculaire
Remarque : Les 2 premières phases constituent
l’hémostase primaire
L’hémostase primaire

1. Vasoconstriction du vaisseau lésé : son diamètre


diminue pour ralentir le débit sanguin
2. Les plaquettes au contact du collagène sous-jacent
à l’endothélium, adhèrent à cet endroit. L’adhésion
des plaquettes déclenche 2 phénomènes :
 la libération des granules plaquettaires contenant
l’ADP. Cet ADP entraine des changements de la
surface des plaquettes stimulant l’agrégation :
formation du clou plaquettaire (caillot blanc) qui
obture la brèche du vaisseau.
 la conversion de l’acide arachidonique de la
membrane plaquettaire en Thromboxane A2. Cet
agent stimule l’agrégation des plaquettes.
Déroulement de l’hémostase Iaire
constriction

Adhésion

Agrégation
Mécanismes de l’hémostase primaire
COAGULATION DU SANG

Le phénomène qui transforme le


sang en un gel solide autour du clou
plaquettaire est la conversion d’une
protéine plasmatique, le fibrinogène
soluble dans le plasma en fibrine
insoluble. Cette réaction est
catalysée par une enzyme, la
thrombine.
COAGULATION DU SANG
LA FIBRINOLYSE

Un caillot de fibrine n’est pas destiné


à durer longtemps.
Après la réparation de la paroi
vasculaire, la plasmine une enzyme
plasmatique, brise les liaisons entre
les molécules de fibrine, aboutissant
à la dissolution du caillot
L’HOMEOSTASIE
Définition de l’homéostasie
Homéostasie :
- homoios : semblable
- stasis : rester

C’est un terme inventé par le


physiologiste CANNON pour décrire
la constance dynamique du MI
Cette stabilité concerne :
- L’équilibre hydrique : teneur en eau
- L’équilibre électrolytique : ions
- La glycémie : taux de glucose dans le
sang
- La teneur en O2 et en CO2
- La température
- Le pH
- etc
 Ces paramètres varient mais dans
des limites étroites
 Variations instantanément corrigées
par des mécanismes régulateurs :
systèmes digestif, respiratoire,
cardiovasculaire, urinaire
 Ces systèmes sont sous le contrôle
du système nerveux et du système
endocrinien
Principe de l’homéostasie
 Le maintien des limites implique
l’équilibre entre le milieu ambiant et
le milieu intérieur
 Autrement dit :
Entrées = Sorties
Par exemple:
Entrées H2O=Sorties H2O
Entrées Na+ = Sorties Na+
Le mécanisme de l’homéostasie

 Le mécanisme homéostatique est un


processus de régulation involontaire
donc réflexe
Constituants des systèmes réflexes de
régulation homéostatique
 Les récepteurs : détectent les variations des
paramètres du MI
 Les voies afférentes acheminent les signaux des
récepteurs vers le système intégrateur
 Le système de contrôle ou intégrateur reçoit et
analyse les variations
 Les voies efférentes acheminent les signaux
envoyés par le système de contrôle vers les
effecteurs
 Les effecteurs corrigent le trouble et ramènent la
variable à sa valeur normale
Notion de la boucle de régulation
rétro-contrôle négative ou feed-back
Exemples de régulation homéostatique
par rétroaction-négative
Régulation homéostatique de
la glycémie
 Glycémie : taux du glucose dans le
sang
 C’est une constante maintenue à
environ 1g/l ou 5mM
Les conditions normales de variations
de la glycémie sont d’environ ±30%:
- lors des prises alimentaires 1,3g/l
ou 7,2mM
- à jeun 0,7g/l ou 3,9 mM
Si glycémie > 1,3g/l Hyperglycémie
Si glycémie < 0,7g/l Hypoglycémie
Hypoglycémie Hyperglycémie

Désordre énergétique Désordre osmotique

Manifestations :
Manifestations :
-Faiblesse et vertiges
-Glycosurie
-Fatigue
-Polyurie
-Fragilité émotionnelle
-Hypotension
-Difficultés à réfléchir

Syncope, coma, Déshydratation cellulaire


lésions irréversibles Baisse de la volémie
du cerveau par diurèse osmotique
Régulation hormonale de la glycémie

 L’insuline : hormone
hypoglycémiante
sécrétée par les
cellules β du pancréas
après le repas

 Le glucagon : hormone
hyperglycémiante
sécrétée par les
cellules α du pancréas
lors du jeun
Régulation homéostatique de la
température corporelle
 La température corporelle : constante
physiologique maintenue à 37°C
 Si la température diminue lors d’une
exposition au froid :
Régulation de la teneur en eau
corporelle
La teneur en eau des compartiments
liquidiens dépend :
- de l’ingestion de H2O par la boisson
et l’alimentation
- la sortie de H2O par les reins, le
tube digestif, la peau, les poumons
Balance hydrique

Entrées d’H2O = Sorties d’H2O

Entrées d’H2O Sorties d’H2O

Eau de boisson 60% Urines 60%


Alimentation 30% Selles 4%
Métabolisme cellulaire 10% Transpiration 8%
Vapeur d’H2O 28%
 L’apport hydrique varie
considérablement d’un individu à l’autre
1,5 à 2,5 l/jour

 Les pertes sont d’environ 1,5l/jour


 Les pertes urinaires d’eau obligatoires
sont de 500ml au minimum pour
éliminer les déchets
Régulation de l’apport hydrique
mécanisme de la soif

Le comportement dipsique c’est-à-dire


le besoin de boire ou la soif dépend
de 2 paramètres du milieu intérieur :
- L’osmolarité des électrolytes
plasmatiques
- La volémie ou volume sanguin
 L’osmolarité des compartiments liquidiens
se maintient à l’intérieur de limites très
étroites :
Entre 285 et 310 mosmole/l
 La volémie : le volume sanguin est
également une constante physiologique
environ 5 à 6 L.

Donc ce sont des constantes physiologiques


maintenues par des mécanismes de
régulations homéostatiques
La soif apparaît après l’ingestion de
nourriture salée d’où augmentation de
l’osmolarité plasmatique
 Cette augmentation est détectée par
des récepteurs appelés
osmorécepteurs : neurones situés au
niveau de l’hypothalamus (cerveau)
 Les Osmorécepteurs se déshydratent
 Cette déshydratation est le stimulus qui
déclenche le besoin de boire ou la soif
 Après l’ingestion de l’eau, la soif disparaît
lorsque les récepteurs du système digestif
émettent des signaux de rétro-contrôle
négatif vers le centre de la soif
 L’ingestion de l’eau ramène la
concentration de l’eau à sa valeur normale
et par conséquent l’osmolarité de
300mosmol/l est rétablie.
Par ailleurs, l’osmolarité peut
augmenter lors d’une diminution de
la volémie :
- soit par une transpiration excessive
- soit lors des vomissements ou
diarrhées
Le rétablissement de la volémie fait
intervenir une neurohormone
hypothalamique l’ADH : hormone anti-
diurétique qui agit au niveau des reins
pour diminuer l’élimination de l’eau par les
reins
Rôle et fonction du système
endocrinien
Maintien de l’homéostasie et communication
cellulaire
• Système nerveux :
• Influx nerveux (signaux électriques)
• Neurones
• Action rapide, mais brève
• Système endocrinien (hormonal) :
• Sécrétion d’hormones dans le sang
(signaux chimiques)
• Action lente, mais soutenue

Les deux systèmes interagissent l'un sur l'autre.


Qu’est-ce qu’une hormone? Du grec « Hormôn »
: exciter

L’hormone est une substance chimique élaborée par


une cellule qui agit spécifiquement sur une autre
cellule qui exprime une protéine réceptrice qui la
reconnaît.

Suite à un stimulus, l’hormone est sécrétée dans le


compartiment interstitiel, puis diffuse à travers les
parois vasculaires pour atteindre le sang.
Thyroïde et
parathyroïdes

Thymus
Glande surrénale
Insuline
Pancréas Glucagon
endocrine

Ovaires
Testicules
Rôle du système endocrinien

- La reproduction et le développement sexuel

- Le développement embryonnaire
- La croissance tissulaire
- Le système immunitaire
- Le maintien des concentrations d'eau,
d'électrolytes, d'éléments nutritifs
- Le métabolisme énergétique
- Le métabolisme cellulaire
système endocrinien est un système de communicati
public, mais spécifique

• Signal Chimique = l’hormone


• Production et sécrétion par les cellules spécialisées
• Transport par le sang
• Récepteurs spécifiques (surface ou intracellulaire)
• L’hormone est le ligand ; le récepteur est le site de
Mécanisme d’action/ Transduction et voies de signalisation

Le glucagon active la voie de l’AMPc

R
G
Récepteur à 7 TM
AC Adénylate cyclase
Protéine G

ATP
2nd
AMPc messager

Protéines kinases AMPc dépendantes


Messagers chimiques

Gs Gi
+ -
AC
aGDP g g aGDP
b b
Protéine G Protéine G
ATP AMPc inhibitrice
stimulatrice
[AMPc]  ou
cytosol
Activation des PKA

Cascade de phosphorylation

Effets cellulaires